‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 222 sur 828 · rs · texte numérisé non relu

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— Econ. dom. Los amandes sont employées en pâtisserie, on contiserio ot en parfumerie. Elles servent à la fabrication do l'orgeat, remplacent les cacaos dans los chocolats inférieurs, deviennent pâto adoucissante pour la peau ou dragées, pralines, etc. Les doux préparations qu'où peut le plus facilement faire soi-mômo sont los suivantes :

— Gâteau d'amandes. Pilor ensemble 2.10 gr. do sucro ot 250 gr. d'amandes douces mondées; mtMor à 250 gr. de beurro et à do la crèmo pâtissière ; ajouter si l'on vout des pistaches; garnir avec le tout le fond de l'abaisse du gâteau; couvrir avec la partie supérieure do l'abaisse; mouiller los bords, sur lesquels on appuie avec lo pouce pour les soudor ; cannoler; faire cuire aux trois quarts; laisser refroidir; sauiioudror do sucre; remettre au four jusqu'à cuisson cumplctp. On sert froid.

— Lait d'ainandes. Piler, en les humectant avec un peu d'eau, 2ôO gr. d'amandes douces épluchées ; mélanger avec 180 gr. de sucre ou do miel et 15 gr. d'eau de fleur d'oranger ; jeter lo tout dans un litro d'eau chaude; passer à travers un linge ; faire bouillir jusqu'à réduction do moitié ; passer au tamis, et laisser refroidir. Avec le lait d'amandes on prépare d'excellents potages au tapioca, au riz, à la semoule, aux biscottes, etc. On l'emploie aussi en lotions pour entretenir la blancheur et la souplesse do la peau.

AMANDE. ÉE adj. Qui conti l'amande : Lait amande.

— n. m. Pharm. Emulsion d

nt un

ndes : Prendre

ande) n. m. Arbre fruitier (jui •s et par ses fouilles, î forment le genre (

nyi/da/u

AMANDIER {é — rad. a tient du pécher par ses Ile

— Encycl. Les amandic considéré par quelques botanistes comme uno section du genre prunus, dans la famille des rosacées. L'espèce la plus répandue est l'amandier commun (amygdatus communis), originaire de l'Asie et du N. de l'Afrique. Aujourd'hui, cet arbre est cultivé en grand dans le midi de l'Europe et dans tout lo pourtour du bassin méditerranéen. En France, où il fut introduit vers 1548, il no donne des produits certains que dans la région oii l'on cultive l'olivier.

On distingue dans ce genre deux espèces principales : l'une à fruits amers, et l'autre à fruits doux.

AMANDINE n. f. Gelée préparée avec de l'huilo d'amande, ii Sorte do cosmétique dont l'amande

forme la base, et dont on se sert pour so laver los mains et même le visage.

— Encycl. h'amatidiîie se fabrique avec l'amande de toutes les rosacées. Comme toutes les substances protéiques, elle se dissout dans les alcalis, bleuit par l'acide chlorhydrique concentré, et est insoluble dans l'alcool et l'éther. Sa composition est identique à celle de la légumioe.

AMANDOURI n. m. Sorte de coton d'Alexandrie.

AhANDUS (.t^neus Salvius), général de Dioclétien, prit le titre d' « empereur i> dans les Gaules, l'an 285, et se mit à la tête des Bagaudes {v. ce mot), qui ravageaient les campagnes. Il fut tué l'année suivante dans la bataille où Maximien Hercule extermina les Bagaudes.

AMA NESCIRI, mots lat. qui signif. Aimeà tjfrc iqnorè, c'est-à-diro Aiiin- l'obscurité, ne cours pas après l'éclat d'une rêitutaiiun (jui a ses ennuis, ses dangers.

Il existe en français un adage analogue : « Cache ta vio n, dit lo

AMANITE (do Amanus, n. pr.

n. f. Genre do champignons hymé- Domycètes , pourvus d'une valve dont les débris persistent habituellement à la base du pédicule, et renfermant à la fois les espèces les plus vénéneuses et les plus recherchées pour la table. Parmi ces dernières , nous citerons la coucoumelle, l'oronge. Los nites ressemblent beaucoup aux agarics. Les espèces comestibles sont : Yoronqe, Vamnnite aolitaire, etc., et les vénéneuses comprennent : la fausse oronge, Vamanite bulbeuse, etc.

AMANITINE (rad. amanite) n.f. Alcaloïde volatil extrait de Vagaricus muscarius, agaric de la section des amanites. Syn. \GARICINK.

Amanite (f:

— Encycl. Chim. Vamanitine fju'on obtient par lo traitement dos agarics ost un liquido d'odeur nauséabonde, très solublo dans l'eau. Solon Lotollier. l'amanitino serait

10 poison dos champignons. D'après plusieurs chimistes, ollo serait identique ù. la cholino C»H'*AzO*do la bilo ot à la cholino extraite do la léciihino ; sa formule do constitution serait (CH*)'Az (CIIOII-CH')OÏI, hydrate do triméthyl-oxyôthy lidôno-ammonium; la chaleur on dégage, en oiret, do la triméthylamino, et l'acide nitrique la transforme on muscarino.

— Môd. Cet alcaloïde so prend i la doso do 1 à 10 milligrammes en pillules, ou on granules, contre la diarrhée et les sueurs.

Aman-JEAN (PMmond-François), peintre français, né on 1850 ù. Chovry-Cossigny (Seine-et-Marne). Elèvo do Lehmann do Hobert et do Morson, il s'est fait connaître d'abord par ses compositions historiques, allégoriques ou décorativos. toiles quo Saint Julien l'Hospitalier (1883), Jeanne d'Arc fl885), les Sirènes (189G). Aman-Jean s'est surtout adonné au portrait. Il y a porté uno grande délicatesse do psychologie, uno finesse voilée et comme mystérieuse, qui on ont fait surtout lo peintre de la femme pensive et mélancolique. Sa langueur reflète les influences diverses qui se sont exercées sur notre école depuis uno dizaine d'années environ.

Amanlis, comm. d'Illo-et-'Vilaine, arrond. et à 18 kilom. de Rennes, sur la Lcicho, affluent do la Vilaine ; 1.856 hab, Commorco do grains, de bourre et de toiles.

AMANLIS [liss] (dkukrê d') n. m. Nom donné à uno grosse et e.xceUonto poire d'autonme, en forme de toupie, verdâtre avec taches brunes, quelquefois colorée en rouge par le soleil. La chair est blanche, juteuse et parfumée. — Un , des

AMANLIS.

AMANOA n. m. Genre de plantes cupliurbiacées, renfermant des arbres originaires do l'Amérique et de l'Afrique tropicale, do Madagascar et de l'ancien monde. H. Bâillon a divisé ce genre en sept sections.

AMANSIE (de Saint-Amans, n. d'un botaniste) n. f. Algue de la famille des rhodomélacées, caractérisée par une fronde membraneuse dure, comme cartilagineuse, foliacée, avec une côte médiane saillante et des stries transversales Amansie. serrées. Elle est fixée aux rochers par une sorte de griffe arrondie. Elle habite les mers australes, les côtes do l'Inde. Uno espèce vit dans la mer Rouge.

AMANT, ANTE (lat. amans, amantis ; de amare, aimer) n. Celui, celle qui éprouve pour une personne d'un autre sexe la passion de l'amour : Amant heureux, malheureux. A.MANTE fidèle, infidèle.

Souveot d'un faux espoir un amant est nourri; Le mieux reçu toujours n'est pas le plus chéri.

MouÈRE.

11 Se dit particulièrem. de l'homme et de la femme entre lesquels il existe un commerce illégitime. Dans ce sens, amante est synonyme de maîtresse : /.'amant est tout aussi ennuyeux que le mari. (Michelet.)

— Amant de cœuvy Celui que la femme entretenue aime gratuitement et pour lui-même. (V. gri-xuchon.) il Amant ou Amoureux transi, Celui qui est timide, qui tremble devant celle qu'il aime et qui hésite à lui faire sa déclaration.

Il Amant ou Amoureux des onze mille vierges, Celui qui s'épreud de toutes les femmes qu'il voit.

— Par ext. Celui, celle qui aime passionnément une chose : Un amant de la nature. La fauvette, amante des bocages.

— En poésie, Les amajits des Muses^ Les poètes.

— Syn. Amant, amoureux, galant. L'amant est celui qui est parvenu à se l'aire agréer. Va7noureux éprouve une passion véritable, qu'il soit agréé ou non. De plus, amouï'e»a: peut désigner une simple tendance du tempérament, qui porte à aimer les femmes. Galant se rapproche plus du premier que du second ; mais il ne se dit guère aujourd'hui dans le style honnête, et il suppose toujours im commerce illicite.

Amant jaloux (l'), opéra-comique en trois actes, paroles de d'Hèle, musique de Grétry (Comédie-Italienne, 23 déc. 1778). C'est l'un des meilleurs ouvrages de Grétry, et des plus parfaits. D'Hèle avait, dit-on, emprunté lo sujet de sa pièce à une ancienne comédie anglaise, the \Sûnder(le Miracle ou la Femme gui garde un seci'et). Aujourd'hui, on ne connaît plus guère do la partition de Grétry que la délicieuse sérénade : Tandis que tout sommeille, qui n'est qu'un épisode du duo d'AIonzo et de Léonore. Mais combien d'autres morceaux à citer! Le finale du premier acte, et le duo de Lopcz et de Florival ; La gloire a tant d'attraits, et la scène du troisième acte : Seigneur, sans être trop indiscret... Tout cela est charmant, plein do verve et surtout d'un vif sentiment scénique.

Amants, comédie en quatre actes et cinq tableaux, en prose, de Maurice Donnay (Renaissance, 6 nov. 1895'^. Toutes les maîtresses du comte de Puyseux lui ont été infidèles. Seule Claudine Rosay, la dernière en date, n'a pas encore suivi l'exemple de ses devancières. Or arrive chez elle Georges Vetheuil, qui commence à lui faire uno cour discrète et qui, quelques mois après, devient son amant. Vetheuil, jaloux, voudrait que Claudine quittât Puyseux ; elle refuse. Après un mois de congé qu'ils passent ensemble en Italie, Georges, chargé par le gouvernement d'une mission à l'étranger, part pour deux, trois ans, pour toujoure peut-être !... Claudine, cette fois, lui ort're de le suivre; mais Vetheuil, s'arrachant à l'étreinte do la femme aimée, se sauve. Le temps se passe; Claudine va épouser le comte de Puyseux. et devenir châtelaine. Mais, auparavant, elle a voulu dire adieu à l'existence parisienne, dans uno grande fèto donnée chez une doses amies. Georges, revenu de sa mission, a été invité. Claudine et lui parlent do leurs souvenirs. Georges, comme Claudine, va se marier : il est sur le point d'épouser la sœur d'un de ses compagnons de vovage. Ils vont se mettre à philosopher sur la destinée des hommes et des choses, lorsqu'une farandole les sépare... à tout jamais sans

AMANDE — AMARANTACÉES

doute. — La note caractériB tique do cette pièce ost son esprit original ot vif, tempéré parfois par des ouancos do sentiments délicats et charmants.

Amants magnifiques {lkh), comédie do Molière, en cinq actes ot en jjroso fl070)! Cet ouvrage fut commandé à Mohéro par Louix XIV qui, dit-on, lui on fournit mémo lo sujet. On V voit deux princes qui se disputent une maîtresse en fui donnant dos fêtes somptueuse» et galantes. Cette pièce est un simple prétexte a divertissements ot â ballets; on y trouve cependant uno amusante satire contre l'astrologie judiciaire.

Amants de Vérone (lbs), drame lyrique en cion actes ot six tableaux, poème et musique du marquis d'Ivry, (théâtre Vcntadour, 12 oct. 1878). Ces Amant» de Vérone sont une nouvelle édition lyri(jUo du Hom''o et Juliette, do Shakspearo. Lo livret est intéressant, et la musique empreinte d'un bon sentiment dramatique; l'inspiration est souvent heureuse. On y distingue plusieurs morceaux bien venus, et, en premier lieu, les duos du baJcon et do l'alouette, où la passion parle le langage qui convient. On peut signaler encore, comme pages remarquables, la cavatino de Roméo : Qu'elle est lente à venir, cette fieure de mystère .', Vair do frère Lorenzo, les excellents couplets do la nourrice, et la scène du duel et de la mort de Tynalt. AMANT ALTERNA CAMENA; mots lat. qui signif. I^s Muses aiment les chants qui s'alternent. Dans la 3* égloguo de Virgile, doux jeunes bergers, Damète et Ménalquc, se défient sur la flûte et prennent pour juge lo berger Palémon, qui leur dit : « Commence, Damète ; toi, Ménalquc, lu répondras. Vous chanterez tour à tour: tes Muses aiment les chants qui alternent, n

Alternia dicetis: amant alterna Camen».

Los écrivains citent parfois ce vers.

Amantea, ville et port du royaume d'Italie (Calabro citer.); 4.500 hab. Eaux thermales. Cette ville fut assiégé© pendant un an par les Français (1806-1807).

AMANTELER v. a. Couvrir d'un manteau, et au fig., Couvrir. (Vieux.)

. . ■ L'un par notre France, Amaïuèle son ignorance D'un vêtement tout rnpiécé, S'égayant en l'autrui plumage- BaIp.

Amanti di Teruel (gli), opéra en cinq actes, poème et ninsi([ue de Thomas Breton (Madrid. Théâtre-Koval, i:; févr. 17S9). Le sujet en avait été emprunté par l'auteur au drame de Hartzenbusch qui porte le même titre. La partition, conçue dans des formes d'une heureuse modernité, est remarquable par la saveur de l'harmonie, le brillant do l'instrumentation, la puissance et l'ampleur de la scène finale, empreinte d'un sentiment dramatique très intense.

Amanus ou Alma-DAGH, haut massif montagneux, allant de l'Euphrate vers l'embouchure de l'Oronte, et fermant la Syrie au N.-O. Il relie le Taurus au Liban. Il contient lo défilé des Portes Amaniques, près duquel, â Issus, Alexandre battit Darius.

Amanvillers {vi-y-é), comm. d'Alsace-Lorraine, arr. et à 1 1 kilom. de Metz : 523 hab. Ce village, qui appartenait à l'abbaye de Saint-Vincent à Metz, ht partie jusqu'en 1789 de la prov. des Trois-Evêchés, puis du dép. do la Moselle. Combat indécis, le 18 août 1870, entre l'arméo prussienne et l'armée française, du maréchal Bazaine.

Amapala, port du Honduras, sur la Bahia de Fonseca, océan Pacifique; 1.300 hab. environ.

AMAPER v. a. En T. de mar. Saisir fortement une voile pour la serrer.

AMAR ou AMARRE fabrév. de camarade) n. m. En argot. Ami. I] Un amar d'attaque, Un ami dévoué.

Amar (J. -P. -André), avocat, conventionnel, né à Grenoble en 1750, mort à Paris en 1816. Il siégea à la Montagne, vota la mort de Louis XVI, rédigea Te rapport sur la mise en accusation des girondins, et prit part à toutes les mesures violentes. Après le 9 thermidor, il trempa dans la conspiration de Babeuf, n'accepta aucune fonction sous l'Empire, et dut à cette circonstance d'échapper aux proscriptions de la Restauration.

Amara, anc. prov., puis (de 1838 à 1851 et de 1863 à 1872) Etat indépendant d'Ethiopie, cap. Gondar. On appelle -insi actuellement le centre du pays, la partie la plus éle-

vée du massif abyssin, où domine la langue axnanque.

Amara, ville de la Turquie d'Asie, Irak Arabi (prov. de Bassora), au confluent du Tigre et du Tib; 9.500 hab. Ch.-I. d'un district peuplé de 15.000 hab.

AMARA (du gr. amara, sillon) n. m.

Genre de coléoptères, famille des carabidés, sous-famille des ptérostichinés, renfermant de 'petites formes bronzées ou brunes, ordinairement phytophages, surtout à l'état de larve. Ils sont répandus principalement dans l'hémisphère boréal.

AMARAGARPE (du gr. amara, sillon, Amara strcnua et karpos, fruit) n. m. Genre do plantes \Sr..îo\s). de la famille des rubîacécs-psychotriées, à fleurs axillaires agglomérées, à fruit charnu, drupacé, à deux noyaux. Arbustes do Java.

Amarakocha (lo Dictionnaire immortel ou le Diction^ nrtirerf'.Amarrt), un des pluscélèbresdictionnaires sanscrits. Il a pour auteur le savant Amarasinha ou Amaraveda, à la fois poète, lexicographe et homme d'Etat, une des neuf perles de la pléiade réunie à la cour du roi Vikramâditya. Au fond, l'ouvrage ne parait pas remonter au delà du x« siècle apr. J.-C. 11 a été plusieurs fois imprimé, notamment par Loiseleur-Deslongchamps, qui en a donné le texte et la tradu.ition (Paris, 1839-1845).

AMARANTACÉES n. f. pi. Famille de plantes qui a pour type le genre amarante.

— EscYcL. La famille des amarantaeées renferme des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux à feuilles simples, ordinairement alternes. Les fleurs, disposées en capitules, en épis, en gtomérules ou en grappes, sont petites et peu apparentes, hermaphrodites, monoïques ou polygames, tantôt verdâtrcs et herbacées, et tantôt colorées. Lo fruit est un akène membraneux, renfermant une graine lenticulaire. Les plantes de cette famille sont des herbes ou des sous -arbrisseaux qu'on trouve

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