‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 337 sur 828 · V. l*Dei-:KONS · texte numérisé non relu

V. l*Dei-:KONS

APHIDIENS (;«) n. m. pi. V. Ai'UiuiDiis, et pucukons.

APHIDIPHAGE (du gr. aphis, idos, puceron, et phagein,

maiigor) adj. Qui mange les pucerons, il On dit aussi

APHIDIVORK.

APHIDIUS (iiss) n. m. Genre d'insoetes hyménoptères térébrants, groupe des entomophages, famille des ichneumonidés, renfermant de très petits ichneumons parasites de pucerons. Citons ïaphidius picipes, parasite des pucerons du houblon, etc.

APHIDIVORE (du gr. aphis, idos, et du lat. vorarc, dévorer, manger) adj. Entom. Syn. de aphidiphage.

APHLE, ÉE adj Qui est dépourvu d

Tronc A.PHhÈ.

APHLOGISTIQUE [jiss — du gr. a priv., et phtor/islique) n. ni. et adj. (,)iii ne peut s'enflammer : L'amiante est un APHLoGis^iguii. 11 Lampe aplilogislique. Lampe de stireté inventée par le chimiste Davy, pour préserver les mineurs de l'explosion du grisou. V. lampe.

APHLOIE ou APHLOIÉE(o-y-é — du gr. a priv., et pliloios, écorce) n. f. Sous-genre de la famille des bixacées.

APHODnNÉS (du gr. aphodos, excrément) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères lamellicornes, renfermant de nomt)reuses formes réparties dans les genres : aphodiuSf nnnnœcius,rhyssemus, psammodius. wgialia. chiron, eremazus, etc., vivant dans les matières stercoraires ou le sable. — Un aphodiiné.

APHODIUS [uss — du gr. aphodos, excrément) n. m. Genre d'insectes coléoptères pentamères, famille des lamellicornes, qui vivent dans les fientes et les excréments. Plusieurs centaines d'espèces connues répandues dans le monde entier, surtout dans la région paléarctique. Citons Vaphodius /imetarius.

APHONE (gr. aphôuos; de n priv., et phùné, voix, son) adj. Qui n'a point do voix, de son.

APHONIE (rad. aphone) n. f. Privation, perte de la voix.

— Enctcl. L'aphonie difl"ère du mutisme, dans lequel il y a des sons laryngés émis, non articulés ; dans l'aphonie, le malade ne peut produire aucun son.

L'aphonie est complète, ou incomplète.

Dans l'aphonie incomplète ou exlinclion (le voix, la voix peut être encore entendue. L'aphonie essentielle est symptomatique d'une lésion do l'appareil vocal; les cordes vocales ne peuvent plus vibrer, soit ])ar paralysie des muscles, de la glotte, soit par la présence d'ulcérations syphilitiques, cancéreuses ou tuberculeuses, soit par l'existence de fausses membranes [croup) ou de tumeurs comprimant le larynx. L'aphonie peut être également due au manque du courant d'air nécessaire pour faire vibrer les cordes vocales à la suite de blessures ou de rétrécissements de la tracbéo, de paralysie du diaphragme. L'o^j/ionie nenieuse survient d'ordinaire brusquemont et disparaît de môme ; elle ne s'accompagne pas de symptômes prémonitoires. Elle s'observe surtout chez les hystériques. Le traitement de cette aphonie est celui des manifestations nerveuses.

APHONINE (du gr. aphones, obscur) n. f. Plante graniinée, plus généralement nommée pariane.

APHONIQUE adj. Syn. inusité de aphone.

Bot. Syn. de po-

. a priv., et phor'os, qui porte, produit)

, définition) n. m.

APHORISME [riss — du gr. apho

Sentence, maxime générale qui présente succinctement ce qu'il y a de plus essentiel à connaître sur une chose : Les règles de droit du Digeste sont des aphorismes.

— Encycl. Il ne faut pas confondre les aphorismes avec les axiomes. Les aphorismes sont des sentences, des formules générales, propres par leur concision à se graver dans l'esprit, et qui résument un certain nombre d'idées particulières. Les axiomes sont les vérités premières, évidentes par elles-mêmes, qui n" ont pas besoin de démonstration, et qui servent à démontrer tout le reste. Les aphorismes sont de petites synthèses, résultant de l'expérience; les axiomes appartiennent à la raison. Dans la langue du Palais, les aphorismes prennent le nom de brocards : Donner et retenir ne vaut. — Aul ne doit s'enrichir aux dépens d'autnd. — En fait de meubles, possession vaut titre. — Qui a terme, ne doit rien. — Le mari est seigneur et muttre de In communauté.

— SVN. Aphorisme, adage, apophtegme, maxime, proverbe, sentence. V. ahaue.

Aphorismes d'Hippocrate , recueil de sentences qui résument la médecine de l'Ecole de Cos.

Le premier aphorisme, qui sert en quelque sorte d'introduction à l'ouvrage, est souvent cité : « La vie est courte, l'art est long, l'occasion fugitive, l'e.xpérimentation dangereuse, le raisonnement difficile; il faut non seulement faire soi-même ce qui convient, mais encore être secondé par le malade, par ceux qui l'assistent, par les choses extérieures. » C'est surtout aux Aphorismes qu'Hippocrate doit sa grande poimlarité.

Aphorismes de l'Ecole de Salerne. V. Salerne.

Aphorismes de Boerhaave sur la connaissance des maladies et l'art de les guérir (Aphorismi de cognoscendis et curandis morbis). Cet ouvrage, écrit en latin, a été publié à Leyde en 1709. On y trouve la substance des doctrines de Boerhaave, le plan de son enseignement et une esquisse de pathologie générale. L'auteur passe ensuite en revue les diverses maladies.

Chaque affection est caractérisée dans un bref aphorisme, facile à retenir.

Aphorismes sur la sagesse dans la vie, ouvrage philosophique publié en 1851 par Arthur Schopenliauer (trad. franc. 1880). Ce qui différencie le sort des hommes peut être ramené à trois conditions fondamentales : ce (lu'on est, ce qu'on a, ce qu'on représente. Les différences do la première catégorie sont les plus importantes, et, pour le bonheur de l'individu, le principal est ce qui se trouve ou se produit on lui. On est heureux suivant ce que l'on sent, pense ou veut, et, puisque le bonheur vient surtout de ce que l'on est. les biens suprêmes sont les biens subjectifs, et, en premier lieu, la gaieté et la santé.

Les biens de la seconde catégorie correspondent aux besoins, et les besoins sont de trois sortes : il y en a qui sont naturels et jiécessaires, d'autres qui sont naturels sans être nécessaires, d'autres enfin qui ne sont ni naturels ni nécessaires. Les premiers comprennent la nourriture et le vêtement. I^es suivants se rapportent à la satisfaction sexuelle. Les derniers sont les besoins du luxe, de l'abondance, du faste et de l'éclat ; ils sont en nombre infini et difficiles à satisfaire.

L'opinion d'autrui, le rang, l'honneur, la gloire, constituent la troisième espèce de biens, c'est-à-dire ce que l'on représente, ce que l'on est aux yeux d'autrui. L'opinion ne peut être pour nous réellement un bien ou un mal qu'autant qu'elle détermine la conduite des autres envers et celle-ci n'est à considérer qu'autant qu'elle con- '^""""■'^ ; sommes en nous et par nous-

tribue à modifier ce t

Après avoir étudié les trois conditions qui différencient le sort des hommes, Schopenhauer paraît mettre l'unique source du bonheur dans l'intelligence. Tous nos maux, toutes nos peines viendraient de ce qu'il appelle la volonté] c'est-à-dire des éléments passionnels de notre nature.

APHORISTIQUE (ri'ss) adj. Qui tient do l'aphorisme; qui est rempli d'aphorismes : Le style aphoristique devieui vite fatigant.

APHORISTIQUEMENT (r

isiique, par aphorismes.

■s) adv. D'une manière apho-

APHORME (du gr. aphormè, irruption) adj. Se dit d'une cau.^e externe et manifeste, surtout en parlant des causes oeeasioiineUes ou procatarctiques des maladies.

APHRACTE (du gr. aphraktos ; formé de a priv., et pltrutlfin. fortifier) n. m. Navire non ponté, et qui se disiiriL-iinit ainsi des cataphractes, qui avaient un pont.

APHRAGIHE (du gr. a priv., et piirminui, cloison) n. m. Section du genre dryandre.

APHRAGMIE (du gr. a priv., et phragma, cloison) n. f. Genre de plantes de la famille des acanthacées, dont l'espèce unique est originaire du Mexique.

APHRITIS [tiss) n. m. Genre d'insectes diptères brachycéres.

famille des syrphidés, renfermant des mouches habitant l'Europe et l'Amérique et brillant de vives teintes métalliques : aphritis apiformis (France).

APHRITIS (tiss — du gr. aphritis. sorte do poi.ssen) n. m. Genre de poissons ccanthoptércs, famille des pei-

{gr. d'un tip

cidés, renfermant des formes des eaux douces de la région australienne : aphritis Durvillei (Terre de Van- Diémen.)

APHRIZITE (du gr

/>nrrrfr.

aphrize

r) n. f. Borosilicate d'alumine; variété de

APHROCALLISTE [Uss — du gr. apliros, écume de mer, et hillistos, très beau) n. f. Genre d'épongés calcaires, famille des hexatinellides, habitant les diverses mers et dont on retrouve les restes fossiles dans la craie et les terrains tertiaires.

— Enctcl. Les aphrocallistes sont branchues, arrondies ; leurs rameaux ont leurs extrémités fermées. Leurs canaux radiaires sont prismatiques, juxtaposés, ouverts aux deux extrémités et traversent les parois de part en part.

APKRODE (du gr. iiphrns. écume) adj. Couvert d'écunie.

APHRODES n. m. pi. Genre d'insectes hémiptères homoptères, famille dos cicadellidés, sous-famille des cercopinés, renfermant des formes voisines des aphrophores, et dont les nombreuses espèces habitent principalement l'Europe : apkrode à côtes (aphrodes costatus [Franco]), etc.

— Un APHRODE.

APHRODESCaNE (rféss — dugr. ophrôdês, écumeux) n.f. Substance extraite des cotylédons du marron d'Inde.

— Encïcl. h'aphrodescine, C"H"0", a été retirée par Fremy des cotylédons du marron d'Inde et regardée par lui comme identique avec la saponine. Elle s'en distinguo en ce qu'elle est soluble dans l'alcool, et que les alcalis la dédoublent en acide butyrique et acide escinique.

APHRODISIAQUE (gr. aphrodisiakos : de Aphrodite. ■Vénus! n. ni. et adi. Se dit des substances qui exercent sur les >it ,iiM ,[, 11,111 X une action excitante : Les Orientaux il'' "' des kPnp.oDisifi.QTJEs aux médecins enropé'-i". i,.i::. r"/iun aphrodisiaque, il S'applique à tout ce qui pui u .1 1 amour, en agissant sur l'imagination (peintures, lectures, etc.).

— Qui a rapport à certaines divinités du paganisme, telles que Vénus, Priape, etc. : Culte aphrodisiaque.

— Enctcl. On a cité comme aphrodisiaques un grand iiombre de substances, telles que la vanille, le musc, l'ambre, les épices en général : cannelle, girofle, gingembre, poivre ; l'alcool pris à doses modérées, l'opium, la noix vomique, le phosphore et la cantharide ; certains aliments, comme les truffes, le poisson, les coquillages, les gibiers. Le phosplîore et la cantharide sont des stimulants très énergiques, dont l'administration imprudente peut être suivie des plus graves accidents : priapisme, cystite, parfois des hémorragies urétrales.

APHRODISIAS, ville de l'Asie Mineure (Phrygie ou Carie). Patrie du philosophe Alexandre, commentateur d'Aristote. Sur son emplacement est situé le village turc de Gaira. Les ruines de la ville antique enveloppent le village moderne. Le temple de Vénus, consacré plus tard au culte chrétien, est de la plus belle époque de l'art grec.

— Nom ancien d'une île de la Méditerranée, célèbre par son temple de Vénus Aphrodite. (Dans la partie N.-O. de la ville est le stade, très bien conservé.) — Plusieurs autres villes portaient ce nom en Laconie, en Apulie, en Cilicie, dans l'île de Cuide, en face la côte de Carie.

APHRODISIASME(ass)n. m. L'acte vénérien.

APHRODISIE (du gr. aphrodisios, de Vénus) n. f. Age où l'on devient propre à la génération, puberté.

APHRODISIES n. f. pi. Antiq. gr. Fêtes en l'honneur de ^'énus, tiui se célébraient surtout dans les lieux où elle était plus particulièrement adorée : Amathonte, Paplios, Corintho, etc.

APHRODISIEN, ENNE [:i-in, en' — du gr. aphrodisios, de Vénus) adj. Propre à inspirer l'amour.

APHRODISIENS ( ;i-;n ) n. m. pi. Groupe d'annélidcs ayant pour type le genre aphrodite. — Un aphrodisien.

AphrodISIUM, nom donné autrefois à une ville d'Afrique, peut-être Bône, renommée pour la fertilité do son territoire et la douceur de son climat.

Aphrodite (gr. Aphrodite), une des grandes divinités grecques, assimilée plus tard à la 'V'énus des Romains.

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