V. HOMME, INSTINCT
Animaux fabuleux et symboliques, — De tout temps, les animaux ont été choisis, suivant leurs instincts, pour symboliser telle vertu ou tel vice; par suite, ils ont été 'iunnôs pour attributs aux dieux et aux héros, aussi bien chez les drocs (|uo chez les Romains. Il nous sufHra de citer : l'ai^rlo, consacré au maître des dieux; lo paon, à l'nrj^'uoiHouse Junon; le hibou, à la vigilante Minerve; le porc, à la f.-oondo Cérès ; la biche, à Diane la chasseresse. Sutis roinpu'o des idées de métempsycose, certaines formes ainiiialos servirent d'instruments de châtiment pour punir los ulfenses envers les dieux. L'indiscret Actéon fut changé eu cerf; Progné, en hirondelle; Philomèle, en rossignol; Térée, en épervier; l'industrieuse Arachné, eu araignée; les pavsans qui avaient refusé de l'eau à Latone, en grenouilles, etc. Plusieurs animaux fameux dans la Fable prirent place dans le zodiaque, par suite d'associations d idées cjui nous échappent en partie aujourd'hui.
La plupart des peuples de lantiquité orientale nous offrent une symbolique animale que leurs sculpteurs ont traduite dans leurs œuvres. C'est ainsi que les statuaires assyriens donnent la forme du taureau aux dieux dont ils veulent célébrer la force et la puissance créatrice; quo les brahmanes coiffent dune tête d'éléphant Ganéga, le dieu do la philosophie et des belles-lettres, parce qu'ils regardent le pachyderme comme le plus sage des animaux.
Parfois, les artistes anciens, voulant exprimer plusieurs idées par un seul svmbole, créèrent des animaux fantastiques, comme la chimère, qui était lion par le devant du corps, dragon par la partie postérieure, et chèvre par le milieu ; ou le spfiiux, qui avait communément la forme d'un lion ailé, avec un buste et une tète de femme. Mais l'idée symbolique se perdit le plus souvent, et il ne resta qu'un motif d'ornementation qu'employèrent à profusion les décorateurs. Bien entendu, autour de tous ces animaux comme autour dos dieux et des héros, naquirent des légendes ot des fables.
Le christijmismo n'échappe pas à cette habitude de 1 esprit antique : Jésus-Christ a été représenté sous les figures symboliques do l'agneau (victime innocente), du lion (la force), du pélican (la charitéi, du poisson. Cette dernière nguro était dovomio. ^ians les premiers siècles de i'Kglise, d'un usa-'- iiih\ (-.>■;, ,, raivni, .i,. .■,n,. circonstance que lo mui -i ■ .. p Ms^nii, Mil] tir, par les lettres dont il se r.i , , . , n i ii,.- i,-^ m -i^ I. çoiis ChristosTheonVios S-..'. . ,^[;i si-iuin'iii .l.-Mis-L'hnbl lils de Dieu Sauveur. ^ - i -
L'art chrétien eut. comme l'art grec, ses bétes fantastiques : les quatre animaux, ayant chacun six ailes ot cou-