‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 203 sur 828 · hab. Sources sulfureuses · texte numérisé non relu

hab. Sources sulfureuses

Prise par les Espagnols en 1762,

par les Français (sous Masséna)

en 1810, par les Anglais (sous

Wellington) en 1811. — Il existe

aussi une localité de ce nom

en Espagne (prov. de Zamora),

avec des sources thermales; et

au Brésil, près de l'embouchure

du rio des Res Magos, la ville

d'Almeida (prov. d'Espirito-

Santol, fondée en 1580 par les

jésuites : 4.000 hab.

Almeida (Brites n'), dite la

Jeanne d'Arc portugaise,

née, croit-on, à Aljubarotta. Elle

vivait au xiv* siècle, sous le

règne de Jean l*"", et était boulangère. En 1385, lors de l'invasion espagnole, elle se mit à

la tête de la population d'Alju-

barotta, et. armée d'une simple

pelle à enfourner, tua, à elle

seule, sept soldats espagnols. Camoëns a célébré cette

héroïne.

Almeida (François n'), amiral, premier vice-roi dos Indes portugaises, mort en 1510. Il détruisit, en 1508, la flotte que le Soudan d'Egypte, allié au rajah de Calicm, avait armée pour disputer aux Portugais le commeic .■ des Indes. C'est sous son administration que furent découvertes les lies Maldives, Ceylan et Madagascar. Remplacé dans sa vice-royauté par Albuquerque, il rentrait en Europe lorsqu'il fut tué par les Cafres du Cap (1510). — Son fils LouRENço, capitaine, fut surnommé le Macchabée portugais. Débarqué à Ceylan, il força le chef iii' digène à le reconnaître vassal et tributaire du Portugal. Il explora ensuite les côtes du Malabar, livra aux musulmans indiens, devant Cananor, un terrible combat naval, et devint la terreur des musulmans. Il mourut (1508) pendant un autre combat dans le port de Chaoul.

Almeida-GARRETT (Jean-Baptiste d'), poète portugais, né à Oporto en 1799, mort en 1854. A partir de 1820, il prit une part active aux mouvements politiques qui agitèrent son pays, et défendit les idées libérales. Almeida s'occupa de cré'er un théâtre national en s' inspirant des idées et des formes romantiques, et se plaça au premier rang parmi les poètes portugais de son temps. Ses meilleures pièces de théâtre sont : Gil Vicente {li3i), regardé comme le premier drame national représenté en Portugal ; Doua Filippa de Vilhena (1840) ; Frei Luiz de Sou.'^i (1844), etc. On lui doit encore des poèmes : Camoins (Paris, 1825); Doi'ia Bi-unca (Paris, 1826); Lijrica de Juim Minimo (Londres, 1829); flomanceiro (Lisbonne, 1851-185;; . recueil de romances et de légendes ; Follias cahidas (isr.e recueil de poésies lyriques. Enfin, il a publié en prosiun roman : l'Arc de Sanl' Anna (Lisbonne, 1846), etc.

ALMÉIDÉE (de Almeida, n. pr.) n. f. Genre de plantes do la famille des rutacées, série des cuspariées, originaires du Brésil.

— Encycl. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes ou opposées au sommet des rameaux, pétiolées, unifoliolées, entières et présentant des ponctuations pellucides, à fleurs formant des grappes composées. Ces plantes sont aromatiques.

AlMEIRIM, ville du Portugal (Estrémadure), district de Santarem, près du Tage ; 3.700 hab. Ane. résidence d'été des rois de Portugal. — Il existe aussi une ville de ce nom au Brésil (prov. de Para), sur l'Amazone.

AlmELO, ville de Hollande, surnommée La Haye dr l'Over-Yssel, sur le Vecht; 13.300 hab. Toiles, cotonnades. AlmelOVEEN (Théodore Jansson d'), médecin hollandais, né à Mijdrecht, près d'Utrecht, en 1657, mort a Amsterdam en 1712. Son principal ouvrage. Inventa nom antiqua (Amsterdam, 1684), est une histoire critique de la médecine, suivie d'un Onomasticon rerum inventarum, où sont indiqués les noms des principaux inventeurs depuis l'antiquité la plus reculée. On lui doit encore : Bibliotheca promissa et latens (Gouda, 1688), un catalogue, par noms d'auteurs ou d'imprimeurs, d'ouvrages qui n'ont point paru, quoiqu'ils aient été promis ou même composés.

Almenar ou AlmanAR, ou Almenara, ville d'Espagne (prov. de Lérida) ; 2.200 hab. Elle fut occupée par les" Français et assiégée sans succès par les Espagnols en octobre 1641. Les Autrichiens, commandés par l'archiduc Charles, v défirent l'armée de Philippe V, le 21 juillet 1710, ce qui leur ouvrit l'Aragon.

AlmendRALEJO, ville d'Espagne (prov. de Badajoz) ; 12.200 hab. La campagne environnante est fertile, bien cultivée et plantée de vignes et d'oliviers. Patrie du poète don José de Espronceda, mort en 1842. — Pop. du district : 47.100 hab.

ALMÈNE n. f. Poids de 1 kil. 57 gr., en usage dans lln.le orientale.

Almeria (en lat. Portus Magyius), ville d'Espagne, ch.-l. do la prov. et du district du même nom, port sur la Méditerranée ; 36.200 hab. Evêché. Conquise sur les Arabes en 1147, puis retombée en leur pouvoir justiu'en 1489, cette ville, qui leur appartint dès le ix* siècle, a conservé une physionomie mauresque. Si elle ne fabric|uo plus ses étoffes de soie, autrefois si renommées, elle lair encore un commerce très actif et exporte surtout des fruits. — Pop. du district d' Almeria : 56.200 hab.

La province du même nom, formée d'une partie de l'anc Andalousie, dépend de Vaudiencia et de la capitaineiii' générale de Grenade. Elle compte 339.400 hab., sur uuo superficie de 8.700 kilom. carr.

ALMICANTARAT(ra — motarab.) n. m. Nom donné à des

cercles imaginés sur la sphère, parallèles à l'horizon. On

les appelle aussi cercles de hauteur, parallèles de hauteur.

ALMICHLEC [mik) n. m. Ancienne monnaie d'argent, en

Turquie, valant 3 fr. 50 c, et qui n'a plus cours depuis 1815.

Almissa, comm. d'Autriche (Dalmaiio), à l'omliou- . iHin- .lu 11. eût. Cottina; 13.250 liab. Vin muscat: sols. Cu- |.n .h. r.-uii-ifniin r.\i)iit)Ii(iuo dos Morlaquos do Pog(;flizza.

ALMISSIME ailj. .■^ii|>ril:itif do AI.ME. V. co mot.

Almodovar del Camfo, viUo d'Esnagno (Manche), |.i ..V . .1.. Cimlad-Ko:!!, pros do la Yoga, allluont do gauclio lu tinu.liaiia; 12.000 hali. Hatrio du prédicateur Juan do \\ila, 1 a[M»tro do l'Andalousie (mort on 1569), ot do don |:.iMoiiii'ro lOspartero, duc do la Victoire.

ALMOGAVARES ou ALMUGAVARES n. m. pi. On

ciiirndait, au moyen àgc, sous co nom, dos aventuriers ^^ll.^gnols armés à la lùgèro et combattant toujours à |ii'-'l. Los almogavaros ont fait la force des compagnies .iralanes qui, aux xiii* et xiv" siècles, occupôrent l'Orient

y\>'C.. — Un ALMOGAVARK {oU ALMUGAVARU).

Almogia, ville d'Espagno (Andalousie), prov. do Ma-

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