V. VÉNUS
— Myth. Aphrodite était la déesse de la beauté et de l'amour, de la génération, de la mer et de la navigation, de la vie universelle. Elle avait pour attributs une ceinture au charme irrésistible ; puis le myrte, la rose ; divers fruits, comme la pomme ou la grenade ; divers animaux, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, surtout la tourterelle ou la colombe. Elle entraînait à sa suite toute une troupe de divinités secondaires :
tantôt Eros ou l'Amour, et des personnages allégoriques comme Peitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir); tantôt les Nymphes, les 1 1 eures et les Charités ; tantôt des divinités marines, comme les Tritons et les Néréides. Cette variété de son cortège et de ses attributs s'explique par la variété de ses fonctions, auxquelles correspondaient une foule de surnoms. Elle était, pour les Grecs, soit la déesse de l'amour céleste [Ourania), soit la déesse de l'amour vulgaire (/*««-
détnos), soit la di tisanes (/A
du mariage [Nymphia'j, ou des ( iiix belles fesses {Callipyge), soit la ueease iiii : i ,,u Pélagia), OU la déesse victo-
rieuse (.\ I ' .mires de ses surnoms se rapportent
àquel(|iir i , I I. .1 1. yende ou de son culte : on l'appelait An<tdyoin<'ne. parce qu'elle était sortie des Ilots : Kypris, Cythérèe ou Enjcine, à cause de ses temples célèbres de Chypre, de Cythère ou du mont Er>'x. Autour du nom d'Aphrodite s'étaient formées une foule ndes, souvent contradictoires. Suivant les uns, elle tait née de l'écume des flots, d'où son nom (du err. aphrus.
, née de l'écume des flots, d'où son nom (du gr ne). D'aprèsune autre tradition, elle était fille
deZe
Dioné. On contait que Zens l'avait mariée ù Hepliaistos. Mais on contait aussi ses amours avec differents dieux : Hermès, Dionysos on Ares, même avec de simples mortels comme Phaéton, Adonis ou Anchise. Elle nul iMi do nombreux enfants : Eros, Hymen, les Charités, I' I, . Hermaphrodite, Enée, et bien d'autres. Dans les ' .iiitiques, nous la trouvons mêlée à une foule d'a-
i' '' Ki.Miii ,■ .nii -d'hui, que le culte d'Aphrodite osi
I I sse grecque est proche parente d(
l'ii' ■ : V \ lieoude Pliénicie.Sonculteparaii
a\ "ir <''.' .(| ;.m; I. I ir > iiieiennement, sur plusieurs poiutsdu monde yiee, par les Phéniciens. Elle était déjà très populaire, chez les Hellènes, au temps où furent composés les poèmes homériques. Aux siècles suivants, elle prit une place de plus en plus grande dans la religion hellénique. Ses sanctuaires les plus célèbres et les plus fréquentés ftirent toujours ceux dont les Grecs avaient hérité des Phéniciens : ceux de Paphos, d'Amathonte et d'Idalie, dans l'île de Chypre, de Cythère, au S. de la Laconie, et du mont Eryx, en Sicile. Mais Aphrodite eut aussi des temples dans la plupart des cités grecques : par exemple, à Athènes, à Tlièbes, à Mégare, à Patras, à Argos, à Corintho, uù un
millier d'hétairos attontlaicnt les pftlerins. Co rulto so drtvoioppa oncoro ù IVpKijiio ali'^xan'lriius puis à, l'npoquL' romaino uù Apiim.liir, i.h'Niill^'r ;i\ .■.- V.'iHi-,, fut .[.Ii'i-,-.-,
grâce aS'Ml IJ . !■ M. '■. . ..nniii r.M,. . '1 .- .tu |.. i;;.i. , ,,
lit- , I I ; , I. > I . Il 11 1 1 h- s ont modifié, à
plu -,' r ;■ ; ; !■■ I ■ ^ ■ ^.i i ■ .,1.. ■> Xl^hroditO.
Uu ial'j.-i 'laiiMii, ,.uin,ui i l'ai.iiu-,, SOUS la forme tout onciilalo d uu simplo cùiie uu d'uno pyramide ontourôo do llambcaux. Plus tard, oUo devint une grossière idole, ontit''romciit vftue, charp-i^o do colliers et do bracelets : c'est ainsi ([ur- la rnpn'scntcnt iino foule de statuettes arcliaï(jucs, ti-..iiv.'i-; ,i i liypn- nu dans les îles do l'Archipel. Vers le <1- Imi <li] \ r .ir, !,■ avunt notre ùre, so dessine un type ariisi i,jiir, ^[mi se manu kmU jusqu'à la fin du v siècle. Apliruilito est alors une divinité grave, drapée dans un long l'Iuton, couronnée d'un diadème ou du polos, et tenant on main une fleur : c'est la déesse Céleste, l'Aphrodite aux jardins d'AIcamôno, ou l'Aphrodite voiléo à ta frise orientale du Parthénon. Puis apparaît un type de transition, qui a peut-fitro été créé par Scopas : I Aphrodite Ni/ctipfioros ou (Victorieuse), nue jusqu'à la
APURODITi:
AIMIYLLAMIU':
par un temple oïl l'on nourrissait une vache hlancho consacrée à Hathor, la Vénus ég;vptionno.Auj. A Yy'* **"■'* 'A^'*' — Nom do doux autres villes d'Egypte : 1 une dans la Thohaïdo, l'autre dans le Delta.
APHROGALE (du gr. aphroa, écume, et gala, acton, lait) n.ni. Lait haltu et réunit en unomoussoécumeuso qu'absorbent les ouvriers de certaines industries, ot notamment ceux dos fabriques de céruse pour combattre les coliques do plomb, et les allumetticrs afin d ompAcher la nécrose des os provoquée par le phosphoro blanc.
APHRONATRON (du gr. aphros, écume, et de mitron, nom du carbonate do soude naturel) n. m. Efflorescence saline formée par lo carbonate do sodinui. On la confond souvent avec lo salii*'-tre; car on les trouve tous los deux dans les lieux humides.
APHRONITRE(du gr. aph'os, écume, et nitron, nitre) n. m. Nitro dépuré.
APHROPHORE (du gr. aphros, écume, ot phora, action df puricr) n. m. Genre d'insectes homoptères, famille des
Statues auUqueb d'Aphrodite {Venu»),
ceinture et moins sévère, occupée à se mirer dans un bouclier. A ce type se rapportent les Aphrodites de Capoue et d'Arles, surtout la célèbre Aphrodite de Milo. Enfin, vers le milieu du îV siècle, Praxitèle montre Aphrodite entièrement nue, fait d'elle le symbole de l'amour et de la grâce voluptueuse : il sculpte sa célèbre Aphrodite de Cnide, dont il existe tant de répliques, la Vénus de Médicis, les Vénus du Capitole ou de Cherchel. A la fin du IV* siècle, le peintre A pelle imagina le type d'Aphrodite Anadyomène, d'où dérive celui de l'Aphrodite accroupie, si fort à la mode pendant la période aloxandrine et grécoromaine, et représenté dans nos musées par la Vénus de Vienne ou la Vénus de Naples. En outre, Aphrodite, sur Iteaucoup de monuments figurés, est associée à d'autres tlivinités; par exemple, Ares, Hêra, Athéna, Adonis. On nous la montre souvent aussi au milieu de son cortège de suivantes ou de divinités secondaires : thème favori des peintures de vases et des fresques de Pompéi.
— BiBLiOGR. : Lajard, Recherches sur le culte de Vi-iins (1837); Bernouilli, Aphrodite {\S1 3).
APHRODITE n. f. Entom. Genre d'annélides errantes, -famille dos aphroditidés, sous-famille des hermioninés, caractérisés par les soies épaisses qui forment un revêtement feutre sur leur dos. Nombreuses espèces habitant les mers du globe. Ij'aphrodite nculeata (hrrissée), appelée taupe de nier a des couleurs très brillantes. Elle se trou\*e sur les côtes de France, etc.
— Miner. Silicate naturel de magnésie; variété de magnésite.
APHRODITIDÉS n. m.
pi. Famille d'annélides
errantes renfermant les formes de
tent de larges écailles nommées élytres et des cirres,*etc.
Se subdivisent en cinq sous-familles : hermioninés, polynoi-
ïiés, acœtinés, siyalîoninés, polylépinés. — Un aphroditidé.
AphrodiTOPOLIS, ville de l'anc. Egypte, au S. de Memphis, sur le Nil (dans l'Egypte moyenne), célèbre
i-oilite héri:
; ft Oin,20 de long.).
i rames dorsales por-
cicadellidés, sous-famille des corcopinés, renfermant des formes de taille moyenne dont les larves vivent sur los feuilles de divers arbres, au milieu d'un liquide écumeux. Habitent l'Europe : aphrophora spumarîa (France), etc.
APHROSIDÉRITE (du gr. aphi^os, écume, et sidéros, fer) n. f. Silicate hydraté d'alumine do fer et de magnésie. Variété de chluVito contenant 44 p. 100 d'oxyde de fer.
APHROSYNE (du gr. aphj'osunê, démence) n. m. Dérangement des facultés intellectuelles; démence.
APHTE fgr. aphthê ; de apfein, brûler) n. m. Ulcéralion superticielle qui se développe surtout dans l'intérieur de la bouche : Les aphtes paraissent spécialement à la face interne de la lèvre inférieure et des joues, sur la partie latérale et inférieure de la la7igue, sur les amygdales, sur le voile du palais. (C. Blant.)
— Encycl. Les aphtes sont de petites ulcérations blanchâtres qui apparaissent sur la muqueuse de la bouche. Ils commencent par des taches rouges, sur lesquelles se développent de petites vésicules analogues aux vésicules d'herpès. Ces vésicules se remplissent d'un liquide latescent, s'entourent d'un bourrelet formé par la muqueuse tuméfiée; dès le deuxième ou le troisième jour, Tépithélium se détache et laisse voir une ulcération lenticulaire d'étendue variable, du volume d'une tête d'épingle à celui d'une lentille. Elles siègent sur la muqueuse des lèvres, à la pointe et aux bords do la langue, sur la muqueuse des joues et du palais. L'haleine est fétide, la salivation assez abondante, la mastication est pénible; la succiou estsi douloureuse pour le nouveau-né qu'il repousse le sein.
L'éruption des aphtes peut être discrète ou con/luente. L'éruption discrète ne se manifeste que par la douleur locale et quelques troubles digestifs, parfois accorapa^rnée ou précédée d'un léger état fébrile. L'éruption confluenie est beaucoup plus grave : elle envahit la voûte palatine, le voile du palais, les amygdales et le pharynx. Elle s'accompagne de diarrhée, de vomissemenis, de fièvre, et peut amener la mort.
Les aphtes se montrent surtout dans l'enfance et la jeunesse. Leurs causes sont mat connues. On tend à admettre que c'est une maladie infectieuse, d'origine microbienne.
Au début, on emploie dos lotions émollientos, additionnées do quelques gouttes do laudanum; après la période inllammatuire, des astringents, tels que borate do soude, alun ; on peut faire dos Tavaç^es de la boucho avec une solution de salieylato do soudo au l/IO'; à l'intérieur, on donne le chlorate do potasse. La cicatrisation peut être aidéo par de légers attouchements au nitrate d'argent. Los purgatifs sont nécessaires.
— Méd. vétér. Cette malailie éruptive, enzootique ou épizootiquc, so caractérise par do petites ampoules ou phlyctènes qui se développent dans la boucho, dans l'espace iuterdigité, sur les lèvres ot sur les mamelles.
Cette affection, commune au bœuf, au mouton et au porc, a reçu différents noms. C'est ainsi qu'on l'a appelée : » fièvre aphteuse u, uépizootio aphteuse », » maladies aphteuses», «stomatite aphteuse», «cocottei, « phlyctèue », M glossopôde 11, u mal de bouche «, « exanthème mlerpbalangôu.
Les maladies aphteuses ont été connues do toute antiquité ; car, depuis les Grecs, on trouve qu'il en est fait mention dans tous les ouvrages des savants qui so sont occupés de médecine comparée. Les intempéries, les fourrages avariés, los mauvaises conditions hygiéniques, ont été signalés tour à tour comme causes de la fièvre aphteuse. Mais si, dans l'histoire do cette maladie, en étudie les conditions au milieu desquelles elle s'est développée, on acquiert bientôt la certitude que cette afTcction est indépendante de toutes ces influences.
Au début do cette maladie, los animaux perdent l'appétit, deviennent tristes, éprouvent des frissons, et la sécrétion du lait diminue d'une manière notable. Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, les phénomènes fébriles cessent, et une éruption vésiculcuse survient dans la bouclif, sur les mamelles, et dans l'espace intcrdi^ité, ce qui fait que ces animaux boitent quelquefois considérablement. Au bout d'un temps variable, suivant les réfions du corps, ces vésicules s'ouvrent et se recouvrent ientôt de matière purulo-sanguinolente qui forme une croûte roussâtre au contact de l'air. Enfin, après huit à dix jours, ces croûtes tombent et laissent à nu la cicatrice de fa vésicule. En général, cette maladie ne compromet pas la vie des animaux, parce qu'elle laisse toujours intacts les principaux appareils organiques.
Tout le monde est d accord pour reconnaître à la fièvre aphteuse un caractère éminemment contagieux et, si elle ne cause pas la mort, elle cause une perte de travail ou une perte de lait.
Les lois sur la police sanitaire sont applicables à la lièvre aphteuse comme à toutes les autres maladies contagieuses. On traite par des lotions antiseptiques surtout salicylées, ou en désinfectant les étables par des lavages crésylés.
APHTEUX (eu), EUSE adj. Compliqué ou accompagné d'aphtes; qui tient aux aphtes: An^me aphtecse.
APHTHALOSE (du gr. aphthitos, inaltérable, et ah, sel) n. m. Nom donné par Haùy au sulfate anhydre de potasse rliomboédrique . dont le principal caractère est d'être inaltérable à l'air. Syn. aphthithalite, arcxnite, gla-
SÉRITi:.
APHTHARTODOCÈTES (du gr. aphthartos, incorruptible,
et dokètos, qui apparaît) n. m. pi. Nom donné à des hérétiques du vi= siècle, qui prétendaient que le corps de Jésus-Christ était incorruptible, impassible et immortel. Ils étaient disciples de Julien d'Halicarnasse, qui vivait au IV' siècle. Ils se rattachaient à l'hérésie monophysite et s'appelaient encore phantasiastes (le corps du Christ étant pour eux un fantôme, çovrâffjia). — Un aphthabtodocète.
APHTHONE (du gr. aphthonos, abondant) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des halticidés, renfermant dos attises dont les nombreuses espèces sont répandues sur tout le globe, particulièrement en Europe.
Citons Vaphthona euphorbix (Europe).
APHTHONGIE (du gr. a priv..ot phthoij^ gos, son) n. f. Perte de la faculté do produire des sons. Elle se traduit par une sorte de spasme fonctionnel des lèvres et de la langue , qui se produit toutes les fois que le malade veut parler.
APHTHONITE (du gr. aohthonèlos, qui n'est pas envié, ou de apnthonos, abondant) n. f. Cuivre gris antimonial ; variété de panabase.
Aphthonius, rhéteur grec, nô à Antioche, vivait au m* siècle et au commencement du iv de notre ère. On a de lui des exercices do rhétorique, Progymnasmata, iniprimés en I5û8 à Venise, et des fables à la manière d'Esope, qu'on place souvent à la suite des fables de ce dernier.
APHTOÏDE (do aphte, et du gr.'eidos, apparence) adj. (^tii ri'sscnible à l'aphte : I*ustule aphtûïde.
AphutÉENS, nom donné aux Israélites revenus de la captivité et rétablis dans leur ancien pays. — Un aphutêen.
APHYA (du gr. aphuê, petit poisson, fretin) n. f. Genre de poissons acanthoptères, famille des gobiidfs. uv rciiK-r niant qu'une seule espè- ^
athérine naine), vulgai- ^!^^~'w-^"'^~~^ — ^'^^"""^^
rement nommée à Nice ^^»^^^^^ mjim^^^ ---*^^
nounat et nonnat (tran- X.
sparent, sans écailles Aphya(o™,03 de lon^.).
[Méditerranée]. Se pê-
chepar quantités énormes avec des filets à mailles serrées
dits tartanouns. Se mange cuit dans du lait, ou frit. . ,7/ '
APHTUVX (du gr. a priv.. ot phulax, défenseur) n. ai. Genre de plantes de la famille des commélinacées, dont l'inflorescence est en paniculc lâche.
APHYLLANTHE fdu gr.rt priv.; phullon, feuille, et anthos, fleur) n. m. Genre de plantes do la famille des liliacées, tribu des liliées, qui croît dans les lieux arides du midi de lEurope.
APHYLLANTHÉ, ÉE adj. Qui ressemble à l'aphyllauthe.
— n. f. pi. Groupe do la famille des lUiacées, ayant pour type le genre aphyllanthe : Les aphyllanthëes. Une aphyllanthee.
APHYLLE — APIOS
APHYLLE (du gr. a priv., et phullon, feuille) adj. Se dit des plantes dont la tige est dépourvue de ieuilles, comme la véronique aphylle, la cuscute.
APHTLLOGALPE (du gr. nphulfon, sans feuille, et kalpê, urne) n. m. Gcnri? de fougères. Syn. de osmonde.
APHYLLOCAULE OU APHYLLOGAULON lA'd — du ST. a pnv.; phuUim. feuille, et kaulo.t, tige) n. m. Bot. Syu. de
(iKRBÉKE.
APHYLLODIUM { o?7î' — du gr. a priv., et phillon, fouille) n. m. Bot. Syn. de dicerme.
APHYTÉIE {du gr. a priv., et phuteia. végétation) n. f. Bot. Syn. de htdnore.
Aphytis, anc. ville de Thrace. dans la péninsule do Pallène, au S.-E. de Potidée. Apollon y avait un temple dont les oracles étaient célèbres dans la contrée.
API {du lat. Appim, nom du Romain qui, par la greffe, obtint cette variété de pomme) n. m. Espèce de pomme ; Un API, des apis, et plus ordinairem., Une pomme (/'api, des pommes rf'APi.
— Ses joues sont deux pommes d'api. Se dit t\g. d'un enfant, d'une femme, dont le teint a le coloris et la fraîcheur de la jeunesse.
— Encyc. h'api est une petite pomme jaune pâle, d'un beau rouge vif du côté exposé au soleil ou d'un rouge noirâtre, à chair ferme, croquante et sucrée; elle peut se conserver jusqu'en avril. L'arbre qui la produit est de moyenne taille, à rameaux longs et redressés. Les principales variétés sont : l'api ordinaire, qui est la meilleure; Vapi noir, à peau d'un rouge très orun ; Vapi gros ou pomme rose, dont le fruit, plus gros, sent la rose.
Api, îles des Nouvelles-Hébrides (Océanie, Mêlanésie); entre 7.000 et 10.000 hab.
Apia ou ApiA TelLUS. ancien nom du Péloponèse, ainsi appelé de Apis, roi légendaire d'Argos.
Apia, village capitale des îles Samoa (Océanie, Pol ynésie), dans l'île d'Oupolou.
APIACÉES (du gr. apion, persil) n. f. pi. Nom donné par Lindley à la famille des ombellifères. — Une apiacée.
A PIACERE, loc. adv. V. PIACERE.
APIAIRES ulu lat. apis, abeille) n. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, renfermant les abeilles et les genres voisms. — Un apiaire.
— Enctcl. Les apiaires sont caractérisés par des ailes antérieures avec trois cellules cubitales presque égales, et par des jambes postérieures creusées extérieurement d'une fossette triangulaire {corbeille) pour la récolte du pollen. L'abdomen est ovoïde et attaché au corselet par un pédoncule très court. Les pieds sont très dilatés et munis de poils raides et nombreux. Les larves sont vermiformes, blanchâtres, un peu recourbées, arrondies aux deux bouts, munies d'une bouche écaiUeuse armée d'une filière. Au moment de leur première métamorphose, elles filent une coque où elles se changent en nymphes. Au printemps suivant, quand les fleurs qui doivent nourrirchaqueespèce sont écloses, l'insecte parfait sort de sa coque. On le voit alors voltiger rapidement de fleur en fleur pour recueillir le miel qui doit le nourrir, ainsi que ses larves. Les apiaires se divisent en cinq sous-familles ; andréninés, nomadinés, anthidinés, encérinés, apinés.
Apianus (Pierre), astronome et mathématicien allemand, néàLeisnig(Sàxe) en I50i,mortà Ingolstadten 1552. Son nom allemand était von Benne'witz. Apianus, anobli par Charles-Quint, professa longtemps à Ingolstadt, et fut un des premiers à proposer l'observation des mouvements de la lune pour découvrir les longitudes. On lui doit aussi des observations assez curieuses sur les comètes. — Philippe, son fils, né à Ingolstadt en 1531, lui succéda dans sa chaire de mathématiques, et mourut en 1589 à Tubingue.
APIASTRE (nss — du lat. apis, abeille) n. m. Genre d'ombellifères, renfermant des herbes annuelles, originaires de l'Amérique boréale et occidentale.
APIGAL (du lat. apex, icis. sommet) n. m. Nom donné aux aréoles qui se terminent à la pointe de l'aile des insectes.
APIGAL, ALE, AUX (du !at. apex, icis, sommet) adj. Qui a rapport au sommet d'une chose : Polypier à calices APiCAVx i/rand s et saillants. (M.-Edw.)
ApiCATA, femme de Séjan, qu'il avait répudiée afin de satisfaire plus librement sa passion pour Livie, femme de Drusus. Après le supplice de Séjan, elle se donna la mort devant les corps de ses fils, égorgés par ordre de Tibère.
APIGÉ, ÉE (du lat. apex, icis, sommet) adj. Qui se termine par un sommet très apparent.
APICIEN, ENNE (in, en — ûe Apicius, n. pr.) n. et adj. Disciple, partisan d Apicius. n Qui se rapporte à Apicius. V. ce mot.
A plusieurs plats nouveaux, d'un goût très recherché, Le nom il'Apicius fut longtemps attaché. 11 flt secte, et l'on sait qu'il s'émut dtis querelles Sur les a^iiciens et leurs sauces nouvelles.
Berchoux.
APICIFIXE (du lat. apex, icis, sommet, etfixus, fixe) adj. Se dit des anthères fixées au filet de l'étamiue par leur sommet.
APIGIFLORE (du lat. apex, icis, sommet, et flos, floris, fleur) adj. Qui a des fleurs terminales.
APIGIFORME (du lat. apex, icis, sommet, houppe, et forma, forme) adj. Se dit de cristaux qui ressemblent à des aiguilles réunies en houppe.
APldLAIRE (du lat. apex, icis, sommet) adj. Se dit de tout organe inséré au sommet d'un autre.
Apicius, nom de trois fameux gastronomes romains. L'un vivait dans les derniers temps de la république; le deuxième sous Auguste et Tibère : c'est le plus célèbre. (Il inventa de nouveaux mets et engloutit une fortune immense dans ses dépenses de table. Il s'empoisonna, diton, parce qu'il ne lui restait plus pour vivre qu'une somme de plus do deiLx millions de notre monnaie.) Le troisième Apicius vivait sous Trajan. (Ce dernier était inventeur d'un procédé pour conserver les huîtres.) Aucun des trois ne paraît être l'auteur du traité de l'art culinaire [De re coquinaria) qui nous est resté sous le nom de Csehus Apicius.
APIGOLE (du lat. apis, abeille, et colère, cultiver, élever) adj. Qui appartient, qui a rapport à l'élève des abeilles : Appareil apicole. Exploitation apicole.
APICRE fdu gr. a priv., etpikros, amer) n. m. Genre de la famille des liliacécs, formé aux dépens des aloès.
APIGULE (lat. apiculum, dîmin. de apex, icis, pointe) n. m. Pointe courte, aiguë et peu consistante.
APICULÉ, ÉE adj. Qui est muni d'un apicule.
/ élé
APIGULTURAL, ALE, AUX adj. Syn. de apicole.
APICULTURE (du lat. apis, abeille, et cultura, culture) n. f. Art d'élever les abeilles : Cours rf'APicuLTURE.
— Enctcl. ISapiculture est l'art d'élever les abeilles dans des réceptacles appelés ruches (v. ce mot) et de tirer profit de leurs produits miel et cire. (V. ces mots.) Pour mener à bien une exploitation apicole, il est indispensable de connaître l'histoire naturelle et les mœurs des abeilles, Iciu-s maladies, leurs parasites, la manière de leur donner des soins, la construction des ruches, les procédés de conservation et d'utilisation du miel et de la cire.
Les principales opérations apicoles sont : la visite au printemps, pom* s'assurer de l'état des ruches, le nourrissement, dans le cas où les provisions sont épuisées, la réunion des colonies faibles, le remplacement des mères, la mise en place des hausses et des cadres supplémentaires, l'essaimage {v. ce mot), la récolte, l'hivernage. Dans toutes les opérations qui nécessitent l'ouverture de la ruche ou le transvasement, on projette à l'intérieur un peu de fumée produite en faisant brûler de vieux chiff'ons, de la paille, etc., afin d'engourdir les abeilles et d'éviter les piqûres. L'irascibilité de ces insectes est des plus variables : les cris, les mouvements brusques les irritent; certaines personnes s'approchent impunément des ruches; il est beaucoup plus prudent de s'envelopper la tête d'un voile.
L'apiculture peut se pratiquer partout où se trouvent des prairies naturelles ou artificielles, des bois et des plantes donnant de nombreuses fleurs. Cependant, avant d'insta.ller un rucher, il faut connaître les ressources de la contrée en plantes mellifères : les abeilles affectionnent les trèfles, les sainfoins, les bruyères, le sarrasin. L'emplacement d'un rucher varie suivant le climat. Dans le nord, il est bon de le placer à l'exposition du soleil; dans les pays chauds, il faut au contraire l'abriter.
Dans certaines contrées, lorsque les fleurs du printemps sont épuisées, on transporte les ruches dans les lieux où les bruyères abondent, pour faire une seconde récolte. Ce système permet de récolter le premier miel et de laisser comme provisions aux abeilles le miel de bruyère, de qualité inférieure. C'est ce qu'on appelle faire de l'apiculture pastorale.
L'apictilture se divise d'une manière générale en apiculture fixiste et en apiculture mobdiste. La première exploite des ruches — paniers en forme de cloche — dans lesquelles les abeilles construisent des rayons en les fixant à la partie supérieure. Des calottes ou'hausses s'ajoutent sur le dessus de la ruche avec laquelle elles communiquent
fiar un petit trou. Les abeilles y emmagasinent du miel; a reine et le couvain ^larves et nymphes) restant dans le corps principal. Le fixtsme oblige l'apiculteur à briser les rayons pour récolter le miel.
L'apiculture mobiliste emploie des ruches de formes très diverses : les unes verticales, les autres horizontales, mais toutes renfermant des cadres mobiles, dans lesquels on dispose des feuilles de cire gaufrées ou même de vieux rayons. Les opérations apicoles sont facilitées par l'emploi des ruches à cadres : il est facile, en efifet. de retirer ou d'ajouter un ou plusieurs cadres sans déranger les abeilles; de plus, le rendement est supérieur. C'est la méthode de l'avenir. Les ruches à cadres les plus employées, en France, sont les ruches Dadant et de Layens. Un nouveau mode d'exploitation consiste à accoler deux ruches et à remplacer les parois internes par une grille perforée, permettant aux abeilles ouvrières (^ passer de l'une dans l'autre : on a ainsi une ruche à deux mères. D'après l'auteur, on obtiendrait un produit de 120 francs par groupe de dexLx ruches.
En outre des sucs végétaux qu'elles transforment en miel, les abeilles récoltent du pollen, quelles emmagasinent pour la nourriture des larves, et des substances résineuses formant le propoHs destiné à boucher les fentes de la ruche et à entourer les corps étrangers.
Les abeilles ont de nombreux ennemis : en première ligne un lépidoptère, la fausse teigne de la cire, la i/alleria cerella (Fao.) ou mcUonella (Linn.), dont la chenille se nourrit de cire, perçant les gâteaux en tout sens. Un autre papillon plus petit, l'achrxa grisella ou ahearia, se trouve dans les ruclies, mais ses dégâts sont moins importants. Les autres ennemis sont : le sphinx tête de mort [acherontia atropos)^ les cétoines, qui se gorgent de miel ; les guêpes, les asiles, les libellules, les philanthes qui dévorent les ouvrières ; les méloés, à l'état larvaire, qui se nourrissent des larves, et ensuite du miel ; un oiseau, le guêpier (merops apiaster), les souris, les mulots, les hérissons.
Les abeilles sont sujettes à diverses maladies : la dysenterie, produite par l'alimentation forcée, le manque d'air, l'humidité ; la constipatioii, produite par un abaissement subit de la température ; la loque ou pourriture qui atteint d'abord le couvain, puis les abeilles, et se communique aux ruches voisines ; le 7iarcotisme, le mal de mai.
L'apiculture a été pendant longtemps considérée comme une branche très accessoire de l'agriculture. Darwin avait pourtant mis en évidence le rôle joué par les abeilles dans la fécondation des plantes. Mais, bien comprise et avec les procédés modernes, elle est susceptible ae donner des revenus sérieux. Il existe en France environ 1.600.000 ruches, dont les produits représentent annuellement une valeur de plus de 16 milhons de francs. Les importations s'élèvent à 2.200.000 francs: les exportations à 1.700.000 francs. Enfin, comme produit indirect, il faut citer les liqueurs et boissons au miel, dont l'hydromel est le plus connu.
Les localités où l'apiculture a pris le plus de développement en France sont : le Gâtinais, le Limousin, les landes de Gascogne, les environs de Reims et de Caen, le Narbonnais, la Bretagne. V. abeille, e.ssaim, cirb, hydromel, MIEL, RUCHE, OtC.
— BiBLiOGB. : "Weber, Manuel pratique d'apiculture; Hamet, Cours complet d'apiculture ; Derosne, Exposé sommaire de Vapiculture mobiliste ; Voirnot, l'Apiculture éclectique ; Langstroth, l'Abeille et la Huche (trad. de Dadant) ; de Layens, Construction économique des ruches à cadre; Bertrand, la Huche Dadant modifiée ; Clément, l'Apiculture moderne; de Layens et Bonnier, Cours complet d'apiculture.
APICULUM {lom' —mot !at., dirain.de apex, îcîs, pointe) n. m. Peiite pointe qui termine un organe; aiguillon.
APIE (du gr. apion, poire) n. m. Syn. de apion.
APIÈCEMENT {rad. pièce) n. m. Une des principales pièces qui entrent dans la confection d'une chemise ou d'un habit.
APIÉCEUR, BUSE n. Ouvrier, ouvrière qui travaille à la pièce. (Se dit surtout, chez les tailleurs, des ouvriers qui font le montage des vêtements.)
APIBR {ié — du lat. apis, abeille) n. m. Amas de ruclies placées au milieu d'enceintes de fascines, n Celui qui élève des abeilles. Syn. de apiculteur.
na, forme) adj.
me.
APIFUGE {du lat. apis, abeille, et fugare, mettre en fuiic) n. m. Liquide dont on s'enduit la figure et les mains pour se préserver des piqûres des abeilles.
APIGÉ, ÉE adj. Se disait, dans le Levant, d'un navire qui n'a pas tout Son chargement, mais qui est assez lesté pour tenir la mer.
APIGÉNINE (de apiine, et du gr. gennaein, engendrer) n. f. Corps cristallisable qui se forme en même te~hipsque le glucose dans le dédoublement de l'apiine sous l'action do l'acide chlorhydrique bouillant.
— Engycl. h'apigénine C"'H'''0' cristallise dans l'alcool eu lamelles jaunâtres d'éclat nacré fondant vers 295'*, peu solubles dans l'eau et dans l'alcool. Sa solution ne réduit pas la liqueur cupropotassique.
APIINE (du lat. tipium, persil) n. f. Substance que l'on obtient en faisant bouillir de l'eau avec une quantité suffisante de persil : elle cristallise en aiguilles soyeuses incolores, sans odeur ni saveur, fond à iSO" ; sa formule est C*"H'*0'*. Elle est insoluble dans l'éther, soluble dans l'eau bouillante et l'alcool bouillant.
APiÏNE ou APIONINÉS n. m. pi. Sous-famiUe d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, renfermant de petits charançons répartis dans les genres apion, nanophyes, etc. — Un apiiné (ou apioninÉ).
APILÈME (du gr. a augment. ou explétif, etpilein, accabler) n. f. Figure de pensée; syn. decoMMiNATiON. V. ce mot.
Apinag, comm. de la Loire, arr. et à 41 kilom. de Mon tbrison ; 952 hab. Patrie du ligueur Pjen-cD'ApiNAC, archevêque do Lyon, et du Fr. Philippe, des écoles chrétiennes.
APINELLE (dimin. de apium, ache) n. f. Bot. S^'n. du genre trime.
APINÉS (,du lat. apis, abeille) n. m. pi. Sous-famille d'insectes hyménoptères, renfermant les bourdons et les abeilles, ainsi que les genres psithyrus, apathus, trigona, melipone, etc. — Un apiné.
APIOGRINE (du gr. apion, poire, et krinon, lis) n. m. Genre de crinoïdes fossiles, famille des apiocrinidées, caractéristique du jurassique moyen et supérieur.
APIOCRINIDÉES (rad. apiocrine) n. f. pi. Famille de crinoïdes fossiles, caractérisée par des bras bifurques et à une seule rangée de plaques. La tige est longue, arrondie ; le calice est formé par des pièces épaisses et en quelque sorte articulées. — Une apiocrinidée.
APIOCRINITE n. m. Paléont. Syn. de apiocrine.
APIOL (du lat. apium, persil) n. m. Principe actif des graines du persil. Syn. camphre du Brésil.
— Encycl. h'apiol C"H"0' s'extrait de la graine de persil pulvérisée. Il est à peu près incolore, possède une odeur spéciale, une saveur acre. lî est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther et le chloroiorme. Sa solution alcoolique rougit légèrement la teinture de tournesol et le sirop de violette. L'apiol possède un isomère, Visoapiol. Ces corps, par oxydation à l'aide du permanganate de potassium, donnent de Vacide apioUque. L'apiol donne naissance à des composés : dérivés apioliques.
A la dose de 1 gr., l'apiol détermine une excitation cérébrale légère, rappelant celle que produit le café ; a celle de 2 à 4 gr., il fait éprouver les mêmes symptômes qu'une forte dose de sulfate de quinine. Dans nos climats, il peut être substitué comme fébrifuge au sulfate de quinine.
APION (du gr. apion, poire) n. m.
Genre de coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, sous-famiile des apioninés, renfermant de petits charançons dont les espèces, très nombreuses, sont répandues surtout dans l'hémisphère boréal. On en connaît plus de Apion (gr. 5 fois). 250 espèces en Europe, dont la plupart vivent aux dépens des plantes légumineuses. Citons l'apion pisi, nuisible aux pois ; — =^
l'apion diff'orme, vivant SUT ^ " ^ J^^
le polygonum hydropiper. ^ /j
Apion, rhéteur ^' ^ *^ ; 7 ,'
alexandrin qui vivait au commencement du i" siècle de l'ère chrétienne. Il avait composé une Histoire d'Egypte et des commentaires sur Homère. Il écrivit contre les Juifs une satire violente, où il raconte sur leur histoire les fables les plus injurieuses et les plus ridicules et àlaqueîlel'historien Josèphe répondit par son traité Contre Apion.
APIOS(oss) n. m. Genre de légumineuses-papilionacées, établi pour des herbes volubiles,dont les feuilles sont composées de 2 à 7 paires de folioles avec stipules, et dont les fleurs sont en grappes simples.
— Enctcl. Ces plantes sont originairesde l'Asie tempérée et de l'Amérique boréale. La principale espèce est l'apios à racine tubéreuse, plante originaire des Etats-Unis et cultivée dans nos serres à cause de l'odeur suave de ses fleurs. Elle possède, en outre, des tubercules très nutritifs.
APIOSPOniON