hab. [Aptésiens ou Aptois.) Cli
de f. P.-L.-M. Tribunal de première instance ; fabriques de faïence, bougies, confiseries; commerce de truffes et fruits du Midi, cire, miel, vins et eaux-de-vie. — L'arr. a 5 cant . et 43.791 hab. ; le cant. 50 comm. et 12.779 hab.
— Bistoire. Apt, une des plus anciennes villes de la Gaule, fut la capitale des Vulgientes, tributaires Armes dAot des Voconces, avï temps de César; ^
elle fut dévastée par les Lombards et les Sarrasins, et vainement assiégée, en 1562, par le baron dos Adrets. APTE (lat. aptus, propre à^ adj. Qui a des dispositions à, qui est propre à : L'enfance est apte à apprendre.
Qui a les qualités requises pour : Apte à posséder,
du dép. de Vau-
(i hériter
— Anton. Impropre, inapte, incapabli inhabile, insuffisant.
incompétent,
chot. V
iu gr. aptèn, ênos, qui ne vole pas, et idj. Nom scientifique des oiseaux du
co mot, et IMPENNES.
APTERANTHE (du gr. aptéros, sans ailes, et anthos. fleur) n. f. Bot. Genro d'asclépiadacécs-stapéliées. renfermant une herbe de la région méditerranéenne occidentale.
APTÈRE (du gr. a priv., et ptéron, aile) adj. Qui est dépourvu d'ailes.
Aptère. Se dit des statues do certaines divinités qui, par exception, étaient représentées sans ailes : Nikê (la Victoire Aptère), qui avait à Athènes un temple, était privé© d'ailes, ce qui signifiait qu'elle ne devait pas quitter la républii|UO.
APTÈRES n. m. pi. Sous-ordre d'insectes hémiptères renfermant ceux qui, comme les poux, n'ont pas dailes, et sont armés d'un appareil de succion propre à piquer, ou parfois d'une bouche organisée pour mâcher. Les aptères ou parasites se divisent en deuxerandes familles : pédiculidés et mallophagidés. — Uji aptère.
— Ordre d'insectes dépourvus d'ailes, renfermant les machitis, les lépismes. \esjapyx, les podures, les smynthures, etc. V. thtsanocres.
APTÉRODYTE (du gr. aptéros, sans aile, et datés, nageur) adj.
Oruith. V. APTÉNODVTE. '^
APTEROESSA (du gr. aptéros, dépourvu d'ailes) n. f. Genre d'insectes coléoptères, famille des cicindélidés. renfermant une seule espèce, de grande taille et de coloration variée, qui habite le sud de l'Inde iapteroessa grossa).
APTÉRONOTE (du gr. aptéros, sans ailes, et nâtos, dos) n. m. Genre de poissons maUcoptérygicns apodes, voisin des gymnotes et renfermant une seule espèce, qui vit en Amérique.
APTÉROPÊDE - AQUARELLE
APTÉROPÈDE (du gr. aptéros, sans ailes, et pêdaô, je saute} n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des halticidés, renfermant dos altises de petite taille, dont les peu noml>reuses espèces habitent l'Europe : apteropeda graminis (France), etc.
APTERORNIS {niss — du gr. a priv. ; ptéron, aile, et omis, oiseau) n. m. Genre d'oiseaux échassiers, lamille des ralttdés, sous-famille des gallinulinés, renfermant des poules deau, propres aux Mascareignes. L'espèce type du genre est Xapterornis cxrutescens. Aptérop^de
[■^rosai 7 lois).
APTÉRURE ('lu gr. apti-ros, sans nageoires, et oura, queue) n. m. Ichlyol. Syn. do cêpha-
LOPTÈRE.
APTÉRYGIENS ou APTÉRYGINÉS n. m. pi. Groupe d'oiseaux voisin des coureurs et reulerraant le seul genre apfénjx. ■— Un aptérygien (ou aptkryginé). il On dit aussi
APTERYGIOÉS.
APTÉRYX (du gr. a priv., et pténix, aile}n. m. Genre d'oiseaux type du groupe des aptéy-ijgmés et propre à la région austro-zélandaise, n'ayant que des rudiments dalles, des plumes ^ simples ressemblant à des soies, pas de queue.
— Encycl. Les aptéri/x courent rapidement, grâce à leurs fortes pattes ; ils sont de la taille d'une poule ; leur bec est long comme celui des bécasses, et porte les
narines à son ex- Aptéryx,
trémité. Trois
espèces connues : nptenjx MantelU ou kiwi des Néo-Zélandais (Nouvelle-Zélande); aptenfx Oweni (Tasmanie) ; aptéryx maxima [roaroa des indigènes [Tasmanie]).
APTIEN {si-in — de Apt, Vaucluse) n. m. Etage géologique constituant l'une des divisions du terrain crétacé inférieur, et que Kilian a partagé en deux sous-étages : le bedoulien ot le gargasien. ISaptien se trouve entre les étages harrêmien et albien.
APTINE ou APTINUS {r^nss — du gr. aptèn, ênos, sans ailes) n. m. Genre d'insectes coléoptères carabiques, sousfamille des brachynidés, renfermant d'assez grandes formes noires ou rousses habitant l'Europe méridionale, rAfrii|ue et l'Inde. On en connaît une ([uinzaine d'espaces : aptinus displosor (Pyrénées), aptnius melanckolicus (Inde}, etc. V. bracuynidés.
APTITUDE (rad. apte) n. f. Disposition naturelle à quelque chose : Il n'y a nulle part plus d'esp/'i( et plus ri'APTiTUDE à tout que chez le Français. (M** de Staël.)
— Dr. Capacité, habilité à posséder une fonction, à rpcevoir un don, un legs, etc.
— Histol. Disposition organique et fonctionnelle, en vertu de laipielle l animal qui Aptinelgr.aat.)en est doué est plus propre à toi emploi, à
telle destination, à telle nature de services ou de produit qu'à telle autre.
— Encytl. Zootechn. Chez les animaux domestiques, les aptitudes s'acquièrent et se fixent par voie d'hérédité, avec l'aide du régime et de ce qu'on nomme Tn éducation ». Les améliorations sont plus ou moins faciles à produire, selon les espèces animales, les individus et l'âge. Les modifications qu'ont éprouvées les animaux ne deviennent héréditaires que lors(|u'on emploie à la reproduction des individus qui les possèdent.
— Syn. Aptitude, capacité, génie, goût, talent. Aptitude ne s'emploie guère que dans le style didactique; capacité est beaucoup plus général. Génie désigne une aptitude à produire, à créer, hegoi'it n'est que l'aptitude à juger les travaux des autres, ou à faire un choix sage entre ses
Eropres idées. De plus, le génie est donné directement par 1 nature, tandis que le goût se fortifie, se perfectionne p r la connaissance et l'étude des œuvres remarquables. Le talent ost le développement pratique d'une aptitude.
— Ant"N. Impéritie, impuissance, inaptitude, incapacité, incompétence, inhabileté, inhabilité, insuftisance.
APTORNIS {7iiss — du grnc apt'U, solide, et omis, oiseau) n. m. Genre d'oiseaux fossiles de la Nouvelle-Zélande, dont on retrouve les ossements mêlés à ceux des dinornis dans la vase des marais. Ils avaient la taille do l'outarde.
Aptornis. Astron. Syn. de Apods.
APTOSIME (du gr. a priv., et ptôsimos, caduc) n. m. Genre de scrofulariacées-gratiolées, renfermant des plantes cespiteuses, couchées, rigides et ligneuses à la base, originaires de l'Afrique.
APTYALlE(du gr. a priv., et^/ua^on, salive) n. f. Manque de la sécrétion salivaire.
APTYCHE ou APTYGHUS {kiiss — du gr. a priv., et ptux, ptukhos, chose mise en double) n. m. Corps organiques que l'on trouve dans les couches à ammonites ou dans les ammonites, et qui sont des organes de ces mollusques. V. AMMONITIDÉS.
ApUANS (lat. Apuani), peuple de la Ligurie, qui avait Apua (auj. Pontremoli) pour capitale. Il fut soumis par les Romains, en ISO av. J.-C. — On Apoan.
Apulée fLucius Apuleius), écrivain latin du ii* siècle, né à Madaura, en Numidie, où son père était duumvir, mort vers la fin du règne de Marc-Aurèle. Il étudia successivement à Carthage, à Athènes et à Rome, dissipa son patrimoine dans des voyages entrepris pour perfectionner ses connaissances; mais un riche mariage, contracté dans sa patrie avec une veuve, releva sa fortune. Les héritiers de sa femme, voyant ainsi s'évanouir leurs espérances, intentèrent un procès à Apulée, l'accusant de s'être servi de la magie pour se faire aimer. Dans une éloquente Apologie, qui nous a été conservée, il retourna contre ses
ennemis le reproche de cupidité qu'ils lui avaient adressé, et sortit vainqueur de la lutte. Depuis, il se consacra entièrement aux lettres et à la philosophie, sattachant de préférence à la doctrine de Platon. La moitié peut-être de ses ouvrages ne nous est point parvenue. Parmi ceux que le temps a respectés, le plus connu est Métamorphoses o^xV Ave d'or. V. Ane d'or, et Amour et Psyché (T).
— BiBi.iOGR. : hdSiiomQ^ Apalée de M adaure {Hevïie polit, et littér., 1879).
Apulée (Lucius Apuleius), naturaliste latin, surnommé Plaioniciis, vivait au iv« siècle de l'ère chrétienne. U est auteur d'une description des plantes intitulée iJerbarium, et qu'on a quelquefois attribuée à l'auteur de l'Asie d'or.
APULEIA n. m. Genre de légumincuses-caesalpinées, établi pour deux ou trois espèces d'arbres de l'Amérique tropicale.
Apuleia (gens), nom d'une gens romaine de l'ordre plébéien, qui comprenait les trois branches des Pansa, des Decius et des Saturninus. A cette dernière branche appartenait le célèbre tribun L. Apulems Saturninus, qui fut du parti de Marins. V. Satcrmnus.
Apuleia (loi). Dr. rom. Cette loi, que l'on rapporte le plus généralement à l'an 652 de Home, mais qui pourrait être de l'an 364, établissait de plein droit une société entre les sponsores et les fideipromissores d'un même débiteur. Celui d'entre eux qui payait au delà de sa part virile obtenait, par suite, par l action pro socio, la répartition du surplus entre ses coobligés, sans avoir besoin d'établir une l'ommunauté d'intérêts.
Apulie (Apnlia), contrée de l'Italie mérid., délimitée par l'Apennin, le golle de Tarenie et le mont Gargan. C'est une immense plaine, très peu ondulée, dont le principal fleuve est l'Ofaiito, formant, surtout dans la partie septentr. {TavoUere di Puylin), un immense pâturage, qui pourrait nourrir plus d'un million de moutons. Elle forme actuellement les deux provinces appelées Terre de Bari et Capitanate. Pop. : 1.778.000 hab. [Aputiens.)
— Histoire. L'ancienne Apulie, peuplée primitivement par les Dauniens, les Peucétiens, les lapyges, devint, après rétablissement de colonies grecques sur son territoire, une des quatre parties de la Grande-Grèce. Possédée par les Romains depuis le IW siècle av. J.-C, elle fut une dépendance de l'empire grec au moyen âge, puis fut conquise par les Normands, et devint enfin une partie intégrante du royaume de Naples, jusqu'à la réunion de cet Etat au royaume d'Italie.
— BiBLioGR. : François Lenormant, Apulie et Lvcame (1883); Gregorovius,Ap«/isc/ieiand5c/(a/';en (Leipzig, 1889).
ApULIEN.ENNE (m, en'), celui, celle qui habite l'Apulie.
— Adjectiv. Qui appartient à l'Apulie ou à ses habitants.
— n. m. Dialecte italien, incorrect et grossier, parlé dans la Pouille ; S'exprimer en apclien.
Apure, riv. de l'Amérique du Sud (républ. de Venezuela), atfluent gauche de l'Orénoque; cours d'environ 900 kilom. — Ane. prov. du Venezuela, entre les rivières Meta et Apure, sur la rive g. de l'Orénoque; ch.-l. San- Fernayido de Apure.
APUREMENT (rad. pur) n. m. Vérification de comptes, après laquelle le comptable est reconnu quitte.
— EncY( L. Vapurement est l'action de clore définitivement un compte ou une gestion, de manière que le comptable en soit entièrement déchargé et ne puisse plus être recherché à ce sujet. C'est la Cour des comptes ou les conseils de préfecture qui sont, selon les cas, chargés de l'apurement des comptes des personnes ayant le manie-
t des deniers publics. L'acte de libération délivré à •rêt de quitus ». 3'assurer que les différents ■ et dépense) sont régulièrepièces justihcatives.
ApurimaC ou CaTONGA, rivière de l'Amérique du Sud, la plus importante des deux branches mères de 1 Lcayalé, sort du petit lac de Vilafro, et devient, après avoir reçu nombre d'affluents et avoir parcouru plus de 800 kilom., rUcayalé. — Un départeitient de l'Apiinmac existe au Pérou (15.000 kilom. carr. ; 119.250 hab.).
APUS {puss — du gr. a priv., et pous, pied) n. m.
Genre de crustacés branchiopodes, type de la famille des apusJdés, répandu dans presque
ces comptables s'appelle «
APURER (rad. pur) v. a
articles d'un compte (rece
appuy"
Apus (grandeur naturelle),
__, is du globe : apus cancriformis et apus productus (France) ; apus dispar (Afrique) ; apus longicauda (Amérique du Nord).
APUSTCÉS n. m. pi. Famille de crustacés branchiopodes. renfermant les formes à vaste bouclier dorsal soudé avec la tête et les premiers anneaux tboraciques. — Un apusidé.
— Encycl. De taille moyenne, de coloration grise ou verdâtre, les apusidés sont très carnassiers; ils habitent les eaux douces stagnantes, où ils apparaissent parfois en quantités énormes, pour disparaître ouand les mares tarissent; puis ils réapparaissent après les grandes pluies ou les inondations; leurs œufs se conservent très longtemps dans la terre sèche. Genre principal : apus.
APYIQUE (du gr. a priv., et puon, pus) adj. Qui est sans suppuration.
APYRE (du gr. a priv., et pur, feu) adj. Inaltérable au feu, et surtout infusible : Le cristal de roche est apyre.
APYRÉNOMÈLE (du gV. a priv.; purèn, ênos, noyau, et mèlâ. sonde) n. m. Stylet, cathéter, sonde qui n'a pas de bouton terminal. Syn.' apyromèle.
APYRÉTIQUE (du gr. a priv., et purétos, fièvre) adj. Qui n'est pas accompagné de fièvre.
APYFtEXIE (du gr. a priv., et purexis, accès de fièvre) n. f. Cessation de la fièvre, ti Intermission, temps qui s'écoule entre deux accès de fièvre intermittente.
— Encycl. La durée de Vapyrexie varie suivant le typo des fièvres intermittentes. Elle s'accompagne ordinairement de faiblesse, de courbature, d'inappétence, damer~
7 — OJ
tume de la bouche. Il importe de connaître d'une manière précise le moment où s'établit l'apyrexie, alin de pouvoir administrer à temps les l'ébrifuges.
APYREXIQUB adj. Qui tient de l'apyrexie.
APYRINE (du gr. a priv., et pur, piiros. feu) n. f. Sorte de poudre blanche, analogue â 1 amidon, que l'on tire des noyaux d'une espèce de cocotier, et qui est infusible à la chaleur.
APYRITE (du gr. a priv.. et pur, puros, feu) n. f. Variété rouge de tourmaline, due à un excès de manganèse.
APYROMÈLE n. m. Chir. V. apyrknoméle.
APYROTYPE (du gr. a priv. ; pur, puros, feu, et tupos, caractère) adj. .Se dit de caractères d'imprimerie fabriqués à froid par un procédé mécanique.
AQUACÉLÉRIFÉRE (kon-a — du lat. aqua, eau, et de '"^'"••(/'i-re) n. m. yurte de roue à aubes plates, manœuvrée .....1 .-„r^L . bateaux, pour en accé-
appliqu
r la marclie
i autrefoi:
da
AQUACREPTITE (Aroii-a — du lat. aqua, eau, et crepitus, craquement) n. f. Variété de serpentine.
Aqua. Géogr. Mot latin signifiant eaux, et qui entrait dans la dénomination d'un grand nombre de villes où se trouvaient des eaux thermales. Exemples : Aqu^ Biger- KONUM (Bagnères-de-Bigorre) ; Aqce Borbonis (Bourbonne-les-Bains) ; Aqu^e Calentes ^Cliaudesaigues); AçivjE Gbani (Aix-la-Chapelle); Aqu^e SextIjE (Aix, en Provence); Ayu^ SpabSjE (Aigueperse); Aqcb Solis (Bath [Angleterre]); Aquensis (Colonia Aurélia [Bade]], etc.
AquaD potoribus {Par les buveurs d'eau). Allusion à cette pensée fantaisiste d'Horace :
Ni-c vivere caruiinn possunt Qu» scribunttir a<iux yotortbiis.
(Us ne peuvent vivre , les vers qui sont écrits par les buveurs d'eau.)
AQUA-FORTISTE ou AQUAFORTISTE {kou-a, tiss l'ital. aqua-forte, eau-forti*) n. m. Graveur à l'eau-forte Habile aqua-fortiste (ou aquafortiste).
— Une • Société d'aqua-fortisies «, fondée en 18C2, h Paris, pour défendre l'art si personnel de l'eau-forte contre les procédés mécaniques do la gravure industrielle, n'a pas cessé de prospérer depuis lors, et offre toutes les années au public un précieux album où figurent les meilleures œuvres de nos Salons.
AQUAMANILE (kou-a — du lat.
aqua, eau, et manus , main). C'est, au moyen âge, le
bassin dans lequel . ,
on se lave les mains avant et après le repas, mais c est aussi le vase contenant l'eau qui servira â cet usage.
— Encvcl. Dans le langage courant des amateurs de dinanderie, on entend par aquamaniles toutes ces petites fontaines de bronze ou d'étain représentant en général un animal, un cavalier, et comportant un petit robinet pour laisser couler l'eau.
AQUAMOTEUR (du lat. aqua, eau, et de moteur) n. m. Nom donné à des bateaux inventés par l'ingénieur Bourdon, en 1885, et qui effectuaient la remorque de chalands en mettant à profit la vitesse du courant.
AQUAPUNCTURE [kou-a-ponk — du lat. aqua, eau. et punctura, piqûre) n. f. Méd. Moyen de révulsion locale, obtenue par la projection brusque et violente d'un jet d'eau liliforme. Syn de hydkopl'.nctcre.
AQUAPUNCTURER \kou-a-ponk — du lat. aqua, eau, et fuucliii-n. |iii|Lire) v. a. Faire une aquapuncture.
AQUARELLE (Aou-a — ital. acç!i«-e((a. lavis; du lat.aîiia. eaui u. f. l'eniture sur carton, sur papier, pour laquelle on emploie des couleurs transparentes délayées dans de 1 eau.
— ENXYCL.Dansle principe, les miniaturistes du moyen âge se servirent de couleurs délayées à l'eau pure, qu ils appliquaient à plat sur des dessins faits à la plume : ce fut l'enfance de Yaquarelle. Par la suite, on mélangea do la gomme aux couleurs pour leur donner plus de vivacité, et on les posa par couches successives, comme dans la peinture â l'huile. Les enluminures exécutées de cette manière reçurent le nom de gouaches. (V. ce mot.) Toutefois, le procédé primitif ne fut pas abandonne; seulement, au lieu de laver les dessins à plusieurs teintes, on se borna généralement à l'emploi d'une seule couleur ; les plus grands artistes des siècles qui suivirent la Renaissance Snt eu recours, pour faire les esquisses de leurs tableaux, à ce genre de peinture que l'on a appelé to«. Nous ne possédons, au contraire, qu'un très petit nombre de dessins à plusieurs teintes, ou aquarelles, qui puissent être attribués avec quelque certitude aux anciens maîtres, v ers la tin du xviif siècle, Fragonard, Taunay, Moreau le jeune et quelques autres, essavèrent de remettre ce genre â la
^ Sous l'Empire et p'endant les premières années de
Aquamanile.
moue, oous 1 nmpire et penuaui ic» |jicuiiv..^.o »..*..„^.. — la Restauration, le nombre des aquarellistes s'accrut ; mais les artistes qui employèrent ce procédé se firent peu remarquer : leurs ouvrages, exécutés d'après une méthode uniforme, n'étaient que de pâles et insignifiantes en)."""" nures. Les Anglais sont les premiers qui ont eu 1 idée, non seulement de donner plus d'éclat et plus de vivacité à l'aquarelle, mais encore de la faire rivaliser avec la peinture à l'huile. Les ouvrages exécutés dans ce dernier genre étant seuls admis aux expositions annuelles de Somerset-House , les aquarellistes se décidèrent à organiser des exhibitions spéciales de leurs œuvres, et se constituèrent à cet effet en association [Society of pamlers in xralercolours). Celte société, fondée en 1804, devint bientôt forte et vivace, et fit construire, en 1823, la galerie de Pall-Mall, qui fut réservée à des exhibitions d aquarelles. L'Anglais Bonnington et notre célèbre Géricault, qui eut l'occasion d'étudier à Londres les productions des
peintres in waler eolours, popularisôront l'aquarelle on Franco sous la Rostauratiun. Dopnis, la plupart do nos grands anistos eut ciilnv,, :iv.i,- sii.-ciis co çonro, sinon
eommo uno ,s|i. nilir, , , , . ,,,i,r,io un diilassomunt i
dus travaux |i|i.. .n.,, IVnj 1 1. ..mcho, Doviiria, Alfred et Tony Joli.iiii...i, 11,1,1,1, 1,,,,,,,,. Delacroix, Moissonior, Docampi, oui l'.v.uuio ,1,!, |.. mturos à l'eau que les amateurs out aciiotoos au i>rix dos plus beaux tableaux d'histoire.
Parmi los peintres aquarellistes do la génération suivante, on peut citer : r.clluiiKc, Eiit;éiic I.anii, Valerio, Pils, de Curzoïi, Zic,,, ll,-,ri.i-iii,-s, ,.tr, A ces noms nous pourrions ionidr,' .-.■ux ,\r i,I,imcim-s artist.s qui se servent avec babifetc! de laquarcllo jKiur pein.lri^ los fleurs, les fruits, les insectes.
Toutefois, dansées dernières anniies, l'aquarelle a beaucoup soulfort do la voguo naissante du pastel. Elle semble n'*tro plus cultivée comme une branche spéciale do la peinture. Un revanche, ses procodés sont employés, plus ou moins directement, par certains peintres qui, dans do grandes compositions murales ou décoratives, veulent une exécution légère et transparente. Les dernières compositions do Puvis do Cbavannes et J.-P. Laurons sont, malgré leurs dimensions énormes, fortement aquaroUéos ou gouachéos.
Considérée rommi- brnn<be spéciale do l'art, l'aquarelle ne saurait étn- un^c s. ruMsoment en parallèle avec la pointure àl'hiiilc, '.hj, I ,|i,.- s,,it le degré de perfection auquel on ait arjicii.' l.-s | , il.s dont r,i -iMiro dispose, on
no peut nier qu ils ne m ii,,|.,,i ,- ,,, , ,, |.ioduiro certains effets. L'aquarrl!,' :i I ,. n-'s bornées. L'etfot manque toujoiii-. 1 , ,,, , . , ; , | , , | • ■ 1 ive do transparence, les premiers |,l,ii, , J< ,,1, [,;,■, |,, ,1,-niiors plans ao moelleux, et lo coiii, >!.■ ,i,l.il. s, , hrr aux paysagistes, y deviennent presque iui|'., , .il.le ,.
Mais, s'il est vrai que I .e|ii,ii -Ile présente de graves inconvénients, nous de\i.'iis i-eeumiaitre aussi qu'elle est, dans bien des cas, une précieuse ressource pour les artistes, et qu'elle leur permet d'exécuter certaius travaux impossibles avec les autres procédés. La nécessité qu'elle im])ose ;i eetix qui l'emploient de produire d'un seul jet, la fraieheiif er l:i iiMiiebise de ton auxquelles elle parvient, laroniieiii [';ji 11, Il i,ereinent précieuse pour faire dos études d'après iKuiire, peur saisir uno impression fugitive, un effet passa;,;er, ou om-ore pour esquisser une composition et loter sur lo papier une première pensée.
AQUARELLISTE Uwu-a, liss) n. m. Peintre à l'aquarello. Uno " Société dos aquarellistes français ", fondée en 1879, grâce à l'initiative de Vibert, est aujourd'hui l'émule de la Société dos " aqua-fortistos ■> , et de celle des « pastellistes >>.
AQUARIA (Aoii-a — lat. aquarius, aquatique) n. f. .Syn. de AunosoiR.
AQUARIEN {l;on-n-ri-in — du lat. aqua. eau) n. m. Hist. rel. Membre d'une secte chrétienue du m" siècle, fpii n'employait que de l'eau dans le sacrilice de la messe.
— Aiit. rom. Employé chargé de voilier aux aqueducs. AQUARIUM ikou-tt-ri-om' — mot lat. formé de aqua,
eau) n. m. Réservoir ou vase dans lequel on entretient des plantes et des animaux d'eau douce ou d'eau salée, i!
PI. Des AQUA- RIUMS.
— Enc. Les
AQUARELLISTE — AQUICULTURE
d'un
spos
aqu
itsuivaut
2ue l'on veut lever dos vé-
fotaux ou des animaux, dos êtres vivant dans les eaux ouces ou dans les eaux salées. Les dimensions de l'aquarium peuvent également varier, depuis le petit vase en verre destiné à orner un appartement, jusqu à ces vastes édihces dont on peut voir dos modèles au Muséum d'histoire naturelle, au Jardin d'acclimatation du bois de Boulogne, au Trocadéro. Tous les laboratoires zoologiques établis sur nos côtes sont pourvus d'aquariums.
Aquarius, nom latin de la constellation du Verseau. V. ce mut.
AQUATEUR (kou-a - du lat. aqua. eau) n. m. Ant. rom. \alot d armée chargé de distribuer l'eau aux soldats.
AQUATILE {kou-a — lat. aquatiUs ; de aqua, eau) adi. .Se dit dos plantes qui naissent dans le lit des rivières, ou dont los fleurs flottent et s'étendent à la surface des eaux telles que le lotus, le nénufar, etc.
— Syn. Aquatile, aquatique. La plante aquatile est celle qui nait, se développe au fond do l'eau ; aquatique se dit des plantes qui vivent dans l'eau ou sur ses bords ou simplement dans les lieux humides ou inondés.
— Anto.n. Aérien, géophile, terrestre, terricole. AQUA-TINTA ou AQUATINTE (Icou-a — du lat. aqua
eau, et de l'ital. linla. teinte) n. f. Espèce de gravure qui imite les dessins au lavis faits à l'encre de Chine, au bistre ou à la sépia. 11 PI. Des aquatintes.
xT- ^?S'S'- " f^'s'" ''""S Vaqua-tinta plusieurs procèdes ditterents. Le plus usité consiste à recouvrir d'un léger vernis une planche de cuivre sur laquelle on lave eusuite au pinceau avec uno encre composée d'huile dohve, dessonco do térébenthine et de noir do fumée. Cette oncre dissout le vernis, que l'on enlève avec un linge hn ; les parties de la planche ainsi mises à nu sont saupoudrées de colophane que l'on fait adhérer, en exposant lo métal à une chaleur suffisante ; puis on répand de 1 acide nitrique, qui s'insinue dans los interstices de l'enduit résineux et mord la planche à l'endroit voulu. On recommence cette opération plusieurs fois do suite iusqu Si ce qu on soit arrivé â produire les ombres les plus fortes. Les estampes gravées par ce procédé offrent à peu près les mémos effets que les gravures à la manière noiro. Elles n'ont de mérite qu'autant qu'elles sont l'ouvrage d'un bon peintre ou d'un bon dessinateur: car, exécutées pour ainsi dire d'un seul jet, elles ont toute la liberté, toute la franchise des dessins oricinaux. L'invention do ce genre de gravure a été attribuoe'par les uns à Hercule Zegors (1660), par les autres à Fr.-Phil. Charpentier, graveur de Paris{n62),ou à Jean-Baptiste Le Prince.
Co dernier, s'il no fut pas l'invontour du procédé, lo poussa du moins 4 un haut degré de |iorfoctlon ; qunlques-unos de ses nombreuses estampes imitent lo lavis, do manièro ù faire illusion.
— liiDi.UHiit. : A. de Lostalot, fc» Procédés de la gramre. AQUATlNTI8TE(/TOU-a-/m-(i»»)n. Celui, collo qui grave
à l'aquatinte.
AQUATIQUE (kou-a — lat. aquatieut) adj. Plein d'oau, marécageux : Terrain aquatique.
— Qui croit, qui vit dans l'eau ou sur ses bords; Plantes, oiseaux aquatiquks. /.o louràe se forme journellement par iaccumifiatian de plantes aquatiques. iMaury.)
— En poésie, Le peuple aquatique, la république aquatique, Les poissons, gronouilles, écrevissos, etc.
— Par plaisanterie, Qui no boit presque quo de l'eau :
Qu'un auteur aquatique
Les amis du tonneuu... AaH. Gouffé.
— Peint. Vert aquatique. Couleur verte qui a la nuance do l'eau.
— Encycl. On désigne sous lo nom do aquatiques los animaux et les végétaux qui vivent, soit constamment, soit temporairement, dans les eaux. Ce genre de vie entraîne souvent, chez ces êtres, dos modilications profondes dans l'org.-inismc.
— Sv.\. Aquatique, aquatile. V. aquatilk. AQUATIQUEMENT [kou-uj adv. Dune manière aquati-
manièro des oiseaux aquatiques.
AQUE n. m. Sorte de bateau plat à bord relevé et rentrant, en usage sur lo Khin et on Hollande.
AQUEDUC (lat. aquwductus ; de aqua, eau, et ductus, conduit) n. m. Canal on pierre, en briques, en maçonnerie, construit sur un terrain inégal, pour conduire l'eau d'un beu dans un autre : Les Romains ont bâti un grand nombre (/'aqueducs.
— Anat. Nom donné, par analogie, à certains canaux qui existent dans les os ou les parties molles : Aqueduc de Fallope, Conduit qui existe dans l'épaisseur du rocher temporal. (Il s'étend du conduit auditif interne au trou stylo-mastoïdien, et donne passage au nerf facial.) 11 Aqueduc du vestibule, Conduit dirigé du vestibule à la face postérieure du rocher. (Il renferme un prolongement de la dure-mère, avec uno artériole ot uno veinule.) 11 Aqueduc du limaçon. Conduit qui va de la rampe tympanique du limaçon au bord postérieur du rocher. 11 Aqueduc de Sytvius. Conduit qui établit la communication entre le ventricule moyen (troisième ventricule) du cerveau et celui du cervelet (quatrième ventricule cérébral).
— Bot. Sorte de canal que forment naturellement les tiges ou les feuilles entières de certaines plantes, qui croissent dans les lieux fort chauds et fort arides : i'AQUE- Duc de l'aloès est horizontal, et celui du cierge est vernendiculaire. (B. de St-P.)
— E.-)CYCL. Conformément à son étymologie, le mot aqueduc devrait s'appliquer à tout conduit destiné à diriger les eaux courantes d'un lieu dans un autre ; mais on 1 emploie exclusivement pour désigner les canaux construits en maçonnerie ou creusés dans le sol pour conduire les eaux, avec pente réglée, sur un terrain plus ou moins accidenté. Ces ouvrages sont tantôt souterrains, tantôt apparents.
Les aqueducs souterrains sont ordinairement pratiqués dans des montagnes, et, toutes les fois quo l'état des lieux le pormot, on établit, de distance en distance, des ouvertures appelées regards, afin d'aérer les conduits et d'en faciliter la visite et los réparations. Les canaux apparents sont à ciel ouvert. Ils franchissent souvent des vallées au moyen do ponts formés de plusieurs rangs d'arches superposés. La partie de la construction où l'eau coule se nomme cuvette; les parois sont d'ordinaire enduites de ciment, pour empêcher les infiltrations.
Dans l'ancienne Egypte et on Assyrie, oii les irrigations jouaient un grand rôle, la configuration plate de ces pays permettait des canaux à ciel ouvert, do sorte qu'ils no présentent pas d'exemple d'aqueducs à arcades. Les Grecs eurent une préférence marqué© pour les canaux souterrains ; on en reconnaît de nombreuses traces autour d'Athènes, dans l'Asie Mineure, en Sicile.
Ce fut surtout à l'époque romaine que les aqueducs à arcades se multiplièrent. Ces arcades sont soutenues par
Le pont du Gard,
des pieds-droits, quelquefois très élevés. L'aqueduc proprement dit, le canal, a cinq ou six pieds de profondeur sur deux ou trois de large. La cuvette est enduite sur' ses trois faces d un ciment très dur; elle est ordinairement vodtee par de larges dalles. Parfois, plusieurs étaees de canaux étaient superposés los uns aux autres. Le Ion» do leur parcours, les eaux déposaient leur limon dans des réservoirs intermédiaires couverts. Chaque aqueduc aboutissait et se déversait dans un bassin terminal, appelé château (<;a.«eHi<m), d'oè l'eau se distribuait dans la villo au moyen do tuyaux en plomb, en terre cuite, ou même en bois. "ucuiu
Les censeurs Appius Claudius et C. Plautius conduisirent les premiers à Rome les eau.x d'une source qui en était éloignée de plus de 16 kilom. ^
Des ouatorze aqueducs nue Procope nous apprend avoir existé de son temps pour les be.soins de Rome, trois seulement ont été reparés et entretenus par les papes ■ ils ont suffi longtemps à la cité pontificale. A l'époque de leur puissance, les Romains établirent des ouvrages de co genre dans les diverses provinces de leur empire
qu'ils élovèrent rlans les Gaules, quolqnog-nns >ro d'intéressants vertiges ; lo plus connu est l'a/jueduc qui conduisait A Nlrnos Tes eaux dos fontaines d'Euro ot d'Airan, sur uno longueur do plus do 40 kilom.; sa partie la plus remarquable et la mieux conaervée est le célèbre Pont du dard.
On doit également citor los aqueducs do Lyon ot do Jouy, à .Metz; celui d'Arcuoil, qui amenait aux Thermes les eaux do la source de Rungis, située a quatre lieues de Paris; il fut rétabli au xvii- siècle par Jacques Dobrossc: enfin, les aqueducs de Fréjus, de Vienne, de Néris, de Luynes.do Saintes, de Coutances, otc.
Los Arabes ont construit un grand nombre d'aqueducs dans les différents pays 0(1 s'est étendue leur domination, principalement dans la péninsule espagnole.
Les travaux de ce genre furent rares au moyen âge et dans les temps qui suivirent ; ccpondant, les aqueducs souterrains que la villo do Sienne fit établir, au moyen âge, méritent d'être rappelés.
Parmi los aqueducs modernes, les plus dignes d'être mentionnés sont celui de Montpellier; celui de Lucqucs, en Italie, achevé en Ig23. Mais aucun de ces ouvrages ne peut soutenir la comparaison avec le canal de Marseille, exécuté de 1839 à 1847 par l'ingénieur Franiz de Montricher ; il franchit plusieurs
Coupe du poDt du Gard.
Aqueduc de Koq
vallées profondes sur des ponts aqueducs, dont le plus considérable est situé à Roquefavour. A mentionner encore : les aqueducs de la Dliuis, de la V'aniie et de ÏAvre qui alimentent Paris d'eau potable. '
AQUEREAU {ro — on écrivait aussi ACQUEREAU, et AQUEROT ) n. m. Engin de guerre qui semble avoir été au début, vers le xiv siècle, un engin à lancer le feu grégeois, et qui, au xvl" siècle, est uno sorte de petit canon.
AQUETTE (kèf — du lat. aqua, eau) n. f. Sorte de liqueur italienne, composée d'un tiers d'eau et de deux tiers de vin, dans lesquels on fait macérer un grand nombre d aromates, n Autre nom de I'acqua-toffana.
AQUEUX (keu), EUSE (du lat. aqua, eau) adj. Qui est de la nature de l'eau : La partie aqueuse du sang, u Qui contient de l'eau, trop d'eau, qui a le goût do l'eau : Légumes aqueux, fruits AQUEUX. II Météore aqueux. Météore formé par les mouvements de l'eau et les diverses formes qu'elle prend : Les pluies, les neiges, le brouillard, etc., sont des météores aqueux.
À QUIA {ku-i — loc. formée do à, et du lat. quia, parce quo). Il Etre à quia, Ne plus savoir que répondre, et, par oxt., éprouver un grand embarras, pécuniaire ou autre, uno lassitude profonde, etc.
— Kéduire quelqu'un à quia. Lo mettre dans l'état cidessus. (Quand, dans les discussions scolastiques, qui avaient lieu en latin, un des argumeniateurs ne trouvait rien à répondre aux questions dont son adversaire le pressait, involontairement, il ànonnait ^ui'a, quia, quia, sans rien trouver de plus. De là l'expression passée dans notre langue.)
AQUICALOR (ku-i) n. m. Réchaud de table, sorte de
iiu-uiaiie eliauH'é au moyen d'une petite lampe â alcool.
AQUICULTEUR {ku-i — du lat. aqua, eau, et colère [supin ciilium], cultiver) n. m. Celui qui tire parti de l'ean, par la culture, comme l'agriculteur tire parti de la terre.
AQUICULTURE (Aii-i — rad. aquiculleur) n. f. Culture des eaux. Ensemble des sujets qui se rattachent à la connaissance des différentes questions concernant l'exploitation dos produits des eau.x.
— Encycl. Pour remédier à la diminution progressive constatée dans le nombre des animaux aquatiques, poissons, mollusques, crustacés, destinés à l'alimentation, on devait rechercher les moyens propres à enrayer lo dépeuplement des eaux. Les 'deux principaux sont : !• le repeuplement direct des eaux, et la orotection des richesses aquatiques (pisciculture) ; s» l'élevage en bassins fermés (ostréiculture, mytilliculture, etc.). Dans le premier cas, les animaux sont élevés jusqu'à un stade où ils deviennent capables de mieux résister aux causes diverses de destruction. Ils sont alors mis en liberté. Dans lo second cas, l'élevage est continué jusqu'à ce que les animaux aient acquis la taille marchande. Pour mener à bien ces opérations dans les divers groupes d'animaux, il y avait nécessité de connaître exactement la répartition, le mode de vie, le développement, la structure, les parasites, etc., des êtres qui vivent dans les eaux, do propager les connaissances d'ordre scientifique, pratique et économique, d'encourager l'élevage des espèces et la propagation raisonnée des espèces utiles. Ces multiples besoins firent créer, en France et à l'étranger, des sociétés d'aquiculture (Société centrale d'.aqùicultnre et do pêche, à Paris) et de nombreux éublissements (laboratoires maritimes, stations biologiques marines et d'eaux douces) oil ces diverses questions sont étudiées scientifiquement, et dont les travaux sont le point de départ des apfdications pratiques que la science do l'aquiculture cherche à réaliser.
AQUIFÈRE — ARA
d'Aquila.
AQUIFÈRE {kii-i — du lat. aqua, eau, et ferre, porter) adj. Qui porte, qui contient de l'eau ; Couche géologique aqÙifèbe. Niveau aqdifèbe. , , , . ^
Système aquifère. Chez les echinodermes (oursins, étoiles de mer, etc.), il existe un système spécial de vaisseaux dits aquiféres, parce qu'ils renferment un liquide aqueux. V. écbihodermes.
AQUIFOUACÉES {ku-i — du lat. aquifolium, houx) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le houx. — Une aquifoliacée. Syn. de ii.icinées.
AQUIFOLIUM (Au-i, om — mot lat.) n. m. Bot. Syn.
do ILEX.
AQUIGÉNE (ku-i — du lat. aqua, eau, et genus, origine) adj. Qui naît, croît dans l'eau.
AqUILA (ku-i), ville du royaume d'Italie, ch.-lieu de la prov. A'Aquila des Abruzzes, sur le il cot Aterno: 18.600 hab. ; évêché. Commerce de safran. Aquila, fondée par l'empereur Frédéric II, non loin de l'emplacement de l'antique Aquiternum a. été endommagée par les tremblements de terre de 1705 et dt nOG. — Laprouince d'Aquila compte 392.500 hab.
Aquila, prosélyte juif, né à Sinope , parent de 1 empereur Adrien, qui le chargea de réédifter le temple de Jérusalem. Il se convertit au ciiristianisme, puis retourna au judaïsme, et donna, au commencement du il" siècle, une traduction grecque de la Bible, qui eut en son temps plus d'autorité auprès des rabbins que la version des Septante. Il n'en reste que des fragments.
AquiUV, nom latinisé du théologien allemand Jean- Gaspard Adler, né à Augsbourg en 1488, mort à Saalteld en 1560. Il fut un des premiers à embrasser les doctrines de Luther, devint professeur d'hébreu à 'Wittemberg, fut proscrit par Charles-Quint, et reparut après le traite de Passau. Il a aidé Luther dans la traduction de 1 Ancien Testament, et publié beaucoup d'écrits théologiques.
Aquila (Pietro), peintre et graveur italien, né à Marsala en 1650, mort vers 1700. Il a gravé, avec Fantetti, les Loges du Vatican, d'après Raphaël, en cinquante-deux pièces. On lui doit encore la gravure, en quatre-vingt-dix-huit feuilles, de la coupole de Lanfranc, à la villa Borghèse, à Rome, des estampes estimées d'après Annibal Carrache, Carlo Maratta, et quelques gravures à l'eau-forte, etc. — Fbancesco-Fabaonio Aqufla, neveu de Pietro (né vers 1676, mort à Rome en 1740), fut aussi un habile aquafortiste. Il grava notamment les peintures de Raphaël au Vatican, en dix-neuf pièces; la Sainte Famille, du Corrège (aujourd'hui à Londres), et divers morceaux d'après Lanfranc, Berrettini, Maratta et Pietro de Cortone.
AQUILA-ALBA (ku-i) n. m. Nom donné autrefois à des sublimes blancs, surtout au protochloruro de mercure.
AQUILAIN (ki-lin) ou AQUILANT (ki — du lat. aquilus, bruu) u. m. et adj. Se dit d'un cheval de couleur fauve ou brune, à peu près semblable à celle de l'aigle : Le chevalier jurait par sa durandal et son aquilain. (Chateaub.) AQUILAIRE (ku-i — lat. aquilaria; de aquila, aigle) n. f. Genre de thyméléacées, renfermant des arbres ou des arbustes originaires des régions tropicales de l'Asie méridionale et orientale, de la Malaisie et de Bornéo. h'aquilaria agalocha, de l'Inde, produit le bois d'aigle ou calambac faux; Vaquilaria malaccensis produit le bois d'aloès résineux et odorant.
AquILANO (Séraphin), poète italien, né en 1466 à Aquila (Abruzzes), d'où son nom de Aquilano. mort en 1500. Il fut attaché successivement au comte do Potenza, à Ferdinand II, duc de Calabre ; à François de Gonzague, à César Borgia, etc. Il improvisait avec beaucoup de charme et d'esprit des poésies qu'il chantait sur des airs de sa composition. Sa vogue fut telle, qu'on alla jusqu'à le mettre au-dessus de Pétrarque.
Aquilano (Sébastien), médecin italien, né à Aquila, dans les Abruzzes, mort eu 1513. Il était galéniste ardent et professait la médecine à Ferrare en 1495. Il a écrit : De morbo gallico (Lyon, 1506), où il préconise déjà l'emploi du mercure contre la syphilis. Ce traité curieux est rédigé en forme de lettre adressée à Louis de Gonzague, évêque de Mantoue. Son livre : Qusestio de febre sanguinea ad mentent Galeni, imprimé, avec l'ouvrage précédent, dans la Practica de Gattiuaria, n'offre pas le même intérêt historique.
aquila non CAPIT MUSCAS (phrase latine qui signif. L'aigle ne prend pas de mouches. Par cette expression figurée, on fait entendre qu'un homme supérieur ne s'occupe pas, ne doit pas s'occuper de choses au-dessous de lui.
AQUILARINÉES ou AQUILARIÉES (ku-i) n. f. pi. Bot. Tribu de la famille des thyméléacées, ayant pour type le genre aquilaire. — Une aquilakinee (ou aquilariêe).
AquILÉE (ki), petite ville de l' Autriche-Hongrie, à 8 kilom. de la frontière d'Italie et du golfe de Trieste ; 2.100 hab.
— Histoire. Aquilée était, à 1 époque impériale, une ville très importante, un port sur l'Adriatique ; fondée en 181 av. J.-C., elle comptait 100.000 hab. au temps d'Au-
fuste, et on la considérait alors comme le boulevard do Italie du nord; elle était en même temps l'intermédiaire du commerce entre l'Italie et l'IUyrie. Elle fut rasée par Attila en 452 ; mais 'Venise, fondée en partie par ses habitants, et toute la 'Vénétie continuèrent à dépendre, au point de vue ecclésiastique, du patriarche d'Aquilée, institué par le concile tenu dans cette ville en 381. Un autre concile y eut lieu en 356 qui repoussa, sur les trois chapitres, la décision du concile de Constantinople. — Le patriarcat d'Aquilée fut aboli par Benoît XIV, en 1750.
— BiBLioGR. : Breitschwert, Aquileia, das Emporium an der Adria (Stuttgard, 1880).
AQUILÈGE (ku-i — du lat. aqua, eau, et légère, choisir) n. m. Dans l'antiquité romaine, nom de ceux qui faisaient métier de découvrir les sources.
AQUILÉGIE n. f. Bot. Syn. de ancolie.
AQUILÉGIÉES (/t-u-i — du lat. aquila, aigle) n. f. pL Série de renonculacées, dont les fleurs sont régulières ou irrégulières, ayant un gynécée à carpelles ordinairement libres, pluriovulés et devenant des follicules à la maturité. Genres principaux : aquilégie , nigelle, xanthorhize, delphinie, aconit. — Une aqdilégiée.
AquILIA (gens), famille de Rome, patricienne selon quelques auteurs, mais plus probablement plébéienne, et dont l'origine remonte aux premiers temps de la république. A cette famille appartenaient le consul Manius Aquilius Nepos, que Mithridate lit périr; le jurisconsulte C. Aquilius Gallus, ami de Cicéron; M. Aquilius Rcgulus. V. ces noms.
Aquilia (loi). Dr. rom. Plébiscite rendu sur la proposition du tribun Aquilius, l'an de Rome 468, et ayant pour objet la réparation d'un dommage causé à autrui par dol ou par fraude. Le délit prévu était appelé damnum injuria datum, ou simplement damnum. Le dol ou la faute devait consister en un fait, non en une simple négligence, mais on prenait en considération la faute la plus légère. Ce délit ne suppose pas nécessairement une intention de nuire. C'est un véritable délit civil, à la différence du furtum, de la rapina et de Vinjuria, qui appartiennent par leur nature au droit criminel. La loi Aquilia comprenait trois chefs. Le premier prévoyait le cas où l'on avait tué sans motif légitime (injuria) 1 esclave d'autrui ou un quadrupède vivant en troupeau et appartenant à autrui. Le second chef permettait au stipulant ou à ses héritiers de poursuivre l'adstipulateur qui, au heu d'exiger le bénéfice de la stipulation, avait détruit la créance en libérant frauduleusement le débiteur par une acceptilation.
Le troisième chef de la loi Aquilia prévoyait les blessures faites aux esclaves et aux animaux allant en troupeau, la mort ou les blessures occasionnées à tout autre animal, ainsi que la destruction ou la détérioration do tout otijet corporel.
AQUILICE (ki) n. m. Bot. Syn. de léke. AQUILIEN, ENNE (ku-i-li-in, en'— du lat. aquila, aigle) adj. Qui a du rapport avec l'aigle.
AQUILIENNE (im-i-li-éii) [stipulation]. Dr. rom. La stipulation aquilionne était un procédé de novation destiné à transformer une dette née autrement que verbis en une obligation verbale, afin de pouvoir lui appliquer l'acceptilation. On sait que ce mode d'extinction ne pouvait s'employer à l'origine que pour les obligations verbales. La formule de la stipulation aquilienne a sans doute été imaginée par le jurisconsulte Aquilius Gallus, contemporain de Cicéron et son collègue dans la préture.
AQUILIFÈRE (ku-i — du lat. aquila, aigle, et ferre, porter) n. m. Soldat qui portait l'aigle d'une légion romaine. Il faisait partie des principales (sousofficiers).
AQUILIN, INE (ki — lat. aquilinus; éa aquila, aigle) adj. Recourbé en bec d'aigle : Alexandre avait les traits réguliers, le teint beau et vermeil, le nez AQUILIN, les yeux grands, pleins de feu, les cheveux blonds et bouclés. (Barth.)
— n. m. Le nez aquilin, la forme aquiline du nez : Un nez grand, tirant sur Caquilin.
— Anton. Aplati, camard, camus, écrasé, épaté, gros, plat, retroussé.
AQUILINÉS (ku-i — du lat. aquila. aigle) n. m. pi. Sousfamille d'oiseaux rapaces, famille des accipitridés, renlerniant les aigles. — Un aquiliné.
— Enctcl. Les aquilinés sont en général de grande taille, avec les ailes vastes et arrondies, le bec crochu et présentant une échancrure à la place do la dent qui existe chez les faucons. Genres principaux : aigle, spizaéte, hélotarse ou bateleur, hiéraéte, pygargue ou haliaète, balbuzard ou pandion, circaète, etc.
Aquilius (Manius), consul romain en l'an 129 av. J.-C. Il soumit plusieurs villes de l'Asie Mineure, puis fut contraint d'appeler à son secours Mitliridate V, roi de Pont, à qui il dut, en récompense de son appui, céder la Phrygie. A son retour à Rome, P. Lentulus l'accusa d'avoir livré les provinces de la république ; mais il fut acquitté.
Aquilius Gallus, jurisconsulte romain du dernier siècle av. l'ère chrétienne, fut tribun sous le consulat de Pompée, et partagea ensuite la questure avec Cicérou, dont il était l'ami. Quelques auteurs pensent qu'on doit lui attribuer la loi Aquiha. Ce fut lui qui régla les droits des petits-enfants posthumes, et qui introduisit dans la jurisprudence la célèbre formule De dolo malo.
Aquilius Nepos (Manius), consul romain, qui eut Marius pour collègue (101 av. J.-C), triompha des esclaves de Sicile révoltés. Convaincu de concussion, il allait être condamné, lorsque son défenseur, Antoine l'Orateur, découvrit la poitrine de son cUent et montra aux juges les blessures qu'il avait reçues. Proconsul en Asie Mineure, il tomba au pouvoir de Mithridate, qui lui infligea une mort horrible, en lui faisant verser de l'or fondu dans la bouche, pour flétrir la cupidité qu'il reprochait aux Romains.
Aquilius Sabinus, jurisconsulte romain du m" siècle de notre ère. Sa sagesse et ses connaissances lui firent décerner le surnom de Caton. Il fut deux fois consul, en l'an 214 et en l'an 216. Aucun de ses ouvrages n'est parvenu jusqu'à nous.
Aquilon (ki), un des vents, fils d'Eole et de l'Aurore, époux d'Orithyie. C'est le Borée des Grecs.
aquilon (il — lat. aquilo; de aquila.
aigle, à cause de l'impétuosité de ce vent) n. m. Vent du nord, violent et impétueux : Le fougueux aquilon, il Le Nord, la partie de l'horizon qui s'étend auN. (Dans ces deux sens, aquilon appartient surtout à la langue poétique.) Aquilon (blaa.).
— Blas. Têtes d'enfants joufflus qui paraissent souffler avec violence. Les jets d'air sont
figurés avec le même métal ou le même émail que la tête.
— Anton. Airicus, Auster, Autan, Notus.
AquiLONIA, anc. ville du Samnium, près de la frontière d'Apulie. L'an 193 av. J.-C, le fils de Papirius Cursor y défit une armée de Samnites.
AQUILONIEN (ki, in) n. m. Nom sous lequel Pavlow a réuni certaines assises jurassiques développées dans le nord do la Russie et correspondant au terrain purbeckien. V. ce mot.
AQUILONNAIRE (ki.— rad. aquilon) adj. Syn. de boréal.
AQUIliaNAIRE(Au-! — du lat. aqua, eau, et manus, main) n. m. Antiq. rom. Aiguière et bassin dans lequel on se lavait les mains, avant et après le repas. V. aqoamanile.
AquiN (kin) [saint Thomas d']. V. Thomas d'Aqoin.
Aquin (kin) [Philippe n'), savant rabbin, né à Carpentras vers 1578, mort à Paris vers 1650. Il se convertit au christianisme et fut nommé par Louis XIII professeur d'hébreu au Collège de France. Son ouvrage le plus important est: Oictionnaire hèbreu-chaldéen-thalniud-rabbinique (Paris, 1629). — Son fils, Louis d' Aquin, fut aussi un bon orientaliste ; il a traduit en latin le Commentaire de Lévi Ben- Gerson sur Job et le Commentaire sur Eslher, enrichi de notes. — Antoine d'Aquin, son potit-Hls, mort en 1696, fut premier médecin de Louis XIV.
Aquin (kin) [Louis-Claude n']. V. Daqlin. Aquin (kin) ou Aquino, ville de l'Italie niérid. (prov. de Caserte); 2.175 hab. Patrie de Juvénal et de saint TAomas d'Aquin, dévastée par les Lombards au vi' siècle.
Aquin ou Aiquin (Ain), chanson de geste du xii* siècle. Elle appartient au cycle carolingien, mais forme dans cette série un épisode tout à fait à part. Charlemagne, pendant qu'il guerroie contre les Saxons, ayant appris qu un chef sarrasin, du nom de • Aquin » ou « AÎquin », s'est emparé de la Bretagne, marche contre lui, sur le conseil de Nainies, duc de Bavière, et, après diverses péripéties, parvient à eu triompher. C'est la seule chanson de geste où il soit question de Tiori, père de Roland, et de quelques autres preux, dont les noms ne se trouvent nulle part ailleurs. Les païens de l'armée d'Aquin, appelés ta.Dtôt Persans ou Turcs, tantôt A'orois ou Cent de Nort pals, font conjecturer que les faits dont il est question dans ce poème ont trait à de confuses traditions relatives aux incursions des Normands en Bretagne. Aquiras, ville du Brésil (prov. de Ceara), sur le fleuve cùtier Pacoty ; 13.650 hab.
Aquitain, aine (Ai-d'n, tèn'), celui, celle qui habitait l'Aquitaine. — Les Aquitains.
— Adjectiv. Qui appartenait, qui était propre à ce pays ou à ses babitauts : Noblesse aquitaine.
Aquitaine (ki) [pays des eaux], une des trois grandes divisions de la Gaule lors de la conquête romaine, occupait le midi de la Gaule, entre la Garonne, les Pyrénées et l'Océan, et renfermait un grand nombre de peuples, Ibères d'origine.
— Histoire. Conquise par Crassus, lieutenant de César, l'Aquitaine fut reculée par Auguste jusqu'à la Loire, et divisée elle-même en trois parties, dont les métropolf^ respectives étaient : Avaricum ou Bituriges (Bourges , pour la i" Aquitaine ; Burdigala (Bordeaux), pour la n' Aquitaine ; klusa (auj. Eause), petite ville du départ, du Gers, pour la m' Aquitaine (ou Novempopulana).
Celte division persista jusqu'à la conquête par les Visigoths, en 419; en 507, Clovis, vainqueur d'Alaric II, réunit l'Aquitaine à son empire; en 628, Dagobert l'érigea on royaume en faveur de son frère Caribert, pour le second fils duquel, Boggis, l'Aquitaine devint un duché, en 631 , en 769, Charlemagne s en empara et en fit un royaunupour son fils Louis le Débonnaire. Charles le Chauve, l'ayan i enlevé à Pépin II, se fit couronner « roi d'Aquitaine » en 84^ . Enfin, ce pays, après avoir été tour à iour royaume et duché, et avoir quitté son nom pour celui de Guyenne, fut réuni à la couronne en 1137, par le mariage de Louis VII avec Eléonore, fille de Guillaume X de Guyenne. Quelques années après, Eléonore, en divorçant d'avec Louis VII, apporta à son nouvel époux, Henri II, roi d'Angleterre, l'Aquitaine en dot. Reprise par Philippe-Auguste en 120u, puis restituée par Louis IX en 1259, cette province fut définitivement acquise à la France en 1453, après la bataille de Castillon. Elle forme auj. les dép. de la Haute- Garonne, des Hautes- et (pour un tiers) des Basses-Pyrénées, du Gers, do Lot-et-Garonne, des Landes, de la Gironde, do la Dordogne, du Lot et de l'Aveyron.
— BiBLlOGE. : Perroud, les Origines du premier duché d'Aquitaine (Paris, 1881); Castaing, Ethnogénie de l'Aquitaine primilire (Paris, 1885).
AQUITANIEN (ki-ta-ni-in — de .Aquitaine, prov. franc, n. m. Etage géologique appartenant à la période tertiaire et placé à la partie supérieure du terrain oligocène.
AQUITANIQUE (ki) adj. Qui appartient, qui est propre à l'Aquitaine.
— Ecole aquitanique, Ecole architecturale remarquable par l'élégance et la pureté de ses sculptures, et qui conserva jusqu'au xiv siècle le style romano-byzantin.
A QUO (io — mots lat. qui signif. duquel). Dr. S'empl. pour désigner le jour à partir duquel on commence a compter les délais.
AQUO-CAPSULITE (ko — du lat. aqua, eau ; du fr. capsule, et de ite, terminaison qui, dans la nomenclature pathologique, marque l'infianimation) n. f. Inflammation de la couche postérieure de la cornée ou membrane de Descemet. Syn. ibido-kébatite, kératite ponctuée, desce.méite. V. ce mot.
AQUOSITÉ (ko — lat. aquosus, aqueux) n. f. Qualité de ce qui est aqueux.
A. R., abréviation : l»de anno regni, l'an du règne ; 2° do Altesse Royale.
AR, préfixe formé de la prép. lat. ad. V. ad.
Ar ou Ar-MOAB, ou Rabbath-MOAB (la grande ville de Moab), anc. ville d'Aralu,-, ra,„i .1rs Moabites, située au S. de lArnon, fut appel,-.- .L-imis Ar„i,nl,s. Du temps do saint Jérôme, elle fut renverser in une nuit par un tremblement de terre. Ruines considérables, appelées » Kabba» .
ARA (abrév. de araraca. nom de cet oiseau, dans l'idiome guarani) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famUle des
psittacidôs, sous-famillo dos sittacinôs, ronformant do grands |ioiTO(iuots do rAmciritjuo du Sud, à Ijnc fort ot croi-hu, à (|U(in(i longuo (Slagéo, à plumagodo hmiuos vivn.s pt ii-niiclii'i's. Nouibrousos cspocos dont la plupart vivoDt l)i(*n ou ('ui)Iiviio dans nos pays sans aiipri'udro à parler. Citons Vura marao (lirc'.silj ; lara milituri., (M„xi<|uo), etc.
ARA n. m. Nom donné (|uolqnolois :\ un poisson du gouro sconibro.
AHA(mot lat. qui signif. autel), nom scionliliquo do la constellation vulgairomont appoloo Aulel.
Ara le Beau, roi légendaire do l'Armouio, do la dynastie liaïcionno. La passion qu'il inspira à Ara.
la fabulouso Sémiramis est uno dos plus curieuses légendes de la littérature arménionno. On la trouvera dans Moïso do Khoren (liv. I, cli. xv).
ARABA (mot arabe) n. m. Sorte de voiture en usage dans la Turquie et la Russie d'Europe, pour le transport des personnes, dos vivres, etc. : Les davies turques se promènent ordinairement dans des ARAUAS richement ornt's.
ArabAT (flèche d'), prosqu'ilo russe de la Crimée, longue et étroite flèche do sable séparant le Silach fou mer Putride) de la mer d'Azov.
ArabaT-EL-MADFOUNCH, village de la moyenne Egypte, sur la rive gauche du Nil, s'élevant sur les ruines d'Abydos; 6.250 hab.
Arabe, celui, celle qui habite l'Arabie, ou qui en est originaÏTe: Même réunis, tes Arabes parlent peu. (Beyle.)
— Adjectiv. Qui appartient, qui a rapport à l'Arabie, à SOS habitants : Poésie arabe. Caractères ababes. ii Fam. Cruel, impitoyable : Cœur arabe. (Destouches.)
— La bqueur arabe. Le café.
— n. m. Fam. Usurier, homme dur en affaires : Comment diable 1 quel juif , quel arabe est-ce làl (Mol.)
— Se dit substantiv. et adjectiv, des chevaux d'Arabie : Monter un arabe, hk cheval arabe.
— Linguist. La langue arabe, et substantiv. au masc. l'arabe. L'idiome sémitique parlé par les peuples arabes : Il n'y aplus, dans l'Orient musulman, qu'un seul dictionnaire composé d'ARABE, de turc et de persan. (Renan.) ii Arabe ancien, littéral ou littéraire. Dialecte dans lequel fut écrit le Coran, et qui depuis lors fut employé dans les compositions littéraires (c'est la langue sacrée et savante de tous les peuples musulmans), ii Arabe vulgaire. Langue parlée en Arabie, en Syrie, en Egypte, dans l'Afrique septentrionale, en Mésopotamie, etc. (Il n'y est pas tenu compte des finesses de syntaxe de la langue écrite ; on y laisse tomber les inflexions finales, et le vocabulaire, grâce notamment à des influences locales, difl'ère quelque peu d'une région à l'autre.)
— Adjectiv. Qui est écrit, qui est imprimé en caractères arabes : Manuscrit arabe. Dictionnaire arabe.
— Aritbm. Chiffres arabes, les dix signes de numération, appelés indtens, par les Arabes eu.x-mêmes, dont on se sert pour les opérations de l'arithmétique, et qui sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, S, 9.
— Encycl. Ethnographie. L'Arabe de race pure est d'une taille un peu au-dessus de la moyenne. Robuste et bien fait, il a la peau hàlée ou brune, le crâne elliptique et allongé, le visage étroit et ovale, le front large et haut, les sourcils noirs, les yeux noirs et vifs, le nez droit, mince et saillant, la bouche bien faite, les dents blanches et bien plantées, l'oreille légèrement recourbée en avant. Les femmes sont remarquables par les contours gracieux de leurs membres, les proportions régulières de leurs mains et de leurs pieds, leur démarche superbe. Cette description s'applique surtout aux nomades de l'Arabie, qui vivent groupés en tribus, sous l'autorité d'un cheikh ; leur occupation habituelle consiste dans l'élevage des troupeaux ot dans les combats qu'ils se livrent sous le moindre prétexte. Batailleurs, superstitieux et pillards, ils sont, par un singulier contraste, hospitaliers, entreprenants, pleins de libéralité ou de générosité. Ceux du nord de l'Afrique sont souvent métissés.
— Histoire. C'est une histoire différente de celle de l'Arabie que l'histoiro des Arabes, dans le sens qu'on donne assez fré(|uemraent à cette dénomination, c'est-à-dire des compatriotes do Mahomet convertis par lui à l'islamisme, les uns par la persuasion, les autres par la force, et réunis peur la première fois eu un seul corps de nation. Cette histoire est, en réalité, extérieure à l'Arabie : elle a pour objet la conquête d'une partie de l'ancien monde par les Arabes sectateurs du Prophète.
On peut distinguer trois phases dans cette conquête. La première, au temps même de Mahomet et dans les années imniédiatoraent postérieures, a eu pour objet la soumission de l'Arabio proprement dite au Prophète, l'établissement de son autorité politique et religieuse sur la Péninsule tout entière, enlîn, immédiatement après sa mort (632), la consolidation de son œuvre d'unification. Accomplie'en moins de nuinzo ans (622-63.5), cette œuvre donna aux successeurs do Mahomet les forces militaires nécessaires pour répandre au dehors la doctrine du Prophète.
C'est ce que commencèrent à faire les quatre premiers califes, entre 635 ot 661. Cette seconde vague de l'invasion musulmane couvrit tous les pays situés immédiatement au N., à l'E. et à l'O. de la péninsule arabique ; dès 640, tous les pays de langue arabe et araméenne, qui avaient
autrofois dépondu do la Perso ot de Rome, font partie do la république musulmane. Bientôt la Syrie, l'Arménie, Chypre, la Cyrénaïquo mémo s'ajoutent à son territoire, et loiit dos Arabes los liéritiors directs dos .Sassanidos. Diyâ ils no considèrent plus l'islam commo uno doctrine religiouso souloment nationale, mais commo uno doctrine univorsolle.
Cette transformation décisive do l'islam, qui s'accomplit on rnéme temps quo ccllo do la république on monarchie â l'époque do Moaviali, out pour conséquence uno nouvelle extension do la conquête ; co fut lo troisième flut do l'invasion arabe, celui qui conduisit los armées musulmanes lo plus loin do leur point do départ. La soumis- .sion du Maghreb, puis do la péninsule ibérique, ot mémo duno partie de la Gaule méridionale, la fondation d'établissements stables en .Sicile ot on Italie, la conquête du plateau do l'Iran jusqu'à la mer d'Aral et au pays de Samarcand, amenèrent les Arabes à l'O. jusque sur les bords do l'océan Atlantique et au N. dos Pyrénées, à l'E. jusqu'aux frontières do l'Inde et à l'Hindou-Kouch.
Mais cet immense empire ne tarda pas à so désagréger : dès le début du vm* siècle, le Maghreb était on fait indépendant ; il lo devint définitivement en l'année 755, lors de la révolution qui amena au pouvoir les Abbassides, à la place des Ommciados franchement arabes ot de race pure. Les Arabo-Borbères d'Espagne se donnèrent alors un calife autonome, un Ommoiade, et conservèrent avec un soin jaloux lo caractère arabe original. Bientôt (800), los Abbassides durent reconnaître au Maghreb lui-mêmo des califes indépendants (au Maroc, à Kairouan) ; puis il y eu out on Egypte, et c'est en Asie seulement quo siibsista un seul calile chef d'un empire arabe complètement iranisé, le califo orthodoxe do Bagdad, dont se rendirent indépendants, au point de vue politiiiue et militaire, jamais au point do vue religieux, les sultans qui se taillèrent, aux dépens de ses Etats, desprincipautés autonomes.
Par suite de cette désagrégation rapide et aussi de l'apparition des Turcs et des Mongols, les Arabes ne tardèrent pasà rentrer à peu près dans les mêmes limites qu'avant l'islam ; ils y demeurèrent jusqu'à la suppression du califat par les Mongols, en l'année 1258.
— Civilisation arabe. Quand ils disparurent, le califat avait accompli son œuvre ; dans la partie du monde méditerranéen et oriental conquise par fui, il avait répandu la doctrine de Mahomet, et aussi une civilisation qui a jeté, pendant plusieurs siècles, un très vif éclat.
C'est grâce à leur curiosité, grâce aussi aux leçons qu'ils ne craignirent pas do recevoir des peuples vaincus, que les Arabes parvinrent à un degré avancé de civilisation et devinrent les éducateurs des Occidentaux. Ils apprirent des agriculteurs les plus anciens et les plus habiles du monde, ceux d'Egypte et de Babylonie, I art de creuser des canaux d'irrigation, et ils importèrent cet art dans d'autres pays, ainsi que des cultures nouvelles ; ils perfectionnèrent les antiques industries de la Syrie et de la Perse, et en colportèrent les produits d'un bout à l'autre de leur empire, dont Damas et Bagdad furent successivement les capitales politiques et religieuses. Enfin, ils recueillirent 1 héritage des sciences de l'antiquité et apprirent les arts à l'école des Grecs et des Perses. Tous ces dépôts, les Arabes les transmirent plus tard à l'Occident, développés, accrus par leurs propres efi'orts; ils jouèrent donc un rôle considérable dans l'histoire de la civilisation au moyen âge.
— BiBHOGR. : Sédillot, Histoire des Arabes (Paris, 1877); Dozy, Essai sur l'histoire de l'islamisme (Leyde, 1879) ; von Kremer, Kulturgeschichte des Orients {'Vienne, 1875-1877); Guyard, la Civilisation musulmane (Paris, 1884) ; Le Bon, la Civilisation des Arabes (Paris, 1884).
— Langue. Uarabe, qui constitue, avec l'himyarite et l'éthiopien, le groupe méridional des dialectes sémitiques, est celui de cette famille qui est arrivé au plus haut degré de développement. D'après les Arabes euxmêmes, il remonterait à une très liaute antiquité, mais les documents les plus anciens qui nous soient parvenus sont à peine antérieurs d'un siècle à Mahomet, puisque Imrolkaïs, auteur du plus ancien des poèmes dits Moallakât, mourut en 540 de J.-C. Wetztein a aussi découvert l'inscription bilingue dite « de Harrân », datée de 568. Dès cette époque, la langue nous apparaît constituée telle que nous la connaissons encore aujourd'hui ; ce n'est pas le dialecte koreichite, comme on l'a dit souvent, mais un autre dont l'existence est attestée par los Moallakât, et qui était entendu dans les régions éloignées les unes des autres où les auteurs de ces poèmes ont composé et porté leurs vers. Les traditions arabes font au peuple et à la langue himyarites, du sud de l'Arabie, maintes allusions que des découvertes récentes ont permis de préciser. Vers le nord de la Péninsule arabique, Doughtv, en 1870-1877, et Huber, en 1880-1884, ont découvert à Ël-Hedjr ou Medaïn-Saleh toute une série de tombes avec des inscriptions nabatéennes, contemporaines des Arétas, à l'époque des Hérodes, depuis l'an 9 av. J.-C jusqu'à 75 apr. J.-C. D'autre part, la stèle de Te'ïma. qui est au Louvre, nous montre que les Araméens, établis à Teïma dès le v« siècle environ av. J.-C, formaient, au i" siècle avant notre ère, un élément important de la population de l'Arabie jusqu'à La Mecque. 'Vers le sud, des inscriptions himyarites, ou mieux .îaôcCTines (du nom de Saba, capitale de la région), d'abord découvertes par Wellsted, Cruttendon et Arnaud (1835-1843) et traduites par Fresnel, ont été considérablement augmentées en nombre par les explorations de J. Halévy (1869) et de Glaser (1890), et l'on est à peu près d'accord, pour les faire remonter à cinq ou six siècles av. J.-C. En outre, à l'est du Hauràn, les inscriptions du Safa ou sajditiques, découvertes par "Woixtem et de Vogiié. déchiffrées par J. Halévy, ressemblent aux himyarites, tandis qu'un peu plus au sud, Huber a retrouvé dos inscriptions thamoudiennes (du nom de Thamoud, célèbre dans les traditions arabes), identiques ou fort analogues aux précédentes, et la présence au nord des unes et des autres s'explique par l'émigration aux premiers siècles de J.-C, dont parlent les traditions arabes, des populations méridionales, Tenoukhides, Sallhides, etc.,