‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 266 sur 828 · ANALYSE — ANANAS · texte numérisé non relu

ANALYSE — ANANAS

habitait le nord de l'ancienne Italie, dans la région qui a s^orvi à former les duchés de Parme et do Plaiaaoco. — Un Anamancs (ou A.nands) [usa].

ANAMARTÉSIE (du gr. an priv., et amartètomai, manquer, faillir) n. f. Impeccabilité ; état de celui qui ne peut pécher : /.. ana.martksik n'appartient qu'à Dieu.

AnamÉLECH ou AnammÉLECH, un des dieux de Sépharvain, auxquels les habitants sacrifiaient des enfants. Il en est parlé dans un seul endroit de la Bible (II, lioit. xviiil. V. Adrammélecii.

ANAMÉnie n. f. Genre de plantes do la famille des re-

nonculacees, voisin des renoncules. .Syn. knowltonia.

ANAMÉS1TE n. f. Hoche basique, grenue, à texture ophitiquo, intermédiaire entre la dolérite et la basalte.

ANAMIRTATE n. m. Sel formé par l'action de l'acide anamirtique sur une base.

ANAMIRTE n. m. Genre de plantes de la famille des ménispermacées, renfermant une seule espèce, dont le fruit est connu sous le nom de coque du Levant (anamirta cocculus). Ce fruit renferme dans le péricariie un principe amer et vomitif, la ménispermine, et dans l'albumen un principe vénéneux, la picroloxine.

ANAMIRTINB n. f. Substance grasse que l'on extrait do la coque du Levant ou graine de anamirta coceuliu L,anamtrtine est un glycéride solide, qui fond à 33». n Elle s appelle encore stéarophanine.

ANAMIRTIQUE adj. Se dit d'un acide obtenu en décomposant par l'acide chlorhydrique le savon que forme lanamirtino, traitée par une lessive do pou.sse. il L'acide anamirtinue est encore appelé acide stéabophanique.

— Se dit d'un éther qu on obtient en faisant passer, pendant plusieurs heures, du gaz chlorhydrique dans une solution alcoolique et chaude d'acide anamirtique.

ANAMNÉSIE (du gr. ana, de nouveau, et mnési», mémoire) n. f. Didact. Réminiscence.

— Méd. Retour de la mémoire.

ANAMNESTIQUE adj. Qui appartient à l'anamnésie.

— Ane. méd. /temèdiis anamnestiques. Que l'on croyait propres à rendre la mémoire.

— Signes anamnestiques ou commémorât if s. Se dit. par opposition à signes actuels ou présents, de toutes les conditions antérieures au développement d'une maladie, et dont l'observateur n'a connaissance qu'en faisant appel à la mémoire du malade.

ANAMNIÉ, ÉE (du gr. an priv., et de amnios) adj. Qui n a pas d'amnios, en parlant d'un animal.

— n. m. pi. Animaux dépourvus d'amnios. Les vertébrés dépourvus d'amnios ou anamniés sont : ïamphioxus les poissons et les amphibiens : Les A.NA.MN1ÉS. Un ANA.MNrt'.

Il On dit auj. anamniotes.

ANAMORPHIQUE (du gr. ana, en haut, et morplié, forme) adj. be dit d un cristal qui, placé suivant sa position la plus naturelle, a le noyau renversé.

ANAMORPHOSE (même étymol. qu'à l'article précéd.'.

Anamorphi

n. f. Image, représentation grotesque, difforme, quand elle est vue d'un certain point.

— Bot. Dégénérescence morbide qui se manifeste sur un végétal, de manière à le rendre méconnaissable. (Terme peu usité.)

— Physiq. Jeux d'optique reposant sur ce que les images des objets vus dans des miroirs coniques, cylindriques, etc sont déformées. -i • »

— Techn. Dans les manufactures d'étoffes chinées. Projection d un dessin.

ANAMORPHOTIQUE adj. Qui tient de l'anamorphosequi la produit : Miroir anamorphotique.

ANAMPSÈS Vpsèss — du gr. anakampsis. courbure i reboursl n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des labrides, renfermant des formes habitant l'océan Indien et remarquables par leurs belles couleurs vives et tranchées.

Anamur, Ana-

MOUR ou AnÉ-

MOUR (lat. Aiiemu-

numl.cap. du pacha- Anampsès (atleint 0",20 de long).

lik d'Adaua (Turquie d'Asie), le plus méridional de l'Asie

Minetire, sur lequel subsistent encore quelques traces de

la cité antique à' Anemurium.

A.NANAS {na-na) ou ANANASSA n. m. Plante que l'on croit originaire des contrées chaudes de l'Amérique n hruit de cette plante; il est de forme conique et assez sernblable à la pomme de pin, mais beaucoup plus gros ■ Salade d ananas. La saveur acidulé de Ca-nanas fe renk précieux sous les climats brûlants. (Duméril.;

— Bot. Ananas des bois. Nom vulgaire de quelques espèces de bromélia, de tilandsies, etc?

— Hortic. Variété de fraise très grosse, mais qui a moins de saveur et de parfum que la fraise des jardins, et surtout que la fraise des bois, ii On dit aussi fraise

ANAXAS.

ANANCEE

ANAPTYSIE

— Enctcl. Le genre ananas appartient à la famille des broméliacées. C'est une plante vivace, dont les feuilles, longues quelciuefois de plus de 1 mètre, sont épineuses sur les bords. Le fruit est surmonté d'un bouquet ou couronne do petites feuilles. Originaire des Antilles et des contrées chaudes do l'Amérique du Sud, cette plante a été depuis longtemps introduite en Europe. On l'élève en plein air dans le midi de l'Espagne, mais les fruits sont de qualité médiocre. Dans le nord, elle est cultivée dans des serres spéciales, appelées sei'res à arianas. Comme, dans ces circonstances, l'ananas donne rarement des graines, on le propage par ses œilletons. Il faut ordinairement trois ans pour que la plante parcoure toutes les phases de sa vé-

fétation. Cette culture a pris une grande extension dans iverses localités, notamment aux environs do Paris. Parmi les nombreuses variétés d'ananas, on cite : lananas de la Martinique, l'ananas de Cayenne, l'ananas de la Jamaïque, l'ananas de Saint-Domingue, etc.

Découvert au Brésil par Jc>an de Léry en Is.'iS, l'ananas passa d'abord eu Angleterre, et ce n'est que sous Louis XV,vers 1733, qu'il fut cultivé pour la première fois en France, où on le voyait dans les jardins royaux et sur la table de quelques grands seigneurs. L'ananas cru se mange par tranches horizontales saupouJréesde sucre et légèrement arrosées de kirscli ou de rhum.

On utilii égaleme

ANANCÉE (du gr, anagh', nécessité) n. f. Figure par laquelle, dans une étiologie,on montre la nécessité d'une chose.

ANANGHYTE {ki — du grec anagkhein, serrer) n. f. Pierre employée par les magiciens dans l'hydromancie ou divination par l'eau : L'aumusse que portait la prieure s'attachait devant le front à un fer-moir d'or incruaté d'une ANANCHYTE par laquelle on évoquait les figures des dieux. [Gér. de Nerv.)

ANANCHYTES (A'i — même étymol. qu'à l'article précéd.) n. m. pi. Genre d'oursins fossiles, à test oblong, à appareil apical allon- /f

^é, à ambulacres superrîciels et non /.

termes, à bouche en forme de fente pj--,

transversale. C'est le type de la tribu h^

des ananchtftinés, famille des spatan- r '

gidés ; limité au crétacé supérieur. V-

Les espèces les plus connues sont : V

Xanancliytes gibba, Vananchytes ca- ^'''■.^^^^-''''.sé,^^''' rinata et Vananchytes ovata. — Un ^'^^^^^^^

ANANCHYTE. ^^^^^

ANANCHYTINÉS {ki — même éty- Ananchjte.

Hîol. qu'aux deux articles précéd.) n. m. pi. Tribu d'oursins de la famille des spatangidés, dont les ambulacres sont au môme niveau. Comprend des genres fossiles principalement crétacés, et des genres vivant dans la profondeur des mers : pourtalesia, Tiomolampas, plalyàtissus, etc. — Un ANANCHYTINÉ. Il Quelques auteurs érigent cette tribu en famille sous le nom de ananchttidés.

ANANCYLE {du gr. an priv., et agchulos, crochet) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des lamiidës, renfermant cinq ou six espèces de l'archipel Malais : anancylus calceatus (Java); aïiancylus griseaCus (Boroéo), etc.

Ananda, mot sanscr. qui signif-^oie, et qui aêté porté par un grand nombre de personnages. Le plus célèbre est un moine bouddhiste, cousin et premier disciple du bouddha Çakya-mouni, auquel il s'attacha. Les écritures bouddhiques en font l'auditeur principal ou l'interlocuteur de beaucoup de sermons du Bouddha. C'est à lui, en grande partie, qu'est due l'institution de l'ordre des religieuses bouddhistes ou Bhikchouni. Il mourut, dit-on, au Cachemire, après avoir accompli la conversion de ce pays.

AnandadhVADJA ou Sa-skya Pan-di-ta koun-dgah- Tgya-mts'an, prêtre et missionnaire tibétain, né en il82. Il convertit au bouddhisme la Mongolie, grâce à l'appui du roi de ce pays. Il inventa, dit-on, l'alphabet mongol, encore en usage aujourd'hui. Au moment où le roi de Mongolie Khoubilaï-Khân, entreprit sa première expédition contre la Chine, il lui prédit la victoire. En récompense il reçut la souveraineté temporaire du Tibet. Anandadhvadja mourut vers l'an 1252. Il tigure parmi les grands saints du Tibet.

ANANDRAIRE ou ANANDRE fdu gr. an priv., et anêr, andros, mâle) adj. Se dit des fleurs qui manquent d'étamines ou d'androcée. n On dit aussi anandrique ou anan-

DBIN, INE.

ANANDRIE (du gr. an priv., et anêr, andr'os, mâle) n. f. Syn. de GERncBE.

Anania (Jean-Laurent), savant italien, né à Taverna en Calabre, vers 1582. Il se livra à l'étude des sciences magiques et naturelUs. On lui doit deux traités curieux : De natura dxmonum libri quatuor (Venise, 1581). et Universale Fabrica del mondo ovvero Cosmographia divisa in quattro trattati (Venise, 1576).

AnANIAS [Sidracli], MlZAËL [Mizach) et AZARIAS {Abdenago), jeunes Hébreux captifs à Babylone. Ayant refusé d'adorer une statue de Nabuchodonosor, raconte le livre de Daniel, ils furent jetés dans une fournaise ardente, mais épargnés par les flammes. Le roi. frappé d'admiration, proclama la puissance du vrai Dieu, et combla le» trois Hébreux de ses faveurs.

La littérature s'est emparée de ce fait miraculeux, auquel on fait parfois de poétiques allusions.

AnanIAS, peintre qui vivait en Mésopotamie vers les pemièros années de l'ère chrétienne. D'après une légende rapportée par Jean de Damas, Cédrénus et autres écrivains postérieurs au vu' siècle, il fut chargé par Abgar, roi d'Edesse, d'aller inviter Jésus à venir chez ce prince, qui était atteint d'une grave maladie. Sa démarche ayant échoué, il voulut du moins rapporter à son roi Je portrait du Messie. Il essaya donc de le peindre taudis qu il causait au milieu de ses disciples, mais il ne put réussir, soit à cause des mouvements de son modèle, soit à cause du rayonnement de sa figure. Informé des intentions de cet homme, Jésus demanda de l'eau, s'en lava le visage et s'essuya avec une toile qu'il remit à Ananias : l'image de l'homme-Dieu se trouvait imprimée sur cette toile. Abgar reçut avec empressement ce portrait et fut guéri. Cette image miraculeuse rappelle celle qui se fixa sur le linge avec lequel Véronique essuya la sueur de Jésus, pendant la montée douloureuse du Calvaire.

Ananias, dit aussi Joh.anan, grand prêtre des Juifs, persécuteur des chrétiens, fit souffleter saint Paul au moment où il se disposait à plaider sa cause devant le grand conseil des Juifs. Il fut massacré plus tard dans une sédition dont son fils Eléazar était le chef.

Ananias, chrétien de Damas qui imposa les mains à saint Paul après sa conversion et le guérit de la cécité.

Ananias et Saphira, époux dont il est parlé dans les Actes des Apôtres. Dans les premiers temps du christianisme, la communauté des biens s'était, établie au sein de la société, peu nombreuse encore, qui s'était ralliée autour de la croix. Ceux des chrétiens qui possédaient quelques biens les vendaient pour en mettre le prix aux pieds des apôtres. Ananias vendit tout ce qu'il possédait, et vint en apporter le produit à saint Pierre, mais sans lui avouer qu'il en retenait une partie pour son propre usage. Il ne put tromper l'apôtre, qui lui reprocha vivement son manque de foi : « Ce n'est pas aux hommes que vous avez menti, dit-il, c'est à Dieu. » A ces mots, Ananias tomba frappé de mort. Sa femme s'étant présentée quelque temps après, sans savoir ce qui s'était passé, confirma à l'apôtre la déclaration mensongère de son mari, et mourut elle-même à l'instant.

Cet épisode a été représenté dune façon remarquable par plusieurs grands artistes, notamment par Raphaël, dans une des compositions qu'il fit pour les Arazzi (v. ce mot) du Vatican. La galerie d'Hampton Court possède le carton de cette belle composition {Actes des Apôtres, ch. IV et V).

AnANIE (saint), martyr en Perse. Fête le 1" décembre. — Martyr à Damas. Fête le 25 janvier.

Ananief, ville de Russie (gouv. de Kherson), sur les rives du fl. côtier le Tiligoul; 13.600 hab. Commerce de céréales. — Pop. du district : 187.226 hab.

Ananta, nom honorifique (l'infini, l'immense) appliqué

iiutamment à Vasouki, le roi des serpents qui servent de

1' iie à Vichnou, endormi sur l'Océan chaotique. C'est

,111 ombrage de ses cinq têtes les grands Dieux brah-

iiues. — Ananta ou Anantadjita, quatorzième Kirka-

. L uu prophète de la religion des Djainas.

AnantaPOUR, district de l'Inde (roy. de Maïssourl ; 708.500 hab. Capit. : Anantapour, sur le Paudou, affl.du Pcunâr du Nord ; 4.900 hab.

ANANTHE (du gr. an priv., et anthos, fleur) adj. Qui ne porte pas de fleurs. (Peu usité.)

ANANTHOCYCLE (du gr. an priv. ; anthos, fleur, et kuklos, cercle) n. m. Syn. de cotule.

ANANTHOPE fdu gr. an priv. ; anthus, fleur, et pous, pied) n. m. Syn. do commeline.

Anapa, port de la Circassie russe, sur la côte orientale de la mer Noire, près de l'embouchure du Kouban ; 11.200 hab. Commerce important. Cette ville fut fondée par les Turcs en 1781, afin de maintenir avec les tribus du Caucase leurs relations, interrompues depuis l'occupation de Taman par les Russes. Elle leur resta, avec des vicissitudes diverses, jusqu'en 1812; depuis lors, les Russes ont gardé Anapa, le dernier anneau de la chaîne de fortifications élevée par eux sur le littoral de la mer Noire, pour isoler et interner lesCircassiens dans leurs montagnes, et rompra toutes leurs relations avec la Turquie. — Un district d'Anapa a été formé récemment.

ANAPAIE {^r.anapalé) n. f. Danse des anciens Grecs, exécutée par des jeunes g(

Anapère pallida [grossi 3 fois).

ANAPÈRE (du gr. anapêros, mutilé) n. m. Genre d insectes diptères brachycèros, famille des hippobÔscîdés, renfermant des mouches à ailes étroites et courtes, volant peu ou pas, et dont l'espèce type, l'anapère mâlo [anapera pallida), vit en parasite sur les hirondelles.

ANAPESTE {pèss — du gr. anapaistos, frappé à rebours ; de ana, qui marque interversion, et paie^'n, frapper, parce qu'en dansant, lorsqu'on chantait des vers de cette mesure, on frappait la terre d'une manière toute contraire à celle dont on battait la mesure pour des poésies où dominait le dactyle) n. m. Prosod. Pied composé de deux brèves et d'une longue ( *-< o ) , en usago dans la versification grecque et la versification latine, h'anapeste est l'opposé du dactyle, et son nom exprime cette opposition. Les Grecs lui donnaient encore le nom de antidactyle.

— Par ext. Le mot anapeste était souvent employé comme synonyme ({q parabase, pour désigner l'intermôilô de la vieille comédie grecque.

— S'empl. adjectivem. comme synonyme de anapestique: Vei's, pied anapeste.

ANAPESTIQUE (pèss) adj. Qui tient de l'anapeste, qui est composé d'anapestes : Les poésies d'Anacréon sont rt'inplics de vers anapestiques.

— Encycl. On distingue : l" l'anapestique monomèlj'e, qui se compose de deux pieds, dont le premier peut être un anapeste, un spondée ou même un dactyle, et le

second un anapeste ou un spondée ; 2" l'anapestique dimètre, qui se compose de deux anapestiques monomètres, c'est-à-dire de quatre pieds ; 3" l'anapestinue dimètre catalectique, qui se compose de trois pieds et demi ; 4" l'anapestique tétramétre catalectique, ou de sept pieds et demi, qui a reçu le nom do aristophanien, à cause du grand usage qu'en a fait Aristophane.

ANAPÉTIE (du gr. ana, à travers, et pétaô,yonvTe) n. f. Dilatation des vaisseaux ou de l'orifice de certains viscères, de l'estomac, de la vessie.

ANAPHALANTIASIS {siss — du gr. anaphalantos , qui n'a point de sourcils) n. m. Chute des poils des sourcils.

ANAPHALE (du gr. anaphalos, chauve) n. m. Genre de composées, voisin des gnaphales, renfermant quelques plantes vivaces, qui croissent sur les montagnes de l'Inde.

ANAPHE (du gr. anaphés, impalpable, d'une petitesse extrême) n. m. Genre d'insectes hyménoptères entomopbages, famille des proctolrupidés, renfermant de minuscules parasites habitant le nord de l'Europe.

Anaphlyste, bourg municipal de l'anc. Attique, près du cap Colias (tribu Antiochide), où se fabriquaient des vases de terre cuite très estimés.

ANAPHONÈSE (gr. anaphonèsis ; de ana, en haut, et phônê,\Q\x)n.î. Dans l'anc. méd.. Exercice pour développer la voix et les muscles inspirateurs.

ANAPHORE (du gr. anaphora, report ou retour) n. f. Rhétor. Espèce particulière de répétition, qui consiste à recommencer par le même mot divers membres d'une phrase, afin de frapper l'esprit. Les imprécations de Camille, dans V Horace de Corneille, en ofi'rent un bel exemple ; Borne, l'unique objet de mon ressentiment ; Home, à qui vient ton bras d'iramolc^r mon amant; Boîne, qui t'a vu naître et que ton cœur adore ; liomt^ eiifiu que je hais, parce qu'elle t'honore.

~ Méd. Evacuation par la bouche.

ANAPHORIQUE adj. Rhét. Période anaphorigue, Période, phrase dont plusieurs membres commencent par le même mot, comme dans les exemples cités à anaphore.

— Mécan. Se dit de tout ce qu'on peut faire mouvoir par le moyen de l'eau : Uorloge, orgue anaphobique.

— Aïéd. Se dit des remèdes qui font évacuer par en haut. ANAPHORISME {riss) n. m. Abus de l'anaphore.

AN APHRODISIAQUE (rad. anaphrodisie) adj. Se dit d'une [lersouno qui n'éprouve aucun désir vénérien, dont les organes génitaux sont frappés d'atonie.

— Substance aiiaphrodisiaque. Qui éteint les désirs vénériens. V. antiaphrodisiaque.

ANAPHRODISIE (du gr. an priv., et Aphrodite, un des noms de Vénus) n. f. Absence de désirs vénériens, soit accidentelle, soit congénitale.

— Encycl. V anaphrodisie peut résulter de l'absence complète de tempérament génital, des progrès de l'âge de l'atfaiblissement de la constitution. Elle survient prématurément sous l'influence de causes diverses : onanisme, abus des plaisirs, excès de tout genre, pertes séminales, etc.

ANAPHRODITE (même étymol. qu'à l'article précéd.) n. m. et adj. Insensible à l'amour, impropre à la génération.

ANAPHRODITIQUE (rad. anaphrodite) adj. Se dit d'un corps organisé qui n'est pas le produit d'une génération proprement dite, qui se développe sans le concours des sexes.

ANAPHYSE (gr. anaphusis, reproduction) n. f. En médecine, Réintégration, action de renaître.

ANAPIESMA ièss — gr. anapiesma, trappe) n. m. Espèce do trappe au moyen do laquelle les anciens faisaient monter sur la scène les apparitions divines ou fantastiques dans certaines tragédies.

AUAFhASTlE {plass-ti) ou ANAPLASIE (du gr. ana, de nouveau, et plassein, former) n. f. Mode d'opération chirurgicale, qui consiste à restaurer des parties détruites au moyen d'autres parties qu'on emprunte au même individu.

— Encycl, Le mot anaplastie est un terme générique qui sert à désigner toutes les opérations ayant pour but la restauration des organes. Les principaux moyens sont : l'autoplastie, les greffes, les sutures, etc. VeVneuil distingue les anaplasties par synthèse, où l'on recherche la réunion des parties séparées; les anaplasties par diérèse, où l'on opère l'ablation de parties superflues; les anaplasties par prothèse, faites en apportant de nouvelles parties ; enfin, les anaplasties par anataxie, qui ont pour but de replacer les organes dans leur position normale.

ANAPLASTIQUE adj. Qui a rapport à l'anapiastie.

ANAPLECTE (du gr. ana, en arrière, et plcktos, plié, à cause d'un pli qui se trouve aux ailes) n. m. Genre d'insectes orthoptères coureurs, famille des blattidés, renfermant des blattes américaines de petite taille, voisines des ectobles : anaplecta dorsaîis (Porto-Rico) ; anaplecta /a/eï'a/is (Colombie), etc.

ANAPLÉROSE (du gr. anaplérôsis, complément) n. f. Ane. cliirur. Syn. de prothèse.

ANAPLÉROTIQUE (rad. anaplcrose) adj. Ane. méd. Syn, do iNCARNATiK, scul cu usago aujourd'hui.

ANAPNOGRAPHE (du gT. anapnoé, respiration, et gra~ phein, écrire) n. m. Instrument qui sert à enreg:istrer les divers mouvements auxquels donne lieu la respiration.

ANAPNOÏQUE {du gr. anapnoé, respiration) adj. Se dît des remèdes propres à faciliter l'expectoration et la respiration.

ANAPODOPHYLLE idu gr. ana, avec : pous, podos, piodi etphullon. lèuilio) n. m. Syn de pooophylle.

ANAPORÉESidu gr. a/m, ù travers, et /loros, pore) n.f.pl. Tribu de la famille des aroïdées. — Une anaporée.

ANAPTOMORPHUS {fuss) n. m. Genre de mammifères lémuriens tbsstles. trouvés dans les couches éocènes da l'Amérique du Nord.

ANAPTYCHIE [ki — du gr. anaptukhè, expansion) n. f. Genre de lichens ascophorés (ascomycètes-lichens) on ascolichens gymnocarpes, c'est-à-dire constitués par des dyscomycètes. La thalle est hétéromère et fruticuleux.

ANAPTYSIE (du gr. ana, en haut, et ptuein, cracher) n. f. Salivation.

Anapus, potit flouvo do Sicilo, qui tombo dans la mor au S. lin Syrucuso. Il a été souvent célébré dans los [jodsios pasinralns. it Auj. Anapo.

Anaradjapoura, cmiilacomont do l'antimio capitale dn l'ilii lin ('.•yliiii, à l'K. do Calpoutyn, au milieu dos forêts, pri'S 'lûtaii^'s comblés ou changés on marécaços. Co sorail l'antiquo Anouradia, montionnéo parPtolémoo sous le Don:i d'Anurogrammon (Anourad)iagrama). Cotte ville, qui cessa d'être la capitale do l'îlo au viii' siècle de notre ùro, avait autrefois plusieurs millions d'habitants ; c'est aujourd'hui un village n'ayant pas mAmo un millier d'âmes. Sur son omplacoment qui, d'après !a ciironique, aurait été deux fois plus grand que celui do Londres, se dressent dos ruines do constructions gigantesques.

AnaraIDES, sortes do nymphes dos eaux, qui, dans la croyanco populaire des Grecs modornos, se tiennent prés dos l'oiiiauios, dos sources ou dans los grottes. — Une Anauaidi:.

AnARAZEL. Dans la mythologio Scandinave, un des démons chargés do la gardo des trésors souterrains. Avec ses compagnons Kégur et Gaziel, il les transporto d'un Hou en un autre, pour les soustraire aux recherches des hommes.

ANARCHIE {du gr. apriv., ct^'rc/jr. ronimandoment)n.f. Etat d'un peuple qui n'a plus i ■ > lu [, .m i,i pouvoir gouvernemental est entravé ou su il lu ' '•'■,• daris l'\>i.\K' CHiE. Il est plus facile d'i'n.," Y"*-' s^i* anar-

chie, qu'une monarchie sans r/- ;< 'r- ^ Xapol. l"^.)

— Paroxt. Désordre, confusion \ Unir faut, comme à l'univers, un Dieu gui me sauve du chaos et de Tanarchie de 7nes idées. (Rivarol.)

— Encycl. Le mot ana?*c/;(> s'omploio dans doux sens. I. Primitivomont il désigne l'état d'un peuple qui n'a plus do chef et où règne le désordre. C'est un phénomène qui naît de causes variables (crise politique ou économique, antagonisme des classes ou des individus, invasions étrangères, etc.), et dont los exemples sont nombreux dans 1 histoire. L'empire d'Alexandroot celui des Homains s'écroulèrent dans l'anarchie; l'anarchio féodale faillii, amener la dissolution de la Franco, et prépara celle de la Pologne. Au tiguré, on distingue de mémo dans l'art et la littérature des périodes d'anarchie, où nul courant dominant ne peut être déterminé.

II. Dans la philosophie politique, le mot anarchie s'emploie dans un sens voisin du mot anarchisme, et désigne un système politique et social où l'individu se développerait librement selon ses droits naturels et où la société se passerait de gouvernement central. Voici les principes généraux de cette doctrine, dont les formes sont très variées dans le détail : Tout homme a un droit naturel égal et imprescriptible au bonheur et à se développer librement. Ce droit est annihilé dans les sociétés existantes par un ensemble d'institutions coupables : pouvoir central, religion, famille, propriété, militarisme, patriotisme, etc., qui ont établi sur la terre un régime mjustifiaîdo logiquement et pratiquement criminel. Ce régime doit étro jeté à bas et remplacé par celui de la liberté et de la fraternité véritables. Ce sera un état de communauté où chacun travaillera selon ses forces et recevra selon ses besoins. Tous seront égaux, les unions seront libres. L'homme est, sinon naturellement bon et bienfaisant, an moins capable de le devenir et de se rendre compte que son intérêt bien entendu est inséparable de celui do l'humanité. Il est possible et juste qu'un état do mœurs communistes et fraternelles remplace l'état actuel de lois oppressives et injustes.

Ces théories, d'origine lointaine, furent partiellement pressenties dans les époques do mysticisme et prirent un caractère pratique dans celles où les souffrances de la classe inférieure furent trop cruelles. Assurément, il y en eut des traces chez certains des premiers chrétiens, chez plusieurs sectes mystiques du moyen âge, dans le mouvement populaire dos travailleurs en Angleterre au xiv* siècle, dans le soulèvement anabaptiste de l'Allemagne au xvi', chez bien des sectaires puritains de la révolution anglaise de 1640. A vrai dire, ces doctrines anarchiques ne furent pas le mobile déterminant de ces événements et n'y eurent qu'un rôle secondaire. Elles ont leur origine véritable dans la philosophie française du xviii* siècle. Le livre ducuréMeslier, inconnu do son temps, contient l'attaque la plus violente qu'au subie la société avant Bakounine. Après lui, reprenant les idées de quelques philosophes obscurs du xvi* et du xvn« siècle, Rousseau, puis bien d'autres, firent briller les beautés d'un état de nature idéal où vivraient des hommes bons et innocents, et travaillèrent, d'ailleurs inconsciemment, à l'élaboration de l'idéo anarchique. Sous la Révolution française, sinon Jacques Roux et ses disciples qui furent des agitateurs vulgaires, au moins plusieurs des babouvistesen furent égafement des précurseurs. Au xix" siècle, l'accroissement do l'inégalité des conditions et de l'instruction des classes pauvres, jointà l'affaiblissement du sentiment religieux, amena la constitution véritable de l'anarchie. On en trouve quelques traces dans les livres des premiers socialistes français, puis dans ceux de Bellegarrigue et do Pelletier. Proudnon vulgarisa le mot « anarchie « f qu'il écrivait an-archie), et 1 appliqua à un état social où l'ordre résulterait des libres rapports économiques des individus sans constitution d'autorité politique. Mais le père véritable de Tanarchisme fut Bakounine, oui apporta à lo constituer son ardeur mystit^ue et sa faculté généralisatrice de Slave. ■ L'anarchisme ht d'abord cause commune avec le socialisme : ces deux doctrines avaient des points communs (mise en commun des moyens de production, nécessité de détruire la société moderne). Mais, outre les défiances personnelles qui existaient entre l'Allemand Marx et lo Russe Bakounine, il y avait, entre l'autoritarisme possibiliste du socialisme et l'individualisme radical des anarchistes, des causes profondes de conflit. L'anarchisme compromettait le socialisme, et son communisme individualiste allait trop au delà du collectivisme de Marx. Bakounine, qui avait déjà organisé VAlliarice inieimationale de la démocratie socialiste, se sépara définitivement, le 29 septembre 1872, au congrès de La Haye, des socialistes allemands, et organisa peu après la, Fédération jurassniine. De là datent la création véritable du parti anar- • liique, qui se développa surtout dans les pays latius, et Inversion que lui portent la grande majorité des socialistes, nombreux surtout dans les pays germains. Le parti anarchique, dès lors, s'est fragmenté à plusieurs reprises : les individus les plus avancés forment sans cesso

dos sectes nouvelles, dont les programmes doviennontdc plus en plus radicaux. A vrai dire, c'est surtout sur la question do la propagande par le fait qu'il s'est divisé. L'emploi dos moyens légaux serait en quelque sorte, aux yeux des anarchistes purs, l'abdication do leur droit. C'est donc par la terreur, par l'emploi do la dynamite et du poignard, nar le meurtre dos souverains et dos bourgeois, qu'ils ont combattu la société moderne. C'est, entre eux et les gouvernements européens, une lutto oui a traversé des phases variées. Citons, parmi les faits les plus marquants de cette lutte : en 1877, lo soulèvement de Cafioro en Italie ; — en 1878, plusieurs attentats contre les souverains ; — en 1880, la lutte des socialistes et des anarchistes en Allemagne ; — en 1881, lo congrès anarchiste de Londres; — en 1882, les troubles do Montceaules-Mines, l'explosion do Lyon ; la Main- Noire on Espa-

f ne ; — en 1883, lo procès de Cyvoct ; — en 1886, la grève 0 Chicago ; — on 1887, l'exécution des anarchistes do Chicago ; — en 1888-89, le grand dévoloppemont littéraire de l'anarchie qui so poursuit los années suivantes ; — en 1892, de nombreuses explosions ; arrestation et exécution do Ravachol ; — en 1893, congrès anarchiste de Chicago; attentat de Vaillant. — En 1891, répression do l'anarcnie en France ; attentat do Emile Henry ; meurtre de Carnet ; lois contre les anarchistes, etc. Depuis, sauf en Espagne, la propagande par lo fait s'est interrompue. Toutefois, le parti subsiste ; dos brochures et des conférences en attestent la vitalité. Il est difficile d'en évaluer le chiffre. Un grand nombre de criminels de droit commun s'en réclament sans raison véritable, et il sort de pavillon à bien dos passions égoïstes ou haineuses. D'autre part, il a produit, depuis Bakounine, des écrivains tels que : le prmee Kropotkine, Elisée Reclus, Amilcare Cipriani, Jean Grave, Malato, Sébastien Faure, Louise Michel, etc. Ses journaux principaux ont été : l'Avant-Garde, le liévotté, le Père Peinard, ta liévolution sociale, la ItévoUe, etc. Plusieurs livres du parti ont eu de grands succès, et los doctrines anarchiques ont trouvé do l'écho chez beaucoup d'écrivains. Lo parti anarchique offre un singulier mélange d'illuminisme désintéressé et de violence aveugle et brutale. Il est difficile à l'heure actuelle, de rien préjuger do son avenir.

ANARCHIQUE adj. Qui tient de l'anarchie, qui est livré à l'anarchie : Ftat anarchique.

— Qui favorise l'anarchie, qui excite à l'anarchio : Principes anarchiques.

ANARCHIQUEMENT adv. D'une manière anarchique.

ANARCHISER v. a. Exciter à l'anarchie : Les girondins poussaient a l'cincalc, les jacûùiîis anarchisaii-:nt l'ai^nwc. Lamart.)

ANARCHISME (chiss — rad. anarchie) n. m. Système politique d'après lequel la société pourrait se gouverner sans gouvernement établi, ou du moins sans gouvernement central, ti Opinion, théorie des anarchistes. 'V. anarchie

et SOCIALISME.

ANARCHISTE (cA/ss) n. m. Partisan de l'anarchie : Les vrais anarchistes sont ceux qui sont impatients d'avoir toujours obéi, et qui sont incapables de commander, (Lamarl,!

— Adjcctivem. : Doctrines anarchistes. (Dans ce dernier sens, syn. do anarchique.)

— Encycl. Dr. A la suite de l'attentat do l'anarchiste "Vaillant contre la Chambre des députés, le Parlement vota, sur l'initiative du ministère Casimir-Perier, les quatre lois dont voici le titre : Loi du 12 décembre 1893, portant modification des art. 24, § V, 25 et 49 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse (v. presse); — Loi du 18 décembre 1893, portant modification et addition à l'art. 3 de la loi du 19 juin 1871 sur les explosifs (v. explosifs); — Loi du 18 décembre 1893 sur les associations de malfaiteurs (v. associations) ; — Loi du 19 décembre 1893, ouvrant au ministre de l'intérieur un crédit supplémentaire de 820.000 francs, destiné au service d^-s commissaires de police.

Au lendemain de l'assassinat du président Carnet, une nouvelle loi fut votée, portant la date du 28 juillet 1894, rt ayant pour objet de réprimer les menées anarchistes " et renforçant les dispositions de la loi du 12 décembre 1893 citée plus haut. — La loi du 28 juillet 1894 a créé un nouveau délit, celui do propagande anarchiste, en dehors des conditions de publicité exigées par l'art. 23 de la loi du 29 juillet 1881. Elle ne touche pas aux règles générales sur la compétence, la prescription, les circonstances atténuantes, etc., posées par la loi de 1881; elle vise les infractions prévues par les art. 24 et 25 de la loi du 29 juillet 1881, modifiée par la loi du 12 décembre 1893, mais seulement lorsqu'elles ont pour but un acte de propagande anarchiste, fait directement et publiquement, et elle défère alors ces infractions aux trilmnaux de police correctionnelle; il en est de mémo des provocations à l'un des crimes et délits contre la sûreté extérieure de l'Etat, prévus par les art. 75 et suiv., jusques et y compris l'art. 89 du Code pénal. A ces infractions la loi du 28 juillet 1894 (art. 2) ajoute tous los actes de propagande anarchiste clandestine, quel que soit le mode employé pour les commcttro ; cet art. 2 est ainsi conçu :

Art. 2. — Sera déféré aux tribunaux de police correctionnelle et puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende do 100 à 2.000 francs tout individu qui, en dehors des cas visés par l'article précédent, sera convaincu d'avoir, dans un but do propagande anarchiste :

1» Soit par provocation, soit par apolocio des faits spécifiés auxaits articles, incité une ou plusieurs personnes à commettre soit un vol, soit les crimes de meurtre, de pillage, d'incendie^ soit les crimes punis par l'article 435 du Code pénal;

2» Ou adressé une provocation à des militaires des armées de terre ou do mer, dans lo but do les détourner do leurs devoirs militaires et de l'obéissance qu'ils doivent à leurs chefs dans ce qu'ils leur commandent pour l'exécution des lois et règlements militaires et la défense do la Constitution républicaine.

Cette énumération est limitative. Par dérogation à la loi du 27 mai 1885, l'article 3 donne aux tribunaux la faculté de décider, suivant les circonstances de la cause, s'ils devront prononcer la peine accessoire de la relégation contre les individus condamnés, en vertu des articles 1 et 2, à une peine supérieure à une année d'emprisonnement et ayant encouru, dans une période de moins

ANAPUS — ANARTillUE

do dix ans, soit uno condamnation à plus do trois mois d'emprisonnement pour le» faits spécifié» auxdits ariictoH, soit uno condamnation à la peine des travaux forcés, do la réclusion ou de plus de trois mois d'emprisonnement pour crime ou délit do droit commun. Toutefois, la pcino accessoire do la relégation no pourra être prononcée dans lo cas ou la provocation adressée à des militaires n'aura pas le caractère d'un acte do propagande anarchiste : l'attribution du délit à la juridiction corrcciionnollo sera seulement applicable.

Un simple mot (une simple appréciation portée dans uno conversation particuliôro) en dehors de toute provocation formelle, est-il susceptible de faire l'objet d© poursuites? Il n'y a de punissables, pour dos propos non publics d'apologie, que ceux qui renfermeraient uno excitation manifeste à commettre les actes criminels auxquels ils se seraient appliqués; d'ailleurs, la condamnation no peut être prononcée sur l'unique déclaration d'une personne affirmant avoir été l'objet d'excitations, à, moins auo cette déclaration ne soit corroborée par un ensemble o charges, à viser expressément dans le jugement.

Les individus condamnés en vertu des art. 1 et 2 seront soumis à l'emprisonnement individuel, sans qu'il en puisse résulter uno diminution do la durée de la pcîno; il en sera do mémo dos individus condamnés à la réclusion ou à l'emprisonnement par application des lois du 18 dé^ combro 1893 sur les associations do malfaiteurs et la détention illégitime d'engins explosifs. Dans la pensée du législateur, il s'agit de soustraire les autres condamnés aux effets de la propagande anarchiste dans l'intérieur des prisons.

Enfin, la nécessité de réprimer cette propagande a aussi déterminé lo vote do l'article 5, qui autorise les tribunaux à interdire en tout ou en partio la reproduction des débats.

Toute infraction à cette défense sera poursuivie conformément aux prescriptions des articles 42, 43, 44 et 49 do la loi du 29 juillet 1881, et sera punie d'un emprisonnement de six jours à un mois et d'une amende de l.OOO à 10.000 francs. Sera poursuivie dans les mêmes conditions et passible des mêmes peines toute publication ou divulgation, dans les cas prévus au paragraphe l" du présent article, de documents ou actes de procédure spécifiés à l'article 38 de la loi du 29 juillet 1881. Enfin, tes dispositions do l'article 4G3 du Code pénal sont applicables à la loi du 1*8 juillet 1894.

ANARGHO {ko) n. m. Argot. Anarchiste :

Lorsque dans sa bo)t« de thoa VanarchomeX sa poudre verte.

Vraiment, cela me déconcerte.

F- COPPÉB.

ANARÈTE (du gr. an priv., et arétè. force) n. m. Genre d'insectes diptères, némocères, famille des limnobatidés, renfermant des tipules européennes, dont l'espèce type [anarefa pini) vit sur les pins.

ANARGYRE (du gr. an priv., et arguros, argent) n. m. Bot. Section du genre panartjyrum.

— n. m. pi. Hist. ecclés. Les Anar/jt/res, Nom donné à saint Corne et à saint Damien, qui étaient médecins et qui ne voulaient point recevoir d'argent do leurs malades.

ANARHYNQUEfdugr. ana, en dessus, et rugchos, bec) n. m. Genio d'oiseaux échassiers, renfermant une seule espèce. Vannrhynque à front blanc, qui habite la Nouvelle-Zélande.

ANARMOSTIQUE (moM — du gr. anarmostein, s'ajuster mal)adj. Nom donné par Haiiy à des cristaux ofiTrant des facettes qui ne sont pas toutes soumises à la mémo loi.

ANARRHÉE du gr. ana, en haut, et rhein, couler] n. f. Aftlux des humours vers les régions supérieures. (Vieux.)

ANARRHÉIQUE adj. Qui appartient àl'anarrhée. (Vieux.)

ANARRHINE vdu çr. anarrinon, sorte de cresson) n. m. Genre de scrofulariacées-antirrhinées, renfermant des plantes herbacées, bisannuelles ou vivaces. qu'on trouve dans la région méditerranéenne. La plus remarquable est Yanarrhine à feuilles de pâquerette.

ANARRHIQUE (du gr. anarrikhèsis, action de grimper) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des blenniidés. L'a-

dans la mer

du Nord; il Anarrhivi'^ , > i < ' -u: 1 m. 35 de 1. ni,-.

est pêche

pour sa chair et pour sa peau granuleuse et sohde, bonne

pour la maroquinerie.

ANARRHISÉ, ÉE (du gr. aneu, sans, et rhiza, racine) adj. Se dit des plantes qui, privées de graines, manquent do racines et de radicules. (Peu usité.)

— n. f. pi. Famille do ces plantes : Ze5 anarbbisées.

Une ANABRHISÉE.

ANARRHOPIE (du gr. ana, en haut, et rhèpein, tendre à) n. f. Tendance du sang à. se porter vers les parties supérieures du corps.

ANARRHOPIQUE adj. Qui appartient à l'anarrhopio.

ANARTE et mieux ANARTA n. f. Genre d'insectes lépidoptères hétérocéres. sous-ordro des noctuellinés, famille des héliotidés, renfermant de petites noctuelles d'Europe, ornées de couleurs vives, h'anarta myrtili vole en plein midi. Commune en France.

AnARTES, peuple qui habitait la partie nord-ouest d« la Dacie, territoire compris aujourd'hui dans la Hongrie. — Un .\nartb,

ANARTBRE (du gr. an priv.. et arthron, articnlation) adj. Qui est dépourvu d'articulations.

ANARTBRIE ou ANARTHRIA (du gr. an priv., et arthron, articulation) n. f. Genre do restiacées, comprenant des plantes vivaces qui habitent les côtes méridionales de l'Australie.

ANARTHROSYNE - ANATE

ANARTHROSVNE (du gr. anarthros, inarticulé) n. f. Genre de plantes légumineuses. Syn. de pseudarthrie.

ANARVEN, ENNE (ri-in, en' — du gr. an priv., et anjsii) adj. Qui n'est pas aryen (v. ce mot) : Ecriture anaryenne. Il Nom donné par Oppert aux écritures cunéiformes qui ne sont pas perses.

ANAS (ïiitssl n. m. Nom latin et scientifique du canard.

— Monnaie en usage dans l'Inde et qui est la 16" partie do, la roupie.

ANASARQUE (du gr. ana, à travers, et sarx, sarkos, chair) n. f. Pathol. Innltration généralisée de sérosité dans lo tissu cellulaire sous-cutané, d'où résulie une intumescence dont les proportions varient selon la gravité ou l'état plus ou moins avancé de l'atfection. Syn. leucophlegmatie.

— Agric. Maladie des plantes, causée par un fluide aqueux qui filtre sous leur écorco : Les ctioiuc, les salades, les vignes, sont attaqués de Tanasarque lorsque les pluies sont abondantes.

— Enctcl. Méd. Dans Yanasarque, la peau est luisante, tendue, le plus souvent froide et d'une couleur blanc de lait. Au début, l'infiltration occupe les parties les plus déclives et celles dans lesquelles le tissu cellulaire est le plus abondant et le plus lâche (malléoles, paupières, organes génitaux). Les parties tuméfiées conservent quelque temps l'empreinte du doigt qui les comprime, et lui lont percevoir une sensation d'empâtement.

L'anasarque reconnaît des causes nombreuses. Elle peut être déterminée par un refroidissement, sans maladie organique constituée : elle est dite a frigore ou primitive. Elle survient souvent dans le cours de l'érysipôle, dans la période de desquamation de la rougeole et de la scarlatine. Elle se montre constamment dans l'albuminurie ou maladie de Bright, dans la dernière période des maladies organiques du cœur. Elle est le résultat fréquent de toutes les maladies qui se terminent par la cachexie, qui ont appauvri le sang et épuisé les forces. Elle est alors secondaire.

Le traitement de l'anasarque doit varier selon la nature des causes qui l'ont produite. Il faut combattre, s'il est

fiossible, la cause de la maladie, ou traiter l'anasarque par es diurétiques, les sudorifiques et les purgatifs. Le régime lacté convient à presque tous les cas. On enveloppe les parties œdémaliées avec de la ouate, on les maintient dans une position qui facilite la circulation de retour. Parfois, on pratique des mouchetures avec des aiguilles flambées, de façon à faire écouler le liquide. Il faut éviter soigneusement l'infection des petites plaies ainsi formées. — Art. vétér. On désigne sous le nom de anasarque une maladie idiopathique du cheval, qui a été aussi appelée mal de léle de contagion, coryza gangreneux, morve gangreneuse, charbon blanc. Toutes ces dénominations doivent être rejetées comme inexactes. Cette maladie débute brusquement par l'apparition d'œdèmes commençant aux extrémités et s'élevant progressivement à la même hauteur sur chaque membre, où ils sont délimités par un bourrelet. L'extrémité inférieure de la tête est le siège d'un œdème semblable. En même temps, les muqueuses de la bouche et du nez se recouvrent de pétéchies d'une couleur rouge vif. La respiration est devenue pénible, par suite du gonflement do la muqueuse nasale; les battements du cœur sont retentissants, le pouls petit et serré, et le sang contient plus de sérosité que dans l'état normal. A cette époque, l'animal devient triste ; sa physionomie exprime la douleur et la soufrance. Il reste immobile, indinérent à ce qui se passe autour de lui. Les narines laissent écouler des mucosités tenant en suspension du sang et des débris de la muqueuse gangrenée. Enfin, lorsque les animaux ne peuvent plus se soutenir sur leurs membres, ils se laissent tomber sur le sol, et meurent après s'être livrés à quelques mouvements sans énergie. Cette maladie, qui est manifestement la conséquence d'une profonde altération du sang, est plus fréquente à l'époque des changements brusques de température. L'action du froid humide est la circonstance qui développe le plus ordinairement l'anasarque, surtout lorsque cette action s'exerce sur des animaux en sueur.

L'anasarque est si bien caractérisée, qu'il est difficile, lorsqu'on peut la suivre dans toutes ses phases, do la confondre avec une autre maladie : la forme de l'engorgement et la couleur foncée des pétéchies sont caractéristiques.

Le traitement consiste à combattre l'altération du sang par l'ingestion de toniques stimulants à haute dose, comme le vin à la dose de plusieurs litres, et à s'opposer au développement do l'engorgement par des frictions irritantes et des scarifications profondes. On traite maintenant avec succès l'anasarque par la sérothérapie, en employant \c. sérum de MarmorecK ou celui de Ligniére. V. sérothérapie. AnASCO ignas), comm. de Porto-Rico (Antilles espagn.), près du rio de Aiiosco; 12.400 hab.

ANASCOPE (du gr. atm, en haut, et skopein, regarder) n. f. Sorte de loupe destinée à la mise au point des images photographiques et redressant l'image renversée qui se peint sur le verre dépoli, ce qui permet do l'examiner dans son vrai sens.

ANASCOT (sko) n. m. Sorte de serge à double croisure. appelée aussi ascot. (Elle s'emploie principalement pour la conl'ection des costumes de religieuses.)

AnaseH ou AnazEH, grande tribu de Bédouins nomades errant entre Alep et Damas, et rançonnant les car;ivanes de la Syrie et les pèlerins de La Mecque. On évalue le nombre des Anaseh (on dit aussi Anazés et Anézek) à 120.000. — U», des Anaseu (ou Anazeh).

ANASPADIAS Ispa-di-àss — du grana, en haut, et spaâ, je divise) n, m. Vice de conformation àe l'urètre, con- R-titué par l'ouverture du méat à la face supérieure de la verge.

ANASPASE (gr. anajspasis, serrement, constricùon) n. f. Contraction de l'estomac.

ANASPIS {spiss — du gr. an priv., et aspis, écusson) n, m. Genre d insecSes coléoptères hétéromères, famille des mordellidés, renfermant des mordelles dont les nombreuses espèces, répandues surtout en Europe, sont de petite taille. Citons l'anaspis maculata, commune snr les neors.

ANASSER {sèr') n, m. Syn, géniostome et pittospore.

ANASTALTIQUE (slal — du gr. ana, en arrière, etstetlein, errer) adj. Se dit des médicaments styptiques et astringents énergiques,

ANASTASE (gr, anastasis, action d'élever) n, f, Pathol. Syn. de anadrome.

AnastaSE I", empereur d'Orient, de 491 à 518. Né à Dyrrachium vers 430, d'une famille obscure, il remplit d'abord au palais impérial les fonctions de silentiaire. .Iprès la mort de Zenon, il épousa sa veuve Ariane, et devint empereur. Partisan d'Éutychôs, il persécuta les orthodoxes. 11 eut à réprimer des révoltes sanglantes et ne réussit à défendre l'empire ni contre les Perses ni contre les Bulgares. Il entoura de murs Coostantinople.

AnasTASEII, empereur d'Orient (713-716). Il fut proclamé à la place de Philippe Bardane, dont il était le premier secrétaire d'Etat. Mais les troupes lui opposèrent un certain Théodose. Anastase abdiqua et se ht moine. Plus tard, il conspira contre Léon III l'Isaurien, Réfugié chez les Bulgares, il fut livré par eux, et décapité (719), Il s'appelait, de son nom patronymique, Artemios.

Anastase I", pape de 39S à 402, Il mit fin au schisme des Eglises de Rome et d'Antioche, et condamna les doctrines d'Origène, Il a été canonisé, et est fêté le 27 avril.

— Anastase II, pape de 496 à 498, combattit l'arianisme, et félicita Clovi.s sur sa conversion, — Anastase III, pape de 911 à 913, — Anastase l'V, pape de 1153 à 1154, Il protégea l'ordre naissant de Saint-Jean de Jérusalem, et déploya la plus active charité pendant une grande famine,

Anastase, antipape, opposé en 855 à Benoit III, Anastase (saint), le Sina'ite (du couvent du mont Sinaï), patriarche d'Antioche (561-599), Il reste de lui plusieurs écrits traduits en latin dans la Bibliollieca Patrum.

— Un autre Akastask le Sinaite, confondu à tort avec le précédent, et qui florissait dans la première moitié du vu' siècle, a composé contre les eutychéeus et autres hérétiques d Egypte et de Syrie des ouvrages qu'on trouve également traduits en latin dans la Biùlioth. vet. Patrum.

Anastase, patriarche de Constautinoplcmort en 753, Il promit à l'empereur Léon, qui le nommait, de l'aider dans la destruction des images. Plus tard, Constantin Copronyme, mécontent de lui, lui fit crever les yeux et le fit promener dans 1 hippodrome, monté sur un âne et la tête tournée vers la queue. Cependant, il no le déposa point, et lo patriarche mourut près de dix ans plus tard, Anastase le Bibliothécaire, savant écrivain religieux du IX' siècle, bibliothécaire du 'Vatican, Il assista au huitième concile de Constantinople (869), dont il traduisit les actes en latin. On a aussi de lui une Histoire ecclésiastique; quant au Liber ponlificalis, l'abbé Duchesne a démontré qu'il avait été composé, pour la majeure partie, à une époque antérieure.

Anastase (saint), surnommé Astric, apôtre de la Hongrie, né en 954, mort en 1044. Il avait été moine bénédictin à Rouen, et devint évêque de Colocza, en Hongrie. C'est lui qui sacra et couronna saint Etienne.

Anastase (Hospitaliicres de Saint-), ou Filles de Saint-Gervais, religieuses de l'ordre de Saint-Augustin, vouées au service des hommes malades. Elles avaient à Paris, près de l'église Saint-Gervais, un hôpital qui datait du XII' siècle, et dont la chapelle fut placée en 1358 sous l'invocation de saint Anastase, Elles s'établirent en 1556 rue 'Vieille-du-Temple, et furent supprimées en 1790,

AnastASI (Auguste-Paul-Cliarles), peintre et lithographe, né à Paris en 1820, mort dans la môme ville en 1889. Elève de Paul Dolaroche et de Corot, il s'adonna au paysage, et son talent, d'une grande distinction, lui valut une juste renommée. Il débuta au Salon de 1843. Ses tableaux : Parages du Calvados, Bords de la Touque, Passage de la Dire, furent très remarqués. Au nombre de ses meilleures œuvres, il convient de citer ses Paysages, empruntés à la campagne romaine. Atteint de cécité en 1869, il fut l'objet, de la part de ses confrères, d'une touchante sympathie, qui se manifesta par une loterie dont le produit fut converti en rentes afl'ectées, depuis la mort d'Anastasi, au soulagement d'un artiste indigent, désigné par l'Académie des beaux-arts.

Anastasie (sainte), patricienne romaine, souflrit le martyre sous Dioclétien, l'an 304. Fête le 25 décembre,— Une autre sainte Anastasie, aussi nommée Anastase, fut martyrisée à Sirmich, et l'Eglise l'honore également le 25 décembre, — Enfin, une troisième sainte Anastasie l'ut martyrisée sous Néron. Fête le 15 avril.

Anastasie, nom plaisant donné à la Censure, dans le monde des lettres, du théâtre et des arts, La caricature la représente sous les traits d'une vieille fille laide, maigre et revêche, armée d'une paire d'énormes ciseaux, dont elle se sert à tort et à travers,

ANASTASIS {s(œ-:ws —mot gr, signif, résurrection) n, f. Mot qu'on rencontre sur divers monuments chrétiens peints ou sculptés, pour exprimer soit la résurrection du Sauveur, soit sa desconte aux limbes,

ANASTATICÉES (du lat, anastalica, l'anastatique) n, f, pi. Tribu de plantes crucifères, ayant pour type le genre anasiatique. — Une anastaticée,

ANASTATIQUE ou ANASTATICA (sta— Au lat, anaslaticn. tiré du gr. anastatikos, qui excite) n, f. Genre de plantes de la famille des crucifères, tribu des arabidées, renfermant une espèce vulgairement désignée sous le nom de rose de Jéricho. Ses rameaux jouissent de la propriété de se contracter par la sécheresse et de se redresser par l'huir.idité, ANASTATIQUE [sta) adj. Mot générique désignant divers procédés d'impression, de gravure, de décalque, au moyen desquels on reproduit, par un transport chimique, les textes et dessins imprimés.

— Encvcl. Ce mode de reproduction parait avoir été inventé en 1844, par Baldermus, de Berlin.

L'opération est la suivante ; .Après avoir plongé quelque temps le texte à reproduire, d'abord dans une dissolution de soude ou de potasse, puis dans un bain d'acide tartrique, on le lave avec soin ; après quoi, on l'humecte avec de l'acide azotique, et on le soumet à une forte pression sur une plaque de zinc très lisse. Sous cette pression, l'acide absorbé par le papier attaque le métal, et l'encre du texte se transporte sur la planche. On verse alors sur celle-ci une dissolution de gomme et d'acide phosphorique, qui se combine avec les parties acidulées et les humecte, en sorte

que, si l'on y passe un rouleau chargé d'encre d'impression, cette encre ne se dépose que sur l'encre transportée et se trouve repoussée par les parties gommées. La planche ainsi préparée, il n'y a plus qu'à procéder au tiraire à la presse lithographique. Lorsqu il s'agit de reproduire des originaux anciens, dont l'encre trop sèche ne peut se décalquer, le manuscrit ou l'imprimé sont trempés dans une solution de potasse, puis dans une solution d'acide tartrique. Il résulte de cette double opération une ditiusion parfaite de cristaux très tins de bltartrate de potasse dans la pâte du papier, mais seulement dans les pai tics blanches. Comme ce sel résiste à Ihuile. le rouleau encré peut passer sur la surface sans transmettre aucun de ses éléments, excepté aux parties imprimées. Le lartrate est alors extrait du papier, et l'opération s'exécute comme précédemment, en commençant par un bain à l'acide nitrique.

ANASTATIQUE {s(a) n. f. "V. JÉRICHO {Base de).

ANASTIGMATE OU ANASTIGMATIQUE adj. Dépourvu d'astigmatisme : Objectif anastigm.\te {ou anastigmatique). V. ASTIGMATISME.

ANASTIGMATISME {slig-ma-(iss — du gr. an priv., et astigmatisme) n. m. Propriété que possède un corps d'éviter l'astigmatisme, grâce généralement à une parfaite sphéricité des surfaces réfringenies.

— Encycl. Grâce à la découverte d'un verre au boro- .silicate de baryum, on a pu obtenir un objectif corrigé du défaut d'astigmatisme. La correction de l'astigmatisme permet d'employep-les objectifs à plus grande ouverture (jusqu'au sixième de la distance focale), et par suite de l'aire des instantanés à grande vitesse. Ces objectifs sont d'un grand secours dans les reproductions de cartes, dessins. Les objectifs anastigmatiques présentent parfois le défaut de la tache centrale; aussi, quand on achète un de ces objectifs, faut-il s'assurer de l'absence de ce défaut.

ANASTŒCHIOSE {sté-ki — du gr. ana, marquant sépara-

tion.

? t stoi- », élé-

ment) n. f. Séparation des éléments simples qui entrent dans un composé. C'est le sens propre du mot « analyse «; mais, en chimie, ce dernier désigne la recherche qualitative ou quantitative des éléments d'un composé, sans indiquer que ceux-ci soient nécessairement isolés.

ANASTOME {sto — du gr. ana, en haui,et5/oma.

bouche) n. m. Genre d'oiseaux échassiers, famille des ardéidés, sous-famille des ciconinés, renfermant des formes asiatiqu africaines, dont le vulgaire est becs ouvei-ts et qui habitent l'Afrique et les Indes. Citons Vanaslomus laJiielligei'us {A(ru\ne centrale), noir.

ANASTOMOSANT, ANTE (sto) adj. Qui s'anastomose.

ANASTOMOSE [sto-môz' — du gr. annslomôsis, littéralement union de deux bouches) n. f. Anat. Abouchement de deux vaisseaux l'un dans l'autre : Les anastomoses facilitent la circulation des liquides organiques, il Réunion des rameaux ou filets nerveux, bien qu'il y ait seulement adossement des tubes nerveux, sans aucune communication. Il Rameau vasculaire mettant deux vaisseaux en communication.

— Bot. Réunion des diverses parties rameuses d'une plante les unes avec les autres.

— Encycl. Enanatomie, on distingue, d'après la manière dont elles s'établissent : l'anastomose en arcade ou par inoscidalion, dans laquelle deux branches s'infléchissent l'une vers l'autre et se réunissent à plein canal formant un canal unique et curviligne; l'anastomose en angle ou par convergence que caractérise le rapprochement de deux vaisseaux qui se confondent par leur partie terminale, pour donner un nouveau tronc; l'anastomose transversale, constituée par un vaisseau, le plus souvent très court, qui unit deux artères parallèles et s'implante perpendiculairement sur chacune d'elles. Ces différentes formes d'anastomose peuvent se combiner entre elles, de manière à offrir des figures variées. Les anastomoses permettent de placer des ligatures sur les troncs artériels.

ANASTOMOSER (S') [sto-mô] V. pr. S'aboucher, so joindre par les bouts, de manière à former une anastomose.

ANASTOMOTIQUE [sto) adj. Anat. Qui forme une anastomose ; qui a rapport à l'anastomose : Hameau anastomo-

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