hab.; du cercle : 50.840 hab
. Chaateur ou musicien qui exécute
Armes d'Âltkirch.
AltmeYER (Jean-Jacques), érudit belge, né à Luxembourg en 1804, mort à Bruxelles en 1877. Docteur en philosophie fl83i) et en droit (1832), il fut chargé, lors de la fondation do l'université de Bruxelles, d'y professer l'histoire, puis les antiquités grecques et romaines. Il ht en outre des cours d'économie politiuue et d'histoire commerciale. Démocrate et lil)re penseur, il était très lié avec Proudhon. Ses principaux ouvrages sont : Introduction à l'élude philosophique de l'histoire de l'humanité (lO^l); Cours de philosophie de l'histoire (1840); Histoire des relations commerciales et diplomatiques des Pays-Bas avec le nord de l'Europe pendant le xvi« siècle (1840); Panthéon national. Les Belges illustres (1844-1845) ; les Gueux de la mer et la prise de la Brielle (1864); Histoire des communes flamandes, dont u publia seulement les cinq premiers volumes; les Précurseurs de la Réforme aux Pays-Bas (1885).
ALTMUHL(lat. Alcmona), rivière do Bavière, affl. do rive g. du Danube, issu de la Franken Hiihe. Longueur du cours : 195 kilom. entre la source et Kelheim au confluent. Le projet conçu par Charlcmagne de relier l'Altmiilil à ta ReçDitz, et par là le Rhin au Danube, a été mis a exécution par le gouvernement bavarois (Ltidwigskanal).
- BiBL. : Woiningor, Fahref durch das A Umùhlthal (Raislinnno, 1807); Kuglor, die AUmulUalp (Ingolstadt, 1808).
AltmÙNSTER, ville d'Auiricho (prov. do Ilauto-Autri- II. i, MU- la rivo N.-O. du lac do Trauu ; 5.7D0 liub.
ALTO 'mot ital. qui signif. /i<iH() n. m. Nom donn6 au- I' luis a la plus grave dos voix do femmes et à la plus iL'iio dos VOIX d'hommes. On dit aujourd'hui haiitc-Cfuttre Il |>arlaut dos hommes, et cimtrallo en parlant dos fomii's. {V. VOIX.) Il Nom donné ù la partie chantée par ces niios do voix dans un chœur : Les parties ri'ALTO sont ri'xr/Hc toujours exécutées par des voix basses d'enfants, <iifimt dans la musique d'église, il Co mot a aussi servi ù i^i^ner la voix dos castrats, ii Instrument à quatre cor- . >. r\;(i-ii'ni<nit senihlahlo au violon, mais un peu [>lus I i;i I 1 1.1 IIS un ,,1-ilicsiLi', il l'ait l'ol'licedo l'alto parmi les
■ IV Ou I ;i|i|ii'llo .-lussi i/itnite, parce qu'il est accordé i
I I "■ 'lu Miil.iM.) Il ri. J)es ALTOS.
1 ' ^'1 !■'"> quatre cordes do Valto sont accorl'i- Il II '|iinii.> inrérieuro : la, ré, sol, ut. Les deux doriii''' ili" ''' ' ■ l'iili's sont filées, c*cst-ù-diro entourées
un U'urr lil a.i laiton. I>'alto
t la truisiùmo place dans le
uatuor dos instruments à arlii't, entre le premier et le so-
• nd violon d uno part, et le htloncolle do l'autre. Il s'écrit
tr la clof d'H/ troisième ligne.
.111 cararttTo rsl t;rav(i et nié-
de l'alto.
Accord de l'alto : 1. clianlerelle ; 2. 2» corde ; 3, 3* corde ; 4, 4« corde.
uco ot moelleuse, semble ]iar-
i.'i • III' [" 'I \ "II. . vi-i' en réalité, de la part des vio-
I""| I'' ■ ■ .' .1-1 ;. I irti.-ulièro; l'instru-
iiii'iii i-î.uii .1.' pri'i...! 1 1l. IIS un pou plus granit.s, l'écart des doiets sur la touche est un piii plus largo, et 1 archet doit être un peu i'iiis lourd. On lui donne parfois le nom de ./.'/(.' parce que, dans l'orchestro moderne. il a remplacé les vielles ou violes usitées 't;Lus les parties intermédiaires, du moven ai;e au xviii" siècle. Les Italiens lui ont conservé lo nom cil' rioln. et se servent parfois du double mot alto-viola.
\ . MliLoN, VIOLE.
ALTO n. m. Instrument do musique ù vent en cuivre et à |iistons (j^ui est, dans la famille des instruments du genre savliorn, 1 intermédiaire entre lo bugle et I. liarvton. (V. saxhorm.) h PI. Des altos.
1 »ii dit aussi SAX-ALTo, saxhorn alto.
ALTOBAS [bass — des mots ital. alto, ei /'.ys\.., U. m. et adj. Velours fabri(iué eu luihe uu XVI' siècle et qui était ciselé .1.' niuiiuTo à présenter sur un fond ali.ii . .■ les ornements en relief : Un lit ./. .. ( ALTOBAS. Il Le nom de a(/o4as
s :i| l'h |iKiit aussi aux velours gaufrés de la ne ai., .-noque qui ressemblaient aux ail. .1.. as . iselôs : ainsi, aujourd'hui, on les iiuiii-i II. .ireen faisant des velours frappés.
ALTO-BASSO u. m. Ancien instruiii.iii .1.' l'.a-. iissieu à cordes, que le muse nu irapiiaii .1 iiuo main avec un petit lai. .a, laii Ils .|u....ie l'autre, il jouait un air sur la flûte, a\ii- laiinlle s unissait l'alto-basso accordé à l'octave, à la ijiiinte ou à la quarte.
AltcettinG, bourg de Bavière, sur la Mœrn, affluent il.' I liiii ; 3.300 hab. Source minéralealcaline. On y conserve ilaiis une église les cœurs des souverains de Bavière.
Altomonte (Martine), de son vrai nom Hohenberg, l.iiiir.-. lie en 1657 à Naples, mort en 1745 au monastère .1 II. iliL-.'iikreuz (Basse-Autricho), où il était entré en rein ...n, Kl.'ve, à Rome, de G.-B. GauUi et de Carlo Ma- I ma. i) .levint peintre de la cour du roi de Pologne .i.aa s. ilneski, pour lequel il exécuta des tableaux du siège <lo \ leniie par les Turcs. On voit de ses œuvres dans les églises d'Autriche, au musée de Vienne, à Linz, à Prague et à Budapest. — Son lils, Bartholomaus, né en 1702 à Warschau, mort en 1779 à Linz, a travaillé daus le même genre.
Alton, ville d'Angleterre (Hampshire), sur la Wey, affl. dniit de la Tamise; 4.500 hab.
Pa].. I. II. -, i;i,! ares de soie et de laiiue . ! I . .s ; houblon. — Il
exisi. ,1 , 11, luis (lUinoisl, sur le .\ln le ipi, ,11 lace le confl. du Missnurl. une \ille du mémo DOiu, peupléo do 11.000 hab.
AltONA, ville d'Allemagne fPrusse), prov. de Sleswig-Holstein, sur l'Elbe, à 1 kilom. de liambourg, à la quelle la relie le faub. de .Saint-Paul ; 143.250 hab. Commerce très actif; labriques de laines en couleurs, sa- Armes dAU..iia. vous, etc. Port assez important, mais dont le mouvement dépend de celui de Hambourg. Altona, citée pour la première fois en 1547, se développa rapidement au xvii» siècle, sous la domination danoise (depuis 1640) ; elle fut incendiée en 1713 parle général siiéilois Steenbock. Traitée en territoire neutre par le? alliés on 1813 (siège de Davoust dans Hambourg), Altona devint ville prussienne en 1860 et fut incorporée avec Hamliuurg dans l'union douanière allemande on 1888.
— BiBL. : Soelii,', Hamburg-.Mtona und Umgegend (Hambourg, 18«o) ; Wiehmann, Oesehichte Attonas {A\toaa, 1805).
Alton-SHÉE Edmond de Lignères, comte d'), homme politique lVaii.,ais, né en 1810, mort à Paris en 1874. Pair do Krain e eu is;ir,, il appuya d'abord le gouvernement, puis devint un ardent démocrate, et prit part à la révolution de 1848. Sous l'Empire, il s'occupa d'afl'aires industrielles. Après le 4 septembre 1870, il prit part à la fondation du Peuple souverain, puis à celle du Suffrage vniversel. On lui doit des brochures et des ouvrages, dont l'un est fort curieux. Ce sont ses mémoires, divisés on doux parties: l'une, toute mondaine, est intitulée: Mémoires du vicoyutr d'Aulnis (Paris, 1868); l'autre, qui a trait à la politique, porte lo titre de Mes Mémoires (1808).
AltooNA, ville des Etats-Unis (Pcnsylvanie), au pied des Alleghaiiys; 30.3.50 hab. Usines et "ateliers do construction et de réparation pour lo matériel roulant dos chemins de for.
AlTOPASCIO, bourg d'Italio (Toscane), prov. do Florence; 4.700 hab. Altopascio OHt célébro dans les annales des républiques do Klorenco ot do Lucques au xivo siècle. Bâti sur uno colline située sur la frontière dos deux territoires, il se trouva occupé alternativement par l'une ou par l'autre dos doux cités.
AltORF. Géogr. V. Altdori.'.
AlTORF, bourg d'Alsace, autrefois du dép. du Ba.s- Kliiii, aujourd'hui du canton et du cercle do Molshoim, sur la Uruclie d'Altorf, affluent do l'Ill ; 850 hab., au lieu d'un millier avant 1',
a fil 11 C'esi ehaii di
AlTORFER (Albert). V. Altiiorkcr.
Altoun-KEUPRI nu KEUPRU , Inealité do la Turquie
.lu Kiir.listaii .l:iiis nue lie du Petit Zab, rii;r,-, er sur l:i r.Milo .le- Bagdad à .Mossoul. st bi .jii un elniri:.-, pour le transport par eau, les marin.lises ;i .lestination de Bagdad, vonuos il dos do bôto Kuidislau sepientrional.
Altranstadt, village do Prusse (prov. do Saxo); 500 liab. Charles XII y tint son quartier général en 1706 ot 1707, et y dicta lo traité par lequel Auguste II abandonnait le trône de Pologne (24 sept. 1700).
ALTRUISME .'/vs — du lat. aller, autre) n. m. Terme employ<'' par .V n Lai s !.. l'.iinte, pour désigner le sentiment opposé à riie.uisMi. ; ' hiiriui pour soi est la maxijne de rÉGO'l'SMIi ; vivre lutiu- (iniriii, rrltc de Caltruismi-:. (E. Pillon.)
— Encycl. La philosophie positiviste comprend sous le nom il'altruisme Vensembio des penchants ou instincts sympatliitiuos, tels que l'alfection, la vénération, la bonté. Elle professe que ces penchants sont innés dans l'homme comme les penchants égo'istes, qu'ils sont la manifestation fonctionnelle de certains organes cérébraux susceptibles d'atrophie ou do développement, qu'ils no sont pas d'ailleurs particuliers à l'espèce humaine, mais que, chez certaines espèces animales, ils sont la source de l'état de doniosticité et do sociabilité. Elle fonde sur eux la morale.
ALTRUISTE (iss) adj. Qui a rapport à l'altruisme : Morale altruiste. /«s/tnc(î altruistes.
Altschul (Elias), médecin allemand, né à Prague en 1812, professeur d'homéopathie à l'Ecole de médecine de Prague. On lui doit : Dictionnaire de Médecine oculaire (Vienne, 1835); Traité de pharmacodgnamique physiologique (Pcaigiie, 1850-52); la Loi de polarité thérapeutique des doses médicales (Prague, 1852).
Altstadt-ROTTWEIL, village de Wurtemberg, sur le Neckar; 840 iiab. Une des premières communes chrétiennes du Wurtemberg, où les rois et les empereurs de Germanie tenaient souvent leurs plaids au moyen âge.
Altst^ttEN, ville do Suisse (canton de Saint-Gall) ; 8.430 hab. Existant dès 926, Altstœtten a successivement appartenu au couvent de Saint-Gall (970), au canton d'Appenzell (1460) et à celui de Saint-Gall (1803). Les Autrichiens la saccagèrent en 1410. — Il existe un autre Altstœtten (ou Altstetten) dans le canton de Zurich, à l'embranchement des chemins de fer de Zug et de Lucerue ; 1.640 hab.
Altum (Bernard), naturaliste allemand, né à Munster (Westphalie) en 1824. Il étudia les sciences naturelles à Berlin et devint professeur à Munster en 1856, puis à l'Ecole forestière d'Eberswalde en 1809. Il a publié de nombreux ouvrages : les Mammifères du paqs de Munster (1807); l'Oiseau et sa vie (1875); Traité de zoologie (1878), etc.
Altwasser (lat. Aqua antiqua), ville de Prusse (prov. de Silésie) : 10.100 hab. Exploitation importante de houille, fonderies de fer, fabrication de toiles; les eaux minérales eu sont aujourd'hui taries.
ALTYNE(du tartare a«i/, qui signifie six) n. m. Unité monétaire nominale, employée autrefois dans la comptabilité russe. Il Monnaie d'argent frappée par Pierre le Grand et valant 3 copecks.
ALUdTE (du lat. altucere, reluire) n. f. D'une façon scientifique absolue, ce mot désigne les insectes lépidoptères du genre ornéode. Mais, dans la pratique, on entend sous le nom d'alucite une petite teigne qui attaque les grains [sitotroga cerealella).
— Encycl. h'alucite des céréales est désignée dans plusieurs localités sous les noms de teigne des blés. Incite, pou volant. Ce petit papillon a les ailles antérieures de couleur café au lait en dessus et brunâtres en dessous. La tête, les antennes, les pattes et le corps sont d'un gris plombé. La chenille est d'un rouge vif; à peine éclose, elle attaque le^ grain, perfore l'enVeloppe, se creuse une galerie dans l'albumen farineux et ronge complètement tout l'intérieur, en respectant soigneusement l'enveloppe. La fécondité do cette espèce est prodigieuse ; aussi les dégâts qu'elle occasionne sont-ils considérables. On a préconisé, pour détruire l'alucito, les vapeurs ou gaz anesthésiques, tels que la fumée du tabac, le sulfure do carbone, etc.
ALUCITINÉS n. m. pi. Sous-famille d'insectes microlépidoptères, famille des ptéroplioridés, renfermant les ptérophores ornéodes {alucites) et formes voisines. — Un
ALCCITINÉ.
ALUDE ou ALUTE (lat. atula, peau molle) n. f. Peau souple ot tendre, ayant gardé sa fleur, et qui a été retournée ot mégissée : Les lexicographes du xill" au XV siècle confondent /'alude avec le cordouan. (Gav.)
— Encycl. L'alude est cette basane orJinairement teinte en vert, d'aspect polucheu.v, dont ou se sert pour recouvrir les registres.
ALUDEL n. m. Nom donné à un système de poteries do formes diverses construites de manière à pouvoir, en s'emboiiant les unes dans les autres, former un tuyau. L'appareil composé il'aludets servait pour différentes sublimations ; on fait usage aujourd'hui d'appareils plus commodes, il On désignait encore par ce mot 1 Assemblage des tuyau.x partiels, qui forment le tuyau entier.
Alucite (j
3 fois).
ALTMUNSTER - ALUMINE
ALULE (lat. aiula, iliminut. do ata. aile) n. f. Ornith. Ftout do l'ado d'un oJHoau. m Kntom. Potito <^'caille qui 8e trouve a lorigino do l'ailo do quelque» ifiHOClcs diptères.
ALUMEZXE (du vieux franc. alemeUe, lat. lamella) n. f. Larno do toute armo, on géni'^ral, ol en particulier celle d un couteau ou d'une <5péo ; ijux fera alumkllk» dépéeê à deux mains et mettra allmkllk» d'i-pt-e» et (/«f/ue#... (Statuts des couteliorH, I50r».; n C.j mot so prenait ausni quelquefois dans lo Hons do l'armo clle-m'^ine, notamment d'une épéo : CharleH mit tantôt à la main ton alumrllk. (Lettres do Charles VI, 1420. j
— Cost. .Sorte do soutane sans manclies. (On no dit plus
que SOUTANKLLK.)
— Mar. Nom dount') à des plaques do fer clouées daos les mortaises des (îoiivcrnails.
— Techn. Sorte do couteau servant à gratter, à polir le buis, récaille, la corne.
ALUMIANE II. f. Sulfate d'alumino anhydre (Al'SO*).
ALUMINAGE n. m. Opération qui a pour objet do produire un dt-put tVnxydo d'alumine sur un tissu, afin de lo rendre propre à recevoir uno teinture.
ALUMINAIRE adj. Se dit do pierres volcaniques qui conlienncnt do l'alun tout formé.
— n. f. V. AI.L'MINITK.
ALUMINATE n. m. Chim. Sel où l'alumino joue le r61o d'acide, ii On dit aussi aluminiate.
— Miner. Dénomination générique sous laquelle on désigne un certain nombre de minéraux, dans la composition desquels entre l'alumine, n AUwiinate de glucine ou Cymophane, Minéral d'un jaune verdâtre ou d'un vert d'émeraude, rayant la topaze, se laissant rayer par le corindon, infusibie au chalumeau. \\ Aluminate de magnésie. Minéral de couleurs variées, rayant lo quartz, rayé par lo corindon, se présentant sous deux formes dominantes, l'octaèdre et lo dodécaèdre ; on lui donne les noms de rubig spinelle, roupe; jmhis hâtais, rose; rubicelle, jaune ; ceylonite ou canaite, vert, bleu ou brun; chlorospinelte, vertpré ; pléonaste, picotine, noir ; puis la spinelle de fer, manganèse et magnésie ou jacobsite ; Vaiumiuale de magnésie et de fer ou hercynite; 1 aluminate de magnésie et de zinc ou gahnite, creittonite, dysluite; Valuminate de maynésie, fer et chrome ou chromite.
— Encycl. Chim. Les atuminafes dérivent d'hydrates d'alumino dont l'hydrogène est remplacé par un 'métal; les aluminates do potassium, do sodium et de baryum sont solubles, les autres ne le sont pas.
Valuminate de potassium, K"O.APO* ou Al'O'.K*, correspond à l'hydrate A1'0»,H'0 ou Al'O'K* ; il a été obtenu par Frémy en fondant au creuset d'argent un excès de potasse ; sa dissolution laisse déposer à l'évaporation des cristaux do formule A1'0*K*,3H'0.
Valuminate de sodium, qui a pour formule Al*0»Na*, correspond à l'hydrate A1*0'H' ou 2A1'0*,3H'0; c'est un produit industriel, employé comme mordant en teinture, et obtenu en chauffant au rouge deux parties de bauxite (alumine hydratée ferrugineuse) et une partie do carbonate do sodium.
Valuminate de baryum Al'0*.Ba ou APO'.BaO est soluble dans dix fois son poids d'eau ; il cristallise avec quatre molécules d'eau (4H'0) par addition d'alcool à la solution.
Le calcium forme avec l'alumine plusieurs composés insolubles et difficilement fusibles. Il est probable qu'un de ces aluminates se forme dans les chaux hydrauliques et les ciments pendant la cuisson, et que son hydratation contribue à la prise de ces matières sous l'eau.
Un grand nombre d'aluminates naturels ont été reproduits par Ebelmen en mélangeant l'alumine avec l'oxyde du métal dont on veut avoir 1 aluminate et en chauffant ce mélange en présence de l'acide borique ou du borate de sodium.
ALUMINE (du lat. alumen, alun) n. f. Oxyde d'alumi-
— Encycl. Miner. Valumine existe à l'état anhydre APO* et à l'état d'hydrates divers. Anhydre, elle cristallise dans le système rhomboédrique et possède une densité voisine do 4, uno dureté peu inférieure à celle du diamant (9); c'est une pierre précieuse que l'on rencontre surtout dans les Indes, au Thibct et ù Ceyian. Quand elle est incolore, elle constitue le corindon ; quand elle est colorée par des oxydes métalliques, elle prend différents noms : rubis [rouge), topaze orientale (jaune), saphir (bleu), améthyste orientale (violet pourpre). Cristallisée avec du sesquioxyde de fer, elle constitue l'^meri, minéral très dur qui, réduit en poudre, sert à polir le fer, l'acier, les places et les cristaux naturels. La. gibbsite est l'hydjate H'APO* ; le diaspore est l'hydrate H'APO*. La èauxite est un hydrate amorphe en masses terreuses contenant plus ou moins de fer.
Les composés naturels où entre l'alumine sont très nombreux : citons les feldspaths, les micas, les argiles, et une multitude d'autres silicates, de fluosilicates (/opaze), des phosphates et ffuophosphates {turquoise, toavellite, amblygonite, childrénite), des sulfates (alunite), etc.
— Préparation. On obtient l'alumine pure à l'état d'hydrate gélatineux AP0*,3H'0 en précipitant une solution d'un sel soluble d'aluminium par lo carbonate d'ammonium. On l'obtient encore très pure et exempte de fer en décomposant une solution d'aluminate do sodium par un courant d'acide carbonique.
Pour préparer l'alumine anhydre, on calcine l'hydrate d'alumine ou encore l'alun ammoniacal. Elle se présente sous forme do poudre blanche, légère, sans odeur ni saveur, happant à la langue. Elle n'est fusible qu'au chalumeau oxyhydriquo; elle communique son infusibilité aux argiles, baleinée à haute température, l'alumine est insoluble dans l'eau ; mais elle s'y combine avec dégagement de chaleur quand elle n'a pas été calcinée au-dessus du rouge naissant, ot, dans ce cas, en se refroidissant à l'air humide, elle peut absorber jusqu'à ts p. 100 d'eau.
L'alumine calcinée so dissout difliciicment dans les acides et les alcalis.
L'alumine hydratée AP0V3H'0 est blanche : séchée, elle devient translucide. Elle ioue le rôle d'acide et de base et so dissout dans les aciaes, les alcalis et les terres solubles (baryte, strontium), très peu dans l'ammoniaque. Maintenue longtemps à l'ébullition, elle cesse d'être soluble ; sa composition serait alors représentée par la formule A1*0*,2H'0. L'alumine hydratée retenant avec énergie les matières organiques, il suftit de la mettre au con-
ALUMINER - ALUN
tact des matières colorantes pour qu'elle en f ^sorbe la r^nuleu? • les composés insolubles qui se forment alors ont reçu "e nom d?^«î"« et sont utilisés dans la pemture of.lans l'industrie des papiers peints.
1 AlmSie noluble. Il existe deux variétés d alumine soh^ble r^ulable par les acides, les alcalis et la plupart dos sels? LÎpremièïe, que Graham appel e li^mélalumme sof«6te, à été obtenue 'en faisant bouiliir d'une façon connue pendant dix jours une solution «'endued acétate d aluminium; si l'on évapore sa solution, on obtient 1 hydrWe Al'O' 2H'0 à l'état gommeux. L'autre, que Gra lam nomme alumine soluble, a été obtenue en mettant sur le dialyseur unesolution d'alumine dans le chlorure d al"™'"'""' ■ ^ ^'"mine colloïdale reste sur le dialyseur après d ffusion du chlorure. La métahimine est faiblement alcaline; 1 alumine soluble de Graham n'est pas alcaline et ne constitue pas un mordant. . t,. ,
— Alumine crislalUsée. Valumine cristallisée ou çoîihdon a été reproduite pour la première fois par Ebelmen ; l'alumine amirphe, dissoute dans le borax fondu au leu d'un four à porcelaine, cristallise par suite de la volatilisation du Éorax; si l'on ajoute un Peu d o'^.yde de chrome, on obtient des cristaux rouges chimiquement identiques au rubis. Le corindon a ete prépare par Devillc et Caron ; en volatilisant le fluorure d aluminium en présence de l'acide borique, on obtient du fluorure de bore et Te Illumine cristallisée. Si l'on ajoute un peu Je fluorure de chrome, on obtient la coloration du saphir »" 'i'i f"'''^ • une grande quantité donnerait le corindon vert. Debray a reproduit \e corindon en chaufl-ant dans un creuset de platine du phosphate d'aluminium avec un excès de suiiate âe potassium ou de sodium. Indiquons encore la méthode de Senarmont, qui consiste à chauffer à 350 degrés une solution de chlorure d'aluminium : on obtient a la lois le corindon (alumine anhydre), le diaspore (alumine hydratée En dernier lieu, Frémy et Verneuil ont pu préparer de grandes masses de rubis ressemblant parfauement au rubis naturel, mais impropres à la taille. ALUMINER v. a. Mélanger, combiner avec l'alumine. ALUMINERIE (rad. alumine oa alun) n. f. Ff''|'i4"e d'aluminium, il Lieu où se vendent les objets labriqués avec l'aluminium. Il Fabrique d'alun.
ALUMINEUX, EHSE adj. Qui contient de l'alumine; qui en est formé ; qui en a les propriétés : Aau alumineuse. Terrain alumineux.
ALUMINIATE n. m. Chim. V. ALUMINATE.
ALUMINICO (rad. alumine), mot invar, qui entre dans la formation des mots qui désignent la combinaison du sel aluminique avec un autre sel ; Alumimco-ammomaque, — barytique, — calcique, — silicate, etc.
ALUMINIDES n. m. pi. Famille minéralogique renfermant les espèces contenant de l'alumine. — Un aujminide. ALUMINIER (é) n. m. Celui qui fabrique de l'aluminium. ALUMINIÈRE n. f. Techn. V. alunière.
ALUMINIFÈRE (du lat. alumen, alumine, et ferre, porter) adj. Qui contient de l'alumine.
ALUMINIQUE adj. Se dit des sels résultant de l'action des acides sur l'alumine.
ALUMINITE (H"A1'S0") n. f. Sultaté d'alumine existant en masses mamelonnées, à surtaces lisses, blaiiches, douces au toucher et happant à la langue. Espèce dediee à Webster. Syn. de webstkrite.
ALUMINIUM [om- - rad. alumine) n. m. Corps simple métaUuiue^.^ ^ ,^^^^^^.^^.^^^ ^ ^^^ obtenu pour la première fois en 1827 par le chimiste allemand Wôhler en décomposant le chlorure d'aluminium par le potassium. Mais la connaissance do ses propriétés et des moyens do le préparer industriellement est due à Henri bainte-Claire UeviUe, et date seulement de 1854.
— Propriétés PHTSiycES et chimiques. L aluminium est un métal d'un beau blanc tirant légèrement sur le bleu, surtout lorsqu'il a été écroui; il peut se brunir et se polir facilement. Ce métal est malléable, ductile et se moule très bien ; il se forge à chaud, et peut se debil.er en euilles, comme l'or et l'argent. Il fond à 650 degrés. L aluminium fondu a pour densité 2,56; c'est le plus léger de tous les métaux usuels. Quand il est lamine, il resonne comme une lame de verre qu'on frapperait d un coup sec. C'est un bon conducteur de l'électricité et de la chaleur. Sa chaleur spécirtque est très grande, par rapoort à celle des métaux usuels ; son pouvoir émissil est laible. Ce métal est inoxydable à l'air sec ou humide ; même à la température du chalumeau hydrogène et oxygène, il ne s'oxyde que très faiblement lorsqu'il est pur. L eau est sans action sur lui. Les acides sulfurique et nitrique, légèrement étendus d'eau, ne l'attaquent pas à froid, mais le dernier de ces acides le dissout quand il est bouillant. L'acide sulfhydrique na aucune action sur lui, 1 acide chlorhydrique a peu d'action sur le métal bien pur, mais il attaque avec une très grande énergie l'aluminium du commerce. Le chlore, le brome, l'iode donnent avec 1 aluminium des chlorures, bromures, iodures. Les solutions alcalines agissent avec une très grande énergie sur ce métal; cependant, un dégagement de gaz ammoniac sec ne le ternit que faiblement. Les acides acétique et tartrique n'agissent point sur l'aluminium, même lorsque le contact est prolongé ; un mélange de vinaigre et de sel marin agit lentement, mais sensiblement, sur ce métal.
Le sel marin et le chlorure de potassium sont sans action sur ce métal. Les autres chlorures métalliques sont décomposés. , .
L'aluminium forme des aUiages avec le sodium, le 1er, le plomb, le zinc et le cuivre, l'argent, et s amalgame assez facilement. , , ,
Le poids atomique de l'aluminium fixé par la chaleur spécifique étant do 27,5, on est conduit à formuler 1 oxydo d aluminium Al'O'; or il se trouve précisément que 1 alumine est isomorphe des sesquioxydes de fer, manganèse, chrome, qui ont une formule analogue; d'autre part, les sels d'aluminium, avec un double atome de ce métal fonctionnant comme hexatomique, sont constitues comme les sels ferriques, dont ils sont isomorphes. L aluminium se rapproche donc dos métaux de la famille du fer; il s en distingue en ce que son oxyde est irréductible par le charbon, et en ce qu'il ne fonctionne jamais comme diato-
mique et, par suite, ne donne que des sels analogues aux sels ferreux. „ • j-
— MÉTALLURGIE DE L ALTJMiNiDM. Il cxiste divers procédés de fabrication. Procédé Sainte-Claire Deville. Il consiste à décomposer le chlorure double d'aluminium et de sodium par le sodium, et à ajouter de la cryolithe qui joue un rôle de fondant et permet au métal de se rassembler. Les proportions de matières à employer sont les suivantes : 2 parties do sodium, 12 de chlorure et 5 de cryolithe. La réduction s'opère sur la sole d'un four à réverbère. On obtient le métal pur après plusieurs fontes successives.
Le procédé Sainte-Claire Deville prit rapidement un grand développement et produisit de 1 aluminium en quantité considérable à l'usine de Nanterre jusqu'en 1S77.
A partir de cette époque, de nouvelles et importantes découvertes transformèrent complètement le mode de fabrication ci-dessus. On n'eut plus recours qu'aux procédés électriques et éleotrolytiques, dont le principal est du à Ad. Minet, de Creil. , , , o ,. ,
L'clectrolyse de la cryolithe, fluorure double de 1 aluminium et du' sodium, en présence du chlorure de sodium, donne de bons résultats. Le sodium se dépose au pôle négatif et met en liberté des gouttelettes d'aluminium. L'électrolyse est effectuée à 1.000 degrés environ, afin que la cryolithe et le chlorure de sodium soient maintenus en fusion.
— Procédé Adolphe Minet, l-.i cryoliciie et le chlorure de sn dium sont fondus dans une cn\r en fonte, revêtue d'une garniturr en maçonnerie, [fig. i).
Ce mélange est électrolysé ;i l'aide de deux électrodes en charbon aggloméré : A. B. Sous la cathode B se trouve un creuscl en terre où se rassemble le mé- [. , , ,
tal. On établit la cuve en dérivation sur le pôle négatif par l'intermédiaire d une résistance R qui ne laisse passer que les -^^ du courant : les
parois do la cuve sont alors recouverts d'une couche d'aluminium qui les protège de l'action du bain en fusion. L'intensité du courant varie de 89 à 1.430 ampères, et la température entre 900 et 1.100 degrés.
On maintient la composition du bain constante par 1 addition d'alumine et de fluorure d'aluminium. Le rendement est de 60 p. 100. . . , j i
— ALLIAGES d'alcminicm. L alunimium lorme des alliages avec différents métaux, tels que : le cuivre, le fer, le plomb, le zinc et un amalgame avec le mercure. Les principaux procédés de préparation de ces alliages sont dus à Héroult d'une part, et Cowles d'autre part.
— Procédé Héroult. Dans ce procédé, le courant sert a fondre et à décomposer l'alumine. Le fond du bain est constitué par le métal dont on veut avoir l'alliage.
Ija réduction s'effectue dans une cuve en lontc revêtue ntérieurement de plaques
de charbon conducteur i/ifl. 2). Cette caisse et le charbon communiquent avec le pôle négatif d'une dynamo. On y introduit le métal et l'alumine. Le courant passe de l'électrode positive B, qui est en charbon, au métal en traversant l'alumine A. Comme celle-ci est très résistante, il se produit une grande élévation de température, qui détermine sa fusion. Le courant la décompose, et l'aluminium se porte sur le métal qu'on avait introduit et qui est l'électrode négative.
— Procédé Covtles. Ce procédé consiste à réduire l'a- ■ lumine par le charbon aune i ij 2 température élevée produite
par l'arc voltaique. Ce procédé sert à fabriquer le bronze d'aluminium et le ferro-aluminium. On introduit un mclan"o de 'bauxite et de charbon et le métal dont on veut avoir l'alliage dans un appareil disposé comme le creuset Siemens. Sous l'influence d'un courant très intense, 1 alumine est décomposée,. et l'^'^minium libre se combine avec le métal. Le revêtement intérieur du four est un mélange de charbon et de chaux, substance 'solan e et rùfusiWe. La machine donne un courant q"';v.a"e de 3.000 à 5.000 ampères. Un coupe-circuit en plomb, fusible a 8.000 ampères, évite tout accident. rol,„«in;„m
— Usages ue l'aluminium. Tout d abord, 1 aluminium est resté un métal relativement.cher et "^^'ite employé que dans la bijouterie et l'orfèvrerie d art. On en fait aujour d'hui grâce à son prix de revient peu élevé des instruments d'opiùfue'dcs accessoires de machines, des ustensiles de cuisine et même des bateaux, des véhicules, etc.
Le bronze d aluminium à 10 p. 100 sert à la fabrication de beaucoup d'objets. Grâce à son innocuité parla ne, à son éclat, qui rappelle celui du vermeil, on en fait des le?vicercomplets,'^dos bijoux, des boites de montre des Sales, etc.'^On emploie pour fabriquer les conducteurs électriques, un bronze d'aluminium phosphore .
Le prLx de l'aluminium a considérablement baissé ; le prU du premier kilogramme d'aluminium fabnq"* par Deville en 1855 était d'environ 3.000 francs; en 1856, ce Svalait 375 francs le kilogr. ; en 1862, '^^ f;a"cs ■ «» 1890, les procédés électriques sont utilises dans p usicurs usines l'aluminium est livré à 90 francs le kilogr., et aujourd'hui le commerce le fournit à moins de 20 francs le kilogramme.
COMPOSÉS DE l'aluminium
Oxiide d'aluminium. Y. alumine.
-Chlorure dalnminiiim Al'CI". On peut préparer le chlorure d'aluminium en réduisant l'alumine par 1 action combinée du chlore et du charbon, ou bien «nefe. «" 'a'; passer sur de l'alumine bien desséchée et chauffée au ?ou"o dans un tube un mélange d'acide chlorhydrique et de sulfure de carbone en vapeur.
Le chlorure d'aluminium est incolore, transparent, ses cristaux sont très déliquescents. Il est facilement fusible (190°) et volatilisable. Sa dissolution dans l'eau est accompagnée d'un grand dégagement de chaleur. La solution coSceatrée laisse déposer l'hydrate APCI' -f 12H O. Le chlorure d'aluminium fondu est décomposable par le courant d'une pile. Friedel et Crafts ont trouvé en ce corps un puissant instrument de synthèse organique, en particulier pour les corps de la série aromatique.
Le chlorure d'aluminium hydraté s'obtient par doub e décomposition du sulfate d'aluminium et du chlorure do baryum ; si l'on prenait le chlorure de calcium, on obtiendrait un chlorure double déliquescent.
Chlorures doubles d'aluminium. En se combinant aux chlorures alcalins, le chlorure d'aluminium donne des chlorures doubles moins altérables que le chlorure simple; ils sont fusibles vers 200» et volatils au rouge sombre. On les prépare en réduisant un mélange d'alumine et de charbon auquel on ajoute le chlorure sur lequel on veut opérer, par le chlore. ,
Bromure, lodure et Fluorure d'aluminium. Le ch.orure et le bromure se préparent directement. Le fluorure s'obtient anhydre en traitant l'alumine par l'acide fiuorhydrique en excès, ou le sulfate d'aluminium sec par la cryolithe à équivalents égaux. Le produit est distillé dans un courant d hydrogène à l'aide d'un tube en charbon de cornue. Fluorure d-aluminium et de sodium Al'Fl* -|- 6NaFl. Il constitue la cryolithe. (V. cryolithe.) On l'a reproduit artificiellement, il sert à la préparation de l'aluminium. Sulfate neutre d-ahiminium Al'.(SO')' ou Al'O'.sSO-. Te sulfate est peu soluble dans l'eau, presq^ue insolublo 4ans l'alcool. Il cristallise avec 16 molécules d eau. Chauffé au rouge, il laisse un résidu d'alumine pure. Le sulfate neutre d'aluminium se prépare en grand en traitant les argiles par l'acide sulfurique. Si l'on veut avoir du sulfate d'aluminium exempt de fer, on précipite ce métal à 1 état de bleu de Prusse par le cyanure jaune.
Il existe plusieurs sulfates basiques formés par la substitution dos radicaux Al'O et Al'O" à l'hydrogène de 1 acide sulfurique SO-H'.
— Phosphates d'aluminium. Le phosphate neutre d aluminium (Ph 0')'AI' s'obtient en précipitant une solution neutre d'alumine par le phosphate de soude ordinaire. Il retient, quand on le dessèche à l'air, 9H'0. Il est soluble dans les alcalis et dans les acides, sauf l'acide acétique. On a pu fonder sur cette insolubilité un procédé de dosage volumétrique de l'alumine. Il existe dans la nature un certain nombre de phosphates doubles d'aluminium et d'un autre métal : la childrénite, la turquoise, ainsi que des fluophosphates naturels, comme la wawelbte.
— Silicates d'aluminium. Ces silicates forment une partie importante de la croûte terrestre. C'est ainsi que les feldspatlis (v. ce mot) sont des silicates doubles d'aluminium et de potassium ou de sodium, mélangés à des silicates de magnésium ou de calcium; les argiles (v. ce mot) sont des silicates d'aluminium hydratés, de composition variable, renfermant aussi des silicates de sodium, potassium, calcium, magnésium ou fer.
Caractères analytiques des sels d'aluminium. Les solutions salines d'aluminium ont une saveur astringente et une réaction acide au papier de tournesol. Les acides ny produisent pas de précipité ; la potasse et le sulfhydrate d'ammoniaque, le phosphate de sodium y donnent un précipité d'alumine hydratée soluble dans la potasse on excès et dans les acides. L'ammoniaque, les carbonates alcalins, le carbonate de baryum donnent un précipité non soluble dans un excès de réactif. ,
Les solutions des aluminates alcalins ne précipitent pas par le sulfhydrate d'ammoniaque, mais bien par un courant prolongé d'hydrogène sulfuré et par 1 ammoniaque L'alumine ou un sel d'aluminium calciné se colore en bleu quand on le chauffe après l'avoir humecté d'azotate do cobalt, et ne fond pas au chalumeau. L'aluminium se dose à l'état d'alumine.
AluMNA [nourrice), surnom de Cérès.
ALUMNAT I hm'-na) ou ALUMNEUM {lom'-né-om') — du lat a/imiims,' nourrisson, élève) n. m. Mot employé en Allema-ne et aux Etats-Unis pour désigner des internats s.'olairo's. 11 En France, Mot appliqué par quelques ordres religieux, spécialement par les Assomptionistes, a certains de leurs établissements d'instruction secondaire, réservés à leur propre recrutement.
ALUMNISTE [lom'-nist') n. m. Elève d'un alumnat. ALUMNOL n. m. Nom usuel du naphtol sulfonate d'alumine. (C'est une poudre blanche soluble dans l'eau et dans la glycérine, utilisée comme antiseptique de la peau et des muqueuses en solution au titre de 20 à 50 p. 100.) AlUMNUS {nourricier), surnom du Jupiter.
ALUMOCALCITE (du lat. alumen, alun, et calx, calcis. chaux) n. m. Nom donné à un hydro-silicate 1 alumine très siliceux. (C'est une variété d'opale.)
ALUN (du lat. alumen, même sens) n. m. Terme génériam' par leiiuel on désigne des sulfates doubles que forment les sulfates d'aluminium, de fer, de chrome, avec les sultatts des métaux alcalins, potassiums, sodiuins, ammoniums.
Encycl. Miner. Les aluns se présentent dans la nature à l'état de sulfates doubles d'alumine et de bases diverses. Citons: Valun d'ammoniaque ou tscherraigilc. Valun de soude ou mendozite, Valun de magnésie ou pukeringite, Valun de manganèse ou apjohnite, la(un de /tr ou halotrichite, etc. .
— Chim. L'alun ordinaire, ou alun potassique, est un sulfate double d'aluminium et de potassium. C'est un sel blanc, cristallisé en gros octaèdres réguliers. Il est plus soluble à chaud qu'à froid dans l'eau. Il a un goût sucre d'abord, puis stvptique et amer. La chaleur lui enlève une partie de l'e'au qu'il renferme et lui fait subir la lusion aqueuse. Si on le refroidit dans cet état de fusion, il prend un aspect vitreux, sous lequel on lui donne le nom d'alun de roche (on le tirait anciennement de Rocca, lu Syrie). Si l'on continue à le chauffer, il abandonne peu a p'eu toute son eau et se boursoufle considérablement, de manière à s'élever au-dessus du creuset en une masse spongieuse, appelée vulgairement champignon daiun. L alu^n ainsi obtenu est anhydre et constitue Valun culnne. L'alun fixe les matières colorantes. Il rend imputrescibles diverses matières animales. L'alun est employé en teinture comme mordant. On l'utilise également pour la clarification des eaux limoneuses, la conservation dos peaux, le collage du papier, le durcissement du plâtre, etc. fcnhn,
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il ost usitd on médocino comme astriiigont, ot, lorsnu'il est calciii<5, commn <!.aiistit|iii'. — L'alun ortlntairo a ijovir fornuilo (S„','AIM s-k'-t :'ill (). Dans Valim de sodmm. lo suaiiini ihui lien ,hi |M,ia,MHiii, Il on ost do mômo pour 1 alun aniiiiciHiai al, d:in . I,'i|u,i 1 animoniai|uo so subslituo |l 1 nlunniiiuiu. Knlin, ilaii.s lus .((«ils de chrome, de fer, iMc, laluinuuuni ost romplaco j)ar lo chromo, lo for, otc. (,>Maiu a Vaim de plume, ainsi nommé parce qu'il se trouve en lil)rus blanches ot soyousos, c'est un alun do maL'nésium ot do l'or. ^
La préparation do l'alun a été monopolisée par les Syriens iusi|u'au XV siècle, énoc.uo à laquelle le Génois .Jean do Castro 1 mtroduisit eu Italie, d'où elle pénétra pou a pou danslcs autres parties de l'Europe. On fabrique auj.uud luii l'alun par trois procédés, qui sont: la méthode italionno au moyen de l'alunite ou sulfate d'alumino lo traiioincut dos arides par l'acide sulfuriquo ot l'emploi ,i,..i ^, in^L.v •' '"■'iineux. Cotte dernière méthode est aujouriloyée. La préparation do l'alun au moyen
: -'stée lomonopolo deritalioetdol'Oriont,
et sa iiruiliiction a considérablcmont baissé. L'emploi du dou.'iiémo procédé (ou procodé Chaptal) est utilise dans quelques usines on France.
— Fabrication de l'alun au moyen des schistes. Lo traitement dos schi.stos aluminoux so pratique sur une vasto échelle en Franco, on Allemagne et aussi en AnKletcrro, on grillant ces schistes quo l'on dispose par couches successives de .'iO à 60 centimètres d'épaisseur sur d autres couches successives do fagots. L'opération du grillage dure deux mois environ. On romplaco souvent les tagots par de la houille. Dans ce dernier cas, on obtient du sutfale dammonium, tandis quo, dans le premier cas, le produit de la combustion est du sulfate de potassium. Los résidus, soigneusement rocuoillis, subissent plusieurs lavages, ce qui permet d'obtenir des dissolutions d'alun ot 00 sulfate d'alumino; le sulfate de fer so sépare peu à peu de la dissolution par cristallisation on concentrant de plus en plus los eaux mères. On transf.irrae enfin le sulfate d alumine en aluu par une adjonction, à la solution du sel précédent, d'une dissolution do sulfate do potassium ou d'ammonium. L'alun so précipite sous forme de poudre blanchâtre que, dans l'industrie, on désigne sous le nom de farme d'alun ou alun en farine .■ on lu. fait subir de nouveaux lavages avant de terminer la fabrication par la cristallisation. Cette opération a lieu dans do grandes cuves en bois à douves amovibles et do forme conique Lalun se dépose sur les douves, qu'on enlève ensuite En Angleterre, on fabrique surtout l'alun de potassium En France, l'alun employé est le plus souvent l'alun d'ammonium ou alun ammoniacal, lo sulfate d'ammonium étant moins cher que celui de potassium, et cet alun pouvant se substituer à l'alun potassique dans le plus grand nombre de ses applications industrielles.
— Préparation de l'alun de potassium au moyen de l'alumte.Le sulfate d'aluminium existe en très grandes masses dans la nature, mais les deux seuls minerais qui donnent lieu à une exploitation importante sont l'alunite, dont le gisement lo plus important est à Tolfa, près de Civita- Vecchia, et une terre porouse et friable, qui renferme de 1 alun natif et qu'on trouve à la solfatare do Pouzzoles près de Naples. Cotte terre se rencontre aux environs de mines d alunite ; il sufrtt de la soumettre à quelques lessivages pour en extraire l'alun.
L'alun et l'alunite contiennent à peu de chose près les mêmes proportions relatives d'acide sulfurique et de potassium. La richesse en alumine varie soûle, et l'alunite en contient une proportion beaucoup plus forte quo l'alun. L alunite peut donc être considérée comme un alun potassique renfermant un grand excès d'alunite. Si l'on calcine modérément 1 alunite, elle se dédouble on alun et alumine La préparation do l'alun au moyen de l'alunite repose sur la reaction que nous venons d'indiquer. On la calcine modérément, puis ou place le produit de la calcination dans des citernes, et on 1 humecte tous les jours avec de l'eau Au bout de trois mois, on enlève la masse, qu'on lessive avec de l'eau bouillante. On laisse reposer, puis l'eau chargée dalun est évaporée. Il cristallise on cristaux cubiques, légèrement colorés en rose par des traces de peroxyde de fer, et constitue le produit connu dans le commerce sous lo nom d'alun de Home. Cet alun est très pur et a ete longtemps préféré aux aluns obtenus par los autres procédés.
— Fabrication au moyen des argiles et de l'acide sulfurique. Au début de ce siècle. Chantai créa cette industrie de toute pièce. La fabrication do l'alun parle procédé que nous allons exposer naquit de l'impossibilité où l'on était a en tirer d Allemagne ou d'Angleterre. Lo principe sur lequel repose le procédé Chaptal est le suivant : l'attaque par 1 acide sulfurique des argdes ou silicates d'aluminium hydrates, ce qui conduit à les transformer en sulfate par élimination de la silice qu'ils contiennent.
Les argiles que l'on emploie doivent être pures. On calcine 1 argile avec précaution, puis on la pulvérise. On commence alors l'attaque par l'acide sulfuriquo. Cette opération s exécute dans de grandes cuves de plomb, munies d un couvercle du même métal. Cette cuve est placée au-dessus du four à calcination, ce qui permet de la chauffer au moyen des gaz qui so dégagent du foyer. On ajoute dans la cuve une quantité d'acide proportionnelle âla ouantited argile qu'elle contient, puis on laisse marcher 1 opération. La température du tout ne tarde pas à s élever à 90» environ, ot la réaction commence. Au bout de doux jours, elle est généralement terminée : la silice se dépose ; I alumine forme du sulfate d'aluminium. On lo de ^If»,» T '"•''""go avec une proportion déterminée de sulfate de potassium ou d'ammonium, selon nuo l'on vout avoir un alun potassique ou un alun ammoniacal
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— Techn. Action d'imprégner d'alun une substance. ■„^^"''^.?7' ^' Î^Pfégner d'alun, tremper dans une disso ution d a un : On alune les étoffes pour que les matières colorantes s ,j fixent ensuite d'une manière solide. n„t^ f'f''' '^'j-P,'"- S'imprégner d'alun; être trempé dans une solution d alun. "^
KIÈm""™'^ °' ^' ^^''"1"^ '^'*''"'- ^y- AI-UMINERIE, ALU-
ALUNEUX, EUSE adj. Qui contient naturellement de