Ml. |.l. /.('.! AMMONACfo. V. AMMONITIDKS
AMMONALUN (de nnimoniafiuo, ot alun) n. m. Sulfate douMo ,l;iliiiiiiiir et d'ammonium ou alun amoniaoal. Syn. do Tsiiii:HMi.,rn.:.
AMMONÉEN, ENNE {in, f'n — rad. Ammon) adj. Ecriture aminijiirfiuif, h'flres ammonéennes. Se disent de l'écriture mystérieuse des livres que Sanchoniathon trouva dans les temples d'Ecypto, et qu'il consvdla pour rédiger son histoire. C'est là plus antique appellation des hiéroglypiios égyptiens.
AMMONÉS n. m. pi. ZOOl. V. AMMONITIDÉS.
AMMONIAC, AQUE (do Ammon, l'un des surnoms de Jupiter, parce quon préparait autrefois cette substance dans la Libye, près du temple do Jupiter Ammon) adj. Ne s'emploie au masculin (pie dans ces deux expressions : Sel ammoniac, gaz ammoniac. Le gaz ammoniac n'est autre chose qne l'ammoniaque (v. ce mot) ; le sel ammoniac que le chlorhydrate d'ammoniaque ou chlorure d'ammonium. Il Gomme ammoniaque, (îomme-résine tirée du dorémo ammoniac, qui croit principalement en Libye.
— Enctcl. Oa: ammoniac. V. ammoniaquk.
— Set ammoniac. V. ammonium (Chlorure d').
AMMONIACAL, ALE adj. Chim. Qui a rapport à l'ammoniaque, qui en a l'odeur et les propriétés : Sel, savon AMMONIACAL. Vapeur, odeur ammoniacale, l/n kilogramme de laine de mouton contient cent soixante-quinze grammes de sels ammoniacaux. (L.-J. Larcher.)
— n. m. pi. Pharm. Nom sous lequel on désigne les médicaments excitants diffusibles, que forment 1 ammo- Diaque et les sols ammoniacaux, tels que le carbonate, le chlorhydrate et l'acétate d'ammonium ; Les ammoniacaux.
— Enctcl. Sels ammoniacaux. V. ammonium {Sels d).
AMMONIACÉ, ÉEadj. Qui contient de l'ammoniaque.
AMMONIACO (rad. ammoniac), mot qui se joint à d'autres pour former des adjectifs composés : Aiinnoniacocuivreux. Qui contient de l'ammoniaque et du cuivre.
Il Ammoniaco-ferrugineux, Qui contient de l'ammoniaque et du fer, etc.
AMMONIALDÉHYDE n. m. Combinaison d'aldéhydes ot d'ammoniaque, h'ummonialdflnjde, appelé aussi aMIiydate d'ammonium et acHulure d'ammonium, est fort soluble dans l'eau, moins soluble dans l'alcool, très peu soluble dans l'éther ; il cristallise en rhomboèdres.
AMMONIAQUE n. f. Gaz extrait du sel ammoniac ot connu autrefois sous le nom d'alcali volatil, d'alcali fluor, d'esprit de sel ammoniac. On l'appelle aussi gaz atnmoniac. Il Selon l'Académie, quelques-uns font ce mot masc. Les ouvrages scientiliques ne lui donnent que le genre fém.
— Encycl. Chim. h'ammoniaque résulte de la combi- ■ naison de 1 atome d'azote et 3 atomes d'hydrogène : sa densité, 0,59, lui assignant un poids moléculaire égal à 11, on lui donne pour formule AzH'.
— Propriétés physiques. C'est un gaz incolore, à saveur caustique, dune odeur vive, piquant les yeux. Il se liquéfie aisément, à — 40° sous la pression atmosphérique, et se solidifie à — 75°. Il est très soluble dans 1 eau qui en dissout 1.049 volumes à 0° et 812 volumes à 10° : la solution aqueuse de ce gaz est plus légère que l'eau (contenant 36 pour 100 d'ammoniaque, elle a pour densité 0,884); refroidie, elle laisse déposer des cristaux de formule AzH' + H'O ; chauffée, elle perd son gaz ammoniac dont le dégagement peut être rendu régulier par la présence d'un corps poreux. Enfin, le charbon absorbe aussi de très grandes quantités d'ammoniaque, et ce phénomène présente tous les caractères d'une dissolution.
— Propriété.^ chimiques. Le çaz ammoniac est décomposé en azote et hydrogène quand on le fait passer dans un tube en porccfaine rempli do fragments de porcelaine et
A, balloD contenant le sel ammoniac et la chau\ vive ;
B, éprouvette ù. pied contenant de la chaux vive ;
0, cuve a mercure ; D. fourneau.
chauffé au rouge vif. La même décomposition est obtenue an moyen des étincelles électriques, et, en l'effectuant dans un eudiomètre, on peut aisément en conclure la composition de l'ammoniaque.
L'ammoniaque, qui ne peut brûler dans l'air, brûle dans l'oxygène pur avec une flamme jaunâtre; un mélange de 4 volumes d'ammoniaque et 3 volumes d'oxvgène détone dans l'eudiomètro et laisse pour résidu de" l'eau et de l'azote ; enfin lo gaz ammoniac et loxvgène mélangés, passant sur de la mousse de platine légèrement chauii'éo, forment de l'acide nitrique. Quant à faction de l'ammoniaque sur les autres corps simples, nous indiquerons que le chlore et le brome décomposent lo eaz ammoni.ic nu
décomposent lo gaz ... ^
olution avec dégagement d'azote et production dt chlorhydrate ou de bromhydrate d'ammoniaque; avec l'iode, la réaction est autre, et il y a production d'iodurc d'azote. Un grand nombre de corps composés : chlorures, bromures, iodures, oxydes et sels oxygénés métalliques absorbent le gaz ammoniac, donnan't des combinaisons qui seront étudiées aux noms des différents métaux; ce sont en général des composés dissociables ayant, comme
les chlortiros d'ai;gont ammoniacaux par oitomplc, une tension do dissociation suflisanto pour qu'on puisse, en les décomposant dans un tubo de Faraday, provoquer la liquéfaction du gaz ammoniac. Enfin lo gaz ammuniac, libre ou en solution, s'unit à tous les acides pour former do véritables sols. V. ammonium {Sels d').
— Préparation. Découverte par Kunckel on 1012, l'ammoniaque so prépare encore aujourd'hui dans les laboratoires par le procédé qu'indiqua Hriestley on 1785 : on introduit dans un ballon un mélange intime do 2 parties de chaux vive et 1 partie de sel ammoniac, ot l'on achève <le remplir avec do la chaux vive; dès la température ordinaire, la chaux réagit sur lo chlorure d'ammonium pour donner du gaz .ammoniac, du chlorure do calcium ot do l'eau suivant la formule
2AzII'Cl -I- CaO = 2AzH' + H'O + CaCl'. Bel chaux. ammo- eau. chlorure
ammoniac. niaque. de calcium.
On active la réaction en chauffant morlérément, et le gaz ammoniac, desséché en passant sur la chaux vive en excès, est recueilli sur la cuvo à mercure. Si l'on veut préparer la solution ammoniacale, on fait arriver le gaz tlans des flacons de Woolf au moyen de tubes qui plongent jusqu'au fond des flacons rempfis aux deux tiers d'eau. Pour la préparation industrielle, voir plus loin.
— Usages de l'ammoniaque. L'ammoniaque est un des réactifs les plus employés en chimie. Dans les arts on s'en sort pour nettoyer 1 argenterie, dégraisser les étoffes, dissoudre ou développer certaines couleurs; en médecine elle est omidoyée comme caustique, rubéfiant, ou vésicant.
Une application importante de la solution ammoniacale a été faite par Carré à la fabrication do la glace ; on chauffe une chaudière de for A, remplie aux deux tiers d'une solution d'ammoniaque à 28° Cartier; lo gaz so dégage par la soupape a et va se liquéfier dans un récipient refroidi B ; un enlève ensuite la chaudière du feu, et on la plonge dans l'eau froide : lo gaz ammoniac liquéfié so volatilise et retourne, par une soupape b, se dissoudre dans l'eau qu'il avait quittée; cette volatilisation produit un froid suffisant pour geler de l'eau contenue dans un vase cylindrique C placé au milieu du récipient B.
Enfin, tous les sels ammoniacaux, en raison do leur richesse en azote, constituent un engrais très riche, fort employé en agriculture ; les procédés de fahrication de la soude dite " à l'ammoniaque n utilisent aussi de grandes quantités de sels ammoniacaux, et ce sont la, en réalité, les deux applications les plus importantes de l'ammoniaquo et do ses composés.
— Industrie de l'ammoniaque et des sels ammoniacaux. Jusqu'à la fin du siècle dernier, on n'employait qu'une quantité d'ammoniaque peu importante, venant de l'Inde et do l'Egypte à l'état de chlorhydrate et de carbonate; mais, depuis, laconsommation s'est accrue d'une façon prodigieuse :
d'après iNIond, la production annuelle du sulfate d'ammonium s'élève actuellement à 180.000 tonnes en Europe, dont 120.000 en Angleterre (on est convenu d'exprimer la production do l'ammoniaque en sulfate renfermant 25 0/0 de ce gaz).
Les sources principales auxquelles l'industrie puise aujourd'hui l'ammoniaque qu elle utilise sont : 1° les urines putréfiées, eaux de vidange ou eaux vannes, que l'on recueille dans DOS grandes villes ; 2° la calcination de matières azotées telles que les os, les déchets de tannerie, les vinasses de betterave, la tourbe, etc.; 3° enfin et surtout, la distillation de la houille : c'est ainsi que, par le lavage du gaz d'éclairage, on peut obtenir jusqu'à 20 0/0 de l'azote qui se trouvait dans la houille et recueillir 8 à 9 kilogr. do sulfate d'ammonium par tonne de houille distillée; de mémo on a cherché dans les hauts fourneaux d'Ecosse, qui évitent la transformation préalable de la liouillo en coke, à traiter les gaz qui s'en dégagent, et l'on obtient do la sorte, à l'état d'ammoniaque, environ 16 0/0 de l'azote contenu dans la houille brûlée; enfin, les fours servant à la préparation des cokes métallurgiques peuvent être installés aussi en vue de recueillir les produits ammoniacaux qui s'y forment : tels sont les fours Carvès en Angleterre, Otto en Allemagne, qui fournissent 9 kilogr. environ de sulfate d'ammonium par tonne de houille utilisée. Toutes les eaux ammoniacales que l'on va chercher ainsi à des sources diverses sont distillées avec de la chaux : le gaz ammoniac qui se dégage est recueilli dans l'eau si l'on veut préparer la dissolution ammoniacale, ou dans les acides chlorhydrique, nitrique, sulfurique, si l'on veut obtenir les sels correspondants.
— Dosage de l'ammoniaque. Une solution ammoniacale se comporte comme une liqueur alcaline et, comme telle, se doso au moyen d'une liqueur titrée acide. Pour doser de petites quantités d'ammoniaque, on utilise généralement le phénomène produit par la solution d'iodo-mercurate do potassium dans la potasse caustique : ce liquide, dit reVictif de Aessler, donne avec l'ammoniaque un précipité brun ou une coloration brune ; le trouble causé par la solution ammoniacale à examiner est comparé à celui produit par une solution titrée de sulfate d'ammonium ; on peut aussi doser le mercure dans le précipité que donne le réactif de Nessler.
— .Min. .Ammoniaque boratée. V. larderkllite. il .4mminiiaque chlorurée. V. salmiac. Il Ammoniaque sulfatée. \. mascagninr.
AMMONIATE n. m. Chim. V. ammoniure.
AMMONICO, terme employé dans un certain nombre d'adjeitifs composés, pour exprimer une combinaison dans laquelle entre l'ammoniaque : .Ammonico-argcntique, Se dit d un sel d'argent combiné à l'ammoniaque, n Ammonico-maqnésique. Se dit d'un sel ammonique combiné avec un sel magnésique : Sulfate ammoxico-macnèsique, etc.
AMMONIDÉS ou AMHONÉS n. m. pi. Syn. de a.mmoni-
TIIiKS. — //;) AMMONIIÏÊ i^OU AMMONÈ).
AMMONIÉMIE (de ammoniaque, et dn gr. aima, sang)
AMMON — AMMONITIDÉS
n. f. Présence dans lo sang de l'ammoniaque on do se»
composes. L'ammoniémie ou ammonianémic n'existe pa».
AMMONIEN (ni-in). ENNE adj. So dit des pays où l'oD
rendait 11.1 .Mlle, i Ammon.
AMMONIENS.i.euple de l'Arabie Ilcnrcn.scdiffércntdc» Amiiiijiiitis, qui hahitaient l'Arabie Pétrée.—t'n Ammonirs.
AMMONIFELLIQUE fdo ammoniaque, et do lat. ffl, fellis. Ilcl; a.lj. .So dit d'un acide qui so trouve dans la hile ahandonneo à l'air pendant un certain temps.
AMMONIMÈTRE (de ammoniaque, et dn gr. mitron, mesure; n. m. Appareil destiné à doser sous forme d'ammoniaque 1 azote dans les matières alimentaires ou les engrais ne contenant pas des nitrates, tels que tourteaux, sang desséché, cuir, corne, fumier, farines, fourrages, etc. — Ces appareils, qui ont encore reçu le nom dasotim^tres, reposent sur lo mémo principe que la méthode â la chaux sodée. (V. azote.) La matière à analyser, exempte do nitrates, est introduite, après mélange avec la chani sodée, dans un tube qu'on chauffe au rouge ; l'ammoniaiiuo dégagée est reçue dans do l'acide sulfurique titré. Lo mode opératoire et le matériel sont réduits à leur plus simple expression.
AmmONIO ou AmmONIUS fAndrea deixa Rena ou nE Harena, dit), né à Lucques vers 1477, mort en 1517. Il devint secrétaire de Henri VIII pour les lettres latines (1513), collecteur et, dit-on, nonce du pape Léon X en Angleterre. 11 se lia d'amitié avec les savants de son temps, John Colet, Thomas Morus, surtout Erasme, qui loue ses qualités morales et intellectuelles et qui en fit son conseiller intime. Il a laissé quelques lettres conservées parmi celles d'Erasme, et des poésies, dont nn exemplaire unique so trouve à la Bibliothèque nationale.
AMMONIO, terme qui se joint à d'autres mots pour former des siib<!ianfifs : Ammonio-azoture, Composé que Ion croit r-'^uliiT Af In combinaison d'un azoture avec le gaz aminoiii;u : .\mmonio-azoturk de potassium.
AMMONIO-CUPRIQUE adj. Syn. de cuproammoniqce. V. REACTIF de Sc/itrei/zer.
AMMONIO-MERCUWQUE adj. Se dit d'une série de combinaisons d'ammoniaque et d'oxyde de mercure, il Oxude ammonio-mercurique hydraté. Composé obtenu en traitant le protoxyde de mercure par un grand excès d'ammoniaque liquide, parfaitement caustique, à l'abri du contact de l'air.
AMMONIQUE adj. Se dit des sels formés par l'action, sur l'ammoniaque, des acides contenant de l'eau. » Oxyde ammonique. Ammoniaque considérée comme un oiydo d'ammonium.
AMMONITE n. f. Genre do mollusques fossiles. On les nomme viilL-airement cornes d'Ammon, à cause de leur re^Sl•nlbIaM. c avec des cornes de bélier. V. am.monitidés.
Ammonites, peuple issu d'Ammon, fils de Loth. et établi sur les plateaux de la rive orientale du Jourdain inférieur, voisin des Hébreux, avec lesquels il fut presque continuellement en guerre. Battu successivement par Jephté et Saul, il fut entièrement exterminé par Joab, général de David. Cap. Rabhath-.kmmon. — in Ammonite.
AMMONITIDÉS n. m. pi. Ordre do mollusques céphalopodes éteints. — Un ammonitidé.
— Encycl. Les ammonitidés ont une coquille spiraléo, contenant une série de loges, enroulée dans un même plan ou en hélice, ou bien déroulée, recourbée ou droite. Un siphon marginal longe la grande courbure du côté opposé à l'enroulement, et les cloisons des loges forment une ligne compliquée, constituant des lobes et des selles. Les lobes sont simples 'n-oniafitcs) ou dentelés (cératiles". ou bien
Ammonites. — A, B, C, loges initiales ftrachycerus); D, aptychus; E, aptychus eu place ; K, goniatites; G, «gocéras; H, scapbites.
encore très ramifiés (ammonites, etc.). La chambre initiale est sphérii^ue ou ovoïde; la dernière était la chambre d'habitation qui contenait l'animal. L'ouverture de la coq^uille est simple, ou pourvue d'appendices formant des oreillettes; elle est souvent rétrécie, ce qui tend à prouver que l'animal devait être contenu tout entier dans sa coquille.
Dans la chambre d'habitation on trouve souvent nn ou deux corps calcaires ou cornés, aplatis, ressemblant un peu aux valves des lamellibranches ; on les nomme aptycfnts. Ces coquilles appartiennent bien à l'ammonite, mais on leur a attribué des fonctions diverses. On les regarde comme un opercule de la coquille^ ou bien comme uno partie de l'appareil digestif, un appareil de protection des branchies ou de l'entonnoir, une mandibule inférieure, ou entin un appareil protecteur des glandes oidamentaires. En réalité, on ne sait pas encore à. quoi servaient ces pièces.
Les ammonitidés sont très nombreux ; on en compte environ 4.000 espèces, et ils ont été divisés en deux grands groupes par Fischer : 1« Les rètrosiphonés, qui ont des goulots siphonaux dirigés en arrière ; des lobes et des selles simples ; une ouverture simple avec échancrure ventral©
AMMONITO - AMNISTIE
et des cloisons concaves; ce sont les clyménidos qui se rencontrent dans le dévonien supérieur et sont limitées à cet horizon, et les goniatitides, que l'on trouve dans les formations paléozoïques, depuis le silurien de Bohème jusque dans les couches permo-carbonifères du Sait Range dans les Indes orientales: 20 les prosiphonés, qui ont un siphon externe, mince, entouré dune enveloppe calcaire, des goulots siphonaux courts, tournés eu avant ; des lobes et des selles en général plus ou moins découpés. Les premières traces de ce groupe remontent au terrain carbonifère. Mais c'est avec l'ère mézozoïque que les ammonites prennent un développement considérable. Ils sont divisés en deux sections : les latisellés {arcestidés, tropitidés, cératidés), qui appartiennent tous au trias, et les angustisellés, qui renferment environ dix familles, dont quelques-unes sont limitées au trias et, do plus, on commence à y rencontrer les phyllocératidés et les lytocératidés. Avec le trias, de nombreuses familles se transforment, sauf les phyllocéras et les lytocéras qui persistent, et de nouvelles formes apparaissent brusquement ; ce sont les îegocératidés, les liarpocératidés, les almathéidés. Les harpocératidés disparaissent dans le jurassique supérieur, mais les haplocéridés viennent s'ajouter aux précédentes familles.
Un changement soudain s'opère avec le commencement de la période crétacée.
Des formes accessoires, qui atteignent leur maximum de variété dans le néocomien supérieur, persistent dans le crétacé ; macroscaphites, anisoceros, tin^iùUles, scaphites. etc., et presque toutes les espèces dn genre a'iocéras.
« L'extinction soudaine des ammonoïdea, dit Zittel, à la clôture de la période mézozoïque, est un phénomène des plus frappants et l'un de ceux que l'on n'a pu jusqu'à ce jour expliquer dans l'histoire du développement de la création organique. Il a dû se produire à la limite du crétacé et du tertiaire de grandes transformations radicales dans les conditions d'existence, pour causer ainsi, non seulement en Europe, mais encore dans les autres parties du monde, l'anéantissement d'un groupe d'animaux si florissant et à organisation si élevée. »
— BiBLiOGR. : 7.'\t\ç\, Hniulbnclf der Paîœontoîngie (liSl); Fischer, Manuel de la conchyliologie (Paris, 1885) ; Reynès, Monogî^ap/iie des ammoîïifes (1879).
AMMONITO (mot ital., part, passé pris substantivem. du verbe ammonire, avertir) n. m. Individu frappé, en Italie, de la peine de ï'amjnonizione. (V. ce mot.) 11 PI. Des
AMMONITI.
AMMONIUM (om' — rad. amvwnia.que) n. m. Chim. Nom donné par Berzélius au radical liypothétique qui, d'après la théorie d'Ampère, fait fonction de métal alcalin dans les sels ammoniacaux.
— Encycl. Le gaz ammoniac s'unit aux acides chloridrique, nitrique, etc., et les corps résultant do ces combinaisons peuventse formuler AzH'HCl,AzH'HAzO^ etc.; ce sont de véritables sels dont les caractères sont très voisins des sels alcalins et en particulier des sels de potassium. Pour rappeler cette analogie. Ampère, en 1816, admitl'existence d'un groupement AzH*, appelé ammonium et fonctionnant dans les sels ammoniacaux comme l'atome de potassium dans les sels de potassium ; les formules précédentes deviennent alors :
AzH'Cl, chlorure d'ammonium; AzH'AzO", azotate d'ammonium; (AzH*)*SO*, sulfate d'ammonium, etc., très analogues aux formules des sels do potassium correspondants : KCl, KAzO», K'SO*, etc.
Jusqu'à présent on n'a pu isoler le radical ammonium ; mais son amalgame paraît se former dans lélcctrolyse des sels ammoniacaux lorsque l'on prend du mercure pour électrode négative, et aussi dans l'action de l'amalgame dô sodium sur une solution concentrée de sel ammoniac ; on obtient alors une masse butyreuse qui se décompose rapidement en dégageant de l'ammoniaque et do l'hydrogène. Enfin, on admet l'existence dans la solution ammoniacale de l'hydrate AzH*OH correspondant à l'hydrate KOH; mais on n'a pu leséparer de cette solution ^toutefois, de la même façon qu'il existe des ammoniaques composées (v. AMENKs) correspondant à ranimonia(|uo proprement dite, il existe a-ussidea ammoniums composés dérivant de l'ammonium par la substitution de radicaux alcooliques monovalents aux atomes d'hydrogène de ce corps hypothétique, et l'on a préparé des hydrates d'ammonium quaternaires dont les propriétés sont très analogues à celles do l'hydrate de potassium.
— Sels d'a7y}}no}iium. Les sels d'ammonium ont une saveur piquante, ils sont volatils ou altérables par la chaleur. Tout l'ensemble de leurs propriétés chimiques les rapproche des sels alcalins dont ils sont isomorphes; comme les sels de potassium, ils précipitent le chlorure do platine ; on les reconnaît à ce que, au contact d'une bas© lixe comme la potasse, ils dégagent du gaz ammoniac.
— Chlorure d'ammonium (chlorhydrate d'ammoniaque, sel ammoniac). — Le chlorure d'ammonium a été fourni presque exclusivement par l'Egypte jusqu'à la tin du siècle dernier; on l'obtenait en sublimant la suie provenant de la combustion des fientes do chameau; aujourd'hui, on le prépare en saturant l'acido chlorhydrique par le gaz ammoniac que l'on dégage des eaux ammoniacales commerciales ; on concentre la solution, et le sel ammoniac qui se dépose est purifié par cristallisation ou par sublimation : la cristallisation fournit de petits cristaux grenus et incolores; la sublimation, effectuée dans des pots en grès, donne des masses blanches, translucides, à cassure fibreuse.
Le sel ammoniac est soluble dans l'eau qui en dissout son poids à 100"; il est également soluble dans l'alcool. On l'utilise pour préparée dans les laboratoires le gaz ammoniac pur, et aussi pour décaper les métaux avec lesquels il donne des chlorures volatils. Sa formule est AzH'Cl.
— Sulfures d'ammonium. On connaît les sulfures d'ammonium (AzH*)' S et (AzH*) HS correspondant aux sulfures de potassium K'S et KHS. Le sulfhydrato de sulfure (AzH*) HS s'obtient en saturant d'hydrogène sulfuré une solution ammoniacale ; l'addition d'ammoniaque le transforme en sulfure d'ammonium (AzH*)" S suivantla formule :
(AzH-) HS 4- AzH' = (AzH*)' S.
Ce sulfure d'ammonium, dont la solution jaunit à l'air
par suite de la formation de polysulfures, est très employé
en chimie analytique pour reconnaître un certain nombre
de sels métalliques qu il précipite à i'état de sulfures.
— Sulfate d atïijnoniiim. On le rencontre en Toscane,
dans les terrains qui fournissent l'acide borique, et on l'appelle «boussingaultite ». Préparé industriellement en neutralisant l'acide sulfurique par de l'ammoniaque, il cristallise en prismes rhomboïdaux, isomorphes du sulfate de potassium. Il est très employé en agriculture comme engrais. Sa formule est SO* (AzH*)*.
— Carbonates d'ammonium. On trouve dans le commerce, sous lenom de sel volatil d'Angleterre, un sesquicarbonate, de formule SCO^H', 2AzH'; c'est un produit blanc cristallisé, à saveur caustique et odeur ammoniacale, que l'on prépare en chauffant dans des chaudières en fonte du sulfate d'ammonium et de la craie. Abandonné à l'air, ce sesquicarbonate se transforme en carbonate acide d'ammonium CO'H (AzH*), qui est le plus stable des carbonates ammoniacaux. Quant au carbonate neutre CO* (AzH')', il ne peut être préparé que fort difficilement par un procédé dû à Divers.
— Nitrate d'ammnnium. Le nitrate d'ammonium, nitrum flamjnatïs, a pour formule AzH*AzO*; il s'obtient en neutralisant l'acide nitrique par le gaz ammoniac, et cristallise en prismes liexagonaux semolables à ceux du nitre. Il produit en se dissolvant dans l'eau un froid considérable et peut abaisser la température jusqu'à — 15". Il fond à 200", puis se décompose en eau et protoxyde d'azote.
— Phosphates d'ammonium. Il existe trois orthophosphales d'ammonium: PhO HMAzH*), PhO'H (AzH*)' et PhO* (AzH*)'. Le premier, préparé par l'addition d'acide phosphorique à l'ammoniaque jusqu'à réaction acide, est soluble dans l'eau et cristallise en prismes à six pans; si l'on fait bouillir sa dissolution aqueuse, on obtient le phosphate PhO'H (AzH')'; si, au lieu de faire bouillir, on ajoute de l'ammoniaque, on forme le phosphate triammonique PhO'(AzH')\
Un phosphate double d'ammonium et de sodium, appelé autrefois sel de phosphore, sel fusible des uri/ies, se trouve dans les reins, où il forme quelquefois des calculs. Le phosphate ammoniaco-magnésien se rencontre non seulement dans les urines fraîches ou putréfiées, mais encore dans les excréments, les calculs intestinaux du cheval et les calculs vésicaux de l'homme.
— Usages. V. ammoniaque {Usages de V).
AMMONIURE n. m. Nom donné aux composés résultant
de la combinaison de l'ammoniaque avec divers oxydes métalliques : Les ammoniubes d'or, d'argent et de platine sont fulmijiants. |] On dit aussi ammoniate.
AMMONIURIE (rad. nmmon?aque, et urine) n. f. Transformation ammoniacale des urines, dans les maladies des voies urinaires.
AmmoniuS, fils d'Hermias, philosophe grec (11' et m" siècles), né à Alexandrie fut le maître de Plotin, et enseigna à Alexandrie une doctrine mélangée des idées d'Aristote et de celles de Platon. Il a laissé des Commentaires estimés sur Porphyre et sur Aristote.
AmmONIUS, surnommé Saccas, por(efaix, parce qu'il avait exercé cette profession dans sajeunesse. Philosophe d'Alexandrie, qui florissait vers la fin du n" et au début du m" siècle. Issu d'une famille chrétienne, il se convertit au jiaganisme, étudia la philosophie, et tenta de concilier les doctrines de Platon avec celles d'Aristote, qu'il amalgama aux théories orientales. On le regarde comme le fondateur de l'école néo-platonicienne. Il n'a pas laissé d'écrit. Ses principaux disciples furent Plotin, Longin et Origène.
AMMONIZIONE (mot ital. qui signif. avertissement) n. f. Peine préventive prononcée en Italie par le préteur (il y a en Italie des conciliateurs et des préteurs) et qui consiste à mettre sans débat un individu signalé comme suspect sous la surveillance de la police.
Les ammonîV/ sont privés, par la loi électorale italienne, des droits d'électorat et d'éligibilité. Ils ne peuvent changer de résidence sans y être autorisés et sont à la disposition des agents chargés de maintenir la sécurité publique.
AMMONOÏDES OU AMMONOÏDEA (du gr. Amman, Ammon, et eidos, ressemblance) n. m. pi. Groupe de mollusques céphalopodes fossiles. V. ammonitidés. — Un ammo-
NÛIDE (ou ammonoïdea).
AMMOPHILE (du gr. ammos, sable, et philos, ami) n. f. Entom. Genre d'insectes hyménoptères, porte-aiguillon, famille des spbégidés . renfermant des formes très prèles, à abdomen en terme de cornue, varié de rouge et de bleufoncé. Nombreuses espèces de taille moyenne, réparties sur tout le globe. Font la chasse aux chenilles des noctuelles, les piquent et les enfouissent dans leurs terriers pour nourrir leurs larves. Citons \'a7mnophila sabidosn (Europe).
— Bot. Genre de graminées, dont les espèces abondent sur les dunes et les plages sablonneuses, à rhizomes rampants, qui contribuent à fixer la mobilité des terrains sablonneux.
AMMOPHORE (du gr. ammos, sable, et phorus, qui porte) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromôres, famille des ténébrionidés, renfermant des formes américaines. Dix ou douze espèces habitent l'Amérique centrale.
Citons Vammophorus galapagoensis (Galapagos) ; Vammophorus peruvianus (Pérou), etc. «luuiupiiore peruvien(gr. nat.).
AMMOPTÉNODYTES (du gr. ammos, sable ; ptênos, qui vole, et dûtes, plongeur) n. m. pi. Famille comprenant des oiseaux courant dans les sables, comme l'autruche. — Un ammoptknodyte.
AMMOTHÉE (de Ammothée, n. myth.) n. f. Genre de pycnogonides, établi sur une seule espèce, de la Caroline.
AMMOTRAGUE (du gr. ammos, sable, et tragos, bouc) n. m. Genre d'antilopes, renfermant des formes africaines propres au désert des Somalis et remarquables par leur long rou et leurs hautes pattes grêles. Citons Vammotragus Clarki (région de Berbérah).
Âmmophile île;
. nat.).
AMMYRSINE (du gr. ammursinos, qui a l'odeur de la myrrhe) n. f. Genre do plantes de la familières éricinées, section du genre leiopnyllum.
AMNÉSIE (du gr. a priv., et mnêsis, mémoire) n. f. Diminution notable ou perte totale de la mémoire : Certaines persojmes sont frappées d'une amnésie telle qu'elles oublient jusqu'à leur nom.
— Encycl. Vamnésie peut être générale ou partielle. L'amnésie générale est extrêmement rare et, pour mieux dire, n'existe pas : aucune fonction intellectuelle ne peut se roncevoir sans la mémoire. L'amnésie partielle se trouve à l'état chronique dans l'idiotie et le crétinisme; elle suit une marche progressive dans la paralysie générale et la démence. Elle éclate subitement dans "les traumatismes, les suites d'accouchement, les travaux intellectuels excessifs, les excès de toute sorte. L'amnésie due à l'hystérie, l'hypnotisme, peut être dite périodique. Chez les vieillards, l'amnésie revêt une forme particulière: elle porte sur les faits récents. Dans le sommeil physiologique, dans celui qui est provoqué par les anesthésiques, dans le délire de la fièvre, les impressions ne restent que d'une façon irrégulière, capricieuse, et disparaissent en grande partie. Dans les deux premières variétés d'amnésie, la perte subie peut porter sur certaines catégories de faits ou do mots. L'amnésie oblige quelquefois à une rééducation, qui peut être couronnée de succès.
AMNÉSIQUE (rad. amnésie) adj. Se dit d'une personne qui a perdu totalement ou partiellement la mémoire.
— Substantiv. : Ufl, une amnésique.
AMNESTIQUE adj. Se dit des substances vénéneuses
ou des accidents cérébraux qui font perdre la mémoire.
AMNICOLE (du lat. amnis, ûenve, et colère, habiter) adj. Qui vit, qui croit sur le bord des fleuves, des rivières.
AMNIOMANCIE (du gr. amnion. membrane, et mantein, divination) n. f. Horoscope d'un enfant, tiré de l'inspection du sac membraneux qui enveloppe quelquefois la tête des enfants nouveau-nés, ce qui a donné lieu au dicton : // est né COIFFÉ.
AMNIOMANCIEN, ENNE [sî-in, en) n. et adj. Personne qui pratiquait l'amniomancie; ce qui concernait cet art.
AMNIORRHÉE (du gr. amnion, membrane, et rhein, couler) n. f. Ecoulement du liquide de l'amnios,
AMNIOS [oss) ou AMNION (gr. amnion; de amnios, d'agneau, membrane d'agneau ; nom qui lui vient sans doute de sa mollesse) n. m. Anat. La plus interne des membranes qui enveloppent le fœtus : Z'amnios existe seulement chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles.
— Bot. Nom donné par Malpighi à la liqueur gélatineuse qui, dans les plantes, entoure l'embryon et ne devient visible qu'après la fécondation. Le fait d'amende du cocotier en fournit un exemple remarquable.
— Encycl. Anat. ISamnios est constitué par les replis du feuillet externe du blastoderme. Dans l'origine, l'amnios n'entoure l'embryon que du côté de sa face dorsale et do ses extrémités céphalique et caudale. Ces deux extrémités, connues sous le nom de capuchon céphalique et capuchon caudal, se portent l'une vers l'autre, se soudent en laissant subsister un orifice, VoinbUic amniotique. En ce point, l'amnios se réfléchit sur le cordon ombilical, et forme une gaine à ce cordon. L'amnios est une des membranes persistantes de l'œuf; il augmente peu à peu d'épaisseur, et, vers le troisième mois, il est appliqué partout à la sur-" face interne du chorion. Il contient le liquide amniotique.
AMNIOTATE (rad. amnique) n. m. Genre de sels qui portent aujourd'liui le nom de allantoates.
AMNIOTIQUE adj. Anat. Qui appartient à l'amnios, qui a rapport à l'amnios : Liquide amniotique.
— Chim. Syn. de allantoYque.
— Encycl. Anat. Le liquide amniotique, que l'on appelle souvent l'eau ou les eaux de l'amnios, ou simplement les eau.r, est contenu dans l'amnios et baigne presque le fœtus de toute part. Sa coloration varie avec l'époque de la grossesse ; vers la fin, il est blanchâtre. La quantité de ce liquide varie de 500 gr. à 1 kilogr. Il tient en suspension des cellules épidermiques, des fragments de matière sébacée et quelques leucocytes. II est formé d'eau tenant en dissolution de l'albumine, de l'urée, des sels de chaux, de potasse et de soude. Ce liquide est très probablement l'urine excrétée du fœtus contenant les produits de sécrétion de la peau. Il protège le fœtus contre les pressions dues soit à l'utérus lui-même, soit aux traumatismes extérieurs. Dans l'accouchement, le liquide amniotique est poussé par les contractions utérines vers le col de l'utérus, oii les membranes qui le contiennent forment la saillie appelée poche des eaux.
AMNIQUE adj. Nom donné par quelques chimistes à l'acide amjiiotique.
AmnisiadeS ou Amnisides, nymphes du fleuve Amnisus, en Crète. — Une Amnisiadf, ("ou Amniside).
AMNISQUE {niss — du gr. amnis, petit agneau) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes. famille des cérambycidés, sous-famille des laminés, renfermant quelques espèces américaines.
Citons Yamniscus polyrhaphoides (Venezuela).
AMNISTIABLE {niss-ti) adj. Qui peut être amnistié, qui est digne d'être amnistié : Prisonniers amnis-
TIABLES-
AMNISTIE {niss'ti — gr. amnéstia, oubli; de a priv., et mnéstis, souvenir) n. f. Acte du pouvoir lé- „^„.^
gislatif qui a pour but deÔacer un polyrhaphoïde'*('gr. nat.). fait punissable, et, en conséquence,
soit d'empêcher ou d'arrêter les poursuites, soit d'anéantir les condamnations.
— Par anal. Pardon, excuse : Je mets en liberté toutes les mouches et tous les papillons que je trouve pris dans les filets autour de moi, petite amnistie obscure qui, comme toutes les amnisties, îie fâche que les araignées. (V. Hugo.J
— Encycl. Les Athéniens furent les premiers qui employèrent le terme amnistie. Ils donnèrent ce nom à la loi d'oubli [amnêstia], que Thrasybule, après avoir chassé les trente tyrans d'Athènes, fit voter par le peuple, et par laquelle il était défendu de troubler aucun citoyen pour
Amnisque
los actions i»ass(Sos. A Homo, los amiiistios étaient accor-
Krancc, los rois n droit do gr£ico, furent rares du privés n'étaient luo. Poslériourc- Lrihuts do la suualement pour les
dées par le Sénat ou par In prine exerceront le droit d'ainm d'une mani(''re aljsulue, I V" au XI* siècle, parce i|h pas alors rol)j<it d'une rr[ ment, le droit d'amnistie i vorainoté, et les rois on u:
crimes de lùso-majesté, los réholli'ons, fes émeutes poi)ulairos. Ces amnisties se produisaient sous forme de lettres d'a6o/i/io;) (/l'm'rale, ou d'abolition spéciale, avant jugemont. (V. ABOLITION.) Notre ancien droit no distinguait pas nettement l'amnistie et la grfice.
Sous la monarchie constitutionnelle, lo droit d'amnistie fut considéré comme uno extension du droit de grâce ; il s'oxorçait, d'ailleurs, comme tous les actes du monar<pie, sous la responsabilité dos ministres. La Constitution du 4 novembre 1818 accorda au président de la Républic|UO le droit do faire grâce, après avis du conseil d'Etat; quant aux amnisties, elles no pouvaient être accordées quo par nue loi. L'article 1" du sénatus-consulte du 25 décembre 1852 investit l'empereur du droit de faire grâco et d'accorder des amnisties.
Sous l'ompire de la Constitution do 1875, lo président do la Républifiue a le droit do faire grâce, mais l'amnistie ne pont f'tre acrordéo quo par une loi (loi du 17 juin 1871, ari- 1", 1.11 ilii ■.',•> février 1875, art. 3).
\'ohi les .l.iirs lies principales amnisties depuis la Révoluiiun de 178'.i : U) prairial an XH, 25 mars et 23 avril l«io, 23 et 26 avril 1811, 13 janvier 1815, 12 janvier et 10 juin 181 G, 13 août 1817, 26 mai 1825, 25 et 26 août 1830, 8 mai 1837, 30 avril 1840, 29 février 1848, 7 mars 1848, 17 avril isis, l'^ot 5 mai 1818, 16 août 1850, 3 août 1860, 17 septembre 1861, M août 1869; 4 septembre 1870; 2 avril 1878; 3 mars 1879; 11 juillet 1880; 20juillet I8SI.
La grdce laisse subsister la llétrissuro morale du jugement dont elle arrête les etfets ; l'amnistie, au contraire, en supprimant la peine, anéantit on même temps le fait qui avait été la cause de la punition. P^n outre, la grâco est toujours individuelle, et l'amnistio est collective, car elle s'adresse plus aux faits qu'aux personnes. Enfin, l'amnistie relève celui qui en est l'objet de toutes les incapacités, tandis quo la grâce, n'étant que la renonciation au droit d'exécution des peines matérielles, laisse subsister toutes les incapacités, s'il n'y a pas réhabilitation.
L'amnistie étant un acte d"'indulgence et do pardon, il en résulte qu'en cas de doute sur les faits auxquels elle s'applique et sur les conditions de leur application, l'interprétation doit avoir lieu in favorem. La loi d'amnistie peut, d'ailleurs, toujours restreindre les applications qui en seraient faites en vertu des principes généraux.
Au point do vue des conséquences cmiles de l'infraction, on admet généralement que l'amnistie laisse stibsister les actions en réparation du dommage causé et les condamnations prononcées.
AMNISTIÉ, ÉE iniss-ti) D. Personne qui a bénéficié d'une amnistie.
AMNISTIER [niss-ti-é. — S'écrit avec deux i de suite à la r" et à la 2» pers. du plur. do l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous amnistiions. Que vous amnistiiez] V. a. Accorder une amnistie, comprendre dans une amnistie : Lorsque Bonaparte a]«nisti.v les émigrés, il comeroa une liste permanente de mille noms. (Beugnot.)
— Par anal. Excuser, pardonner : La politique ne mit trop souvent que les résultats, et amnistie volontiers des actes qui, d'ailleurs, sont condamnables.
— Absol.: Amnistier, c'est prouver sa force. [E. de Gir.) S'amnistier, v. pr. Etre amnistié : Les transfuges s'amnistient rarement, il Par anal. : La guerre s'amnistie par l'héroïsme et la gloire. (E. de Gir.)
Amnon, fils aîné de David, viola sa sœur Thamar, et fut tué par son frère Absalon au milieu d'un festin.
AMOCHER (rad. moucher) v. a. Argot. Donner un coup sur lo nez, l'endroit que l'on mouche.
AMODIATEUR, TRICEn. Celui, celle qui cède une terre par aniuliaii.iii. — Anton. Amodiataire.
AMODIATION [si] n. f. Dans l'anc. dr., on appelait ainsi la cuticcssion d'une terre moyennant des prestations périodiques payées au concédant, originairement en nature, et plus tard en argent. On disait aussi dans ce sens amoissonner. Le mot amodiation n'était pas synonyme de « bail à ferme », car il servait à désigner des modes do concession très divers, u Aujourd'hui, le mot n'est plus usité que dans la science économique. On l'oppose au fairevaloir, et il sert à désigner tout mode d'exploitation agricole dans lequel l'entreprise est conduite par un autre que par le propriétaire lui-même.
AMODIER {di-é — du lat. ad, â, et modium, boisseau. Prend deux i de suite à la 1" et à la 2' pers. du plur. do l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : .\ous amodiions. Que vous amodiiez) v. a. Atfermcr à quel(|u'un une terre moyennant une redevance en denrées ou en argent.
AMŒBE n. f. Zool. V. AMIB0IDES.
AMŒBIEN n. m. Zool. '\'. AMiBoiuKS.
Amoghasiddha ou AmogrASSIODHI, le cinquième des Dydni-Bouddhas. Il personnifie spécialement 1 amour du prochain. Sa trinité se compose du Dyâni-Bodhisattva Vifoapâni et du Bouddha humain Maitréya, incarnation de la charité, Maitri, le Bouddha futur, successeur désigné de Çâkyamouni. Amoghasiddha est représenté avec un teint vert, faisant de la main droite le geste de protection, et de la gauche celui de méditation.
Amognes ;Les) [faijus Ammoniensis], pays de l'une. Nivernais, entre la rive gauche do la basse Nièvre et la rive droite de l'Izeure, qui correspond aujourd'hui aux cantons de Saint-Benin-d'Azy et Saint-Jean-de-LicUy. Les habitants do ce pays s'appellent les Amognands.
AmO!, AmOY, EmOPUY ou mieux HiAMEN, ville et port de la Chine (pruv. du Fokien), ch.-l. de district du dép. de Tsionan-tchcou, établis dans l'ilo IIiamen.au fond d'une baie abritoo par d'autres îles, et constituant un mouillage magnific|ue. Pop. : 95.600 hab. dans la ville même, près de 200.000 dans lile Iliamen. C'est un point stratégique d'une haute importance, dont le port est lo meilleur de la Chine. Dès lo xvi' siècle, les Portugais y
ont eu des établis-scmenls ; puis los Hollandais et le» Anglais l'ont fréquenté jusqu'en 1730, date à partir do laquelle les Espagnols seuls purent s'y rendre. Depuis 1842. c'est de nouveau un port ouvert où ont leurs magasins un certain nombre d'Européens qui habitent la petite lie granitique de Koulang-sou, séparée de Hianien par un canal large de 500 m.
— Biui.ioGR. : Hugho, Amoy and Ihc Surrounding District... (Hongkong, 1872).
AMO'iBITE (du gr. amoibê, échange) n. f. Arséniosulfur» do nickel, variété do disomose.
AMOINDRIR V. a. Rendre moindre, plus petit, diminuer : Amoindrir un revenu. A.moindbik les forces. 11 Au lig. : Amoini>rik ses torts. Amoindrir le mérite de quelqu'un.
— Par ext. Faire paraître plus petit : L'éloiqnemenl amoindrit les objets.
— V. n. Devenir moindre, au prop. et au fig. ; Les forces amoindrissent dans les grandes chaleurs.
S'AmotndriPf v. p. Devenir moindre au prop. et au fig. : 7'oii/e fortune s'amoindrît par le gaspillage. L'homme s'amoindrit par le mensonge.
— Aniun. Accroître, agrandir, amplifier, augmenter, exagérer, grandir, grossir, magnifier.
AMOINDRISSEMENT n. m. Etat ilc ce qui est amoindri ; diminution : /.'amoindrissement des forces, /.'amoindrissement du revenu.
— Kig. : /.'amoindrissement du crédit, du qénie.
— Anton. Accroissement, agrandissement, amplification, augmentation, exagération, grossissement.
AMOINDRISSEUR n. m. Celui qui copie les ouvrages des autres en les réduisant à dos proportions mesquines. (Le sens de ce néologisme peut être généralisé.)
AMOISE n. f. Ensemble de pièces de bois assemblées deux à deux pour maintenir une charpente. 11 Sorte de crochet en for employé dans les verreries pour retirer du four les glaces et servant aussi à les enfourner. V. moïse.
AMOITIR V. a. Rendre moite, humecter. (Vieux.)
— Fig. Fléchir, amollir.
S'amo/t/f, v. pr. Devenir moite. Il S'amollir.
AMOK n. m. Etat pathologique particulier aux Malais, caractérisé par des hallucinations visuelles avec impulsion homicide et suivi d'un profond abattement.
— n. et adj. Se dit de l'individu qui se trouve dans cet état : L'homme amok armé du kris frappe avec acharnement.
— Encycl. Los amoks paraissent être des fanatiques qui se sont excités au moyen d'un breuvage. Ils font vœu de courir devant eux en tuant tous les gens qu'ils rencontreront. A Java et dans d'autres îles malaises, les hommes de la police sont armés de fourches spéciales pour arrêter ces fous ou ces malfaiteurs, que l'on abat ordinairement sur place.
AmoL ou AmoU, ville de Perse (prov. doMazanderan), sur le fleuve caspien Héraz; 10.000 hab.
AMOLA n. f. Mesure do capacité pour les liquides, en usage à Gênes, contenant 8', 25.
AMOLETTE n. f. Mortaises pratiquées dans la tête des cabestans, des guindeaux et du gouvernail, pour recevoir les barres qui mettent ces machines en mouvement.
AMOLLIR (rad. mol, mou) v. a. Rendre mou : Le feu amollit les métaux.
. — FiÇ. Alïaiblir, énerver : Les plaisirs amollissent lame. Tout ce qui plaît sans instruire, amuse et amollit. (Fén.) Il Emouvoir, attendrir : Les pauvres sont obligés de contrefaire les estropiés pour que ces maux apparents amollissent no(re dureté. (La Rochef.)
S'amollir, v. pr. Devenir plus mou.
— Fig. S'affaiolir : Devant les assauts répétés de la persécution et de l'injure, on ne s'amollit pas. (Ravignan.l
Il S'attendrir : S'amollir par la commisération. (E. Sue.)
— Mar. Devenir moins violent : Le rent s'amollit. (Dans ce cas, on dit plutôt mollir.)
— Syn. Amollir, ramollir. On amollit ce qui est dur; on '■amollit ce qui est trop ou très dur.
— Anton. Durcir, endurcir, solidifier.
AMOLLISSEMENT n. m. Action d'amollir ; état de ce qui est amolli : /.'amollissement de l'as/)/i<ilte. du fer.
— Fig. Affaiblissement : /'amollissement du courage.
— Anton. Concrétion, durcissement, endurcissement, induration, sclériase, solidification.
AMOME idu gr. amomon. nom d'un arbrisseau de l'Inde) n. m. Genre do plantes de la famille des scitaminées, tribu des amomées, dont les principales espèces sont le cardamome , f'amome aromatique de l'Inde, l'amome â feuilles étroites de Madagascar, la maniguette, etc. Il Parfum que l'on extrait de la plante do ce nom. (Les anciens l'emiiloyaient pour embaumer les corps, et les dames romaines peur parfumer leur chevelure.)
— Faux amome. Plante de la famille des ombellifères [sison amomum).
AMOMÉES n. f. pi. Tribu do plantes nionocot^lédones, de la famille des scitaminées, qui a pour type lo genre atnonie. — Une amo-
MKE.
— Encycl. Les amomées renferment des plantes vivaces, à rhizome tube- Amome. - A, fleur; B, fruit, roux et charnu, a touilles
simples, terminées à la base par une gaine entière ou fen due. Les fleurs, accompagnées de bractées assez larges, sont disposées généralement en épis ou en panicmes. Le fruit est uno capsule à trois loges, renfermant chacune plusieurs graines à embryon entouré d'un albumcB farineux. Ces plantes appartiennent généralement aux régions tropicales. Leurs rhizomes, féculents et aroma-
A.MMSTIÉ — -VMORCE
tiques, rouroissont i. la médocino dos stimulants et des stomachiques; â l'économio domestique, de» parfums et dos condiments. Ce» plantes, i cause do la beauté do leur feuillage et do leurs fleurs, sont cultivées dans los jardins ou dans les serres.
AMOMOGARPE ^lu gr. amé/mon, amome, et karpo», fruit) n. m. Fruit fossile trouvé dans des argile» éocéncs et qui, par sa forme, a beaucoup d'analogie avec celui de quelques espèces du genre amome.
AMOMOPHYLLE (du gr. amomon, amome, et phulhn. fouille) n. m. Genre do plantes fossiles, do la famille de» zingibéracécs. La seule espèce connue, l'amomophyllo grêle (amomonhytlum tenue), provient des grés situé» sous los lignites de Vorvins.
AMOMUM (mom') n. m. Nom donné par les écrivains grecs et latins à uno plante odoriférante mal caractérisée.
AmoN, roi de Juda, fils et successeur do Manassè», dont il imita la conduite impie. Assassiné par ses offlcior» après deux ans do règne (042-640 av. J.-C.).
AMONCELER (double la consonne l du radical amoncet devant un e muet : J'amoncelle. Ils amoncelleront. Qu'ils amoncellent) v. a. Entasser, mettre en monceau : Le» vents amoncellent Us tables.
— Fig. Accumuler : Amonceler des preuves, des capitaux.
— En ï. de manèg. Se dit neutraiem. d'un cheval qui marche sur los hanches sans so traverser : Ce cheval amoncelle.
S'amonceler, v. pr. S'entasser, se rassembler : Les nuages s'amoncellent au ciel.
— P'ig. S'accumuler : La sensibilité s'amoncelle au profit des passioni. 'U. Beyle.)
— Syn. Accumuler, amasser, entasser. V. Acct/MLXEB.
— Anton. Disperser, disséminer, éparpiller. AMONCELLEMENT n. m. Action d'amonceler; résultat
de cette action : /.'amoncellement des terres, des neiges.
— Par ext. : /.'amoncelle.ment des capitaux dam les mêmes mains est nuisible à la prospérité publique. (Acad.)
AmÔNEBOURC, ville d'Allemagne (Hesse-Ca.ssel), sur l'Ohm, affluent de la Lahn ; 943 bal). Dernière bataille do la guerre de Sept ans (20 septembre 1762y, entre les Français et les Impériaux, suspendue par l'annonce de la signature de la paix.
AMONT (de <i, et mont, ou du lat. ad, vers, et mons, montis, montagne) n. m. La partie d'un cours d'eau qui, par rapport à une autre partie, est plus rapprochée de la source.
— Vent d'amont, Nom donné, sur les côtes et les rivières, au vent opposé à celui d'aval, et venant de l'E. ou de l'intérieur des terres. En mer, les vents d'amont soal ceux compris depuis le N.-E. jusqu'au S.-E., en passant par l'E.
— En amont, loc. adv. En remontant le cours de l'eau : Aller EN amont.
— D'amont, loc. adv. Du point le plus haut d'un fleuve, d'une rivière : Le pays d'amont.
— En amont de, loc. prép. Au-dessus de, par rapport au cours d'un fleuve : Orléans est EN a.mont de Blois.
— Autref. s'employait comme adverbe et s'écrivait en deux mots. On dit encore, en agric. : Labourer À mo.nt et contre-mont. Labourer une pente en versant la terre en bas au firemier tour de charrue et en haut au second tour, pour qu'elle ne soit pas entraînée.
— Fauconn. Mettre l'oiseau à mont, Le lancer, n Tenir amont. Se dit de l'oiseau quand il se tient en l'air à la piste du gibier.
— Mines. Amont pendage. V. pendage.
— Anton. Aval.
Amont, village de France (Haute-Saône), arrond. et à 27 kilom. de Lure, traversé par le Brenchin; 798 hab. Ce village était autrefois compris dans le pays d'Amont, qui avait pour capitale Gray-sur-Saône.
En T. de mar., Qui vient do
AmontonS (Guillaume), physicien, né à Paris en 1663, mort en 1705. Affecté de surdité dans son enfance, il se consacra atLX mathématiques et à la construction des instruments. Des llemarques et Expériences physiques sur la construction d'une nouvelle clepsydre, sur les baromètres, thermomètres et hygromètres ( 1 695), attirèrent l'attention sur lui, et lui ouvrirent les portes de l'Académie des sciences (1699). On a aussi de lui uno Nouvelle Théorie du frottement. La première idée du télégraphe aérien lui appartient.
AHOORA n. m. Genre de plantes de la famille des méliacées, tribu des trichiliées, caractérisé par des fleurs polygames et diol'ques à calice formé de trois â cinq sépales, la corolle ayant le même nombre de pétales, ceux-ci épais et imbriqués. Le fruit est une grosse baie loculicide, à loges monospermes. Les amooras sont de grands arbres des régions tropicales de l'Asie. Sur les huit ou dix espèces connues, on peut prendre comme type l'iimoo.-a Bohiluka, de l'Inde, dont les graines fournissent une matière oléagineuse employée en savonnerie.
AmorbacH, petite ville de Bavière (prov.de laBassc- Franconie), dans l'Odenwald ; 3.000 hab.
AMORÇAGE n. m. Action d'amorcer : X'amobcagb d'une
arme a feu, d'un filet.
AMORCE (du lat. ad, à, et morsus, action de mordre) n. f. Appât pour prendre des poissons, cl parfois des oiseaux : Les mouches, les vers de leri-e, etc., servent d'AilORCK.
— --l»iorce vii'c. Poisson vivant qui sert d'appât.
— Par anal.. Ce qui attire : Les cotres-forts... je les tiens pour une franche amorce d voleurs. iMol.i
— Fig. Tout ce qui flatte les sens, l'esprit, le cœur : La gloire a de puissantes amorces pour les grandes âmes. La louange est une amorce agréable. iBouhours.)
— Apic. Fragment de ravon fixé à la partie supérieuro des cadres de 1 intérieur d'une ruche.
— -irtill. Poudre â canon qu'on mettait dans lo bassinet d'une arme â feu, sur la lumière d'un canon, ou â des fusées, à des pétards, pour y mettre le feu. 11 Petit engin destiné â provoquer l'explosion d'une masse de matièro détonante dans uno cartouche d'arme à feu, un trou do mine, un projectile explosible, etc. Il Jouet d'enfant, simulacre de l'amorce i>roprement dite.
— Ponts et chauss. Le commencement d'une rue nouvelle qu'on est en train do percer.
-;- Techn. Bain d'or, d'argent ou de platine, dans Ieq.uel on immerge ime plaque métalliijue destinée i eue recou-
AMORCEMEWT - AMORTISSEMENT
verte dune couche d'un de ces métaux précieux. Il Une certaine quantité d'eau que l'on verse dans une pompe neuve, affn d'en faciliter le fonctionnement en empêchant l'introduction de l'air en dessous du piston.
Enctcl. Chim. Les amorces peuvent se partager en
deux catégories, suivant que leur explosion est provoquée avec ou sans le concours de l'électricité.
1" Amorces non électriques. Les amorces des cartouches do chasse ou de guerre sont de petits cylindres de cuivre, dont une extrémité est fermée. Le fulminate de mercure, hroyé avec du salpêtre et du sulfure d'antimoine, constitue l'élément détonant.
2° Amorces électriques. Les amorces électriques sont surtout employées pour l'inflammation des cartouches de dynamite ou de poudre ordinaire et à grande distance. On les classe en amorces de quantité et amorces de teitsion. Dans les premières, une capsule renfermant le fil conducteur plonge dans une poudre peu conductrice. Une interruption de un dixième de millimètre existe dans ce fil au milieu de cette poudre. Pour faire détoner cette dernière, on fait usage d'appareils électro-magnétiques. Dès nue le courant passe, une étincelle jaillit à l'endroit de 1 interruption du fil, elle enflamme la poudre et fait détoner la dynamite. Les secondes consistent en un fil de platine très fin qui, sous l'influence d'un courant électrique, devient incandescent et détermine l'explosion de la capsule, et par suite celle de la dynamite.
Les artificiers Scola et Ruggieri ont présenté, en 1886, à l'Académie des sciences de nouvelles amorces électriques composées de deux fils de cuivre recouverts do coton et enroulés à Tune de leurs extrémités sur un petit cylindre
en bois. Une cartouche en papier remplie dune pâte fusante, mélange de chlorate de potasse, de salpêtre, de sulfure d'antimoine et de charbon, entoure ces fils. Les fils ainsi disposés sont fixés à l'extrémité d'un tube de carton A conique extérieurement et renfermant une mèche en pulvérin B. Le gros bout du tube est fermé par l'amorce électrique C, les extrémités des fils conducteurs DD restent en dehors. Si avec cette amorce on veut déterminer l'explosion d'une mine chargée à la poudre ordinaire, on réserve dans le bourrage un étroit cylindre libre, à la partie supérieure duquel on place l'amorce. Il suffit de relier les deux fils de cuivre à une bobine d'induction, ou mieux à l'appareil dit coup-de-poing, pour obtenir au moment voulu une étincelle enflammant la pâle fusante, qui à son tour allume la mèche en pulvérin et la projette avec une grande vitesse jusqu'au sein de la mine. Le tube joue ainsi le rôle d'un petit fusil dans lequel la mèche serait le projectile. La mine part instantanément-
Le même système s applique aux mines chargées à la dynamite, à cette diff'érence près qu'on ajoute une amorce fulminante sur laquelle vient buter la mèche au moment de la projection.
— Vérification des atnorces électriques. Avant de placer les amorces à incandescence, on vérifie leur conductibilité au moyen d'un galvanomètre dont les déviations permettent de constater la continuité du courant. Ce courant ne doit pas être assez fort pour faire rougir le fil et détoner l'amorce, tout en restant sensible au galvanomètre.
— Amorces pour jouets d'enfants. Dans les pistolets ou fusils d'enfants, on se sert des amorces Canouil ou Blanchon, composées d'une petite parcelle de fulminate de mercure agglomérée par de l'eau gommée, mise entre deux feuilles minces de papier et détonant sous le choc.
— SvN. Amorce, appât, leurre. Au propre, Vappàt est une pâture que l'on emploie pour prendre toutes sortes d'anmiaux; famorce ne s'emploie généralement que pour les poissons ; le leurre était un appât spécial à la fauconnerie. H Au fi>., Vappât présente quelque chose d'utile. l^'amorce exprime quoique chose d'agréable, de séduisant. Ce que le leurre propose d'utile ou d'agréable pour attirer, est vain ou chimérique.
AMORCEMENT n. m. Action d'amorcer : Z'amorcement d'une liijne. Il On dit mieux amorçage.
AMORCER (le c du radical prend une cédille devant a et û : Nous amorçons. J'amorçai, etc.) v. a. Garnir d'une amorce : Amorcer une litjne, des filets, il Attirer avec une amorce : Amorcer des poissons, des oiseaux.
— Fig. Attirer, alléger : Le gain nous amorce.
— Mettre l'amorce aune arme à feu : Amorcer un fusil.
— Apic. Fi.xer sur les cadres d'une ruche des fragments de rayons vides pour inciter les abeilles à construire leurs cellules dans le sens que leur indique la disposition de ces rayons : Amorcer des cadres.
— Hydraul. Remplir un siphon de liquide, ou encore faire le vide dans uu siphon pour y déterminer l'ascension d'un liquide, il Ajuorcer une pompe. Verser de l'eau dans le corps d'une pompe, afin qu'elle puisse fonctionner.
— Mécaniq. Manœuvrer avec la main le volant qui, par la bielle, transmet le mouvement au piston pour facilit<n* le jeu alternatif des tiroirs, dans une machine à vapeur.
— Mines. Placer la mèche de la saucisse servant à enflammer la cartouche d'un coup de raine.
— Pêche. Jeter de l'amorce dans un endroit choisi duu cours d'eau, afin d'y attirer le poisson.
— Ponts et chauss. Amorcer une rue. Commencer le percement d'une rue nouvelle.
— Techn. Préparer deux morceaux de fer en les aplatissant, pour les souder ensemble, il Aplatir un morceau de fer pour lui donner la forme d'un coin, il Commencer un trou dans une pièce de fer ou de bois, avant de faire usage de la mèche ou de la tarière, il Commencer à ouvrir les dents d'un peigne, il Commencera ouvrir des branches d'osier par le gros bout, il Commencer le comble d'un bâtiment. Il Mettre au pied de la vigne une légère couche de fumier, ii Tremper dans un bain dor,de platmc ou d'argent, les objets en cuivre que l'on veut recouvrir d'un placage de ces métaux précieux, ii Donner une quantité d'électricité initiale â l'une des deux armatures d'une machine de Holtz.
S'amorce/', v. pr. Etre amorcé : La ligne s'amokce avec des asticots de nature variée.
AMORCEUR, EUSE n. Celui, celle qui amorce. Il S'est dit auircf. pour Séducteur, tro.mpeur.
Aiuorço
AMORÇOIR n. m. Petite poire à poudre qui contenait la poudre fint. ou pulvérin d amorce destinée à être mise dans le bassmet des armes à feu, au xvi" siècle et dans les premières années du xvii^
— Encycl. Les amorçoirs cjue l'on possède du xvi* siècl' sont en général des armes de luxe, dont le bois dur est merveilleusement incrusté d'ivoire et dont la garniture d'acier est gravée ou ciselée. L'arquebusier portait son amorçoir pendu au cou par un cordon de soie; parfois, ce petit accessoire était attaclié à la ceinture. Avec la grande poire à poudre, ou chargeoir, et la bandoulière, l'amorçoir, que l'on nomme aussi pulvérin, constituait le fourniment de l'arquebusier.
AMORÇOIR n. m. Sorte de tarière dont divers ouvriers travaillant le bois se servent pour commencer des trous, f|u'il.s achèvent ensuite avec un outil plus gros, il On dit plus communémeut ebauchoir.
AMORDANCER V. a. Traiter par un mordant : Laines amordancees a l'oxy chlorure d'étain.
AMORDIQUE n. m. Bot. Syn. de momordica. (Linn.)
Amoretti fl'abbé Charles), minéralogiste, né à Onet,'lia, aux environs de Gênes, en 1741, mort en 1816. Il a publié un Voijage aux lacs de Côme, Lugano et Majeur, un Traité de la tourbe et de la lignite, etc.
Amoreux (Pierre-Joseph), médecin naturaliste français, né à Beaucaire en 1741, mort en 1824 à Montpellier. 11 a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ne portent pas le nom de l'auteur : Traité de l'olivier (Montpellier, 1784) ; Recherches et Expériences sur les divers lichens dont on peut faire usage en médecine et dans les arts (Paris, 1787, et Montpellier, 1809); Etat de la végétation sous le climat de Mont/jtllier (Montpellier, 1809), etc.
AMOREUXIE ou AMOREUXIA (de Amoreux, n. pr.) n. f. Genre de plantes dont la place est fort discutée, et qu'on range fréquemment dans le groupe des cochlospermées. Les trois espèces connues sont des arbustes du Mexique et de l'Amérique tropicale.
Amorgo (l'anc. Amorgos), la plus orientale des îles Cyclades (Grèce), célèbre dansl'antiquité par ses fabriq^ues d étoffes fines. Ou y comptait trois villes : Minoa, Arcésiné, .-Egialé. A Amorgos est né le poète ïambique Simonide. Aujourd'hui, l'île, peuplée de 4.060 hab., a pour capitale le bourg de Khora ou Kastro (1.300 hab.).
, amona, voisinage) n. f.
AMORIE ou AMORIA (du
Syn. do tkikolium (ou trèfle).
Amorim (Francisco Gomes de), littérateur portugais, pé on 1827 à Avclomar, non loin de Porto. 11 eut une jeunesse pleine de misères et d'aventures, s'expatria au Brésil, et revint dans sa patrie en I84G. En 1848, il publia Garibaldi, la Chute de la Hongrie, la Liberté, etc., poèmes nés d'une inspiration ardente. Il n'en dut pas moins, pour vivre, entrer comme ouvrier chez un fabricant de chapeaux. Sa réputation finit pourtant par s'établir; il devint, en 1858, membre de l'Académie do Lisbonne, puis conservateur du musée des antiques et de la bibliothèque de la marine. Ses principaux romans sont : les Sauvaqes, le Bemords vivant, les Deux Fila7idières, l'Amour de la Patrie, etc. Dans son théâtre, on remarque surtout : la Veuve, Cœur de tigre, les Héritiers du millionnaire, le Jour du baptême, les Boses de cire. Don Sanche II, un Cas étonnant. Haine de race, etc. Ses poésies les plus célèbres sont : Chants du matin, les Deux Frégates, le Matelot, Espagne-Murcie, les Derniers Chants. Citons enfin Garrett, mémoires biographiques, où il a écrit une véritable histoire du Portugal et de sa littérature depuis 1799 jusqu'à 1854.
AmORITES, ancien peuple chananéen, établi en Palestine, près d'Engaddi, à l'O. de la mer Morte. — i/n Amorite.
AmORIUM (auj. Amoria)^ anc. ville delà Grande-Phrygie, sur la frontière de la Galatie, patrie de l'empereur Tliéophile, et aussi, dit-on, d'Esope. Elle fut détruite dans les guerres des musulmans contre l'empire d'Orient.
AmOROS (François), colonel et ministre espagnol, né à Valence en 1769, mort à Paris en 1848. 11 suivit la carrière des armes jusqu'en 1795, fit adopter l'institution dun ministère de l'intérieur, qui n'existait pas encore en Espagne, appliqua dans les établissements militaires la métliode de Pestalozzi, fut gouverneur de l'infant François de Paule en 1807, puis intendant de la police, ministre de l'intérieur et gouverneur de plusieurs provinces sous le rèene de Joseph Bonaparte. En 1814, il vint se fixer en France, où il se rendit fameux en créant l'enseignement de la gymnastique civile et militaire. On lui doit, entre autres ouvrages estimés, un Manuel d'éducation physique, gymnastique (1830).
AMOROSIEN, ENNE {zi-in, en — rad. Amoros, n. pr.) adj. Qui a été inventé, appliqué parle colonel Amoros : Saut AMOROSIEN. Méthode amorosienne.
AMOROSO, mot ital. signifiant atnoureux, qui se place au commencement d'un morceau de musique, et indique à la fois une certaine nuance de lenteur dans le mouvement et un caractère de douce langueur dans la mélodie.
— Chanter amoroso. Se dit ironiquem. pour désigner une manière de chanter affectée et langoureuse.
AMORPHE (du gr. a priv., et morphè, forme) adj. Se dit, dans les sciences, de toute substance qui n'a point de forme régulière et déterminée.
— Anat. Substances ou Matières amorphes, Matières organisées qui entrent comme éléments accessoires dans la constitution de divers tissus normaux et morbides, à
■ côté des cellules, fibres, tubes, mais qui n'ont aucune forme particulière aatre que celle des interstices qu'elles remplissent. Elles joueraient un grand rôle dans la constitution des produits morbides au point de vue de la masse, de la consistance, de la couleur, etc.
— Chim. Etat amorphe. Etat d'une substance dans lequel elle ne présente pas la forme cristalline.
— Miner. Minéraux amorphes. Minéraux qui n'ont pas la forme cristalline, ou dont la cristallisation est confuse.
— Térat. Fœtus amorphe. V. anidiens
a été trouvée à
AMORPHOPHALLUS {luss — du
rphui,!!
tles
AMÛRPHC ou AMORPHA (même étymol. qu'à l'article précéd.) n. f. Arbuste de l'Amérique septentrionale, de la famille des légumineuses, connu des jardiniers sous le nom do indigo bâtard.
AMORPHIC ou AMORPHISME (fiss — rad. amorphe) n. f. Absence de forme déterminée, de structure.
AMORPHOCÉPHALE (du gr. o»iOîphos, difforme, et képhalè, tête) n. m. Genre de coléoptères, famille des brenthidés, renfermant de curieuses formes à tète bizarrement conformée, qui vivent dans les fourmilières. Quatre ou cinq espèces connues habitent : l'une le sud de l'Europe {amorphocephnlus coronatus), et les autres l'Australie et la Cafrerie.
AMORPHOPE (du gr. amorphos, difforme, et pous, pied) n. m. Genre d'insectes orthoptères , famille des acridiens, dont la seule espèce connue Cayenne.
AMORPHOPHALLE gr. amorphos, (hïïorme, et phallus,l'organe îuâlo de la reproduction) n. f. Genre d'aroïdées renfermant des plan- ^i tes caractérisées ^ par un spadice androgyne sans fleurs stériles, terminé par un appendice volumineux, conique, anfractueux,avec une spathe convolutée à la base et dilatée, enveloppante au sommet. Originaires de l'Inde. Elles' ont un rhizome court et tubéreux. On les cultive comme plantes ornementales dans les serres jardins.
AMORPHOSE n. f. Syn. de anamorphose.
AMORPHOZOAIRES (du gr. amorphos, informe, et zôon, animal) n. m. pi. Division établie par Blainville. qui r-'pond, avec les actinozoaires, aux rayonnes de Cuvier. (Ce terme est actuellement inusité.) — t'n amorphozoaire. AmorrhÉENS, peuple de la Palestine, issu d'Amor ou Amorrheus, fils de Chanaan, à 10. de la mer Morte. Muiso les chassa de leur territoire et de ceux qu'ils avaient conquis sur les Moabites et les Ammonites. — Un Amorrhêen.
amortir (rad. mort) v. a. Rendre moins vif, moins ardent : Jeter de l'eau sur le feu pour /'amortir, il Affaiblir l'effet : Les cuirasses amortissent les coups de l'ennemi.
— Fig. Calmer, adoucir, affaiblir en parlant des sentiments, des passions, etc. : Le temps amortit les afflictions.
— Diminuer, affaiblir, en parlant du ton, du bruit, etc. : Une voûte fort basse amortit l'éclat de la voix.
— Anc. imprim. Amortir les cuii-s, Les faire tremper dans l'eau pour les rendre plus souples, afin de les monter plus facilement sur les balles.
— Cuis. Amortir les via/ides, Les rendre plus tendres.
— Financ. En parlant d'une rente, d'une dette, Les éteindre en remboursant le capital.
— Herbor. Infuser, en parlant des herbes ; leur faire perdre de leur amertume. (Peu usité en ce sens.)
— Mar. Ralentir la marche, la vitesse d'un bâtiment par une manœuvre quelconque, n Neutral. Bâtiment qui amortit. Qui reste échoué pendant la marée basse.
S'SLïDOVtiV, v. pr. Perdre de sa vivacité, de son ardeur, de son éclat, au prop. et au fig. : Sentiments, douleurs, couleurs, qui s'amortissent arec le temps.
— S'éteindre, en parlant d'une rente, d'une dette : Les rentes viagères s'amortissent ;)ar In mort du titulaire.
— Anton. Attiser, aviver, déchaîner, échauffer, embraser, enflammer, envenimer, exalter, exciter, fomenter, inciter, irriter, provoquer, réchauffer, soulever, stimuler, surexciter, susciter.
AMORTISSABLE adj. Qui est susceptible d'être amorti, éteint ; Rente, emprunt amortissable.
AMORTISSANT, ANTE adj. Qui amortit, en parlant d'une dette, dune redevance, etc.
AMORTISSEMENT n. m. Action d'amortir: état de co qui est amorti : La saignée j^f^oduit souvent Tamortissement de la fièvre.
— Fig. : /.'amortissement des passions, d'une douleur.
— Archit. Toute œuvre qui finit le comble d'un bâtiment, et, par ext., Tout ornement de sculpture qui va en diminuant et qui termine quelque décoration.
— Financ. Extinction graduelle d'une dette publique.
Il Caisse d'amortissement , Caisse fondée pour l'extinction graduelle de la dette publique, au moyen de fonds consacrés au rachat des rentes. V. ANNUITÉ.
— Mar. Etat d'un navii-o amorti ou échoué pendant les mortes eaux, il Etat de la mer pendant les plus faibles marées.
— Ii^NcTCL. Econ. polit. Fin.
]j'amortissement est un système d'épargne qui a pour objet de reconstituer un capital ou de rembourser un emprunt au moven d'une somme fixe, augmentée annuellement des intérêts composés afférents aux fractions du capital ou do
Amoutissements.— 1. Cbaprllc de Viiicennes. — 2. Cathédrale de Bourges.
l'emprunt prôcédommont roconstituéos ou rombours6os. Les bitimouts, les outils, les machines s'usant par remploi ()u'on iMi fiiif, li> |iru|'iirl;iiro doit t'coiioniisor sur l'oxcôdcnr ilrs |M.>.iiiii. MM.' ,Mi[iiii.- ih'-.iiiM'n à. ronouvolcr lo mat. iP I 1 , ' I Nir ,1 M . I, a disparaitro.
Le ii'i'iiiii'i- .,Mi riM , h i.^iii.iiiM- ,iii iiiio a lo dnvoir
:Nlh-r. III. m :M.ui( I r ^ pi l'U lun du bail, lo .'I iM.orimr.- dans h- ilurii;mio. I.i-s com-
d'éc.MH.l
capii;il pagni<
dustrioUosot cui ôoruno dur(^o liniitro son & l'amortissemout, si oUos veulent roconstituor leur capital.
En langage financier, on entend par amortissement l'ensemble des institutions et des opérations qui ont pour but d'éteindre uno dette publique. Dans un sons restreint, il s'applique au système do remboursement qui repose sur l'emploi do l'intôrôt composé. Ce système consiste à créer un fonds d'amurtisscmcJif, et à le grossir incessamment
D AMORTI.SSKMENT.
ait lo droit qu'autrefois à-diro les confréries, les sc^^, (>ir., étaient obligés
"Il ■■ l'iiir ot do pos-
I i: : <|UL»]les on ac-
/ M nnrdssenu'tU. Lo
ln LU (i. !-> 'ic la valeur do
buont l'ori-
des valoui's raclu
— Ane. .Ir. \:anxurti!i^rmiles gens dus de mammurU-, églises, les conimuiiauiés rcl de payer pour ul. tenir la [mmimi -:..;i séder des ininioul)h*s. Los |>:li ii | i cordait cette faveur s'appelan m droit d'amortissement s'él<>va ju i|ii .m i l'immeuble amorti. Quelques amours gine à saint Louis ; d'autres le font re; fa fin de la secc d'amortissement, de seigneurial qu'il était, devint royal au XIV* siècle. 11 sui)it ensuite des restrictions successives et fut plus tard aboli par la Révolution, en môme temps que les autres droits féodaux.
AmoS (o.9s), un dos douze petits prophètes. C'était un ' ■ ■ it sous les rois clo av. J.-G.
AMOSE (altération do mimosa) n. f. Bot. V. ingâ.
Amou (pays d'). V. Amoux {Pays rf').
Amou, ch.-lieu de cant. des Landes, arrond. et à 27 kilom. de Saint-Sever, sur le Luv-de-Béarn ; 1.599 hab. — Lo canton a 16 comm. et 10.655 nab.
AmOU-DARIA, le fleuve le plus lonç de l'Asie centrale (1.850 kilom.). Ce fleuve, le plus méridional du Turkestan russe, est formé par la réunion des trois rivières Kyzil-Sou (ou Sourghab), sortie de l'Altaï; Ak-Sou (ou Mourghab) et Pandj, sorties du Petit-Pamir. Ces rivières coulent d'abord dans d'étroites vallées à travers un pays montagneux ; puis elles pénètrent dans la plaine et s'y unissent. L'Amou- Daria devient alors un fleuve puissant, navigable pour les bateaux à vapeur à partir de Kilif, coulant à travers les steppes, puis à travers un désert aride et sablonneux, dans lequel révai>oration lui fait perdre une énorme quantité d'eau. Mal;4ré cette déperdition et celle que cause l'irrigation de l'oasis de Khiva, l'Amou-Daria reste navigable jusqu'à la mer d'Aral, dans laquelle il so jette par un delta dont les terres sont assez peuplées.
L'Amou-Daria [VOxas des Anciens, le Diihonn. des Arabes), no s'est pas toujours jeté dans le lac d'Aral ; il coulait autrefois vers la mer de Khowaresm, dont les lacs actuels de Sary Kamych sont les derniers vestiges, et qui so déversait par rOuzboï dans la mer Caspienne. — Los embouchures de l'Amou-Daria ont donc été plus occidentales qu'elles ne le sont auiourd'hui ; lo territoire dont il drainait les eaux était aussi plus considérable, et plusieurs rivières, qui so perdent actuellement dans les sables, furent dans un temps des affluents de l'Amou-Daria.
— BiBLiOGR. : E. Reclus, Nouv. Géogr. univ., t. VI. L'Asie russe (Paris, 1881).
Amou-DARIA (district de l'), nom d'un district de la province du Syr-Daria (Turkestan russe), peuplé de 133.000 hab. Ch.-l. Pétro-Alexandrovsk.
AMOUILLANTE [U mil. — rad. amouiUer) adj. f. So dit d'une vache qui va vêler, ou qui vient de vêler.
AMOUILLE [H mil. — rad. amouîtler) n. f. Nom vulgaire du premier lait fourni par une vache venant de vêler.
AMOUILLER {U mil. — rad. mouillej')v. n. En parlant d'une vache, Etre près de vêler, venir de vêler.
AMOULER V. a. Dans le langage technique, Aiguiser, affiler en passant sur une meule.
AMOUR (lat. amor) n. m. Sentiment qui porte l'àme vers ce qui paraît beau, vrai, juste, et en lait l'objet de notre affection : Z-'amour fuit vouloir le bien pour te bien même. (Fén.) Z'amour est l'acte suprême de l'âme et le chefd'œuvre de l'homme. (Lacord.)
~ Souvent le mot amour est accompagné d'un adjectif i]tii en détermine la nature : Amour divin. \\ Ce complément peut consister do même dans un substantif précédé do la prép. de : Z,'amour du prochain, ^'amour des platsir^s. Il S'empl. aussi avec la prép. pour : Avoir de /'AMotR l'ouR la justice, podr la vérité, il Le même complément peut iiKiiquor la personne qui éprouve l'amour et celle qui est l'ubjot de cet amour. Ainsi : L'amour d'un enfant, d'un [>ore, etc., signifient également bien que l'enfant, le pire, etc., aiment ou sont aimés. Mais, dans ce dernier cas, i idée se rend plutôt au moyen d'un adjectif; on dit alors : Amour pcternei ou maternel, amour filial, amour fraternel, flmQur conjugal, amour patriotique, et mieux, de la patrie.
— l» Amour paternel, maticrnel. Sentiment de tenîdresse infinie que les pères, les mères ont pour leurs enfants : /.'amol r maternkl est le mobile le plus fort et le plus constant du cœur de la femme. (Bautain.)
~ 2» Amour filial. Affection mêlée de respect que les enfants ressentent pour leurs parents.
— i" Amour fraternel, Aiiection vive et dévouée que |l'on éprouve pour un frère ou une sœur.
I — 4" Amour conjugal, Affection dévouée que les époux doivent éprouver mutuellement l'un pour l'autre.
- 5° Amour patriotique ou de la patrie, Sentiment etuvo qui porte à aimer sa patrie, à so dévouer pour elle :
Cuuduib,
i de la pair,
— Particul, Passion d'un sexe pour l'autre : /-'amour est
le roi des jeunes gens et le tyran des vieillards. (Louis XII.)
L'ûHiour est un tyrau qui n'épargne personne.
Douter, si vous voulez, de VHra qui vous aime,
D'une rcmmo ou d'un chien, mois non de Vamour m4mc.
A' DK MUSBBT-
— So dit aussi do l'instinct qui rapproche les animaux, et même 1rs plantes, ti /^tre en amour, Ktro en chaleur, on parlant des lemelles dos animaux, il Har ext. Kntrcr en amour. Se dit lorsqu'au printemps la terre excite la force végétative dos plantes.
— Par anal. Personne qu'on aime avec passion : Titus t'-tait /'amour de l'univers, il On lo dit même en parlant des ehose-s que l'on affectionne lo plus ; Mon cher pays, mon premier amour. (M"» de Geniis.)
— Los écrivains, surtout les poètes, ont souvent personnifié l'amour :
I.'.lmour CBt un nnfant ùqut toutroml hommage : C'cbt le tyran d'un tou ; c'est l'esclave d'un sage.
UELVÈTIL'8-
Il S'cmpl. au pi., on parlant dos frères que la Fable donne à l'Amour.
— Tableau, statue, etc., qui représente l'Amour, des Amours : Boucher a peint un f^rand nombre (^Amours.
— Amour platonique. Se dit do l'amour que deux personnes do différent sexe ont l'une pour l'autre, lorsque cot amour est pur de tout désir sensuel : /,'amouk platoniquk est plus violent f^ue l'amour ordinaire. (Laurentie.) — C'est par une extension aliitsive .pie l'amour qui s'interdit la possession et I:i |..ii!>,,inr.' de l'objet aimé a reçu le nom de Platon, \:. :„,.,,,,■ j>h>fn>,i(iue, dans le sens où nous l'entendons, prêcr.ii- nriliiiaireinent l'autre amour, en constitue, à vrai dire, la preniioro phase ; l'amour, tel (jue l'entendait Platon, commence par le réel et finit par 1 idéal, prend pied on quebiuo sorte sur la terre pour s'envoler vers le ciel ; l'amour terrestre est le premier degré do l'initiation à l'amour ; l'amour céleste en est le but.
— Amour céladonique. Nom donné quelquefois, et particulièrement par l'école fouriériste, à l'amour platonique, par allusion au doucereux Céladon, le héros de VAstrée.
— Parfait amour. So dit familièrera. et ironiquem. de l'amour réduit au sentiment pur. il Filer le parfait amour. S'en tenir à l'amour chaste.
— Amour libre. Se dit, par opposition au mariage, do l'amour dégagé de tout lien civil et religieux, et n'ayant d'autre loi que le sentiment et les sens.
~ Amour pur, Amour qui s'interdit les jouissances, et jusqu'aux désirs sensuels.
— Pur amour. Se dit ordinairement de l'amour divin, lorsqu'il se dégage de toute préoccupation intéressée.
— Ajnour mystique. Amour ressenti pour des êtres invisibles (pour Dieu en particulier), et qui a la vivacité et l'ardeur de l'amour terrestre : Z'amour mystique dévorait sainte Thérèse.
— Amour physique, sensuel, charnel. Se dit de l'amour qui recherche uniquement les jouissances corporelles, par opposition à l'amour platonique, à l'amour pur. V. amativité.
— Amour de soi, Principe commun de toutes les passions, de tous les mouvements qui tendent au bonheur individuel : L'envie est la dépravation de Tamour de soimême. (Boitard.)
— Faire l'amour, Avoir un commerco amoureux, se livrer à la galanterie ;
C'est Vamour. Vamour, Vanwur
Qui fait le monde
A la ronde, Et chaque jour, b. son tour, Le monde fait l'amour. Réranger.
— Beau comme l'amour, et elliptiquera. C'est nu amour. Se dit d'une personne d'une grande beauté, ii Dans le même sens : Un amour d'enfant. \\ On l'applique même familièrem. aux choses : Un amour de chapeau, de montre.
Il Faire une chose pour l'amour de Dieu, La faire uniquemont pour plaire à Dieu, ou, plus souvent, sans aucun intérêt, n Ironiq. Comme pour l'amour de Dieu. Se dit d'une chose faite ou donnée de mauvaise grâce, avec lésinerie.
Il Employé interjectiv.. Pour l'amour de Dieu ! signifie : De grâce, -je vous en prie, n Pour l'amour de quelqu'un. En considération, au nom de l'affection qu'on a pour quelqu'un.
— Avec amour. Se dit d'un ouvrage que son auteur, écrivain, artiste, ou autre, a pris plaisir à finir avec un soin extrême : Statue faite avec amour. Robe taillée avec amour, il Signif. aussi Avec satisfaction, avec plaisir : Arrondir une terre avec amour. (Balz.)
— M'amour, mon amour, mon cher amour, etc.. Termes d'affection intime dont on se sert en parlant à un homme ou à une femme.
— Prov. C'est un vrai remède d'amour. Se dit d'une femme très laide, il Froides mains, chaudes amours, La froideur des mains aiinoiu-e d'ordinaire un tempérament ardent, n L'amour apprend aux ânes â danser, L'amour donne de la grâco aux t;ens les plus grossiers, ii Les lunettes et les cheveux gns sont des remèdes d'amour, Lors- ((ue les infirmités de l'âge sont venues, on ne doit plus prétendre inspirer de l'amour, ii A battre, faut l'amour, Los mauvais traitements chassent l'amour, ii Que la nuit me prenne là où sont mes amours, On s'attarde volontiers dans un endroit oti l'on se plaît, auprès do celle que \'>m aime, ii L'amour et la pauvreté font ensemble mauvais ménage, La pauvreté tue l'amour, il On revient toujours à ses premières amours, On pense longtemps encore à la por^ulme (pie Ion a aimée pour la première fois, il II n'y a point de laides amours, Un cœur épris embellit dans son imagination l'objet de sa passion, et lui donne un éclat que la nature lui a refusé.
— Y a plus d'amour! Argot. Tout va mal. (V. la rubrique Métall.)
— Amour en cage. Bot. Nom vulgaire de l'alkékenge avec son fruit.
— Voler d'amour. Fauconn. Se dit en parlant des oiseaux qu'on laisse voler on liberté, afin qu ils soutiennent les chiens.
— Frères de l'amour. Hist. ecclés. Nom adopté par les membres d'une secte fanatique qui parut en Hollande, vers la fin du xvi« siècle.
— Jeu de l'amour, Sorte de jeu qui ressemble au jeu do l'oie, et qui se joue avec deux tableaux et deux dés.
— Constr. Onctuosité du plâtre, qui se fait sentir à la main quand ou le manie. Les ouvriers disent que le plâtre a ou n'a pas d'amour, selon que, par suite du degré de cuisson, il présente, ou non, cette particularité qui est un indice de bonne ou mauvaise qualité.
— Métall. Syn. de affinité. Les étameurs de fer-blanc disent qu'i7 n'y a plus d'amour quand, la couche d'étain