‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 371 sur 828 · RE · texte numérisé non relu

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tili(|Uo n'eu a éié fondée qu'au xix* siècle par S. de Sacy, L'Allemagne et la Hollande sont les centres où cette branche de connaissances est le plus cultivée. Les plus riches dépôts do manuscrits se trouvent à Paris, Londres, Oxford, Berlin, Leyde et Gotba. L'arabe a fourni un certain nombre de mots au vocabulaire français [alcôve, alcool, magasin, etc.), et davantage à l'espagnol et au portugais.

— Ecriture. Le caractère ordinairement employé est le neskhi, dont des spécimens do l'an 40 de l'Hégiro f660 de J.-C.) sont parvenus jusqu'à nous. Lo caractère koufique n'est donc pas plus ancien, commo on l'a cru longtemps : plus raide et plus monumental, originaire de T'AraDio et do la Syrie, on l'employait dans les inscriptions et sur les monnaies, et aussi "dans la transcription des plus anciens exemplaires du Coran, tandis que le nesAni, originaire d'Egypte, représente un état plus avancé de l'écriture arabe, des formes plus courantes. Plusieurs variétés issues du neskhi, lo mogrebin ou maure, Yandaîous, le disKâni, le rihâni, le soulousi, le talik. le chikesté, etc., ne sont guère, sauf l'avant-dernier, employés comme caractères d'imprimerie. L'alphabet arabe sert à écrire la plupart des langues des peuples musulmans : persan, turc, hindoustani, malais, etc.

— BtBHOGR. : s. do Sacy, Grammaire arabe (Paris, 1831); P. Berger, Ifistoire de l'écrhure dans l'antiquité (PariSy 1892).

— Littérature. Les monuments littéraires les plus anciens sont do très peu antérieurs à Mahomet et sont constitués notamment par les sept poèmes Moallakât)

ARABÈDE — ARABIE

d'Imrolkaïs , de Tarafa, de Hârith-ben-Hilliza, d'AmrboD-Kolthoûm, d'Autara, de Zoheïr et de Lebid; le premier mort vers 540, le dernier vers 662 de J.-C. Ce sont des pièces d'une centaine de vers, où le poète chante sa belle et regrette son absence, célèbre ses propres exploits et son cheval de guerre, satirise ses ennemis, réunissant ainsi les genres ^rico-héroïque, élégiaque, érotiijue et satirique. A côté de ces poèmes et à une époi^ue postérieure de pou, il faut encore citer Chanfara, Nabegha. Dobyany, Férazdak, Djérir, ainsi que les vers ou les pièces recueillis dans la Hamâsa, le Kitàb el-a/jhâni, le divan (ou recueil de poésies) des Hodheïlites.

Dès cette époque, la prosodie est toute constituée. Elle repose à la fois sur la quantité prosodique des syllabes et sur la rime; cependant S. Guyard s'est etforcé de démontrer que l'accent joue le principal rôle dans les changements que peuvent subir les divers pieds. Les diverses combinaisons de longues et de brèves donnent naissance à seize mètres principaux, auxquels sont venus plus tard s'ajouter quelques autres. Les règles générales de la prosodie arabe ont été adoptées par les langues persane, turque et indoustani.

Sous les successeurs de Mahomet et les Ommeiades, l'élan poétique se ralentit sensiblement. Avec les Abbassides, la poésie entre dans une phase nouvelle, où la recherche ot le fini précieux deviennent en vogue. Les poètes sont des puristes, qui connaissent à fond et manient savamment la langue, des flatteurs qui chantent avec grâce ies louanges de leurs nobles protecteurs et en obtiennent de riches récompenses. Les noms les plus célèbres do cette époque sont ceux de Ibn-Doreïd, de Motanabbi, de Aboû'1-Ola, de Omar Ibn-el-Faredh, etc. A ce moment apparaissent les compositions didactiques, ou poèmes techniques sans aucun mérite, concernant la grammaire, la prosodie, l'astronomie, la jurisprudence, etc. La poésie dramatique et exclusivement épique est inconnue aux Arabes. Après la chute de la dynastie abbasside, la poésie tombe en décadence, et n'est plus représentée que par des auteurs médiocres. L'Espagne, notamment, sous la dynastie ommeiade, vit fleurir de nombreux poètes, chez qui se trouve souvent le sentiment de la nature, mais dont le style et les images sont très recherchés.

Le Koran ou Coran (lecture) est l'ensemble des révélations que Mahomet disait lui avoir été apportées par l'archange Gabriel de la part de Dieu; il est divisé en 114 sourates {chapitres], rangées, sauf la première, par ordre de longueur, et l'on peut ajouter en ordre inverse de leur ancienneté. Ce fut le point de départ de la civilisation musulmane; c'est pour le mieux comprendre que l'on étudia la grammaire et qu'on recueillit les anciennes poésies; c'est de lui qu'on tira le droit, en lui que les institutions politiques et sociales trouvèrent leur base. Mais les lois qui y étaient édictées devinrent insuffisantes à la suite des conquêtes des Ax'abes, et l'on recueillit alors les kâd'tth (dires ou actes du Prophète) qui pouvaient s'appliquer aux cas non encore résolus. Telle est l'origine de la sunna ou coutume, dont l'étude donna naissance {fin du ii" siècle de l'Hégire) aux quatre principales écoles juridiques orthodoxes, fondées par Malek, Aboû-Hanifa, Chafeï ot Hanbal, qui se partagent, les deux premières notamment, le monde musulman.

Les Arabes sont très friands de beaux morceaux oratoires, de proverbes, de fables et d'apologues. Les deux plus célèbres ouvrages de ce genre sont le livre de Calila et Dimna (ou de Biapaï), traduit du persan et ayant une origine indienne, et les fables de Lokman. Ils sont également grands amateurs d'énigmes et de jeux de mots. Le maître en ce genre est Hariri, dont les cinçiuante makamat (séances) jouissent d'une grande réputation en Orient. Il ne fait pas oublier de mentionner, parmi les ouvra£:cs en prose, le livre des Mille et xme Nuits [Elfleila ou leùa), et le Roman d'Aîitar.

La littérature historique a une origine moins ancienne que la littérature poétique et se composait d'abord de traditions orales. On mit ensuite par écrit ce qui avait trait notamment au Prophète et aux premiers conquérants d'entre ses compagnons. On cite, parmi les plus anciens chroniqueurs ou nistoriens, Ibn-Hichâm, ÀVakedi, Belâdori, Tabari, Ibn-Koteïba, Ibn-Wadhih Yakoubi, Masoudi. A une époque plus rapprochée, il faut relever les noms d'Ibn-el-Âthîr et d'Aboul-Féda, celui-ci abréviatcur de celui-là, ainsi que celui dIbn-Khaldoûm, dont les Prolégomènes (ou introduction à son histoire universelle) témoignent d'un esprit de synthèse, fort rare chez ses coreligionnaires, qui lui a valu l'appellation un peu prétentieuse de n Montesquieu arabe «.Ibn-Khallikhân, Noweïri, Makrizi, Ibn-Arabcnâh, etc., méritent à des titres divers la notoriété dont ils jouissent.

Le développement de la géographie fut favorisé par les conquêtes, les transactions commerciales et l'obligation religieuse du pèlerinage à La Mecque. Le calcul des longitudes et des latitudes fut puisé dans Ptolémée. La plus ancienne relation qui nous soit parvenue est celle de deux marchands qui visitèrent la Chine dès le iii= siècle de l'Hégire. Los relations d'Ibn-Batouta et d'Ibn-Djobeïr sont très intéressantes; les noms d'Ibn-Khordâdbeg, d'Ibn-Haukal. d'Istakhri, de Bekri, d'Edrisi, de Yakoùt sont souvent et à juste titre cités. On trouve, dans certains de ces ouvrages, des cartes généralement assez grossières.

Les Arabes ont également emprunté les mathématiques et l'astronomie aux Grecs, dont ils traduisirent, par l'intermédiaire du syriaque et par les ordres des califes abbassides El-Mamoun et El-Mançoûr, les principaux ouvrages sur cette matière. Ces sciences leur doivent plusieurs perfectionnements; ils ne sont cependant pas les inventeurs de l'algèbre, en dépit de l'origine arabe de ce mot.

Ce fut encore l'étude des Grecs, d'Aristote, de Galion et d'Hippocrate qui leur fit connaître les sciences médicales, botaniques et chimiques ou plutôt alchimiques. Ils conservèrent les notions acquises par l'antiquité, les développèrent et les transmirent plus tard à l'Occident. La médecine se développa notamment, bien qu'avec un respect outré de la tradition, dans l'Espagne musulmane. Ibn-Zohr ou Avenzoar, Aboû-Sina ou Avicenne, Ibn-Rochd ou Averroès, Ibn-Beïtar, Abd-al-Latif figurent parmi les noms les plus connus.

La philosopliie procède également de celle des Grecs, et ils ont accumulé commentaires et surcommentaires sur Aristote et ses successeurs. Ibn-Tofeïl a cependant tenté une œuvre originale dans son ffayj/-ben-Yakakâ7i, où il suppose un enfant isolé qui, devenu homme, reconstitue par le seul raisonnement la nature physique, la métaphysique et

jusqu'à Dieu. Le mysticisme ou çonfisme, dont la Perse est le pays d'élection, compte aussi de nombreux adhérents.

La grammaire et la lexicographie, la théologie et le droit ont toujours éié et sont encore les éiudes de prédilection des musulmans, et ont donné naissance à un nombre incroyable d'œuvres diverses, devenues elles-mêmes l'objet de' nombreux commentaires et surcommentaires. HaUji-KhaJfa, mort en 1658, est l'auteur d'un vaste répertoire bibliographique des ouvrages arabes, turcs et persans; c'est un travail fort utile, en dépit des lacunes qu'on y constate, notamment en ce qui concerne les proauctions du Maghreb et de l'Espagne.

L'activité littéraire, de nos jours fort ralentie, ne se manifeste plus guère qu'au Caire, en Syrie, à Tunis et au Fez.

— BiBLioGR. : S. de Sacy, Chrestomathie arabe (Paris, 1826); Dugat, Histoire des philosophes et des thëolot/ifns 7nusulmans (Paris, 1878); de Goeje, Bibliotheca geoijraphorum arabicorum (Leyde, 1870-1892) ; Sédiilot, Recherches pour servir à l'histoire des sciences mathématiques chez les Amies (Paris, 1837): CiémentMullet, Recherches sur l'histoire naturelle et la physique des Arabes (^Paris, 1858) ; Leclerc, Histoire de la médecine arabe (Pans, 1876).

— Beaux-arts. Dès l'origine, la musique jouit chez les musulmans d'une grande vogue; presque toujours associée à la poésie, elfe provoquait de grandes largesses

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Mélodie arabe.

de la part des princes et des grands. Elle devait être cepi^ndant assez restreinte dans ses moyens, et l'on ne peut maintenant se faire qu'une idée assez vague de ce qu'elle était, le sens exact de la plupart des expressions techniques nous échappant.

La prohibition coranique des statues a été presque toujours étendue aux simples représentations d'êtres animés, bien qu'elle ne porte dans la réalité que sur les représentations '■ faisant ombre !• . Aussi les dessins eux-mêmes sont-ils assez rares ; on en trouve quelquefois dans les manuscrits arabes, mais bien plus fréquemment chez les Persans, plus artistes et plus tolérants. Dans les en-tètes de livres comme sur les monuments, c'est l'écriture qui vise à l'ornementation, qui épouse les formes les plus diverses, et qui constitue ainsi l'arabesque.

L'architecture a imité d'abord, semble-t-il, celle des édifices romains; mais, plus tard, des artistes byzantins paraissent avoir exercé une influence prépondérante. Les plus beaux restes sont constitués par l'Alcazar et la Giralda de Séville, par l'Alhambra de Grenade, par quelques mosquées anciennes du Caire, quelques ruines de Tlemcen ot la mosquée de Sidi-bou-Medin à El-Obbâd, près de Tlemcen. La maison d'habitation n'a guère sur la rue d'autre ouverture que la porte, donnant sur un vestibule qui fait un coude, de manière qu'on ne puisse voir du dehors dans l'intérieur. Sur les quatre côtés d'une cour centrale, ornée de colonnettes, en arrière desquelles court une galerie, des chambres barlongues prenant Jour; la même disposition se retrouve à l'étage ou aux deux étages. Un bassin ou une fontaine jaillissante occupe le centre de la cour des maisons riches. V. Espagne.

— BiBLiOGR. : Prisse, l'Art arabeiPavis, 1878) ; Bourgoin, Précis de l'art arabe (Paris, 1890) ; Gayet, l'Art arabe (Paris, 1893}; Salvador Daniel, la Musique arabe {Paris, lS6:i).

ARABÈDE n. f. Bot. Syn. de aeabidk, et de arabette.

ARABELLE n. f. Genre d'aunélides errantes, famille des eunicidés, sous-famille des lornbriconéréinés, dont les caractères principaux sont: un lobe céphalique nu; deux anneaux privés de rames, celles-ci bilabiées avec une lèvre plus longue située en arrière et en dessous; cirre dorsal rudimentaire ; mâchoire supérieure garnie à sa base de deux longs appendices et de quatre paires de pièces. Une espèce d'arabelle habite la Méditerranée {arabella quadristriata Gr.).

ARABESQUE (bèss) adj Propre aux Arabes, ou qui est dans lenr goût, leur manière Genre style arabesqlf

— n. m. Le style, le genre arabesque : Z'ara- BESQUK se soutint à Rome, malgré les censures de Vitruve et de Pline. {Millin.)

— Série de pas et de figures formés par des danseurs entrelacés en groupes variés, de manière à exprimer différents sentiments par des attitudes. Des bas-reliefs de vases antiques en donnent une représentation figu-

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— n. f. pi. Ornements de sculpture, de peinture Arabesque et d'architecture,

particulièrement emploves par les Arabes ils sont formts do feuillages et de fruits, de draperies et de rubans, etc , contrastés, groupés ou enlacés avec art : Rien n'égale la finesse et la variété des arabesques de l'Alhambra. {Cha.teaub.) Il S'empl. quelquefois au sing. dans ce sens : Varahesque fantasque, après les colonnettes. Enlace ses rameaux et suspend ses clocliettes. Th. Gautier. Il Se dit par ext. ou au fig. : 1° des ornements qui rappellent plus ou moins la disposition des arabesques ; 2" des

évolutions capricieuses d'une vapeur : Les arabesques de la fumée, d'un nuage; 3" des caprices de l'imagination ii du style : Cet écrivain cache son érudition sous les arabesques de son esprit.

— Encycl. Les Arabes, auxquels les prescriptions du Coran interdisaient la représentation des êtres animés, imaginèrent de décorer leurs édifices d'ornements tantôt peints, tantôt sculptés, assez souvent même sculptés et peints à la fois, représentant un capricieux assemblage de fleurs, de fruits, de feuillages et de rinceaux. Ils mêlèrent à ces objets, traités avec la plus gracieuse fantaisie, des devises écrites avec les caractères élégamment contournés de leur alphabet. Les autres peuples donnèrent le nom de aj'abesques ou de mauresques à ce genre d'ornements, dont on trouve des spécimens remarquables dans les mosquées et les palais arabes ou turcs, particulièrement à l'Alhambra de Grenade.

Plus tard, on a reconnu que les Arabes n'avaient pas eu la priorité de l'invention. Les Indiens, bien longtemps avant les conquêtes d'Alexandre, dessinèrent des arabesques sur leurs toiles peintes et leurs tapis, bien connus des Grecs. Mais, comme ils n'étaient pas retenus par les mêmes scrupules religieux que les Arabes, ils mêlèrent à leur ornementatioiTdes animaux fantastiques et des rîgures humaines. Les Ptolémées établirent à Alexandrie des manufactures où des ouvriers adroits, guidés par des artistes grecs, tirent des tissus, à l'imitation des Indiens.

Les Grecs et les Romains firent grand usage de ce genre de décoration dans leurs édifices publics et privés. Pendant la Renaissance, d'importantes pointures antiques ayant été découver|es, notamment à Rome dans les thermes de Titus, l'admiration quelles excitèrent en provo(|uarinii-

Arabesque chorégraphique. (B;

tation. Les plus grands maîtres de l'Italie s'exercèrent a produire des œuvres semblables. Raphaël lui-même déploya un talent hors ligne dans la peinture des arabesques et dos grotesques. C'est le nom qu'elles avaient reçu tout d'abord.

L'emploi des arabesques ne dépassa pas le xvi" siècle. Il fut abandonné jusqu'à la fin du xviii«, où les découvertes faites à Pompéi et à Herculanum d'une foule de peintures et de sculptures décoratives remirent les arabesques antiques en honneur. Elles constituent un élémeiii important du style Louis XVI. La République, l'Empire en usèrent jusqu'à la Renaissance médiévale qui signala la Restauration : elles durent faire place aux rinceaux gothiques. ,Sous Napoléon III, elles reprirent queUpi.vogue, avec les essais de décoration néo-grecque dont la maison pompéienne du prince Jérôme était le spécinuii le plus complet.

Arabesse, femme arabe, ou qui habite ce pays. (Fani. et jieu usité.) il On dit mieux Arabe.

arabette (du gr. arabein, faire du bruit) n. f. Genre de crucifères cheiranthées, très nombreuses en espèces, du groupe des arabidinés, renfermant des herbes annuelles ou vivaces, glabres ou velues, qui croissent dans les régions alpines, froides ou tempérées d'Europe.

ARABIDE n. f. Bot. Syn. de arabette, et de afabêde.

ARABIDÉES n. f. pi. Tribu de la famille des crucifères, ayant pour lype le genre arabette, ou arabide. — Une ara-

BIDÉE.

ARABIDIE n. f. Genre de saxifragées, ayant pour type la saxifrage étoilée.

ARABIDOPSIS ( psiss — de orflô/rfe, et du gr. o;),î/.^ . a s I H r , 1 n. m. Section du genre sisymbre,de la famille des cru. ih i r-,.

Arabie, péninsule d'Asie, située au S.-O. du r'iiiiiK nr, entre la Svrie et la Mésopotamie au N., les gui k' s l'»rsique et d'Oman à l'E., l'océan Indien et le golfe d'Adrii au S., le détroit de Bab-el-Mandeb, la mer Rouge et le canal do Suez à l'O. Sa forme est quadrangulairo ; sa superficie mesure près de 3 millions de kilom. carr., et sa population compte 12 à 14 millions d'habitants.

— Géographie physique. L'Arabie est constituée par un plateau qui s'incline, d'une façon générale, en pente douce vers la plaine de Syrie et le golfe Persique, au N.-E. Moins élevé et moins accidenté que les plateaux voisins d'Asie Mineure et d'Iran, il n'est borné par d.\s hauteurs de quelque importance qu'à l'O. et au S. : massii granitique du Smaï (2.600 m.), monts de l'Hedjaz, dr l'Assir, du Yémen (2.000 m.); au S-, les monts de l'Hadramaout (2.400 m.) s'abaissent rapidement vers le golfe d'Oman, et, au S.-E., le Djebel-Akhdar (3.000 ni i constitue dans la presqu'île d'Oman un système isolé. Au centre se creuse, dépourvue de vallées profondes, la dr pression du Nedjed, que parcourent et que bordent qucl- .[ues hauteurs peu connues.

L'Arabie est comprise dans la zone de déserts et de steppes qui s'étend du Sahara africain au Gobi chinois. Les vents du N.-E. et du S.-O. sont, en efl'et, froids ou brûlants, toujours très secs ; et les hauteurs qui bordent le plateau au N.-O. et au S. arrêtent l'humidité qu'appuitent les souffles de la Méditerranée et les moussons dr l'océan Indien. Aussi les bandes littorales du Yémen. do ï'Hadramaout et de l'Oman reçoivent, seules, quelques pluies. Par contre, à l'intérieur, la plus grande partie du plateau est privée d'eau presque complètement : déseris de lave ou Harra, déserts de sables ou Néfoud, déseris rocailleux ou Hamada; c'est là une des régions désertiqurs les mieux caractérisées du glolie. La température, pa! suite de l'absence de toute influence maritime, y es' dans l'Assir, des chaleurs de SO'' oct été reU-

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(Alhambra). - .o. Faïence H spaM-Mauresque Musée de clunyl - 16-17. Epée de Boabdil rfln du .xv. siècle). - IS-îO. Mosaïques (Alhambra). 19. Baie ajouWe k Tolède. - 21. Lsmpc en verre (Musée df l,luu}J. — 2%. Vase de 1 Alhambra. - 23-21. Fusils. — So. Lampe de mosquée (Musée de Madrid). — 56-27. Casque et pioche du xv siècle. (V. EsPAOtE )

ARABINE

ARACA-MIRI

vées; mais si, dans la journée, la chaleur est insoutenable, la nuit, le froid est vif : entre la nuit et le jour, oa a note des différences de température de 60 et même 70». C'est proprement un climat continental.

La sécheresse du plateau arabique explique l'absence de tout cours d'eau permanent ; les ouadi de l'Arabie {Oued-er-Roumman, Oued-Daouasir) ne sont que de larges dépressions, au fond desquelles se creuse un lit presque constamment à sec.

La massive péninsule quadrangulaire de l'Arabie a des côtes presque rectihgnes. Particulièrement pauvre en articulations est le littoral de la mer Houge et de l'océan Indien; il ne présente qu'une seule baie, celle d'Aden. Les îles Farsan (mer Rouge), l'îlot Périm (détroit de Babel-Mandeb), les îles Kounan-Mourian (océan Indien), ne suffisent pas à rendre plus hospitalière cette longue côte. A l'O., le littoral des golfes d'Oman et Persique est à

el-Had s

; la baie

peine plus découpé : au delà di de Mascate ; le Ras-Masaudam s'avance au loin vers la côte de Perse et forme le détroit d"Ormuz; la baie de Bahrein, dans le golfe Persique, est formée par les îles de ce nom.

En résumé, les conditions physiques de la péninsule arabique étaient peu propres à favoriser l'utilisation de celle-ci par Ihomnie.

— Géogr. politique. La Turquie ne possède, en réalité, qu'une minime partie de l'Arabie; les deux vilayets de l'Hedjaz (La Mecque et Médine, villes saintes de l'islamisme, buts de pèlerinage pour tout musulman, avec leurs ports :

Djedda, Yambo), et du Yémen {Sana, avec le port d'Hodeida). ne mesurent guère plus de 550.000 kilom. carr., et ne sont guère peu-

Elés que d'un million d habitants, e reste du pavs est occupé par des peuples plus ou moins nomades, constitués en monarchies ou oligarchies peu puissantes et peu connues (iman de Mascate).

Les colonies européennes sont rares, dans ce pays pauvre et de climat torride. L'Angleterre commande, avec Aden, l'îlot de Périm et les îles Kourian-Mourian, le détroit de Bab-el-Mandeb et la route des Indes. La France possède sur le détroit la position non occupée de Cheik-LSaid.

— Géogr. économique. Ce n'est que dans de rares oasis, dans les régions montagneuses du pourtour, et sur le littoral (Yémen, Hadramaout), que l'agriculture et

l'élevage ont été susceptibles de quelque développement : céréales, fruits, vigne, tabac, coton, et, dans les oasis, des produits odoriférants ou pharmaceutiques (baume, encens, myrrhe, gomme arabique, séné) sont cultivés, chevaux et chameaux sont élevés. Mais les deux produits agricoles pharmaceutiques de l'Arabie sont les dattes, seule""nourriture de l'Arabe nomade, et le café, originaire d'Ethiopie, mais dont la culture s'est généralisée dans la péninsule (Yémen). Le sol donne un peu de cuivre, de fer, do sel gemme; il recèle des gisements de pétrole (mer Rouge) ; mais l'industrie n'existe pour ainsi dire pas en Arabie : elle ne fournit guère à l'exportation que de l'orfèvrerie, des cuirs ouvrés et des tapis. Les produits agricoles exportés sont le café et les gommes. A l'importation fi^'urent les tissus et objets manufacturés d'Europe. Ce conimerce se fait, à l'intérieur, par caravanes (principau.ic entrepôts : Haïl, Er-Riad. La Mecque), à l'extérieur, par les ports de Kovéit (golfe Persique), Mascate (golfe d'Oman), Aden, Hodeida (exportation du café), Djedda, tête de ligne de la grande voie commerciale qui mène à La Mecque

— BiBLiOGR. : Noël des Vergers, Arabie (Paris, 18-47) ; Ritter, Arabien (Berlin, 1846-1847); Reclus. Nouvelle Géographie universelle, t. IX, l'Asie antérieure (Paris. 1884).

— Exploration. Les peuples anciens ont connu de bonne heure l'existence du Yémen, de l'Arabie Heureuse; mais les Romains seuls en ont commencé l'exploration et tentèrent de la conquénr(22av. J.-C). On est d'ailleurs bien trop mai renseigné sur cette expédition pour pouvoir faire remonter jusque-là la connaissance sérieuse de l'Arabie ; elle ne commence qu'au xviii» siècle, avec le Danois Carsten Niebuhr, qui entreprit le premier l'étude scientifique du Yemen,etlexécutapartiellement(l762).Burckhardt,1814), Ruppell, le D^ Wallin, Palgrave (le premier explorateur du plateau montagneux de Ta région centrale), Ch. Hùber, Glaser, Th. Bent, d'autres encore, ont depuis lors beaucoup ajouté à la description du Yémen même et des pays qui 1 entourent : l'Arabie du nord et de lest, le désert de Nefoud. le Nedjed, l'Hedjaz, IHadramaout et l'Omau ; mais I Arabie n'en demeure pas moins encore un des pays les plus ignorés de l'Asie et du monde entier.

— BiBLiOGR. : Niebuhr, Heisebeschreibung nach Arabien, f762~63 (Copenhague, 1774); Palgrave, Nai-rative of ajourne]/ through CeJitral und Eastern Arabia (Londres. 1865); Hiiber, Journal d'un voyage en Arabie (Paris. 1891); Sprenger, die Alte Géographie Àrabiens (Berne, 1875V

— Histoire. On connaît fort mal l'histoire primitive de l'Arabie, qui , jusqu'à l'islam, n'a tenu aucune place dans l'histoire intellectuelle, religieuse et politique du monde. Elle était partagée en une foule de tribus toujours en

fuerre les unes avec les autres, adorant chacune des ieux différents. Mahomet en fit, à la fin du vr siècle, l'unification, et lança les Arabes à la conquête du monde. C'est ailleurs qu'on trouvera l'histoire de cette conquête (v. Arabe); il suffira de dire ici que, redevenues totalement indépendantes après la chute du califat, les tribus, jusque-là autonomes, du Nedjed cessèrent, depuis lors,

par les Anglais (1839), et l'établissement de leur influence sur tout le pays d'Oman (d'où Us peuvent surveiller la Perse), sont des faits d'une tout autre gravité politique, les seuls qui puissent trouver place dans un aperçu aussi bref de l'histoire de l'Arabie.

— BiBLiOGR. : Caussin de Perceval, Essai sur l'histoire des Arabes avant l'islamisme et sous Mahomet (Paris, 1847- 1849); Sédillot, Histoire des Arabes (Paris, 1877); Berger, l'Arabie avant Mahomet (Paris, 1885}; Zehme, Arabien und die Araber seit fOOJakren (Halle, 1S75J.

ARABINE (rad. Arabie) n. f. Nom donné au principe soluble des gommes végétales. Syn. acide arabkjde, acide

MÉTAPECTIQDE.

— ENCYCL.L'rtrrtômeestincolore, insipide, inodore, transparente. C'estun corps franchement acide, décomposant les carbonates avec effervescence. Desséchée à 100°, elle offre la même composition que le sucre de canne (C'*H"0");

desséchée à 130", elle perd de l'eau et présente la composition de l'amidon. Sa solution aqueuse est lévogyre : bouillie avec un acide étendu, elle devient dextrogyre : l'acide sulfurique légèrement concentré la transforme en furfurof.

Arabinelle Gallie (gli), opéra de Pacini, et son meilleur ouvrage, représenté à Turin le 25 décembre 1828; à Paris (Th.-Ital.) le 24 janv. 1855. Le morceau le plus remarqué fut le beau duo Va, menzogncr (Va, trompeur).

ARABINOSE (rad. arabine) n. f. Sucre cristallisé, non fermentescible, du groupe des glucoses, résultant de la transformation, sous l'action des acides étendus et bouillants, de l'acide arabique ou gummique.

— Encycl. Varabinose (C*H"'0''), d'abord appelée pectinose. a été découverte par Scheibler en 1868. — On peut la préparer en faisant digérer la gomme arabique avec l'acide sulfurique étendu,"jusqu*à ce que le pouvoir rotatoire dextrogyre de la substance ait cessé d'augmenter. On neutralise avec du carbonate de sodium, on concentre, on ajoute de l'alcool à 90°, on filtre, puis on distille. Il reste un sirop où se déposent des cristaux d'arabinose. Ce sont des cristaux orthorhombiques, incolores, fondant à 160». L'oxydation par l'amalgame de sodium donne Varabilc C'H'''0*; avec le brome en présence de l'eau, on obtient Yacide arabonique C^WO\

Arabi-PACHA (Ahmed-Arabi-el-Husseini, ou simplement), officier égyptien, né à Herya-Rozna, en 1839. Son inconduite lui aj'antvalu la bastonnade, il fut chassé de l'armée et se consacra aux études religieuses à la célèbre université d'El-Azhar. Réintégré dans l'armée à l'avènement d'Ismail, il lit la campagne d'Abyssinie. Il devint un des organisateurs d u " parti national " qui protestait contre l'intervention des puissances étrangères dans les affaires d'Egypte et s'éleva contre les privilèges accordés dans l'armée aux officiers étrangers ; Arabi, devenu pacha, exerça une influence considérable , parla de déposer le khédive et refusa de se rendre à Constantinople, où l'appelait le sultan. L'Angleterre et la France remirent alors au Cai

' la moindre influence dans l'histoire du monde. Il en fut de même du Hedjaz, successivement province égvptienne, puis turque, ce qu'il est encore à l'heure actuelle. Le mouvement wahabite qui, à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci, faillit changer la face de l'Arabie, n'est pas un événement d'histoire générale, et n'a eu aucune répercussion dans le monde. L'occupation d'Aden

Arabi -pacha

note demandant l'éloignement d'Arabi, mais le khédive maintint Arabi au ministère de la guerre.

Sur ces entrefaites, en 1882. des massacres eurent lieu à Alexandrie, et Arabt ne fit rien pour les arrêter. L'amiral Seymour, commandant l'escadre anglaise, procéda au bombardement de la ville. Arabi se retira avec ses troupes à Kafr-Dovar, après avoir ouvert les portes du bagne aux forçats, qui pillèrent et incendièrent les quartiers épargnés par les projectiles anglais. Tandis que le khédive, soutenu par la Grande-Bretagne, déclarait rebelle son ancien ministre de la guerre, Arabi constituait au Caire un ministère et, nouveau Prophète, il coiffait le turban vert. Sir Garnett

"Wolsley, commandant en chef les forces anglaises, marcha contre lui et le battit à Ramsês, à Kassasin et à Tell-el- Kébir. Abandonné et même trahi, Arabi fut condamné à mort par une cour martiale ; mais le khédive, obéissant à l'Angleterre, commua la peine en celle de l'exil perpétuel. Il fut déporté à Ceylan.

Arabique (golfe), v. Rougb {mer).

ARABIQUE n. f. Résine d'une espèce particulière d'acacia que l'on trouve en Egypte et en Arabie et qui croit aussi le long des côtes africaines.

ARABIQUE adj. Qui appartient, qui est propre à l'Arabie. Il S emploiesouvent comme syn. de arabe.

— Gomme arabique (ainsi appelée à cause de l'usage qu'en rirent les médecins arabes), produit de la sève de plusieurs espèces d'acacias communs au Sénégal. Des fentes que 1 on pratique à ces arbres, il découle une liqueur visqueuse qui s'épaissit et se solidifie. On en fait un sirop usité en pharmacie sous le nom de sirop de gomme.

— La fève arabique. Le café, qui nous est venu d'Arabie.

— Astron. Année arabique, Année du calendrier arabe; elle est lunaire, et se compose de douze mois, qui sont alternativement de trente et de vingt-neuf jours, ii Tables arabiques, Tables astronomiques dressées par les Arabes.

ARABIQUES n. m. pi. Nom donné à des sectaires chrétiens qui parurent au ni' siècle en Arabie, et furent ramenés dans le sein de l'Eglise par Origène. Ils prétendaient que l'ame mourait avec le corps, pour ressusciter avec elle au jugement dernier. —£'h arabkjde. Il On dit aussi àrabiens.

ARABIS (biss) n. m. Bot. "V. arabette.

Arabis ou Arbis, ou Arbus, fleuve de l'anc. Gédro- M'\ vrrsait ses eaux dans la mer Erythrée, et séparait les AraKnrs dos Ùrites. C'est ÏArabob ou Pourahj actuel.

ARABISANT, ANTE n. Qui possède la langue arabe, qui en a tait une étude spéciale : Un arabisant. Une arabisante. Il On dit aussi akabiste.

ARABISE n. f. Bot. Section du genre arabette.

ARABISER V. n. S'occuper spécialement de la langue .iralie. il Imiter l'emphase du style oriental.

— Artiv. Arabiser un mot, Lui donner une forme, une 'Icsinciice arabe.

ARABlSMEi7>(5s)n. m. Locution propreà la langue arabe.

ARABISTE {biss) n. m. Nom donné aux médecins occidentaux qui adoptèrent les principes de l'école arabe, au XI* siècle de l'ère chrétienne : Les arabistes disparurent à la Benaissance.

Arabit^ ou ArABITES, anc. tribu de la Gédrosie. ha- ) liiani la contrée maritime située entre l'Indus et l'Arabis. — l'n Arauita (ou Arabite.)

ARABITE n. m. Alcool C*H"0*, dérivant de l'arabinoso.

Arabkir, ville de la Turquie d'Asie (Arménie turque!, prov. do Mamouret-ul-Aziz, sur un sous-affluent du Kara- Sou, branche droite de l'Euphrate; 20.000 hab. {Arabkirlis.) Ch.-l. d'un canton riche en céréales, vignobles et fruits (69.500 hab.). — Nom donné par les Arabes à lAnatolie et signifiant la Conquête arabe.

Arablay ou Arrablay (Pierre d'), homme d'Etat français, mort en 1346. Elevé à la dignité de chancelier par Louis le Hutin, il fut nommé cardinal par le pape Jean XII, en 1316.

ARABLE (lat. arabilis; de arare, labourer) adj. Qui est propre à être labouré plusieurs fois en un temps relativement court : Les sols arables sont presque tous le produit de la décomposition des 7'oches qui forment la base de notre globe. (Cbaptal.)

— Encycl. On appelle terres arables celles qui sont ou qui peuvent être, en un court espace de. temps (environ un an), plusieurs fois labourées, ensemencées, et mises à nu par la récolte des produits pour être presque aussitôt labourées et ensemencées à nouveau avec une espèce de plante qui difl'ère en général de l'espèce cultivée précédemment. C est dire que, dans une exploitation où l'on pratique un assolement, Vensemble des terres soumises à l'assolement constitue justement l'ensemble des terres arables de cette exploitation.

Une prairie, un bois, qui sont toujours hors d'assolement, occupent des terres qui, abandonnées en quelque sorte à une végétation spontanée, ne font pas partie des terres arables de la ferme et ne sont pas, d'ailleurs, ainsi que les terres arables, constamment soumises à des soins renouvelés {hersages, binages, etc.).

La terre franche est le type par excellence de la terre arable. Elle renferme en proportions convenables de l'argile, du sable, du calcaire, de l'humus. Elle est suffisamment pourvue des éléments chimiques indispensables à une bonne fertilité : azote, acide pnosphorique, potasse, chaux, magnésie, acide sulfurique, etc.; ni trop sèche, ni trop humide, à réaction légèrement alcaline, elle se prêle très bien à la nitrification.

En général, on n'a pas intérêt à défricher une terre trop maigre, et. si elle est boisée, qu'on se garde de la déboiser. Il est avantageux également de mettre ou de laisser en prairie une terre humide qui ne tend qu'à s'enherber. Mais il est des landes de nature granitique que le défrichement, suivi d'un phosphatage, puis d'un cnaulage énergique, peut transformer en terres arables excellentes.

— Anton. Illabourable, inexploitable, indéfrichable.

. Se dit de l'acide CH'^O* dérivant

ArABUS, fils d'Apollon et de Babylon, et frère de Cas-

siopée. Suivant Pline, il est l'inventeur de la médecine, qu'il enseigna aux Arabes, et il leur donna son nom.

ARAC n. m. Chmi. V. arack.

ARACACRA ou ARACATCHA n. m. Bot. V. arracatcoa.

AraCAJA, ville du Brésil oriental, capit. de l'Etat de Sergipe, sur le fleuve côtier Cotinguiba, près de son embouchure; 15.000 hab. C'est le deuxième port du Brésil oupr l'exportation des sucres.

ARACA-MIRI n. m. Nom donné, au Brésil, à une sorte do goyavier, doc t le fruit aie goût de lafraise.et qui est connu par ses propriétés astringentes.

ARACANOA n. m. Nom vulgaire do l'ara roiigo, ap-

ARACAiNGA — ARACILNOTHÊRE

pol.

ARACABt II. m. Nom vulgaire dos ton

i du gom-c

pUToulosso.

— KNcvrL. Co gonro a pour caractères : boc prand ot faillie, Ii's ilru\ mandibulos crcnolùos sur lo bord ot roi rondos, contiguiis au front; ian- I fornio do phimo: tarses

„,, sur lo fl. côtior Yaguaribc, près do son emtioô hab. Commerce de cotons et do cuivre.

AEIACÉES {'lo mnim, n. de plante) n. f. pi. Bot. V. aroÏdêes.

AragENA, ville do l'Espagne môridion. (Andalousie), dans unu liante vallée do la sien'a de Aracima, près des sources du 11. côticr Odiol ; 6.040 bab. — Pop. du district d'Aracena : 63.380 hab. (La sierra du mt^mo nom, qui fait partie du système do la sierra Morena, a son versant nn'rid oxtr^mnincnt riche en métaux, surtout on cuivre ot on fer; là sont les mines do Tharsis et do Rio Tinto.)

AEiACMATE ou ARACHIDATE n. m. Sol formé par l'action do lacido araclmjuo ou arachidniuo sur une base.

ARACHIDE (du gr. arachidna, sorte do gesse) n. f. Genre de léguminouses-hédysarées. dont une espèce est' connue sous lo nom vulgaire de pistache de terre, parce que ses fruits se développent sous terre.

Kncycl. Le genre arachide renferme six ou «"^*

espèces, dont l'une, l'arachide souterraine, désigr-^'

gairemont sous le nom de pistache

de terre, plante annuelle fleurissant

en été, possède un énorme embryon

qu'on mange rôti ou grillé. Il est

oléagineux et très nourrissant. Les

Espagnols en font un grand usage

comme aliment.

ARACHINE n. f. Matière grasse, brillante, (|U0 l'on obtient en chauffant vers 200" de l'acide arachidique ot do la glycérine. C'est l'éther glycériquo do l'acide arachidique.

ARACHIQUE ou ARACHIDIQUE adj. Se dit d'un acide gras que l'on extrait do l'huile darachide saponifiée par la soude, il Se dit des éthers nue forme l'acide arachidique. n Se ait encore d'une amide qui s'obtient en abandonnant pendant quelques semaines l'huile d'arachide avec do l'ammoniaque.

— Encycl. U acide aracm'rfïÇHe C"H'°0' s'extrait de Thuile d'arachide. Pour l'obtenir, on saponifie d'abord l'huile d'arachide par une lessive de soude ; puis on traite successivement, par l'acide chlorhydrique, l'alcool, l'acide acétique, l'acétate de plomb. On traite les sels plombiques obtenus par l'alcool et l'acide chlorhydrique. Le chlorure plombi(|ue et l'alcool en excès étant séparés, on saponifie do nouveau et on précipite peu à peu les acides du savon dissous par l'acétate de magnésium. Les premières portions du précipité contiennent l'acide arachidique. Cet acide existe aussi dans le beurre et dans les fruits du nepheliuni lappaceum; il cristallise en paillettes brillantes, fond à 77*», est peu soluble dans l'alcool ordinaire, très solublo dans l'alcool absolu et l'éther.

Los plus intéressants des éthers arachifjues sont les trois arar.hines ou éthers glycériques de Tacido arachidique, obtenues par Bertbelot. Il existe un arachamide qui so produit quand on fait digérer l'huile d'arachide avec lammoniauue alcoolique, mais qu'on ne peut obtenir parles métlioiJos ordinaires de préparation des amides.

AlElAGHIS (chiss) n. f. Bot. Syn. de arachide.

ARACHNÉ (on gr. arait/née), jeune Lydienne, fille d'un teinturier en pourpre do Colophon. Elle osa défier Minerve, et la surpassa dans l'art de la tapisserie. La déesse, irritée, mit en pièces le travail de sa rivale, qui représentait les

^ ' ^ dieux, et la frappa elle-même de sa navette.

pendit do désespoir, et fut métamorphosée

Ara--

ARACHNÉEN, ENNE {knê-in, an' — du gr. arakhnê, araignée) adj. Qui est fait ou couvert de toiles d'araignée : Bouteille recouverte d'une patine arachnéenne.

— Fig. Semblable par quelque point à la toile d'araignée : Jiohc gaze, d'une lêyèreté arachnkbnne.

ARACHNÉIDE (Icné-i) adj. Entom. Syn. de arachnide.

ARACHNIDE {hu — du gr. arakliné, araignée) adj. Qui ressomblo à l'araignée, n On dit aussi arachnêide.

ARACHNIDES (Icni — du gr. arakhnê. araitrnée) n. m. pi. Classe d arthropodes terrestres renfermant 'les araignées les scorjuons, les acariens, etc. — Un arachnide.

~- Encycl. Corps. Le corps des arachnides se compose de deux régions (céphalothorax et abdomen), de trois céphalothorax, abdomen et post-abdomen), ou bien le premier segment thoraciauo est fusionné avec les précédents pour former une tète (galéodes), ou le corps ne présente pas de segmentation apparente (acariensj, ou enfin il est vermiformo et annelé (linguatules). Il y a six paires d'appendices portés par la région céphalothoracique; l'abdomen ne porto pas d'appendices locomoteurs, il est large ou rétréci à la base. Chez les scorpions, existe un post-abdomen terminé par un crochet venimeux; chez les télyphones il so présente sous forme de filament mobile. L'abdomen offre des segments distincts chez les scorpions, pédipalpes, chcrnètes, solifuges ; mais, chez les araiLrnêes, la segmentation disparait d'ordinaire; elle disparait presque chez les opilio.iides, et n'existe plus chez les acariens.

— Appendices. Il y a trois sortes d'appendices : chéli-

cèroB, maxillipèdos, pattes ambtilatoiros. Les chôlicôros, généralomont courtes, sont dos pinces didactylos à. trois ou doux articles, dont un doigt so mouvant verticalement ou horizontalomoni suivant les groupes. Co sont des organes d'attaque chez les aranéides ot les pédinalpos. lo doigt mobile étant porcé d'un oritlco par où s'écliappo du venin.

Los maxillipèdos, composées typiquement do six articles et insérées on arrière do la bouche, ■ -

chez les télyp terminées, da

tit do fortos pinces 2s scorpions et les chornèies, et sont iranéides, par dos grilTos poctinécs

fois des coalosccncos. Elles sont terminées par les griffes simples, ou compliquées comme chez les araignées fileuses.

Il faut citer les raquettes coxalos dos galéodes et les peignes des scorpions. V. ces mots.

Des filières existent sur le premier seg^nent abdominal des chernètes, et au voisinage de l'anus chez les araignées. V. filières.

— Appareil digestif. A la bouche se trouvent annexés dos appareils masticateurs et de préhension (chélicères et article basilaire des maxilliuèdes), puis un épistome ou labre et un pré-épistome ou clypéus chez quelques types. Le tube digestif varie suivant les groupes ; ainsi, chez les scorpions, il ort're un jabot ; chez les aranéides, il porte des ccecums dans la région céphalothoracique. Des glandes importantes débouchent dans le tube digestif (glandes stomacales, foie, tubes de Malpighi, glande intestinale).

— Appareil respiratoire. Les organes respiratoires consistent en invaginations internes des téguments et se présentent sous forme de trachées ou de sacs feuilletés, désignés à tort sous le nom de poumons ^scorpions). Ils s'ouvrent au dehors par des fentes ou stigmates thoraciques ou abdominaux, dont le nombre varie suivant les familles.

— Appareil circulatoire. Il consiste en un tube dorsal ou cœur, d'où partent des artères qui so ramifient de façon à devenir des capillaires qui conduisent le sang aux veines ; les veines le mènent aux sinus ventraux. De là, le sang va s'hématoser en passant dans les sinus qui entourent les sacs respiratoires. Il en est ainsi chez les scorpions ; mais, chez les aranéides, la complication est plus grande ; elle est moindre chez les chernètes et les acariens. Enfin, il n'existe pas d'appareil circulatoire spécial dans les formes inférieures.

— Système glandulaire. Outre les glandes des appareils digestifs et reproducteurs, il existe de nombreuses glandes, les unes cutanées, unicellulaires, d'autres situées dans chaque segment du corps. Il faut citer les glandes coxales sans orifice chez les adultes, les glandes à venin des scorpions (v. scorpion), et les glandes séricigènes des araignées, qui sécrètent la soie destinée â tisser leurs toiles.

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