‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 335 sur 828 · L.\ Fontaine · texte numérisé non relu

L.\ Fontaine

Il Dans un sens analogue provisions, son marché.

, Faire i

Ht, pour Faire ses

— La mi-août. Le quinzième jour du mois d'août : Notre- Dame de LA MI-AOÛT.

— Prov. :

En août et en vendanges.

il n'y a ni fêtes ni dimanches,

Les travaux de la moisson ou de la vendange ne peuvent être interrompus pour quelque raison que ce soit ; et fig..

tout négliger pour les remplir, ii Ce sont faucilles après août. Se dit d'une chose qui vient trop tard, et correspond à cet autre dicton plus connu : C'est de la moutarde après dîner. Il En moissonnant se passe l'août, On ne s'aperçoit pas de la longueur du temps quand on travaille.

Qui dort en août,

ïiori h son coût.

Celui qui ne sait pas profiter du temps favorable pour travailler s'en repent plus tard.

Quand il pleut en anùt, Il pleut miel et nioiit.

Les pluios du mois d'aoilt sont favnralik-s â la végétation florale, et surtout au raisin, ii Bourbes en mai, épis en août, Les pluies de mai présagent une bonne récolte.

— Encycl. Le mois à'aoât n'a pas toujours tenu dans le calendrier le rang qu il occupe aujouri 1 ui Chez 1 s I a tins, dans l'ori-

parce qu'il était alors le sixième mois de l'année.

Pour complaire à l'empereur Auguste, on changea la dénomination de sextilis en celle à.'Au(justus, d'ouest dérivé par corruption notre mot août. Le mois sextilis venait immédiatement après celui qui portait le nom ( m^il de Pierre Raymond [loivr ])

de Jules César,

juillet ijulius) ; c'était d ailleurs dans le mois sextilis qu Auguste avait été revêtu pour la première fois de la dignité consulaire, que trois fois il était entré en triomphe dans la ville, qu'il avait reçu la soumission des soldats occu|iant le Janicule, qu'il avait subjugué l'Egypte, et mis nn â la guerre civile.

Napoléon I''', qui n'avait pas de patron dans le calendrier romain, et qui, à l'école de Brienne, avait bruscmoment répondu à une question de l'aumônier que Napoléon était un saint corse, avait adopté le 15 août, jour de sa naissance, pour sa fête, et pendant les deux Empires on la célébra publiquement.

Dans le calendrier républicain, le 1" août correspond au 13 ou au 14 thermidor, suivant les années; et le 31, fin du

mois, au 13 ou au 14 fructidor. Pour la concordance générale, V. CALENDRIER RÉPUBLICAIN.

Août 1789 (NUIT DU 4), séance de l'Assemblée constituante, célèbre dans l'histoire de la Révolution française. Commencée le 4 août 1789 à six heures du soir, elle se prolongea jusqu'à deux heures après minuit. Au cours de cette séance fut décrétée, sous le coup d'un élan d'enthousiasme, l'abolition de tous les privilèges féodalisés. Les propositions successives du vicomte de Noailles, du duc d'Aiguillon, de Le Guen de Kérengal, d'autres encore, y furent, malgré les efforts de Dupont de Nemours, désireux de faire respecter la loi, votées â l'unanimité, au milieu d'un enthousiasme délirant. En voici le résumé : abolition de la qualité de serf, du droit de mainmorte, des juridictions seigneuriales, de tous les privilèges et immunités pécuniaires; suppression du droit exclusif de chasse, des colombiers et des garennes, du droit de déport et vacat. des annates, de la pluralité des bénéfices, des pensions obtenues sans titres: faculté de remboursement des droits seigneuriatix ; remplacement de la dîme par une taxe en argent; égalité d'impôts, à compter de 1789; admission de tous les citoyens aux emplois pubHcs; suppression de la vénalité des offices et gratuité de la justice ; réformation des jurandes; abandon des privilèges particuliers des provinces et des villes ; célébration d'un Te Deum solennel ; titre donné à Louis XVI de Restaurateur de la libei'té française. Dans la séance du 1 1 août eut lieu, après une certaine résistance do la part des privilégiés dégrisés, le vote de la rédaction définitive, qui est la même, quant au fond, que celle adoptée provisoirement dans la séance même dite Nuit du 4 Août.

Août 1792 (journée du 10), une des journées importantes delà Révolution française, où les sections, depuis plusieurs jours en permanence, débutèrent par nommer,

dans la nuit, d< pour sauver i de Ville et ) pela depuis bespierre. C< nier, Fabre Commune s'attaqua

i^l.^t^Ués,

pouvoirs illimités, rendirent à l'Hôtel I : Mil 1]. alité par ce qu'on ap- ■\ où on remarquait Ro- I . I ;;' iiul-Varennes, M.-J. Ché- , Hébert, Chaumette , etc. La Tuileries, s'empara du château à la suite d'une décharge meurtrière des soldats qui l'occupaient, et massacra les Suisses. Dès le début de cette sanglante journée, Louis XVI, avec sa famille, avait quitté les Tuileries, et s'était réfugié à l'Assemblée nationale, en donnant l'ordre, mal suivi, de cesser le feu. Il put entendre prononcer sa propre déchéance, de la loge tn Ini/nijraphe, où on l'avait relégué. Le /O aoi'it devint une iVi*^- nationale, qui s'est célébrée jusqu'au Consulat.

Août 1830 (7). A cette date furent proclamés par la Chambre, à une immense majorité, la déchéance de Charles X et l'avènement du duc d'Orléans au trône sous le nom de " Louis-Philippe w . Fleury, député de l'Orne, ayant émis l'avis de consulter la nation : Allons donc l s'écria Casimir Perier, et l'on se hâta dépasser au vote, qui donna 186 voix pour, et 33 contre. De là la qualification de monarchie bâclée, employée par les mécontents. Deux jours après, le 9, Louis-Philippe prêta serment en séance royale.

AOÛTAGE {a-ou) n. m. Sorte do redevance seigneuriale, qui se payait lors dp la moisson et originairement par une quote-part de la moisson. Il Travaux de la campagne qui ont lieu au mois d'août. Syn. de aotjt.

AOÛTAT n. m. Entom. V. trombidion.

ral.I

AOÛTER [a-ou — rad. août) v. a. Rendre mûr : Aoùter des fruits. Il Transformer en bois les bourgeons des arbres : Les pt'piniéi'istes doivent apporter une grande attention au moment où les arbres aoûtent leurs branches. (De Morogues.) I! Faire les travaux des champs, et particulièrement la moisson.

AoCité, ée, part. pass. du v. Aoûter, et adjectif. Mûri par la chaleur d'août, il Hortic. Bourgeon aoû/è. Bourgeon bien formé, arrivé à son point de développement, il Branche aoûtée. Qui peut supporter les gelées, et fournir, au printemps, des greffes, des boutons.

Aoùtep, V. n. et plus communém. S'aoûter, v. pr. Se dit des bourgeons des branches qui se fortifient, qui s'endurcissent en août.

AOÛTERON [ou — rad. août) n. m. Ouvrier à demeure ou temporaire qui fait les travaux des champs, et surtout la moisson, au mois d'août, ii On dit aussi aotîteur, euse.

AP, modification du jiréfixe ad, qui a lieu, par assimilation de consonnes, quand le mot auquel il est adjoint commence par /) .■ a\^prèhender, etc.

Apa, rivière de lAmôrique du Sud, affluent du Paraeuav, qui sépare le Bré'^il et la répuldique du Paraçrua>

Apaches 1. s

pi, N.iid dw

1 \ii

ablu

Irontii re qui scparo du M.-Mqueleï, Etats Unis du Nord. — Un Apache.

— Encycl. Les Apaches ont été long- ApiLhes temps confondus,

sous la dénomination do « Cliichimt ques> , avec d autres populations qui étaient complttement étrangères a leurs moeurs et à leur caractère. Tandis que celles-ci acceptèrent la civilisation, qu'elle vînt de 1 empire aztèque ou des Espagnols. les Apaches, guerriers et chasseurs, ivres d'indépendance, repoussèrent toutes les avances qu'on put leur faire, et commencèrent contre la domination espagnole une lutte qui dure encore avec les Etats-Unis et le Mexique. En 1862, 1869, 1871, dans le Nouveau -Mexique et TArizona, les généraux américains Carleton et Ord massa- 7 — Oî

crûrent sans pitié les Apaches. En 1880, ceux-ci, soulevés par de nouvelles atrocités qu'ils eurent à subir, se révoltèrent, mais ils furent vaincus encore une fois et se résignèrent à accepter les réserves que les Etats-Unis leur accordèrent.

Les Apaches, doués d'une agilité et d'une vigueur extraordinaires, sont rasésirusé comme un Apache), hardis et féroces. Polygames, ils laissent aux femmes tous les travaux, même" les plus pénibles, et se livrent uniquement à la chasse ou à la maraude. En échange de peaux de prix ou des q^uelques pépites que le hasard leur fait rencontrer, ils acquièrent des carabines Remington dont ils se servent habilement. Leur rehgion est simple : ils reconnaissent l'existence d'un Etre suprême, qu'ils nomment Yastasitan-ne, capitaine du ciel. Mais, comme ce dieu ne se préoccupe en aucune façon du monde qu'il a créé, les Apaches ne lui vouent aucun culte ; ils réservent leurs prières et leurs offrandes au « Mauvais Esprit " qui distribue à son gré le bonheur et le malheur, par l'intermédiaire des sorciers, qui seuls ont sur ce peuple une réelle influence.

Apaczai ou Apatzai (Jean), savant transylvain, né à Apacza, mort on 1659. professa avec éclat àWeissembourg. Partisan de la philosophie de Descartes et de plusieurs opinions presbytériennes, il se fit un grand nombre d'ennemis et mourut "en exil. Ses principaux ouvrages, une Encyclopédie (1653) et une Logique (1656) sont en madgyar.

APACTIS(//5s — du ^T. a Y>riy., et paktos,ûxé) n. m. Genre mal connu, créé pour un arijre du Japon, très rameux, à fouilles alternes, pétiolées, serrées, à grappes terminales.

APADÂNA, recueil pâli qui raconte les vertus des moines et religieuses bouddliiqucs, et les récompenses que leur ont valu ces vertus dans leurs existences passées. Il Salle des réceptions solennelles dans les palais des rois de la Perse antique.

Apadno, lieu situé entre la mer Caspienne et le golfe Persique, et où périt Antiochos Epiphane. Selon les commentateurs, le prophète Daniel en parlerait lorsqu'il dit que l'Anteclirist dressera sa tente à Apadno, entre les mers, sur une montagne illustre et sainte.

APAGME (gr. apoqma, fracture) n. m. Ecartement d'une fracture transversale ; abduction.

APAGOGE ou APAGOGUE (gr. apagogê) n. m. Manœuvre des armées grecques, adoptée par les Romains, par

APAGOGE (gr. apagogê) n. f. En droit athénien. Procédure criminelle suivie en cas de flagrant délit.

APAGOGIE (du gr. opagof/ê) n. f. Raisonnement par lequel on démontre la vérité d'une proposition, en prouvant l'absurdité delà proposition contraire.

APAGYNE (du gr. apax^ une fois, et gunê, femme) adj. Se dit des plantes qui ne fructifient qu'une seule fois. Il Syn. de monocarpien,

APAISEMENT n. m. Action d'apaiser; état de ce qui est apaisé : X'apaisement du vent, d'une tempête.

— S'empl. le plus ordinairement dans le sens moral : /.'apaisement de-^ passiotis, des discordes civiles.

— Anton. Déchaînement, embrasement, excitation, fermentation, fomentatiop incitation, provocation, surexcitation.

APAISER {du lat. ad, vers, et pacem, la paix) v. a. Calmer : Apaiser les flots, le vent, il En parlant des choses morales ou personnifiées. Rendre moins vif, moins violent, adoucir: Apaiser Kne émeute, une querelle, une passion.

— Par anal., en parlant des personnes. Adoucir, fléchir : Apaiser un fou, un furieux.

— - Particulièrem., Satisfaire, assouvir : Apaiser la soif, la faim.

S'apaiset*, t. pr. Se calmer, au prop. et au fig. : Les vents s'apaisent. L'avocat s'apaise ou s irrite au gré de sa partie. (D'Aguess.)

— Syn. Apaiser, calmer, pacifier. Apaiser, c'est ramener par degrés un calme entier et permanent. Calmer, c'est produire un adoucissement du trouble. Pacifier, c'est faire cesser des troubles, des différends par voie de négociation et d'acconimoilement.

— Anton. Allumer, attiser, déchaîner, embraser, entretenir, envenimer, exciter, fomenter, inciter, irriter, provoquer, souffler, stiaiuler, surexciter.

ApalACHES, nom d'une peuplade indienne de l'Amérique du Nord, jadis puissante, qui résidait près des mih tagnes du même nom ; elle émigra en masse pour s -la blir. partie au S. de l'Etat de Géorgie, partie sur la rivo occidentale du Mississipi et sur les bords de la rivière Rouge, où on en retrouve encore quelques individus. Le groupe des langues apalaches comprend notamment, d'après Fr. MuUer, le chérokee, le kataba, le chakta, le kreek, le natchez. — Un Apalache.

Apalaches (monts). Géogr. v. Alléghanys.

Apalaghie ( baie d'), baie de la côte de la Floride (Etats-Unis), partie orientale du golfe du Mexique.

APALAGHINE (rad. Apalaches) n.f. Arbrisseau de l'Amérique septentrionale, du genre des houx, famille des aquifoliacées ou ilicinées, qui croît particulièrement sur les monts Apalaches, et dont les feuilles, préparées en infusion, ont des propriétés vomitives ; c'est VUex votnitoria. Il fournit le thé des Apalaches.

APALAIRE (lat, apalare, de apala [sous-entendu <

œufs mollets) n. m. Apalaire.

Ustensile decuisine .

des anciens, cité par Apicius, et qui servait à faire cuire des œufs mollets. On a trouvé à Pompéi une sorte de poêle à petits enfoncements hémisphériques qui semble bien être l'apalaire d'Apicius et d'Ausone.

APALAT (la). APALATOU OU APALATOA n. m. Genre de lêgumineuses-césalpinées, comprenant des arbres originaires de l'Amérique tropicale.

APALE M. m. Bot. Syn. do bu'.nnonpkrmk.

APALCSTBE (/(}5« — du gr. apriv., ot luilnifttrn, palostre1 II. ot, ailj. So disait, ciiez les Grecs, do coux qui otaionl inhabiles aux jeux gjniniiiuos.

Al'ALi:

Al' AT LU A

APÂLIR V. n. Dovonir pàlp. (Vieux.)

Rendre pàlo : Je 'l'APÀLiitAis point sous des tjHt

onir pal . i\o:Jen landes de fleurs ton front de set

. (Molanio Waldor.)

ApAUT, bourg des Philippines, Ue do I.u<;oii (prov. de la Pampanga), sur le rie Grande do la Pampanga, tributaire (le la baio do Manille; 10.150 hab.

APALOCHLAMYS {kla — du gr. apalus, tondre, ot khlamus. iinn.|iii'i ii. m. Bot. Syu. do cassinia.

APALODERME(ilu gr. apalos, mou, ot dcmia, peau) n. m. Section du genre courouoou. V. ce mot.

APAMA n. f. Bot. Syn. de bragantie.

ÂPAMÉ, fille d'un satrape de la Bactriano, dpousa en 325 av. J.-C. Soloucos Nicator, l'un dos généraux d'Alûxandro, et. dunna .son nom ù plusieurs villes, notamnuMiL à ApanK'e on Syrie— Une autre Apam^;, lillo d'Antiochos Sùtcr ot do Stratonico, épousa Magas, roi do Cyr(>no.

ApamÉE, nom de plusieurs villes de l'Asio ancienne : Apami-:i:-si u-l'Oronte, on Syrie, au S.-K. d'Antioche. (Elle lut l'ondée, ou plutôt agrandie, par Seloucos Nicator, qui l'appela Apameia, du hdhi de s.-i fomme Apamë, et y établit (les entrepôts et Mr , li,jr;i-. l'il» fut célôbro au temps dos croisades snus In nnni >li' /-f/'^r//. 11 on reste beaucoup de ruines, pr-'^s la j^-iii,- ini^n-ss,. ,lo Kalat-el-Moudik) ; — Ai'\MM ' !'...■:,, , -.iii,. batio aussi par Soleucos Nicati'i , I I I :■ ^ : il' IKuphrate, presque en face do Z< II. i: I \ , '■ .^ - Ai'AMÉE de Mésène, ap-

pelée /'/',/'/ I II i'I: M' \ ill ■ -il' Cbaldée, près du confluent du Tigre ei 1.' I l''.iiplu-;iie, dans l'île de Mésène. Auj. Kornuli:— Ai-ami';h Rhagiane, on Modie, au S. de la mer ('asi)ienne, pies des Portes Caspiennes ; — Apamék de Bithynir, fondée par une colonie de Colophon et agrandie par Prusias, prise par Lucullus en 75 av. J.-C. — Apamée-Kibotos, appelée aussi Apamée-sur-le-Méandre. (Cette ville fut bâtie par Seleucos Nicator, près des sources du Méandre, à l'extrémité do la Grando-Pbrygio, tout près do la frontière de Pisidie. Elle fut pouplco surtout par les habitants do la ville voisine de Célèues. Auj. Aidin-Guzel-Hissar.)

APANAGE (do rt, et du lat. panis. pain; plus directom. du bas latin apanaiiium, pension, revenu annuel accordé aux cadets do famille, et mieux de apanare, donner du pain, doter) n. m. Terres ou certaines portions du domaine royal ou impérial C[u'un souverain donne aux princes non régnants, mais qui reviennent à la couronne après l'extinction des descendants mâles de ceux-ci : Donner une terre en apanage (ou pour apanage).

— Par ext. Ce qu'on a reçu, ce dont on jouit par droit d'héritage : Jamais je îi'ai cru et jamais je ne croirai que la France soit /'apanage d'un homme ou d'une famille. (Napoléon III.)

— Fig. Ce qui est propre à une personne ou inhérent à un Etat, etc. : La raison est /'apanage de l'homme. L'erreur est Tapanage de l'humanité.

— Etre de notre apanage. Nous appartenir :

Le présent seul est de notre apanage.

Voltaire.

— Encycl. L'institution des apanages était inconnue sous la monarchie franque, dont la constitution admettait le partage de l'hérédité royale entre les fils du roi défunt. Sous les Capétiens directs, un principe nouveau fut introduit dans notre droit: l'indivisibilité héréditaire du royaume. Mais alors le roi, de sou vivant, assurait à ses tils puînés (ijui n'étaient pas, comme l'aîné, associés à la couronne) une dotation territoriale — duché ou comté — détachée du domaine à titre do fief; c'est cotte donation qui porte le nom de « apanage «.

L'institution, inaugurée par Henri I**", ([uî donna le duché de Bourgogne en apanage à son fils Robert, ne prit une réelle importance que sous Louis VIII ; mais ce monarque, en la développant, sut la limiter, en stipulant la clause de réversibilité do l'apanage au domaine dans le cas où l'apanagiste décéderait sans héritier direct, et Pliilip|io le Hel alla plus loin en insérant dans un codicille do ui 1 la elauso do réversibilité dans le cas où les héritiers mâles viendraient à faire défaut.

Los apaiiai^ûs ont été, sous la seconde maison île Bourgogne suiiuut, une source d'embarras et même do dangers pour la monarchie. Il serait toutefois excessif do dire qu'ils n'ont jamais eu leur utilité. Au début, ils furent, pour la royauté, un moyen de gouverner des pays conquis en leur donnant des dynasties tirées de sonsei'n. L'apanago d'Alphonse do Poitiers en est un frappant exemple. Mais cette institution no devait avoir qu'un caractère transitoire : elle était bienfaisante en tant qu'elle servait à une œuvre d'assimilation et d'expansion ; elle devint funeste lorsque, cotte œuvre étant accomplie, elle ne répondit plus à un besoin politique.

Cliarles Y, comprenant le péril, décida par un règlement do i:ï74 que les apanages des fils puînés do la maison royale consisteraient, non plus en terres, mais en argent; cette décision resta malbeureusement lettre morte, et l'ortloniianee de inofi disait encore : « I^e domain© do notre couronne ne peut être aliéné que pour apanage dos puînés mâles do la maison do France. » Du moins, cet acte portaiiil 'jue tous les apanages feraient retour à ia couronne, tr;i 1. s et quittes décharges, après l'extinction de la ligne iiLisrulino directe.

1. Assemblée cnu^tituaiKe admit, avec un domaniste du XV siècle. Il '. : , ;. ; \ lain e de terres à l'apana-

gisio n'est -jii ; :ii ir la dotation annuelle

due aa\ lils , r, aux apanages réels,

elle substitua.. , ,,. -v Napoléon I^fitrevivre

les apanages abolis dès 17'J-' : ïesénatus-consuito du 30 janvier ISIO posa tous les principes de la matière. Les apanages furent déclarés inaliénaolcs par le prince apanage, et réversibles au domaine, en cas d'extinction de la descendance mâle.

Suus la Restauration, Louis XVIII s'empressa de faire restituer au duc d'Orléans et à sa sœur tous les biens 'pli leur appartenaient avant 1790, soit par suite do la eoiisiifution d'apanage faite à leur aïeul au xvii* siècle, son par suite d'acqmsitions propres, et qui n'avaient pas

oncoro 6l6 vonduH (18 ot 20 mai )S14). Par la loi du S novembre do la mûmo année, Ioh autrcH nrincos ot princesses do la famille royale rO(;urent, à titro d'uoanago, uno dotation annuelle do 8 millions do franes.quolo roi répartit entre eux. En 1825, la dotation apanugèro do la famillo royale fui lixéo à 7 millions do francs, ot un article spécial ue la loi sur la liste civilo confirma la restitution au duc d'Orléans do SOS apanages, dont la loi du 2 mars 1831 prononça lo retour au domaino do la couronne, en vertu du principe do réversion. Depuis cette époque, il no fut plus (piostion d'apanago; ce mot fut remplacé dans la loi du 2 mars 1832 et lo sénatus-consulto du 12 décembre 1852 par celui do dotation.

— HiUMOGB. : Lucliairo, Manuel des Institutions françaises ; l^U'iode des ('apétiens directs (Paris, 1890); Èumoin, Cours d'histoire du droit français (Paris, 1805).

APANAGER (conserve l'e après Xag devant les voyelles A, o : J'apanageais. Mous apunagcàmes) v. a. Donner un apano^'O. w Apanager une jeune fille, La dolor, l'établir. (Pou usité en co sens.)

— Ane. dr. Donnera un doses enfants quelques biens à titro d'établissement, on le faisant renoncer à la succession paternelle.

APANAGER [jiï), ÈRE adj. DoDuô on apanage, qui coneenie l'apanage. V. ce mot.

APANAGISTE {jiss) n. et adj. Celui ou celle qui possède un apana^'e : Prince apanagiste.

APANON n. ni. Morceau do i'er aplati qui attacho au

trjlN la llerl.r .|-|llie VuitUrC.

APANTHOMANCIE Mu gr. apo, au moyen do; nnthns, fi<'iir, ei tnau/fifi. ^ii\ maiion) n. 1. Divination par les fleurs.

APANTHROPIE (du gr. apo, loin de, et anthrôpos, hniitiiic) [1. I. Méd. Aversion morbide de la femme pour l'honinie ; amour do la solitude, causé par un état maladif.

— Piiilos. Passage do la condition humaine à un étal supérieur ou inférieur; état dans lequel l'âme so dégage dos pensées et des sentiments de l'iiumanité.

APAMTHROPIQUB adj. Qui a rapport à l'apanthropie.

— Substantiv. Celui, celle qui est afi'octé d'apanthropie : Les APANTHROPiQUES sont peut-êtrc les plus malheureux des monwnaîies.

APAPELARDIR (S') [l'iiil. papelard], v. pr. Devenir papelard : taire lo doucereux, l'hypocrite. (Vieux.)

APAR n, m. Nom vulgaire dos tatous du genre tolypeutes.

APARAGEMENT (du V. fr. parage, naissance, qualité) II. m. Mariage assorti, convenable. (Vieux.)

APARCHIES [ki — gr. aparchai, prémices) n. f. pi. Offran<les des prémices des fruits que les Athéniens faisaient aux divinités d'Eleusis, Déméter et Coré.

ApaRCTIENS, nom d'un peuple do la Sarmatie, qui habitait vers lo Palus Méotides. — Un Aparctien.

APARESSER v. a. Rendre paresseux : Les excès de table Ai'AKrssKNT. (Vieux.)

S'aparesser, v. pr. Devenir paresseux, s'engourdir : Le cnrps et it:.spri( s'aparessent cruellement eyi moi par la l'éplrtion. (Montaig.)

APARET(ré) n. m. Clôture d'un pré, barrière.

APARGIA (du gr. ajjargia, nom d'une plante inconnue) u. m. Bot. Syn. do leontodon.

A PARI (mots lat. : a, de, et pari, égal), loc. adv. Par uno raison égale. (Se dit en philosophie, en logique, quand on invoque, à l'appui d'une proposition, des raisons semblables à celles qui établissent telle autre proposition : Conclure a pari.)

Aparicio (José), peintre espagnol, né en 1773 à Alicante, mort en 1838 à Madrid. Se forma à Valence, à Madrid, et à Paris sous David. Le musée du Prado possède de lui deux tableaux d'histoire.

APARINE (du gr. apavinê. gratteron) n. f. Nom de Hinlrjucs isiines du genre galium ou caille-lait.

APARINÉES {rad. aparine) n. f. pi. Famille de rubiacées, roLilerniani les étoilées, les galiées et les aspérulées. — Une

APARlNÉli.

APARISTHMIE {i.tt ~ du gr. a priv., et paristhmia, glandes) n. f. Bot. Section du gonro alcornée.

APARITHMÊSE (gr. aparithmêsis, dénombrement) n. f. Figure do pensée très commune, qui consiste à séparer un tout en ses diverses jiarties, que l'on ônumère successivement. Syn. de énumeration.

Aparni, peuple que Strabon place en Asie, dans le voisinage de l'Hyrcanie, sur les bords de la mer Caspienne. — U7i AparnÙs [nuss).

APARQUES (gr. aparkhai, prémices) n. f. pi. Prémices ofl'ertes aux dieux, chez les Grecs, sur tous les biens qu'ils sont censés accorder aux hommes.

— n. m. pi. Hommes qui étaient envoyés par une métropole pour coloniser et propager le culte d'une divinité, notamment d'Apollon. — Un aparqce.

APARTÉ (lat. a parte, à part) n. m. Nom donné aux exclamations, aux phrases courtes, qu'un personnage en scène jette en dehors du dialogue, et qui sont censées entendues du seul spectateur : Les apartés exigent de l'art et doivent être courts et rares. (Laveaux.)

— Entretien à l'écart; conversation mystérieuse.

— S'empl. adverbialom. : Vers, mots,' qui doivent être dits en aparté.

APARTHROSE n. f. Anat. V. DIARTUR0SE.

APARTIUM [siom') n. m. Bot. Synonyme do spartie.

Aparytes, peuple de la Perse, selon Hérodote. — Un Aparyte.

APATANTHE (du gr. apatê, tromperie, et anthos. flourj n. m. Bot. Syn. do HiERAaiTM.

APATE (du gr. apatê, ruse, fraude) n. m. Genre d'insectes coléoptères xylophagos, famillo dos bostrichydés, renfermant do nombreuses espèces répandues surtout dans les iJ^^^^ régions chaudes du globe, et dont quelques- ^^^' "**■' unes habitent l'Europe : apate capucina (France); apate francisca (Afrique tropicale), etc.

APATÉLIE u. f. Bot. Syn. do saurauja.

APATÉUTE (du gf. apatê, tromperie, et lithos, pierre.

— f/orthogr. ralionn. HcraiC APATi^UTtiK) n. T. Sulfate do fer hydraté ll*Ko*S*0**, dÎHpoHé on rognon» ou en ofâoresL'iMices «lan» l'argilo plastique.

APATÉUM U-om' — du gr. apatê. trompcrio) o. m. Entom. Genre de hupresi/-. Svn. de POLYnoTiiRi».

— Pabont. Amphibieo Hjitiiilo dc« iicliis(«$ hilumÏDeax

de .\Iu[^^U)^appol.

APATHIE fgr. apatheia ; i\q a priv., ci pathos, pasifion) n. f. l'^iat d'une âmo qui n'eut suHceptiblo d'aucuoo émotion : anéantissement dos passion» : Les stoïcien» affectaient une eritit^re apatink.

— Dans le langage ordinaire. Nonchalance, indolcnco extrême, insensibilité complète : Tomber dans rAPATiiiE. Sortir de son apathie.

— Méd. Etat maladif d'insensibilité à la peine et an plaisir, do paresse à se mouvoir : /.'apathie se rencontre souvent chez tes tempéraments lymphatiques.

— Théol. Entière résignation, indiiréronco complète relativement à tout co qui lient aux choses terrestres.

— Encycl. Philos. Dans le sens philosophique ancien, lo mot apathie caractérisait l'état do l'âme devenue inaccessible au trouble des pa.ssions, aux impressions do la douleur ot du plaisir : c'était lo stoïcisme. Dans lo sens moderne, l'apathie constitue surtout un phénomène, un état ressortissant au domaino physiologique : c'est avanttout un résultat du tempérament et des circonstances, et, dans l'échelto des êtres, do la constitution anatomique. Les circonstances climatériques exercent aussi uno çrando influence sur l'état physiologique des individus. Les peuples du nord sont ordinairement plus apathiques que les populations méridionales. Lamark avait désigné les zoophytes sous le nom do « animaux apathiques », parce que ces êtres ne jouissent fjuo d'une organisation rudimentaire. Quant à l'homme, 1 apathie on lui est produite surtout par le peu de sensibilité du système nerveux.

— Syn. Apathie, indifférence, indolence, insensibilité. Llndolence est une sorte de paresse dans laquelle on so complaît, souvent parce qu'on y trouve du plaisir, h'apathie fait qu'on est lent à recevoir les impressions, et par suite à agir ; Vindifférence fait qu'on les dédaigne ; X'insensibilltt- fait iiiiMii est incapable de Jçs éprouver.

— Anton. Vivacité, délire, emportement, enthousiasme, passion, sensibilité.

APATHIQUE (rad. a/)a//if>) adj. En philosophie. Inaccessible aux passions, ii Dans le langage ordinaire, Indolent, nonchalant: Louis XV était l'homme de son royaume le plus apathique. Il Qui indique, annonce l'apathie : Une face apathique.

— En T. de bot. So dit des parties des plantes qui ne donnent aucun signe de sensibilité : Les étamines de l'épine-rinette sont sensibles ou mimeuses; ses pétales sont apathiques. (Terme peu usité.)

APATHIQUEHENT adv. D'une manière apatlûqne, avec apathie.

APATHISER v. a. Rendre apathique : Les grandes infortunes, la vieillesse, nous APATHiSËNT.(Boiste.) [Peu usité.]

S'apathiser, v. pr. Tomber dans l'apathie : /,«« âmes sensibles s'apathisent difficilement.

APATHISTE (^155 — rad. apathie) adj. Hist. ecclés. S'est dit d'une tendance qu'on a cru reconnaître à tort dans les premiers siècles de l'Eglise. Il n'y a jamais eu de sectaires qui aient porté ce nom ot fait de l'apathio ou toute chose un moyen de salut.

— Hist. litcér. Apathistes -eu ital. apatisti) n. m. pi. Nom qu'avaient pris les membres d'une ancienne académie de Florence. Elle tenait de temps en temps des assemblées publiques où chacun, soit académicien, soit étranger, pouvait lire des ouvrages en telle langue et sur telle matière qu'il voulait. Qu'il fût compris ou non, il était toujours certain d'être religieusement écouté. — Cn apathiste.

Apatin, ville de Hongrie (comitat de Bacs-Bodrog\ sur le Danube; I3.0U0 hab. Tissage de soie. Commerce de grains et de chanvre. Ch.-l. du dictrict du même nom (48.000 hab.). .

APATTTE (du gr. apatê, tromperie) n. f. Nom donné par Wernor au phosphate do chaux naturel, parce que cotte espèce avait été l'objet de nombreuses erreurs avant d'être exactement déterminée.

— Encycl. Vapatite, dont la formule est Ca*P'0"(Fl,CI), le poids spécifique 3,16 à 3,22 et la dureté 4 à 5, se rencontre, tantôt à l'état cristallin, dons les roches éraptives ou mctamorphi(pies, tantôt à l'état terreux. Elle se distingue par les caractères suivants : elle raye la chaux fluatéo, mais elle est ravée facilement par lo feldspath ; au fou du chalumeau, elle ne fond que très difficilement. Ses formes cristallines dérivent du prisme droit à base d'hexagone régulier. Ordinairement, les cristaux sont très nets et modifiés d'une manière symétrique, sur les angles ou sur les arêtes, par des facettes additionnelles. Il y a des variétés vertes, bleuâtres, violacées, blanches, jaunâtres et brunâtres.

APATITIA [ti-si — du gr. apatê, tromperie) n. f. Syo.

de UELLCCIE.

APATITIQUE adj. Qui a pour base l'apatite.

APATORNIS {niss — du gr. apatê, tromperie, et or/115, oiseau) n. nr. Genre d'oiseaux fossiles, renfermant une espèce {apatomis celer) trouvée dans les terrains secondaires de l'.\mérique du Nord (craio du Kausas). Ces oiseaux, de la taille de nos corbeaux, étaient pourvus do dents et ressemblaient aux reptiles par leur tête.

APATOSAURE (du gr. apatê.

tromperie, et sauras, lézard) n. m. Genre de dinosauriens fossiles du jurassique des montagnes Rocheuses. Le squelette de cet animal mesurait 20 mètres. V. ATLANTOS.VURtDËS .

APATURA (du gr. apatê, trom- Àpatura (réd. d'un tiers). perie,eto»rrt, queue] n. m. Genre

d'insectes lépidoptères rhopalocères, famille des nymphalidés, renfermant de beaux papillons bruns, tacnotés do blanc, avec des reflets bieus ou violets changeants. Habitent surtout les forêts ; on les nomme vulgairement

APATURIE — APÉRISTOMÉ

« Mars " : apaiura Iris (grand Mars), chenille sur les trembles et les peupliers d Europe, grandes forêts; apa~ tura lUa (petit Mars), chenille sur les saules, les peupliers, commun en été dans les prairies à peupliers.

APATURIE (du gr. apo, sans, et oura, queue) n. f. Bot. Syn. de pachtstome.

APATURIES n. f. pi. Fêtes solennelles qui rappelaient l'antique organisation d'Athènes en communautés ou phratries. Elles duraient trois jours. Le premier jour se terminait par des repas communs dans chaque tribu ; le second était consacré à des sacrifices; enfin, le troisième, les chefs de famille faisaient enregistrer dans leur tribu leurs enfants nés dans l'année.

ApayaOS, province des Philippines, au N. de l'île de Lucon, peuplée de 12.000 hab.

ApcHÉRON ou mieux AbchÉRON (du persan nbichérin , eau douce, probablem. à cause d'une source abondante qui jaillit près du promontoire en face de l'île Sainte), pénmsule et cap de la côte occîd. de la mer Caspienne (gouv. de Bakou). Le sol, très accidenté, de cette presqu'île, théâtre dune incessante activité volcanique, est imprégné de naphte, et on y rencontre en abondance des jets de gaz, des eaux cliaudes, des sources d'huile minérale, des volcans de boue, de salses et même de lave. En plusieurs endroits, il suffit de percer la couche superficielle pour donner passage au gaz inflammable ; une simple étincelle allume un incendie. Parfois, des flammes surgissent spontanément; du milieu même de la mer sortent des ruisseaux de naphte, bouillonnant sous les eaux et répandant au loin sur les vagues une mince pellicule irisée. Le foyer principal des gaz brûlants se trouve à 15 kilom. N.-E. de Bakou, près du village do Balakhan et de Sourakhan, au bord d'un étang salin d'une étendue considérable. La végétation y est à peu près nulle ; là s'élève le fameux sanctuaire Atesh-Gah, où brûlait le feu éternel, que les Russes ont éteint. '

L'importance industrielle de la grande usine naturelle que possèdent la presqu'île d'Apchéron et l'île Sainte est de plus en plus considérable et donne lieu à une exploitation importante , organisée d'après les meilleurs procédés de l'industrie moderne. Les 700 puits de naphte noir ou blanc, creusés dans les environs de Bakou, à une profondeur de 80 à 100 mètres, sont extrêmement abondants et fournissent plus des cinq sixièmes du pétrole recueilli dans le Caucase.

Apchon, comm. du Cantal, arr. et à 35 kilom. de Mauriac ; 805 hab. Dentelles. Les seigneurs d' Apchon s'illustrèrent pondant la guerre de Cent ans.

Apchon (Clément-Marc-Antoine), évêque de Dijon» puis archevêque d'Auch, né à Montbrison vers 1723, mort en 1783. Il fut célèbre par sa bienfaisance. Dans uu incendie, à Dijon, il offrit 200 louis à qui sauverait deux enfants près de périr. Personne ne se présentant, il place une échelle, s'élance à travers les flammes et sauve les deux enfants, à qui il consacra en outre la récompense promise. On possède, de ce prélat, des [jistructions pastorales pleines d'onction.

APE (du gr. a priv., et poiis, pied) n. m. V. apus.

APÉCHÈME (/ce — gr. apèkêma, retentissement; de apo, de, et ékos, écho, son répété) d. m. En T. de chir., Contrecoup, contre-fissure.

APÉGILAIRE (du lat. opex, apicis, sommet) adj. Syn. de

APÉDEUTE (gr. apaideutos, ignorant ; de a priv., et paideutos, savant) n. et adj. Ignorant : Rabelais, dans Pantagruel, donne le nom de « apédeutes » aux membt'es de la Chambre des comptes.

APÉGA n. m. Instrument de supplice que Nabis, tyran de Sparte, en 206 av. J.-C, avait inventé. Un automate hérissé de pointes acérées, et représentant la femme de Nabis, saisissait la victime entre ses bras, et la faisait mourir en la serrant contre sa poitrine.

APÉIBA (mot caraïbe) n. f. Genre de tillacées renfermant des arbres ou arbrisseaux de l'Amérique équatoriale.avec les branches desquels les Galibis allument du feu au moyen du frottement. Le fruit est volumineux et couvert à Textérieur de tubercules ou d'épines.

ApEL (Jean), jurisconsulte, né à Nuremberg en 1486, mort dans cette ville en 1536. Professeur à Wittemberg lorsque Luther se sépara de l'Eglise, il adopta la réforme et devint conseiller de l'électeur de Brandebourg. On lui doit : Defensio Apelli pro suo conjugio (1535), apologie de son mariage avec une religieuse ; Metkodica dialecticcs ratio (1535), etc.

Apel (Jean-Auguste), légiste et littérateur allemand, né à Leipzig en 1771, mort dans cette ville en 1816. Il est moins connu par ses travaux de jurisprudence que par ses essais littéraires et par sa théorie sur la prosodie grecque {métrique). Parmi ces innombrables productions en tous genres, on cite ses jolis contes de l'Enfant paisible, du I^ranc Archer et de la Danse des morls ; et surtout der Schatzgraber {le Chercheur de trésors cachés). On cite aussi avec éloge ses imitations des tragédies grecques : les Etoliensy Callirhoé, etc. — Son fils, Gdi-Thèodore, né à Leipzig en 1811, mort en 1867, devenu aveugle à la suite d'une chute de cheval, s'adonna aussi à la littérature. Il a publié : Poésies (1840], puis Du cœur aux lèvres et des lèvres aucœur (1845), recueils de poésies lyriques remarquables par la fraîcheur des images et l'onginahté du stylo. XJn drame qu'il fit représenter avec succès, Gunther de Schwarzenberg, le décida à se tourner du côté du théâtre. Il composa un certain nombre de comédies, très estimées, notamment : Catherine la Couturière ; Jeunes et Vieilles; Est-elle fidèle ? et le Pied de nez, imprimées dans ses Œuvres aramatiques (1856-1857).

Apexdoorn, ville des Pays-Bas (prov. de Gueldre\ sur un canal latéral de l'Ijssel ; 19.275 hab. Papeteries.

APÉLIKÉA n. m. Nom d'une espèce de zcikoua, qui pousse dans les hautes montagnes de Candie.

APÉLIOTE (du gr. apèlioiès, le vent d'est) adj. Se disait, en Grèce, du vent d'est, chaud et humide. Sur la tour des Vents, à Athènes, il était personnifié sous la figure d'un jeune homme, les mains chargées de fruits.

APELLE (du gr. a priv., et du \a.t. pellis, peau, ou de Apella, n. prop. d un Juif chez les Latins) a. m. Celui

dont le prépuce est trop court pour couvrir le gland. (Sert à désigner les individus circoncis.) n Se dit aussi de la rétraction de tout appendice mou.

ApelLE, peintre célèbre de l'antiquité grecque, né à Colophon en Lydie, florissait dans la deuxième moitié du iv" siècle au. J*.-C. Fut élève de Pamphilos à Sicyone, sut allier la grâce de l'école ionienne au sérieux de l'école de Sicyone, et se signala par le charme souverain de ses figures, rehaussé d'un brillant coloris. Alexandre ne voulut pas d'autre portraitiste que lui. Après la mort d'Alexandre, Apelle s'en fut à la cour de Ptolémée, en Egypte, d'où il revint à Ephèse. H excellait dans le portrait, mais ne se signala pas moins dans l'allégorie, genre alors nouveau, que les études philosophiques et littéraires avaient mis à la mode. Sa fécondité, son habileté, la légèreté de sa main ont donné lieu à beaucoup d'anecdotes, généralement suspectes. Il n'est rien resté de ses œuvres. Parmi celles qui furent jadis célèbres, on cite une Vénus Anadyomène (à Ces), les T7-ûis Grâces, Alexandre tenant un foudre, Alexandre entre Castor et Pollux, Arthémis avec chœur de jeunes filles. Hercule, l'allégorie de la Calomnie ; etc.

— BiBLioGR. : P.Girard, la Peinture antique {Paris, U02).

Apelle, hérésiarque du ii' siècle, disciple de Marcion, dont il repoussait pourtant le dualisme absolu. Au lieu d'admettre deux prmcîpes coéternels, il professait l'existence d'un Dieu parfaitement bon, mais ayant au-dessous de lui des anges puissants : l'un d'eux. Angélus iîidytiis, avait créé les années, et l'autre. Angélus igneus. la matière. Le mal vient de la chair. Jésus avait un corps réel, mais formé de la matière pure.

APELLÉE (du gr. apellaios) n. m. Chez les Macédoniens, les Lacédémoniens et les Delphiens, ce mot désignait la fin d'octobre et une partie de notre mois de novembre, période dédiée à Apollon.

ApellicON de Téos, philosophe péripatéticien, vivait dans le i^' siècle av. J.-C. 11 passe pour avoir découvert et remis en lumière les écrits d'Aristote, qui étaient restés enfouis cent trente ans dans une caverne, et qu'il acquit de quelques descendants d'Aristote ou de Théophraste. Il les publia avec plus de zèle que d'intelligence. Il était fort riche et grand amateur de manuscrits, et forma une magnifique bibiiothèt^ue, que plus tard Sylla fit transporter à Rome, et qui était formée en partie" de pièces volées dans les archives.

APELLITES n. m. pi. Sectateurs de l'hérésie d'Apelle. — Un APELLiTE. Il On dit aussi apelléikns, et apellibns.

APÈNE (du gr. apénê, char) n. m. Char ancien, attelé de deux mules, dont on se servait pour les longs voyages. Après le règne d'Alexandre, ils figurèrent dans les courses du cirque, où jusqu'alors les chevaux seuls avaient paru.

APÉNIAUTISME [tiss — du gr. apéniautismos, absence d'un an) n. m. Exil temporaire dont le meurtre était çuui chez les Grecs. (Il était précédé de cérémonies purificatoires qu'on renouvelait au retour du meurtrier, en même temps qu'il se réconciliait avec les parents de sa victime.)

ApÉNINA (duceltiq.jaen, sommet), déesse gauloise dont les temples étaient situés sur les sommets des montagnes.

Apennins (du celùq.pen, sommet), chaîne de montagnes traversant l'Italie dans toute sa longueur et faisant suite, sur le littoral du golfe de Gênes, aux Alpes maritimes. Les Apennins, qui commencent au col d'Altare ou de Cadibone, se divisent en trois parties : Apennin septentrional, jusqu'au col de Visse et au sillon formé par les vallées supérieures de l'Esino et de la Néra; Apennin central, jusqu'aux sources du Sangro; Apennin méridional, jusqu'aux caps extrêmes do la Péninsule. L'Apennin se dirige d'abord d'O. en E. en longeant le golfe de Gènes, vers lequel il envoie des rameaux courts, épais; puis il se recourbe au S.-E. en entrant dans la partie péninsulaire de l'Italie, et la traverse dans toute sa longueur en y constituant des plateaux (Abruzzes), des chaînes secondaires, etc. Ces montagnes n'olFrent ni les hautes cimes des Alpes, ni les pics sourcilleux des Pyrénées; leur point culminant, le Gran Sasso dltalia, n'atteint que 2.921 m. Quant à leur hauteur moyenne, elle ne dépasse pas 1 .600 m. Au-dessus de 1.000 ra., elles sont en général arides, avec des sommets nus et dépouillés; plus bas, elles sont couvertes d'une végétation variée. Parmi les passages ou cols les plus importants, citons : le col de la Bocchetta (777 m.), défendu par le fort de Gavi, qui va de Gênes à Alexandrie ; le col de Giovi, traversé par le chemin de fer de Gênes à Turin; le col de Monte Bruno, de Gènes, à Florence ; le col Pontremoli, suivi par Charles VIII en 149 i, et par Macdonald en 1799; le col de Fiumalbo, de Pistoja à Modènc; le col de Pietra Mala (1.004 m.), qui va de Florence à Bologne. (C'est la grande route de l'intérieur de la presqu'île.) te versant de la Méditerranée occidentale, beaucoup plus abrupt que celui de l'Adriatique, s'appuie à un contrefort appelé le Subapenriin ; en Toscane, ces ramifications séparent le domaine du Tibre de celui de l'Arno ; dans les Etats romains, elles commencent au Monte Velino, se divisent en plusieurs branches et forment le Sacco, le Teverone. Le contrefort napolitain comprend plusieurs terrasses qu'arrosent le Volturne, le Garigliauo, etc. Ces montagnes, formées en règle générale de roches serpentines et calcaires, fournissent des marbres superbes. Elles sont encore sujettes, dans leur partie méridionale, à des phénomènes sismiques, qui sont déjà bien atténués dans le centre et n'existent pas dans l'Apennin septentrional. V. Italie.

APENNIS ou APPENNIS {niss — du lat. appendere, suspendre) n. m. Acte que l'on délivrait en France, sous les deux premières races, pour tenir lieu d'un titre perdu par accident. On en faisait deux exemplaires, dont un était remis à la partie intéressée, tandis que l'autre était affiché, appendu sur la place publique. (Les chartes apennes se nommaient aussi chartes de relation.)

ApeNRADE, ville d'Allemagne (Schleswig), au fond dune baie formée par le Petit-Belt ; 5.360 hab. — Le cercle du même nom compte 27.330 hab.

APÉNULE OU APENULA (du gr. a priv.. et du lat. penula, manteau) n. f. Bot. Syn. de prismatocarpe.

APEPSIE (du gr. a priv., et pepsis, cuisson) n. f. Défaut de digestion ; mauvaise digestion.

APER [pèr) n. m. Nom scientifique du sanglier.

ApER (Marcus). orateur latin, gaulois de naissam. * mort vers 85 av. J.-C. Fixé à Rome, il parvint aux plu hautes charges. Il est l'un des personnages du dialoj^u De Oratoribus, attribué à Tacite.

ApER (Ar

, Hist. V. Arrius Aper.

APERCEPTIBILITÉ (rad. perceptible) n. f. Qualité .1^. ce qui est aperceptible. (Inusité au sens physique.)

APERGEPTIBLE (rad. perceptible) adj. Qui peut être ai'or'^u, qui peut être saisi directement par la conscience.

J Le.

APERCEPTION {si— du lat. ad, à, et percipere, percevoir) n. f. Action d'apercevoir. (Inus. au sens physique.)

— Métaph. Intuition, faculté de saisir immédiatement, par la conscience et sans intermédiaire logique, une idée, une vérité : ^'aperception pure coJislitue la logique naturelle. (V. Cousin.) 1! Acte de la faculté d'aperception : L'attention est la condition de toute aperception de conscience. (V. Cousin.)

— Encycl. Philos. Ce terme a été introduit par Leibniz dans la langue pliilosophique, pour désigner la perception jointe à la réflexion. La distinction de la perception et de Vaperceptiou est fondamentale dans la philosophie de Leibniz. La perception est, pour Leibniz, une propriété, une qualité primaire, essentielle de la monade (v. ce mot) ; l'aperception est la connaissance réflective ijue nous avons de telle ou telle perception.

Kant, dans sa Critique de la raison pure, se sert du mot ■ aperception » pQur désigner la synthèse qu'opère l'esprit de ses impressions ou intuitions diverses.

Maine de Biran appelait aperception interne immédiate la conscience que nous avons du » moi » comme force, comme pouvoir actif.

— BiBLioGK. : Alexis Bertrand, V Aperception du corps humain par la conscience (Paris, 1881).

APERCEPTIVITÉ n. f. Faculté d'aperception.

APERCEVABLE adj. Qu'on peut apercevoir, distinguer : // if a des coi'ps qui ne sont point apebcevables sans microscope. (Acad.)

— Anton. Inapercevable.

APERCEVANCE n. f. Faruité d'apercevoir ; pénétration, perspicacité : Notre apercevance est grossière, obscu7-e et obtuse. (Montaigne.) [Vieux.]

APERCEVOIR (rad. percevoir. — J'aperçois, tu aperçois, il aperçoit, nous apercevons, vous apercevez, ils aperçoivent. J'apercevais, nous apercevions. J'aperçus, iwus aperçûmes. J'apercevrai, nous apercevrons. J'apercevrais, nous apercevrions. Aperçois, apercevons, apercevez. Que j'aperçoive, que tu aperçoives, qu'il aperçoive, que nous apercevions, que vous aperceviez, qu'ils aperçoivent. Que j'aperçusse, que nous aperçussions. Apercevant. Aperçu, aperçue) v. a. Commencer à voir, découvrir à une certaine distance : Apercevoir un nuage, une montagne, une ville.

— Remarquer, distinguer : Le seul être réellement malfaisant pour l'homme, que nous apercevions dans la nature, est l'homme même. (L. Pineî.)

~ Moralem. Pénétrer le sens, saisir, comprendre : Apercevoir les qualités, les défauts d'une personne, d'une chose.

Aperceveintt part. pr. du verbe Apercevoir — Hippiat. Ch'ial apercevant. Cheval dont les yeux sont trop saillants.

S'apevcevoir, v. pr. Se voir : S'apercevoir dans une ///ace. il Remarquer ; découvrir par l'action de l'esprit: S'apercevoir qu'un est trompé.

— Syn. Apercevoir, découvrir, percevoir, remarquer, voir. Vo/r ne signifie que connaître par les yeux un objet sensible. Apercevoir veut dire acquérir, avec un certain etfort, une connaissance imparfaite, malgré les obstacles, l'éloignement ou la petitesse. Découvrir marque que l'on connaît d'une manière facile et manifeste. Percevoir fait connaître que l'on reçoit l'impression des objets et la sensation qu'ils causent. Remarquer, c'est voir, avec attention, avec préférence. — Il existe aussi une légère différence entre apercevoir et s'apercevoir ; celui-ci ajoute au premier une idée de constatation, d'observation. Ainsi, (7 APERÇUT qu'on l'observait n'a pas tout à fait le même sens que il s'aperçut qu'on l'observait. (Cette dernière foriu' est plus précise et ajoute à l'idée.)

APERCHER (rad. percher) v. a. En T. de chass., Aptrcher un oiseau. Remarquer l'endroit où il se perche.

S'apercher, v. pr. Se percher, en parlant des oiseaux : Les fatsans s'apercuent sur des arbustes.

APERÇOIR n.m. Plaque de tôle ou de fer-blanc qui se lixe de chaijue côté du oillot de la meule de l'épinglier.

APERÇU (part. pass. de apercevoir, pris substantivem.) n. m. Première vue, coup d'œil jeté sur une chose : Donner, publier Taperçu d'une cause. Il Appréciation, jugement: i>e5 aperçus tî'ès fins. De larges aperçus, il Estimation approximative : Demander /'aperçu d'une dépense.

— Pavillon d'aperçu. Mar. Pavillon qui indique qu'on a vu et compris un signal.

APÉRÉA (du lat. apcrea; formé du gr. a priv., et ppm. sac) n. f. Nom donné à un mammifère rongeur, plus c-' néralcment connu sous le nom de cochon d'Inde (en aperea). V. cobaye.

APÉRIANTHACÉES (du gr.a priv. ; péri, autour, et <>-^ thos, fleur) n. f. pi. Nom donné par Mirbel à une famiIL' qu'il formait avec les cycas et les samia. — Une apérian-

APERIETUR VOBIS {On vous ouvrira), mots lat. tiiv de ce passage de l'Evangile : Petite et accipietis; quxi et itïvenietis ; pulsate et aperietur vobis. « Demandez vous recevrez, cherchez etvous trouverez, frappez et 1 > vous ouvrira, u On les cite ainsi que ceux qui les préo dent, pour engager quelqu'un à persévérer dans ses efforir , dans une entreprise, etc.

APÉRIODIQUE n. m. et adj. Se dit d'un galvanomètr.j dans lequel les oscillations de l'aiguille sont amorties : L n APÉRIODIQUE. Galvanomètre apériodique.

APÉRISPERMÉ, ÉE {spèr — du gr. a priv.: péri, autour. elsptrma. graine) adj. Se dit d'une graine dépourvue de périsperme.

APÉRISTOMÉ, ÉE {rîss — du gr. a priv. : péri, autour, et sloma, bouche) adj. Qui n'a pas de péristome. il On dit quelquefois apéristomate.

APÉRITIF, IVE (du lat. aperire, ouvrir) adj. Se dit dos romôdos propres à stimuler l'appétit : Remède APÉiUTir. Tisane ai'Kuitivk.

— n. m. M' Ih :i[ii.-iit ir[M. .i,' apéritif : Zes amers passent pom / ; '/'/(^sAi-^iiUTiFS. Il Liqueur alrooli(|!ir , 1 -M I ,. , ,. i j.rpnd avant le repas, dans le liut nu II [i. (r '. 1, iiniulor l'appétit: A Paris, l'hriirr (/r /Ml iLi I II .■■'iii/irllc aussi « l'heure verte i»,à cause dr l'i i/r,iin/r i/u.i/i/i/r <l <ihsinihe absorbéc par les nombreux ctiusnnnnn/riir-^ i/ni c/ini 'itssent Ics cafés à ce momcnt,

I'Im \i I . ('.Mie déiiumination a désigné, tout d'abord, 1'-^ iih'M II |M'i|>res à combattre l'obstruction des voies .h r iiM , I liiiiiairos; elle comprenait alors les purga-

l'i- . I' ^ Iliiiits, les sudoririques, les diurétitjues, etc.

Iiipiii^, If renne s'est beaucoup précisé, et il désigne, au- IMiinllMii, les moyens hygiéniques ou médicamenteux qui sMiit de nature à réveiller ou à augmenter l'appétit.

l/inappélonco peut tenir à la persistance de la diète: elle peut être d'origine nerveuse. (Dans ce cas, elle code à l'insistance do l'ontourago, au choix des aliments.) Elle

S eut tenir au mauvais état des voies digcstives, surtout os voies ditrestivos supérieures. (Il suflit alors de racler la l;ihL;n<' vi I anièrr lnniclio avec une brosse un peu rude on iiM iin-i' iniltilt.'- de solutions alcooliques aromatiques

\.^-\<'i\icv. CL lo cliaii^t'inent d'air sont également deux facteurs appréciables; ils suffisent quelquefois à eux soûls. L'hydrothérapie stimule les organes et appelle la réparation, et par là augmente l'appétit.

L'amertume de certaines matières d'origine végétale réveille le fonctionnement do l'organisme : par exemple, le quinquina, la gentiane, la centaurée, le quassia amara, le columbo, le simarouba, le houblon, la camomille, l'aulnéo, la germandrée, etc. La noix vomique et la fève de Saint- Ignace s'emploient à la dose de oe',01 à OB', 03 d'extrait alcoolique de noix vomique.

Les commerçants ont combiné des herbes avec dos liqueurs sucrées et alcooliques, dont le premier effet était de masquer l'amertume du mélange, mais en annihilant les vertus apéritives. Les apéritifs les plus répandus : l'nisinthe, les rermouts, les amers, le bilter, les divers quinquinas, sont une combijiaison de mixtures alcooliques des plantes que nous avons énuniérées ci-dessus. Les alcools employés sont tous de qualité inférieure et renferment des alcools homologues, dont la toxicité est plus graude que celle de l'alcool ordinaire. V. ai.cool.

Dans tous ces pseudo-apéritifs, ce n'est pas l'alcool' seul qui est funeste, mais encuro l'huile essentielle d'absintlie.

Pour la composition de ces liqueurs, voir leurs noms respectifs.

— Anton. Emphractlque, obstruant, obatructif, opilatif. — Astringent, constrictif, constringent, restlingent, stegnotique, styptique.

APÉRITOIRE n. f. Plaque métallique sur le devant du tour à oniii..ii]ter les épingles, permettant d'égaliser los fils do laiton.

APÉRITROPE (du gr. a priv. ; péri, autour, et trépein, tourner) adj . Qui manque des changements successifs habituels dans révolution, dans le jeu intime des organes.

APERT, E (du lat. apertus, ouvert) adj. Clair, évident, patent. (Vieux.)

APERTEMENT (du lat. apertus, ouvert) adv. Manifestement, clairement.

APERTISEirad. apert) n. f. Habileté, dextérité. (Vieux.)

APERTISMÈME {liss) adj. Se dit d'un vers qui contient en lui-même une proposition complète.

APERTO LIBRO, mots lat. qui signif. A livre omerl ; même sens que Ad aperluram liàri. V. ces mots.

Apet, déesse égyptienne, adorée spécialementàThèbes et représentée avec un corps d'hippopotame et des mamelles pendantes. Elle symbolise la maternité et l'allaitement. Appelée aussi Schepout et Ta-our (la Grande), que le grec change en ThouHris. Elle joue un rôle de divinité vengeresse, et alors' son corps d'hippopotame reçoit une tête de lionne, et elle est armée d'une sorte de couteau.

APÉTALE (du gr. a priv., et pt^lalon, pétale) adj. Qui n'a pas de pétales : Les fleurs du saule son( apétales. (D'Orbig.) ii On dit

aussi APÉTALE, ÉE.

— n. f. pi. Groupe de plantes, dont les fleurs sont dépourvues do corolle ou de pétales. Telles sont les polygonées, les urticées, etc. : Les apétales. Une apétale.

— Encycl. Tournefort a donné le nom d'apélales à toutes les plantes dont les fleurs n'ont pas de corolle, ou qui n'ont pas de fleurs. Sa classification présente cinq classes d'apétales. De Jussieu n'applique le mot " apétale • qu'aux plantes dicotylédones dépourvues de corolle. Ses apétales forment, par opposition aux monopétales et aux polypétales, une grande division dans cet embranchement.

— Anton. Pétale, monopétale, polypétale.

APÉTALIE (rad. npélnle) n. f. Nom donné par de Jussieu

à une grande division do son embranchement dos dicotylédones.

• APÉTALIPLORE (de apétale, et du lat. flos, /loris, fleur) adj. Plante à fleurs dépourvues de corolle.

APETISSEMENT n. m. Etat de ce qui est apetissé : L APKTissEMENT rf'im objet est en rapport avec son éloi-

APETISSER V. a. Rendre plus petit; raccourcir, diminuer : Apetisser une figure. L'avocat doit souvent agrandir les petites choses et apetisser les grandes. « On dit plus souvent, bien qu'à tort, rapetisser.

— v. n. : Après le solstice d'été, les jours apetissent n On ne dit plus que diminder, décroître.

S'apetisser, v. pr. Devenir plus petit, au prop. et au flg. : Les étoffes de colon .s'apetissi.;nt au blanchissanc Il Se rétrécir, se resserrer, sont les seuls mots en usage aujourd'hui.

— Syn. Apetisser, rapetisser. Le premier marque une diminution subite ; le second, une diminution lente et successive.

— Anton. Agrandir, grandir, magnifier.

Apet.

urmontf'rs de l'-tpex.

Andromaca pour

APEURÉ, ÉE (do à, ot peur) adj. En proie i la pour.

Syn. i':i'Ei'KÉ, ÉE.

APEX (mot lat.) n. m. Baguette garnie do laino qui surmontait le bonnet dos salions ot des flamines, et, par extension, bonnet des flamines. il Sommet du casque auquel s'attache la crinière, ii Terme d'épigraphie latine désignant un signe, en forme de virgule ou d'accent aigu, qui, dans los inscriptions iaiiidaircs, se plaçait sur cortains mots, tantôt pour suppléer une voyelle disjiaruo par contraction (MAI.DS [pommier] pour maalcs), tantôt pour remplacer une consonne qui devait être redoublée (osa pour ossa), tantôt pour marquer l'aspira- Casques s

tion dans certains mots tirés du grec principalem Andromacua. Il Caractères imaginés par les pythag ciens pour désigner los nombres.

— Astron. Point do la sphère céleste vers lequel s'avance le soleil, avec son cortège de planètes, comètes, astéroïdes ot météores.

— Bot. Nom donné par Tournefort à l'étamine. Il est actuellement employé comme synonyme de sommet.

APHACA (du gr. aphakê, gesse) n. m. Section du genre gesse, de la famille des légumineuses.

APHANA n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptères, famille dos fulgoridés, renfermant des fulgores américains : aphana variegata (Cochinchine), etc.

APHANAMIXIS {ksi.n — du gr. a priv.; phanos, brillant, et muxa, mucosité) n. m. Bot. Syn. de amoora.

APHANANTHE (du gr. aphanés, obscur, et anthos, fleur) n. f. Genre d'ulmacées, série des ulmées, voisin des celtis et comprenant des espèces asiatiques et australiennes.

APHANANTHÊME (du gr. aphanés, non apparent, et antkémion, fleur) n. m. Bot. Section du genre hélianthème.

APHANE nu APHANIUS {uss — du gr. aphanés, obscur) n. m. Ichtyol. Genre de poissons, syn. de-FONDULUS.

— Entom. Syn. de pacutmère.

— n. f. Bût. Section du genre alchémille. APHANÈSE (du gr. aphanés, obscur, peu connu) n. m.

Arsi'-niato de cuivre H'Cu'As'O'S qui se rencontre dans le Curnwallshire.

APHANÉSITE n. m. Géol. Syn. de aphanèse.

APRANIPTËRES (du gr. aphanés, caché, et ptéron, aile) n. m. pi. Sous-ordre d'insectes diptères, renfermant ceux qui, comme les puces, ont le corps comprimé latéralement, les trois divisions du thovax distinctes, et ne possèdent pas d'ailes. Une seule famille : pulicidés. — Un aphaniptère.

"V. PUCE, et PDLICIDÉS.

APHANISME (niss — du gr. aphaneia, disparition) n. m. Nom donné à certains faits dans les religions grecque et romaine, tels que la disparition d'Enée après son combat contre le roi étrusque Mézence, la disparition de Romulus sur le Champ de Mars. Il Nom d'une des deux parties dont se composaient les fêtes nommées adonies. L'aphanisme était consacré au deuil et à la douleur.

APHANISTICUS (niss-ti-kuss -^ du gr. aphanizein, disparaître) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des buprestidés , renfermant une trentaine d'espèces de petite taille, répandues surtout dans les régions chaudes du globe : aphanisticus pusillus (France) ; aphanisticus sicidus (Sicile); aphanisticus ater (Madagascar), etc.

APHANITE (du gr. aphanés, qui disparaît ; par allusion à l'état imperceptible des éléments minéralogiques qui la composent) n. f. Nom donné à certaines diabases, roches pyroxéniques.

— Encycl. h'aphanite est une roche compacte, à base d'oligoclase. Elle est très tenace, Aphanisticus de couleur gris verdâtre, à cassure inégale- °'" ** ^^^^' ment esquilleuse. Sa densité est de 2,96, et sa teneur en silice atteint 46,83.

APBANOCAPSE (du gr. aphainos, qui ne paraît pas, et kapsa, coffre, capsule) n. f. Genre d'algues. V. palmmlle.

APHANOCHILE (du gr. aphanés, obscur, et kheilos, lèvre) n. m. Bot. Section du genre elsholtzie.

APHANOGÈNE (du gr. aphanés, obscur, et génos, naissance) n. m. Dénomination souvent donnée' aux vernis mats ou dépolis.

APHANOMYCÈS {sèss — du gr. aphanés, invisible, et mukês, champignon) n. m. Genre de champignons oomycètes, famille des saprolégniées, vivant généralement dans l'eau, sur les animaux ou les végétaux vivants ou morts. APHANOPE ou APRANOPUS {puss — du gr. aphanés. apparent, et âps, œil) n. m. Genre de poissons acanrenfermant qu'une ■ la région do

tlioptères, famille 'des scombéridé

seule espèce, aphanopus carbo, propre

l'Océan qui entoure Madère,

APHANOPÉTALE (du gr. aphanés. obscur, et pétalon, pétale) n. m. Genre de plantes de la famille des sa.xifragacées-cunoniées, renl'ermant des arbustes de l'Australie.

APHANOSTEMME inoss — du gr. aphanés, peu apparent. Cl ,v.'r."//;^;,('t;unine) n. m. Section du genre renoncule.

APHANOSTÈPHE [noss — du gr. aphanés, peu apparent, et Stéphane, couronne) n. m. Genre de composées-astéroïdées, originaire du Mexique.

ApharA, ane. ville de la Palestine (tribu de Benjamin), au S.-E. de Jéricho. '' '

ApharéE, poète et orateur grec du iv siècle av. J.-C. Elève et fils adoptif d'isocrate, il obtint des succès comme orateur, mais c'est surtout comme poète tragique qu'il se distingua. Il écrivit trente-sept tragédies, dont quatre furent couronnées.

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