‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 358 sur 828 · APPEL — APPENDICE · texte numérisé non relu

APPEL — APPENDICE

faire réformer larrôt d'un tribunal inférieur :A'« pas AppKLtfR d'un jugement, c'est l'accepter. (E. de Oîr.) u En appeler comme d'abus, Appolor à un tribunal laïque d'un jugement rendu par l'autorité ecclésiastique. V. aul'S.

— Par anal. Appeler, en appeler. Décliner l'autorité, la compétence, la validité de : /en appelle de votre décision, w En appelir a, S'en référer, s'en remettre â : ^'en APPELLK X votre témoignage, k votre sagesse.

— Mar. Appeler à bord, Faire dos signaux pour demander un canot, il Manœuvre qui appelle bien, Manœuvre qui vient on bonne direction, ii Manœuvre qui appelle de loin. Qui est amarrée sur un point éloigné, u Manœuvre qui appelle en étrivcQui arrive après un changement de direction.

Appelé part, et n. m. Soldat appelé Â joindre son corps, à faire partie do l'armée active.

S'appeler, v. nr. Etre appelé, avoir un nom, une quallrioation (so dit ucs personnes et des choses; : La société doit s'appeler prévoyance. (V. Hugo.)

— So donner à soi-même un titre, une qualiGcation : Alexandre s'appelait lui-même « fils d'Ammon ».

— Cest ce qui s'appelle, voilà ce qui s'appelle, ou clliptiq. Voilà qui s'appelle, Voiià ce qui mérite d'être ainsi qualifié.

— S adresser do loin la parole, so faire mutuellement des signes, pour so réunir, se concerter : Les oiseaux savent parfaitement s'appeler entre eux. n Fig. S'attirer, en parlant des choses : Les habitudes font que les besoins s'appellent et s'enchaînent sans secousse. (Alibert.)

~ Prov. Appeler les choses par leur nom, Dire nettement, crûment la vérité.

Ostlo chien de Jean de Nivelle...

U 8'ciifuit quand on l'appelle.

Se dit d'un homme qui son va, qui s'éloigne quand on veut le retenir. V. chien.

— Allus. HisT. : J'en appelle à Philippe à Jeun. Un jour quo Philippe sortait d'un long festin, une pauvre femme vint à son tribunal implorer la réparation d'une injustice. Elle fut condamnée : a J'en appelle, s'écria-t-elle vivement. — Et à qui ? demanda le roi. — A Philippe à jeun. . Cette réponse rendit au roi son sang-froid. Il examina de nouveau l'affaire et revint sur son jugement.

Dans l'application, ces mots sont rappelés par ceux qui se croient victimes d'un jugement précipité. Souvent, au lieu de dire à Philippe à jeun, on dit à Philippe mieux informé ; quelquefois, à César mieux informé.

— Allcs. BIST. : U y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. V. ÉLU.

— Syn. Appeler, nommer. Nommer, c'est désigner la persoune par son propre nom : Comment vous nommezvous'/J'ai nom Eliacin. fRac.) — Appeler, c'est désigner une personne par un signe ou une qualification distincte : y'APPELLK un chat un chat, et Rollet un fripon. (Boil.)

— Stn. Appeler, évoquer, invoquer. Nous appelons les êtres qui vivent avec nous et autour de nous sur la terro. rsous évoquons les âmes des morts, les esprits infernaux, etc. Nous invoquons Dieu, les anges, los saints, etc.

— Anton. Chasser, renvoyer.

APPELET [le — rad. appel' n. m. Filet pour la pèche du hareng et des poissons de même grosseur, n Corde soutenue par des barriques vides et garnie de lignes ayant cha'iiTie un ou plusieurs hameçons.

APPELEUR (rad. appeler) n. m. En T. do chass.. Oiseau ■ ini ^i.-rt 'l'appeau.

Appell (Paul-Emile), mathématicien français, né à strabljûurg en 1855. Entré à I 1 h oie normale eu 1873, doc- 1 ur es sciences en 1876, il est

[ uis 1885 professeur de méca-

|Uo rationnelle à la Faculté des

1 nces de Paris, et, depuis 1892, 1 mbre de l'Académie des scienes En 1889, il remporta le second prix fméd. d'or) au concours ou\ ert par le roi de Suède Oscar II entre tous les mathématiciens d I nropo et fut alors nommé he\ aller de la Légion d'honneur.

Outru de nombreux et savants iiK moires publiés dans le Bulle lin des scttnces mathématiques, on lui doit Cours de mécanique } ifionntlle (ISS%) ; Leçons sur l'att) Xition et la fonction potentielle 11^9') Ttaité de mécanique ra- Appell.

timnelle (1893-96); Théorie des

fonctions algébriques et de leurs intégrales {1895\ avec I ouT'iat Principes de la théorie des fonctions elliptiques is") a\cc Lacour.

Ions les individus de la même espèce : vu 1 LL\TiF..Vum APPELLATiF.iiOn dit mieux NOM COUMt.N. APPELLATION (s/) n. f. Action d'appeler. (Peu us.)

— Dénomination, qualificatif : Appeli.ation injurieuse.

— Gramm. Manière d'appeler chacune des lettres do l'alphabet : Suivant la tiouvelle appellation, toutes les lettres de l'alphabet sont du genre masculin.

APPENDANCE n. f. Anc. dr. Ce qui était nouvellement attaché à une seigneurie, soit en domaines, soit en mouvances : Toutes ses appkndances et dépendances. (Le moi se distinguait de celui de appartenances, qui désignait tout ce qui était attaché à une terre de louto ancienneté, comme les prés, les bois, les terres, etc.)

APPENDANT, ANTE (rad. appendre) adj. Suspendu à. (Pou usité.)

— En T. de bot. Se dit do la graine, lorsque le hile .^st placé au-dessus de son point le plus élevé.

APPENDICX: {pin — lat. appendix, icis; de appendere, dépendre de) n. m. Partie qui tient à une autre plus grande, qui semble y être ajoutée. ;; Se dit ouelquefois, et par plaï! ' '' .» — ■ i

. du nez, surtout lorsqu'il est d'i

; longueur plus^qu'ordinairc : Çue/ appendice il'a au milieu duvisageî

— Supplément placé i la rïn d'un ouvrage historique ou littéraire, et destiné, soit à le compléter, soit à l'éclaircir.

Par ext. Dépendance, complément : Arec ma France,

l'Atigteteire devait finir par n'en être plus qu'un appendice. (Napoléon 1".)

Anat. hum. et anim. Nom donné à certaines parties

qui sont comme surajoutées à d'autres dont elles dépendent (v. Encycl.). Il Appendice caudal. Prolongement dô la colonne vertébrale en forme de queue.

APPENDICIFORME — APPÉTIT

— Blas. Extrémité des animaux, telles que la queue, les cornes, les griffes. . , , .

— Bot. Nom donné d'une manière générale a tous les organes latéraux des plantes, tels que feuilles, bractées, sépales, pétales, etc. Se dit par opposition à axe. il S'applique dans un sens plus restrointaux écailles qui entourent uiiplquefûis l'ovaire, aux prolongements de la fleur, de la loiiilu*, tels que vrilles, stipules, épines, etc.

Encycl. Anat. hum. Appendice xiphoïde. Cet appendice, terminé en pointe [xiphoïde veut dire en foi-me d'cpée), forme l'extrémité inférieure du sternum. Son sommet reste toujours cartilagineux. L'appendice xiphoïde peut être bifurqué, quadrilatère et perforé au centre ; le plus souvent vertical, il peut s'incliner en avant ou en arrière. La ligne blanche s'insère sur son sommet, et le muscle grand droit de l'abdomen sur ses bords latéraux.

— Appendice veT^mi forme. L'appendice vermi forme, appelé aussi iléo-ccpcal ou vermicidaire, est une petite portion du tube intestinal, terminée en forme de cul-de-sac à une de ses extrémités, et qui s'implante par l'autre sur la partie inférieure du cœcum et le continue. II a la forme d'un petit tube cylindrique presque toujours flexueux, dont la longueur varie entre 8 et 10 centimètres, et la largeur entre 6 et 8 millimètres. Il est creusé d'une cavité centrale qui en occupe toute la longueur et s'ouvre dans le cœcum. Elle serait munie d'une valvule semi-circulaire (valvule de Gerlachi. Les parois sont très épaisses. On le considère comme un organe rudimentaire, rappelant une disposition ancestrale aujourd'hui perdue. Les lésions inflammatoires de cet organe constituent Y appendicite.

— Appendices épiploïques. Soulèvements qui se rencontrent par places sur la tunique péritonéale du gros intestin; ils se détachent de la tunique musculaire sous-jacente et présentent l'aspect de doigts de gants remplisdegraisse.

— Anat. comp. Le mot appendice, en anatomie comparée, s'applique d'une façon générale à tous les organes ou parties d'organes qui sont comme ajoutés extérieurement au corps des animaux.

Chez les articulés, les appendices sont nombreux. Ce sont les pattes, mandibules, antennes, palpes, branchies.

— Bot. y. APPENDICULAIKE.

APPENDICIFORME {pin — de appendice, et forme) adj. Eu T. dhist. nat.. Qui a la forme d'un appendice.

APPENDICITE [pin — de appendice) a. f. Inflammation de rappendice cœcal.

— Encycl. L'appendicite a été longtemps confondue avec la typhlite (inflammation du cœcum), ou la pérityplilite. Pour la première fois, en 1759, on reconnut un cas de perforation de l'appendice ; plusieurs cas analogues ont été cités depuis, mais ont été considérés comme des raretés. Depuis que l'antisepsie a rendu inoffensives les opérations chirurgicales, les laparotomies faites dès le début des accidents ont montré que l'appendice est intéressé, soif seul, soit conjointement avec le cœcum, dans les cas rangés antérieurement parmi les typhlites ou pérityphlites, et qu'il parait dans presque tous les cas avoir été le siè^e primitif de la lésion. (A I autopsie, ou dans les interventions tardives, il arrive souvent que l'appendice est totalement détruit.)

Depuis lors, l'appendicite est entrée dans le cadre de la nosologie classique et a fait l'objet d'innombrables discussions dans les corps médicaiLX de tous les pays, sans que l'accord ait pu s'établir sur l'étiologie et la pathogénie de cette maladie. Les causes invoquées sont : l'' l'occlusion de l'appendice par des corps étrangers (noyaux de cerises, arêtes de poisson), des calculs biliaires, des scybales ou concrétions stercorales ; 2" la tuberculose localisée à l'appendice ; S* la propagation à l'appendice d'une inflammation intestinale d'origine quelconque.

Au début, les si^-nes sont une colique intense, partant de la fosse iliaque droite et irradiant dans tout l'abdomen ; des vomissements alimentaires ou bilieux, la constipation, un point douloureux à la palpation à quatre doigts et en dedans au-dessus de l'épine iliaque antérieure et supérieure. Dans les cas favorables, les symptômes, véritables réflexes, s'apaisent bientôt ; mais, dans les cas graves, on peut voir, au bout de quelques jours, apparaître les symptômes d'une péritonite suraiguë par perforation (avec un ventre peu-ou point ballonné), qui marche avec une rapidité foudroyante ; ou bien on assiste à l'évolution plus lente d'une péritonite localisée à la fosse iliaque, qui se termine par la suppuration et l'ouverture de l'abcès par la peau, dans le cœcum ou plus rarement dans le rectum, le vagin ou la vessie. Souvent, les symptômes restent pendant longtemps assez légers pour que le malade puisse vaquer â ses occupations ; souvent aussi, après des périodes de rémission, la maladie fait, comme périodiquement, des retours offensifs toujours redoutables : c'est 1 appendicite à rechutes.

Le traitement médical applicable au début consiste en purgatifs doux : calomel, huile de ricin, lavements antiseptiques, révulsion sur la partie douloureuse, extrait thébaïque à l'intérieur (Of',20 par jour). Si les lésions sont plus avancées, les purgatifs sont contre-indiqués. La laparotomie, avec ablation de l'appendice, est préconisée par un grand nombre de chirurgiens, dès que l'empâtement de la région appendiculaire est manifeste ; elle s'impose, de l'avis de tous, quand l'abcès est formé, ainsi que dans l'appendicite suraigue. Elle est conseillée comme préventive dans les cas d'appendicite à répétition, mais alors, de préférence, pendant une période de rémission.

APPENDICULAIRE (pin) adj. Hist. nat. Qui se rapporte aux appendices; qui a la nature, la forme, la position d'un appendice.

— Organes appendiciilaires. Bot. Tous les organes latéraux des plantes, comme les feuilles, les écailles, les bractées, les pétales, etc. (Se dit par opposition à organes axiles.)

— Enctcl. Bot. Les végétaux sont composés de deux sortes d'organes : les organes centraux ou axiles, et les organes latéraux ou appendicidaires . La racine, la tige et leurs rameaux sont les organes axiles; les feuilles, cotylédons, bractées, sépales, pétales, étamines, pistils, sont les organes appeodiculaires. Les organes appendiculaires forment des verticiles ou des spirales autour des organes axiles.

APPENDICULAIRE fpm) n. f. Bot. Genre de mélastomacées-osbeckiées, comprenant une plante herbacée qui croît à la Guyane.

— Moll. Genre d'ascidies, synonyme do oikoplëdre.

APPENDICULAIRES [pjn) n. m. pi. Ordre d'ascidiacés, renfermant de petites ascidies nageant isolées au moyen d'un appendice caudal en forme de rame. Les appendiculaires, pris jadis pour des larves, ne comportent qu'une famille, dite des appendicularidés. — L'n appendiculaire.

APPENDICULARIDÉS (pin) n. m. pi. Famille d'ascidiacés, renfermant les genres oikopleure, fritillaire, kowaleskia, etc. — Un appendicularidé.

APPENDICULE {pin) n. m. Petit appendice.

APPENDICULÉ, ÉE {pin) adj. Qui est pourvu d'un ou de plusieurs appendices, il On dit aussi appendicék.

APPENDREilat. appendere; de ad, à, et pent/ere, suspendre) V. a. Attacher, suspendre : Appendre des drapeaux. Appendre des ex-voto dans une église.

De retour des combats, ces Tertueux guerriers Au teaiple de Cérês appendaieiit leurs lauriers.

Saint-Lambert.

Neutral. : Aux jours de fête, des drapeaux appendent des fenêtres.

S'appencire, v. pr. Etre appendu. Des images s'appen- DAiENT aux murs voisins du tombeau de saint Dominique^ en souvenir des bienfaits reçus de lui. (Lacordaire.)

APPENSION (rad. appendre) n. f. Suspension d'un mem-. bre à l'aide d'une écharpe, ou de tout autre moyen : Z-'appension du bras est indispensable dans le cas de fracture.

APPENTIS [pan-tl — du lat. ad, vers, et pendere, pendre) n. m. Petit toit en forme d'auvent, à un seul égout, appuyé à un mur par le côté supérieur, et de l'autre soutenu par des

- rir^

portant à vide.

Il Par ext. Petit bâtiment adossé contre un autre, plus grand, n Se disait autrefois de petites baraques qui embarrassaient les rues.

Appenzell,

un des vingtdeux cantons Appentis, de la Confédé- a c ■ ,-.1.

ration suisse entouré de tous côtes par celui de Saint-Gall ; superf. 419 kilom. carr. ; 67.100 hab. {Appenzellois, oises.) Ce canton, de langue allemande, est le treizième par ordre d'admission dans la Confédération, et le di.x-neuvième par son étendue. Pays élevé et montagneux, climat rigoureux, sol fertile en pâturages, forêts de sapins. Les seuls produits minéraux exploités sont les pierres à aiguiser et la tourbe. L'industrie presque exclusive du canton est la fabrication de mousselines brodées, gazes, tulles, percales ; quant au commerce, il consiste dans l'exportation des mousselines et autres tissus de coton, les produits de l'élève des bestiaux, peaux, fromage et beurre.

— Histoire. Ce pays a appartenu successivement aux Helvètes, au\ Alemanni, aux Ostrogoths, au\ Francs, puis de nouveau aux Alemanni, qui le colonisèrent au vi' siècle. Son indépendance date du xiv* Amies J -VimiliucU. siècle, et son admission à la Confédération suisse, du xv (1408), admission qui fut définitive en 1513. Par suite des discussions religieuses qui naquirent à l'époque de la Réforme, le canton fut partagé (1597) en deux républiques indépendantes : Rhodes intérieures, capit. Appenzell (superf. 159 kil. carr. ; 12.900 hab.); Rhodes extérieures, capit. Trogen (superf. 260 kilom. carr. ; 54.200 hab.). (Ces Etats n'ont conservé que des traits généraux d'organisation commune, et n'ont ensemble qu'une voix à la diète fédérale.)

Appenzell, ville de Suisse (canton du même nom), capita'e de la république d'Appenzell (Rhodes intérieures), sur la Sitter; 4-475 hab. {Appenzellois .) Elève de bétail; blanchisseries de toiles ; commerce de salpêtre, bois, pierres à aiguiser, toile, coton. Sources minérales de Weissbad, avec établissements do bains.

APPERT (IL) V. n. V. APPAROIR.

Appert (Benjamin-Nicolas-Marie), philanthrope, né à Paris en 1797. Il appliqua l'enseignement mutuel aux écoles régimentaires. Emprisonné à la Force en 1822, sous l'inculpation d'avoir fait évader deux détenus politiques, il fut amené à étudier le sort des prisonniers et s'occupa depuis lors de l'améliorer. Après la révolution de 1830, Appert devint secrétaire de la reine Marie-Amélie. Il fit de nombreux voyages en Europe pour étudier le régime pénitentiaire des principaux Etats. On lui doit : Traité d'éducation élémentaire pour les prisonniers (1S22) ; Manuel des écoles régimentaires (1822) ; Bagnes, p7'isons et crilïîinels (1836) ; De la iiéressité de former des colonies agricoles et industrielles pour les conclamnés libérés (1840) ; Dix ans à la cour de Louis-Philippe (1847) ; Voyage en Belgique et conférences sur les divers sijstémes d'emprisoymernent { 1849). — Son frère, François, mort en 1840, inventa, pour la conservation des substances alimentaires, un procédé qui consiste à les débarrasser do l'oxygène nu'ellcs contiennent en les faisant bouillir au point juste ae leur cuisson, et à les enfermer ensuite dans des boîtes de fer-blanc, chauffées au bain-marie. Ce procédé s'est répandu dans le monde entier. Appert a laissé un ouvrage intitulé : Art de consei'ver les substa7\ces animales et végétales (Paris, 1831).

Appert (Eugène), peiutre français, né en 1814 à Angers, mort en 1867 à Cannes. Elève d'Ingres, il peignit des sujets de genre et surtout des tableaux religieux ; son pinceau a du sentiment et de l'expression. Parmi ses meilleures toiles, on cite : le Pape Alexandre Ilî, chasséj et déguisé en mendiant ; Néron devant le cadavre d'Agrippine; les Sœurs de charité en Crimée, etc., et d'autres tableaux qui se voient à l'hôpital d'Angers.

Appert (Félix-Antoine'), général français, né en 1817 à Saint-Rémy-sur-Bussy (Marne), mort à Paris en 1891.

Il se distingua à la bataille d'Isly fl844), prit part à la guerre de Crimée, et suivit, en IS68, l» duc de Malakotf â l'ambassade de Londres. Pendant le siège de Paris, le général Appert, chef d'état-major de la deuxième armée, se signala par sa belle conduite à Champigny. Après la Commune, il dirigea le service de la justice militaire à Versailles. Général de division en 1875, il commanda le 17^ corps d'armée â Toulouse, jusqu'en 1882, puis il remplit les fonctions d'ambassadeur en Russie, de 1883 à 18S6. APPESANTIR (rad. pesant) v. a. Rendre plus pesant, alourdir : L'eau appesantit les vêtements.

— Par ext.. Se dit en parlant des yeux, des paupières, que le sommeil fait involontairement fermer, li Rendre moins dispos : L'âge, la paresse, appesantissent le corps.

— Fig-, en parlant de l'âme, de l'esprit et de ses facultés. Les priver de leur activité, de leur ressort : Zes affections terrestres nous appesantissent. (Mass.)

— Appesantir son bi'as, sa main. Se dit en parlant des châtiments que Dieu nous envoie, nous inflige. 11 Appesantir S071 autorité, son pouvoir, appesantir un joug, etc.. Rendre son autorité, sa domination plus oppressive.

S'appesantir, v. pr. Devenir plus pesant, plus lourd : Le linge s'appesantit lorsqu'il est iynbibé d'eau.

— Par e.xt., Devenir moins actif, moins prompt : Le corps s'appesantit par l'âge. (Domat.) 11 Eprouver une sorte d'engourdissement : La main de ce peintre, de ce chirurgien, s'appesaTitil. 11 Se dit des yeux, des paupières, que le sommeil contraint à se fermer.

— Fig., en parlant de l'âme, de l'esprit: L'esprit est comme le corps, il s'appesantit par l'oisiveté. CVoIt.)

— Peser sur, f]:apper, accabler : La main de Dieu s'appesantit sur ce peitple.

— Insister sur une chose, en parler trop longuement : S'appesantir sur une pensée.

— Anton. Alléger, allégir.

APPESANTISSEMENT n. m. Etat d'une personne appesantie, soit de corps, soit d'esprit : X'appesantissement du • ■'/rfis et de l'esprit se fait sentir généralement dans l'homme ''■''',■ <>■ •' vante ans. (Acad.)

1 I i .i iiji les choses, Lourdeur: Le style gothique

1 issement en taillant ses pilastres en fais-

< -M </r légères colonnettes. (Th. Gaut.)

APPÉTENCE (rad.appé/er) n. f. Désir instinctif qui porto

vers tout objet propre à satisfaire un besoin naturel :

/-'appétence est le premier degré de l'appétit. \\ Convoitise,

envie d'un objet quelconque : Les médecins exercés tirent

souvent un grand parti des indications que leur présentent

certaines appétences. (L. Jourd.)

— Fig. : Lrs APPETENCES de l'esprit.

— Anton. Inappétence.

APPÉTER (lat. uuprtere; de pefere, demander. — Change l'é fermé du radical en è ouvert devant une syllabe muette : J'appète. Qu'ils appètent ; excepté au futur et au condit., où l'Académie mamtient 1'^ fermé : Tappéterai. Nous appèterions) v. a. Désirer vivement, par instinct, par besoin |)hysique : i'es/owmc appëte les aliments.

— Fig., en parlant des choses abstraites : L'âme appète l'immortalité.

— Anton. Rebuter, repousser.

APPÉTIBILITÉ n. f. Qualité, propriété de ce qui est jjipétihle, désirable; faculté d'appéter.

APPÉTIBLE adj. Qui excite l'appétit : Mets appétible.

APPÉTISSANT, ANTE adj. Qui excite l'appétit : Les orfi.ilans sont de petits pelc'lons de graisse, et d'une graisse drlicafe, APPETISSANTE, exquise. (Buff.)

— Fig. Qui excite les désirs, surtout en parlant de la femme : Femme appétissante.

— Anton. Dégoûtant, lade, insipide, nauséabond, rebutant. — Déplaisant, disgracieux, repoussant.

APPÉTIT {ti — lat. appetitus; de appetére, désirer) n. m. Physiol. et philos. Inclination par laquelle on est porté à désirer une chose pour la satisfaction des sens (dans ce cas, s'emploie presque toujours au pluriel) : Appétits sensuels. Se laisser gouverner par ses appétits.

— Particul. Désir, besoin de manger : Un bon appétit console de tous les maux. (H. Taine.)

Mon appétit i

i lorsque je

i siéger \ dans la soUe :

— Se dit des animatr^, en parlant de leurs inclinations : Les crocodiles se.réunissciit. parce que des appétits semblables les attirent daji^ les mêmes endroits. (Lacép.)

— Fig. Goût prononcé, passion : L'ambition est un appétit désordonné des charges et desgrandeurs. (Pasc.)

— S'empl. dans un grand nombre de locutions familières ou proverbiales : Un appétit de loup. Un violent appétit. Il Un appétit de femme grosse. Un appétit bizarre, désordonné, parce que certaines femmes enceintes sont sujettes à un appétit exagéré, à des goûts singuliers» Il Demeurer, rester sur son appétit, Ne pas le satisfaire

entièrement. — Au fig., Ne pas aller aussi loin que ses désirs, savoir en modérer l'entraînement. 11 C'est un cadet, c'est un gaillard de haut appétit. C'est un grand mangeur, à qui tout semble bon. 11 fl ?i'est chère, il n'est sauce que d'appétit, La faim fait trouver bon tout ce qu'on mange. 11 Avoir l'appétit ouvert de hon matin. Se montrer trop empressé à rechercher ce qui peut être utile ou agréable. (Se dit surtout d'un jeune homme qui laisse voir une ambition prématurée.) 11 Un chicaneur a toujours de l'appétit. Il est toujours avide de gain. 11 Changement de corbillon donne appétit de pain bénit. La variété prévient la satiété et le dégoût. — On dit dans le même sens : Chan-gement de viande met en appétit, il L'appétit vient en mangeant. On peut se mettre à table sans avoir faim, et so sentir excité par un premier mets, par les premières bouchées. — Fig. Plus on a, plus on veut avoir. 11 Pain dérobé réveille appétit. Nous trouvons une certaine douceur dans les choses qui nous sont défendues; l'objet de nos désirs nous plaît d'autant mieux qu'il est moins permis.

— Méd. Appéfit vénérien, Désir de se livrer à l'acte de la génération.

— Loc. ADV. : Avec appétit, de tout son appétit, Avec entrain, de tout cœur.

— Loc. PRÉP. : A l'appétit de. Faute de vouloir dépenser, par envie d'épargner ; A l'appétit D'un écu, il a laissé mourir un cheval de cinquante louis. (.\cad.) il A signilic aussi, Par désir de s'emparer d'une chose, de se l'api^ro prier : Faire des bassesses k l'appétit du moindre yam.

— Encycl. Philos. La philosophie scolastiquo faisait du mot appétit le synonyino do pasHÎon. EUo distinguait doux espèces d'appétits : l appùtit scnsilif, qui oalt dos plaisirs ou dos douloursdu corps, et raj)nôtit rainonnubU, ([ui u lo bien pour ol>^ot. L'appétit aennUif était onsuito divisé on appétit tvificihle, qui nous fait ropoussorco quo nous considéroDS comino un mal, ot appétit concitpiHciblef qui nous porto vers l'objot propre à. la satisfaciîon dos sons.

Dcscartos distinguait, outre les cinq sens oxtériours, deux sens iniornes : le promior, oompronani les appétits

tels que la l'aim, la soil'; lo se I !. ,-/,.(., /,,s, comme la

joio, la tristesse, la colère. I.i ) I' u-s modernes

font du mot paasion un tcrmi' -. > , . i .lu moioppi^tit

un terme spécifiiiuo; ils appt'll' nt ,i|.|m i n , ., los passions qui corrospondoni aux besoins de la nature animale ; c'est pour eux la première classe dos passions de l'espèce la plus inférieure : besoin do rcspisoif ; appétit du mouvoinont. Ces tent par uno

maison impériale, puis procurateur du rtsc on Egypte. Il écrivit une I/IsCoirv romaine, où il adopta l'ordre géographi<juo, groupant tous les faits par région ot nation. Appien est un écrivain impartial, exact, judicieux et clair. Il luurnit boaucoup do ronseignomonts sur les pcujdes vaincus par les Romains, et son histoire dos guerres civiles permet do contrùlor et do roctilior sur bien dos points les récits do César.

— BiDLioGH. : Editions de Schweighœuser (1785); do Bokker(l852), de Diibnor (1840); do Mendolssohn (18791. Traduction française de Combos-Dounous (1808); F. Voigralf, Plutarch und Appian (l880j.

ApPIENNE (voie), la plus ancienne des voies romaines. comnuMicéo, l'an 312 av. J.-C., par le censeur Âppius Claudius, qui la conduisit jusqu'à Capouc. Dans la suite,

ration ; fan sexe ; beso appétits se gensati

spéciale

; pas primitivement , mais agréable, ot qui ge graduellement en douleur (|ue lorsejue la satisfaction tst trop tardive.

Défaut d'appétit. V.

ANOKKXIIi:

— Exaqération pathologique de tappêtit. L'exagération pathologique de l'appétit a pris le nom de boulimie (de bons, bœuf, et limos, faim, faim de bœuf). On lui donne aussi les noms de faim cnniuc, faim dévorante, /jo/t//>/irt(;je disposition à manger beaucoup) et lijcorexie (ap-

Fciit de loup). Ello peut ôtre liée à l'épilepsie, la manie, hystérie, la gastralgie, la chlorose, le diabète, et l'helminthiase. On doit s'attaiiuer à la maladie causale.

— Dépravation de l'ap/téti/. La dépravation de l'appétit prend lo nom de malade ou malacia, quand les malades recherchent dos substances innsitéos comme aliments, mais contenant des principes nutritifs, et celui de pica, quand les malades recliorchent des objets qui ne contiennent rion d'assimilable. La malacie et le plca atteignent surtout les enfants délicats, les tilles chlorotiques et les femmes enceintes.

— Physiol. Le mot appétit, dans son sens le plus limité, s'appIi()uo toujours au désir de prendre des aliments solides; quand ce désir devient impérieux et s'accompagne d'une sensation péniljle, il prend lo nom de faim. Les circonstances favorables à l'appétit sont le jeune âge, le travail corporel, le contentement d'esprit, la saison de l'hiver, l'habitation des climats froids, celle des rég^ions élevées ou des plages maritimes, la navigation, le soin de mettre entre les repas des intervalles suffisants et réguliers, la simplicité des mets, celle des boissons.

— Syn. Appétit, faim. La faim marque le besoin de manger; Vappé/it, lo plai--ir que l'on trouve à manger.

— Antdn, Anorexie, dégoût, dysorexie, inappétence, répugnance, répulsion, satiété.

APPÉTITS [tl — du lat. appefere, désircri n. m. pi. Nom donne à certaines herlies excitantes : ciboule, ciboulette, cive, civette, et, par ext., à l'échalote, à loignon, à lail, au persil, au cerfeuil, ii Harengs salés et fumés à demi.

APPÉTITir, IVE adj. Qui fait désirer vivement, en parlant des appétits ou besoins primitifs : Propension APPÉriTivE. La volonté est la partie appétitive rfe T/iomme. (Bautain.)

APPÉTITION [ti-si — rad. appétit) n. f. Action de désirer vivement : ^'appktition de la force, c'est le besoin de développement que la nécessité infliye à tous Ips êtres. (G. Sand).

— En T. de physiol., Désir, besoin de prendre des aliments.

Appian (Adolphe), paysagiste et graveur français, né et mort, à Lvon (1819-1898], élève ue ^urot ci u. u..ui>ignv; peintre de tendances plutôt réalistes. Il sut tirer de la lumière des etfets surprenants. 11 exposa à Paris et à Vienne. On cite de lui : te Soir aux t.ords du Rhône, lo Marché aux bestiaux (JS65); lo Bois des Jioches {1810), les Environs de Monaco (1872), etc. — 11 a gravé aussi quelques-unes de ses compositions.

Appiani f Francesco), peintre de fresque italien, né en 1704 à Ancône, mort en 1792. Elève de Dom. Maeatta et de Mancini, il alla à Pérouse et à Rome, où sont ses meilleurs ouvrages [Moj^t de saint Dominique, à Saint-Sixte de Rome; autres œuvres à Saint-Pierre-Dehors et dans d'autres églises de Pérouse).

AppiANIfAndréa), peintre de fresque italien, né en 1754 àMilau. mort dans cotte ville en 1817, surnommé le Peintre des Grâces. Etudia sans maître les vieux peintres de Bologne, Parme, Florence, et les fresques de Raphaël à Rome; fut peintre de la cour de Napoléon l", et portraitura presque toute sa famille; mais perdit sa situation avec la chute de l'Empire, et finit dans la misère. Ses fresques sont d'un dessin et d'un coloris agréables, mais sans caractère bien marqué. Les meilleures sont à Milan. Parmi sesDointures à rhuile, mentionnons Rutk et Booz (à Vienne), la Colère d'Achille, le Christ et les Disciples à Èmmaûs, et d'autres toiles au musée de Versailles.

AppiaNO (Jacques d"), tyran de Pise, s'empara du souverain pouvoir, en 1392. par le meurtre et la trahison, embrassa le parti de Galéas Visconti, seigneur de Milan, et entraîna sa cité dans toutes les entreprises contre les Florentins. Il mourut en 1398. — Son fils, Gérard d'Appiano, Un succéda dans la seigneurie de Pise, qu'il finit par vendre au duc de Milan pour 200.000 florins, se réserv.ii^i -■ ;i|.iiu"nt la souveraineté de Piorabino et de l'ile 'I i se retira chargé des malédictions de ses con-

' -^ ^ ilescendants régnèrent jusqu'en 1589 sur la

l'i !■' .111. [o Piombino.

APPIÉCEMENT n. m. Action, manière d'applécer. n On ne dit plus (juo rapikcemknt.

APPIÉCER irad. pièce) v. a. Mettre des pièces aux endroits uses, i: On ne dit plus quo rapiécer.

APPIÉCEUR, EUSE n. Ouvrier, ouvrière qui appièce.

Appien, historien ffrec du n* siècle de notre ère. Né à Alexandrie, il vint de bonne heure à Rome, s'y distingua comme avocat sous Trajan et Adrien, fut intendant de la

Tracé de la

elle fut poussée jusqu'à Brindes. Lo censeur Valerius Flaccus, le consul Marcus Cornélius Cethegus, lo tribun Caïus Gracchus. les empereurs Auguste, Vespasien, Domltien, Nerva, Trajan, Caracalla, Dioclétien et Maximien réparèrent et embellirent cette route célèbre. Elle fut encore restaurée, au commencement du vi" siècle, par Théodoric ; mais, au moyen âge, elle cessa d'être entretenue et fut ruinée. Dès'Jules César, un magistrat spécial, curator vis Appix. était chargé de son entretien. Franchissant l'enceinte de Rome par la porta Appia, elle était bordée, sur une longueur de plus de cinq lieues, de somptueux monuments funèbres, dont l'un des plus importants, celui do Cecilia MeteUa, femme du triumvir Crassus, subsiste encore ; derrière s'élevait une rangée d'élégantes villas.

Appu Forum, anc. vlIIe du Latium, chez les Volsques, au milieu des marais Pontins ot sur la voie Appienne. à 5.-. kilom. S.-E. de Rome.

APPILER v. a. Mettre en pile.

S'a.f)pHer, v. pr. Se rassembler, s'agglomérer, s'entasser. (Vieux.)

AppingadaM, ville de Hollande (prov. de Groningue), à 5 kiium de la mer, avec laquelle elle communique par un canal ; 4.200 liab. Commerce de chevaux, pèche.

Appius Claudius. Hîst. rom. V. Claudius.

APPLAUDIR (lat. applaudere) v. n. Battre des mains en signe d'approbation, d'enthousiasme, principalement au théâtre, dans une séance publique, etc. : Applaudir à tout rompre, il S'empl. aussi dans ce sens avec un complément marqué par la prép. à : Applaudir à tel acteur. Applaudir à un discours.

— Approuver, louer, admirer. (S'empl. également dans ce sens avec un complément marqué par la prép. à) : Applaudir k la vertu, au génie, k une loi.

Aux belles s

— v. a. S'empl. dans le même sens que le verbe neutre : Applaudir une actrice, une scène, un discours, un couplet.

S'applaudir, v. pr. S'admirer soi-même, se glorifier.

— Se féliciter, se réjouir : S'applaudir rf'u?je résolution.

— Syn. Applaudir, approuver» goûter. On peut approuver non seulement ce qui est fait, mais ce qui esta faire. Ce que nous goûtons nous plaît simplement. Ce que nous applaudissons, nous l'approuvons d'une manière démonstrative. Envisagés à un autre point de vue, ces trois mots expriment une gradation : applaudir dit plus que approuver, et goûter est le moins énergique des trois.

— Anton. Blâmer, désapprouver, honnir, huer, siffler. APPLAUDISSEMENT (rad. applaudir) n. m. Approbation

publique qui se manifeste par des battements de mains, des acclamations : Nous avons des entrepreneurs rf'APPLAU- DissiiMENTs, comme il y a des entrepreneurs de chemins de fer. (Mariés.)

— Par ext.. Eloge, aoprobation qui se manifeste d'une manière fjuelconquo : Les applaudissements du monde, de la société.

— Applaudissement est un des mots qui expriment le mieux une idée collective ; cependant, on trouve des exemples du singulier dans nos meilleurs écrivains : Dans un APPr.AUDiRSEMENT général de tout l'empire, Auguste ne pouvait résister à de petits chagrins. (St. Evrem.) Le souris est une marque de bienveillance, ^'applaudissement, de satisfaction intérieure. fBuff.) Le silence est /'applaudissement des impressions durables et vraies. (Lamart.)

— Syn. Applaudissement, éloge, louange.

— Anton. Blâme, desapprobation, honnissement, huée, sifflets.

APPLAUDISSEUR n. m. Celui qui applaudit, et surtout celui qui fait métier d'applaudir avec ou sans motif : On donne familièrement le nom de romains aux claqueurs ou APPLAUDissEURs gagés de nos théâtres.

— Par ext. Dans le même sens. Celui qui approuve, qui loue.

Applegarth (Robert), fondateur d'associations ouvrières en Angleterre, né en 1831 à Kingston-on-Hull. A dix-neuf ans, il alla travailler comme ouvrier menuisier àSheffield,oii il employa tous ses loisirs â s'instruire. En 1SJ5, il se rendit aux"Etats-Unis. où il constata le bien-être et lindépendance dont jouissaient les ouvriers. De retour en Angleterre, il entra avec passion dans le mouvement de réforme ouvrière. Membre actif de la société ouvrière de Sheffield, il devint le chef et l'organisateur de la grève des ouvriers du bâtiment (1859). A

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