ANIMATION
vorts d'youx, placés par Y Apocalypsi: aux nuatro angles du trûoo de Diuu ; les (luatre animaux douites pour allributs aux ûvungùlistes ; le lion  saiut Marc, l'aiglo ù Haitit Jouii, le bwul'àsaiut Luc. l'Iiomme ailéà»aint Matthi(;u, sont là pour lo prouver. Ea dehors des symboles religieux, lo moyen ûgo créa un bestiaire fantastique, ot hideux le plus souvent ; les noms manquent à la plupart do ses créa-
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..■iir. Av.- la li.i,, ln.-lt,'in:iircs pcrsis ai)prucherent do plus en plu
ïjur SOS murs, ses ut un monde de guivros, do .(ui-s, de gargouilles, d'or- ' - los plus disparates, et quo iri.Jant, avec un rare bonlornics animales purement e longtemps ; mais elles so , do la nature, et los artistes --iployérent surtout les animaux du blason : le lion, l'hippogrili'e, la salamandre, qu'ils associèrent aux animaux employés i>ar l'antiquité.
Animaux (Histoirh des), par Aristote, traduction française do Barthélémy Saint-Hllaire (1884). Cet ouvrage, qui contient la zoologie des anciens, se compose do neuf livres. Nous possédons deux traductions françaises do l'//iston-e des animaux d'Aristoto : celle do Camus, publiée en 1783, ot celle do Barthélémy Saint-Hilairo.
Animaux (Traité du mouvement des), par Aristote. Co traité, divisé on onze chapitres, fait partie des Fari-a naturalia, opuscules réunis eu un volume, sous le titre général do Psyeholor/ie d'Aristoto, par Barthélémy Saint- Hilairo, dans sa traduction française des œuvres du plulosoplio grec.
Animaux (Traité des parties des), par Aristote, traduit pour la première fois en français par Barthélémy .Saiut-Hilairo (1885). Cet ouvrage, qui contient l'anatoniie et la physiologie comparées des anciens, so divise on quatre livres, subdivisés eux-mêmes en chapitres.
Animaux (Traité de la marche des), par Aristote, traduit en français pour la première fois par Barthélémy Saint-Hilaire (1885). Ce traité est un opuscule divisé en di.x-neuf chapitres. L'objet que s'y propose l'auteur est do comparer, dans tout le règne animal, los organes et la fonction de la locomotion.
Animaux (l'Evolution mentale chez Les), ouvrage philosophique, par (Jeorges John Romanes, traduit en français par Henry C. de 'Varigny (1884). L'objet de cet ouvrage est d'esquisser de la façon la plus scientifique possible l'histoire probable de l'évolution mentale chez les animaux. L'auteur, disciple et ami de Charles Darwin, a porté dans l'étude de la psychologie comparée le point do vue do ce naturaliste, c est-à-dire fait jouer lo plus grand rôle à la sélection naturelle dans le développement psychologique des animaux.
Animaux utiles et nuisibles (Leçons sur les), par Cari Vogt, traduction française (1882). Ce charmant et très intéressant ouvrage est le résumé de dix leçons faites à Genève par l'illustre professeur. Le texte primitif a été revu en 1882 par l'auteur. Cari Vogt, en traitant des animaux nuisibles et utiles et des bêtes méconnues et mal jugées, entend se placer au point de vue exclusif de l'égoisme économique et humain, sans se préoccuper de la question du bien et du mai dans la nature. L'objet de ses leçons est donc limité aux animaux utiles ou nuisibles à l'homme.
ANIMAL, ALE (lat. animalis) adj. Qui a rapport à l'animal : La faculté de sentir et de se mouvoir forme le caractère de la nature animale. (Cabanis.)
— Qui appartient â l'être matériel, par opposition à ce ([ui appartient à l'être intelligent : La partie animale de l homme influe souvent sur la partie raisonnable. (Acad.)
— Poétiq. La gent animale. Les animaux.
— Dans la langue scientifique, l'adjectif animal se joint à un certain nombre de substantifs pour former des locutions dont voici les principales : Matière, substance, etc., animale. Qui entre dans la constitution des animaux : Les substances animales sont des composés d'hydrogène, de carbone, d'azote et d'oxyyéne. Il Alimentation animale. Qui est tirée, qui provient dés animaux : Les aliments animaux sont plus multipliés que les aliments végétaux. (Fourcroy.)
Il S'empl. surtout par opposition à alimentation végétale.
— Charbon animal ou noir animal, Mélauge de cfiarbon très divisé ot de sel terreux, provenant de la calcination des os en vases clos : Le charbon animal possède à un très haut degré des propriétés décolorantes qui le rendent très précieux pour le raffinage et la purification du sucre.
— Règne animal. Ensemble des animaux (se dit corrélativement à règne végétal, règne minéral).
— Vie animale. Ensemble des fonctions de relation (so dit par opposition à vie organique ou végétative).
— Fonctions animales, Fonctions de relation (se dit par opposition à fonctions végétatives).
— Echelle animale, série animale. Ensemble des animaux, conçu comme formant une suite de termes d'une perfection croissante, à partir de l'éponge jusqu'à l'homme, inclusivement. 'V. SÉRIE.
— Chaleur animale, Chaleur que les animaux ont la faculté do produire en eux-mêmes. V. chaleur.
— Température animale, Température extérieure ou interne des animaux.
— Anatomie animale, Etude de l'organisation des animaux (se dit par opposition à anatomie végétale).
— Chimie animale. Partie de la chimie qui s'occupe do l'analyse des substances animales (se dit par opposition à chimie végétale et à chimie minérale).
— Magnétisme animal. Nom donné à un fluide, à un agent hypothétique que l'on a assimilé au magnétisme des physiciens, qui, émanant à volonté d'un individu pour passer dans un autre, produirait dans ce dernier des phénomènes insolites. V. hypnotisme, et magnétisme.
— Esprits animaux, N'om donné autref. à un fluide subtil hypothétique formé, disait-on, dans lo cerveau, cl circulant dans les nerfs. V. esprits.
ANIMALCULAIRE adj. Qui tient des animalcules, qui a
rapport aux animalcules.
ANIMALCULE (diminut. de animât) n. m. Zool. Animal d'une excessive petitesse (on ne le dit guère que des animaux qui no .sont visibles <]u'à l'aide du microscope) : Ilyn une quantité inépuisable rf animalcules dans l'air que nous respirons, dans t'eau que nous buvons, etc. V. infcsoirks.
— Pbysiol. Animalcule spermatigue. V. spermatozoïde.
ANIMALCULISME lliis) n.ra. .Système erroné d'après lequel leinbryon animal no serait qu un animalcule Kperniatiquo très développé. Il On dit aussi animalismb.
ANIUALCULISTE Itiss) n. m. Partisan dcl'aDimalculiame.
ANIMAIXSQUE {lest) adj. Qui tient de l'animal. : Ile$
habitudes AM.MAI,ESgUES.
ANIMALIER [é, n. m. et adj. Poinlre, sculpteur d'animaux : /large a été un ANIMALIER, un iCUlpteur ANIMALIER
remarquable.
— Lncycl. On désigne sous ce nom l'artiste, peintre oa sculpteur, qui s'arlonne spécialement & la représentation dos animaux. Dans l'antiquité grecque, ainsi qu'au moyen âge, bien quo l'on puisse citer de très beaux animaux sculptés  ces deux époques, cependant, les purs animaliers furent très rares. L'attention desartistes était ailleurs. L'art égyptien ot surtout l'art assyrien sont plus riches d'observation exacte et variée. La lionne blessée et lo lion blessé, du Musée britannique de Londres, sont des morceaux d'une surprenante intensité.
Dans l'art moderne, ce n'est guère qu'au xvii» siècle, avec le Flamand Snyders, puis, à la tin du siècle, avec les Français Desportes ot Oudry (en attendant les Huet, au .wiii» siècle), quo les animaux devinrent un « genre • en peinture. Au xix' siècle, la sculpture s'en empare : non pas pour en faire un simple motif de décoration ou d'ornementation banale d'architecture fcomme les inoffensifs lions du palais Mazarin), mais pour en étudier le caractère expressif et l'allure générique, comme Cuvier en avait étudié le mécanisme intérieur et l'ossature. Le Muséum, fondation d'abord scientifique, est devenu ainsi par surcroît un laboratoire artistique de haute portée. Nommer nos meilleurs animaliers, conune Barye ou Frcmiet, c'est nommer quelques-uns des plus grands sculpteurs du siècle. Gain, Lançon, Gardet, enhn, pour nous borner à quelques noms, sont les dignes héritiers de cette lignée récente, et d'autant plus forte qu'elle s'est formée directement à l'étude do la nature.
ANIMALISATION {si) n. f. Nutrition animale, transformation des aliments en substance animale : Z'animalisa- TlON élimine les substances non assimilables.
ANIMALISER v. a. Transformer en substance propre au développement ou à l'entretien du corps de l'animal : La digestion commence et ta respiration achève rf'ANiMALl- SER les aliments, il Réduire aux instincts, aux appétits, aux goûts de l'animal : Le philosophisme animalise l'homme, la religion le divinise. (Boisto.) il Au part, pass., outre les sens du verbe. Qui contient des substances animales : Engrais animalise.
S'a.nimaliser, v. pr. Etre animalise, transformé en substance propre à l'entretien du corps de l'animal : On entend par . aliments . les substances qui. soumises à l'estomac, peuvent s'anuialiser par la digestion. I Brill.- Sav.)
— Par ext. Se rabaisser à l'état de l'animal : Se livrer aux passions brûlâtes, c'est, à vrai dire, s'anlmaliser.
ANIMAUSME liss) n. m. V. ANIMALCULISME.
ANIMALISTE ,liss) n. m. Partisan de lanimalismc.
ANIMALITÉ n. f. Ensemble des propriétés qui caractérisent les êtres composant le règne animal ; Aucun être doué de (animalité n'offre moins de quatre principes constituants : l'oxygène, l'hydrogène, le carbone et /'a:o/e. (Richerand.) n Le règne animal, par opposition au règne végétal : Z. 'animalité n'est point une chose assez déterminée pour qu'on puisse établir le point où elle finit et celui oit le végétal commence. (Bory de St-Vinc.) il Ensemble des facultés purement animales, paropposition aux facultés humaines : La sagesse ou la science nous fait sortir de /'animalité. (Virey.)
— Encycl. Les animaux ont. comme l'homme, une physionomie, et cette physionomie leur donne avec noiis une sorte de ressemblance. Quelque grossière que soit cotte ressemblance, elle est suffisante pour nous rappeler, en voyant la face des animau.x, les idées de finesse, de courage, de douceur, de férocité, que nous donnent les traits analogues de certaines physionomies humaines.
C'est sur cette simple observation quo Lavater a prétendu fonder une science tout entière. V. pbïsiognomonie.
Lavater a posé en principe que tout homme a une ressemblance plus ou moius prononcée avec quelque animal, dont le caractère primitif influe sur le sien ; à tel point que, " si les âmes étaient visibles aux yeux, on verrait distinctement cette chose é'range, que chacun des individus de l'espèce humaine correspond à quelqu'une des espèces de la création animale ■. Sans vouloir préconiser ce système comme incontestable, on peut dire qu'il est loin d'être aussi chimérique qu'on l'a prétendu. La physionomie humaine ne fait souvent que refléter les instincts, les inclinations qui viennent, pour chaque homme, de sou analogie avec certains types d'animalité. Aussi le carac-, tère des tendances animales se lit-il tout aussi bien, mieux peut-être, dans la conformation stiuelettologique do la face que dans les reliefs partiels et les contours du crâne. C'est ce (ju'ont vu avec tant d'intelligence les statuaires de l'ancienne Grèce, pour qui, néanmoins, l'anatomie du cerveau était un livre inconnu. A ce sujet, il importe de remarquer que, pour étudier les rapports physiologiques de l'homme avec ses habitudes extérieures, les artistes grecs se sont touiours ^jlacés au point de vue commun de l'animalité. Dès lors qu'un penchant décidé, nne affection irrésistible ont déterminé le caractère d'un animal, touto leur habileté s'est appliquée à les exprimer sur la figure de l'homme, et même do la divinité qu'ils avaient à produire, en les représentant fidèles et aimants comme le chien, cyniques comme le singe, nobles et forts comme le lion, etc.
ANIMAL-PLANTE n. m. .\nimal qui ofl*re, par sa forme, quelque analogie avec la plante. V. zoophyte.
ANIMATEUR, TRICX n. et adj. Qui anime, qui a la faculté d'animer : Principe animateur.
ANIMATION \si — lat. animatio, âme, vie) q. f. Action
ANIMATO - ANISANTHE
rt'animer, résiiltat de cette action : ^'animation du fœtus n arrive qu'après quarante jours.
— Par ext. Eclat des couleurs, vivacité dans 1 expression de la physionomie : ^'animation du teint. Il Dans le sens moral, Vivacité, chaleur : Parler avec animation.
« Emportement, colère : Apaiser Tanimatton de quelqu'un.
— En T. d'alchim. Se disait, dans la transmutation des métaux, lorsque la terre blanche foliée devait fermenter avec l'eau pfiilosophique ou céleste du soufre.
ANIMATO, mot italien signifiant animé et qui, mis en tête d'un morceau de musique, indique qu'il doit être exécuté avec chaleur, avec animation.
ANIME n. f. Corps de cuirasse en usage du xv< au xvii' siècle et formé de lames d ai ler imbriquées en queue d'écrevisse pour permettre les flevions du corps
— Encycl. Cette défense de corps, qui est lamême que le halecret ou ecre visse, était surtout portée par les gens de pied et ceux qui combattaient à bord des navires. Maints auteurs du xvi« sie cle entendent par le mot aniyne toute défense de corps, même en cuir. Un des plus remarquables exemples d'animes que l'on puisse voir est fourni par le beau harnois du Musée d'artillerie de Paris, dit 1'" armure aux Lions «.C'est un travail italien, ou peut-être augsbour geois, imitation de celui des Negroli de Milan, datant de 1550 environ. Anime.
ANIMÉ n. f. Résine d'un jaune de soufre, très odorante, qui découle d'incisions faites au tronc de certains arbres de l'Amérique du Sud : Z, 'anime est en fragments jaunâtres, demi-transparents, d'ut^e odeur suace, et ressemble à la résine copule, dont elle ne diffère que par sa grande solubilité dans l'alcool. (Nysten.)
ANIMÉ, ÉE adj. Doué de vie, plein d'animation : Un être animé.
ANIMELLES n. f. pi. Anat. Glandes salivaires situées au-dessous de l'oreille, le long de la mâchoire inférieure.
— Art culin. Mets composé avec des testicules dammaux, particulièrement de bélier. — Une animelle.
— Enctcl. Art culin. Les animelles se préparent comme les rognons ; sautées, aux champignons, etc. On les fait aussi frire, et on les assaisonne d'un jus de citron ou d une sauce très épicée. Les animelles sont surtout estimées en Espagne et en Italie, où, dit-on, le préjugé de Louis XV, qui leur attribuait des propriétés aphrodisiaques, subsisterait encore en leur faveur.
ANIMER (lat. animare; de anima, âme) v. a. Donner l'âme le principe de la vie : La Fable dit que Promélhée k^mii la statue d'argile qu'il venait déformer, n Vivifier : Le soleil anime tout de sa chaleur.
L'homme anime le marbre et fait vivre l'airain-