APÉRITIF - APHÉRÈSE
Apbarbachéenb. Géogr. anc. Peuple assyrien envoyé en Samarie par Assar-Haddon, à la place des Israélites, transféré» au delà de l'Euphrato.— f n apmarsacuéen.
APHASIE (du gr. a priv., ot pluuit, parole) n. f. Abolition ou perversion de la facultiii d'exprimer les idées par la parole.
— Encycl. Dans l'aphasie proprement dite, les organes do la pensée et do la phonation peuvent être intacts; quelquefois, la parole articulée seule est abolie ou pervertie (aia(ic);il arrive souvent que la faculté d'écrire est abolie on même temps {agraphiej, ainsi que la faculté d'exprimer les idées par signes. 1) ailleurs, dans l'aphasie, l'abolition de la parole est rarement complète, mais les syllabes ou les mots sans suite que prononce et répète le malade, en quelque sorte automatiquement, n'ont aucun rapport avec sa pensée {paraphrasiez. Certains aphasiques peuvent lire et chanter. Les lésions de l'apha-sio (ramollissement ou hémorragie) siègent au pied de la troisième circonvolution frontale gauche et dans les parties voisines.
APHECA, ville de Palestine (tribu de Juda), au S. d'Hébron. Défaite des Hébreux par les Philistins, qui y prirent l'arche sainte et tuèrent les deux fils du grand prêtre Héli.
APHÉDRODÈRE (du gr. aphédron, cloaque, et déri, cou) n. m. Genre de poissons acanthoptêres, famille des pcrcidés, renfermant de petites formes américaines propres aux eaux douces. Citons Vaphédrodère de Say iaphedroderu» Sayanus), vulgairement têtard de Saint-Ôomingue (lac Poutchartrain).
Aprek, anc. ville de la Palestine (tribu d'Aser), au pied du Liban, où se réfugia le roi de Syrie Benadab, battu par Achab, roi d'Israél. — Autre ville de Palestine (tribu d'Issachar); aux environs, montagne do Gelboé, célèbre par le combat entre les Hébreux et les Philistins, dans lequel Saùl et son fils Jonathas furent tués.
APRÉUVNDRE (du gr. aphélés, simple, et anér, andros, mâle) n. f. Genre d'acanthacées-aphélandrées, qui comprend plusieurs sous-arbrisseaux propres à l'Amérique tropicale.
APHÉLEXIS [ksiss — du gr. aphélés, simple, et eris, état) n. m. Genre de plantes établi aux dépens de certains hélichryses de Madagascar.
APHÉLIE (du gr. apo, loin de, et hélios, soleil) n. m. Point de l'orbite d'une planète qui est le plus éloigné du soleil : (?i(ond ^
les planètes sont à leur APHÉLIE, leur mouvement est le plus lent possible, tandis qu'il est le plu.s rapide au point opposé nommé périhélie.
— Adjectiv. : La terre est aphélie.
S, soleil; a, périhélie; b, aphélie
Encycl. Chaque planète décrit dans le ciel une orbite de forme elliptique, dont le soleil occupe un des loyers. Le point de cet orbite le plus éloigné du soleil est l'aphélie de la planète ; le point de la courbe le plus rapproché du soleil forme le périhélie de la même planète. La terre est à son aphélie vers le 1" juillet.
La ligne qui joint l'aphélie et le périhélie, ou ligne des apsides, est le grand axe de l'orbite de la planète.
— Anton. Périhélie.
APHÉUE fdu gr. ano, loin de, et hélios. soleil n. f. Bot. Genre de plantes de la famille des centrolépidées, ne renfermant qu' une seule espèce, l'aphélie cypéroJde, de la Nouvelle-Hollande australe, qui forme une touffe composée de feuilles radicales, filiformes, vaginantes à la base.
— Entom. Insecte de l'ordre des lépidoptères nocturnes. APHÉLINE (du gr. aphélés. simple) n. m. Insecte de la
famille des chalcidiens, de l'ordre des hyménoptères
Aphellan, nom de l'étoile a des Gémeaux.
APHÉLOCHEIRE [kè) ou APHÉLOCBEIRUS {ké-russ) [du gr. aphélés, simple, et kheir, kheiros, main] n.m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, groupe des hydrocorises, famille des naucoridés, renfermant des punaises aquatiques habitant les eaux courantes d'Europe et d'Asie. Citons l'aphelocheirus sestivalis (Europe) ; deux formes : l'une à ailes courtes, l'autre à ailes longues.
APHÉLOPE ou APHÉLOPUS {puss — du gr. aphélés, simple, et pous , pied) n. m. Genre d'insectes hvménoptères Aphélocheire térébrants, famille des prôctotrupidés, '*''• ''''"' ''='^)renfermant de petits parasites dont les quelques espèces connues habitent l'Europe.
APHÉLOTHÉRIUH (om' — du gr. aphélés, simple, et thérion, bête sauvage) n. m. Genre de mammifères fossiles, intermédiaire entre les lémuriens et les ongulés.
APHÉMIE du gr. a priv., etphémi, je parle) n. f. Syn.
APHÉMIQUE adj. Qui a rapport à l'aphémie; qui est affocle dapliémie. rr r t
— Substantiv. Personne affectée d'aphémie. APHÉRÈSE (gr. aphairésis; de aphairein, enlever) n. f.
Linguist. Suppression d'une svUaue au commencement d'un mot.
— Chir. .\blation. retranchement d'une partie superflue.
— Minér. Nom donné par Beudant à une variété cristalline de phosphate de cuivre, formée de l'octaèdre, auquel les sommets manquent et sont remplacés par deux facettes. Syn. de LinEraÉNiTE.
— Encycl. Linguist. ^'aphérèse est tm phénomène courant en français, dans la prononciation populaire des noms de baptême. On dit i^aîs pour Anais, Phrasie pour Euphrasie. Colas pour Nicolas. Polyte pour Hippolyle. Beaucoup de noms de famille, surtout daiis le midi do la France, n'ont pas d'autre origine : Méric (Aymeric), Xaudet (Renaudet), Tan^y (Constantin). 7'AA'eno«"(diininutif d'Etienne), Thinet (diminutif de Mathieu), etc.
Si nous remontons à la période de formation do la langue, nous voj-ons que les mots latins illum, illam, illi, illos, illorum, o"nt donné le, la, il ou lui, les, leurs; des adverbes illac, ecce-hac, sont venus là, cà. Les mots d'an-
APHÈS-DOMIM — APHRODITE
cion frauçais ici, icel, Icelle, iceluî, icest, iceste, ont formé CI, cet, celte, celui, cest et cet, ceste et cette, etc.
Mais les apliorèsos les plus nombreuses ont eu pour cause la confusion ((u'on a faite de la voyelle initiale d'un mot avec l'articlo ôlidô ou quelque autre mot de môme nature, dont ils se trouvaient souvent précédés : ainsi, on a commencé par dire YApouille (de Apulia), VAr/uienne (de Aquilania), In.'/™'"' (de acer, acris), m'a»»'e (pour mon amie), rue de ÏAJttssia/te [de sancta Maria ^gyptiana), Vahoudque (de apotheca), 1 ètain d'une glace, etc. ; mais, comme l'apostrophe est nulle pour l'oreille, on s'est accoutumé pou à peu à croire qu'il n'y avait pas d'élision dans CCS mots, et la voyelle initiale de chaque substantif on a été détachée et attribuée à l'article même, ce qui a produit les mots actuels : Fouille, Guyenne, griotte, mie. Jussienne, boutique, tain. On peut encore citer migraine (lut. hemicrajiia),nille jfonr anille, et po/ice d'assurance (gr. apodixa), parmi les noms communs, et un très grand nombre de noms do lieux : Langeais (Alingavia), Langon (Alingone), Layrac (Hilariacus), Maillât (Analiacus) , JVexon (Annectiomagus), Voilure (Lovolantrum), etc.
— Anton. Augment, prothèse. — Apocope. — Paragoge. AphÉS-DOMIM, anc. ville do la Palestine (tribu de
Juda), où campaient les Philistuis lorsque Goliath insulta les Israélites.
APHÉSIE ou APHÉSIS [:iss — gr. aphésis, rémission) n. f. Amélioration des symptômes d une maladie, cessation d'un accès, il Relâchement des forces musculaires.
AphÉSIEN [libérateur), surnom sous lequel Jupiter était invoqué dans le temple qu'on lui avait élevé près de CorintUe, en souvenir de la pluie bienfaisante qu'il avait envoyée après une longue sécheresse.
APHÈTE (du gr. apo, au loin, et èlor, vie), planète qui annonçait, qui donnait la vie.
— Anton. Anéréte.
APHÉTÉMES (du gr. aphètôr. qui lance) n. f. pi. Machines de guerre, destinées à lancer dos pierres. Elles furent employées notamment par Titus au siège de Jérusalem. — Une APHÈTERIE. •
AphéTOR (gr. aphétor, qui lance), un des surnoms d'Apollon, lanceur do flèches.
APHIDIDÉS (du gr. apliis. idos, puceron) n. m. pi. Famdie d iiénn|iier.-s phytophtbires, renfermant les pucerons ou aphfx, ei genres voisins, tels que rUizobius, phyllo.n-rn. chrrmi's. etc. — Un Ai'UiiiinK. î^yn. do Ai'HiuiENs.