‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 202 sur 828 · V. ALLflNK · texte numérisé non relu

V. ALLflNK

ALLYLIDÈNE fde allyle, et du gr. eidos, aspect) n. m. Radical hypothétique do l'acroléine {aldéhyde allylique ou acrylique).

— Encycl. L'rt«y//rféneCH'=CH-CH" est à l'iso-allylène ou aliène ce que l'éthylidène radical de l'aldébvde éthylique est à l'éthyiène. L'aldéhyde allylique est ï'oxyde de ce radical CH'-CH-CH.O dont on connaît aussi lo chlorure CH'rCH-CHCP, isomérique avec los chlorures d'allylène et d'allène.

ALLYLIQUE (rad. allium, atl) adj. Se dit d'un alcool, et d'un éthcr et de divers composes contenant le radical allyle. V. allyle.

ALLYLOXYBEN20ÏQUE {acide}. En traitant lesalîcylatc

de métliyle par la potasse et l'iodure d'allyle à izo», on

ALLYLIJMi — ALMACIl

— Encycl. La victoire de t'Aima fut romporu^'O sur Ica Ruxscs par lo maréchal 8alnt-Arnau<l cl lord Ka^lan, lo '20 soptombro 1804, à la suite d'uiio iinurudcnco du gtioéral russe, lo prince Monschikov, <|ui d/fdaii^na lolTonsivo do l'ailo droite do l'arméorraDcaiso. Co fut cepondant elle qui décida do la jouriiéo on c»;ala<lant les pentes rapides, sillonnées do profonds ravins, qui protégeaient do ce c6té le» positions russes. Ello commenta ensuite la canonnade, 01, on luttant intrénidcmont, »ou.s les ordres du général Bosrjuet, contre les oITorts des Russe», permit aux troupes des généraux Canroljcrt et d'Aurcllo d'escalader à leur tour lo plateau de l'Alraa. Los Anglais parvinrent ensuite, non sans peine, à gagner les positions qu'il leur était assigné d'occuper, et dès lors la bataille fut gagnée. Saint-Arnaud devait mourir quelques jours après dans son triompho.

Aima (BATAii.LF. DE L ). Ce glonoux fait d armes de la guerre de Crimée a inspiré plusieurs pcinfres. A l'Exposition universelle de 1855, cinq grandes compositions 10 retraçaient, signées Bellangé, Beaume, Doré, Eugène Lami et Darjou. Lami, coloriste agréable, s'était contenté d'indi{juer ses personnages d'un trait léger. Beaume avait marqué assez distinctement les divers incidents do la bataille, mais sans rendre le tumulte, l'horreur de la mêlée. Bellangé était resté froid aussi, tout en déployant cette facilité habituelle à ses tableaux. I..a composition de Gus-

BaLoille de l'Aima, d'après le table.iu de Pils (Musée de VersaïUc»),

obtient l'allvlox-vlienzoate de méthyle, que la potasse transforme e'n acide correspondant.

ALL'ïLSULFATE n. m. Sel formé par l'acide allylsulfurifiue.

ALLYLSULFOCARBAMATE n. m. Sel formé par l'acide allylsuirocarbainL.|ue.

ALLYLSULFOCARBAMIQUE adj. Se dit d'un acide qui représente de l'acide sulfocarbamique, dans lequel un atome d'hydrogène est remplacé par le radical allyle. L'acide al'h/lsidfocarbamique s'obtient par l'action de la potasse alcoolique sur le sulfocyanure d'allyle.

ALLYLSULFURÉE do allyle, de sulfure, et do urée) a. f. Syn. do thiosinamini:.

AIXYLSULFURIQUE adj. Se dit d'un acide qui se produit lorsiiHon l'ait .lissoudro de l'alcool allylique dans l'acide sull'uriqiic irù.s concentré.

ALLYLTOLUÈNE, carbure ayant pour formule C"H". Il s'obtient en faisant passer un courant de chlore dans le cymèue du camphre, maintenu à l'état de vapeurs.

ALLYLURÉE n, f. Substance qui se produit lorsqu'on dissout le cyanate d'allyle dans I ammoniaque.

AllyrE (saint), évèque de Clermont, en Auvergne, au iv" siècle. Fote le 5 juin, n Géogr. V. Saint-.\llyre.

ALMA n. f. Métrol. V. almud.

ALMA {nourricirre, qui donne la vie), épithète que les Koniains donnaient à plusieurs divinités, mais surtout à Ccrès, à Vénus et à Cybèle.

AlmA (L'J ou Le BouDOUAOU, eomm. d'Algérie, départ., arr. et à 37 kilom. d'.\lgcr. auprès de l'oiierf Boudounou, qui se jette dans la mefà 6 kilom. do là ; 3.988 hab.

AlMA, fleuve côtier de Crimée, long, d'environ "0 kil., qui sort du Tchatir Dagh et aboutit à la baie Kalamita.

lave Doré, malgré do nombreux défauts, était pleine do mouvement et d énergie, et donnait au moins une idée de la sauvage poésie des combats.

Horace Vernet exposa, en 1857. une Bataille de l'Aima, conçue dans le genre de ses autres batailles, oïfrant de ces intéressants épisodes qui constituent à bien prendre le charme de ses tableaux, mais absorbent l'attention au détriment de l'effet d'ensemble.

Enlin, au Salon do 1861, Isidore Pils envoya uno peinture représentant, non ta bataille à proprement parler, mais la manœuvre hardie du général Bosquet (passage de l'Aimai, et <iui est un bon morceau de peinture militaire (Musée ilo Versaillesl.

Aima rincantatrîce, opéra sérieux, livret de Saint- Georgos. musique de F. de Flotow, représenté au Théâtre- Italien de Paris, le 9 avril 187S. C'est lo développement d'un ouvrage du même maître, r Esclave de Camofns. représenté à Paris en 1843 et transformé pour le théâtre de vienne sous le titre i'indra. Lo nouveau livret, en quatre actes, fut arrangé pour la scène italienne par Achille de Lauzières. Camocns est le héros de la pièce, et Ihérorne est la belle enchanteresse Aima, bayadère que le guerrier

fioète a ramenée des Indes, qui le sert avec dévouement, 0 console dans ses malheurs et dédaigne pour lui l'amour do dom Séba.stien, roi de Portugal. Lorsque, égaré par la jalousie, Camoëns attente aux jours du roi sans le connaître, c'est ello qui obtient sa grâce. Ce livret est poétique ot intéressant. La musique de F. de Flotow a des qualités un peu superficielles; mais on ne peut lui contester la grâce, la mélodie et une mesure de bon goût dans l'expression musicale.

AluacH n. m. Nom de l'étoile ^ d* .Andromède. — E^crcL. Atmach est une belle étoilejaune de deuxième grandeur, remarquable comme étoile multiple. Une lunette assez faible permet de voir son compagnon, petite étoile vcrto do cinquième grandeur, qui elle-même se dédouble,

ALMADA

ALMICHLEC

en deux étoiles colorées diversement, une verte et une bleue fîravitant assez rapidement l'une autour de l'autre et ensemble autour de la principale. Ce système triple de soleils est uu des plus beaux du ciel.

AlmADA ou CacilhaS, ville de Portugal (Estrémadure), à l'embouchure du Tage, eu face de tisbonnc, dont les habitants considèrent Almada comme leur ville de plaisance ; 5.090 hab. A peu de distance, se trouvent la mine d'or d'Adissa et le fort de Saint-Sébastien, qui défend l'entrée du Tage. Fondée par des chevaliers anglais, Almada vit, le 23 juillet 1833, la défaite des Miguélistes. — Pop. du district du même nom : 9.560 bab.

Almadcn DEL AZOGUE, ville d'Esgacne, prov. de Ciudad-Real (Nouv.-Castille), près d'un soù^-afffuent du Jucar, entre deux hautes montagnes dépendant de la sierra Morena; 8.160 hab. Aux environs sont les mines de mercure les plus célèbres et les plus riches de l'Europe, exploitées depuis des siècles. — Pop. du district du même nom : 19.100 hab.

ALMAOIE (de l'arabe madii. creuser) n. f. Longue pirogue creusée dans un tronc d'arbre, emplovée dans quelques parties de l'Afrique, et aussi au Malabar.

Almageste (de l'arabe al, le, et du gr. megislos, très grand), traité d'astronomie composé par Claude Ptolémée, sous le règne d'Antonin le Pieux. Cet ouvrage contient les connaissances mathématiques de l'antiquité. On y trouve exposé le système de Plolémée. L'A Imagesle contient en outre un traité complet de trigonométrie rectiligne et sphérique, un catalogue de 1.022 étoiles, des recherches sur les distances du soleil et de la lune à la terre, une méthode pour calculer les éclipses solaires et lunaires, cniin la description des instruments d'astronomie usités à l'époque de Ptolémée. — Sous le titre de Nouvel Almai/esle, le jésuite Riccioli, savant astronome italien, a publié en 1651 un recueil d'observations astronomiques, qui, selon Lalande et Delambre, est un trésor d'érudition.

ALMAGRA n. m. Sorte d'argile ocreuse, rougeâtre, qui, réduite en poudre, sert dans l'Inde en guise de fard, et en Espagne pour colorer le tabac.

Almagrera (sierea), mont. d'Espagne, prov. d'Almeria (Andalousie), près de la mer. Ses riches filons de plomb argentifère, déjà connus au temps des Romains, produisent chaque année pour environ 1.200.000 francs de plomb et près de 18 millions de francs d'argent.

ALMAGRÉRITE (de Almaqrern, nom d'une montagne

d'Espagne) n. f. Sulfate de zinc anhydre. Syn. de zincosite.

AlmagRO, ville d'Espagne, prov. de Ciudad-Real.

Fabriques de dentelles et de blondes; 8.700 hab. Patrie

d'AImagro. — Pop. du district : 24.400 hab.

Almagro (Diego d'), célèbre capitaine espagnol, né en 1475, mort à Cuzco en 1538. Il devint un des compagnons de Pizarre dans la conquête du Pérou, et c'est lui qu'on rend responsable du meurtre de l'Inca Atahualpa. Plus tard, Almagro s'arma contre Pizarre ; il fut vaincu, et étranglé dans sa prison par ordre de son rival. — Son fils DiKGO, né à Panama en 1520, vengea sa mort en contribuant au meurtre de Pizarre. Mais, vaincu par le nouveau gouverneur envoyé d'Espagne, il fut décapité à Cuzco, en 1542.

Almaguer, ville de Colombie (Amérique du Sud), prov. de Canca; 6.500 hab. Quinquina et froment.

Almahdi, BiUah, calife abbasside, mort en 785 de notre ère. Il monta sur le tn-ne à la mort de son père Al-Mansour, en 775, se signala par son extrême générosité et fut le bienfaiteur des lettrés et des poètes.

ALMAIRE (du bas lat. nlmarin] n. f. Vieux mot français qui siunitie armoire. Il On disait aussi aumaire et armaibe. Al-MAMOUN ou Abdallah m, calife abbasside, fils d'Haroun-al-Raschid, monta en 813 sur le trône de Bagdad. Ce prince s'illustra par sa générosité, sa clémence, et surtout par son goût pour les lettres, les sciences et les arts qu'il encouragea puissamment. Il établit des académies et fit traduire en arabe les meilleurs ouvrages des savants et des philosophes grecs. Il mourut en Cilicie, dans une guerre contre l'empereur de Constantiuople.

ALMA MATER ou ALMA PARENS (mots lat. qui signif. mère nourricière), expression souvent employée par les poètes latins pour désigner la patrie. Il Ahiia parens et aima mater désignent aiTssi l'Université de Pans.

ALMANACH n. m. {na — du bas latin almanachiis, bas grec almenakon, nom donné par Eusèbe à des calendriers égyptiens. Devant une voyelle, dans la prononciation soutenue, on peut donner au ch le son du k : Almanak impérial. Au pluriel on lie Vs : des almana-z-illustrès). Sorte de calendrier indiquant les divisions de l'année, les fêtes et les époques où se produisent les principaux phénomènes astronomiques, etc. : Les Chinois passent pour les plus anciens faiseurs rf'Al.MANAcas.

— Par ext. Petit ouvrage publié chaque année et contenant, outre le calendrier, qui n'est devenu qu'un accessoire, des indications sur différents sujets, des anecdotes, des chansons, surtout des prédictions météorologiques : L'ALM\:iM-n de Franklin, resté célèbre sous le nom d'Almanach du lîonhomrae Richard, était un bréviaire de morale simple, de saroir utile, d'hygiène pratique. (Mignet.)

— S'empl. dans le sens de Pronostic, et le plus souvent en mauvaise part : C'est un faiseur ^'almanachs.

— Vérité d'almanaeh, "Vérité claire, simple, presque banale, il C'est un almanach de l'on passé. C'est une chose qui n'est à présent d'aucune utilité.

— Prov. et fam. : Son corps est un almanach, Se dit d'une personne très sensilile aux variations de la température. Il Une autre fois, je ne prendrai plus de ses almanachs, Une autre fois, je n'aurai aucune cuntiance en ses prédictions.

— Encycl. Les almanachs ont été connus de tous les peuples civilisés de l'antiquité. Egyptiens, Grecs, Romains, etc. ; les Indiens et les Chinois les emploient aussi de temps immémorial. Dans tous les pays chrétiens, ils furent d'un usage général : au moyen âge , on les collait sur les livres d'église, on les copiait sur les feuillets, où ils servaient à indiquer les jours fériés. L'usage des almanachs annuels date de l'invention de l'imprimerie. Les

firemiers rédacteurs d'almanachs imprimés étaient astroogues et médecins. A ce double titre, ils ajoutèrent aux indications purement astronomiques des prédictions rela-

tives aux changements de température et aux événements politiques, ainsi que des conseils hygiéniques, des recettes de médecine populaire, et des notices, le plus souvent ridicules, sur une multitude de sujets. Aujourd'hui, il se publie annuellement une multitude d'almanachs qui sont de véritables agendas, appropriés au goût et à l'usage des diverses classes de la société.

— Syn. Almanach, calendrier. Le calendrier ne contient que les jours de l'année rangés par semaines et par mois, avec l'indication des fêtes, des saisons, du cours du soleil et de la lune. Valmanach contient les mêmes indications, avec des observations astronomiques, des prédictions, des notions diverses sur les lettres, les sciences, les arts, des conseils, des récits, etc.

Almanach de Gotha, annuaire généalogique, diplomatique et statistique, qui parait chaque année, à Gotha, on français et en allemand, depuis 1763, et qui contient de précieux renseiguements sur tous les pays du monde.

Almanach de nos grands hommes (petit), opuscule satirique de Rivarol, qui est un persiflage perpétuel ; chaque nom d'auteur contemporain est accompagné d'un éloge ironique, gai, original et presque toujours judicieux (1788).

ALMANDINE (de Alnbandicus [Pline], nom d'une ville de l'Asie Mineure) n. f. L'almandine est le grenat aluminoferreux (Fe'Al'Si'O") ou grenat oriental, grenat syrien, grenat noble, escarboucle. Elle est assez répandue dans Tes roches cristallines, mais souvent ses dodécaèdres cachent un noyau de chlorite. il On dit aussi almanhin (n. m.).

Almandine est aussi le nom d'une variété violette de spiuelle.

Al-MANSOR ou Al-MANSOUR (en arabe, Abou-Giafar-Abdallah {le Victorieux]), calife abbasside, mort en 775. Il succéda en "54 à son frère Aboul-Abbas, et aftermit la dynastie des Abbassides par le massacre de celle des Ommiades. Il fonda, en 762, la ville de Bagdad, qui devint la capitale du califat, y attira les savants, leur prodigua les récompenses, et commença cette œuvre de civilisation qui fut continuée avec tant d'éclat par son petit-ftls Haroun-al-Raschid. Il entreprit plusieurs expéditions et fit quelques conquêtes dans l'Asie Mineure ; mais il se déshonora par la mort de son oncle Abdallah et du général Abou-Moslem, qui l'avaient puissamment aidé à renverser les Ommiades.

Almanza, ville d'Espagne, prov. d'Albacete (Murcie); 9.700 hab.

— Encycl. La bataille d' Almanza. où les Franço-Castillans, commandés par Berwick, remportèrent la victoire sur les coalisés anglais, espagnols, portugais et hollandais commandés par le réfugié français Ruvigni, comte de Gallwav, ouvrit la campagne de 1707 (25 avril). 24 canons, 120 dra'peaux ou étendards furent les trophées de cette victoire, qui coûta 5.000 hommes aux coalisés et 2.000 seulement aux partisans de Philippe V.

Al-MANZOR (Abou-Amer-Mohammed), l'un des plus

frands capitaines de l'Espagne musulmane, né en 939 près 'Algésiras (Andalousie), mort en 1001. Régent du royaume de Cordoue à la mort d'Al-Hakem II, il administra les affaires civiles et militaires avec habileté et courage, remporta plusieurs victoires sur les chrétiens, prit et détruisit Saint-Jacques de Compostelle, et porta ses armes jusou'en Afrique. Il mourut du chagrin que lui causa la bataille de Calatanasar, où les rois de Léon et de Navarre et le comte de Castille lui tuèrent cinquante mille hommes.

ALMA PARENS. Littér. V. ALMA MATER.

AlmAS, ville de Hongrie, ch.-l. de district du comitat de Bacs-Bodrog; 8.400 hab. Froment et seigle. — Pop. du district : 51. "050 hab.

Alma-TADEMA (Laurens), peintre hollandais, né en 1836 à Dronryp. Comme son maître, le peintre belge Levs, il s'ado'nna, dès son début, aux reconstitutions du passé. Après plusieurs voyages en Italie, il se fixa en 1869 à Londres, et se fit naturaliser anglais. Ses sujets sont exclusivement empruntés à la vie antique. Ceux qui ont le plus contribué à la renommée de Alma-Tadema sont : l'Education des fils de Clolilde (1861); les Egyptiens de la xvm" rfvnas(!e( 1864): la Sieste {li6i) ; un Empereur romain et la Éête des vendanges à Home (1872); l'Audience chez Agrippa (1875) ; la Visite d'Adrien chez le potier (1884) ; un Bain romain; la Danse pyrrhique; les Roses d'Héliogabale (1893). Dans tous ces ouvrages, très fréquemment reproduits par la gravure, Alma-Tadema se plaît à l'évocation des mœurs, des monuments, du mobilier du passé, et ses toiles historiques, ou souvent anecdotiques, se distinguent par l'érudition, la conscience, le goût, le coloris. — Sa femme et son élève, Laoea Theresa Alma-Tadema, s'est adonnée également à la peinture de genre.

ALMARAZ, bourg de l'Estrémadure. Le 24 déc. 1809, le maréchal Lefebvre y défit un corps d'Espagnols. Le 16 mai 1812, les Anglais" s'en emparèrent sur les Français.

Almaviva, personnage de deux comédies de Beaumarchais, le Barbier de Séville et le Mariage de Figaro. Le comte d'Almaviva est le grand seigneur corrompu et corrupteur, magnifique, rappelant dans sa personne toutes les grâces, tous les privilèges et tous les abus de l'ancienne noblesse ; c'est l'honime qui, pour vivre dans l'opulence, n'a eu que la peine de naître. Il n'en est pas moins la dupe de son valet Figaro, qui personnifie l'esprit d'habileté et d'intrigue.

Almazan, ville d'Espagne, prov. de Serai (Vieille-Castille), sur le Duero, au confluent du Moron ; 2.700 hab. Ville très pittoresque, dont l'enceinte est plutôt l'œuvre des Maures que des Romains. En 1375, traité de paix entre Pierre le Cruel et Henri de Transtamare. — Pop. du district : 28.150 hab.

ALME n. f. Nom donné, dans les Alpes, à des prairies que leur altitude rend inaccessibles pendant l'hiver.

ALME (lat. a^mtw) adj. Nourricier, bienfaisant :

La nature frémit d'aise, et voir! que sonne Le frais appel pour Vatme céli^bration De ialmissime jour de résurrection.

P. Verlaine.

ALMÉE n. f. (de l'arab. almet, savant, parce que ces femmes [les aimées] ont appris la poésie, le chant et la

Aimée-

danse). Danseuse égyptienne, dont les danses lascives sont

mêlées de chants, lê plus souvent improvises. Dans les

Indes, on les appelle bayadères.

AlmEIDA, ville forte de

Portugal (prov. de Beira);

Page 1