‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 215 sur 828 · ALTENBOURG · texte numérisé non relu

ALTENBOURG

du Bas-Rhin, du Haut-Rhin presque tout entier (moins la moitié do l'arr. de Belfort), de plusieurs arrond. de la Moselle (Metz, Thionville, SarregueminesJ, de la Meurthe (Château-Salins, Sarrebourg) et de quelques cantons des Vosges (Saales, Schirmeck). Il est peuplé de l .64 1 .220 hab. [A lsaciens-Lorrai7îs), sur une superficie de 14.507 kil. carr.

Dans cette province, gouvernée immédiatement par les organes de l'empire (fteichsland), la constitution de l'empire allemand a été mise en vigueur le 1" janvier 1874; un lieutenant de l'empereur (staithaller), institué le 4 juillet 1879, administre le pa^s avec des ministres résidant à Strasbourg. Les trois districts de Basse-Alsace (ch.-l. St7-asbourg), Haute-Alsace (ch.-l. Colmar)^ Lorraine allemande {cli.-l. Meiz), administrés par des présidents, sont divisés en cercles régis par des directeurs. Strasbourg est le capitale de l'Alsace-Lorraine, et sa ville universitaire.

La majeure partie des habitants de l'Alsace parle la langue allemande ; on y trouve cependant quelques communes de langue française.

— BiBLiOGR. : Noé, Elsass-Lothringen (Glogau, 1872); Luoks, die Deutsche Grenzmark Elsass-Lolliringen. Organisation, Topographie und Statislik (Metz, 1875); Gerland. Geographische Aohandlungen aus dem Reichslanden Elsass-Lothringen (StuttD:ard, 1892) ; Benecke, Geologische Uehersichtskarte von Elsass-Lothringen (1893); Etat-major allemand, A'ar/e fon Elsass-Lothringen (Berlin, 1879).

Alsace (Thomas-Louis de Henin-Liétard, appelé le cardinal d"), prélat belge, né à Bruxelles en 1680, mort en 1759. Archevêque de Malines, primat des Pays-Bas, cardinal en 1719, il reçut Louis XV à la porte de la cathédrale, après la prise de Bruxelles par ce prince, en 174G.

Alsacien, IENNE, celui, celle qui habite l'Alsace. —

Les ALSACIliNS.

— Adjectiv. Qui a rapport à l'Alsace : Aca'nt ALSAcriiN- AlSARIO ou AlzARIO DELLA GrOCE (Vincent), en

latin Alsarius, médecin italien, né à Gênes en 1576, mort à une époque inconnue. 11 devint premier médecin du pape Grégoire XV. On lui doit un grand nombre d'ouvrages.

ALSATIQITE adj. De l'Alsace; qui regarde l'Alsace, qui lui appartient : Littérature alsatkjuE-

— Substantiv. Livres, manuscrits, estampes, plans, etc., concernant l'Alsace : Une riche collection fl'ALSATiQUKS.

ALSE (du gr. alsos, eos, bois sacré) n. f. Nymphe des bois sacrés.

ALSEBRAN n . m. Anc. pharm . Sorte d'électuaire purgatif.

— Bot. Nom arabe de la joubarbe des toits.

ALSÉIS [iss —du gr. alsos, eos, bois) n. f. Genre de plantes de la famille des rubiacées et de la tribu des cinchonées, originaires du Brésil et de Panama.

Alsen ou Als, île de Prusse (mer Baltique): 24.000 hab. Elle a joué, grâce â sa position stratégique, un grand rôle dans toutes les guerres du Danemark et de l'Allemagne. En 1848-1850 et en 1864, ce fut un point d'appui pour les Danois contre les Allemands. Prise par les Austro-Prussiens le 29 juin 1864, elle demeura au pouvoir des Autrichiens jusqu'en 1866, puis passa à la Prusse, qui l'a gardée.

AlSENO, ville d'Italie (prov. de Plaisance); 4.600 hab.

ALSÉODAPHNÉ (du gr. alsos, eos, bois, et daphnê, laurier) n. m. Genre de plantes de la famille des lauracées, arbres des régions chaudes de l'Asie.

ALSEUOSMIE (du gr. alsos, bois, et euosmia, bonne odeur) n. f. Genre de plantes de la famille des lonicérées, comprenant quatre espèces à feuilles odorantes. Ce sont des arbrisseaux de la Nouvelle-Zélande.

AlsfELD, ville de Hesse-Darmstadt; 4.100 hab. Fabrication de toiles, draps et lainages.

ALSHÉDITE n. f. Silicate naturel de chaux et de titane. Variété de sphène.

ALSIDIE (du gr. alsos, bois, forêt) n. f. Genre d'algues à fronde rameuse, de la famille des floridécs. On en rencontre sur les rochers de la Méditerranée et de l'Adriatique.

ALSIN, INE (dugr. alsos. bois) adj. Qui aime les bois.

ALSINE (du gr. alsos, forêt) n. f. Genre do plantes de la famille des caryophyllées, répandues partout. L'espèce la plus connue, Yalsine média, est celle qu'on appelle vulgairement morgeline, mowron des oiseaux. V. stellaire.

ALSINÉE5 n. f. pi. Tribu de la famille des caryophyllées, qui a pour type le genre aisme.

ALSINELLE (rad. alsine) n. f. Genre de plantes de la famille des caryophyllées, qui, d'après H. Bâillon, doit rentrer dans le genre stellaria. V. stellairk.

AlsLEBEN, ville de Prusse (SaxeJ, à 25 kilom. d'Eisleben, sur la Saale; 2.500 hab. Les aucs d'An bal t-Dessau y ont un beau château.

AlslOOT (Denis Van), paysagiste flamand, né dans la 2« moitié du xvi" siècle à 'Bruxelles, mort vers 1626, 11 semble avoir échappé à l'influence italienne, alors envahissante; il a gardé le goût des sujets flamands. Ses tableaux sont rares. Trois se voient au musée du Prado (Madrid) ; deux au musée de Bruxelles ( Pi^ocession de Sainte-Gudale); une Forêt est au musée de la Cour, à Vienne: entiu, au musée do Nantes, un Paysage (1609) tout à fait caractéristique de sa manière.

ALSOMITRE(du gr. alsos, bois, et viitra, ceinture) n. f. Genre de plantes de la famille des cucurbitacées, tribu des zanoniées, dont on connaît trois ou quatre espèces de l'Asie tropicale et de l'Australie.

ALSOPHILE (du gr. atsos. forêt, et philos, ami) n. f. Genre de fougères de la famillo des cyathéacées, comprenant une quarantaine d'espèces qui se rencontrent dans la zone interiropicale, sur les pentes boisées des montagnes du nouveau continent.

Also-SEBES, Itourgde Hongrie (comitat de Saros). près de la front, do Galicie ; 1.500 hab. Eaux minérales réputées. Also-VIDRA, bourg de l'Autriche-Hongrie (Transylvanie), conmat d'^4/so-Feher, sur le Kœrœs ; 3.000 hàb. Eaux minérales et sources thermales.

AlstaDEN, ville de la prov. du Rhin (Prusse occid.\ présidence do Diisseldorf, sur la Ruhr, affluent du Rhin ; 5.725 hab. Riches mines de houille.

Alstatten ou Altst^tTEN, ville de Suisse (canton de Saint-Gall). ch.-hou du district d'Obcrrhcinthal ; 8.400 hab. Eaux sulfureuses.

AlsteD (Jean-Henri), philosophe et théologien prussien, né à Herborn en 1588, mort à Carlsbourg en 1638. 11 place dans l'Ecriture sainte la source des sciences morales et même le fondement de la médecine.

AlSTEN ou AlSTENOË, île do Norvège (Nordland), renfermant la petite ville d Alstahong.

Alston. Alston-moor ou Aldstone-moor,

ville d Angleterre (comté de Cumberland), sur la Tyno, au confluent de la Neet ; 4.630 hab. Mines de cuivre, d'argent et surtout de plomb, fournissant près de la moitié de la production de tout le Royaume-Uni. Hauts fourneaux.

ALSTONIDINE n. m. Alcaloïde qui accompagne la porphyrine lorsqu'on extrait cette base de i'écorce dalstonie.

ALSTONIE n. f. Genre de plantes de la famille des apocynacées.

— Encycl. Les alstonies sont de beaux arbres de l'Asie tropicale et des îles septentrionales de l'Océanie. Elles renferment un suc amer. En Australie, on a proposé l'emploi de I'écorce de Valstonia constricta comme succédané du quinquina.

Les alstonies constricta et scholaris sont employées comme fébrifuges : en poudre, 0 gr. 20 à 1 gr.; en teinture alcoolique, 3 à 6 gr. ; en infusion à 10 "/o, 100 à 200 gr.

ALSTONIÉES (rad. alstonie) n. f. pi. Tribu de la famille des apocynacées.

ALSTONITE (de Alston-Moor [Cumberland]) n. f. Carbonate de baryum et de chaux que l'on trouve dans le Cumberland, en cristaux maclés et pyramidaux. Syn. de bromlite.

ALSTRŒMER(Jonas), industriel suédois, né à Alingsaas en 1085. morten 17GI.I1 introduisitdans sa patrie l'industrie de la laine, la culture de la pumme de terre, et fonda un grand nombre de manufactures. H reçut des lettres de noblesse. — Son fils Claude, né à Alingsaas en 1736, mort en 1796, fut un botaniste distingué. 11 visita une partie de l'Europe en recueillant des plantes. A Cadix, il en

I rouva une originaire du Pérou, dont il envoya des graines à Linné. Celui-ci donna le nom d'alstrœmerîa au genre dont faisait partie cette plante, connue depuis sous le nom de lis d'Alstrœmer ou des Incas.

ALSTRŒMÉRIE ou ALSTRÉMÈRE [dcAlstrœ^ner, n. pr.) n. f. Genre de plantes de la famille des amaryllidées, triltu des agavées, dont plusieurs espèces sont cultivées dans nos jardins, à cause de la beauté de leurs fleurs. Elles sont originaires de l'Amérique méridionale.

Alt (Rudolf), peintre autrichien, né en 1812 à Vienne. EIl'Vo de son père, Jacob Alt, peintre-paysagiste et lithographe (né à Francfort-sur-le-Mein en 1789, mort à Vienne en 1872), il l'accompagna dans ses voyages d'études en Italie, en Autriche, en Allemagne, puis étudia à l'Académie de Vienne. 11 fut chargé plus tard, par le gouvernement autrichien, do représenter les plus importants monuments de l'empire. Il a peint d'ordinaire à l'aquarelle et a exécuté quantité d œuvres habiles et minutieuses : vues de villes, paysages, etc. Il est membre de l'Académie des beaux-arts de Vienne. — Son frère Franz (né à Vienne en 1821) a peint des aquarelles dans le même genre.

Altaï (c'est-à-dire montagne d'or). A mesure que se sont précisées les notions sur le relief de l'Asie, le mot Allai a vu restreindre sa signification. Après avoir désigné l'ensemble des montagnes s'étendantà travers l'Asie centrale et dans la Sibérie mérid., puis l'ensemble des chaînes séparant la Sibérie de la Chine jusqu'au lac Baïkal, il dénomme aujourd'hui une région encore plus restreinte, mais cependant trois fois grande comme la Suisse. On y distingue le massif d'Altaï (ou Allai russe) et V Allai mongol. L'Altaï russe, réuni au Saian et au Tannou parla chaîne deSailughcm, est long de 620 kilom. d'O. en E., large de 580 kilom. du N. au S., haut en moyenne de 1.200 à 1.500 m., mais atteignant 3.350 m. à son point culminant (le Bieloukha ou Montagne Blanche).

II se compose d'un nombre considérable de chaînons, isolés par de très grandes vallées longitudinales (celle do la Boukhtarma, par exemple), coupés par des vallées transversales importantes parfois (comme celle de la Katoun). On y trouve un assez grand nombre de lacs alpins.

L Alta! mongol, qui se détache du même nœud montagneux que l'Altaï russe, est plus de trois fois long comme lui (environ 2.000 kilom.); il s'étend du N.-O. au S.-E. jusqu'au voisinage des monts Khara-Narin-Oula, qui limitent le fleuve Jaune du côté du N., présentant plusieurs chaînes parallèles dont plusieurs pics (au moins dans l'arête principale) sont couverts de neiges persistantes.

Pallas au xviii* siècle, Alexandre de Humboldt en 1829, puis Tchihatchetf ont successivement étudié l'Altaï russe, dont les vallées ont fourni à Radlof (de 1858 à 1863) de précieux documents linguistiques et ethnologiques. Quant à l'Altaï mongol, on peut dire qu il a été découvert par Polanine ( 1876-1386) et Pievtzof ( 1877-1878), et lin'a été exploré encore que par ces deux voyageurs.

— BiBLiOGR. : B. von Cotta, der Allai, sein geoloqischer Bau und seine Erzlagerslallen (Leipzig, 1871) ; Hadlotf, Ans Sibérien iLeipzig, 1884); Pievtzof, dans les Mémoires de la section ouesi-sibèrientie de la Soc. russe de Géogr. (Omsk, 1883); Potanino, la Marche langouto-libélaine de la Chine et la Mongolie ceH^î-a/e (Saint-Pétersbourg, 1893).

AI

prés

AltaÏR ou AlthaÏR (mot arabe), étoile de première grandeur, dans la constellation de 1 Aigle.

ALTAÏTE n. m. Tellurure naturel de plomb, que l'on trouve presque pur (Pb Te) dans les mines de Sawodinski, dans l'Altaï.

- Altamira (sierra de), petite chaîne de montagnes de l'Espagne ccntr., entre le Tage et le Guadiana.

AltamiranO (Ignacio Manuel), homme politique et litiératmir tiir-xuainrné à Tixtla en 1833 et mort à San- Komo en is;i'i. Dnngine indienne, il prit une part active aux luttes du parti libéral, combattit contre l'armée française lors de la guerre du Mexique. Littérateur distingué, il a publié des volumes de nouvelles : Julia, Anlonia, Clemencia, Béatrice, etc.; des poésies : Htmas (1892J.

AlTAMURA, ville d'Italie (prov. de Bari); 20.000 hab. Frédéric 11 la fonda en 1220. Patrie de Mercadante.

Altamura (Francesco Saverio RafTaele), peintre italien, né en 1826 â Foggia, étudia â l'Académie des beaux-arts de Naples, où il devint plus tard professeur. Il s'est adonné à la peinture historique et religieuse. On cite de lui : Jésus et ta Femme adultère; le Prophète Nathan ; la Fille de Jephlé ; etc.

Altare, village d'Italie (prov. de Gênes) ; 2.350 hab. Altare, situé dans les Alpes Liguriennes, donne son nom aa col d'Altai'e (495 m.), célèbre par les campagnes de Bonaparte et de Masséna, et qui marque le point de séparation entre les Apennins et les Alpes. Dans le voisinage, mines de lignite.

ALTARISTE {riss — du lat. altar, arîs, autel) n. m. Chanoine particulier de la basilique du Vatican, chargé de décorer le maître-autel et de garder les palliums qui lui sont livrés par le sous-diacre apostolique.

AltaROCHE (Marie-Michel), littérateur, né à Issoire (Puy-de-Dôme) en 181 1 , mort à Vaux (Seine-et-Oîse) en 1884 . Journaliste républicain, spirituel et mordant, il devint en 1848 commissaire de la République dans le département du Puy-de-Dôme, qui le nomma représentant à laConstituante, où il vota avec les républicains modérés. Altaroche dirigea plusieurs théâtres, notamment l'Odéon (1850-1852). Outre quelques pièces, on lui doit des Contes démocratiques ; les Aventures ae Victor Augerol, roman dans le genre de Faublas, et des Chansons politiques.

Altavilla-IRPINA, ville d'Italie (Campaniô), prov. d'Aveilmo ; 5.200 liai). Eaux minérales.

Altavilla-SILENTINA, ville d'ltalie(Campanie), prov. de Salerne, sur la Calore, un des affluents de la Sel«- : 3.120 hab. Elle fut fondée par les Normands et détruite par Frédéric II.

ALTAZIMUT {muf — du lat. altus, haut, et de azimni lent avec lequel ou peut déterminer la

hauteur et l'azimut d'un astre. Il On lappelle aussi thlu-

DOLITE et INSTRUMENT UNIVERSEL. V. THÉODOLITE.

Altbodmann, hameau du grand-duché de Bade, sur le lac Ueberlingen, bras septentr. du lac de Constance. Cet endroit, connu des Alamans sous lo nom de Bodamas, donna son nom au Bodensee (,lac de Constance). Séjour favori des rois carolingiens après Charlemagne, il fut successivement la résidence des premiers ducs de Souabe aux IX* et X* siècles, la capitale des comtes de Bregenz.

AltdoRF ou AltoRF, ville de Bavière, à 18 kilom de Nuremberg; 2.850 hah. Fabrique de jouets et d'articl-s en bois. Elle est mentionnée dans les actes depuis 1'xiii" siècle et fut célèbre par son université, qui exista de 1570 à 1809. — Altdorf est encore le nom d'un grand nombre de villes peu importantes de l'Allemagne.

— BiBLiOGR. : Bohm, Beschreibung und Geschichte der Stadt A/frfo7'/" (Nuremberg, 1888).

Altdorf ou Altorf, ville de Suisse, ch.-l. du canton d'Uri ; 2.560 hab. Dans le voisinage, houillères et mines de zinc. Selon la tradition, Guillaume Tell serait né à 2 kilom. de là, au village de Burglen.

AltdORFER (Albrecht), peintre, graveur et architecte, né vers 1480 près de Landshut, mort en 1538. Elèvo remarquable de Diirer, il se distingue par la fantaisie poé tique de ses conceptions. Le dessin en est faible, le motn .souvent d'un goût contestable ; mais il surpasse les autres maîtres de l'école par la profondeur et la puissance de son coloris, et ses paysages abondent en scènes et en détails caractéristiques. 11 travailla à des tableaux d'autel à Hatisbonne, et devint architecte de cette ville. On cite, parmi ses œuvres ; Crucifiement { 1506), à l'hospice Landau, à Nuremberg : une yalivité (1507), au musée de Brènn- , â la Pinacothèque de Munich, la Bataille d'Aràelles (15j: est son ouvrage le plus remarquable. Comme graveur, afut lui qui, le premier, en Allemagne, adopta la coutume de graver en petit, système qui valut â toute unecatégornd'artistes germains le surnom de « petits maîtres ". Il :t laissé plus de cent planches, d'un mérite très variabh- ; mais il a mis beaucoup d'agrément dans une suite <k* paysages.

— BiBLioGR. : Max Friedlunder, Altdorfer (1891). Altea, ville d'Espagne fprov. d'Alicantel. bâtie près do

la mer {baie d'Altea) ; 5.800 hab. Communication par bateau à vapeur avec l'Algérie, où le pays d'Altea envoie de très nombreut émigrants.

Altena, ville de Prusse (Westphalie); 11.150 hab. Fabrication très importante de rîls de fer et d'acier. Elle fut fondée en U52 par le comte Adolphe IV de Berg.

Altenau, ville de Prusse (prov. de Hanovre), assise au pied de l'Ackerbruchberg, massif du Harz : 2.150 hab. Importantes mines d'argent, de plomb, de fer et de cuivre, usines et aciéries.

AltenbeRG, ville de Saxe, sur les pentes septentr. «io l'Erzgebirge ; 1.890 hab. La mine d'étain la plus importante de la Saxe est près de là, au Geisingberg.

AltenBOURG, ville d'Allemagne, cap. du duché de ^axe-Allenbourg, sur le Stadtbacn, près de sa jonctiun avec la Pleissè ; 31.450 hab. Fabriques de gants, de tabatières, de tabacs, de draps et de cuirs ; commerce de bois et de grains. Fondée au x'ou au xi< siècle, élevée en 1134 au rang de ville libre impériale, Altenbourg devint en 1146 la résidence des burgravesqui portèrent son nom. i[^l En 1256, elle fut réunie de à l'empire : mais, en 1308, les margraves de Meissen s'y établirent après s'en être emparés. Briîlée en 1430 parles hussiles, elle échut en ^^^mes d'iUenbùurhéritage aux princes électeurs de

Saxe un peu plus tard (1445). En 1520, la Réforme y lu introduite. En 1673, à l'extinction de la ligne d'Altenbourt.' elle échut à la ligne de Gotha, et fut l'une des deux rési douces du duché jusqu'en 1826, date depuis laquelle ell. appartient au duc do Hildburghausen.

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Tîmr.iooR : I>obo, Orschichtliclie Hpuchrcibung der /tey.Hlnizsladl AUi'nlmvij ( Altejiljourg, l»8i)).

AlTENBOURG ciM MaGYAR-OVAR, pctilo villo de

Il nr. ;i ;lii kilMiii. .Ir l'r.-slMjui-K; a. 3011 Imb. Cll.-l. U'uii

Altendorf-frohnmausbn, villo <io la Prusso rlié- 11,1110, à i Uilom. li'I'JsMui ; 17. «(ut liai), l'jivirons riclios on mmm do houillo allniornam lo.s usines .1 Esson.— Il oxisio il .iiilros potitos villes du nom do Altendorf on Wcstl-h:ilie. on .Saxo, on Siliisio. — Klol)or ballit on 1790 les Aiiincliii'iis au village bavarois du ni6mo nom (ISûliab.).

AltenesseN ( Vieil-Essen), villo do la Prusso rliénano, :i .i Icilnni. d'IOsson ; 18.000 hab. Mine houillère impori..iii(', uni l'ournit annucllomcnt plus do I.l^iO.OOO tonuos ilr houille et environ 120.000 tonnes do coko.

Alten Fjord {/î), golfo do la Norvège, dép. do Finrii rrlcon, SIM- los pl.agos'inlériouros duquel sont les petits ( iur^js d'.\Itc-n^';iard (2.000 liab.l, ïaWik, Bosokop ot Kaaiiird. Sa n\ ii'i-.' jirincipalo, VAUenclv, y aboutit après un

AlteNHEIM, village du grand-ducbô do Bado, sur les bords du Kliin ; 2.135 hab. Turouno fut tué près do la, le 27 juillet 107.-1 ; le J aoùi, rarinc-o franoaiso, battant on retraite SOU-i U- . Miinii 111 Irm-iit 'in ruiiue do Lorgos, novoii

du grand riii m l'inj par los Impériaux de

Montocurnll II !i I I I 'iiiin'ura indécise, mais los Français itiii-i Ml jur. ■ i ii' i;iMti.

AltENHEIM ((îabrioilo SotiMET, dame Biîuvain d'), femme do lettres, néo à Paris en 1814, morte à Paris en 1886. Fille du poète Soumet, elle débuta par un recueil do pièces, tes Nouvelles fitmtea (1838), et écrivit ensuite avi'o son père deux tragédies en cinq actes : te Gladiateur (IMi ot Jane Greij (18411. Depuis lors, elle publia plusieurs ouvrages, notamment : Rilcîts de l'histoire de Home pateline (ISr.ill ; ti:i Mnrqii.rites de France (1858) ; Récils de l'Iiistoindeltu'iie rlii-riiriii:,: iust/uà nos jours (1802), etc.

Altenkirchen, bourg de la Prusse ocoid., pruv. du Rhin; 1.825 hab. Le 1 juin 1796, Kléber battit sous ses murs les Autrichiens. Marceau fut blessé mortollemoni dans ses environs en protégeant la retraite de Jourdan (19 août 1796).

Altenstein fie baron Charles Stiïin d'), homme politique prussien, né à Anspach en 1770, mort enl840. Il concourut à la réorganisation du royaume de Prusse après Tilsitt, et contribua à l'introductio'n de nombreuses réformes, à la suppression de beaucoup d'abus, à la fondation de l'université de Berlin en 1809. Il protégea les lettres, les sciences et l'instruction publiciue.

ALTENSTÉNIE {tain-sti>-in — de Altenstein. n. pr.) n. f. Genre de plantes de la famille des orcbidacées et de la -tribu dos néottiées, originaires de rAménque tropicale.

Altenzelle, abbave de l'ordre de Cîteau.x, fondée pros do Nossen (royaume "de Saxo) en 1 162, par Othon le Riche, margrave do Slisnie, où furent rédigées les annales connues sous le nom de Chrontcon vetero-cettense.

ALTÉRABILITÉ n. f. Qualité de ce qui est altérable - La nature complexe des animaux, la multiplicité de leurs éUments, donnent la raison de leur altérabilité. (Richer.j

ALTÉRABLE adj. Qui est susceptible d'otre altéré . Métaux ALTERABLES. Le fjoùt est une faculté naturelle, perfectible, altérable. (Marmontel.)

— Anton. Fixe, immuable, immutable. Impermutable, Inaliénable, inaltérable, incotnmutabte, invariable, permanent, constant, stable.

ALTÉRANT, ANTE adj. Qui altère, qui cause la soif : Les liinu'urs sucrées sont altérantes.

— hn T. de méd. Qui modifie l'état, la composition d'une chose ; Plusieurs médecins divisent les médicaments en altérants et évacuants. (Guer.sent.)

— n. m. Les altérants, Les médicaments altérants.

— Encycl. On donne le nom d'altérants à des médicamonts i|ui sont absorbés, et qui agissent en modifiant la nutrition par l'intermédiaire du sang. Les principaux niodicainoiits altérants sont : l'iode et ses dérivés, le brome et les [irôparations bromurées, lemerc«re et ses composés, l'or, l'arsenic. los préparations arsenicates, les clilorures de barijuin et do calcium. Les alcalis, leurs carbonates et les eaux nlcaliiirs, le nitrate de potasse, ont une action moins durable. Los médicaments altérants produisent des effets incoutoslables, mais leur mode d'action est loin d'étro connu.

ALTERA PARS PETRI (mots lat. qui signif. littéralom. La seconde finrtie de Pierre, et qui servent à désigner le jugement, 1 intelligence). Cette locution, qui remonte à la scolastique, a son origine dans la LQijique, de Pierre Ramée {Petrus Ramus'\, divisée en deux parties : l'Invention et le Jugement. Dire de quelqu'un qu'il lui man{|uo l'altéra pars Pétri, la seconde partie du livre do Pierre, c'est donc dire qu'il manque do jugement.

ALTÉRATIF, IVE adj. Qui altère, qui modifie les propriétés dos corps.

ALTÉRATION (.si) n. f. Changement, modification dans l'éiat normal : ^'altération de la santé, d'une couleur, d'une liqueur. L'émotion se trahit souvent par ^altération de la voix.

— Fig. : -^'altération du caractère vient souvent de lonos clinr/rins. il Falsification, sophistication : Z,'altération du lait est un délit justiciable de la police correctionnelle, n Altération des monnaies. Falsification par excès d'alliago.

— Changement calcule ou non, dans un mot, un acte, un texte, etc. : Toute altération des actes de l'état civil donnera lieu aux dommages et intérêts des parties. (C. civ.)

— Géol. Altération des roches. Les agents atmosphériques, et principalement les eaux chargées d'aoida carbonique, modifient superficiellement la structure des roches. La kaolinisation des roches granitiques et la dolomitisation des calcaires magnésiens en sont des exemples. Par altération, les schistes argileux se transforment en argile plastique et les quartzites en grès plus ou moins friables. Do môme, les poches de résidus argileux rou^eàtres qui pénètrent souvent la surface des couches "calcaires doivent être envisagées comme résultats daltèratiou de ces roches.

ALTEiNBOURG

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