‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 29 sur 828 · ABONDANCE · texte numérisé non relu

ABONDANCE

l»;iiis la liturpio cathol., ablution a l" un sons gônôral m iMifedobo baplônio, lavomont dos pirds lo joudi saint, iVAizo dos mains du prôtre disant la messo après Voffçr- ■ n-r, etc.; 2" Un scns étroit. Ablution, dans codornier ins. désigne uniquement la cérémonie suivante : Après I rommunion. lo pr/^tre fait verser dans !o caiico du vin '11- (|n'il lioil (nhhitio» do la coupe), puis, sur lo pouco et iikI.'X di' cli.Kinn main, loujours au-dessus du calice, du Ml -1, do IVaii, <|n'il Imit aussi {a/;iK((on des doigts). L'ablu- I .M a pour hui i{y- dciachor du calice ot dos doifrts de ndiriaiii tiiuto parcelle eucharistiquo, li(iuido ou solide.

ABLUTIONNER [si) V. a. Laver, faire une ablution.

S'ablutionner, v. pr. So faire une ablution.

ABNÉGANTISME n. m. Esprit d'abnégation -.Les morar^trs iirrrhnif /a iiNKGANTiSME, 7Hai5 ne le pratiquent (juère.

ABNÉGATION (/-- lat. nbneqatio, action do refuser)

I I !;■ :i iii il II rifl-O : /''flire ABNÉGATION rfc 50Î.

r i I j . . iiil'Ii ou sacrifice de soi-mômo) est

I ,■, -1. . ' iito forme supérieure du désin-

nr^riiHiii .1 II. iiplr [)ar Ics posïtivistcs tt/(ru!«me.

ABNELECTEN {bnc-lc-lctèn') n. m. Nom donne à l'alun ■ai- 1rs alrliimistes.

Abner, général de Saiil dont il était cousin, puis d'IsiMsrili, iju"iT opposa à David, enfin de David. Il fut assasiiic par joab. il ConfidontdeJoad,dansi'AMa/iedeKacine.

Abc, ville de Russie, chcf-liou de la province d'Aôo-

/.>,/;c6or(7, à460kiloni. .1.' iiii-ivo sur la Balti<|iic, a I Ji- Kinlande; 31.30i) liai..

I ;éi- les Suédois, fut, Unliiilandc. Elle :

rsbourg, port de com-

l'-s golfes do Botbnie et

ill(\ fondéo au xii" siècle

la jilus importanlo de la

orsité do 1640 à 1827 et

depuis le xiv'^ siècle, lo chef-lieu d'un archevêché. 1 11 traité de paix y fat conclu en 1743 entre la Russie et la Suède ; en 1812, Alexandre I" et Bernadette y ratifièrent le traité du 23 mars de la m6me année. — Abo, ville de Guinée, protectorat anglais du Niger, sur le bras du Niger appelé bras d'Abo; 10.000 hab. Ane. cap. des Ibos. ABOBRA n. f. Plante grimpante, do la famille des cucurlire des rég' "idiflorey

bilacoes, origin Sml. h'abobra que l'on cultive en Europe, est une plante d'ornement qui atteint jusqu'à 5 mètres de hauteur.

ABOIii.ni.rn'liirliiciiil..^

ir'v" ' ' . ■ ,.7,<'M.r

SoW-'-/^' /'.-.;•' ' ■'.-lins.

— n. m. pi. riiass. Extrémité oii se trouve réduite uno bête sauvage poursuivie : Cerf aux abois. Il Le cerf tient les abois, lorsque, fatigué, il fait face aux chiens ; il tient les derniers abois quand il toml)e.

— Fig. S'est dit pour exprimer les exigences d'un hosoin : Les aoois dr Vr-Jninac. (Rabelais.) il A ' abois des créanoii;i sospcrée : Calais.

— Syn. Aboi, .il ' partiruliiT <■ riquc -[.• I . ^

chaudes de l'Amérique du

ABOÎMENT I

.MU lit \hoi est lo cri iihiiicinrut, le cri génét est le cri du petit cliien.

ABOIEMENT mu ABOÎMENT a. m. Faculté, action d'aboyer ; aboi, en du oiucn : Le chic» donne l'alarme par des ABOIEMENTS riHférés. (Burt'.) Il Se dit aussi, en terme do chasse, du cri de quelques autres animaux : Z,'aboii;ment d'un élan, d'une antilope, il Se dit quelquefois de certains sons que fait entendre l'homme par suite do maladie : Les aboiements du ventre.

— Par ext. Grand bruit.produit par une force de la nature, etc. i Les ABOIEMENTS du vent, des flots, de la tempête.

— Fig. Cris importuns, poursuites réitérées et fatigantes :

Les ABOIEMENTS pcrpétiids de la critique assour'disseîit l'inspirathn.rrh. Gaut.) V. aboi.

— Èncvcl. Vaboiement n'existe pas chez les chiens sauvages, et ce fait a servi de caractère distinctif. D'ailleurs, certains chiens sauvages apprennent assez facilemont à aboyer dans la société des chiens domestiques; inversement, des chiens domestiques, abandonnés en terre désorte, paraissent avoir perdu cette habitude au bout de quelques générations. Ait.liiûila.

ABOLBODA n. m. Genre de plantes voisines des jon-

céos, à. fleurs hermaphrodites, ù. ovaire triloculairo ot à ovules nombreux. Les abolboda sont dcH plantes borbacéoii ot vivaces, des marais de l'Amérique tropicale.

ABOLIR (lat. aholcre, môme sens) v. a. Anéantir, annuler, supprimer : Philippe I V abolit l'ordre des Templiers. Quand l'usago est mauvais. Il faut qu'on l'aboli»sp.

— Ane. dr. crim. Abolir un crime, En interdire la poursuite. Il Crime aboli. Crime couvert par la proscription, et jadis, Crime dont le souverain avait interdit la poursuite.

S'ubotir, V. çr. Etre aboli, s'effacer, tomber en désuétude : Les lois absurdes s'abolissent d'elles - mômes . (D'Aguoss.) Il Ne pouvoir plus être poursuivi: Tout crime s'abolit au bout à'un certain nombre d'années.

— Syn. Abolir, abroger, annuler, caseer, Inlirmor, révoquer. Abolir et abroger expriment uno idée commune, et signifient généralement mettre hors d'usage, avec cette différence que oôroflcr no s'emploie qu'en parlant des lois, dos édits, etc. Abolir se rapporte plutôt à ce qui tient aux mœurs, aux usages, aux religions, aux institutions. liéroquer se dit pour Revenir sur ce qui a été précédemment accordé. Casser signifie Détruire ce qu'une autre autorité avait établi. Infirmer se dit dos cours d'appel qui réforment b-s iui.'rniriiis Mes Irîl.unaux inférieurs, ou eiih>vent àun.-^li i...-;;i..-, i,i I..,. ■• . ■ i.iiir.iritr ([u'.'ll- >lr\ait avoir.

Annill,> ■■ .. 1 M-.i.- rr .jin a .■■Ir 1,11t.

— S\-. Ain,i,,, .M, .■,,,!,,, .i.tiuire. fxtri-ininer. />'/n>ire.

Abolir, c'est détruire des usages en vigueur. Anéantir, c'est faire disparaître la matière mGme dos choses.

ABOLISSABLE adj. Qui peut ou doit être aboli : Loi,

CoutuWf AHUL1SSABLE.

ABOLISSEMENT n. m. Action d'abolir; suppression, anéantissement : /,'abolissement des abus, des privilèges. ABOLISSEUR n. m. Celui qui abolit.

ABOLITIF, IVE adj. Qui a pour objet d'abolir : Décret

ABOLITIF. Loi AUOLITIVE.

ABOLITION [si) n. f. Action d'abolir, suppression, anéantissement : Abolition de l'esclavage. Le SI septembre il9'2, la Convention vota /'abolition de laroyautè.

— Dans un sens religieux. Effacement, remise : L'absolution équivaut à /'abolition des fautes, des péchés.

— Encycl. Dr. anc. On appelait droit d'abolition le droit attribué au roi do soustraire à l'application do la loi celui qui s'était rendu coupable d'un crimo capital, h'abolition, analogue à notre amnistie, avait pour effet, non seulement d'effacer les condamnations, mais aussi de soustraire le coupable aux poursuites, et de les anéantir si elles étaient déjà commencées. Les lettres d'abolition étaient une forme spéciale des lettres de grâce. (V. ce mot.) On nommait lettres d'abolition générale celles que le roi accordait quelquefois à uno province, à une villo, pour un crime contre l'autorité royale. Les cession.? d'abolition spéciale étaient celles accordées à un individu ou à un groupe de personnes pour un même crime.

— Syn. Abolition, absolution, grâce, pardon, rémission. Le pardon s'applique à un offenseur ; Vabsolatîon, à un accusé; la grâce est un acto do clémence du souverain. h'abolition est un acto de clémence absolu qui no laisse aucun vestige du crime. La rémission est un acte do clémence partielle.

ABOLITIONNISME ou ABOUTIONISME [si) n. m. Systt-me, .lHOtrin(\ prinrjpos des abolitionnistes : L'auùlitionnismk esl m' m Anfflcfrrre.

ABOLITIONNISTE ou ABOLITIONISTE {si) n. m. Partisan de l'abolition de la traite et de l'esclavage des noirs : La France, V Angleterre et les Etats-Unis comptent de célèbres ABOLITIONNISTES. Il Adversaire dos douancs, dos tarifs, et surtout de la prohibition des marchandises étrangères, ou de droits trop élevés sur ces marchandises.

— Adjectiv. Qui se rapporte à l'abolitionnisme : Le .vjstème ABOLITIONNISTE cst tout en faveur des consommateurs.

— Syn. A ntiesclavagiste. — Anton. Protectionniste. ABOLITOIRE adj. Qui abolit, qui a la puissance d'abolir : Sentence abolitoire.

ABOLLA n. f. Manteau double ou très épais, noué ou agrafé sur l'épaule, que portaient les soldats romains. Sous l'empire ,on adoptait souvent Vabolla dans la vie civile, h'abolla nmjor était le long manteau des philosuphes grecs.

ABOMASUM {zom — du lat. ab, et orna sum, panse) n. m Quatrième estomac des ruminants Donne chez les veaux ot los agneaux la ^résH7-e qui sert à laire cailler le lait V. caillette.

Abomey, villft d'Afrique dans la Guinéo septentrionale, cap. de Va7icicn royaume de Dahomey et du royaume actuel d'Abomey ; 20.000 hab. environ. Abomevest situé sur un plateau qu'enveloppe le Zou, affluent de dr. de rOuéme, ù. uno altitude de 325 mètres. Les Français, conduits par le général Dodds, ont pris ot brûlé celte ville en 1892.

Abomey (royaume d'), une des divisions du territoire ilepr.tte.torat de la colonie française du Dahomey, qui oouiprcnd la partie centrale de l'anc. roy. do Dahomey.

ABOMINABLE adj. Qui mérite l'abomination; qui est en horreur; exécrable: Calomnie abominable. Le patTicîde est un crime abominable, ii Fort laid : Figure abominable.

— Fam. Mauvais on son genre, qui déplaît aux sens et à l'esprit : Tableau abominable. Poésie abominable.

— Allus. littkr. VoUà, je vous l'avoue, un abominable

homme I Exclamation d'Orgon dans Tartufe, acto V, Hcène vï, quand il sort do dcssouH la table, convaincu cnhn do la profonde pcrvcrnité do l'hypocrito. Dann l'application, ce vers est le cri qu'arracho un scniiracnt do coRto et d'ifi'iignation à la vuo d'une action infâme, n Quel crlnw abominable I Alhision a un hémistiche de la fable te$ Animauj; malades de ta peste.

L'abominable, n. m. Ce qui est abominable : A Nantei, Carrier Joignit le i/rotesqw: a lauomlnahlk.

— Syn. Abominable, détentable, exécrable. Ce qui est détCMtattle cxi:ite l'animadvfTsion et h* mépr;s. Co qui est aliominable doit être haï comme conirair*- k la rditrion et à la morale. Ce qui est cj^écrahle excite rindi:.'iiati«m et l'horreur. (Ces adjectifs sont souvent employén dans un sens moins rigoureux: style détestable, exécrable, siylo mauvais, très mauvais.)

ABOMINABLEMENT adv. D'une manière abominable.

— Fam. J'ort mal : Lire, chanter abominablkmknt. n Dans ce dernier sens, il so construit mémo avec un autre adverbe; et alors, il est augmentatif ; // chante abominablement MAL. Il Par cxagér. Beaucoup, excessivement : Persoimc ahominablkment laide. (Voiscnon.)

ABOMINATION {si) n. f. Co mot. à l'origine, signifia Naiisti-, rnvie do vomir : La menthe conforte l'estomac, donnr (luiirtit dr manger et ôte abomlnation. (Joinville.) I Aujourdnui, il signifie Aversion, horreur, exécration.

— Ftrc en abomination, Ktro un olijet d'horreur, d'aversion, d'exécration : Le fripon est in abo.mination à tous les gens de bien. Il Avoir en attominution, Kxccrcr, avoir en horreur, maudire : Charles X avait bn abowksation l'œuvre entière de la Révolution.

— Fam. et par exagér. Co qui est dans un état d'imperfection ; chose simplement mauvaise, choquante, désagréable : Livre plein *r abominations.

— Dans la langue de l'Ecriture, Crime affreux, action horrible, débauches : Le pécheur regrette trop tard les ahominations de sa vie.

— Plus particulièrem., So dit du culte des idolâtres, des erreurs do l'idolâtrie : Au temps d'Isaae et de Jacob, /abomination s'était répandue sur toute la terre. (Pasc.)

— Par allus. Se dit pour marquer une époque où tout est renversé, confondu, détruit, etc.

— L'abomination de la désolation. Dans l'Ecriture sainte. Le comble de l'impiété et de la profanation.

ABOMINER (lat. abominari, repousser comme un mauvais présage) v. a. Avoiren horreur, en exécration : Il faut ABOMiNEK la mémoire de Néron.

S'abominer, v. récipr. Se hair. se détester réciproquement : Ils s'ahominent cordialement. (Fam.)

À-BON-GOMPTE (con-f) n. m. Se dit d'un acompte fait à lavanrc et destiné i subvenir à une partie d'un payenioiii dont lallucation est autorisée, et dont le montant n'est pas encore déterminé. Il PI. Des à-bon-comi'te.

ABONDAMMENT adv. Avec abondance, en grande abondance : Parler, toiVe,m«n^cr abondamment, it Amplement, pleinement : Les pièces d'Eschyle sont abonijam.ment remplies de chœurs et de récits. (Laharpc.)

— SvN. Abondamment, en abondance, amplement, beaucoup, bien, considérablement, copieusement, à foison, fort, largement. Heaucmp a rapport à la quantité. Ftn-t exprime lintonsité, l'i-nergie. Bien a pour idée accessoire un sentiment d'approbation, d'admiration ou de surprise. Considérablement annonce une grande quantité do choses d'importance. Abondamment exprime une quantité relative, excédant celle oue réclame l'usage des choses. En abondance exprime le superflu. Copieusement a rapport à la consommation, et s'emploie souvent par plaisanterie. Largement regarde les choses données ou fournies avec libéralité. A foison suppose une multitude de petites choses de la môme espèce qui semblent fourmiller. Amplement fait pensera rappiicalion ou à l'usage des choses et exprime qu'il en reste.

ABONDANCE n. f. Grande quantité, profusion : Les Etats-Unis produisent du f)lé en abondance.

— Etat où l'on jouit de tout ce qui est nécessaire à la vie, biens, richesses, etc. : Combien manquent de tout, pendant que le riche est dans Tabondance ! n Fertilité, fécondité : L'irrigation répand Tabondance datts une contrée.

— Se dit, dans les collèges, du vin mêlé do beaucoup d'eau, que l'on sort â table aux pensionnaires.

— Grenier d'abondance. Magasins remplis do grains, que l'on tient en réserve pour les années do disette ou par précaution administrative.

— Pays d'abondaiïce. Pays dont le sol produit on grande quantité les choses nécessaires aux besoins de l'homme.

— Fig. Abondance de cœur, Plénitude de sentiment, épanchemcnt affectueux : Les criminels ont quelquefois des moments où la vérité leur échappe rf abondance de CŒi b.

— Parler d'abondance, Parler sans préparatipn, improviser, tl Parler avec abondance, Parler avec facilité, en donnant à ses idées tous les développements convenables.

— PROV. Abondance de biens ne nuit pas. On accepte encore, par mesure de prévoyance, une chose dont on a <léjù une suflisanto quantité.

— Loc. ADV. : D'abondance, De plus, en outre. It En abondance, .abondamment, on grande quantité.

— Éncycl. Econ. jiol. Jjabondance est le contraire de la disette et de la famine, ces termes indiquant les conséquences extrêmes, on sens opposé, de la loi de l'olfre et de la demande. L'abondance des produits apicoles tient surtout â des conditions d'ordre naturel, tandis que l'abondance des produits manufacturés est un excès tout artiîiciel de production. Aussi la première est-elle un bien, tandis que la seconde est une source de crise lorsqu'elle ne résulte pas d'un abaissement du coût et d'une amélioration dans los moyens do production. L'abondance et la disette ont un correctif dans la facilité des communications, qui permet le transport rapide des produits, mais les droits de douane contrarient toujours, dans uno certaine mesure, le rétablissement do l'équilibre.

— Littér. Affluence de mots et de tours heureux pour exprimer les nuances des idées, des sentiments et des images ; facilité d'élocution, richesse d'expressions : Il y a dans Victor Hugo une abondance admirable.

— Myth. h'Abondance était une divinité allégorique, qui n'eut point de temple, bien qu'elle symbolisât la richesse, le bien-être, etc., par sa brillante sai\té et par la corne remplie de fleurs et de fruits qu'elle tenait entro les mains. Cet attribut, la Corne d'abondance, est. d'après

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