ANGOULÊME — ANGUILLE
battit glorieusement à Arques, à Ivry et à Fontaine-Française. Impliqué, en 1602, dans la conspiration de Biron, il fut gracié; mais, ayant secondé les intrigues de la marquise du Verneuil, il fut condamné à la prison perpétuelle. Remis en liberté par Louis XIII (1616), il rendit d'importants services à ce prince, au siège de LaRocbelIe et dans les guerres du Languedoc, d'Allemagne et de Flandre. U a écrit des Mémoires. — Un de ses fils, Louis-Emmanuel de Valois, duc d^Angoulème (1596- 1653), d'abord évéquo d'Agde, puis colonel général de la cavalerie et gouverneur de Provence, se distingua aux sièges de Montauban et de La Rochelle, et dans les guerres d'Italie et de Lorraine.
AnGOULÊME (Louis-Antoine de Bourbon, duc d'), dernier dauphin de France, fils du comte d'Artois, depuis Charles X, né à Versailles en 1775, mort en 1844, émigra en 1789 avec son père, acheva son éducation militaire à Turin, et commanda en 1792 un corps d'émigrés. En 1799, il épousa, à Mittau, sa cousine Marie-Thérèse, l'unique fille do Louis XVI, et il resta constamment avec elle auprès de Louis XVIII, jusqu'en janvier 1814. Il débarqua alors à Saint- Jean-de-Luz, prit possession de Bordeaux au nom du roi et reçut le titre de grand amiral de France. Nommé, quand N a
f)oléon revint de l'île dElbe ieutenant général du rovan me. il se rendit en hâte dans le Midi, et tenta darreter la marche triomphale de 1 empe reur; mais il fut vaincu pris et embarqué pour Barcelone Envoyé par Louis \\ III après Waterloo, dans les de partements méridionaux il s'employa à mettre hn aux excès de la Terreur blanche. > ^^
En 1823, lors de roxpèdi- d^c d'Ansoulème.
tion d'Espagne, !e duc d'An-
gouléme fut mis à la tête de l'armée. H tenta d'arrêter les excès do ceux qu'il était venu secourir : dans une ordonnance rendue à Andujar, il flétrit la conduite de Ferdinand Vil et de ses conseillers. A la mort de Louis XVIII, le duc d'Angouléme eut le titre de " dauphin i>, et voix délibérative au Conseil. Le 29juillet 1830, il prit le commandement de l'armée royale, puis il signa, avec Charles X, sa renonciation au trône en faveur du duc de Bordeaux, et suivit son père, sous le nom de comte de Marnes, à Holyrood, à Prague et à Goritz, où il mourut.
AngoulÊME ( Marie - Thérèse - Charlotte , Madame Roifale, duchesse d'), fille de Louis XVI. épouse du précédent, née à Versailles en 177S, morte à Froshdorf en 1851, fut enfermée au Temple avec ses parents, après la journée du 10 août, et vit mourir successivement son père, sa mère, son frère (Louis XVII). Echangée en décembre 1795, par le Directoire, contre des prisonniers français, elle suivit la fortune des siens pendant le Directoire, le Consulat et l'Empire; puis fit, en 1814, son entrée dans Paris aux côtés de ,
Louis XVIII. Lors du re- /-
tour de Napoléon, elle resta ^
à Bordeaux, sut conserver 7^ cettevilleàla cause royale. ■f^'S~-^^ dix jours encore après la /f ^ rentrée de l'empereur aux
Tuileries, et mérita d'être Duchesse dAngouleme
appelée par Napoléon le
seul homme de sa famille. Elle rejoignit ensuite la cour fugitive à Gand, puis rentra en France après Waterloo. Dès lors, sa vie n'offre plus rien de particulier. On dit pourtant que, le 29 juillet 1830, elle s'opposa avec beaucoup de fermeté à l'évacuation de la capitale par les troupes.
AngOUI-EVENT (Nicolas Joubert, sieur d'), fou et valet de chambre de Henri IV, prenait le titre de pi'ince des sots ou de prince de la sottise. Il eut avec les comédiens de l'hôtel de Bourgogne une contestation fort vivo au sujet de la Principauté des sots, qu'il déclarait sa propriété exclusive.
AngOUUNS, comm. de la Charente-Infér.. arr. et à e kilom. de La Rochelle, sur l'Océan; 1.437 hab. Ch. de f. de l'Etat.
ANGOUMIEN {in — de Angouléme) n. m. Nom donné par Coquand à la partie supérieure du terrain turonien.
AngOUMOIS, anc. prov, de France, cap. Anffoiiléme. d'où sont formés les dép. de la Charente et (en partie) de la Dordogne. Le co)nté et le duché d'Angouléme répondaient à peu près à l'Angoumois. Pépin, roi d'Aquitaine, l'érigea en comté au ix« siècle ; après avoir été possédé quelques années par les Anglais, il fut réuni à la couronne sous Charles V, et n'eut plus que des comtes et des duos apanagistes.
— BiBLiottR. ; Vigier do La Pile, Histoire de l'Angoumois {184G).
AngoumOIS, OISE, habitant de l'Angoumois ou d'Angouléme; celui, celle qui est d'Angouléme ou de l'Angoumois. Il On dit aussi Angocmoisin. ine.
— adj. Qui appartient à Ançoulème ou à l'Angoumois.
— n. m. Sylvie. Nom vulgaire d'une espèce de chêne.
— Ilortic. Variété d'abricotier qui donne un fruit dont la chair est savoureuse, bien que légèrement acide.
ANGOURIE (du gr. aqgourion, sorte de melon d'eau") n. f. Genre de cucurbitacées-cucumérinées, renfermant des plantes qui croissent dans l'Amérique tropicale et dont le fruit d'une espèce {angourie trilobata) se mange aux Antilles,
Angoza, nom d'un groupe d'îles, situé dans le canal de Mozambique, vig-à-vis du district du même nom. — Contrée portugaise de l'Afrique orientale, partie S. du Mozambique. La petite ville d'Angosa en est la capitale.
AngRA-DO-HEROISMO, ville et port de l'archipol des Açores, dans l'ile Terceire, capit. de tout l'archipel : ll.oOO hab. Place forte, siège du gouvernement général et d'un évêché; exportation de vins et de grains. Ch.lieu d'un district peuplé de 72.000 hab.
AngRA-DOS-REYS, ville du Brésil (prov. de Riu- Janciro), sur la grande baie de son nom; 3.000 hab. Commerce considérable de riz, maïs, manioc, sucre et indigo. Le municipe d'Angra-dos-Reys compte 22.000 hab.
AnGRA-PEQUENA (en portug., petite baie), baie sur la cote S.-O. de l'Afrique, dans le pays des Namaquas, à 240 kilom. N.-O. de l'embouchure du "fleuve Orange, et où s'élève le port le plus mérid. de la colonie allemande du S.-O. africain, fondé en 1882 par la maison Luderitz, de Hambourg. Cette baie — la même que la baie Santa-Cruz .i^ T\i^r,^ r^^'^ oct i„e«.,i/.i peu fréquentée par les
Angrbodha {Messagère de douleur). Ce nom désigne, dans la mythologie Scandinave, une géante ogresse; de son union avec le dieu malfaisant Loki naquirent le loup Feuris, le serpent lœrmungandr, et Hei, déesse de la mort, ennemis naturels des dieux et des hommes.
ANGREC {grèk' — du malais angarek. même signif.) n. m. Genre d'orchidées-vandées, renfermant des plantes épiphytes vivant à Madagascar, à Bourbon, au Cap et sur les côtes occidentales de l'Afrique tropicale. Les feuilles de Yangrœcum fragrans, désignées sous le nom de thé de Bourbon, de Faam ou Faham, très aromatiques, sont employées aux mêmes usages que le thé de Chine. Les feuilles de \angrsecum carinatum sont purgatives et anthelminthiques.
Angri, ville d'Italie, anc. roy. de Naples fprov. de la Principauté-Citérieure) ; li.200 hab. Ch.-heu de cant.
Angrie, comra. du Maine-et-Loire, arrond. et à 20 kilom. de Segré ; 1.703 hab.
ANGRITE {de Angra-dos-Reys [Rio-Janeiro]) n. f. Nom donné à un type de roche météoritique asidère, composé de péridot, d'augite et de monticellite.
Angrivariens (en lat. Angrivarii), peuple de l'an c. Germanie, établi sur les bords du Weser, au N. des Chérusques. Leur territoire, VAngrie (en lat. Angria) du moyen âge, était compris entre l'Ems et l'Oder; il'fit, au xii* siècle, partie du duché de Saxe. — Un Angrivarien.
ANGROXS n.m. Petit coin en fer que l'on en fonce à travers l'œil du marteau dans le bois, afin d'afl'ermir le manche.
ANGSTER (stèr) n. m. Anc. monna un quart de kreutzer, ou un peu moi
AngsTROEM (André-Jean), physicien suédois, né en 1814, mort en 1874. Il devint successivement observateur d'astronomie, professeur de physique à. Upsal et recteur de l'université (1870-1871). Angstroem a étudié la chaleur, le magnétisme et surtout l'optique. Son principal ouvrage. Recherches sur le spectre solaire (Berlin, 1869), est écrit en français. L'auteur a complété le grand travail do Kirchhoff sur le spectre solaire. Angstroem a revendiqué la découverte de la loi de Kirchhoff", qui fut le fondement de l'analyse spectrale; il a fait des études relatives au spectre des aurores boréales.
ANGUI ou ANGUY \ghi) n. m. Palan en usage sur les galères, aux xvi^ et xvii' siècles, et qui était fixé à l'extrémité de la drosse ; Z,"angdy se crachait, soit d'un bord, soit de l'autre, suivant les amarres et l'or lentement de l'antenne, sur le coursoir. {Jurien de La Gravière, Marine à rames.)
ANGUICHURE {ghi) n. f. Blas. et chass. V. enguichure.
Anguier (les), famille d'artistes français, dont deux membres se sont illustrés comme sculpteurs, et un troi sième a cultivé la peinture. — François Anguier, l'aîné, naquit à Eu en 1604, et mourut à Paris en 1669. Elève de Simon Guillain, il partit de bonne heure pour l'Italie, où il passa deux années. De retour en France, il obtint de Louis XIII le poste de garde du cabinet du roi et, à ce titre, eut son logement au Louvre. Ses fonctions ne l'empêchèrent pas de produire de nombreux ouvrages, notamment les monuments funéraires des Longueville, de Jacques de Souvré , aujourd'hui au Louvre. L'énergie contenue de ses marbres permet de ranger François Anguier parmi les meilleurs sculpteurs de son siècle. — Michel Anguîer, frère de François, né à Eu It* 28 septembre 1614, mort à Paris le il juillet 1686, vint de bonne heure, à l'exemple de son frère, se ranger parmi les élèves de Simon Guillain. Il partit pour Rome et y séjourna dix années. II revint en France en 1651, travailla en même temps que son frère au monument des Montmorency à Moulins, puis au Louvre, au Val-de-Gràce et à la Portè-Saint-Denis. Il fut reçu à l'Académie le 4 février 1668. On voit de Michel Anguier, au musée du Louvre, une figure décorative, Amphitynte, anciennement placée dans le parc de Saint-Cloud ; mais l'œuvre la plus puissante par le style et la science du modelé que nous possédions de cet artiste est le Christ en marbre exécuté pour la Sorbonnn et aujourd'hui dans l'église Saint-Roch, à Paris. Miche! et François ont un égal talent, et il est assez difficile de définir les nuances qui les séparent. — Guillaume Anguier, frère de François et de Michel, né à Eu en 1628, mort à Paris en 1708, fut peintre d'architecture et d'ornement. Ses œuvres, exécutées à la manufacture des Gobelins sous la direction de Le Brun ou dans les résidences royales, ne sont plus connues. D'ailleurs, le juste renom d« François et de Michel n'a pas permis à Guillaume d'acquérir auprès du public une grande notoriété.
ANGUIFORME (ghi — du lat. anguis, serpent, et forma. forme) adj. Qui ressemble à un serpent, qui en a la forme.
Anguilla ou Anguille (en anglais Snake Island,
MiLhfl Angu
île du Serpent). île des Antilles anglaises, la plus au N. du groupe des Caraïbes; 3.700 hab., disséminés dans plusieurs villages, dont le principal est Anguilla. Elle est occupée, depuis 1666, parles Anglais.
" ANGUILLADE {ghi, et II mil.) n. f. Coup donné avec une peau d'anguille, et par ext., avec un fouet, un mouchoir tortillé, ou toute autre chose semblable.
ANGUILLAIRE {ghi, et II mil. — de Anguillara, n. prop.) adj. Genre de méianthacées-mélanthées, renfermant des plantes herbacées voisines des ornithoglosses et qui se trouvent en Australie et dans la Terre de Van-Diémen. Syn. de ardisie.
Anguillara, gros bourg de la Vénétie, à 28 kilom. S. de Padoue, sur la rive gauche de l'Aeide; 4.300 hab. — Il existe aussi un village de ce nom dans le Latium, (prov. de Rome), sur le lac Bracciano ; 1.300 hab.
AnguILI^RA (Giovanni Andréa Dell'), poète italien, né à Sutri (Toscane) vers 1517, mort vers 1570. Il eut une existence assez agitée. On lui doit une traduction en vers des Métamorphoses d'Ovide, qui jouit en Italie d'une grande réputation. Il traduisit aussi le premier livre de VEnéide. Il a également laissé quelques odes, quatre satires, un Œdipe-Roi.
Anguillara (Louis), médecin et botaniste italien, né à Anguillara (Etats de l'Eglise) vers le commencement du xvi« siècle, mort en 1570, aété mis avec raison au nombre do ceux qui ont le mieux réussi à rattacher les connaissances botaniques modernes aux anciennes. Pour arriver à reconnaître les plantes mentionnées dans les auteurs grecs et latins, il fit de nombreux voyages et acquit de vastes connaissances et une grande célébrité. Il consigna le résultat de ses travaux dans quatorze lettres sur les simples, où sont décrites exactement une vingtaine de plantes nouvelles.
ANGUILLARD [ghi, et iZ mil. — rad. anguille) n. m. Nom vulgaire du prêtée, batracien aveugle. V. protée.
anguille {ghi, et // mil. — lat. anguilla; de anguis, serpent) n. f. Poisson d'eau douce à peau visqueuse et très glissante, dont la forme rappelle celle du serpent, et qui est recherché pour la délicatesse de sa chair : L'anguille vit dans les eaux courantes. (Valenciennes.)
Qui
Uanguille au corps cl'arjrent
udit, serpente, et glisse en s'alloniieant.