AMI — AMIABLE
sentiments quo nous éprouvons par la suite, et les devoirs qu'ils impo.sont à notre cœur pour tout lo reste do la vie. Amis de Dieu. C'est à tort qu'on s'est parfois représente les Amij de Dieu comme ayant formé une secte ou une association religieuse particulière. Ce nom a été donné principalement au xiv siècle, souvent encore au xv, à tous les hommes qui se sont distingués par leur piété II a été attribué spécialement par les écrivains mystiques aux personnes <iui ont partagé leurs doctrines ot praiioué leurs préceptes. '
Amis de la Constitution (Journal des), créé par un arrêté de la Société des Amis de la Constitution lou iacobins), du 31 octobre 1790, pour publier par extraits la correspondance dos sociétés do la province affiliées avec le grand centre jacobin de Paris. Il eut pour directeur Choderlos de Laclos, 1 agent du duc d'Orléans. C'éuit un recueil de révélations et d'accusations qui venaient d« tous les points de la Franco contre les ennemis de la Révolution. Laclos y rendit compte des travaux do
I Assemblée et des événements politiques Lors do la s'cission de la Société (juillet 1791), le Journal de. Ami, de la Constitution demeura l'organe des feuillants et cessa do paraître lo 20 septembre suivant.
Il y eut aussi un Journal des Amis de la Constitution monarchique, organe d'une société du mémo nom fondée par opposition au club des jacobins. Cette feuille, qui comptait Fontanes parmi ses rédacteurs, n'eut que vingt-sept numéros ot parut du 18 décembre 1790 au 18 juin 1791.
Amis de la Constitution (Journal des débats de la SocilîTf: DES), séante aux Jacobins. II commença à paraître on juillet 1791, et devint l'organe du club. En septembre 1792, Il changea son titre en : Journal des Débats de la Société des Jacobins, amis de Vénalité et de la liberté
II était rédigé par Deflers, qui finit par mécontenter les jacobins, et fut chassé de la société comme brissotin. Deflers n'en continua pas moins à donner dans son journal les débats du club. Cette feuille cessa de paraître le 14 décembre 1793. C'est un des documents fort utiles à consulter pour la période qu'il comprend.
Amis de la Constitution (Société des). V. Jacobins.
Amis de la Constitution (Société des), société fondée sous la République de 1848. Elle se composait dos républicains modérés de la nuance du National et do Cavaignac. Son existence futaussi éphémère que celle de la Constitution qu'elle s'était donné pour mission de défendre.
Amis de la Paix (Société des). V. paix.
Amis de la Patrie (Théâtre des). C'est le nom que prenait, aux derniers jours do l'année 1793, le théâtre fondé en 1791 sous le nom de iithéâtre Louvois ■, parce qu'il était situé dans la rue de ce nom. Il conserva celui do théâtre (d'abord «civique i>, puis «lyrique >) des Amis de la Patrie, jusqu'au mois de décembre 179S, époque où l'administration qui l'avait ainsi dirigé pendant trois années céda la pjace à l'illustre tragédienne M"' Raucourt, qui lui rendit sa première dénomination. Durant ces trois années, co théâtre, où l'on jouait à la fois le vaudeville et l'opéra, no fut pas sans rendre do véritables services à l'art musical.
Amis des lumières, nom donné aux partisans d'un mouvement qui éclata en Allemagne en 1841. Un pasteur d'Halberstadt, Sintenis, avait été destitué pour avoir condamné comme pratique idolâtre la représentation d'une famille de cultivateurs agenouillés devant le crucifi.x dans une forêt. Immédiatement, plusieurs autres pasteurs prirent son parti et se mirent à la tête d'un mouvement populaire. Ils tombèrent d'accord pour dépouiller de toute autorité religieuse les articles des Livres symboliques, qui leur paraissaient contraires à l'Ecriture librement interprétée et à la saine raison, pour supprimer les rits qui leur semblaient entachés de superstition. Ils s'intitulèrent d'abord Amis protestants ; ils adoptèrent ensuite le nom d'Amis des lumières, qui leur avait été donné par dérision. Frédéric-Guillaume IV leur appliqua avec rigueur les lois sur les clubs politiques. Ils furent obligés de se séparer de l'Eglise officielle et fondèrent des communautés libres {Freie Gemeinde'). La révolution de 184S les rattacha au socialisme et leur valut un regain de popularité. Mais, après le triomphe du parti conservateur, ils furent poursuivis comme fauteurs de troubles. Leurs associations furent dissoutes en 1851 dans la Saxo et la Hesse, et en 1856 en Prusse.
Amis des Noirs (Société des), fondée à Paris par Brissot, en 1778. Elle compta parmi ses membres Mirabeau, La Fayettî, La Rochefoucauld, Lacépède. Volnev, Condorcet, Siéyès, etc. Son but était de préparer l'affranchissement des noirs.
Amis du peuple (Société des). Cette société politique, fondée après la révolution de juillet 1830 pour propager les idées républicaines et dans laquelle se fondit la Loge des amis de la vérité, fut entre toutes la plus active et la plus importante. Elle fit revivre un instant les traditions du club des jacobins. Ses séances, d'abord publiques, se tenaient au manège Peltier. Par ordre du gouvernement, elles avaient cessé d'être publiques, lorsque Casimir Perler parvint au pouvoir. La Société entretenait avec les départements des relations assidues et tenait sans cesse le gouvernement en échec par une série de publications vives, spirituelles, mordantes. Parmi les membres de cette société célèbre qui eurent plusieurs fois des procès politiques à soutenir, nous citerons : Godefroy Cavaignac, Guinard, Garnier-Pagès, Marie, Dupont, Bethmont, Michel (de Bourges), etc. En feuilletant les annales de la Société des Amis du peuple, on retrouve les noms de tous le républicains connus de cette époque.
AMIABILITÉ n. f. Qualité de ce qui se fait & l'amiable : i'A.MiABiLiTÉ des Concordats. (Peu usité.)
AMIABLE (rad. ami) adj. Doux, affectueux: Accueil AMIABLE. Paroles amiables.
— Qui est chargé d'accommoder un différend amicalement, par les voies de la conciliation : L'arbitre choisi est un mMiafeur amiable, et non un Juge de rigueur. (Fén.)
— Qui se fait de gré à gré : Parfaje amiable.
— Math. Aombres amiables, paire de nombres dont chacun est égal à la somme des parties aliquotes de l'autre. Ainsi 284 et 220. Les parties aliquotes de 284 sont : 1, S, 4, 71, 142; celles de 220 : 1,2, 4, 5, 10, 11,20, 22, 44, 55, 110. Or :
284 = l-(-2-f4-(-5-t-l0-|-Il-)-20-(-22-(-44-f-55-)-n0. ï20=l-f2-f4-(--l-)-14».
AMIABLEMENT - AMipON
A l'amiable, loc. adv. Par voie de conciliation : Tern„r,pr un di/Krend kl^'AMlABLE. .... ,. ,.
- SïS A l'amiable, amiablement. ^mwiîemCTÏ imp inue un fond de douceur dans la personne dont on parle. TfamiMe indique une manière ordina.red arranger les affafres: sans que la douceur do l'agent s^tende au delà
*'''— ''encïcl. On dit d'une contestation qu-'elle a été terminée o Vamiable quand il y a ou conciliation entre les narties sans l'intervention do la justice. Lorsqu elles sont décidées à transiger, elles peuvent agir par elles-mêmes ou é'en rapporter à la décision d un ammble compositeur. L'amiable compositeur n'est pas tenu comme les arbitres ordinaires, de se conformer au te;cte de la loi ; il prononce sans appel et en dernier ressort, plutôt selon les règles de l'équité que suivant le droit strict.
AMIABLEMENT adv. Par voie de conciliation.
Syn. Amiablement, à l'amiable. V. amiable (<t i ).
AMIADES (rad. amia, nom do poisson) n. m. pi. Ordre de noissoos ganoïdes osseux, caractérises parleurs grandes écailles rokdcs, émaillées, leurs rayons branchiosteges ossifiés, et leur queue hétérocerque. — Un amiade.
AMIADÉS n. m. pi. Famille de poissons de l'ordre des amindes, renfermant des formes allongées qui ont 1 aspect extérieur des clunes. Habitent les fleuves de 1 Amérique du Nord ou sont fossiles dans les terrains tertiaires. Genres principaux : vivant, amia; fossiles, amiopsis. notseus. -
Vit AMIADÉ.
AMIANTACÉ, ÉE adj. Miner. Qui a quelque ressemblance avec l'amiante.
— Méd. Teinne ammnlacée. V. teigne.
AMIANTE (du gr. amiantos, incorruptible) n. m. Variété blanche d'asbeste. L'asbeste résulte, elle-même, de 1 altération de la trémolite, espèce d'amphibole.
— Encycl. Miner. Vamiante se compose de fibres très fines, peu adhérentes les unes aux autres, et quelquefois assez Hexibles pour offrir une certaine ressemblance avec les filaments du lin. Vamiante est un silicate de chaux et de magnésie, principes difficilement fusibles, ce qui fait que cette substance résiste puissamment à 1 action du feu ; toutefois, elle fond au chalumeau. Dans le langage vulgaire, l'amiante est quelquefois appelé papier fossile, liéqe ou cuir fossiles ou de montagne, etc.
— Antiq. A Rome, et probablement aussi en Grèce, on tissait avec les fibres soyeuses de cette substance des linceuls dans lesquels on enveloppait les cadavres des rois et dos grands personnages, afin que leurs cendres ne se mêlassent pas à celles du bûcher. Les Romains en faisaient encore des mèches de lampes qui brûlaient dans l'huile sans se consumer. . . ■ • j
— Techn. Depuis plusieurs années, les Américains du Nord ont trouvé à Vamiante une application d'une importance considérable en l'employant pour la garniture des presse-étoupes et des pistons, et en général pour tous les ioints qui sont exposés à la fois au frottement et à une température élevée. On se sert également aujourd'hui du carton d'amiante pour les joints des moteurs à gaz, et le papier d'amiante sort à faire des filtres pour produits chimiques.
AMIANTHIE (du gr. a priv. ; mia, une etanthos, fleur) n f Genre do plantes monocotvlédones, famille des melantliacées, tribu des vératrées, caractérisé par un périanthe à six divisions, un androcée de six étamines.
— Encycl. Les amianthies (amianthiimi) sont des herbes à bulbe volumineux, à tige scapiforme, à feuilles linéaires et longues ; fleurs en grappe simple ou composée. Sont orifinairos de l'Amérique du Nord. Vamianthium muscaitoxicum, à fleurs verdàtres, possède un bulbe très vénéneux dont on se sert, paraît-il, pour former un miel empoisonné destiné à tuer les mouches dans les habitations. On la cultive aussi dans les serres.
AMIANTINITE n. f. Variété d'actinote. V. ce mot. AMIANTOIDE (de amiante, et du gr. eidos, ressemblaiicei ad|. 1,'ui a l'apparence de l'amiante.
— n.' f. Variété d'asbeste. V. ce mot.
Amiata, montagne d'Italie, entre Cortone et Arezzo, do laquelle l'industrie tire la terre d'Ombre ou de Sienne, employée par les peintres. Alt.: 1.713 m.
AMIBE n. f. Zool. V. AMlBOiDES.
AMIBIFORME adj. Zool. V. AMiBOïnE.
AMIBOÏDE (du gr. amoiô^, permutation, eteirfos, forme) adj. Qui a rapport aux amibes. Syn. amibiforme. Il On
écrit aussi amœboioe.
— Encycl. Amiboîde se dit surtout des mouvements semblables à ceux des amibes, mouvements qui consistent en contractions, dilatations, émissions et rétractions de prolongements pseudopodiques, altérant continuellementla forme du corps organisé qui en est le siège.
Les mouvements amiboïdes ont été observés chez plusieurs éléments anatomiques, tels que les leucocytes de la lymphe, les cellules des tissus connectif et cartilagineux, les globules du pus.
AMIBOÏDES (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. pi. Sous-embranchement de protozoaires rhizopodes, à pseudopodes courts et simples ou peu ramifiés, non coales-
souvent des vacuoles remplies de liquide ou d une bulle d'acide carbonique ; certaines vacuoles sont contractiles ; l'animal peut émettre des prolongements ou pseudopodes, et les rétracter. Les amiboïdes se reproduisent par une simple division du protoplasma.
— BiBLioGR. : Ehrenberg, Dujardin, Carpenter, Haeckel; J Leidv, Freshwaterof Norlh-America (1879) ; Clans, Irailé de zoologie (1884) ; Edm. Perrier, Traité de zoologie (1893). AMICAL, ALE (du lat. amicus, ami) adj. Inspiré par l'amitié; qui témoigne de l'amitié : Conseil amical. Offres AMICALES. Poignée de main amicale.
Quand le train haletant loin du pays m'emporte. Mes pleurs mal essuyés me remontent aui yeux, A voir des paysans, sur le seuil de leur porle. D'un grand geste amical me faire leurs adieux.
° F. !• ABIÉ-
i; PI. Amicaux : Conseils amicaux, sentiments amicaux. AMICALEMENT adv. D'une manière amicale. Amici (Jean-Baptiste), astronome et opticien italien, né à Modène en 1786, mort en 1864. Directeur de l'Observatoire de Florence, il fit des observations météorologiques très remarquables; mais il doit surtout sa réputation à des instruments qu'il a inventés ou perfectionnés, tels que : le microscope achromatique, le microscope par réflexion, un appareil de polarisation, etc.
AMICIE (de Amici, n. pr.) n. f. Genre de plantes de la famille des légumineuses hédysarées, renfermant des herbes ou des arbustes qui croissent dans les Andes.
AMICT (mi — lat. amictus) a. m. Ce terme s'employait dans l'antiquité romaine pour tout vêtement de dessus dans lequel on se drapait.
— Encycl. Dans le culte catholique, 1 amirt est, dès le moyen âge, un des six vêtements liturgiques du prêtre officiant; il est fait de toile fine et afl'ecte la forme d'un carré long; une croix est brodée au centre, et des cordons sont attachés aux angles de la partie supérieure. Ces cordons se passent sous les bras, se croisent sur le dos et s attachent sur la poitrine. Jusqu'au xiii' siècle, le prêtre officiant «s'en voilait encore la tête avant démonterai autel», et .ibaissait l'amict sur la chasuble au moment de l'office; quelques ordres religieux ont conservé cet usage. En général, aujourd'hui, le prêtre, après avoir baisé la croix brodée, pose un instant l'amict sur sa tête ; puis, l'abaissant sur ses épaules, enveloppe le collet de sa soutane avec la partie supérieure. — Le trésor de la cathédrale de Sens possède l'amict de saint Thomas Becket.
AMICTE (du gr. amiktos, pur) n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des bombylidés, renfermant des espèces africaines.
AMICULUM {lom' — diniinut. de amictus) n. m. Sorte de petit manteau porté à Rome surtout par les femmes, et qui se rapprochait du mantelet d'aujourd'hui.
AMICUS HUMANI GENERIS (Ami du genre humain), loc. lat. dont le vrai sens est : L'ami de tout le monde n'est l'ami de personne. A rapprocher du vers de Molière : Vami du genre humain n'est pas du tout mon fait AMICUS PLATO, SED MACIS AMICA -VERITAS, proverbe latin qui signifie : J'aime Platon, mais faune encore mieux la vérité. Cela veut dire : Il ne suffit pas qu une opinion soit recommandée par l'autorité d'un nom respectable comme celui de Platon ; il faut encore qu'elle soit conforme à la vérité. Nous devons ce proverbe à Aristote, qui avait eu Platon pour maître.
Amida, anc. ville de Mésopotamie, il Xn^. Diarbekir. AmidA, l'un dos cinq Moraïs (Tathâgatas) ou Bouddhas éternels. Il personnifie, dans le bouddhisme japonais, 1 intelligence de prédication et la vertu de charité et d'amour du Bouddha suprême.
— Encycl. Pour délivrer les hommes des misères sans <'esse renaissantes de la transmigration, pour les conduire au'bonheur parfait du paradis qu'il préside dans la région occidentale, Amida a daigné s'incarner lui-même en la personne de Çàkyamouni, le fondateur du bouddhisme.
Toutes les sectes bouddhiques du. Japon professent une ]irofonde adoration pour Amida ; mais deux surtout, la sect e Djddô (Terre pure) fondée en U75, et la secte Sin-siou (Vraie religion) instituée en 1224, lui ont voué un culte tout particulier.
Amida est le plus souvent figuré assis, les jambes croi- rtimun.
sues, sur un lotus. — On suppose que l'Amida des Japonais est le même que 1 Amitîibha du bouddhisme de l'Inde.
AMIDALIQUE adj. Se dit des préparations dans les- 'lles entre l'amidon.
Amiboîde actinosphesrium. Amiboîde dactylosphsera.
cents, renfermant une classe unique qu'on a divisée en trois ordres ; les lobés, les acuminés, les radiés, d'après la forme de leurs pseudopodes. — Un amiboîde.
Enctcl. Le corps de ces protozoaires est sphéro'idal.
constitué par du protoplasma incolore ou jaunâtre, généralement homogène, contenant ou non des noyaux, pouvant être entouré d'un revêtement analogue à la chitine des arthropodes, et contenant quelquefois de fines baguettes disposées en rayonnant. Le protoplasma contient
AMIDE (rad. am, abrév. de ommoniaoueln. f. Nom donné à une classe de composés qui diffèrent d'un sel ammoniacal par l'absence des éléments de l'eau et qui peuvent régénérer ce sel en fixant ces éléments. La première amido a été découverte en 1830 par J.-B. Dumas.
— Encycl. Les amides sont des composés azotés, ayant avec les acides les mêmes rapports que les aminés et les alcools. On les divise en monamides, diamides, triamides.
- Monamides. Elles dérivent de l'ammoniaque par la substitution de 1, 2 ou 3 restes monovalents d'acides a 1, 2 ou 3 atomes d'hydrogène de ce gaz ; on distingue :
Les monamides primaires, dont le type est l'acétamido, de formule AzH'(COCH');
Les monamides .secondaires, dont le type est la diacétamide, AzH (COCH')'. , . ■ ..
Les monamides tertiaires, dont le type est la triacétamide, Az(COCH')'.
Les monamides primaires prennent naissance dans la distillation sèche des sels ammoniacaux d'acides noonovalents. Ainsi, sous l'action de la chaleur, l'acétate d ammonium perd une molécule d'eau et donne l'acétamide ; CH'COOAzH' =CH'COAzH' + H'O acétate d'ammonium, acétamidc. eau.
Elles se produisent encore dans l'action de l'ammoniaque sur les chlorures d'acide ou sur les éthers sels :
CH'COCl -1- 2AzH' = CH'COAzH' -f AzH'Cl.
chlorure ammo- acétamide. chlorure
d'acétyle. niaque. d'ammonium.
Ce sont des corps neutres, ou faiblement basiques, qui,
à la distillation, perdent une molécule d'eau pour donner
un nitrile :
CH'COAzH" = H'O -1- CH'CAz.
acétamide. eau. acétnnitrile.
Chaufi'ées avec de l'eau en tube scellé à 140», elles reforment le sel ammoniac qui leur a donné naissance : CH'COAzH' + H'0 = CH>COOAzH'.
acétamide. eau. acétate d'ammonium. On passe d'une monamide primaire à une monamide secondaire en la chauffant avec un chlorure d'acide : le radical acide du chlorure se substitue à un atome d'hydrogène du groupement AzH'. De même pour passer dune monamide primaire à une monamide tertiaire.
— Diamides. Les monamides primaires peuvent êtro considérées comme résultant de la substitution du groupement AzH' à l'oxhydrile OH d'un acide; si l'on substitue deux fois le radical AzH' à deux oxhydriles d'un acide polyatomique, on obtient une diamide : parexemplr-, à lacide oxaUque COOH-COOH correspond la diamide COAzH'-COAzH'.
Une diamide peut encore être considérée comme le résultat de la substitution d'un reste diraient d'un acide à deux atomes d'hydrogène du groupement Az'H', et il existe des diamides primaires Az'H'R", secondaires Az'H'(R",R",), tertiaires Az'(R,"R,"R,"),R,",R.",R." étant des restes divalents d'acides polyatomiques.
Parmi les diamides, citons Voxamide, indiquée déjà ci-dessus, et préparée en décomposant l'oxalate d'ammonium par la chaleur :
COOAzH' - COOAzH' = 2 H'O -I- COAzH' - COAzH'.
oxalale d'ammonium. eau. oxamide.
L'oxamide se prépare plus aisément en traitant l'éther oxalique par de l'ammoniaque : on précipite ainsi une poudre blanche insoluble.
— Triamides. Les triamides primaires dérivent de sels triammoniques qui perdent trois molécules d'eau ; on ne connaît ni triamide secondaire, ni triamide tertiaire. AMIDÉ, ÉE adj. Qui contient de l'amidon : Aci'rfesAMiDÉs. AMIDIAQUE (rad. amidon et ammoniaque) a. f. Base faible qui se forme par l'union d'une molécule d'amidon et d'une molécule d ammoniaque. (Ch. Blondeau.)
AMIDINE, AMIDONE ou AMIDONITE n. f. Principe immédiat des grains d'amidon. Les diverses fécules mêlées à l'eau forment, à une haute température, une sorte de sirop qui donne, en se refroidissant, des grains d'une ténuité extrême et parfaitement uniformes. Ces grains constituent l'amidine. On désigne sous le nom générique de amidines des composés basiques différant des amides par la substitution de AzH à l'oxygène.
— Encycl. Chim. Wallach a donné le nom de amidines aux composés basiques qui résultent de la substitution du groupe divalent (AzH) à l'oxygène, dans les
amides. Elles ont pour formule générale R - C ^' j^^H", où R représente un radical hydrocarboné. Comme les amides, les amidines sont susceptibles de substitutions portant sur l'hydrogène des groupes AzII et AzH'.
Les amidines simples ou substituées sont des bases énergiques formant des sels cristallisés. L'eau les dédouble généralement en ammoniaque et amide. L'hydrogène sulfuré dédouble les amidines substituées en thtamides substituées et ammoniaque ; il se forme en outre, dans le cas des amidines bisubstituées, de la thiamide simple et une amide secondaire.
On ne connaît pas d'amidines correspondant à des acides polybasiques. Toutefois, on peut considérer la guanidine comme une amidine de lacide carbonique, où le radical hydrocarboné serait remplacé par un second radical amidogène. V. guanidine.
Il existe des amidines à fonction mixte, par exemple des amidines-amides d'acides bibasiques, des amidines-alcools, des amidines-acides, etc.
— Industr. Fécule ou Amidon du mais. Il faut 200 kilogr. de maïs pour faire un sac d'amidon (100 kilogr.) qui porte le nom de amidine.
AMIDO-DICHLORO-DIOXYQUINONE n. m. Composé qui résulte de la substitution d'un amidogène à un oxhydryle dans la dichloro-dioxyquinone. V. quinone.
AMIDOGÈNE (de amidure, et du gr. génos, origine) n. m. Radical hypothétique qui représente de l'ammoniaque privée d'un atome d'hydrogène. V. acide benzoîque.
AMIDOL n. m. Nom commercial du chlorhydrate de diamidophénol, employé en photographie comme réducteur pour le développement de l'image latente; le meilleur mode d'emploi consiste à additionner de os',5 d'amtdol solide 100 cent, cubes d'une solution à 3 0/0 de sulfite do sodium anhydre.
AMIDOLÉ, ÉE (rad. amidon) adj. Se dit des médicaments préparés par extraction, et contenant des fécules.
AMIDOUQUE (rad. amidolé) adj. Se dit de médicaments qui doivent leur existence et leurs propriétés générales a la présence de l'amidon, ou à celle de quelque autre lecule : Médicaments amidoliques.
AMIDON (du gr. n;7i«(on;de a priv., et nm^ê, meule ; c'est-à-dire, farine obtenue sans le secours de la mculei n f Substance organique qui se trouve dans un grand nombre de plantes, surtout dans les graines des céréales.
— Econ. dom. h'amidon dit « de Paris . est le meilleur. Pour reconnaître s'il n'est pas falsifié avec de 1 albâtre gvpseux ou de l'argile blanche, en brûler un morceau : l'amidon pur donne comme cendre seulement un centième de son poids. , . „,,
— Encycl. L'amirfon est une substance qui apparaît sous forme de grains solides, aussi bien dans les leucites incolores que dans les chromoleucites, et notamment dans les leucites verts.
Ces grains s'accumulent souvent dans les divers réservoirs nutritifs de la plante en telle abondance, qu'ils forment une partie considérable du poids total de l'organe-
On les on extrait on los triturant ot on les lavant avocd© l'oau, qu'on laisso onsuito roposor. Ils formont alors uno I^ioudro hianclio qui, (losséch(^c, craquo sous lo doigt. Lour tornio et loiir dinionsion varient avec l'ospôco végétale mu los r.MitiiMit ; ils sont sphôi'iquos, ovales, polyédri- (Ph's. liiiraircs-lancôolés ou tout à fait irréculiors. Ils p.'iiviMit l'ii-fsimplos ou composés. Quant à lour dimension, elle varie do 0""",002 ù. o""",no. Ils sont formés do couches altornativoment plus dures ou plus molles, dis-
fioséos autour d'un noyau, couches également ou inégaoniont épaisses; dans co dernier cas, le noyau est excentrique (fécule doponimo de terre). Les grains peuvent ôtro simples ou composés ; ils contiennent touiours uno cortaino proportion d'eau ot, do plus, se gonflent dans l'oau, inégalement dans les divers sens.
Los diftérencosdo cohésion dans lo sens dos couches et dans le sons porpondtculaire, ainsi quo los propriétés op-
AMIDONE