‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 217 sur 828 · V. ASSOLEMENT · texte numérisé non relu

V. ASSOLEMENT

— Polit. Privilège en vertu duquel plusieurs puissances, plusieurs villes deviennent successivement le siège d'un gouvernement ou d'une administration : Dans l'ancienne Perse, Suse et Ecbatnne devaient jouir du droit ^'alternat, car le roi passait l'hiver dans l'une et l'été dans l'autre de ces villes, ii Droit en vertu duquel plusieurs Etats, pour conserver entre eux l'égalité, prennent tour à tour le premier rang, par exemple, dans la signature des traités.

ALTERNATIF, IVE (rad. alterner) adj. Qui a lieu tour à tour et avec une certaine continuité : L'action alternative de la pluie et du soleil détruit même la pierre.

— Office alternatif. Charge alternative. Office, charge, exercés par des personnes qui entrent en fonction lour à tour. Il Alternatif so dit substantiv. de ces personnes.

— Agric. Culture alternative, Culture faite en alternant.

— Bol. Qui est à l'état d'alternance, n Pétales alternatifs. Pétales insérés aux points qui séparent les lobes du calice. Il Préfioraison alternative. Mode de préfloraison que présente la corolle quand les pétales sont sur deux verticilles, et que ceux du verticille extérieur s'appliquent sur ceux du verticille intérieur comme les tuiles d'un toit.

— Dr. Obligation alternative. Contrat dans lequel le débiteurpeutà son choix s'acquitter par l'accomplissement de l'une des obligations auxquelles if s'est engagé. Ex. : Ou vous me donnerez cent francs, ou vous me donnerez une valeur égale en marchandises, ou vous me signerez un mandat.

— Mécan. Mouvement alternatif. Celui qui a lieu tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, et régulièrement-, comme celui d'un piston dans le cylindre d'une machine à vapeur, ou celui d'un pendule oscillant autour du point d'attache de sa tige : La systole et la diastole du cœur sont deux mouvements alternatifs.

— Phys. Courants alternatifs. Courants qui parcourent un circuit, tantôt dans un sons, tantôt en sens contraire. V. induction.

— Phil. Proposition alternative. Proposition par Ia(|Ucilo on énouce deux choses opposées, dont l'une ou l'autre doit avoir son efl'et. Ex. : Il faut manger, ou mourir de faim.

ALTERNATION {si) n. f. Action d'alterner; résultat do cette action : /-'alternatioN d'uti mouvement.

ALTERNATIPENNÉ. ÉE (du lat- altematus, alterne, et An penne) adj. V. alternipenné.

ALTERNATIVE (rad. alternatif) n. f. Succession de choses qui reviennent tour à tour : La vie est une alternative de peines et de plaisirs, de craintes ei d'espérances. Il Nécessité de faire un choix entre deux partis à prendre, deux choses ditTérentes : Une grande nation n'a que ■ - conqueri —■-.-».■-— /f .j„/>.\

cette seule alternative

* ou civiliser. (E. do Gir.)

Alternative (l'), contribution à la psychologie, ouvrage philosophique anglais de Edmuud R. Clay, traduit en français par A.Buraeau(Paris, 18S6). Ce livre est une tentative faite pour établir la psychologie sur uno base scientifique sans la réduire à un chapitre de la physiologie, et aussi un ertbrt intéressant pour reconstruire, sur la psychologie ainsi renouvelée, une sorte do christianisme libre.

ALTERNATIVEMENT (rad.

alternatif) adv. Tour à tour, l'un après l'autre.

ALTERNE (lat. alternus; de aller, autre) adj. Bot. Se dit des feuilles ou des fleurs qui croissent des deux côtés do la tigo ou des branches, mais qui ne sont pas en face les

unes des autres : les feuilles FeuiUes alteraes.

du rosier et de 1 orme sont

alternes. (Dans ce sens, alterne se dit absolument.) Ce mot se dit aussi des feuilles verticillées et des pièces dos ver-

ALTERNEMENT

ALTMUHL

Angles alternes-

■llllll

ni

ticilles floraux, lesquelles sont situées vis-à-vis des intervalles de celles du verticillo qui précàde ou qui succède immédiatement. AUet^e, dans ce sens, est le contraire de superposé.

— Géom. Quand deux droites parallèles sont coupées

Ear une sécante, les angles placés de côtés différents de i sécante sont dits angles alternes ; les deux angles A ôont dits alternes internes ; il en est de même des doux angles B. Les deux angles C sont dits alternes externes ainsi tiue les deux angles D, Les angles alternes internes sont égaux entre eux, les angles alternes externes le sont aussi.

ALTERNEMENT n. ni. Action d'alterner : /,'a.ltp:rnkment des vers masculins et féminins est souvent in^éguUer dans la poésie légère.

ALTERNER (lat. alternare ; de alfer, auire) v. n. Remplir une même fonction à tour de rôle : Bans les Jonrnaitx , plusieurs écrivains ALTERNENT pour la rédaction des chroniques. Il Se répondre en conversant : Les bergers alternent dans les églogues de Virgile.

— En parlant des choses, Se succéder avec une certaine régularité : Palmiers alternant arec des sgcomores.

— Agric. Faire produire successivement à un même terrain des récoltes différentes : Quand 07i alternic sur une prairie peu d- gradée, on est sûr d'avoir plusieurs récoltes abondantes et consécutives.

— Blas. Se renouveler alternativement : Les triangles des pièces endentées, les carrés des pièces componées alternent successivement.

— S'empl. activera, dans ce dernier sens : L'o7-dre dans lequel il convient ^'alterner la culture d'un champ constitue l'assolement.

— Bot. Se dit dos organes qui suivent la loi d'alternance. Alterné, ée part. pass. du v. Alterner.

— Blas. Se dit des pièces démaux différents et de forme régulière, placées côte à côte, et se renouvelant alternativement, n Se dit aussi des figures semblables placées dans chaque partition de l'écu quand il y a un changement régulier des émaux de celte partition.

ALTERNIFLORE {du lat. altemus, alterne, et fias, (loris, fleur) adj. Dont les fleurs sont alternes.

ALTERNIFOLIÉ, ÉE (du lat. altemus, finaux alternés, alterne, et foliuniy feuille) adj. Se dit d'une plante dont les feuilles sont alternes. 'V. alterne.

ALTERNIPENNÉ, ÉE (du lat. altemus, alterne, et de penné) adj. Se dit d'une feuille simple-pennée dont toutes les nervures secondaires s'insèrent à des hauteurs différentes sur la nervure médiane, ou d'une feuille composée-pennée dont toutes les folioles sont alternes sur le rachis.

ALTERNIPÉTALE (du lat. altemus, alterne, et de pétale) adj. Se dit des étamines, des loges ovariennes, des styles, des carpelles insérés sur des points du réceptacle situés en face des intervalles qui séparent les pétales.

ALTERNISÉPALE (du lat. altemus, alterne, et do sépale) adj. S'emploie pour indiquer que les étamines, les loges ovariennes, les branches du style, les carpelles sont situés au niveau dos intervalles qui séparent les sépales les uns des autres.

ALTERNITÉ (du lat. altemus, alterne) n. f. Se dit de la disposition de certains organes qui alternent autour d'un même centre.

ALTERQUER (lat. altereari, prendre la parole dans une altercation} v. n. Avoir des altercations. (Inusité.)

ALTESSE (du lat. altissimus, superlat. de altus, haut, élevé) n. f. Titre d'honneur qui se donne aux princes, et surtout aux princes du sang : Altesse royale. Altesse sérénissime. Il Se dit aussi de la personne qui porte ce titre : Saluer une altesse.

— Par comp. et par plaisant-. Ceux qui sont au premier rang ; Z,es altesses de la finance, du barreau.

— Encycl. Ce titre honorilique semble remonter très haut; il a été porté par les rois de Castille, d'Aragon et do Portugal, jusqu'au xvi* siècle ; par Charles-Qumt, roi d'Espagne, jusqu'à son avènement à l'empire (1519). Les rois d'Angleterre l'ont aussi gardé jusqu'à Jacques P'; ceux de France, conjointement avec le titre d'excellence, jusqu'à Louis XI. Quand prévalut en France le titre de majesté, celui d'altesse fut donné d'abord aux frères des rois et à leurs enfants seulement. En 1633, Gaston d'Orléans, se trouvant à Bruxelles, prit le titre d'altesse royale

Kour se distinguer des autres princes étrangers. Lorsque ) titre d'altesse fut étendu, sous Louis XIV, aux princes légitimés, le prince de Condé prit, pour s'en distinguer, le titre d'altesse sérénissi7ne. En Allemagne, les princes souverains, tant sécuhers qu'ecclésiastiques, prirent le titre "d'altesse «quand celui de " majesté u prévalut pour les rois. Les princes investis d'électorat étaient qualifiés d'altesses électorales. Aujourd'hui, sauf quelques exceptions, le titre d'altesse royale ou impériale appartient à tous les princes issus en droite ligne d'un roi ou d'un empereur, et celui d'altesse sérénissime à leurs collatéraux.

AlTH (Louis), savant polonais, né à Czernichov fGalicie) eu 1819. Professeur de minéralogie à l'université do Craoovie, membre de l'académie des sciences de cette ville, Alth a publié notamment : Coup d'œil sur la formation de la GalUcie et de la Bukovine (ISGl); Principes de minéralogie (18691 ; Sur la formation paléozoïque de la Podolie (1374;.

ALTH^A ou ALTHÉE (gr. althaia) n. m. Nom sciontifi<iue de? la guimauve. V. guimauve.

ALTH^astre (du gr. althaia, guimauve) n. m. Section

du genre ,,,ùnmure.

Althair. Astron. V. Altaîr.

Althaus Mulius), médecin anglais, né en 1831. Reçu docteur à Berlin en 1855, il exerça la médecine à Londres. Ses ouvrages : Traité sur l'électricité appliquée à la médecine (1859), trad. en français par Darin ; Maladies du

système nerveux, leur fréquence et leur pathologie {\%n) ; Maladies de la moelle épimcre (Londres, 1884), trad. par le docteur Morîn (Paris, 1885), etc., sont très estimés.

AlTHÉA (de Allkée, n. mythol.) n. f. Planète télescopique, n" 119, découverte par Watson en 1872.

AXTHÉE, mère de Méléagre. V. ce mot.

ALTHÉINE (de althaia, nom lat. de la guimauve) n. f. Nom donné par quelques chimistes à l'asparagme. parce que cotte substance a été trouvée dans les racines de guimauve. "V. asparagine.

AlTHÉMÈNE, fils de Crétée, roi de Crète. Althémène, pour échapper au parricide que lui avait prédit l'oracle, se retira à Rhodes avec sa sœur Apémosyne. Mais Crétée, ne pouvant supporter l'absence de son fils, vint le chercher à Rhodes. Les habitants, croyant à une descente d'ennemis, marchèrent à sa rencontre, et il périt d'un trait que son fils lui lança. Ce dernier, ayant reconnu son père, implora la mort comme une faveur des dieux; la terre s'entrouvrit et l'engloutit.

Althen (Jean), agronome, né en Perse en 1709, mort en France en 1774. Vendu comme esclave, il travailla dans l'Anatolie à l'exploitation de la garance et du coton, réussit à s'évader, et arriva à Marseille, où il porta de la graine de garance. A Versailles, il eut une audience de Louis XV, et reçut la mission d'introduire un nouveau système de culture et de fabrication de la soie. Aiiandonné b^ientôt par le gouvernement, il tenta la culture de la garance dans les environs d'Avignon, où ses essais réussirent. Althen vécut pauvre, et laissa une fille unique qui mourut à l'hôpital en 1821. En I84G, on a érigé une statue à Althen sur le rocher de Notre-Dame des Doms.

AltHEN-DES-PALUDS, corani. du dép. de Vaucluse, arrond. et à 10 kilom. de Carpentras, entre deux bras de la Sorgues: 1.006 hab. Le village doit son surnom aux marais {paludes) qui l'entouraient autrefois. Fabrique de papier, culture importante de garance.

ALTHÉNIE Mo Althen, n. pr.) n. f. Genre de plantes de la famille des naïadêes, dont l'unique espèce, Vallfténie filiforme, croit dans les étangs du midi de la France.

ALTHÉRIE (altérât, du mot walteria, de Walthei-, n. pr.) n. f. Genre de plantes de la famille des sterculiacées, propre à Madagascar.

ALTHING n. m. Parlement de l'Islande. V. ce mot.

ALTHIONATE n. m. Sel formé par l'acide althionique.

— Encycl. L'althionate d'ammonium forme de petits feuillets déUquescents.L' althionate de baryujn présente des groupes sphériques de prismes très fins et rayonnes.

ALTHIONIQUE (do al, abrév. de alcool, et du gr. theion, soufre) adj. Se dit d'un acide que l'on obtient en chauffant de l'alcool avec un excès d'acide sulfurique jusqu'au moment où il se dégage du gaz olétiant. Ce corps parait être un mélange dacides iséthionique et sulfoviaique.

AlTHORP (lord). V. Spencer.

Althusen (Jean), en lat. Althusius, jurisconsulte allemand, né à Emden en ISôij, mort en 1617. Il professa le droit à Herborn, critiqua avec chaleur les ineptes procès intentés pour sorcellerie et se fit le défenseur araent de la démocratie. Il établit en principe que toute souveraineté réside dans le peuple. Ses idées furent vivement combattues, notamment par Grotius. On lui doit notamment : Dic3?o!of/icse lihri ///(Herborn, 1617): et Polttica methodice digesta (Herborn, 1603), ouvrage dans lequel il a exposé ses idées politiques.

Altichieri ou Aldigheri da Zevio, peintre italien, né prol ablement à Zevio, près Vérone, dans la seconde moitié du xiv* siècle. Il exécuta à Padoue, sous l'influence de Giotto, avec la collaboration de son élève Jacopo d'Avanzo. deux cycles de fresques : l'un dans la chapelle San-Felice à l'é'glise San-Antonio, représentant la Vie de Saint Jacques ei le Crucifiement (1376-1379). l'autre dans l'oratoire de San-Gtorgio, qui comprend cinq Scènes de la vie de la Vierge et de l'enfance du Christ, un Crucifiement et dix Episodes des his/oii-es de saint Georges, sainte Catherine et sainte Lucie. Ses œuvres empruntent une haute valeur artistique à l'ampleur et à la force du style et à la recherche de l'exactitude.

AltieR, corara. de la Lozère, arrond. et à 30 kilom. de Mende, sur le torrent Altier, l'affluent du Chasseza; 1.077 hab. Mines de cuivre.

ALTIER, ÈRE(/i'-(î — du lat. fl^/ior, plus élevé; l'î-ne se lie jamais avec la voyelle suivante) adj. Qui a de l'orgueil, de la hauteur: Louvois était dur et altier. Il Qui marque, qui indique l'orgueil : Humeur altière. Le lion a une allure altiêre.

— Syn. Altier, dédaigneux, fier, haut, hautain, impérieux. Le dédaigneux vous méprise. Le fier ne. se familiarise pas. Un homme haut domine ou veut dominer. Le hautain marque ou respire de la hauteur, h'altier nous intimide et veut nous asservir, h'impérieux veut être obéi.

ALTIÈREMENT adv. D'une manière altière, avec fierté, avec hauteur.

AlTIERI (Luigi d'), prélat italien, né à Rome en IS05, mort à Albano en 1867. Nonce à Vienne, puis cardinal, il fut l'un des commissaires extraordinaires qui, de 1849 :'i I80C. furent chargés du gouvernement par le pape Pie IX, retiré à Gaète. Il mourut préfet de la congrégation de l'Index.

Altillac, bourg de la Corrèze, arrond. et à 34 kilom. de Tulle, près de la Dordogne: 1.502 hab.

ALTIMÈTRE (du lat. altus. haut, et du gr. métron. mosure) n. m. Instrument pour mesurer la hauteur des objets.

ALTIMÉTRIE (rad. altimètre) n. f. Partie de la géométrie pratique qui a pour objet la mesure des hauteurs accessibles et inaccessibles : Les instruments communément usités en altimêt.mb sont la chaîne d'arpenteur, les jalons, le graphomètre, le théodolite et le baromètre.

Altise de la 1

AltÎN, grand lac de la Sibérie occ. (gouv. de Tomsk), situé entre de hautes montagnes de l'Altaï. La branche principale de l'Obi supérieur en sort. Longueur : 120 kilom.

ALTINGAT {ga) n. m. Nom que les alchimistes donnaient au vert-de-gris.

ALTINGIACÉES C. f. pi. Famille de plantes. Syn. de LIQUIUAMBA.REES.

ALTINGIE {ji — de Alting, n. pr.) n. f. Genre de plantes de la tribu des liquidambarées, dont on connaît une espèce de Chine, l'autre de l'Inde et de la Malaisie. Ce sont des arbres élevés, riches en substances rcsmeuses, balsamiques.

Altinum, ville de l'ancienne 'Vénétie, située au fond des lagunes, au N.-E. de Padoue. C'était une place de commerce importante au temps des Romains. Lors de l'invasion d'Attila, los habitants d'Aliinum se réfugièrent dans les lagunes où s'éleva Venise. Auj. Altino.

AltIS, bois consacré à Zeus, aiLX environs d'Olympie, et près duquel on célébrait les jeux OI}mpiques. Ce bois contenait l'atelier dans lequel Phidias exécuta sa célèbre statue de Zeus.

ALTISE (du gr. altikos, sauteur) n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des halticidés, renfermant de petites formes sauteuses, à coloration métallique, répandues dans l'hémisphère boréal et comptant une quinzaine d'espèces en Europe.

— Encycl. Les attises proprement dites [haltica ou (/raptodera) sont souvent nuisibles aux plantes potagères, comme les choux, dont les larves de la qraptodera oleracea dévorent les feuilles, ou à la vigne sur laquelle la graptodera ampelofihaga produit les mêmes dégâts. Il n'y a guère moyeu de combattre ces insectes, à cause de leur petite ta^le. On a conseillé d'insuffler sur les teuiUes une solution do chaux vive hydratée. On peut aussi, pour l'espèce nuisililo à la vigne, faire tomber les insectes dans de grands entonnoirs métalliques d'où ils glissent pour se réunir dans des sacs de toile.

ALTISSIME(lat. altissiynus. superlat. de a^^uj, élevé) adj. Très élevé, très puissant : Ne donnez point en apanage n des princes altissimes et richissimes tes forêts de l'État, gui sont le patrimoine des pauvres. (Corracn,) [Il ne s'emploie plus guère que par plaisanterie.]

Altissimo (Cristofano dell'), peintre florentin du xvi*^ siècle, élève du Pontormo etdu Bronzino,qui,versl.ïr.O. exécuta pour Cosrae I" de Toscane une série de 280 portraits qui forma le premier fonds de la collection conservée dans les couloirs des Offices, à Florence.

ALTISTE (tiss) une partie d'alto.

ALTITONNANCE (du lat. altus, haut, et tonnons, qui tonne) u. f. Titre burlesque donné à Jupiter par Scarron, et qui marque le pouvoir de lancer la foudre.

ALTITUDE {\a.t. allifudo, hauteur) n. f. Elévation verticale d'un lieu au-dessus du niveau de la mer.

— Enxycl. Méiéor. La température de l'atmosphère diminue à mesure que l'on s'élève au-desus du niveau do la mer : c'est ce qui est démontré par les neiges perpétuelles dont les hautes montagnes sont recouvertes, et par les observations thermométriques faites à diverses hauteurs. La loi suivant laquelle s'effectue cette décroissance de la température parait dépendre de conditions assez diverses. On a observé, en général, un abaissement de température de l degré pour un accroissement de hauteur d'environ 180 m. Cette influence de Vallitade sur la température atmosphérique se manifeste par les changements dans la végétation quand on gravit les hautes montagnes : les Alpes ou l'Himalaya, par exemple.

— Phys. Mesure de l'altitude. \ . baromètre, trigonométrie.

ALTITUDINAIRE adj. qui a rapport à l'altitude : Froid altitudinaire.

Altkirch, ch.-l. d'arrond. de la Haute-Alsace, sur l'Ill ; 3.400 hab. Fabrication des briques dites brigues d'AlIkirch. Longtemps possédée par les comtes de Ferrette, elle passa, en même p^ temps que Belfort, à la maison d'Au- ^ triche (1324). qui la garda jusqu'à traité deWestphahe; elle fit partie t dès lors du territoire français et fut. lors de la division en départements, ch.-lieu d'arrond. jusqu'en 1857; elle resta ensuite simple ch.-I. de canton, arrond. de Mulhouse (Haut-Rhin) jusqu'en 1871. ~ Pop. du canton:

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