‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 219 sur 828 · ALUN AGE · texte numérisé non relu

ALUN AGE

ALVÉOLAIRE

l'alun : Terrain alonkux. Matière ai,i;nbdsiî. (Quand l'alun n l'st qu';ijouté, on dit aluné.)

ALUNIERE n. f. Mine, fabrique d'alun. Syn. alunerie.

ALONIFÉRE (do alun, ot du lat. ferre, porter) adj. Qui contient do l'alun : Schiste alunifère.

ALUNITE n. f. Sulfate d'alumino naturel d'où l'on tire, on grande partie, l'alun propre au commerce. Sacouleurost blaiicho, grise ou rougeàtro, sa structure concrélionnée ; 1 acido chlorhydriquo l'attaque à peine. On la trouve au voisinage dos anciens volcans, au moût Dore, à Civita-Veochia, etc. Elle a pour formule :

K'SO' + Al' S- 0" + 2 H- AI' 0'.

AlunNO (Mccolo), peintre italien; vivait & Foligno iiciidant la seconde moitié du xv« siècle. Dos tableaux de lui portent les dates de 1458 et do 1499. Contemporain du l'orugin et du Pinturicchio, on s'accorde à penser qu'il aurait eu quelque inlluenco sur ces deux maîtres. La peinture à rhuile étant peu pratiquée à l'époque, Alunno peignit surtout à la détrempe. Il travaillait d'après nature, et los têtes de ses personnages atteignent à une remarquable intensité d'expression. Les églises de San- Agostino à Foligno, de San-Francesco à Assise, et la catliédrale, ont ronfernié ses meilleurs ouvrages. Un gradin d'autel, décoré do scènes de la Passion, point par Alunno, se voit au Louvre.

Alunno (François), mathématicien et philologue italien du xv siècle, né à Ferrare. Il est connu par les JtiehcKes de la langue italienne, ouvrage où il a recueilli les expressions les plus élégantes dont Boccace a fait usage. C était un remarquable calligraphe. Etant à Bologne, il présenta à Charles-Quint le Ci-crfo et le premier chapitro de I Evangile de saint Jean écrits dans l'espace d'un denier.

ALUNOGÈNE (de alun, et du gr. t/énos, naissance') n. m. Nom donné par Boudant au sulfate d'alumine hyaraté, (So')' Ar + ISH'O, soluble, trouvé dans les solfatares, au Vésuve et à la Guadeloupe.

ALURGITE (du gr. alourgcs, teint en pourpre) n. f. Variété de mica, riche en manganèse.

ALUTA ou ALUTE n. f. Petite mouche que les dames romaines so collaient sur lo visage. — Mégisserie. V. alude.

Aluta, Alt, Olt ou Oltu, affluent gauche du bas Danube long d environ 420 Icil., ne dans les Karpathes do ■Iransylvanio. Il arrose ce platoau, puis franchit les Alpes de Transylvanie au délilé de la Tour-Rouge, et court du N. au S. à travers la Roumanie, séparant la Grande-'Valachie 'à l'O.) de la Petite (à l'E.) jusqu'à son confluent avec le Danube, près de Turnu-Mâgurele. Cette rivière, difficilement navigable, a formé la frontière entre l'empire ottoman et l'Empire de 1718 (traite de Passarowitz) à 1739.

ALUTACÉ, ÉE (du lat. alula, peau molle) adj. Qui est couvert d'un réseau ou d'un pointillement fin, serré (ordinairement indistinct sans l'emploi d'un fort grossissement), comparable au tissu de la peau. Cette expression est employée par les naturalistes pour caractériser l'aspect des téguments de certains insectes.

ALUTÈRE (du gr. a priv., ot lulèr, qui délie) n. m. Genre de poissons plectognalhes, de la famille dos sclérodermes, voisins des balistes.

Al'VAR, ville de l'Inde, capitale de la principauté du même nom, à 130 kil. S.-O. de Delhi ; 50.000 hab. La principauté du même nom (Radjpoutana septentr.'i, au S. de Delhi, est un pays montucux, peuplé de 768.000 hab.

AlvARADO, port du Mexique mérid. (prov. de la Vera- Cruz), entre le golfe du Mexique et la lagune d'Alvarado, près de l'embouchure do la rwiére d'Alvarado; 6.000 hab.

Alvarado (Pierre de), un des principaux lieutenants de Fernand Cortez, né à Badajoz à la tin du xv siècle, mort à Avales (Michoacan [Mexique]) en 1541. Il fit partie de l'expédition cliargée, en 1518, d'explorer les côtes du Yucatan, et accompagna, l'année suivante, Cortez au Mexique. Il se signala dans tous les combats livrés dans lAnahuac, fut investi du commandement de Mexico pendant une absence de son chef et chargé de la garde de Montézuma. Sa cruelle répression de la conjuration formée contre les Espagnols par les nobles mexicains souleva la population entière de Mexico, contre laquelle Alvarado se détendit jusqu'à ce que Cortez vint le dégager. Quand, par la suite, les Espagnols furent obligés d^bandonner Mexico, il commanda T'arrière-garde, et sauta, selon la tradition, par-dessus le fossé, très large, qui a conservé le nom de Salto de Alvarado (1" juillet 1520). En 1541, il partit en guerre contre les Indiens du Mexique méridional, et périt dans cette expédition.

Alvarado (Alphonse d'), frère du précédent, né à Burgos au xv» siècle, mort à Lima en 1553, compagnon de Pizarre pendant la conquête du Pérou. Capitaine général du Pérou en 1551, Alvarado, par ses rigueurs, excita dans la prov. du Potosi une révolte dans laquelle il fut vaincu. 11 en mourut de chagrin.

ALVARDE n. m. Graminéo ressemblant au sparte et servant aux mêmes usages.

ALVARELHAO n. m. Nom donné à un cépage du Portugal, répandu sur les bords du Douro, et fournissant avec lo bastardo une grande partie des vins de Porto.

— Encycl. La production de ce cépage est abondante. Caractères : grappe moyenne, peu serrée, rameuse; le pédoncule, un peu herbacé, est long; grains moyens, ellipsoïdaux, juteux et tendres; souche moyenne, écorce épaisse et adhérente. La maturité de Valvarelhao a lieu en Portugal vers la fin août. Il y a deux variétés : l'une a les pédoncules verts, l'autre les a rouges. Syn. LiCAiA ;prov. de Minho).

AlvarengA (Manuel Ignacio da Silva), poète brésilien, né après 1739, mort en 1814. Il fut avocat à Lisbonne, puis retourna au Brésil. On lui doit des œuvres littéraires ot poétiques très estimées, notamment un volume de vers, alaura (.1801).

Alvarenga (Pedro Francisco da Costa), médecin portugais, né dans la prov. de Piaury (Brésil) en 1826, mort à Lisbonne en 1883. Il se li.xa à Lisbonne, où il professa à l'Ecole de médecine. Ses ouvrages, presque tous traduits en français, sont surtout relatifs aux maladies du cœur.

Alvarez, v. du Portugal central, district do Coïmbro fane. prov. do Boira), sur un torrent du bassin du Zezere, ai'll. du Tago ; 3.1.10 hab. — Nom duo parlido du .S.-O. du Mexique, Etat do Guorrcro (ch.-l. Chitapa); 20.500 hab.— Nomdun 11. c6iior do Cuba, arrosant la part. ccDtr.ddllo.

Alvarez ou Alvaro de Lona. Biogr. V. Lona.

Alvarez (François), voyageur portugais, chapelain du roi lOiiimanuel, né âCoimbro vers la fin du xv" siècle. Il fit partie d'une ambassailo quo le roi de Portugal envoyait on Abyssiuio, y séjourna six ans, ot revint eu 1527. Dans la relation de son voyage, qui parut on français «ous le titre de Description de l'Lthiopie (Anvers, 1558), se trouvent lospremières notions précisossur une partie do l'Ethiopie.

.Alvarez (Diego), dominicain ot prélat espagnol, né à Rio-Seco (Vioille-Castille), mort en 1G35. Il fut envoyé à Rome pour v défendre les doctrines de saint Thomas contre celle de Molina, et devint par la suite archevêque do Tram. Dans ses Provinciales, Pascal a criblé de railleries ce théologien. On lui doit un certain nombre d'ouvrages, notamment : De auxiliis divins gralix (Lyon, ion).

Alvarez (don José), sculpteur espagnol, né en 1768 à Priego, mort on 1827. Elève de l'académie do Grenade. Lors de l'occupation des Etats du pape par Napoléon, il fut au nombre des artistes désignés pour décorer le palais doMonte-Cavallo, où séjourna T'cmpereur. Uno figure do Ganymède à l'académie de San-Fernando, les statues do Charles IV et de sa femme, dona Maria Luisa, sont les œuvres les plus réputées de cet artiste, qu'il convient de rattacher par son style à l'école de Canova, auquel il avait

Alvarez (Juan), général mexicain, né en 1780, mort en 1867. Issu dune famille indienne de l'Etat de Guerrcro, il portait le costume primitif des Indiens Pintos. Le premier, il se déclara contre .Santa-Anna (1854), contribua à sa défaite (août 1855), devint président de la République, entra à Mexico et proclama la confiscation des biens du clergé (1856). Après avoir abdiqué, fatigué de son rôle do réformateur, Alvarez se retira à Acapulco. 11 se rallia à

Alvarez (Albert-Raymond Gouron, dit), chanteur français, né à Bordeaux en 1861. Il fut d'abord corniste et sous-chef de musique dans un régiment do ligne. Avant donné sa démission, il prit des leçons do chant, débuta à Paris dans un café-concert, puis entra au grand théâtre de Marseille. Engagé à l'Opéra de Paris (1892), il s'est fait remarquer par sa voix de ténor souple et étendue, par ses qualités de chanteur et de comédien. Il a été surtout applaudi dans Faust, Lohengrin, la Walkyrie, Samson et Dalila, Thaïs, la Montagne noire, Sellé, la Burgonde, le Prophète, etc.

Alvarez de Castro (Mariano), officier espagnol,

né à Osma vers 1770, mort à F'iguières vers 1809. Chargé, lors de l'invasion des Français, du commandement de la place de Girone, il s'y défendit pondant soLxante-dix jours avec une faible garnison. Lorsque Girone dut se rendre, il refusa de signer la capitulation, et fut emmené prisonnier à Figuières, où il mourut.

Alvarez de Toledo. v. Toledo.

Alvarez do Orœnte (Ferdinand D'), poèto portugais, né à Goa, mort vers 1595. Il vécut dans l'Inde et est connu par une pastorale mêlée do prose et devers, intitulée Lusitania Iraiisformada (Lisbonne, 1607), dont lo style se rapproche de celui des Lusiadcs.

Alvarez y Bougel (don Anibal), architecte espagnol, né à Rome en 1810, mort à Madrid on 1870. Il devint membre de l'Académie de San-Fernando, puis, en 1844,

Professeur et ensuite directeur de l'Ecole d'architecture, es principaux monuments élevés par cet architecte distingué sont : l'hôpital de la Princesse, à Madrid, et la banque de Fomente.

ALVEARIUM (lé, om' — mot lat. qui signifie niche d'abeilles) n. m. Nom sous lequel on désigne la partie du conduit auditif externe où s'effectue la sécrétion du cérumen.

AlvENSLEBEN (Philippe-Charles, comte d'), ministre prussien, né à Hanovre en 1745, mort à Berlin en 1802. Il remplit des missions diplomatiques et fut ministre des affaires étrangères. Il a publié : Essai d'un tableau chronologique des événements de la ûue^'re, depuis la paix de Munster jusqu'à celle de Uubcrtsbourg (Berlin, 1792).

Alvensleben (Charles-Gebhard), général au service du roi do Prusse, né et mort à Schochwitz (1778-1831). Il prit part à la bataille d'Iéna, devint aide de camp du roi de Prusse, se distingua à Lutzen, Bautzen, Dresde, et fut promu lieutenant général en 1829.

Alvensleben (Albert, comte d'), homme politique prussien, né à Halberstadt en 1794, mort à Berlin en 1858. Il fit les dernières campagnes contre Napoléon, et entra, en 1817, dans la magistrature. Démissionnaire en 1827, II fut, en 1832, nommé conseiller d'Etat, puis envoyé, en 1834, à la conférence ministérielle de Vienne. En l'sse, il devint ministre d'Etat. Nommé, en 1837, directeur général de l'industrie, il contribua à la création du Zollverem. Elu, en 1849, membre de la première Chambre de Prusse, il y fut lo chef d'une des fractions les plus réactionnaires do cette Assemblée ; il alla siéger, en 1854, à la Chambre des seigneurs.

Alvensleben (Gustave d'), général prussien, né à Eicbenbarleben en 1803, mort à Gemrode en 1881. Lieutenant général en 1863, commandant du 4» corps lors do la guerre contre l'Autriche (1866), il devint général d'infanterie en 1868. En 1870, il fut mis à la tête du 4' corps, assista à la bataille de Sedan et coopéra à l'investissement do Paris. — Son frère Constant, également général prussien, né à Eichenbarleben en 1809, mort en 1892, prit part aux guerres contre le Danemark (1S64), contre l'Autriche (1866), et fut promu lieutenant général. En 1870, il commanda lo 3' corps de l'armée du'prince Frédéric-Charles. II se distingua à Mars-la-Tour, Gravelotte, puis il prit part aux opérations sur la Loire. De retour en Allemagne, il fut nommé général d'infanterie.

ALVEOLAIRE adj. Qui appartient, qui a rapport aux alvéoles des dents.

— .irtère et Veine alvéolaires. Branche des artères et des veines maxillaires internes, n Iferfs aivéolaires. Rameaux du nerf maxillaire supérieur.

Alvéole.

ALVl'OLAIRE — AMA

ALVÉOLAIRE n. f. Genre de bryozoaires cérioporides fossiles, des terrains crétacé et tertiaire.

ALVÉOLA RI FORME (de alvéole, ot forme) adj. Qui a la forme d'une alvéole. Sjn. alveoliforme.

ALVÉOLE {lat. alveolus, petite auge, petit vase) n. f. d'après l'usage et masc. d'après l'Académie. Cellule que les abeilles construisent pour y déposer leurs œufs et leur miel : Chaque abeille ason M.vèoL.iù.Y . abeillk, apici'LTURE.

— Par compar. : A Paris, toute abeille trouve son alvéole. (Balz.)

— Par anal. Chacune des cavités dans lesquelles les dents sont enchâssées : Les dents qm lont tomber tiembhnt dans leurs alvkolbs. il Toute cavité dans laquelle une chose est encastrée, retenue : Z'alvéole d'un diamant.

— Artill. Tenon qui, dans cortains systèmes d'artillerie rayée, est fixé à la surface des projectiles oblongs, pour les guider dans les rayures. ^

— Bot. Petite cavité dans laquelle lu se fixe ordinairement un organe. -^

— Encycl. Anat. Les alvéoles dentaires varient comme les dents ellesmêmes ; celles qui ont leur cavité divisée par dos cloisons sont destinées à contenir des dents ayant plusieurs racines ; chaque racine a son alvéole. Les alvéoles sont

Eercées à leur extrémité de trous par lesquels passent îs vaisseaux et les nerfs dentaires.

— Alvéoles pulmonaires, Les derniers culs-do-sac terminaux des subdivisions bronchiques.

ALVÉOLÉ, ÉE adj. Qui est composé d'une agrégation d'alvéoles.

ALVÉOLIFÈRE (du lat. alveolus, alvéole, et ferre, porter) adj. Qui a dos alvéoles.

ALVEOLIFORME adj. V. ALVÉOLARIFORME.

ALVÉOLINE (rad. alvéole) n. f. Genre do foraminifères de la familio des miliolidés. caractérisés par une coquille ayant l'apparence do la porcelaine, à une ou plusieurs chambres.

Les aivéolines, rares à l'époque actuelle, abondent dans le cénomanien et réocène.

ALVÉOLITE (du lat. alveolus, alvéole, et du gr. lithos, pierre. — L'orthogr. ratioun. serait ALvÉoriTHE) n. m. Genre de polypiers pierreux, voisin des tubulipores. La plupart des espèces sont fossiles et appartiennent à la base dos terrains tertiaires.

ALVÉOLO- DENTAIRE

adj. Qui intéresse les deut-i et leurs alvéoles. Se dit des canaux sanguins et des filets nerveux qui se ramifient dans les parois des alvéoles et dans les dents

OB? Vt

s; 3. Coupe de;

ALVÉOLO-LABIAL n. et Alvéolite -I Polypier, 2 Or

adj. m. Muscle de la joue fubes'ei" ' "

prenant son origine au tubercule molaire et aux bords alvéolaires du maxillaire supérieur et de l'inférieur.

ALVÉO-NASAL n. et adj. m. Muscle abaisseur de l'aile du noz.

ALVÉOPORE (du lat. alveus, canal, et parus, pore) n. m. Genre de madrépores de la famille des poritides, chez lesquels les cloisons, le sclérenchyme, les murailles sont réduits à des séries d'épines ou do trabécules formant un réticulum à larges mailles. Les premières espèces ont apparu au tertiaire, certaines vivent encore actuellement.

Alverdissen, ville d'Allemagne (principauté do Lippe-Dotmold), sur l'Exter, affl. du Weser; 820 hab. Alverdissen, qui a donné son nom à une branche des princes de Lippe-Schaumburg, a été cédé en 1830 à Detmold.

AlvIANO (Bartolomeo), général vénitien, né en 1455. mort à Bergamo en 1515. Il vainquit les troupes impériales à la journée de Cadore (1508) ; perdit la bataille d'Agnadel, où il fut fait prisonnier (1509), et celle de l'Olmo. près de Vicence (1513). Il contribua à la victoire de Marignan.

ALVIN, INE (du lat. alvinus; formé de alvus, ventre) adj. Qui a rapport au ventre ou au bas-ventre. Il ne s'emploie guère que dans : Flux alvin, La diarrhée; et Déjection alvine, Evacuation alvine, Les matières fécales.

Alvin (Louis-Jo-seph), littérateur belge, né à Cambrai en 1806, mort à Bruxelles en 1887. Il devint, en 1850, conservateur de la bibliothè(|ue de Bruxelles. Ses principaux ouvrages sont : Sardanapale, tragédie en cinq actes (Bruxelles, 1834) ; le Follicutaire anonyme, comédie en trois actes et en vers (1835); Souvenirs de ma vie littéraire (1834) ; l'Alliance de l'art et de l'industrie (18C4) ; les Académies et les autres écoles de dessin de la Belgique (1867); Louis Gruyer, sa vie et ses écrits (1867); André van Masselt, sa vie, ses travaux (1877), etc.

AlVINCZ, bourg d'Aiitriche-Hongrie (Transylvanie), sur le Maros)-3.730 hab. Château où le général espagnol Castaldo assassina, on 1551, le cardinal Martinuzai.

Alvinzy ou AlVINCZY (Nicolas, baron d'), feldmaréchal autrichien, né en 1735 en Transylvanie, mort à Bude en 1810. Il se signala pendant la guerre de Sept ans, combattit contre les Turcs en 1789, et fut nommé feld-marécbal. Vainqueur de Dumouriez à Ncrwinden, vaincu par Houchard à Hondschoot, il reçut le commandement do l'armée autrichienne en Italie contre Bonaparte fl79G). Il fut vaincu à Aréole et à Rivoli, et ne put empêclier la prise de Mantoue. Nommé, en 1798, gouverneur de la Hongrie, il mourut à Bude en 1810.

ALVITE n. f. Variété de zircon. V. ce mot.

Alvito, ville d'Italie, prov. de la Terre de Labour (Casorte), sur les pentes du mont Meta (2.209 m.); 3.000 hab. — II existe au Portugal (Alomtcjo) une autre ville du même nom : 1.806 hab.

AlVOR, vil

sur le fl. côtic

Alxinger (Jean-Baptiste d'), poète allemand, no à Vienne en 1755, mort dans cette ville en 1797. Il doit sa réputation moins à ses recueils de poésies qu'à ses deux épopées chevaleresques : Doolin de Mayence (1787), et Éliombéris (1791), genre dans lequel il avait pris "Wieland pour modèle.

Alyatte, roi de Lydie (618-562 av. J.-C). 11 résista au\ Medes et à Cyaxare, chassa les Cimmériens de l'Asie, et fut un des princes qui reconnurent l'Haiys comme limite des deu\ empires les plus puissants de l'Asie. Ayant détruit un temple de Minerve, il perdit la santé et ne la iccou\ra qu'après avoir reconstruit l'édifice, sur le conseil qui lui en fut donné par l'oracle de Delphes. Reconnaissant envers Apollon qui avait si bien inspiré ce dernier, il offrit au dieu une immense et magnifique coupe d argent, remarquablement sculptée par Glaucus de Chio. Alyatte eut pour fils le fameux Crésus, qui lui succéda.

ALYDE n. m. Genre d'hémiptères-géocores, famille des rorcides , renfermant des punaises terrestres allongées, à tête triangulaire, à cuisses postérieures épaisses et épineuses : aiydns calcaratus (Europe), ah/dus breripes, Habitent l'Europe et l'Amérique.

ALYMPHIE (du gr. a priv., et de bjmplic] n. f. Absence de lymphe.

AL'YPEouAL'YPON(dugr.a^»/ï05,qui ne peut nuire} n. m. Nom sous lequel les anciens médecins désignaient quelques euphorbes purgatives et uno espèce de globulaire.

ALYSCAMPSouAlISCAMPS(les) Alydeft courtes pattes [du lat. Elysxi campi, champs ^ly- (grand, nat.).

séensj, nécropole de la ville d'Arles, célèbre déjà à l'époque des Romains, qui l'avaient ornée de somptueux monuments ; le Christ, d'après une légende, en aurait consacré l'enceinte à la prière de samt Trophime, et l'empreinte do ses genoux serait restée sur la roche où fut bâtie plus tard une chapelle commémorative, nommée encore aujourd'hui chapelle de la Genouillade.

— Encycl. De très bonne heure, la renommée des Alyscamps se répandit dans toutes les provinces du Midi. Sur les deux rives du Rhône inférieur, les fidèles faisaient les plus grands sacrifices pour s'assurer une sépulture en Arles. Mais, à la fin du xiii' siècle, la translation du corps de saint Trophime à l'église de Saint-Etienne fut un coup mortel pour les privilèges des Alyscamps. Les hauts personnages cessèrent d'y élire leur sépulture, et on commença à les dépouiller de leurs tombes sculptées. Dans la suite, les Artésiens eux-mêmes aidèrent au pillage pour faire présent des dépouilles des Alyscamps à des princes et à dos villes. Depuis 1847, la compagnie du chemin de fer de Lyon a établi un vaste atelier sur l'emplacement des Alyscamps; un canal y fut creusé. Aujourdhuî, quelques tombeaux, les ruines de Saint-Honorat, de rares vestiges de constructions antiques, voilà tout ce qui reste de cotte riche nécropole. Dante parle des Alyscamps dans son Enfer; l'Arioste lui a consacré quelques vers, et une chanson do ^este, les Aliscans, en fait le théâtre de la défaite de l'ëmir Abdérame. V. aliscans {Les).

ALYSE n. f. Bot. V. alise.

ALYSICARPE (du gr. alusis, chaîne, et karpos, fruit) n. f. Genre de plantes, de la famille des légumineuses et de la tribu des hédysarées. Ce sont des herbes glabres ou pileuses, à fleurs petites, disposées en grappes ; on en trouve en Asie, en Afrique, en Australie; une espècoaété rencontrée en Amérique.

ALYSIDION (du gr.

alusidio7i, petite chaîne) n. m. Genre de cliampignons voisins des mycodermes, qu'on trouve sur les bois pourris, sous forme de rilameuts.articulés.

ALYSIE (du gr. alusion, petite chaîne) n.

f. Bot. Genre d'algues du groupe des floridées, voisin des corallines.

— Entom. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, famille des braconidés, renfermant de petites formes parasites de chenilles, de larves de coléoptères et même d'hyménoptères : alysia breviventris, parasite du macroglossa stellatarum; alysia ferrugatorf vivant aux dépens des téphri-

Alysie (grosbie 3 fois).

tes

etc.

i (grossi 3 fois).

ALYSME {liss — du gr.

alusmos, agitation) u. m.

Anxiété, inquiétude.

ALYSON n. m. Genre d'insectes hyménoplcros porte-aiguillon , famille des sphégidés, renfermant quelques espèces de la région européo-méditerranéenne, dont les mœurs sont les mêmes que celles des pompiles : alyson bimaculatuni (France) ; alyson tricolor (Europe), etc.

ALYSSÉIDE (du gr. alusis, chaînette) n. f. Surface de révolution engendrée par une chaînette.

— Encycl. I/équation de la chaînette étant ramenée à sa forme la plus simple,

Vnlysséide est la surface de la révolution engendrée par la rotation de la courbe autour de l'axe dos x. C'est donc une surface à une nappe indéfinie dans les deux sens et sans cône asymptote. Les deux rayons de courbure principaux de la "surface sont en tous les points égaux ot do signes contraires.

(très réduit).

ALYSSINÉES n. f. pi. Nom d'une tribu de la famille des crucifères, dont le type est le genre alysson.

ALYSSON (du gr. alusson, nom d'une plante qui passait, che^ les Grecs, pour guérir de la rage; — a priv. et lussa, rage) n. m. Genre de plantes de la famille des crucifères et de la tribu des siliculeuses, renfermant plusieurs espèces originaires de la région méditerranéenne et de l'Asie septentrionale. Quelques-unes sont cultivées comme plantes d'ornement. Tel Valysso7i saxatile , vulgairement connu sous le nom de corbeille d'or ou thlaspi jaune.

larque.

ALYTARQUE ( du gr. alutarkhcs, clief de ia police) n. m. Chef des alytes, qui étaient chargés do la police aux jeux Olympiques et les présidaient. (On rencontre plus souvent hellanodices [juges de camp] que alytes.) il Dans

l'Eglise d'Antioche, Prêtre chargé de la police et de l'ordre des cérémonies.

AL'YTE ou ALYTES (du gr. alutos, qu'on ne peut dénouer) n. m. Genre de batraciens anoures, famille des pelobatidés, dont le type est le crapaud accoucheur {alytes obstetricans).

"- Encycl. Les alytes ont le tympan distinct. Les doigts des pattes postérieures sont bordés d'une membrane. Ils n'ont pas de sac vocal. Le crapaud ou alyte accoucheur a les membres courts, le dos gris, avec des taches foncées; il est terrestre, se creuse des galeries et fraye à terre. Cette espèce est ainsi nommée parce que le mâle, enroulant autour de ses pattes postérieures les œufs disposés en cordons, s'enterre et ne va dans l'eau que lorsque les têtards sont sur le point d'éclore.

AL'YXIE (du gr. aluxis, tristesse; allusion au sombre feuillage de ces plantes) n. f. Genre de plantes de la famille des apocynacées, dont les diverses espèces sont des arbrisseaux lactescents, à fleurs blanches et souvent odorantes. On les rencontre dans l'Asie tropicale et dans l'Australie méridionale.

Alzario DELLA Groge (Vincent). V. Alsario.

Alzen, comm. de l'Ariège, arr. et à 12 kil. de Foix; 601 hab. Près de la foret d'Alzen. Sources minérales.

ALZATIE {ti) ou ALZATÉE {tê — de Ahate, n. pr.) n. f. Genre de plantes de la famille des célastracées, tribu des évouymées, renfermant une espèce du Pérou.

ALZEY (lat. Altiaia), ville d'Allemagne (grand-duché de Hesse-Darmstadt), prov. du Rhin ; 5.800 hab. Cette ville, devenue ville impériale en 1277, fut ravagée en 1620 par les Espagnols, en 1688 et 1689 par les Français.— Pop. du cercle d'Alzey : 38.760 hab.

Alzire, une des meilleures tragédies de Voltaire, en cinq actes et en vers (1736). Montèze, roi du Potoze, et sa fille Alzire sont tombés au pouvoir de Guzman, gouverneur du Pérou. Celui-ci aime Alzire, qui s'est, ainsi que son père, convertie au catholicisme. Alzire avait été fian- cée à Zamore, chef américain, qu'elle croit mort. Après un long combat, elle finit par céder à Guzman ; mais, à peine vient-elle d'être unie à lui, que Zamore reparaît. Alzire veutle faire fuir; mais, comme elle refuse de partir avec lui, Zamore parvient jusqu'à Guzman et le tue. Avani d'expirer, Guzman pardonne à son meurtrier et lui rend Alzire. Cette œuvre a des situations tragiques et de très beaux vers; on cite souvent ceux-ci, dans lesquels Guzman pardonne à Zamore :

Des dieux que nous servons connais la diffi^rence : Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance ; Et le mien, quand ton bras vient de m'assaseiner. M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.

AlzOG (Jean), écrivain allemand, né à Ohlau (Silésie) en 1808, mort à Fribourg en 1878. Il reçut la prêtrise et devint professeur à l'université de Fribourg-en-Brisgau (1853). Lors du concile œcuménique du Vatican (1869), il prit part aux travaux de la commission des dogmes. Ses principaux ouvrages sont : Traité d'histoire universelle de l'Efflise chrétienne (Mayence, 1840), trad. en français sous le titre do Histoire universelle de l'Eqlise (1845-1846), et un Manuel de Patrologie (1866), trad. en français (1867).

AlzON, ch.-l. de cant. (Gard), arrond. et à 19 kilom. du Vigan, sur l'Alzonenque, affl. do la Vis; 774 hab. — Le canton a 6 comm. et 3.561 hab.

AlzONNE (lat. Alsona), ch.-l. do cant. (Aude), arrond. et à 15 kilom. de Carcassonne, sur le Fresquel, affluent

del'Aude; 1.405 hab. Ch. de f. du Mi<"^ "-^

Cette localité, mentionnée dès le IX" siècle, a été prise et reprise plusieurs fois pendant les guerres de Cent ans ot de religion. — Le canton a !l comm.'^ct 7.187 hab.

AMA n. f. Nom que donnent les .Japonais aux religieuses bouddhistes (en sanscrit, hhikchouni « bhiksuni»]- L'ordre des bhikchounîs.— in<(ilué dans llnde parle bou'l' Çâkya-mouni lui-même, j \

requête do sa tante M h Pradjâpatî Gautamî et '1>

femme Gopâ ou Yaçod;i, , i

en furent les premières mi, rieures, et sur les instan^^

d'Anaoda, son disciple lavori. — parait n avoir jamais joui de beaucoup de faveur au Japon. Cependant, la période de guerres civiles ot de ferveur religieuse, qui constitue le moyen âge japonais (du ix* au xvi« siècle), vit

. Foires importantes.

cliorchor asilo dans dos

Les rolif^'iiMiscs hoiuidliistos vivent on communautrt, sous

I lir.'Mi lui].' sii|Mu-i<niro ordinairomont élue, ot dans

r , . Mi]\ . ii( . nue . m ;^i' lierai dans lo voisinage d'un mo-

' 1' ir (I s <Mii leur fournit leur diroctour spiri-

l't l,.s II i. , iH.iuidliistos sont assujetties à dos rôglos

nniiiiriiM>> cl -.rv.Tos. Kilos doivont se raser les choveux

! sr •''•\i\ I ir l.i rrlo d'UH Vollo.

AMABILE /' I :i'i|. ilalioQ quï, placé on tfito d'un morceau -■ [llll■^l.^ll-•, tii>li.|iio : 1» quo l'o-vécution doit ôtro douco, iri-^saiii.', iTuin-i'intodo pràce et do tondrosso; î" quo lo n'ii\ cincMi (l.iit tenir lo milieu ontro l'andante et l'adagio.

AMABILISER v. a. Rondro aimai)lo : La société des 'ntiiii'.s \MAm[,isi-: im homme. (Mercier.)

AMABILISME [liss) n. m. Défaut do celui qui atrocto

AMABILE

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