‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 214 sur 828 · ALQUE — ALSACE · texte numérisé non relu

ALQUE — ALSACE

Woimar. ollo fui conservi^'O apr';» Ka mort par nos aniKics, 01 r:(!st on AUaco Kurtout ijuo, pendanl la minorité do Louis XIV, 'l'uronno ot Condé remporteront leurs plua brillante» victoire». Kn 1848, la paix do Wcstphalio était enlln signée, et, pour la seconde foi», aprfcs sept siècles do domination allemando ou d'autonomie prmcièro ot ntunicipalo, l'Alsace redevenait française, et le Rhin con stituait la frontière do Bile ju5<|u'aux Favs-Bas autri chiens. .Sirashourg seule restait ville libre; elle ne de vait être annoxéo à la province d'Alsace quen 1081 L'administration française se trouva d'abord en préseno do «raves diflicullés: l'obstination de Louis XIV â vou loir rétablir le culte catholiquo se brisa contre la téna cité alsacienne. Traqués dans lo reste do la France, les protestants conservèrent en Alsace une sorte de dcmi-

■ Flaceforte et fort

dt dêpsvteinent

ie province

La fin du règne de Frédéric TTI et celui de Maxîmilien I'' furent donc pour l'Alsace une époque relativement heureuse, une sorte de halte entre les luttes du moyen âge et celles plus terribles du xvi' et du xvii" siècle. *La Réforme protestante devait trouver en Alsace, et surtout à Strasbourg, un terrain propice à son développement : lo mouvement humaniste avait amené avec lui l'esprit d'e.xamen, qui avait, de plus, pénétré dans les masses populaires ; campagnes et villes répondirent donc à l'appel que la Réforme faisait à une société aifamée de liberté religieuse et d'affranchissement social. Le mouvement fut si soudain, que Strasbourg, dès 1535. était considérée comme une ville de refuge pour tous les protestants qui fuyaient la France et lltalie. Calvin, on 1539. on était reçu boure;eois et y formait des élèves pour tenir tête aux docteurs de l'Eglise de Rome. C'est eu vain que Charles- Quint, on 1549, imposa le rétablissement du culte catholique; même la paix de Religion en \hiih, ^we pair d'kugsbourg, ne put arrêter les progrès de la Réforme, et la basse Alsace devint presque complètement protestante. La cathédrale do Strasbourg fut enlevée aux catholiques et donnée aux réformateurs.

La guerre do Trente ans couvrit encore, au début du xvii» siècle, l'Alsace de ruines. A toutes les périodes de cotte lutte, ce pays fut foulé par les vainqueurs ot les vaincus ; conquise par les Français de Bernard do Saxe-

liberté, et le calme le plus complet y ré^a jusqu'à la Révolution de 1789. Pcndaiu la période révolutionnaire, l'Alsace subit le contre-coup des divisions poli tiques comme le reste de la France ; il y eut des victimes à Strasbourg et ailleurs. A ce moment et sous l'Empire, l'Alsace fournit à l'armée française plusieurs de ses plus illustres généraux : Kellermann, Rapp, et Kléber, dont la statue se dresse encoresur l'unedes places deStrasbourg. En 1815, l'Alsace fut menacée de redevenir allemande, mais les traités la conservèrent à la France, dont elle suivit les destinées jusc|uen 1871. Elle devint alors la proie de l'.AlIemand vainqueur; sans avoir consulté les nabitanis, Bismarck les annexa à l'Allemagne en ne leur laissant qu'une illusoire faculté d'option, devenue sans valeur pour tous les optants qui ne purent quitter le pays, et fit des territoires cédés par la France le territoire allemand d'Alsace-Lorraine.

— BiBUOGR. : Ch. Grad, l'Alsace. Le pays et ses habitants (Paris, 1889 : avec catalosrue bibliocraphique par W'aidner); Schœpflin, Alsatia 'ilhtstrata "(Colmar, 1751- 1761); Alsatia diplomatica ^Manhcim, 1""S-1775); Kœppelin, l'Alsace à travers /tr* «*/** (Paris, 1890) ; Ueimveb, la Question d'Alsace (Paris, 1889).

Alsace-lorraine. Etat de l'empire d'Allemagne, réuni à celui .i le 9 juin 1S74, après lui avoir été cédé par ie traité de Francfort (10 mai 1871). 11 se compose du dép.

Page 1