‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 28 sur 828 · ABERDEEN — ABIA · texte numérisé non relu

ABERDEEN — ABIA

ambassadeur à Vienne, il détacha l'Autriche de l'alliance française et la fit entrer dans la coalition formée contre Napoléon. H courut ensuite à Naples, décida le faible Murât à tourner ses armes contre la France et signa lo traité de paix du l" juin 1814 avec Louis XVIII. Il a été plusieurs fois ministre, et a lui-même composé, en 1852, un cabinet dont l'acte lo plus important fut l'alliance offensive et défensive conclue avec la France.

AbeRDEEN (John Campbell Hamilton Goedon, comte d'), petit-fils du précédent, homme politique anglais, né en 1847. Il vota à la Chambre des lords d'abord avec les conservateurs, puis avec les libéraux, fut nommé en 188G par Gladstone lord -lieutenant d'Irlande, où il se rendit très populaire, et devint en 1893 gouverneur général du Canada. — La comtesse Isabelle d'Aberdeen, sa femme, a acquis une grande notoriété par ses œuvres philanthropiques et la part qu'elle a prise au mouvement féministe.

Abeeu>IXN (lat. Aberdonia), une des villes les plus commerçantes d'Ecosse, port de mer sur la Dee ; 1;ï1.600 h. Fabriques de cotonnades, toiles, lainages, papiers, etc. ; importante construction (le navires; université. On v remarque : la célèbre cathédrale Saint- Machar, bâtie au xiv* siècle, et le Collège du Moi, fondé en 1494. C'est lo chef-lieu d'un comté d'Ecosse de 281.300 hab. — Une ville des Etats- Unis (Etat de Mississipi), sur le Tombigby , affluent de i'Alabama (3.500 hàb.), porte le même nom.

AbbrdeeN, comté encore peu peuplé du N.-E. de l'Australie (Quecnslandjarrosé par les têtes du Dawson, Armes d'Aberdeen branche droite du fleuve Fitzroy. — Aberdeen est aussi le nom d'un canton du Dominion canadien (Nouveau-Brunswick) ; centre principal Glassvitlc.

Aber-DE-PORT-SALUT, petit fleuve côtier de France (Finistère), aboutissant à la oaie de Douarnenez.

ABEREMOA n. m. Genre d'anonacées comprenant des arbres et dos arbustes de l'Amérique du Sud, qui ont à peu près les mêmes caractères que les anona. V. co mot.

AberfFRAW, bourg d'Angleterre, sur la côte S.-O. de l'île d'Anglesey ; l.lOO hab. Capitale du royaume de GiDijnedd, le plus important de la confédération des Galles avant sa réunion avec la Grande-Bretagne au xiv* siècle.

AbergAVENNY (anc. Gabannium), ville d'Angleterre, dans le comté de Montmouth, au confluent du Gavenny et de rUsk ; 7.900 hab. Mines de houille. — Le canton d'Aber gavenny compte 63.650 hab.

AbergEMENT (l'), nom de plusieurs localités de la Bourgogne et de la Franche-Comté, dérivé d'abergeage, mot signifiant : concession de terres incultes à charge de défrichement.

Il faut citer pai*mi elles L*Abergement-lez-Seurre, comm. du canton de Seurre, arr. et à 21 kilum. de Beaune (Côte-d'Or), 1.300 hab. ; — et L'Abergement-Sainte- Golombe, sur la Noue, arr. et à 14 kilom. de Chalon (Saône-et-Loire), dont la seigneurie appartint, au moyen âge, au chapitre do Saint-Martin de Tours. Cette commune (925 hab.) donne son nom à une forêt domaniale du dép. de 8a6ne-et-Loire.

ABERIA n. m. Genre do bixacées, à fleurs dioïques, ù graines tomenteuses et albuminées. Les aberia, dont on connaît actuellement cinq espèces, sont des arbres ou des arbrisseaux de l'Afrique et de la Nouvelle-Zélande.

AbER-ILDUT, petit fleuve côtier de France (Finistère), se jetant dans le chenal du Four (Atlantique), à Lanildut.

ABERLIfJohann-Ludwig), graveur et peintre suisse, né en 1723 à Winterthur, mort en 1786 à Berne. Il a imaginé les vues de Suisse gravées au trait et coloriées.

AbeRNETHY (John), chirurgien anglais, né à Derby (Irlande) vt-rs 1763, mort en 1831. Il devint chirurgien en chef de Ihôpital Saint-Barthélémy, à Londres. Savant professeur, opérateur fort habile et homme de beaucoup d'esfrit, il exécuta le premier l'opération de la ligature de artère iliaque externe dans certains cas d'anévrisme. II a publié en angl. ; Traité d'anatomie, de chirurgie et de pathologie (1828); Traité théorique et pratique de chirurgie

Abernethy, nom de deux localités de l'Ecosse. La plus importante, sur le Tay, à 10 kil. do Perth (1.700 h.), fut autrefois la capitale des rois pietés et lo siège d'un évêché transféré dès lo ix" siècle à St-Andrews. — L'autre, située près du mont Cairngorn, est un centre d'excursion au N. des monts Grampian (1.500 hab.).

ABERRANT, ANTE adj. Qui s'écarte, qui dévie.

ABERRATION (si) n. f. Action d'errer çà et là : Les ABERRATIONS d'un navire.

— Fig. Ecart d'imagination, erreur de juf;;ement : Aberrations de l'esprit humain, de nos idées. Il y a des moments rf'ABEBRATiON dans Ics multitudes. (Lamart.)

— Astron. Phénomène qui a pour résultat de nous faire voir les corps célestes dans une direction différente de colle où ils sont réellement.

— Méd. Dérangement, anomalie dans la situation, dans la conformation des organes ou dans l'exercice do leurs fonctions.

— Phys. V. ci-après la partie encycl.

— Encycl. Astron. Le phénomène astronomique do Vaberration a été découvert et expliqué par l'astronome anglais Bradloy (1727). Imaginons que, pour déterminer la direction d'une étoile S, on Ta vise à travers un tube percé de deux trous O et A ; faisons coïncider OA avec la direction exacte OS de l'astre ; par suite du mouvement de translation de la terre, qui s eflFectue avec une vitesse v, l'orifico O vient en O' pendant le temps que la lumière qui vient de l'astre, avec une vitesse v, met à parcourir la longueur AO. Donc, pour que l'étoile soit visible, il aurait fallu placer un trou voisin de l'œil en O'', à une dis tance de O égale à 00', qui, toujours en vertu du mouvement de la terre, se trouvera précisément en O quand y parviendra la lumière entrée par A. L'étoile apparaît ainsi dans la direction fictive visée C'A, qui fait avec la direction réelle OA l'angle a dit angle d aberration. Les longueurs OA et 00' sont proportionnelles aux vitesses V

et V ; si 5 est l'angle de OA avec 00', on a trôs sensiblement a = — sin 5. En particulier, pour une étoile au pôle

de l'écliptique, 5 = — et

formule montrant l'imporcar la vitesse de la terre v

tance de la connaissance do ( étant connue, on en déduit celle de la lumière V, ou inversement. — Le maximum de l'angle d'aberration des étoiles est 20"25.

— Math. Aberration de courbure. Angle caractéristique de la courbure formé par la normale en un point d'une courbe avec la droite issue de ce point et partageant en deux parties égales une corde parallèle à la tangente et inflniment voisine. Il Axe d'aberration, Droite dont l'angle avec la normale constitue l'aberration de courbure, il Centre d'abet^ation, Centre de la conique ayant un contact du quatrième ordre avec la courbe au pomt considéré; il est situé sur l'axe d'aberration.

Dans un cercle, la normale et l'axe d'aberration sont confondus, et l'aberration de courbure est nulle. Dans le cas d'une conique, l'axe d'aberration en un point n'est autre chose que le diamètre passant en ce point, et l'aberration do courbure son inclinaison sur la normale.

Carnot s'est servi de l'aberration de courbure conjointement avec le rayon de courbure pour écrire l'équation/" (a, p)=0 d'une courbure plane, indépendamment de tout système de coordonnées arbitraires. Ce système de coordonnées absolues est curieux, mais fort incommode dans la pratique.

— Phys. Ce nom exprime d'une façon générale lo fait que les systèmes optiques ne donnent pas des images parfaitement nettes ni semblables aux objets ; suivant la cause à laquelle est dû ce défaut, on envisage Vaberî-ation de sphéricité, Vaben'ation chromatique ou de réfrangibilité, l'astigmatisme, l'aberration de courbure du champ, l'abej'ration de l'épaisseur ou distorsion.

— Abei^ation de sphéricité. Elle consiste en ce que les rayons parallèles, ou issus d'un môme point lumineux, no vont pas tous converger exactement au même point après — :- rencontré un miroir ou une lentille à surfaces sphé-

riques. Prenons par exemph sur la face plane de laauelle tombe parallèlement à l'axe principal un faisceau de

lentille plan-c

rayons parallèles. Soit F le foyer de la lentille, c'est-à-dire le point où, dans une première approximation, sont censés converger tous les rayonsréfractés. Enréalité.iln'y aq^ue les rayons très voisins de l'axe qui convergent en ce point; les rayons marginaux, c'est-à-dire de l'extrême bord, convergent sur l'axe en un point /"plus rapproché de la lentille et rencontrent le plan focal en des points A' et D'. Tous les rayons intermédiaires convergent sur l'axe entre F et/; ils rencontrent le plan focal entre A' et D'. La distance ¥f est l'aberration longitudinale de sphéricité ; FA' ou FD' est l'aberration latérale de sphéricité.

Cet écart des rayons centraux et marginaux donne du trouble dans la formation de l'image au foyer de la lentille ; il importe de l'éviter autant que possible. Pour cela, il faut n'utiliser qu'une petite portion de la surface sphérique en interposant un diaphragme, ou bien opérer une correction. La correction s'obtient en combinant deux ou plusieurs lentilles. Toutefois, une correction absolue n'est pas possible, ou du moins on n'v est pas encore parvenu.

— Aberration chromatiaue. Elle n'intéresse que les systèmes dioptriques (lentilles), où les images se forment par réfraction dans divers milieux réfringents. La distance focale étant fonction de l'indice de réfraction, et les diverses lumières simples qui composent la lumière blanche ayant chacune

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culier, on cou- / \^^^~^\~~~--..^ £

çoit que, si un faisceau parallèle de lumière blanche tombe sur une lentille 6', les rayons violets concourent en i', les rayons rouges en un point diff'érent r. Sur un écran placé en u se peindra une tache bordée de rouge à l'extérieur, en r une tache bordée do violet ; les faisceaux rouges et violets se coupent suivant un cercle dit cercle d'aberration chromatique. Cette aberration chromatique, qui fait que les images des objets ont leurs bords irisés, se corrige par l'association de lentilles faites avec des substances d'indices difl"éronts. V. achromatismk.

L'aberration d'astigmatisme, de courbure du champ et de distorsion sera traitée à ces mots.

ABERRER (lat. aberrare, même sons) v. n. Etre loin de la vérité, se tromper : Vous abkrrez complètement.

Aberstchan, ville d'Angleterre (pays de Galles), comté de Monmouth. sur la riv. g. d'un sous-affl. du Severn; 15.300 hab. Riches mines de fer et do houille.

AbERT (Jean-Joseph), compositeur allemand, né en 1832 à Kochwitz (Boliême). Il a composé des symphonies, dos ouvertures, des quatuors, des lieder, et a fait représenter à Stuttgard son premier opéra, Anne de Landskron (1859). Puis il donnait successivement les opéras : le Roi Enzio, Colombus, poème symphonique qui rendit son nom populaire par toute l'Allemagne ; Astorga, Ekkehard,

AberTILLERV, ville d'Angleterre, comté de Monmouth, sur un sous-affluent du Severn, l'Afon-Llwydd ; 9.100 hab. Usines sidérurgiques.

AberTINELLI (Mariotto), peintre de l'école florentine.

mort vers l'an 15I2. Formé par les leçons de Cosimo Roselli, dans l'atelier duquel il se lia étroitement av.-c Fra Bartolommeo, il se pénétra du style de son ami ;iu point que les ouvrages de l'un sont quelquefois attribuis à l'autre. Mariotto forma à son tour quelques bons élèves, parmi lesquels on peut citer Innocenzio d'Imola, Giuliano Bugiardini et Visino.

Aber-VRAGH, petit fleuve côtier de France (Finistère), se transformant en estuaire à 12 kilom. de la Manche, dans laquelle il se jette en aval du fort Cezun. Son petit port. VAber-Vrach, est essentiellement un p^ri de refuge (136 hab.).

AberySTWITH, ville et port commerçant d'An^'lnterre (pays de Galles), dans le comté de Cardigan, sur la côte occifl. de la baie de ce nom, à l'embouchure de lu Rheidol et près de- l'Ystwith; 6.700 hab. Siège d'une université. Bains de mer très fréquentés; port de cabota^'^c Exportation de plomb argentifère.

ABÉ50DÉ n. m. Nom vulgaire qui sert, en Orient, à d.'signer les grains du nigella saliva (Linné), de la faniillo dos renonculacées. Elles sont, parait-il, apéritives, digcstives, stimulantes et emménagogues.

ABÊTIR (rad. bête) v. a. Fam. Rendre bête, stupidr . La paresse d'esprit abêtit l'homme.

" Neutral. Devenir stupide : Le paresseux abêtit /""s les jours.

S'abêtir, v. pr. Devenir stupide : L'homme s'abêtit dtnis l'ivrognerie.

— Stn. Abêtir, rabêtir. Un maître abêtit l'enfant .pu lui est confié, quand il laisse ses facultés se dévelop]"r sans direction. Il le rabétit ai, toutes les fois que laraisni, de l'enfant fait quelque progrès, il en comprime, il m interrompt l'exercice naturel.

ABÊTISSANT, ANTE adj. Propre à abêtir; qui p.ui

rendre stupide : Bien n'est plus abêtissant que l'ivrogncn, .

ABÊTISSEMENT n. m. Action d'abêtir, et résultai do cette action : /.'abêtissement de beaucoup d'enfants <■:.( dû aux mauvais traitements.

ABÉVACUATION [si — lat. abevacuatio, même sens) n I , Evacuation partielle, incomplète, il Evacuation d'une mutièrc qui passe d'un organe dans un autre.

AbeiZAN ou mieux Ibtsan, fut juge en Israël peniJant sept ans, antérieurement à Samuel.

Abgar, nom commun à plusieurs rois d'Edesse .n Mésopotamie. Le plus connu vivait au temps de J.-c. Il aurait prié le Sauveur de le guérir do la lèpre. Jé^ns lui aurait envoyé une réponse accompagnée do son [Mirtrait, et le disciple Thaddée serait allé, après l'Ascensh^u. baptiser Abgar. Ces faits sont généralement considrr-'^ comme apocryphes. La controverse a été renouvelée p.ir la découverte d'un ouvrage syriaque dont l'auteur, !.:i bouna, rapporte la correspondance de Jésus et d'Abgar .t raconte l'histoire de la conversion des Edessiens par l'aj'ntre Addée ou Thaddée. La plupart des critiques voirnt dans cet écrit un apocryphe rédigé au iV ou au v* su cle; d'autres le font remonter au i*"" siècle, mais en y rrconnaissant des interpolations postérieures.

— BiBLiOGR. : Lipsius, la Légende d'Abgar d'Ed-^ r (Brunswick, 1880); lnlatthes, Bechei^ches sur ta légende d'A'>gar d'Edesse et sur ses transformations (Leipzig, 1882).

Ascarides, famille ou dynastie des Abgars.

ABHASVARAS [rass— mot sanscrit, les resplendis^n}' n. m. pi. Nom donné par les bouddhistes aux dé vas (diqui occupent le douzième étage du ciel.

ABHICHÉKA n. m. Cérémonie religieuse des Ar; i célébrée originairement en action de grâces par ni héros victorieux, et qui consistait en une aspersion d'<:nj de la Gangâ (le Gange) et en ofi'randes. Plus tard, ce iimim fut étendu à toutes les ofi'randes qui devaient être accuni pagnées d'eau ou d'un autre liquide.

ABHIDGIT n. m. Sacrifice expiatoire chez les Arya^. On attribue son institution à l'obligation que s'imposai'iM les fidèles d'expier le larcin sacrilège du feu, opéré | le Pramâthyus védique (le Prométhée grec).

ABHIDHARMA n. m. Chez les bouddhistes du sud, i; sième partie du canon des écritures {tripitaka, la tn, corbeille), dans laquelle se rangent les ouvrages traitai i de la philosophie dogmatique ou de la métaphysiqu<-.

AbhidjAS. Mythol. ind. V. Açvins.

Abhimanyou, fils du Pândava Ardjouna, héros H grande épopée sanscrite la Mahâbhârata et de Soubhà sœur de Krishna.

AB HOC ET AB HAC (du lat. ab hoc, do celui-ci, ei hac, do celle-là). Loc. fam. Expression latine qui siun Confusément, sans ordre, sans raison, au hasard, à toi à travers : Les gens de justice prennent ab uoc et âb u (H. Estienne.)

— Parler ab hoc et ab hac, Parler sans ordre, sans r son, avoir une conversation décousue, incohérente.

ABHORRABLE adj. Qui mérite d'être abhorré,

ABHORRANTS n. m. pi. Nom donné en Angleterre auv royalistes, sous Charles II.

ABHORRENT, ENTE adj. Qui fait horreur, qu'on 'lit abhorrer (vieux) : Chose griève, aboorrente et déini'nrée, est péiir en mer. (Rabelais.)

ABHORRER (lat. abboj^'ere, se hérisser) v. a. Avoir • i, horreur, exécrer, détester : Les honnêtes gens abhokki ^ i les fripons.

— Est quelquefois suivi d'un infinitif régi par la pr-'p. de: Tout homme abhorre t>' être pris pour dupe. {Ba.yle.)

S'Rbhorrer, v. pr. Avoir horreur de soi-même : Je m'abhokke ef ne puis me supporter. (Fén.) il Se détester l'un l'autre : Les Arméniens et les Kurdes s'abhorrent.

— Syn. Abhorrer, détester, exécrer, haïr, ifaîr ne-fait supposer aucun motif particulier. Détester marque une répulsion raisonnée. AMorrer exprime une antipathie instinctive, un sentiment de dégoût et de répugnance. Exécrer se dit de quelqu'un qui met le comble à nos maux par ses injustices et sa dureté.

ABIA ou ABIE (du gr. abios, doux, frêle) n. f. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des tenthrédinides,

caractérisé par dos antonnos à quatre articles. L'ospèco principale est Vabia nitcna.

AbiA, nourrice d'IIyllos, (Ils d'Héraklès. Elle était honorée on Mcssénio, où elle donna son nom A la villo i'Abia, qu'on identilio avec l'Iré des poèmes homériques.

Abia o\i AbiAM, roi impie do Juda, (Ils ot successeur de Roboam (957-1155 av. J.-C.). Son règne fut rempli par des guerres contre Jéroboam, roi d'Israël.

AbiaTHAR. grand prêtre des Juifs, exilé par Salomon pour avoir favorisé, après la mort de David, les prétentions d'Adonias au trône.

ABIB n. m. Le premier mois de l'année sacrée, chez les IIi'Ijivux. (Ce mois, plus tard, s'appola Nissan.)

ABICH Ich') n. m. Petit mortier inventé par lo naturalisif Miicli, et (|ui sort on miiioralogie.

Abich i7;i/i/(«iin!(;-Hermann), géologue allemand, né à H. rliii .11 iKoc, mort à Vienne en 1880. Il lit une oxplora-

; sri,'ii(iii([m> dans rAnn(''iiio <'f, lo Caucase. Outre des

iiiriiii.irc... il ;i j.iil.lir lin jiiirl iiin'ii d'ouvragos, dont

Ir. ].rni'i]i;iii\ mmii "' ■ >''i(;iques sur le Vti-

MM, ,f /7V/PI (H'-rliii. 1 ' /' ' ■ I ^ nur ta paléontoloi/h' il, lu /(ii.ï.ïii: d'Asii: ,1- .S, , "■"< /" •■■Ifatare de Tandurek (/,!.. ^ If plateau arménien au suit-oucst du grand Araral jis;"), qui est le volcan Sunderlikdagh, trouvé plus tard [lai lAriglaisTaylor.

AbichiRAS (rhi) ou AbijIRAS, pnu])lado indienne do lAriuTiciun méridionale, vivant sur la rive dr. du Napo (Kiliiatcur). — Un Abichira ou Auuira.

ABICHITE fr/ii) n.m. Nom donné à un arséniato de cuivre hydrair (H rir.\.s'0") on l'honneur de Guillaume Abich.

Svn. do ATIIANÈSE, APHANÉSITE, CLINOCLASITK.

AbiCHT (Joan-IIenri), philosophe allemand, né en 17C2 à Vnlkstodt, mort a Vilna en 1804. Disciple do Kant et de Rciiiliold, il se sépara d'eux et les a combattus dans la plM|iart de ses écrits. Nous citerons do lui : Philosophie ,lr hi r<innaissa7ice (1791): Lettres critiques sur la possibilité tl'iiw ri'ritable science de la murale, de la tliéologie, du droit nn''n;-l (1793); ÈncyclopMic de philosophie (1804).

Abida, nom du principal dieu des Kalmouks. C'est iui .|iii riLili» le sort des âmes après la mort.

ABIENNEUR n. m. Ane. dr. En Bretagne, on appelait aillai li> .;niniuissaire, dépositaire ou séquestre d'un immciittlo saisi sur lequel des fruits étaient a recueillir.

AbienS (lat. Abii), peuple scvthe qui envoya des ambassadeurs à Alexandre sur les bords do l'Ia-xarto.

ABIÈS(lat. abies, sapin) n.m. Nom scientifique du sapin. T\ |i'! de la tribu des abiétinéos, c'est un arbre résineux à fJuilla^'o persistant, à purt pyramidal ; souvent confondu aMt- l'épicéa, il s'en distingue facilement par ses cônes .drivssi's dont les écailles se détachent une à une, tandis ijiii' l'épicéa possède un cône pendant qui se détache on ltl>M , La feuille du sapin est plate; celle de l'épicéa possc'li- uiio section losangique.

ABIÉTATE (du lat. abies, abietis, sapin) n. m. Nom géiurh[ue des sols formés par l'acide abiétique.

abiÉTÈNE (du lat. abies, abietis, sapin) n. m. Hydrocai-liiM'o étudié par Wenzel. Il s'obtient par la distillation de l'essence brute du pinus sabiniana. C'est un liquide qui liout vers lOl" ayant une odeur qui rappelle celle de V„f;nii/e, de densité 0«,694 à 16»,5. Il est soluble dans l'alooiil .nncentré : une partie d'abiétène pour cinq parties ni. Pour d'autres chimistes, ce corps ne serait que

AIJIA

A lU uni TA NT

ABIÉTIN, INE (du I.al. abies, abietis, sapin) adj. Qui se rapiioi-to :

A, cône de Hfur mâle; fl, fleur mâle — B, cône lie fleur femelle ; b, fleur femelle vue extérieurement ; b', fleur femelle vue itttérieurement. || Mélèze :

V, côDe de fleur mâle. — D, cône de fleur femelle-

s, à feaillos roriaros ot, stantos (exception : mésordinairemont moiiNiijues. Ils sont caractérisés (i;ir la taille de leurs cônes, ]i;ir la disposition des ovules l'f par le petit nombro des s;i. s poUlniquos de l'étamine.

îj s principaux genres sont :

r sapin, 1g pin, lo mélèze, le i In-, l'araucaria, le séquoia, {•■ 'iammara, le podocarpc.

ABIÉTIQUE adj. Se dit d'un acide qui se forme lorsiin'nii laisse digérer pendant quelque temps do la colophane avi'c de l'alcool à 70" ; on ajoute do l'eau, et l'acido abié- 11. pi.* cristallise. Il fond à 165», et a pour composition C"II 'O' ; l'anhydride do cet acide est la colophane.

ABIÉTITE (du lat. abies. abietis, sapin) n. f. Matière qui rosscmblo à la mannite. Elle a pour tormule C'H'O' ; elle s'extrait des aiguilles do V abies pectinata.

AbiÉZER, famille do la tribu juive do Manassé ; Gédéon 0!i taisait partie.

Abigail, femme du riche Nabal, qui épousa David

aprrs lu mort de son premier mari. — Sœur du roi David.

ABIGOTI, lEadj. Devenu bigot, rendu bigot. (Vieux.)

AbiLA, ancienne ville de Cœlè-Syrie, à 100 kilom.

'^- •h^ Damas, au pied de l'Anti-Liban. C'est aujourd'hui

le village de Souk-Wadi-Hasada. AbUa fut la capitale du

petit Ktat do L^sanias, VAbilènc dos Romains. — Une autre Abila (auj. Abil) a existé on Palestine.

ABlLDGAARD(Piorro-Christian], naturaliste danois, né à (Dp.-nliaj^iin tm 1740, mort on 1801. Il prit part à la fondaiHMi tio l'KiMile vétérinaire et de la .Société d'histoiro naturoilo do Copenhague. On lui doit plusieurs ouvrages sur la zoologie ot la minéralogie.

AbilDGAARD (Nicolas-Abraham), peintre danois, surnommé le RaphaSl du Nord, né ù Copenhague on 1741, mort on 1809. On a do lui un Philoctete blessé, Socrate, Jupiter pesant la destinée des hommes, etc., dont la couleur manque d'éclat. Son œuvre principale fut une suite do tableaux grandioses ot d'un brillant coloris consacrés à l'histoire de VEurope. Il fut directeur de l'Académie dos beaux-arts do Copenhague, ot publia en cotte qualité do nombreux écrits sur la théorie ou l'histoire do l'art.

AbilëNE, nom d'une tétrarchio do la Syrie ancienne, cap. Abila, k l'O. de Damas.

ABILLOT [bi-io) n. m. Bilche dont on se sort pour rassembler Jos coupons do bois dans la coupe dos arbres le long dos rivières, h'abillot forme une sorte de petit barrage flottant.

AbILLY, bourg de Franco (Indro-et-Loiro), cant. do La Ilayc-Descarlos, arrond. et à 37 kilom. de Loches, sur la ('luise ; 1.280 hab. Etablissements métallurgiques.

ABILO {h) n. m. Nom donné communément i un arbre dos iles Philippines du genre anacardium.

ABIMALIG n. m. Langue des anciens Berbères. Ce nom viendrait de l'autour do leur grammaire : Abimalic ou Abimelek (père du roi).

ABÎME (du bas lat. abyssimus, superl. de abyssus, venu du gr. abussos, sans fond) n. m. Gouffre excessivement profond : Les grands cataclysmes élèvent des montagnes et creusent des abîmes, il Le fond do la mer ; On cherche à explorer les abîmes de la mer. il Par ext. Masse d'une étendue immense, infinie : Nous vivoîis plongés dans des ABÎMES d'air, comme les poissons dans des Abîmes d'eau. il L'enfer, dans le langage religieux : Les anges rebelles ont été précipités dans Ï'abîmk. (Acad.) il Lo chaos primitif, la confusion qui précéda la création du monde : L'esprit de Dieu était porté sur I'abïme. il Les immenses profondeurs de la terre où, suivant la Bible, Dieu rassembla les eaux, le troisième jour de la création.

— Fig. Profondeur sans limites ; ce qui est porté à un degré extrême : La plus complète jouissance du fini laisse encore un infini dans /'abîme du désir. (Michelet.) il Ce qui est impénétrable à la raison : L'infini est Tabîme du raisonnement, (Girard.) ii Excès, dernier degré d'une chose malheureuse : A la fin du règne de Charles VJ, la France était plongée dans un abIme de misères, il Dangers, périls; ce qui peut entraîner notre ruine, notre perte : L'impiété se creuse elle-même un abîme sans fond. (Fén.) il Le temps, qui est comme un gouffre où tout s'enMoutit : Toutes les choses entrent continuellement dans l abîme du passé ! (O. Gréard.) ii Distance infinie, différence énorme entre deux choses : Le christianisme met un abîme entre l'âme et le corps, tm abîme entre l'homme et Dieu. (V. Hugo.)

— C'est un abîme de science, C'est un homme extrêmement instruit : Jules Scaliger était un ABIME d'érudition.

— Se dit aussi des affaires, des entreprises où l'on dépense beaucoup d'argent, où l'argent se perd comme dans un gouffre : Les procès sont des abîmes.

— Se prend quelquef. en bonne part pour exprimer l'immensité d'une perfection, d'un bonheur, etc. : L'âme va se perdre dans le vaste abîme de ses perfections. (Boss.)

— Etre sur le bord de l'abîme. Etre près de sa ruine, de sa perte, il Creuser un abîme sous les pas de quelqu'un, Travailler à le perdre, lui tendre despièges de toute sorte.

— Blas. C'est le point central de l'écu. La pièce qu'or met en abîme ne touche ni ne charge aucune autre pièce Toutes les pièces autour de la centrale étant considérées comme en relief, celle en abime est comme située au fond. Il En iconographie chrétienne, l'abîme est considéré comme le séjour des démons et représenté parfois par une grosse tête nue d'homme, hideuse, do mine féroce, sortant du sommet d'un cône figurant le monde ; ainsi s'explique la locution ; C'est la face de l'abîme. N,,,,^^ ^y^

— Techn. Auge ser\'aut à verser le suif ^'^v''''^^ dans les moules à chandelles. AL.iuie.

— Pbov. LiTT. L'abîme appelle réUaîme.

Expression figurée qui signifie qu'un malheur en appelle un autre, qu'une faute conduit â une autre. V. abyssus AIîYSSUM invocat.

— Allus, hïst. L'Abîme de Pascal. V. Pascal.

— Encycl. Géol. On donne le nom d'oôimes ou de qnuffres à des cavités naturelles généralement verticales, dont l'ouverture est à la surface du sol. Ces abîmes, en forme d'entonnoir, sont ordinairement creusés dans des plateaux calcaires; ce sont les creux ou emposieitx du Jura, les avens des Causses, les catavothres du Péloponèse, etc. Il s'agit ici de fissures du sol dont la capacité s'est développée progressivement par l'action érosive des eaux sauvages. Dans d'autres cas, comme dans les bétoires de Normandie et les entonnoirs du Karst, la cause première est certainement chimique.

— Géogr. On désigne sous ce nom, en France, non seulement des gouffres soi-disant insondables, mais des fontaines assez profondes, dont quelques-unes dégorgent de trros ruisseaux ou même de faibles rivières. Ex. : l'abîme du Loiret, une des deux sources de cotte rivière; — la fontaine de l'abîme, près de l'Isle, en aval do Périguoux (Dordogne); — le puits de l'abime de Vaucluse (Jura), etc.

— Syn. Abîme, gouHre, précipice. Lo précipice représente un lieu où l'on tombe de haut en bas.^ Logou^re est une ouverture qui absorbe ou engloutit. L'abîme n a pas de fond : on tombe dans \e précipice; on est englouti dans le gouffre ; on se perd dans Vabime.

Abîme (l"). par Maurice Kollinat ii8S6). Poésies d'une tristesse noire, dont la forme savante dissimule la monotonie. L'abîme que le poète a voulu sonder, c'est l'homme lui-même et^ ses principaux mobiles : VHijpo-

criêie, Vlntérât, VEgoUme, lo Soupçon, la Haine, VOrf^ueil, le Doute, etc. Lo poète étudie aussi lo facie» humain, où il cherche à trouver des indices do ce qu'est l'homme, do 803 habitudes, do ses vices et do «os grandours. Lo vers ost ferme, bien modelé ; mais l'expression est oxcessivo ot a une trop grande tendance à l'étrangoté voulue.

AbimÉLECH, roi philistin, enleva Sara, qu'il croyait sœur d'Abraham. Ayant reconnu son erreur, il la lui rendit avec do grands présents. — Son fils, nommé aussi Abimélecli, se trouva dans lo mémo cas, à l'égard de Rébecca, femme d'Isaac. — Un autre Adimélkcu, fils na^ turol do Gédéon, se rendit juge d'Israél par le mourlro do ses frères, et souleva les Sichémitcs par sa tyrannie. Il fut tué au siège do Thèbes en Palestmc, par une piorro que lui lança une femme (vers uoo av. J.-C.).

ABÎMER V. a. Jeter dans un abîme : Une »eeou4sc vio~ lente abî.ma l'île Julia, près la Sicile.

— Par ext. ot fam. Culbuter, renverser, mottro cd déroute : Condé abîma l'infanterie espagnole à Hocroi.

Il G&ter, salir, endommager: La poussière auIvik les boJi.

Il Anéantir, saccager, détruire, ruiner : Attila vint de bien loin pour abImeb tout, pour engloutir tout, n Maltraiter en paroles ou dans un écrit : Ahîmkr son adversaire.

— Fig. Plonger, enfoncer, absorber : Aa plupart des peuplades africaines restent abîmées dans le fétichisme.

S'Abîmer, v. pr. Tomber dans un abîme, s'engloutir, s'enfoncer : La ■ Méduse • s'abîma dans les flots.

— Tomber en ruine, so détériorer : Xc* monuments s'abîment avec le temps. La santé s'abîme par les excès.

— Fig. S'abandonner à uno chose, s'y livrer tout entier, s'y enfoncer, s'y plonger : S'abÎmkr dans ses pensées, dans l'étude, dans la douleur, dans les plaisirs.

— S'abîmer en Dieu, Perdre le sentiment do sa propre existence pour s'absorber dans la contemplation des perfections divines.

AB IMO PECTORE {Du fond du cœur). On emploie cetto locution latine pour exprimer un sentiment tiré du plus profond du c.viir, avec une entière franchise, uno parfaite sincérité, n On dit aussi imo pectore.

AbINGDON, ville d'Angleterre, au confl. de la Tamise et de rOck ; 7.000 hab. Marché considérable de grains. Une abbaye, dont des restes subsistent, y fut fondée au vir siècle. Près de là, se trouve le village de Sunningwett, où Roger Bacon fit ses observations astronomiques.

AB INTESTAT (du lat. ab, de la part de quelqu'un, et de intestat) loc. adv. Par suite de l'absence de testament : Héritier ab intestat. Succession ab intestat.

— Par ext. Se dit aussi de celui q^ui meurt sans avoir fait do testament. Autrefois, on privait de la séputture ceiuc qui étaient décédés ab intestat.

~ Encycl. A Rome, c'était un déshonneur de mourir ab intestat, et tout citoyen ayant droit de tester ne manquait pas d'instituer, par acte solennel , l'héritier qui devait après sa mort continuer sa personne.

Abintzy, peuplade tartare de la Russie d'Asie (gouvernement de Tomsk). Elle habitait autrefois sur les rives de la Tom, et est aujourd'hui établie dans l'Alataou. — Un Abintzy. Des Abintzy.

Koubba d'Abiodh-Sidi-Cii.

Abiodh-SIDI-CHEIKH, koubba d'Algérie, dép. d'Oran, à i33 kilom. S.-O. de Gêryville, sur le bord de l'Oued- Abiodli ou rOued-R'aris.' Autour de la koubba s'élèvent cinq ksour, avec environ 1.300 hab. Le tombeau de Sidi- Choïkb, qui vivait au xvii" siècle, a été détruit en 1881 par le colonel de Négrier, pendant l'insurrection du Sud- Ouest oranais; on l'a reconstruit depuis.

ABIOGÉNÉSE n. f. Théorie do la formation des êtres vivants au moyen des corps bruts. V. biogenèse.

ABIOTIQUE i^v. abiotikos) adj. Où Ion no peut vivre : Lf ballon 1g Zénuh s'élevadans les ;oHe« abioti^ges.

Abipon liât. Abipones), ancienne peuplade guerrière du Chaco (Paraguay), à l'O. du Parana, qui a disparu à l'état pur; il n'e.xiste plus que des métis d'Abipon et d'autres Indiens. — Un Abipon. Des Abïpon. Une .\biposne.

— Adjectiv, : Idiome abipon. Coutume abiponne.

AbiraS (Les), poste français do l'Afrique équatoriale, division du haut Oubangui, au confluent du Oucllé-Oubangui et du Mbomou.

AB IRATO (du lat. ab, de, et irato [sous-entendu Aomine], un homme irrité) loc. adv. Cette locution s'applique aux actes inspirés par la colère et la haine. Elle modifie généralement un verbe, un participe ou un adjectif: Une satire écrite au irato. Agir ab irato. i; S'empl. elliptiq. et se place après un nom: Testament ab ir\to. Discours abibato.

— Encycl. L'action ab irato, admise dans notre ancien droit, fut une extension de la plainte d'inofftciosité du droit romain qui permettait aux descendants et aux ascendants injustement exhérédés de demander lanullité du testament en alléguant que le testateur avait cédé à des sentiments de haine, de colère. Le code civil ne consacre pas d'une manière spéciale l'action ab irato, mais on petit, par application de l'article 901, provoquer l'annulation du testament, par le motif qu'il a été fait dans un moment où le testateur n'était pas sain d'esprit, si la haine ou la colère ont altéré d'une façon au moins passagère ses facultés intellectuelles.

AbiRON, lévite qui se révolta contre Moïse avec Corô et Dathan ; ils furent engloutis avec deux cent cinquante complices par la terre qui s'ou\-rit devant eux {Bible).

ABIRRITANT, ANTE adj. Qui est propre à diminuer l'irritation : Hemèdes ABtRBrtAKTs.

— n. m. : Abirritant mécanique. ABntEiTA^îT chimique.

ABIRRITATIF — ABLUTION

ABIRRITATir, IVE aJj. Qui a le caracicrc do l'alirritatiun.

ABIRRITATION (si) a. f. Ce mot, dans la doctrine physiologique de Broussais, désigne l'état opposé à l'irritation.

ABIRRITER (lat. abirritare, même sens) v. a. Diminuer la sensibilité, l'irritation, dans une partie du corps.

ABIS [biss) n. m. Prêtre tartare mahométan.

ABISA n. f. Nom donné par Gregorio (1844) à un genre de mollusques lamellibranches dénommé actuellement vusella (Lamarck, 1799), caractérisé par un manteau dont les bords sont garnis de tentacules, par l'absence de byssus et par un pied allongé, coudé, avec une fente abyssale profonde.

Abisag. jeune Sunamite, compagne de David dans sa vieillesse. C'est la jeune Sunamite de l'Ecriture.

AbiSAÏ, neveu de David et frère de Joab. Il s'illustra auprès de David par différents faits d'armes, et contribua au meurtre d'Abner.

AbisARÉS, prince hindou régnant au temps d'Alexandre ta Grand sur la partie méridionale du Kachmir, et réduit par lui à l'état de vassalité ; mart en 325 av. J.-C.

ABISGA n. m. Nom vulgaire, dans l'Afrique centrale, du capparis sodada (Robert Brown), sodada decidua (Forskal), arbuste do la famille des capparidacées. Ses feuilles fraîches sont données aux chameaux et ses baies, desséchées, sont consommées par l'homme.

ABISSIQUE. Géol. "V. ABYSSIQUE.

ABIT {fji) n. m. Le carbonate de plomb.

AbitigaS, tribu sauvage et pillarde qui habite les montagnes du Pérou. L'ancienne langue des Incas s'est, dit-onT conservée chez elle. — Un Abitiga.

Abiu ou Abiou, fils d'Aaron. Il fut dévoré par les flammes, avec son frère Nadab, pour avoir mis du feu profane dans son encensoir {Bible).

Abjat-DE-NONTRON, comm. de laDordogne, arr. et à 11 kilom. de Nontron, sur un affl. du Bandiat; 1.700 hab. {Abjntois.)

ABJECT, ECTE (lat. abjectus, jeté hors — prononcez jekt') adj. Qui est rejeté et digne de l'être, et, par conséquent, qui est bas, vil, méprisable : L'esclavage esl abject. La calmnnie est abjecte.

— Syn. Abject, bas, vil. Ce qui est 6ns manque d'élévation ou de noblesse. Ce qui est abject ravale l'homme au-dessous de lui-même. Ce qui est vil est méprisé.

ABJECTEMENT adv. D'une manière abjecte.

ABJECTION (si) n. f. Etat abject, avilissant, dernier degré d'abaissement ; Viv^'e dans /"abjection, il Bassesse, on parlant du caractère, des sentiments : /.'abjection des traîtres fait horreur à tous les honnêtes gens.

— En style relig. Rebut : Jésus fut l'opprobre des hommes et ('abjection du peuple. (Le Maistre de Sacy.)

— Syn. Abaissement, bassesse. "V. abaissement.

AB JOVE PRINCIPIUM (du lat. ab, de; Jove, Jupiter, et principium. commenceuiont) loc. adv. Commençons par Jupiter, c'est-à-dire Commençons par le personnage principal, ou, par extension. Par la chose principale. Ce proverbe latin, très usité dans notre langue, correspond à notre : A tout seigneur, tout honneur.

ABJURABIiE adj. Qu'on peut, qu'on doit abjurer : Iféré-

Sie ABJURABLE.

ABJURATION {si) n. f. Acte public et solennel par lequel on renonce à une religion. Se dit surtout .quand il s agit d'une conversion au catholicisme, /.'abjuration de Henri IV mit fin à la Ligue, il S'empl. avec un complément indiquant la chose que 1 on abjure : Abjuration d'un culte.

— Par ext. Action de renoncer à une opinion quelconque : Faire abjuration de ses erreurs.

— Serment par lequel un criminel anglais, réfugié dans un asile, s'engageait à sortir du royaume pour toujours.

Il Serment par lequel on jurait, en Angleterre, de ne reconnaître aucune autorité royale au Prétendant.

— Abjuration de parenté, Procédure solennelle dont la loi saiique trace les règles et qui permettait à un Franc de rompre tout lien juridique de parenté avec sa famille. L'homme qui se retirait de la parenté renonçait à la composition, à l'hérédité.

— Encycl. Hist. L'histoire offre de nombreux exemples d'abjurations. Citons celles de Henri IV à Saint-Denis (1593) ; Cbristine, reine de Suède, à Inspruck (1655) ; Turenne (1688); Auguste II, électeur de Saxe, puis roi de Pologne (1706) ; Beruadotte, devenu prince royal de Suède (1810): Boris, prince héritier de Bulgarie (1896).

— Théol. Dans l'Eglise romaine, la cérémonie de l'abjuration est do rigueur pour être absous de l'excommunication et être réconcilié avec l'Eglise. Les canonistes distinguent quatre sortes d'abjurations: l^de formali, lorsque celui qui la prononce est notoirement reconnu comme hérétique ; 2* de vchementi, lorsqu'il y a forte présomption d'hérésie, comme par l'affirmation explicite de deux témoins ; 3° de violenta suspicione, lorsque l'accusation repose sur des paroles ou dos actes qui paraissent aux juges entachés d'hérésie ; 4» de Icvi, quand le soupçon est léger. L'abjuration doit être reçue par l'évêquo ou son délégué. Un mineur ne peut abjurer sans le consentement de ses

parents ou de son tuteur.

ABJURATOIRE adj. Qu

ulc aujuratoire.

concerne l'abjuration ; Acte,

ABJURER (lat. abjurare, mémo sens) v. a. Renoncer publiquement à une croyance, à une religion, à une opinion, à un engagement, ù une doctrine, etc. : Henri /FABJtmA le calvinisme. Il Renoncer à une conduite antérieure, à certaines pensées, à certains sentiments : Don Juan abjdtie tous les devoirs gui le lient au reste des hommes. (Bcyle.)

— ÊUiptiq., Cesser do suivre, do respecter une doctrine, un système : Abjurer Aristote, Descartes, etc.

— Abjurer le royaume. C'était autrefois, en Angleterre,

S rendre l'obligation de quitter le royaume par un port éterminé, après s'être réfugié dans une église et avoir avoué le crime dont on s'était rendu coupable.

S'Abjurer, v. pr. Etre abjuré : Les eiveurs qui portent profit ne s'abivrekt jamais. (Laveaux.)

— Syn. Abjurer, renier. Abjurer veut dire renoncer

publiquement, solennellement à une croyance, à des maximes dont ou faisait profession, et qu'à tort ou à raison on a reconnues fausses. Renier se prend toujours en mauvaise part; c'est abandonner par faiblesse, par lâcheté ou par intérêt, ce qu'on respecte au fond de sa conscience. On abjure l'erreur, on renie son passé.

AbkaSES ou AbkhASES, ancien peuple du Caucase occidental, qu'il faut identifier sans doute avec les .^bas- (jes des Romains et les Abazes d'aujourd'hui. — Un Abkase ou Abkhase.

— Adjectiv. : Mœurs abkases ou abkhases.

ABLABÈRE (dugr. ablabès, non nuisible) n. m. Genre d'insectes coléoptères pentamères, famille des lamellicornes, ne renfermant que des espèces du cap de Bonne-Espérance ; une seule, Vablabera myrmidon, habite le Sénégal.

ABLABES (Ws) n. m. Genre de reptiles ophidiens non venimeux, de la famille des colubridse, caractérisé par une tête géné-

AbLibes.

idrilineatus, qui a près d'un mètre de long, habite le sud' de l'Europe.

Ablabios ou AblabiuS, poète grec, auteur d'épigrammes conservées dans V.inlhologie. — Nom d'un historien des Goths, cité par Jornandcs.

ABLACOMYA n. C. Genre de mollusques lamellibranches fossiles. .Syn. de posydonomie.

ABIiACTATION {si — lat. ablactatio, même sens) n. f. Cessation de l'allaitement. Il Ce mot s'applique à la mère, et celui de sevrage à l'enfant.

ABLAIS {blé) n. m. pi. Ane. dr. Se disait, surtout en Picardie, des Ijlés coupés dans les champs et non rentrés.

AblanCOURT (Nicolas Perrot d'), traducteur, né à Châlons-sur-Marne en 1606, mort en 1664. Il entra à l'Académie française en 1637. Ses traductions des classiques grecs et latins, oubliées aujourd'hui, eurent (celle de Lucien surtout), une vogue brillante, mais leur inexactitude les avait déjà fait nommer par les contemporains les . belles infidèles ».

ABLANIE n. m. Genre de plantes, de la famille destiliacées, ne comptant qu'une seule espèce, indigène de la Guyane ; Î'ablanie est un arbre atteignant environ 50 pieds de hauteur. (D'Orbigny.)

ABLAQUE n. m. Nom vulgaire d'une soie ou byssus que possèdent certains mollusques bivalves et qui leur sert a se fixer aux rochers. {ISablaque est employé aux usages de la soie ordinaire.) Il Soie de Perse, de très belle qualité.

ABLAQUÉATION {ku-é-a-si — lat. ablaqueatio, même sens, qui se rattache à lacus, lac) n. f. Action de creuser autour du pied d'un arbre, pour retenir l'eau d'arrosage.

ABLATEUR n. m. Instrument servant à opérer l'ablation de la queue des brebis, n Ablateur vulcanique. Fer rouge dont on se sert pour la castration.

ABLATIF (du lat. ablatus, part. pass. de auferre, enlever) n. m. Un des six cas de la déclinaison latine, particulier à cette langue. Il exprime le départ, la séparation, l'ori- •rine ou la matière dont une chose est faite. Vablatif sert encore à caractériser le lieu par oil l'on passe, la partie de l'homme ou de l'animal à laquelle se rapporte une action ou un état, la distance, l'étendue, etc.

— Nos anciens grammairiens appelaient ablatif absolu un complément circonstanciel, formé ordinairement de propositions au participe. Ces locutions absolues sont elliptiques, et ne se rattachent au reste de la phrase par aucune règle de syntaxe : Louis XI régnant, les grands tremblèrent.

Eux venus, le lion sur ses ongles compta.

Li Fontaine.

— Adjectiv. Qui appartient à l'ablatif; qui en a le caractère, la valeur; qui marque, qui régit l'ablatif : Cas ablatif. Préposition ablative.

ABLATION (st — lat. ablatio, mlimc sens) n. f. Chir. Retranchement d'une partie malade, d'un membre, d'une tumeur, etc. : /.'ablation des paupières entraine l'insomnie,

— Géol. Ablation de terre ferme. Erosion produite par les mers, n Ablation glaciaire. Fusion de la base des glaciers.

— Gramm. Ablation se prend parfois comme synonyme à'aphérése, pour marquer un retranchement de lettres au commencement des mots : Las ! pour hélas I

ABLATIVO adv. lat. Avec confusion et désordre : Il a mis cela ablativo tout en un tas. (Pop.)

ABLE, suffixe français. Il est pa,ssif, quand il indique ce qui est propre à recevoir l'action exprimée par le radical ; c'est ainsi que d'aimer on a fait aimable, pour dire Qui peut, qui doit être aimé. Il est actif, quand, au contraire, il peut produire l'action exprimée par le radical : de faveur, secours, on a fait favorable, secourable. pour dire Qui donne, qui procure faveur, secours.

ABLE (du lat. al- ^jg bus, blanc) n. ni. *^**"^ Genre de poissons dits poissons blancs, de la famille des cyprinidés. Les es-

Fèces d'ables les plus communes dans nos rivières sont : ablette, le meunier, le gardon, la vandoise, le véron, le chevesne, le rotengle. Il Espèce de saumon {sabno albulus), qui vit dans les lacs de la Suède et en Allemagne.

ABLÉGAT (ga — du lat. ab, hors de, et legatus, envo\ i>) n. m. Commissaire spécial chargé par la cour de Romo d'une mission gracieuse, notamment de porter la barrette et le petit bonnet carré à un nouveau cardinal. V. légat.

ABLÉGATION (si) D- f- Dignité, fonction de rablé^rat,

AbLEIGES, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 13kil Pontoise. sur la Viosne, affl. de l'Oise; 336 hab. t vraisemblablement de ce village que lire son nom 1. risconsulte et magistrat français du xiv« siècle Jac<^ , d'Ableiges, qui a^rédigé, entre 1385 et 1389, le traite ait le Grand Coulumicr de France.

ABLENNEn. m. Un des synonymes de orphie.V. ce mut.

ABLÉPHARE {du gr. ablépharos , dépourvu de paupières) n. m.

Genre do reptiles sauriens, famille des scincoïdiens, habitant les régions chaudes do l'ancien monde.

Il attoi

12 centimètres de long; il se nourrit de vers

t d'insectes. Abléphare.

ABLÉPHARON (du gr. a priv., et èlépharon, paupi

Able {Salmo).

uccde paupières.

ABLEPSIE (du gr. a priv., et bh^psis, vue) n. f. Cécité.

ABLERET {rè) OU ABLIER n. m. Filet carré, suspcinhi au bout d'une perche, avec lequel on pêche le menu puisson, surtout les ablettes. V. careelet.

ABLERETTE n. f. Petite senne aux mailles serrées, qui sert à la pèche des ables.

ABLET {blè) n. m. Petit able.

ABLETTE n. f. Petit poisson d'eau douce, remarquable par la couleur argentée de ses écailles.

— Ablette de mer. Nom vulgaire donné dans queliu.s localités à une espèce de perche {perça alburnus de Lirui'' '.

" Encycl. Vablette tire son nom de la roi: argentée de ses écailles due à une matière nacrée qui se rencontre jusque dans l'intérieur de la poitrine et du \ entre. L'ablette , qui depasse rarement 0*",15, Ablette, est commune dans presque tous les cours d'eau d'Europe. On la pêche toute 1 année, soit à l'hameçon, soit avec des filets. La chair i st molle et peu estimée. La matière argentée qui recou\ re ses écailles est employée pour la fabrication des perles fausses. On donne à cetto matière le nom à'essrnce d'Orient.

Ablis, comm. de France (Seine-et-Oise), canton de Dourdan, arrond. et à 14 kilom. de Rambouillet; 970 liali. Ce village fut brûlé par les Prussiens le 9 oct. 1870, ;i la suite del'anéantissement de troupes allemandes (leTor (. .

ABLOC {lok) n. m. Bloc do béton ou pilier sur le-jucl on dresse un édifice ou les culées d'un pont.

AbLON, nom de plusieurs petites communes de Franco, dont une en Seine-et-Oise, arr. et à 16 kilom. de CoHm'iI, sur la Seine (680 hab.), fut désignée, en 1599, par appli> a tion de i'édit de Nantes, comme lieu d'exercice du iiiiie réformé pour les habitants de la n ville, prévoté et vicomte de Paris ». Agnès Sorel y eut un château, et Sully une maison.

ABLOTI, lE adj. Mis en bloc : Dépenses abloties.

ABLUANT, ANTE adj. Se dit des médicaments pro]nes à enlever les matières visqueuses et putrides des ul eres, etc. : Lotions abluantes.^

— Substantiv. au masc. : Un abluant.

ABLUER (lat. abluere, même sens) v. a. Enlever les taches, les souillures. Faire revivre, au moyen d'un aeeiit chimique, les écritures effacées par le temps ou les faussaires : Ablueb un livre, un manuscrit.

S'abluer, v. pr. Etre ablué.

ABLUTION {si) n. f. Liturg. Pratique religieuse qui consiste à se laver diverses parties du corps.

— Alchim. Purification de la matière par un feu continu.

— S'emploie fam.

pour exprimer l'action de se laver : Les ABLUTIONS à l'eau froide sont hygiéniques.

— Les ablutions.

Dans la religion catholique, La partie de la messe où se fait la cérémonie de l'ablution : Arriver avantf après le.t ABLUTIONS. Il Le vin et l'eau qui servent à cette cérémonie :

Autrefois, les ablutions se jetaient dans la piscine, il Le vin et 1 eau que le prêtre donnait autrefois aux fidèles après leur communion.

— Encycl. Uablution est en usage dans tous les cultes orientaux. La loi de Moïso la prescrivait aux Hébreux, surtout lorsqu'ils avaient touché ou mangé quelque animal impur, ou bien communiqué avec des lépreux. Les ablutions étaient également près- i crites chez les Grecs et chez les Romains. Une aspersion d'eau lustrale se faisait dans les temples. Dans l'islamisme, i on distingue : la grande ablution ou ghousl^ qui est le bain l

I tiimior.sion du corps ; \iipctilc ablution ou abdcst, dans

|iM'Ilo on so lavo soulomont los mains, los piods ot lo

l'.'O. Faute d'oau, on simule l'oïK'-nuiuii avec do la lorro

lu sablo ; c'est l'ablution diin .■.<>/, l,>n>nn,se ou terreuse.

ABLUTIONNER

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