‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 239 sur 828 · V. AMICUS PLATO, SEU MACilS AMICA VERITAS · texte numérisé non relu

V. AMICUS PLATO, SEU MACilS AMICA VERITAS

Ami de la maison {l'), opéra-comique en trois actes, livret en vers libres de Marmontcl, musique do Grétrvi représenté à la Comédie-Italienne, le 14 mai 1772. C'est l'un des jolis ouvrages do Grétry, où il a su le mieux allier la grâce et la délicatesse au sentiment comique et parfois à la bouffonnerie pure. Grétry put revendiquer pour lui seul le succès de cet ouvrage, car le livret que lui avait confié Marmontel était bien pâle et bien froid.

Ami de la religion et du roi (l'), journal fondé en mai 1814 par Adrien Leclèro et Picot. Suspendu pendant les Cent-Jours, il reparut à la seconde Restauration. En 1830, il modilia son titre, et s'appela simplement ;'.4mi de la religion. Il éprouva bien des vicissitudes et eut dos polémiques acharnées avec le journal l'Univers et le Monde. En IStîS, l'Ami de la religion se fondit dans le Journal des villes et cayyipagnes.

Ami des citoyens (l'), Journal fralemel,parJ.-l. Talht'ii, ciloijen soldat. 11 fut fondé en 1791, et sa publication fut abandonnée plusieurs fois. C'est en fructidor an II qu'il devint lo principal organe du parti thermidon.Mi. 11 l'ut placé au commencement de l'an III sous la direction de Méhéo lîls. Peu de temps après, le titre fut modjtié de la manière suivante : le Spectateur français, ou /'.4mi' des citoyens. Ce journal eut quelque succès eii combattant les terroristes abattus. Il cessa de paraître vers la fin de l'an III.

Ami des enfants (i-'l, par Berquin. Dans ce recueil (le dialogues, de scènes, de récits, destinés à la jeunesse, fiii admire une manière simple et naive de raconter, touj'iurs à la portée de l'âge auquel l'auteur s'adresse. Lo prix que l'Acadcmio française devait décerner en 1784 au livre le plus utile paru dans l'année fut décerné à l'A mi des Enfants, dont les morceaux los plus remarquables sont : la Vanité punie, drame en un acte; le Don Fils, drame en lieux actes ; le Petit Joueur de violon, drame en un acte • la Petite Glaneuse, chef-d'œuvre du genre, etc.

Ami des fenunes (l'), comédie en cinq actes et en prose, d'Alex. Dumas flls, représentée pour la première iDis au Gymnase, le 5 mars 1864. M. de Ryons s'est lait, non pas le clievalier servant, mais le ciievalier prot.iteiir 1,^ la vertu chez la femme. A ses yeux, la femme l:i lilii-. hoiméte sera la plus heureuse. Personnellement, il riMMii l'amour comme quelqu'un qui en a beaucoup MMiili'it aiurofois. Il expose ses théories à M"" Leverdet, Iriiime d un savant doul)lé d'un philosophe et qui a pouisiLisbeo un certain des Targettes, héros du terre-ài.rrr, parrain de sa fille, ce qui donne à penser. Survient M'"" do Simerose, jeune femme séparée de son mari. (La première nuit de ses noces, elle s'était refusée à la consommation du mariage, et lo mari, furieux, était allé ("irter à la première venue cet amour que l'épouse avait iiiL-e indigue d'elle ot dont elle devient jalouse, cepeniiaiit. D'où rupture, séparation.) Ce problème féminin iniii-uol ami des femmes, qui observe la jeune dame, et N attache à elle par amour de la psychologie. Il découvre ,10 la dame a le cœur inquiet; elle ne veut pas entendre l'aller de son mari, mais elle écoute volontiers un cerlaiii de Montègre, toutes les fois que ce dernier no lui l'aile que de l'amour idéal. De Ryons veut préserver sa pr.jlogée d'une chute ; il veille sur Montègre et empêche 1111 rendez-vous nocturne. M»" de Simerose reçoit Monli'ure en plein jour et lui pose les conditions dune affecti'Hi séraphique. Montègre promet d'être chaste. Alors parait M. de Simerose, parfait gentilhomme, qui vient annoncer à sa femme son départ pour des pays d'où l'on 11.' revient pas. Auparavant, il la prie de veiller sur un .niant do quatre ans, auquel il s'intéressait déjà avant '1.- I.a coonaitre. M."' de Simerose promet de protéger ! "l'I.liolin, tout en rêvant amour pur avec Montègre Mais I iniii des femmes est là pour lui montrer son amant tel .|iiilest, cest-à-diro fou de jalousie ot d'inquiétude. La j.uiio femme est outrée, et, dans son effroi, elle tombe 'lans les bras de Ryons et s'offre à lui. Ryons demeure ti'.i.i aevant cet amour, comme il est resté jusque-là indiifér.-iit à celui de la fille d'un banquier allemand riche à iiiillions qui voulait 1 épouser, et il fait si bien qu'il amène la rencontre de M. de Simerose et de sa femme. Ceux-ci s.' recoiicilient, et M. de Ryons épousera sans doute la iille du banquier.

La pièce, écrite dans un style superbe et avec un esprit merveilleux, abonde en mots d'une acuité et d'une Drolon- UL'ur remarquables.

Ami des hommes (l'), ou Traité de la population, par le marquis Riquetti de Mirabeau (1755). Le dauphin,

fils do Louis XV, appelait cet ouvrage • lo bréviaire dos honnêtes gons •, et le savait, disait-il, par cœur. Co livre, très discuté à l'époque où il parut, a fait la célébrité de son auteur, quo les économistes appellent encore 1'. ami des hommes ., pour le distinguer do son fils. C'est une théorie sociale plus qu'économique, un pou confuse, mais empreinte d'une grande pliilanthropio, qu'il résume lui-mémo par los trois propositions suivantes : 1" La vraie richesse ne consiste que dans la population; 2» La fiopulation dépend de la subsistance ; 3° La subsistance no so tire quo do la terre. (11 suit de là que tout dépond de la terre, conformément aux doctrines des physiocrates.)

Ami des lois (le véritable) ou le Républicain à l épreuve, pièce en quatre actes, à spectacle, représentée à Pans, pour la première fois, sur le Théâtre national de Molière, ruo Saint-Martin, le 23 septembre 1793. Cette pièce était uno réaction contre l'Ami des lois, do Laya.

Ami des lois (l'), comédie en cinq actes ot en vers, de Jean-Louis Laya, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre do la Nation, le 2 janvier 1793. C'et^t une pièce politique, médiocrement écrite, et d'un intérêt dramatique à peu près nul. L'ouvrage est un reflet des passions de l'époque. Los royalistes y avaient vu l'occasion d'une manifestation publique contre les gouvernants d'alors. Une lutte s'engagea bientôt au sujet de l'Ami des lois entre la Convention et la Commune. La Convention autorisait los représentations, mais la Commune triompha, et suspendit les représentations de la comédie de Lava, qui lui paraissait de nature à corrompre l'esprit républicain! Ami du peuple (l'), l'une des feuilles les plus fameuses de la Révolution, rédigée par Marat, qui lui-même, comme on sait, prônait cette qualification. Le premier numéro parut le 12 septembre 1789, sous ce titre : le Publiaslc parisien, journal politique, libre et impartial, par une société de patriotes, et rédigé par M. Marat, auteur de l'Offrande à la patrie, etc., avec la devise de Rousseau pour épigraphe : l'item impendere vero. L'auteur, à ce i|u'il assura plus tard, vendit les draps de son lit pour fournir aux premiers frais de sa publication.

L'Ami du Peuple, tant de fois poursuivi et interrompu, se termina comme il avait vécu, au milieu dos orages soulevés par sa politique effrénée. En entrant dans la Convention, où lavaient porté les électeurs de Paris Marat cessa la publication do sa feuille. '

Ami du Roi (l), journal ultra-rovaliste, fondé lo 1" juin 1790 par les continuateurs de Fréron, et qui n'était en quelque sorte que la transformation do l'An7!(?eW«rairi'. Ce journal se personnifie dans l'abbé Royou, commo l'Ami du Peuple dans Marat. Il ne cessa d'être appuyé par la cour et les ministres jusqu'à la fuite du roi. Tous les jours, il redoublait ses attaques, laissant percer à chaque ligne l'espoir que les puissances étrangères et les émig.ros viendraient bientôt mettre en pièces la charte de rébellion, accablant d'invectives les hommes de la Révolution, et appelant sur la tête de ces forcenés une prompte et terrible vengeance. L'Assemblée nationale s'émut enfin, et, dans sa séance du 3 mai 1792, Royou fut décrété d'accusation. Il mourut quelques semaines après.

Ami Fritz (l'), comédie on trois actes, en prose, d'Erckmann-Chatrian (Théâtre-Français, décembre I876l Cette comédie, une simple idylle, est tirée d'un roman des deux auteurs qui fut presque leur début comme écrivains (1864). Fritz Kobus est à table avec ses amis, vieux garçons de trente-cinq à quarante ans comme luii appréciateurs de la bonne c'nère beaucoup plus que de la beauté. Le rabbin David Siebel vient demander à Fritz 200 écus, pour doter une jeune fille pauvre car le rabbin est le plus grand marieur du canton, et il n'y a que contre Fritz que ses négociations matrimoniales échouent toujours. Au dessert, les vieux garçons entonnent l'hymne do triomphe du célibat, et leurs plaisanteries tournent le mariage en ridicule, Le rabbin David Siebel se fâche. Les convives éclatent de rire, et le vieux rabbin s'écrie: «Très bien ! riez; ce qui n'empêche pas que Fritz se mariera. » Et il lui parie une de ses vignes.

Pendant le dîner, Suzel, fille du fermier de Fritz, vient apporter un bouquet à son maitre. Elle est charmante, modeste, gracieuse. Fritz s'est intéressé à cette jeune fille, et David a cru comprendre que Fritz n'est pas indifférent à ses jolis yeux, et il entrevoit un mariage possible.

En effet, au second acte, on trouve Fritz à la ferme. Il y est allé pour y passer deux jours, et depuis deux semaines, il V reste sous le charme de lajoune fille.

Le rabbin confesse Suzel, et lui fait avouer qu'elle aime Fritz, auciuol il annonce qu'il s'occupe de marier Suzel. Fritz s'indigne et, laissé seul, s'aperçoit qu'il aime Suzel, mais il ne veut pas encore l'avouer.

Le troisième acte ramène à la maison de Fritz. Le vieux garçon n'est plus le mémo : rien ne l'intéresse, rien ne le touche : il ne mange plus, il ne boit plus. Mais David [mit par convaincre Fritz, qui demande au père de Suzel la main do sa fille. (Juant aux amis de Fritz, ils baissent tristement la tête. • Je vais m'occuperde vous, leur dit David ; il faut des hommes pour relever la France ! »

La pièce, dont l'action est peut-être un peu terne vaut surtout par la poésie et l'émotion douce. Ce sujet à tente le compositeur Mascagni, qui, en 1893, a transformé l.imi J'rit: ea comédie lyrique.

Amis (les), en italien gli Amici. ouvrage d'Edmondo Do Amicis (1883). Le sujet de ce livre, c'est nous-mêmes croqués sur le vif dans la vie de tous les jours, dans nos rapports continuels avec nos amis.

Cet ouvrage a ou en Italie un succès retentissant et tout à fait mérité, tant par la finesse du psychologue aue pari élégance et l'esprit de l'écrivain.

■*'??l^ (Journal des), journal fondé le 6 janvier 1793 par 1 abbé Fauchet et qui faisait suite aux feuilles qu'il avait .léjà fait paraître : laBouchede Fer, le Cerclesociat etc Outre des rêveries mystiques, ce journal contient des attaques violentes contre les montagnards. Il cessa de paraître après la chute dos girondins, dont Fauchet partagea le sort. '^

Amis de collège Clés) , comédie de Picard, en trois actes et en vers, représentée pour la première fois à Paris le 24 nov. 179.'i. C'est la vie oiseuse opposée à la vie laborieuse. L'auteur a dépeint le ch.arme des souvenirs de la première jeunesse, l'espèce d'égalité que les camarades d enfance conservent entre eux dans lo monde, l'empire que ces premiers sentiments exercent sur tous les autres

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