ABORDER
ABONNEMENT n. m. Convention, marché qui se fait à |>nx- ii\.', .111 iiioyonnant une souscription généralement payi^ii' .1 avaiiri., i>our recevoir un journal, assister à des spc.iarips. à ,ics Wtes, etc.: Prendre, faire un abonne- HKNT. Hc fuser im abonnement. Pa;/er par abonnement.
— Ane. dr. Convention par laquelle, on rachetait, à un prix fixé d'avance, une redevance dont la valeur était incertaine et variable.
— Encycl. \j' abonnement est une convention entre l'administration et lo contribuable, qui a pour objet do substituer à l'acquittement successif do droits éventuels lo payemont d'une somme à forfait pour un temps déterminé.
Les débitants do vins, cidres, poirés et hydromels peuvent se soustraire à l'exercice du droit de détail (v. boissons) au moyen d'un abonnement qui peut être individuel (s il est contracté par un seul débitant), par corporation (s'il engage solidairement tous les débitants d'une même ville), ou par commune. Dans ce dernier cas, le droit do détail et le droit de circulation sont remplacés par le payement d'une somme exigible do la commune de quiii-
la tradition la plus répandue, une corne de la chèvre Amaltliéo, nourrice de Jupiter. D'après d'autres mythologues, elle avait été arraché o par Hercule au fleuve Achéloiis. Elle a. aussi été donnée pour aitribut à diverses autres divinités bienfaisantes, telles que Cybùlo, Cérés. la Fortune, ides fleuves personnifiés commo le Nil, etc.
(V. Amalthée,
AcHÉLOOS. ) —
Comme élément dé coratif, on rencon tre la corne d'abon dance dans la com position des bijoux étrusques, dans les candélabres du style Louis XVI, et* elle fait très fréquemment par- Curues Jabondauci-.
tie du décor de la faïence de Rouen, n S'emploie plaisamment en parlant do certains maris :
Jean, l'an passé, fit sa femme d'Hortense;
Chez hii, depuis, on roule sur l'argent. Et chacun dit qu'en la prenant.
Il a trouv,^ la corne li'abondmice.
— Stn. Abondance, aisance, opulence, richesse. L'n^OHdance résulte de l'afflucnce de toutes sortes de biens. L'aisance permet de se procurer les commodités de la vie. La richesse marque quelques degrés au-dessus de l'aisance. h opulence est la très grande richesse.
— Syn. Abondance (en). V, abondamment.
— Anton. Dénuement, disette, famine, gêne, indigence, manque, misère, pauvreté, pénurie, rareté.
Abondance m, Notre-Dame-d' Abondance, ou
AsONDANCE-L'ABBA-yE, ch.-lieu de cant. (Htc-Savoie) arrond. et à 30 kil. de Thonon, sur la Dranse; 1.450 hab! Anthracite, bétail, fromages dits vacherins.
ABONDANT, ANTE ad). Qui renferme avec abondance : Les pays du i\ord sont les plus abondants en mines de fer. (Buff.) Il Fertile, qui produit en abondance : La Beauce est abondante en blés, il Qui est en grande quantité : Le marbre est abondant dans les Pyrénées.
— Fig. Riche en idées, fécond en expressions : Théophile Gautier est précis et abondant.
— Arithm. Nombre abondant, Nombre inférieur à la somme do ses diviseurs. E.x. : 12 dont les diviseurs 1, 2, 3, 4, 6 ont pour somme 16.
— n. m. En algèbre, se dit d'un système où le nombre des équations distinctes est supérieur à celui des inconnues. Il On dit mieux surabondant.
— D'abondant, loc. adv. Outre cela, de plus. (Vieux.)
Abonde, la principale des fées bienfaisantes, qui, suivant nos ancètros, venaient la nuit dans les maisons et y apportaient toutes sortes de biens.
ABONDEMENT n. m. Majoration, suraddition.
— Encvcl. Dans l'administration de la marine, la retenue de 3 p. 100 à exercer pour le service des pensions sur la solde du personnel ouvrier des arsenaux et établissements de la marine, sur les salaires des gardiens auxiliaires, ouvriers et journaliers du service hydrographique, sur les salaires des journaliers du ministère, etc., est liquidée d'après le procédé suivant : les journées sont décomptées sur les états pour leur prix net, c'est-à-dire déduction faite de ladite retenue, et le total de l'état est ensuite abondé en bloc de 3 p. 100.
ABONDER (lat. nbundare, couler abondamment en parlant de leau) t. n. Affluer, arriver en grande quantité : thaqiie matin, les produits de la France entière abondent aux halles de Paris, ii Produire, posséder en grande quantité ; être fertile en : La Crimée abonde en blés, il Se trouver en grand nombre, en grande quantité : Le thon abonde dans ta Méditerranée.
— Se construit quelquefois avec de :
fl'ignorance et d'erreur toute la terre abonde.
liERTiUT.
— Abonder dans le sens de quelqu'un. Se ranger à son opinion, être de son avis. Il Abonder dans son sens. Tenir à son propre sentiment, croire que l'on atoujours raison ; no point céder à l'opinion d'autrui.
— Loc PRov. Ce qui abonde ne vicie pas, ou ne nuit pas. Ce qui est do trop n'empêche pas la validité d'un acte, dune procédure.
ABONNABLE adj. Qui peut s'abonner, qui est susceptible do s aijonner. il En style de journaux, on appelle matière abonnabte les abonnés en exjjectative.
ABONNATAIRE adj. Qui est concédé par abonnement : La gestion aiionnataire a l'immense avantage d'intéresser le gérant à la bonne exécution du service.
— Substantiv. Entrepreneur chargé d'un marché par abonnement.
ABONNÉ, ÉE n. et adj. Celui, colle qui a pris un abonnement : Les ABONNÉS d'une revue, d'un théâtre. Personne ABONNEE à un journal.
— Ane. dr. Celui, celle qui avait obtenu un abonnement.
zaïne en quinzaine. (Lois des 28 avr. 181G, 21 avr. 1832 25 luiD 1841 et 21 juin 1865.) Les brasseurs de Paris et des villes de plus de 30.000 âmes peuvent contracter des abonnements pour remplacer l'acquittement du droit de fabrication. (Loi du 28 avril 1816.)
Les conseils municipaux peuvent consentir avec la régie des contributions indirectes un abonnement pour la perception des octrois au profit de la commune par les agents ordinaires de la régie. (Loi du 28 avril 1816.)
Des abonnements peuvent être consentis par la même régie avec les entrepreDeurs de voitures publiques à service régulier, qu'il s'agisse de « voitures de terre » ou de " voitures d'eau ». (Loi du 25 mars 1817.)
L'ord. du 5 août 1818 permet aux communes de contracter des abonnements les dispensant des charges qui leur incombent quant au casernement des troupes en garnison. Les concessionnaires de mines, tenus de payer à l'Etat uncredovance fixe et une redevance proportionnelle, peuvent substituer à cette dernière le payement d'une .somme par voie d'abonnement. (Loi du 21 avril isiodécr. des 6 mai 1811 et il février 1874.) '
Les Sociétés commerciales dont les actions et obligations sont soumises à un droit de timbre peuvent contracter avec l'administration do l'enregistrement un abonnement en vertu duquel elles payent annuellement .-> centimes par loo francs du montant des actions ou des obligations. {Loi du 5 juin 1850.)
— Abonnements représentatifs des subventions dues par les industriels pour dégradation des chemins vicinaux
\ . CHEMUNS VICINAUX.
— Abonnement {fonds d'), Somme fl.xe que l'Etat alloue aux préfets et aux sous-préfets pour frais de bureaux et d'administration. Lo chiffre de rabonnemcnt, qui varie selon la population, l'importance du service, etc., est ii\é par décret pour chaque département, sur la proposition du ministre de l'intérieur. Los préfets et sous-préfets n ont pas à rendre compte de l'emploi de ces tonds.
— Abonnement aux journaux. Les bureaux de poste reçoivent des abonnements aux journaux, revues et recueils peiiodiques, moyennant, pour la France et les colonies, un droit de 1 o/o en sus de l'abonnement, plus une ta.\e fixe de 0 fr. 10. (Lois du 7 avr. 1879, du 17 juill. 1880 : Décret du 21 août 1802.) Lo plus souvent la poste prélève le montant de ces droits sur le prix de l'abonnement. — Dans les relations internationales, le droit de commission est de 3 0/0.
— Anton. Désabonnement.
ABONNER (composé de à et bonne, anc. forme de borne; borner, faire une convention limitative) v. a. Prendre un abonnement pour quelqu'un, au nom de quelqu'un : AbonyEz-moi à ce journal.
— On a dit d'une manière analogue : Abonner une province à cent mille écus, c'est-à-dire Percevoir sur elle cent mille écus pour ses impositions, ses taxes, etc.
— Féod. Abonner un hommage. Le changer en quelque autre devoir, n Abonner une rente, L'aliéner.
S'abonner, v. pr. Prendre un abonnement pour son propre compte. On dit : S'abonner A quelque chose. S'abonner AVEC quelqu'un.
— Convenir do payer une somme fixe pour une taxe, une redevance annuelle : On s'abonnait jadis avec les curés pour la d'inie.
— Anton. Désabonner,
: désabonner.
ABONNIR (rad. bon) v. a. Rendre bon, rendre meilleur : Les caves fraîches abonnissent le vin.
— En T. de céram.. Faire sécher la terre à demi et la rendre ainsi bonne à être rebattue.
— Neutralem. Devenir bon, devenir meilleur : Le vin abonnit dans la cave.
S'abonnir, v. pr. Devenir bon, devenir meilleur : Les fruits s'abonnissent en mûrissant.
ABONNISSEMENT n. m. Action d abonnir, de s'abonnir; état de ce qui s'est abonni. (Vieux.) n On dit plutôt aujourd liui bonification ou amélioration.
Abony, ville de Hongrie, comitat de Pesth, à 85 kilom- E.-S.-E. de Budapest; 12.000 hab.
ABORD n. m. Action d'aborder, de prendre bord sur une côte, dans un port, il Arrivée dans un lieu quelconque : A son ABORD en Egypte, Pompée fut mis à mort. Il Accès, aiiproche, surtout en parlant des lieux où les navires lieuvent mouiller : Les abords des 'îles de l'Océanie sont
— Par ext. Los alentours d'une ville, d'une maison, d'un jardin, etc. : Les abords de Paris sont occupés par des cultures maraîchères. (Dans co sens, il s'emploie toujours au pluriel.)
— Attaque, approche, soit par terre, soit par mer :
De ces vieux ennemis va soutenir l'abord.
Corneille.
Il Manière, façon d'accueillir, ou dont on est accueilli ; Henri IV avait Tabord bienveillant. (Ne s'emploie pas au pluriel dans cette acception.)
— n. m. pi. Art mil. Terrains situés en avant et sur les flancs d'une position militaire dans la limite de la portée efficace des armes.
— Loc. adv. : Au premier abord, A première vue. II De prime abord, Au premier instant, à première vue. Il Dès l'abord, Dès le commencement. Il D'abord, Premièrement, sur-le-champ. || Tout d'abord, Sur-le-champ. Il A l'abord, D'abord, au commencement.
— Loc. coNj. D'abord que, Aussitôt que, dès quo : D'abord qu'i7 le vit, il le reconnut. (Vieux.)
ABORDABLE adj. Qu'on peut aborder : Les côtes de Norvège sont peu ABORDABLES. Il En parlant des personnes, Qui est d'un abord facile : fénelon était très abordable.
— Fig. Se dit aussi des choses que tout le monde peut acheter : Les progrés de l'industrie ont rendu presque toutes les marchandises abordables.
ABORDAGE n. m. Action par laquelle un navire en accoste un autre pour l'attaquer : Monter, sauter à /'abordage. 1; Choc accidentel do deux navires : Le brouillard cause de fréquents abordages. Il Manœuvre par laquelle une embarcation accoste sans secousse un navire.
— Par e.xt. Action de se heurter ou d'être heurté, ii Fig. et fam. Attaque en paroles, injures, etc. : Don Juan soutient d une façon comique 2'abordage de monsieur Dimanche.
— A l'abordage I Commandement à l'équipago de s'élancer sur le pont du navire ennemi, il Prendre quelqu'un à
l'abordage, Lui demander une chose à l'improvisto san, lui donner le temps de réfléchir. i" "v .soc, sans
- Enctcl. Mar. L'abordage est une manœuvre de guerr,i IL^^l " "° "^"T s^«''?<=l><' à un bâtiment ennlm, a , moyen de crocs en fer appelés çrappinsou en engageât ses vergues dans le gréement. L'éqîipage de l'assîîllan se précipite sur le pont du navire ennemi et s'eflorce ,?é 1 enlever. L'abordage est une sorte d'assaut. Les Français ont eu des succès nombreux dans ce genre de combats les abordages de Jean Bart, puis de! corsaires sous la République et 1 Empire, en particulier ceux de Surcoût sont restes célèbres Avec l'artillerie moderne et les ?" : pilles, ce genre d abordage est devenu impossible
On appelle encore abordage la manœuvre de guerre par laquelle un navire se dirige avec vitesse sur nnVinre de façon à lui enfoncer dans le flanc son éperon saillam sous la flottaison et à lui faire une énorme déchirir" L aborde coule immédiatement; mais l'abordeur lui-mênio peut ne pas réussir à se dégager à temps, ou avoir son avant si endommagé qu'il soit lui-mênie en péril cfvnh^f "" beaucoup jjlus terrible que l'ancien comba à I abordage, par lequel les navires souffraient raremen d avaries majeures. ~i^ui. iaiLuient
— Dr. On donne le nom d'abordage ou de collision au choc accidentel de deux navires qui'se heurtent par cause fortuite, ou faute do précautions ou de surveillance. Avir les uavires à voiles coustruiis en bois, ces accidenis éUient beaucoup moins fréquents et moins terribles; mais, avec les navires à vapeur modernes construits iii fer, et dont l'énorme masse est animée de vitesses considérables, ils sont le plus grand danger de la navigation actuelle et prennent souvent les proportions d'une catastrophe. Pour prévenir ces terribles malheurs, toutes 1rs nations maritimes ont adopté des règles internationairs, qu'on cherche toujours à améliorer et à compléter.
Les marins sont assujettis au règlement du 21 IVvrier 1897, qui reproduit les dispositions arrêtées, à la lin de 1889, par la Conférence maritime internationale 'if Washington, ou du moins celles de ces dispositions sur lesquelles, dès l'origine ou postérieurement, l'entente a pu s'établir entre les gouvernements. Ce règlement détermine les manœuvres à faire pour éviter l'abordage, ks feux que doivent porter les navires, les règles de barre et de route, les signaux phoniques, et spécialement les signaux de détresse.
Comme principe de manœuvre, le vapeur doit toujours se déranger pour un voilier. Entre deux voiliers recevant le vent du même bord, celui qui est au vent doit s'écarter de la route de celui qui est sous le vent. Entre deux voiliers au plus près sous des amures différentes, le navire bâbord amures s'écarte. Enfin, le voilier vent arrière se dérange pour tous les autres voiliers.
Le choc de deux navires fait l'objet de prescriptions différentes, suivant qu'il a lieu en mer ou dans des eaux intérieures : dans le premier cas, on applique les règles du Code de commerce; dans le second, le droit commun. Si l'abordage résulte d'un cas fortuit, il n'entraino aucun droit de répétition pour le navire qui l'a éprouvé ; s'il a lieu par la faute d'un des capitaines, la réparation du dommage incombe à ce dernier ; s'il y a incertitude sur les causes de 1 abordage, le dommage est réparé à frais communs, et par égale portion par les deux navires. (C. comm., art 407.) L'abordage peut donner naissance à une action en dommages-intérêts contre le navire abordeur. Les art. 435 et 436 du Code de commerce établissaient, pour ces actions, une prescription très abrégée. La loi du 24 mars 1891, qui a modifié ces articles, ne subordonne plus l'action à la rédaction d'un protêt, et accorde au capitaine un délai d'un an pour introduire sa demande en justice.
La loi du 10 mars 1891 sur les accidents et collisions en mer détermine l'assistance, les formalités à remplir après l'abordage, les engins de sauvetage dont les navires doivent être pourvus, et les pénalités. Cette loi punit d'une amende de 10 à 300 francs et d'un emprisonnement de 3 jours à 1 mois les infractions au règlement sur les feux et sur les signaux en temps de brunie (art. i"). L'amende peut être portée à 500 francs et l'cmpri.sonnenient à 3 mois si ces infractions ou l'inobservation des règles sur la route à suivre et les manœuvres à exécuter ont cté la cause d'un abordage (art. 2). Ces règles, comme nous l'avons dit plus haut, sont déterminées par le règlement du 21 février 1897. L'assistance est un devoir positil, auquel on ne se dérobe qu'en se rendant coupable d un délit : le capitaine doit porter secours aux bâtiments en penl aussitôt qu'il peut le faire sans danger pour son propre navire; sinon, il est puni de 200 à 300 francs d amende, d'un emprisonnement de 1 mois à 1 an (qui peut aller à 2 ans si des passagers ont péri dans le naufrage) et du retrait temporaire ou définitif de son commandement. Les tdbunauï compétents sont les tribunaux maritfmes commerciaux, créés par le décret-loi du 24 mars 1852.
ABORDANT, ANTE adj. Qui va à l'abordage : Navire abordant. Frégate abordante.
— S'empl. substantiv. en parlant d'un navire ou d'une frégate qui fait l'abordage : ^'abordant, ^'abordante.
ABORDÉ, ÉE n. .Se dit d'un navire qui reçoit l'abordage : X'AnoBnÉ peut réclamer une indemnité à l'abordeur. ABORDÉE n. f. Vieux mot qui signifiait Abord, début.
— D'abordée, loc. adv. Tout d'abord : D'abordée nous emportâmes le faubourg et les baiTicades. (Montluc.) 11 On disait aussi .■ -' '--
ABORDER (rad. bord) v. n. Arriver au bord, au rivage, prendre terre : jRobinson Crusoé aborda dans l'Ile Juan-Fernandez. 11 Arriver, venir, s'approcher ;
Entre nous, verras-tu, d'un esprit bien tranquille, Chez ta femme aborder et la cûur et la ville?
BOILEAU. 4
— Aborder à un navire, Diriger une embarcation do façon qu'elle puisse arriver à toucher un bâtiment sans le heurter. 11 Aborder de franc étable. Se dit de deux navires qui se choquent par les étraves. Il Aborder de long en long. Joindre un vaisseau côte à côte. 11 Aborder par l'avant, par la hanche, par l'arrière, etc., Heurter un vaisseau par l'avant, etc. n Aborder en travers. Couler un vaisseau à fond on l'abordant. 11 Aborder sous le vent. Se placer au vent de son adversaire pour l'aborder. Il Aborder par le vent. Se placer par derrière et sous le vent de son adversaire pour aborder de long en long. 11 Aborder à l'ancre, Mouiller une ancre avant d'accrocher le navire ennemi.
— V. a. Prendre bord, s'approcher : Abordes un rivage.
S'approchor do quoiqu'un pour lui parler ; lo joindre,
l'in-Dslor : // faut ahoudkb Um vivillnrtCi avec nUu'rencc.
Alt iiiilii, Appruchcr hardiment do ronnomi pourTal- I I l'i 1 . I . -tn' iiirr', on parlant dos arméos do terro ; \ I 1 I I : 'I la baïonnette.
Il 1 /y la remise, S'approcher sous lo vont il 11 r.'iii;;n .|,' 1,1 jHTiIi'ix OU du faisan.
Mar. A^ipi-Dilior d'un vaisseau : Par gros temps, les I nifiarcations abordent difficilement les navires, il So hourl'-r at^cidontollomont coutro un vaisseau : C'est généralnuiiiit pnt- un temps de brouillard ou la 7iuit qu'un navii'e en AHoiinh: ini autre. Il Attoindro un naviro pour lo prondro li ali'iiil.irt' : Jean-Jiart manœuvrait toujours de façon à Aniiuhi K /'■ vaisseau ennemi.
Kl-. Mn venir à un sujet, à uno question ; affronter : Tnn!<- i{iits(ion relif/ieuse est difficile à aborder.
S'aborder, v. pr. S'accostor pour so parler : Dans les t/' siisirrs iinhlics, tout le mo7ide îs'ahordk, s'interrofje. \\ So li.'iifior, s'i-iitrc-i'lHM^ufr aroidentollomont, ou "pour so t'uiilt;ii iri' ; On tni/ilnir /r.-i sirt^nrs et les fanaux pour empê-
Clirr IfS vnwrfni r dr s'wUiUmiR.
— SvN. Aborder, approcher, avoir accès. On aborde les IM-rsniiiii's ;i qui un vont parinr. On a accès là où l'on est r.'.;ii liatiiliii'llrmt'iit. Ou approche quoiqu'un quand on vit
Syn. Aborder, accoster, joindre. On joint uno porsiinno on allant la trouver. Ou aborde, dans uno assemblée, lui i^^rand, lo maître do la maison. On accoste^ sur le chemin, dans la rue, un voyaj^our, un passant.
ABORDEUR n. m. Lo bfttimont qui fait un abordago : /.AitMitmi u s'élance. Il Nom donno aux marins composant !.■ ilri;i( lirnient qui doit Hrc lo premier à l'abordage. Adj'-ctiv. : i\avirc auordeur. Marin abordeur.
AB ORE AD AUREM {De la bouche à l'oreille) loc. adv. lai. So dit d'une contidence faite discrètement, de la hnuehe de celui qui parle à l'oreille do celui qui écoute, iM aussi, dans 1 enseignement, do leçons particulières: Jf ne reviendrai pas, monsieur le baron, sur les avani<u/es de ces leçons données directement ab ore ad aurem. (,l. Uichepin.)
ABORIGÈNE [je — du lat. ab, do, et origo, origînis, oriijuii' aiij. Se dit dos personnes, dos animaux et dos plantes .iiiL^iiKiiri-s du pays où ils vivent : Les Japonais semblent
rfrc aborigènes. (VoIt.)
— n. m. pi. Les aborigt'nes. Nom donné aux premiers tiabitants d'un pays ou à" ceux qui y vivaient au moment 'lo sa découverte : Les aborigknes de l'Amérique ont été >/-sitj7)és à tort sous le no7n d' " Indiens ».
— Encycl. Hist. Les Romains désignaient spécialeincnt sous le nom d'Aborigènes les habitants primitifs do riialie centrale qui étaient, suivant les uns, des Sicules, suivant les autres, dos Sabins.
- Législ. colon. Il existe en Angleterre une Société de /"ofcction des aborigènes, correspondant à la Société fran- .'.iisc pour la protection des indigènes des colonies, qui a pmr but do défendre les indigènes des colonies anglaises . Hiitro la négligence ou les violences des colons ou dos iMiirtionnaires anglais, et qui a déjà beaucoup fait en ce
Syn. simples. Aborigène, autochtone, Indigène, na-
Anton. Aubala, étranger, exotique.
Action d'aborner, do mettre des
ABORNEMENT
boriu-s à un terrain. (On disait jadis abornage.)Y. bornage. ABORNER {rad. borne'^ v. a. Borner, mettre des bornes :i un terrain, pour lo distmguer des terres voisines ; Abor- > I u un champ.
AbORS, tribu indépendante qui vit dans les hautes vallt-es de l'Inde, à l'extrémité orientale de l'Himalaya, inire l'Assam et le Thibet. Ce nom, qui signifie barbares «Ml rnnemis, lui a été donné par les habitants de l'Assam ; liur vraie appellation est celle de Padams. — Un Abor.
ABORTIF, IVE (lat. abortivus, mt-me sens) adj. Prémaiih'', qui se produit avant le temps; qui n'a pas reçu son entier développement : Fœtus abortif.
Substantiv. Enfant né avant terme : Un abortif.
- Bot. Se dit d'une plante ou d'un organe qui n'a pas r.'^ii son entier développement, ii T^/i'ur abortivi:. Fleur qui tnnibe sans donner de signe de fécondation, il F'ruit abortif. Fruit qui ne parvient pas à maturité, ou dont les t^'raines sont infécondes. H Gi-aine abortive, Graino qui ne loiifient pas d'embryon, il Etamine abortivk, Etamine ■ ii.nt lo filet ne porte pas d'anthère, il Pistil abortif, Pistil '|tii reste rudiraentaire. n fiantes abortives, Plantes dont \'-s ileurs deviennent impropres à la reproduction.
- Méd. Se dit d'une maladie qui ne présente pas tous l's caractères spécifiques, ou les présente très atténués : Ti//>/nis abortif. Fièvre abortive. Il l'rnpre à provoquer l'avortement : .Sub- Khi'ires ABORTiVES. Il Peut s'employer sultstantiv. : La lot punit ceux gui prescnrent des abortifs.
—Encycl. Lessubstances considérées enniine aburtives sont des emnu-iiago- L'iH-s plus ou moins énergiques. Les i'Iiis connues sont la sabine, la rue fé-
II II- et le seigle ergoté. Elles sont dani^rr.-uses, et d'un etfet très incertain.