ANCÔNE — ANCRE
i d'ÂDCôae.
par le général Victor, elle fut
soumission d'Ancône au saint-siège. Les églises sont nombreuses. La cathédrale, la petite collégiale Santa-ÀIaria délia Piazza, l'église Saint -François délia Scala, etc., sont intéressantes à divers titres.
Anc6no s'élève dans une contrée fertile, au climat salubre; ses femmes sont reconnues pour les plus belles do l'Italie. Cette ville trafique surtout avec l'Angleterre, la Dalmatie et l'Istric; quant à son commerce avec le Levant, il a beaucoup diminué.
— Histoire. Quelle que soit l' origine d'Ancône, il est certain que les Romains, après les guerres contre les Samnites, en firent une de leurs principales stations navales dans l'Adriatique. Trajan fit agrandir le port et construire un dos môles qui le protègent. Sous les empereurs byzantins, Ancône fut l'une des principales cités de l'exarchat de Ravenne. Quand elle fut tombée au pouvoir des Lombards, Agilulle y plaça pour gouverneur un marquis, d'où vient la dénomination de Marche d'Ancône, corruption du niui marquisat (marchesato.) Au moytMi âge, cette cité se gouverna en ré'pii blique, sous la protection des papes, iusqu'en 1532, époque où Clément VII l'incorpora aux États de l'Eglise.
Elle y demeura jusqu'en 1860, sauf en 1797, où, après sa prise par le géi
tin instant le siège d'une république indépendante. Le traité de Tolentino la céda à la France. Le général iMonniery soutint, en 1799, un glorieux siège, qui se termina par une capitulation des plus honorables. Redevenuc ville pontificale, Ancône fut occupée, de 1832 à 1838, par les troupes françaises, sur l'ordre de Casimir-Perier, inquiet des menées ambitieuses de l'Autriche. La flotte italienne s'en empara le 29 septembre 1860, malgré la résistance des troupes pontificales, commandées par Lamoricièro.
Ancône (province d"), anc. prov. ou délégation des Etats de l'Eglise, annexée au roy. d'Italie après la victoire de Castelfidardo et la prise d'Ancône par la flotte de Victor- Emmanuel; 176.000 hab. — Villes princip. : Ancône, Jesi et Osimo. La province d'Ancône comprenait la partie septentrionale de l'ancien Picenum, et une petite portion de XOmbrie que séparait l'Œsis (Esino); elle renfermait une partie seulement des anciennes Ma s'étendaient entre le duché d'Urbin j de Ferme au S.
ANCONE (du gr. agkôn, coudo, olécrane) n. m. et adj. Muscle do la région postérieure et supérieure de l'avantbras, s'inséraut à la partie inférieure et interne de l'épicondyle, au côté externe de l'olécrano et sur une petite surface triangulaire limitée en arrière par le bord postérieur du cubitus. Il est extenseur de l'avant-bras sur le bras. Autrefois, on distinguait quatre muscles anconés : le grand, l'externe, l'interne et le petit. Les trois premiers ne sont autre chose que le triceps brachial. Le quatrième seul a gardé le nom de a«con^. C'est le muscle épicondylocubital de Chaussier.
ANCONOCACE (du gr. agkôn, ônos, coude, ot kakos, malade) n. f. Arthrite du coude.
ANCORNÉ, ÉE (rad. corne) adj. En T. de blas.,se dit au sabot du cheval, de lacorne du bœuf, du taureau, etc.»
quand ce sabot ou cette corne est d'un autre émail que le corps.
ANCEIAGE n. m. Mar. Lieu où un navire pout jeter l'ancre. (On ne se sert plus que du mot mouillage.)
— Droit d'ancrage, Droit payé par les navires pour avoir le droit de mouiller l'ancre et de séjourner dans certains ports, rades, etc. Le droit d'ancrage est fixé par les règlements locaux et dépond du tonnage du navire.
— Constr. Système d'attache Ancrages pour solives de des extrémités des poutres en fer ?J^",^i*®"- ~ *' **'*"• sur les murs qui les supportent. ^' ■^lô^ation.
ANCRAMITE n. f. Mînér. Variété magnétifère de sulfate de zinc.
— Ichtyol. Nom d'un poisson du genre spare. ANCRE (du lat. nnchora)n. f. Mar. Pièce en fer forgé,
de forme va-
et de
riable grand
les bâtiments fixés sur le fond par rintermédiaire d'une chaîne qui part des bittes du navire et va à l'organeau de l'ancre. Pour les petites ancres, la chaîne est souvent remplacée par une haussière.
— Jeter l'ancre ou mouiller consiste à laisser tomber l'ancre en filant la chaîne à l'endroit où on veut fixer le bâtiment.
Quand l'ancre prend sur le fond , on dit qu'elle mord.
Quand elle ne
prend pas, elle J^u'int les solives criasse, ou le i^^ salières, navire chasse
sur son ancre. \\ Etre à l'ancre. Rester au mouillage, retenu par son ancre, n Lever l'ancre ^ Faire effort sur la
chaîne de l'ancre pour la redresser ou la mettre à pic ; lui faire quitter le fond ou la déraper et la mettre à poste. Il L'ancre est surjalée quand la cnaîne est prise sur leias; surpatée quand la chaîne est engagée sur les pattes ; claire quand elle remonte du fond dans la position normale, ii On a mis Vancre à poste quand elle est placée sur son mouilleur au moyen du capon et de la traversière. Sur les fonds de gravier, l'ancre prend mal; sur fond de roche, on s'expose à ne pouvoir déraper et à briser les pattes si l'on agit avec trop de force sur le cabestan.
— Les traverses de la vie étant souvent comparées aux agitations de la mer, le mot aji'cre est entré dans plusieurs locutions proverbiales : Jeter l'ancre dans un lieu. S'y établir, s'y fixer, n Mieux vaut couper la corde de l'ancre que perdre le temps à la délier. Dans les circonstances difficiles, il faut employer les moyens énergiques, n Jeter la dernière ancre. Tenter un dernier effort, dans une situation désespérée, ii N'être amarn^ que sur une ancre. Se trouver dans une position peu solide, peu stable.
— Fig. Ce qui affermit, ce qui rend stable, solide : Une famille vertueuse est un vaisseau tenu dans la tempête par deux ANCRES : la religion et les moeurs. (Montesq.)
— Constr. Barre de fer en forme d'.S ou de T, que l'on fait passer dans l'œil d'un tirant, pour soutenir un mur, maintenir un tuyau de cheminée, retenir l'écartement de la poussée d'une voûte : /, 'ancre est apparerite, ou noyée dans l'épaisseur du 7nur.
— Iconogr. h'ancre a toujours été considérée comme un symbole de fermeté et de tranquillité. On la donne à l'espérance personnifiée, pour marquer que cette vertu nous soutient dans le malheur. (Ce symbole se retrouve sur les monuments des premiers chrétiens.)
— Métrol. V. ANKER.
— Numism. Signe symbolique employé sur les monnaies de plusieurs Etats dans les cartes géogra, aussi bien que sur les médaifles, à indiquer les victoires navales.
— Paléogr. Ancre supérieure.
Ancre dont le corps est tourné en haut ( ce signe indique un passage important), li Ancre inférieure, Ancre dont le corps est tourné en bas (signe indiquant un passage inconvenant, obscène).
— Encycl. Mar. L ancre présente les parties suivantes : A, le jas on joal en bois de deux pièces ; — B, la tige ou verge avec son carré H pour l'empêcher de tourner dans le jas ; — C, les bras terminés j>ar les pattes E, composées du bec F et des oreilles G ; — D, le diamant : — O. Vorganeau.
Quand le jas est en fer, il n'y a pas de carré à la verge, mais cette verge est renfiée pour laisser passer le jas qui estarrôtô par une
'illes maritimes, il Sert
Ancre de bossoir.
mamtenu à ]joste par une clavette C, écartée de la verge par une rondelle (r). Lors-
Jas de fer. — A, coupe de la i
qu'on mouille l'ancre, le jas étant perpendiculaire aux pattes et arrondi à ses deux extrémités, une des pattes est obligée de pénétrer par le bec dans le fond où elle s'arc-
nombreuses de résistance. Le nombre des avec chaque navire ; néanmoins, sur les navires de guerre, on s'attache à mettre à bord un armement semblable qui consiste en deux ancres de bossoir placées à l'avant, aux bossoirs tribord et bâbord, destinées au service courant, toujours prêtes à être employées, et reposant sur un aii pareil spécial appelé mouilleur. Les ancres sont tenu-s au moyen de chaînes capelées sur les tenons appeli-s doigts du mouilleur. En coupant l'aiguilletage du levier, le mouilleur bascule et l'ancre tombe. — Sur l'arrière des ancres de bossoir, dans les haubans de misaine ou par leur travers, sont placées les ancres de veille ^ qu'on no dispose qu'en cas de mauvais temps, ou quand on a perdu une ancre de bossoir. Enfin, toujours à l'avant, 1 ancre de grand panneau ou de miséricorde, placée contre un panneau, les pattes reposant sur le pont par le bec, et qu'on mettrait à poste si l'on avait perdu les deux ancres d'un même bord. Souvent aussi, on met à l'arrière, à poste fixe, deux ancres à jet de fort échantillon, destinées soit à être mouillées par l'arrière dans un chenal ou un canal, soit à embosser le navire. Ces ancres doivent être embarquées dans la chaloupe, ou être prises en cravate à l'arrière, pour qu'on puisse plus aisément les mouiller à la position désignée.
Les ancres affectent diverses formes : l'ancre la plus usitée en France, dans la marine de l'Etat, est l'ancre avec jas en bois ou en fer : c'est le type dit « ancre de bossoir » ; mais souvent, pour réduire la place occupée par les ancres à l'intérieur, ou pour d'autres motifs, les marines étrangères ou le commerce ont employé d'autres modèles et d'autres systèmes.
L'ancre de l'amirauté anglaise est à bras plus courts et plus robustes que ceux de l'ancre française : leur forme est très arrondie. Elle pénètre bien dans le fond, mais a les pattes trop courtes pour bien résister dans les fonds mous. L'ancro Trotman-Porter, à bras articulés autour du diamant, est commode pour les ports de commerce, en ce sens qu'elle ne présente aucun point saillant sur le fond où se puissent accrocher les chaînes et les amarres, mais le boulon axe est un point do rupture fréquent, et on ne peut la draguer si elle s'accroche trop fortement. L'ancre Martin, avec ou sans ias, dont les bras et le jas sont parallèles, a les bras mobiles dans un renfort du diamant. Elle est solide, mais exposée à se gommer et à ne pouvoir crocher sur le fond. Elle est très usitée sur les paquebots, car elle rentre dans les écubiers et évite les manœuvres, toujours longues et ennuyeuses, du capon et de la traversière. L'ancre Marrel-Risbec est semblable à la précédente, mais plus robuste des bras et de formes plus renflées. Cette ancre semble devoir mieux se fixer sur le fond, bien que sa tenue ne soit pas plus assurée que celle des ancres Martin.
— Ancre de corps mort, Grosse ancre n'ayant qu'une patte ot portant à la place de l'autre un organeau de manœuvre destiné à recevoir les chaînes de l'ancre d'empennelagi^.
— Ancre à jet, Petite ancre pour embossage destinée à être mouillée ou à servir aux petites embarcations, torpilleurs, etc. Le jas est en fer et peut se rabattre le long de la verge.
— Ancre de cape. C'est un appareil de fortune, destiné à maintenir les petits navires debout à la lame pendant un gros temps.
Quand on mouille deux ancres en affourchant, elles sont appelées en rivière " ancre de jusant » et « ancre de flot ". Dans une rade, on dit « ancre de terre » pour le jusant, " ancre du large » pout le flot.
On mouille deux ancres en barbe, quand on les laisse tomber en même temps de chaque bord. On mouille en plomb de sonde, une ancre étant déjà mouillée, quand on
bois des plancher!
boute en retenant le navire ; le jas se met alors à plat sur le fond.
La sécurité du navire au mouillage dépend de la solidité de ses ancres; aussi on prend un soin tout particulier de leur confection et on s'attache à donner à la verge et aux pattes toute la résistance possible en se servant de fer forgé, qu'on soumet après le travail à des épreuves
en laisse tomber une autre à l'aplomb do l'écubier. On appelle n empennelcr une ancre i> , la réunir à une autre plus petite pour augmenter la résistance sur le fond. Les petites embarcations, au lieu d'une ancre, se servent du grappin. Les pêcheurs se tiennent sur une pierre attachée à une corde, et de nos jours, les marins des pays de l'extrême Orient ont conservé une disposition différente de la
in\ Ijours ancres sont on bois ou for ot lo jas, perpontilairo aux bras, est attaché à la croisuro Uo cos bras ot l.i vorgo. Quand l'ancro est on bois dur, cUo so comst' do trois morceaux : la verge ot ios doux bras, réunis r <lo forts amarrages on rotin, et uno grosso piorro ii.lo ost atlacliôo contre Ios bras ot le jas, pour la faire iilnr au fond. Qu'elles soient en bois ou on for, c'est iM <|ti'.iii les trouve disposées à bord da toutes Ios jours dt' nn*r chinoises et annamitos.
Ancrb {le maréchal d"). V. Concini.
Ancre (Loonore Galioaï, maréchale d'). V. Galigai. Ancre (la markchale d"), drame d'Alfred do Vigny. V. Mauiîchalb d'Ancbk (/«).
ANCRER V. n. Jeter l'ancre, fixer un navire sur le fond '11- l;i mor au moyen d'ancres :
Us abordoDt saos peur, ils ancrent, ils descendent.
Corneille- Il '>ii dit plus ordinairomont mouiller.
— V. a. Constr. Attacher avec une ancre : Ancrkr une ihv>nin>f.e.
- Kig. Consolider, affermir : La contradiction twus ANiuK dans nos conviciiorts.
Ancré. Blas. So dit dos croix ot dos sautoirs ou do foinos autres pièces quand leurs extrémités sont tcrniiiM'os par deux pointes recourbées, analogues aux becs dos ain-ros.
S'ancrer, v. pr. Etro retenu par une ancre : Cr mur /irnche du côté au nord ; il doit s'ancrkb du côté du midi, il Mouiller. (Vieux.)
- Par ext. S'attacher fortement à : Le vacoa s'ancriî (7 SI' ci-amponne à la terre par cent ài'as partis de sa tit/e.
Fil:. S'atTormir, se consolider : La vanité s'ancre /a cticnii-itt dans les pauvres têtes.
Ancresse (baie de l'), baie située au N. de l'ilo do (iiM Tiu-soy ; elle fait suite à la profonde baio appelée lo ' iiaiid-llavro.
ancrure n. f. Mar. Syn, do ancre, n Plus particuliôn-iu., t^nsemblo do l'ancre et de l'anneau du tirant dans l'-i|uel il est passé.
— Techn. Pli qui se fait au drap que l'on tond, lorsqu'il a iHé mal tondu.
— Tige do fer introduite dans l'œil d'un tirant, afin de s'opposer à la poussée des voûtes.
AnCUD ou El-ANCUD, golfe do l'Amérique du Sud, où so trouve l'archipel de Chiloé.
Ancud ou San-CARLOS, ville et port du Chili (prov. Mo Chiloé), sur la côte occid. de l'île Chiloé, ch.-i. de la prov. ; 7.000 hab. C'est le port principal do l'archipel do Cliiiuo et un lieu do relâche pour les bâtiments balei-
AnguS MaRTIUS, quatrième roi légendaire de Rome (•'10 (iid av. J,-C.). Successeur do Tullus Hostilius. Il réta- Mii les cérémonies religieuses, et en lit écrire les foriiiiiK's ; il prit aux Latins plusieurs villes, et en iucorl'nia les habitants à la cité, en renfermant dans son rih ointe l'Avontin et le Janicule, qu'il joignit à la ville I':tr lo pont Suhlicius. Il étendit le territoire romain jusi|u à la mer, fonda le port d'Ostie, établit des salines sur la lote, construisit à Rome l'aqueduc Aqua Slartia. et lit, creuser dans lo mont Capitolin la première prison do Rome.
ANCYLANTHE (du gr. aqkulos, crochu, et ii/ifhos, fleur) n. f. Genre de rubiacées, renl.'riiiant des arbrisseaux tomenteux à feuilles oiitosées, à fleurs tomenteuses et penchées^
ori;'inaires d'Angola.
ANCYLE ou ANGYLUS {luss) a. m. Genre (!.' iiimI1(isi|iips gastéropodes pulmonés, fa-
nnoidés, caractérisés par leur mince coquille ""* '"" ". douces des régions tem-
liforme. Habitent les
Ancy-LE-FRANC {Anciactm), ch.-l. de cant., arrond. '1 -A is kilom. do Tonnerre (Yonne), sur il- 'anal do Bourgogne et la rivière de I Arnianoon ; 1.221 hab. Ch.de f. P.-L.-M. C.inières. Cliâteau, commencé en 1545 si\v k's dessins du Primatice, et achevé l'ii 1622. — Le canton a 19 comm. et li.i.is hab.
Ancy-SUR-MOSELLE (autref. Aticen, et fil ail. Ane;/ an der Mosel), comm. de L-.rraino, arr.' do Metz; 930 hab.
ANCYLOGÈRE (du gr. agkulos, crochu, 01 k'-ras, corne) n. m. Genre d'insectes «nl.'optèrcs longicornes, famille des cérariiliycidos, renfermant des capricoriH's américains, de formes élégantes et >[•' toulours vives : ancylocera sanguinea (Brésil), etc.
ANCYLOCHEIRE {kèr — du gr. agkulos, crochu, et ''''"■. mainj n. t. Genre d'insectes coléoptères, famille 'Il -' buprestidés, renfermant une vingi.inio d'espèces d'Europe et de la rériMi circummédilerranéenne, de taille iii-yc-nno et de couleurs métalliques \ /â
Iiriilantos. Citons Vancuhcheira rustica *^"^
^France).
ANCYLOCLADE (du gr. agkutcs, re- I "ui-Ini, crochu, eiktados, rameau) n. m. I" : (ionro do plantes do la famille des .11"!' yiitSos, tribu des carissées. Syn. do
ANGYLOGYNE (du gr. agkulos, cro- Ancvlocheire 'lui. Il '/■"". iemello)n. f. Genre d'acan- (grand, nat.). iii . <s, iiiliu dos ruelliéos, renfermant '1rs licrbes vivacos, à tigo carrée, à fouilles glabres ma'-
' l'vioes, à fleurs en épi terminal, originaires du Brésil
li lin Pt^rou.
ANCYLOIDE (du gr. agkulos, crochu, et eidos, formel adj. Qui a la ini-nio d'un crochet.
ANCYLOMÈLE (du gr. agkulos, courbé, et mêlé, sondel n. m. Sonde recourbée.
ANCYLORHYNQUE ^rink' - du gr. agkulos, recourbi, 1
otrhugkhos, boc) n. m. Genre d'in.soctos coléoptères rhvnchophoros, fumillo des curculionidés, renfermant des charani.'ons américains répandus surtout au lircsil. Citons Vitiiajlorhgnchus variaoilii, Vancylorhijnchus mutabilis.
ANCYLOSTERNE (ster — du gr. «//- /cii/o*, crochu, et «^ernon, poitrine) n. m. Genre do coléoptères longicornes, famille dos cérambycidés, renfermant des capricornes américains, voisins dos trachydèros ot répandus surtout dans la Guyane et lo Venezuela : anq/lusternus scutellaris (Caycnnc) : ancytosteniiis albicoi'iiis (Pérou), etc.
im' — du gr.
b'ion, animal) féres édontés fossiles du terrain
ANCYLOTHERIUM
agkulos, recourbé, et ti n. m. Genre de mamn tertiaire.
— Encycl. Les ancylothériuma étaient do grands fourmiliers au museau allongé, à formes épais.sos et massives. On on a trouvé deux espèces dans les phosphoritcs du Quorcy et dans le miocène supérieur do l^ikormi.
ANCYLOTOME ou ANKYLOTOME (du gr. agkulos, courbé, et tome, action do couper) n. m. Uistouri.
AncYRA ou AnoyRE, capit. de la prov. romaine do Galatio (Asie Mineure), auj. Angora. (V. ce mot.) Un concile y fut tenu en 314 ou 315, surnomme \o Saint-Synode. Cette ville fut prise par les Perses en e\'i. Tamerlan remporta sous ses murs, en U02, une victoire signalée sur lo sultan Bajazot, qui y fut fait prisonnier. On y a retrouvé, en 1554, uno inscription sur marbre qui retrace lo sommaire des principaux événements du règne d'Auguste et donne son testament. V. testament politkjuk d'Auguste.
ANCYRO'IDE (du gr. agkura, crochet, et eklos, aspect) adj. Qui a la forme courbe d'un crochet, il Apophyse ancy- Toïde, Ancien nom do l'apophyse coracoïde. il i.,a cavité ancyroïde ou digitale est le diverticulum postérieur des ventricules latéraux du cerveau. (Elle prend naissance au niveau du bourrelet du corps calleux, se porto directemont en arrière en décrivant uno légère courbe à concavité interne et se termine dans l'épaisseur du lobe occipital.) On trouve dans sa paroi inférieure une saillie qui est l'ergot de Morand.
— n. f. En T. do techn.. Pince recourbée. Anczyg (Ladislas Ludovic), écrivain polonais, né à
Wilna en 1829, mort à Cracovie en 1883. Auteur de comédies dont les sujets sont pris, pour la plupart, dans la vie populaire, et qui ont eu du succès, tant pour la peinture tidèlo des caractères que pour la vervo du style. Ou cite particulièrement : les Paysans aristocrates (1851) ; les Paysans des environs de Cracovie (1851); les Flotteurs (1875) ; les Paysans émigranis (1879). Anczyc est en outre l'autour d'un drame, Jean III devant Vienne ; de poésies (Tyrtée, 1862), ot d'un grand nombre d'amusants récits, dont beaucoup sont écrits pour la jeunesse. Un certain nombre do ses productions eut paru sous le pseudonyme de Kazimirz Gobalczyk.
ANDA n. m. Nom brésilien du Johannesia princeps, grand arbre de la famille des eupborbiacées-crotonées.
ANDABATE (du gr. andéma, bandeau, et bainein, marcher) n. m. Gladiateur dont la tête était recouverte d'un casque fermé de toute part et qui combattait à l'avouglo.
AndabRE, écart de la comm. de GissaQ fAveyron}, arrond.de Saint-Afl'rique; 180 hab. Eaux bicarbonatées sodiques ou ferrugineuses à lO*» C, pour les gastrites.
ANDAILLOT (// mil.) n. m. Anneau en bois, disposé sur le foc et voiles d'étai pour les hisser et les assujettir. (Vx.)
ANDAIN {din — de l'ital. andqre, marcher, aller) n. m. Au sens précis, Surface qu'un faucheur, à chaiiuo pas ({u'il fait, peut faucher en longueur et en largeur : le fauchage ne peut être bon si l'ouvrier prend un andain trop large.
— Par ext. le mot a pris deux autres acceptions : il signifie encore la quantité d'herbe abattue à chaque coup do faux; puis, dans un sens très éloigné des précédents, on désigne très fréquemment sous le nom de andains les lignes parallèles, constituées par les rangées d'herbes vertes, que lo faucheur, â mesure qu'il avance dans sou travail, forme successivement suivant la largeur du ilianip : • La faneuse mécanique éparpille en tous sens I licrbo des andains, afin de hâter sa dessiccation. ■
Andala (Ruard), philosophe et théologien hollandais, né ù Andlahuizen en 1665, mort en 1727. Il fut un des plus ardents apôtres du cartésianisme.
Anoalou, OUSE, habitant de l'Andalousie : Des Anba- Lous. Les Andalouses sont les plus jolies Espagnoles.
— adj. Qui appartient, qui a rapport à cette province ou à ses habitants : Les mœurs andalouses.
— n. m. Dialecte espagnol : i'ANDALou o eonsené un grand nombre de racines arabes.
— n. et adj. Cheval d'une race propre à l'Andalousie, la race dite anciennement ■ des genêts • : Monter un ANDALOu, un cheval andalou.
AndaloUS (Les), nom d'une plaine de l'Algérie, située sur la cote de la province d'Oran, et ainsi appelée parce qu elle servit d'asile aux Maures expulsés d'Andalousie au XV» siècle. — C'est aussi le nom d un petit village maritime, situé à 21 kilom. d'Oran et improprement appelé l>ur(iiis Les Andalouses.
ANDALOUSERIE ou ANDALOUSIADE n. f. Poésie, clianson audalouse, ou dans le genre andalou. n Se dit lo plus souvent par ironie, pour désigner ces romances mi-sentimentales, mi-cavalièros, où il est fort question de Pedro, do Pépita, do castagnettes, du beau ciel, des grands yeux noirs, etc.
Andalousie, anc. division politique do l'Espagne, sniiie entre la Méditerranée et I Atlantique, qui comprenait, sons la domination maure, Jaen, Cordoue, Grenade et Sévillo. Le séjour passager qu'y tirent les Vandales avant leur émigration en Afrique lui a valu son nom.
— Encvcl. C'est la Bétique des anciens, qu'habitèrent successivement les Phéniciens, les Carthaginois, les Romains, les Goths. les Visigoths, les Suèves. les .\lains et les Maures d'Afrique. Elle forme aujourd'hui le ressort
AiNCUE — ANDELOT
d'uno capitainerie générale, dont les ville» principaici sont Sévillo, Huolva, Cadix, Cordouo ot Ja.n.
Très riche eu minos do plomb, d'argeni l'Andalousie, au climat varié, renferme '
fertilité remarquable, oii so trouvent des vignobles renommés. Elle nourrit des chevaux estimés, des b'/;i.
des moutons, etc.
Ce richo pays, peuplé ("o plu 3.300.000 hal). {Andalou»), parmi :
quels de nombreux gitanos, a bien souvent bouleversé par tremblements do terre. En 1755.
1833, en 1854-1856, l'Andalousi.; ,1 été très éprouvée; elle lo fut peiuciro olus encore en décembre 1881, oii elle a subi uno secousse d'uno extrême violence et d'uno durée "''■"•"""*■'''""">"■ extraordinaire, qui a causé la mort de plus do 3.000 personnes.
— BiBijOdB. : Murray, Ciliés and Wild» o[ Andalucia (Londres, 1818).
Andalousien, ienne n. et adj. Syn. do Andalou.
andalousite 'rad. Andalousie) n. f. Silicate anhydro d'alumine qui est assez répandu dans la Bretagne, le Forez, la Saxo, etc. D'après le nom d'une localité où il so trouve eu Bavière, on la aussi décrit sous le nom de stanzaîte.
— Efcycl. L'andalousite, AP Si O', so présente ordinairement en prismes droits à ba.se carrée; sa couleur est le brun passant au rouge et au violet.
Andaman (ii.Ks), archipel montagneux dn golfo do Bengale, habité par 3.000 Mincopies, peuplade négrito très intéressante, mais complètement sauvage. Les Anglais en ont fait un lieu de déportation dès 1792, et l'ont, depuis lors, utilisé à nouveau comme colonie pénitentiaire. 'V. Ml.SCOPlES.
ANDAMENTO (min) adj. OU adv. Terme do musique italien (signif. promenade), qui indique uno allure rapide ou lente d'un morceau, mais très régulière.
— n. m. Terme de musique désignant un des trois genres de mélodies qu'on peut employer comme sujet de fugue : i'ANDAMENTO est un Sujet mélodique dont la phrase
I meut dans toute la tonalité et qu '.idenles. il PI. Des andamentos.
est orné de phrases
ANDANA n. m. Sorte de pêche à la nasse, pratiquée sur
les côtes d'Espagne.
AndanCE, comm. de l'Ardèche, arrond. et à Jl kilom. de lournon, sur le Rhône; 1.079 hab. Filature de soie, fabrique do chaux, corderie, bois de construction. Ch. da fer P.-L.-M.
AndanIA, anc. ville du Péloponèse, située entre Mégalopolis et Messène, qui fut la résidence des rois do Messénie. Patrie d'Aristomène. Ottfried MuUer, en 1840, a découvert ses ruines, près de Philia.
ANDANTE ou ANDANTÉ (part. prés, du v. ital. andare, aller) adv. Terme italien usité dans la langue musicale comme indicateur d'un mouvement à moitié lent, qui tient le milieu entre l'adagio et l'andantino. Il sert à caractériser la nature expressive de l'exécution qui convient au morceau en tête duquel il est inscrit. On lui accole parfois un autre mot, qui sert à préciser plus encore le caractèio de ce morceau, et l'on met andante molto, andante giusto, andante mcestoso, etc.
— n. m. Partie de la composition qui se joue si-.r ca mouvement : /.'andante d'une symphonie, d'une ouverture.
— Fig. : L'automne est un andante mélancolique et gracieux. !l PI. Des ANDANTES (ou ANDANTÉs).
ANDANTINO adv. Terme italien, diminutil de andante, qui, à rencontre de ce que dit Fétis, indique un mouvement un peu plus anime. On peut s'en rapporter sur ce point au Dizionario délia musica de Pietro Lichtenthal, qui le dit expressément. Tous les musiciens, a'ailleurs, sont d'accord à ce sujet.
— D. m. Morceau écrit dans ce mouvement : Exécuter un ANDANTINO. [t Pi. Des andantinos.
Andard. commune du Maine-et-Loire, arrond. et à 12 kilcm. d'.ingers, près de l'Autliion ; 1.006 hab.
ANDARESE n. f. Nom générique de plusieurs arbrisseaux de la famille des verbéuacées, que l'on trouve dans l'Inde. ANDARIN (de l'espagn. andarino) n. m. Coureur.
ANDARINI n. m. Pâte de vermicelle réduite en petits grains comme les anis.
AndatÉ ou AndrastE, déesse de la victoire, chez les anciens Bretons, notamment chez les Trinobantos d'Essex. On lui faisait des sacrifices humains dans un bois sacré.
Andaye. Géogr. V. Hendate.
Andayra, rivière du Brésil, prov. de Minas-Geraes, affl. du San-Francisco : elle abonde en pierres précieuses. — Nom d'une autre petite rivière, prov. de Goyaz.
AndéCAVES (lat. Andecavi), peuple de la Gaulo (3* Lyonnaise), sur la rive droite de la Loire, à son confluent avec la Maine. Le pays des Andécaves a formé l'ancien Anjou. — L'n Andécave. ii On dit aussi Andes.
AndecbS, anc. abbaye de bénédictins, dans le district de Weilheim (Bavière). Ch.-lieu d'un comté sur lequel régnaient au moyen âge les ducs de Méranie.
Andeer, village do Suisse (Grisons); S80 hab. Non loin so trouvent la source ferrugineuse de Pigneu et les usines du château de Boérenbourg.
ANDEIANE (de l'allem. andelang) adj. f. Diplom. Charte andelane. Nom d'une espèce de charte, contenant un acte translatif de propriété ou de possession, lequel relatait l'accomplissement de la formalité do tradition et d'investiture par un gant {per andlangum), symbole juridique usité dans le droit germanique.
AndeLLE, petite rivière, longue de 54 kilom., se jetant dans la Seine, en amont de Pont-de-l' Arche (Eure).
AndELOT, ch.-lieu de cant. (Haute-Marne), arrond. et à 21 kilom. de Chanmont, sur le Rognon, affl. de la Marne; 949 Lab. Cb. de f; Est. — Le cant. a 19 comm. et 5.724 hab.
ANDELYS - ANDOCIDES
En 587 V fut sife-né, entre Childcben II, Bmneliaut et Contran, un traité qui fut surtout un ensemble de précautions dirigées contre la trahison éventuelle des leudes ou iidèles de chaque roi.
ANDELYS(LEsHlat. Andilegum], ch.-l. d'arrond. (Eure), à ■>! kilom d'Evreux, sur le Gambon et à son confluent avec la Seine ; 5.420 hab. {Andeh/siens.) Ch. de f. Ouest. Tribunal de première instance. Commerce de bestiaux, crains, farines, cuirs, fruits, filatures de soie ; tanneries et corroieries. Prés do là s'étend la forêt des Andeh^.— L'arr. des Andelys a 6 cant., m comm. et 57.082 hab ; le cant. 18 comm. et 10.888 hab.
Les Andelys (le grand et lo peut Andelj ) sont deux petites villes séparées par I kilom. de prairies On j remarque l'église gothique de Sainte- Clotilde, les ruines du château Gaillard, bâti en 1198 par Richard Cœur do Lion, et où fut étranglée Marguerite de Bourgogne; celles du cliàteau dit « de Robert le Diable ».
Près de là se livra le combat de Brenneville (ou plutôt Brémule), où Louis le Gros faillit être tait prisonnier par les soldats de Henri I", roi d'Angleterre (1119). Patrie fies trouvères Henri et Rotjer d'Andely, de l'érudit Adrien Turnèbe, de l'aéro- Armes des Andeljs. naute Blanchard, de l'ingénieur
Brunel du peintre Nicolas Poussin, de 1 intendant de Tourny. La Calprenède et Thomas Corneille y sont morts, après "un séjour de plusieurs années. ^. . , , .,, — BiBLioGH. : Brossard de Ruvillc, Histoire de la mile des Andelys (Les Andelys, 1864).
AndENNE, ville de Belgique (prov. de Namur) sur la Meuse ch -1. de cant. et à 21 kilom. de Namur; 7.600 hab. Cotte ville, très ancienne, qui doit son développement à une abbaye fondée par sainte feegga, fille de Pcpin de I-anden, et l'u-t prise, pillée et incendiée par les Liégeois vers liai, est aujourd'hui un centre industriel important, tabriques de creusets réfractaires, de briques, de porcelaine; filature de coton, papeteries. Aux environs, usines de zinc et de plomb de Haye-Monet.
AndéOL (saint), sous-diacre, martyr au m« siècle, particulièrem. honoré dans l'ancien Vivarais. Feto le 1" mai. AndéOL (Boirg-Saint-). V. Bodrq-Saint-Andéol. Ander. Dans le culte mazdéen, un des Dervends ou esprits malfaisants opposé à l'Amschaspand Aslia-Vahista. Ici-bas, il sème le péché, est l'incitateur des soucis et des peines, et, après la mort, il attend les âmes damnées au pont de Tchinvat, pour les plonger dans l'abime.
AnderAB, ville et chef-lieu de district du Turkestan, sur les bords du Kazan ou Anderab; 6.700 hab. Carrières de lapis-lazuli, au voisinage.
AndERDON ("William Henry), écrivain et jésuite anglais, né à Londres on 1816, mort en 1890. Membre de l'Eglise anglicane, il se convertit au christianismo en 1850, se fit ordonner prêtre, et entra dans la Société de Jésus en 1874. Le P. Andordon était un prédicateur distingue. Anderlecht, l'un des faubourgs de Bruxelles ; 40.000 h. Dumounez y battit les Autrichiens, commandés par le duo do Wurtom'bèrg, le li novembre 1792.
Anderledy (Antoine-Marie), général des jésuites, né à Brigue dans le Valais (Suisse), en 1819, mort à Fiesolo en 1895. Il entra dans l'ordre en 1838, fut chargé de missions aux Etats-Unis, en Belgique et en Allemagne, puis devint recteur du séminaire des jésuites à Cologne (1853) et à Paderborn (1866), et fonda, en 1865, lo collège do Maria-Laach. En 1870, il devint assistant du général de l'ordre, le P. Bekx, puis coadjuteur en 1883, et enfin lui succéda en 1887. On lui doit un ouvrage intitulé Instituto delta Società di Gesà, réédité en 1S86.
Ander-LENK, village de Suisse (canton de Berne) ; 2.250 hab. Ses environs sont une des contrées alpines les plus intéressantes. — Dans une guerre entre Berne et le Valais, les Valaisans ayant surpris Ander-Lenk furent repoussés par les femmes, qui, en l'absence de leurs maris, s'armèrent à la hâte de pieux et de fourches.
ANDERUQUE {lik' — du lat. deretro. arrière, et liquidas. li(|uide) n. m. Dans le langage populaire. Petit tonneau de vidange, et par ext., Homme malpropre.
Anderloni (Pietro), graveur italien, né à Santa-Eufemia on 1784, mort en 1849. Elève de son père, Faustin Anderloni, puis de Longhi, il succéda à celui-ci comme directeur de 1 école de gravure de Milan. On lui doit des planches assez appréciées, d'après Raphaël, Titien et Nicolas Poussin. — Faustin, son père, était né à Brescia en 1766. L a laissé un certain nombre de portraits et les planches du Traili^ de l'aiiévrisme, de Scarpa.
Anderlues, comm. de Belgique (prov. de Hainaut), arr. adm. Thum, judic. Charleroi; S.OOO h. Houille, brasseries. Andermatt, petit village de Suisse (cant. d'Uri) ; 710 hab. Près de là, sur la Reuss, se trouve le Pont du Diable, qui doit sa légende au précipice atfreux sur lequel il est jeté et à l'aspect sauvage du pays qui l'entoure.
AndbRNACH (lat. Antunnacum), ville de la Prusse rhénane, sur le Rhin; 6.150 hab. César fit, croit-on, jeter sur lo Rhin un pont de bois aux environs d'Andernach ; cette ville elle-même doit son origine à un camp romain établi par Drusus en cet endroit. Défaite de Charles le Chauve par Louis, fils de Louis le Germanique, en 876. De 1795 à 1814. elle fit partie du département français de Rhin-et-Moselle.
AndERNOS, comm. de la Gironde, arr. cl à 2 kilom. de Bordeaux, sur le bassin d'Arcachon; 1.118 hab.
Andersch, anatomiste allemand de la fin du xvi' siècle, qui a donné son nom à un ganglion. V. GANiiLloN.
Andersen (Hans Christian), poète et romancier danois, né en 1805, à Odensée (lie de Fionie), mort à Rolighed en 1875. Fils d'un cordonnier, il se rendit à Copenhague, où quelques essais poétiques, notamment l'Enfant mourant, lui valurent une bourse dans une institution de Copenhague (1828). Les libéralités du monarque lui permirent de voyager on Europe et en Orient. Andersen devint un des grands poètes de la littérature septentrionale.
Au sentiment et à la mélancolie rêveuse des races du nord, il joint la vigueur et 1 abondance des pensées, la fertilité de l'imagination, un coloris plein de richesse et d'éclat. Ses œuvres principales sont: Po<'sies( 1830); Fantaisies et Esquisses (1831); Esquisses de Yoyaiie; r/mprovisateur, roman (1834), traduit en français; Bazar du Poète (1842); le Hecit de ma vie; Bien qu'un violoniste (1837), roman; le Mulâtre, drame (1840); Album sans dessins, fantaisies humoristiques (1840); la Fleuri du bonheur, comédie (1842); trois volumes de Contes, parmi lesquels il en est qui sont restes populaires dans toute 1 El ■ ■ ' - -
drame ;
îurone imc ; les
: Baro
AndERSON, fleuve du Dominion canadien, situé au N.-O. du pays et se jetant dans l'océan Glacial arctique.
AndersoN, ville des Etats-Unis (Indiana), sur la Whito River; 12.500 hab.
AndersON ou AndREŒ (Laurent), chancelier de Suède sous le règne de Gustave Vasa, ne en 1480, mort en 1552. Il représenta le roi aux états de "Wcsteras, en 1527 et son éloquence y fit décréter l'introduction du lutliérànisme en Suède. Il fut condamné à mort pour n avoir point révélé une conspiration dont il avait eu connaissance, mais il raclieta sa vie par une somme d'argent. Andersen donna la première traduction, en langue suédoise, du Nouveau Testament.
AnderSON (James), historien écossais, né en 1602, mort en 1728, auteur d'une remarquable collection des citartes d'Ecosse.
AnderSON (Jean), jurisconsulte et géographe allemand, né à Hambourg en 1674, mort en 1743. Il lut avocat, nuis syndic et premier bourgmestre de Hambourg. Ayant connu Cassini, Jussieu, de Réaumur, il se livra à son goût pour la science. Son principal ouvrage est une Histoire iHitiiri'Ue du Groenland et de l'Islande (Hambourg, 1746).
ANDERSON (Jacques), agronome écossais, né près d'Edimbourg en 1739, mort en 1808. Il inventa la charrue dite « écossaise ». On lui doit: Essais sur les plantations ; Essais sur l'agriculture ; Observations sur l'esclavage ; etc. ANDERSON (Arthur), économiste et financier anglais, né en 1792 dans une des Shetland, mort à Norwood en 1868. Il devint directeur d'une puissante compagnie d'armements maritimes, et il prêta son appui aux luttes de la Corn-law-leaque, ligue des réformistes de Manchester. Membre du Parlement de 1847 à 1855, il vota constamment avec le parti libéral.
ANDERSON (Henry), géomètre et géologue américain, né 1798 mort en 1875. Il enseigna les mathématiques et l'astronomie à New-York, de 1825 à 1843, puis il voyagea en Europe, en Orient, dans l'Inde, etc. Il a publie : xieconnaissance géologique de la partie de la terre sainte gui embrasse la région du Liban, la Galilée septentrionale, la vallée du Jourdain et la mer Morte (New-York, 1848).
ANDERSON (William), naturaliste anglais, qui vivait dans la seconde moitié du xviii" siècle. Il suivit, conime chirurgien, Cook, dans son voyage de 1772 à 1775. Robert Brown a donné le nom de andersonia à un genre de la famille des épacridées. On conserve au Musée britanniqi ' de Londres un herbier qu'Andersen avait compo: plantes de la Tasmanie.
ANDERSON (sir James), marin anglais, né à Dumfries en 1824, mort en 1893. H servit comme capitaine à la compagnie Cunard, puis fut appelé au commandement du Great-Eastem, aménagé pour recevoir le câblo transatlantique. Il procéda à la délicate opération do la pose, et mit, en juillet 1866, l'Angleterre en communication avec les Etats-Unis. En 1867, pendant l'Exposition universelle do Paris, il fit, avec lo Great-Eastem, de nombreuses traversées-entre la France et les Etats-Unis pour transporter des voyageurs. Enfin, en 1869, il posa le câble transatlantique français.
ANDERSON (Charles-Jean), voyageur suédois, né dans
10 Wermeland en 1827, mort en 1867.11 fit deux voyages d'exploration : le premier en 1850, dans l'Afrique méridionale, chez les Damaras et les Ovambos, et jusqu'au lac Ngami ; le deuxième, en 1856, dans l'Afrique australe.
11 a donné la relation du premier sous lo titre de the Lake Ngami (1855), et du second, sous celui de the Okavango B'iver (1861).
AnderSON (Rasmus B.), écrivain américain, né à Albion (Etats-Unis) en 1846. Professeur de langues Scandinaves à l'université de l'Etat de 'Wisconsin, il l'a dotée, grâce au concours pécuniaire d'un riche norvégien, dune remarquable bibliothèque Scandinave, connue sous le nom de « Mimer's Library ». Anderson a écrit de nombreux ouvrages, soit en norvégien, soit en anglais, avec une égale précision do style. Les principaux sont : den Norske Maalsag (1874), ouvrage sur l'historique des langues Scandinaves ; L'Amérique n'a pas été découverte par Christophe Colomb (3' édit., 1877), où il s'attache à démontrer la réalité de la découverte du nouveau monde par les Scandinaves au x- siècle; Norse Mythology (1875), un des meilleurs ouvrages sur la mythologie Scandinave ; les Légendes des Vikings du Nord (1877), etc.
ANDERSONIE ou ANDERSONIA (de Anderson, n. pr.) n. r. Genre de la famille des épacridées, renfermant plusieurs arbrisseaux de l'Australie méridionale.
AnderS&ON (Nils Johan), botaniste suédois, né dans la prov. de Smaaland en 1821, mort à Stockholm en 1880. Il enseigna la botanique à Stockholm, et, de 1851 à 1853, il fit un voyaee autour du monde, d'où il rapporta de précieux matériaux pour la science. Il devint ensuite professeur à Lund, à Stockholm et intendant des collections de botanique de l'Académie des sciences. On lui doit
îdes
notamment: Salices Zftpponi* (1845); Conspeclus vegelationis Lapponias (1846); Atlas de la flore Scandinave (1849); Traité de botanique (1851-18531 ; Navigation autour du mon* (1853-1854), ouvrage qui a été traduit en plusieurs langues ; etc.
Andes ou Cordillère des Andes, chaîne de
montagnes de l'Amérique du Sud, qui s'étend le long de la cote occidentale, depuis le cap Froward jusqu'à l'isthme de Darien, sur une longueur d'environ 7.000 kilom. Le mot andes vient du péruvien antis (dérivé lui-même de anta, qui signifie cuivi'e). Cette grande chaîne peut se diviser en plusieurs branches : les Andes de la Patagonie, appelées aussi Sierra nevada de los Andes, généralement granitiques, toujours couvertes de neige, et dont la plus haute cime, appelée Corcorado, s'élève à près de 4.000 m. ; les Andes du Chili, dont les cimes, plus élevées que les précédentes, dépassent partout les limites des neiges perpétuelles, avec vingt-trois volcans en activité, et de nombreux lacs dans les vallées ( Villarica, Nahuelhuapi, Desnquadero): les Andes du Pérou, connues aussi sous le nom do Cordillère des Andes, et se divisant en plusieurs branches, dont l'une s'étend jusqu'aux frontières de la Colombie; les Andes de la Colombie, avec les hautes cimes du Chimboraço, du Pichincba, du Cotopaxi, de l'Antisana renfermant dix-huit volcans en activité et plusieurs sol-
Le point culminant des Andes est VAconcagua (6.834 m.); les points les plus élevés sont ensuite : l'illampou ou Nevado de Sorata (6.560 m.); le Chimboraço (6.253 m.). Les sommets sont couverts de neiges permanentes. — Pour la faune et la flore, v. Amérique.
Outre les mines d'or et d'argent, dont les plus renommées sont celles do Potosi et de Copiapo, on trouve dans les Andes quelques gisements de platine.
— BiBLioGR. : Pissis, Mémoire sur ta constitution géologique de la cha'ine des Andes (Paris, 1873).
Andes, petite ville de l'anc. Italie, à 6 kilom. S. do Mantouc ; auj. Pietola. Patrie de Virgile, d'après ime tradition incertaine.
ANDÉSINE (rad. Andes) n. f. Espèce minérale appartenant au genre feldspath et considérée comme intermédiaire entre le labrador et l'oligoclase. On trouve l'onrfcsiiie dans les porphyres et les trachytes.
ANDÉSITE (rad. Andes) n. f. Nom donné par de Buch a dos trachytes dans lesquels domine lo plagioclase.
ANDÉSITIQUE adj . Se dit d'une famille de roches neutres dans lesquelles l'élément blanc, qui domine, est un plagioclase.
AnDEVILLE, comm. de France, arrond. et à 20 kilom. de Beauvais (Oise) ; 1.349 hab.
AND-GU2 n. m. Métrol. V. guz.
ANDICOLE (de Andes, et du lat. colère, habiter) adj. Qui habite les Andes : Animal andicole. n On dit aussi andin. AndidjaN, ville du Turkestan russe (khanat de Khokaud) ; 3.400 h. —Pop. du cercle du même nom ; 120.350 h. ANDIER (é — du bas lat. andena. anderia, chenet) n. m. Gros chenet de fer servant à la cuisine. Andier est devenu landier par l'addition de l, comme dans lierre, loriot, luette, etc., où s'est produite la même contraction.
ANDILLY(lat. Andilegum), comm. de Seine-et-Oise, arrond. et à 19 kil. de Pontoise ; 693 hab. Patrie de Aenadd d'Andilly.
AndillY-LES-MARAIS, comm. de la Charente-Infér., arr. et à 13 kilom. de La Rochelle; 1.219 hab. — Il existe on France plusieurs autres petites communes du nom de Andilly.
ANDIN, INE(rad. Andes) adj. Syn. deANDicOLE : Laflore anium; est analogue à la flore alpine.
ANDIRE ou ANDIRA n. f. Genre de légumineuses-papilionacées, renfermant des plantes arborescentes, presque toutes originaires de l'Amérique, et qui ont, pour la plupart, des écorccs, des bois et des fruits employés souvent comme vermifuges, dans la médecine des pays chauds.
ANDIRINE n. f. Matière colorante jaune brunâtre, extraite de l'andira anthelminlhica.
ANDIRINE (rad. Andira, n. de villel, surnom de Rhéa Cybèle, adorée particulièrement à Andira, en Troade.
Andlau-AU-VAL, anc. ville do France (Bas-Rhin), sur lAndlau, affl. gauche de l'Ill ; 2.000 hab. Cédée à l'Allemagne par le traité du 10 mai 1871, elle appartient aujourd'hui à l'Alsace-Lorraine (arrond. de Schlestadt). AndlaU (Joseph-Hardouin-Gaston, comte d'), général et homme politique français, né à Nancy en 1824, mort à Buenos-Ayres en 1894. Officier d'état-major, il se distingua pendant les guerres de Crimée (1855) et d'Italie (18591, fut attaché militaire à Vienne et chargé de diverses missions. Colonel en 1869, il fit partie en 1870 de 1 étatmajor de l'armée du Rhin, et fut envoyé prisonnier en Allemagne, après la capitulation de Metz. De retour en France, il fut mis en disponibilité, puis,sous le voilo de l'anonyme, il publia : Alet:, Campagnes' et négociations, par un officier supérieur de l'armée du Rhin (1872). Lors du procès Bazaine, il fit une déposition écrasante contre le maréchal. En 1876, il fut élu sénateur dans lOise comme républicain modéré. Promu général de brigade en 1879, il fut mis on disponibilité en 1883. Compromis dans l'araire des décorations, il s'enfuit en Amérique, où il mourut à l'hôpital.
AndLAU-BIRSEK (François, baron d'>, diplomate allemand, né à Fribourg en 1799, mort à Hambourg en 1876. Il fut chambellan, puis conseiller du duc de Bade, qui l'envoya comme plénipotentiaire à Vienne, à Munich, a Paris et de nouveau à Vienne. Il a réuni les souvenirs de sa carrière diplomatique dans deux ouvrages pleins d anecdotes curieuses. Ce sont : Souvenirs tirés des papiers d un diplomate {m':); Mon journal, extraits de mes notes pour les années 1811 à 1861 (Francfort, 1862).
AndOCHE (saint), prêtre et martyr au ii' siècle. Fête ![■ 2 1 septembre.
AndocideS, général et orateur athénien, né vers l'an 468 av. J.-C. Il fut banni par les trente tyrans, rappelé après leur chute, et s'exila de nouveau pour échapper
A uno accusation d'iinpièlé. Il uou.s rosto do lui quatro discours.
Andolsheim, ch.-liou de cant. de l'arr. do Culmar (Alsace) : itou liab.
AndORRA, villo, capitale do la potito république d'Andorre, au piod do l'Anclar ; I.OOO liab.
ANDOLSHEIM