V. ARAIGNÉE, et FILIÈRE
— Système neigeux. Il consiste en un cerveau relié par un collier œsophagien à une chaîne ventrale ganglionnaire, plus ou moins condensée. Peu condensé chez les scorpions, il offre des coaiescences chez les aranéides et so présente sous forme d'un collier nerveux donnant naissance aux nerfs chez les acariens.
— Organes des sens. Il existe des organes de vision, des poils sensitifs et des organes spéciaux.
Les yeux sont simples. Ce sont des ocelles situés en dessus ot sur les côtés du céphalothorax, et dont la disposition et le nombre varient selon les groupes. Les poils sensitifs servent au toucher et à l'audition. Les organes spéciaux sont les organes lyriformes, les raquettes coxales des galéodes et les peignes des scorpions. V. ces mots.
— Reproduction. L'hermaphrodisme s'observe chez les tardigrades et quelques opilionides, mais généralement les sexes sont séparés. Chez les araignées, le mâle est plus petit que la femelle, et le dernier article des maxillipèdos lui sert à l'accouplement. Les organes internes mâles sont des testicules tubulaires terminés par des canaux déférents s'ouvrant dans un canal éjaculateur. Les femelles ont généralement des tubes ovariens s'ouvrant dans un utérus auquel sont annexées une ou deux poches copulatrices; il existe deux oviductes s'ouvrant au dehors par un vagin. Chez les chernètes, il n y a qu'un ovaire. On a observé des phénomènes de parthénogenèse chez les acariens. Les jeunes présentent la forme des parents; cependant, dans certains cas, ils subissent des métamorphoses. Ainsi, chez les chernètes, le jeune n'a qu'une paire d'appendices à sa naissance ; chez les acariens, les larves n'ont que deux ou trois paires d'appendices, et subissent plusieurs mues avant d'acquérir toutes leurs pattes. Enfin, chez les pontastomes ou linguatules, il y a des métamorphoses et des migrations particulières.
— Classification. On peut diviser les arachnides en neuf ordres : 1» scorpionides, 2° pédipatpes, 3" chernèies. 4" solifuges, 50 opilionides, 6" aranéides, "" arariens,S'>tardigrad€S, y» linguatulides. Les aranéides sont assurément les plus nombreux en genres et en espèces dans la nature actuelle.
— Paléontologie. C'est dans le silurien supérieur de l'île de Gotland qu'on a trouvé le premier vestige d'arachnides ; c'est un scorpion {palrop/ioneus nuncius). Dans les terrains carbonifères, on observe des scorpions, des pédipalpes, des anthracomarti et des torritélaires. Mais c'est dans les couches tertiaires éocènes et miocènes qu'on
trouve une grande variété do formos, dont beaucoup so rapportent aux familles oxiHtant cncoro actucllomcot.
-- HiiiLiotiii. : Walkenaor ot F. Gorvais, l/i*toire naturelle de» inseclcM aplfire» (1837-1844); E. Blanchard, Orpaui.i'ili'jn du règne animal (l*iCO) ; E. Simon, /c« Arachnides de J'rance, et Jliêtoire naturelle de» araignée», etc.
ARACHNION {kni — mot gr. qui sigoif. toile d'araignée) n. m. (ionro do champignons-gastromycèteK. ainsi nommés parce qu ils resHomtJlent au petit sac dans lequel les araignées renferment leur» œufs. Le péridium interne, subéreux, 80 rompt irrégulièrement pour donner passage à de petits conceptacles globuleux, remplis de fines sporo» ferrugineuses.
ARACHNIPÈDE {kni) n. m. Entom. .Syn. de aracunopb. ARACHNIS iknisa — du gr. arakhnê, araignée) n. f.
lîol. Syii. do RKNANTHfeltK.
ARACHNITIS [kni-tisa) n. f. V. araoinoïdite. ARACHNOÏDE (kno — du gr. arakhnê, araignée, et r<'sseinblaiice; n. f. Nom donné, à cause de sa téà l'une dus trois membranes qui servent d'enveloppe à l'encéphale : ^'arachnoïde est intermédiaire à la duremère et a la pie-mère.
— A rachnoide crânienne, Partie de l'arachno'fdo qui enveloppe l'encéphale. 11 Arachnoïde rertt^t/rale ou raeh\dienne, Partie de l'arachnoïde qui enveloppe la moelle épinière. 11 Arachnoïde intérieure. On désigne quelquefois sous co nom la membrane des plexus choroïdes, qui est une dépendance do la pie-mère, ot non de l'arachnoïde.
Il Arachnoïde extérieure. Partie ([ui rovèt l'encéphale et La moello épinière, c'est-à-dire l'arachnoïde réelle.
— Bot. Nom donné à plusieurs végétaux, ou à certains organes couverts de fils très déliés et présentant la texture d'une toile d'araignée.
— Entom. Espèce d'arachnide, du genre galéode et do la famille des faux scorpions.
— Mamm. Espèce de singe américain, du genre aièle.
— MoU. Nom donné à quelques espèces de coquilles des genres cône, spondyle, etc.), hérissées d'épines ou
marquées de stries colorées très fines, qui les font ressembler â un réseau d'araiguée.
— Polyp. Espèce de polvpier, du genre astrée, dont la texture présente l'aspect d'une toile d'araignée.
— Encycl. Anat. L'arachnoïde, une des trois méninges ou enveloppes de l'axe cérébro-spinal, est placée entre la dure-mère, qui lui est externe, et la pie-mère, qui recouvre immédiatement la surface de l'encéphale et de la mooUo épinière. C'est une membrane séreuse; elle présente un feuillet viscéral et un feuillet pariétal. Elle entoure les centres nerveux, sans les contenir dans sa cavité.
Le feuillet viscéral de l'arachnoïde est uni à la pie-mère, et mediatement aux centres nerveux, qu'il enveloppe par un tissu cellulaire lâche, dont l'insufflation distcna facilement les mailles. Il passe comme un pont au-dessus des divers sillons qu'il rencontre, abandonnant la pie-mère, qui, pour elle, descend dans toutes les aufractuosités. Au cervau, il forme ainsi avec les sillons de toutes les circonvolutions autant de canaux, dans lesquels se trouve lo liquide céphalo-rachidien. Le même feuillet ferme la scissure de Sylvius, et en fait un grand conduit, le lacsylvien, où aboutissent ceux qui sont formés par les circonvolutions de la face supérieure du cerveau. Sur la ligne médiane, en avant de l'entre-croisement des nerfs optiques, il forme le confluent antérieur ou lac calleux du liquide céphalorachidien. Plus en arrière, en avant du corps pituitaire, il ferme une autre excavation, qui est le confluent inférieur ou lac central, communiquant avec le lac calleux et avec les lacs sylviens. En passant de la face postérieure du cerveau sur la face supérieure du cervelet, le feuillet viscéral de l'arachnoïde détermine la formation du lac cérébelleux supérieur; le lac cérébelleux inférieur, formé par ce même feuillet, est situé au-dessous de la face inférieure du cervelet, sur le quatrième ventricule.
Sur toute la hauteur de la moelle épinière, nous trouvons un autre lac, le lac bulbo-spinal. Le feuillet viscéral de l'arachnoïde fournit des gaines aux veines et nerfs qu'il rencontre sur son passage. C'est là que s'établit la continuité avec le feuillet pariétal.
Ce feuillet pariétal de l'arachnoïde adhère extrêmement à la aure-mère, qui lui doit l'état humide et l'aspect miroitant de sa surface interne; il no peut en être séparé par la dissection. Il est formé par une couche de cellules cpithéliales appliquées contre la face interne de la duremère. Le feuillet viscéral est constitué par une membrane de nature conjonctive, tapissée par un épithélium. L'arachnoïde est dépourvue de vaisseaux; quelques anatomistes pensent qu'elle possède des nerfs.
La cavité arachnoïdienne, sur le cadavre, ne contient pas de liquide. Sur le vivant, elle renfermerait une toute petite quantité de liq^uide, le liquide arachnoidien. Le lii(uide céphalo-rachidien siège dans les espaces sousarachnohliens.
ARACHNOIDIEN, ENNE {kno, in. en) adj. Qui a la finesse d'une luilr ilara;Lrnêe; qui appartient à larachnoïde. ARACHNOIDITE hw) n. f. Inflammation de l'arachnoïde.
Ou du aussi ARACUNITIS, et ARACUNOÎTES. V. MÉNINGriE.
ARACHNOLOGIE (kno — du ^r. arakhnê, araicnée, et ioj/os. discours) n. f. Branche de la science entomologiquc, qui traite des araignées.
ARACHNOLOGIQUE {kno) adj. Qui a rapport à l'arachno'
logie.
ARAC&NOLOGUE [kno] n.m. Celui qui s'occupe d'arachnologie.
ABAGHNOPE ou ARACHNOPUS [hio-piuxs — du gr. arakhnê, araignée, et pous, pied) n. m. Gcnro d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, renfermant des charançons de la région australienne et malaise, à corps court et à longues pattes grêles : arachnopus 'W'al- /ace» (Nouvelle-Guinée), etc. i: On oit aussi aracunipèoe.
ARACHNOPHILE [kno — du gr. arakhnê, araignée, et philos, ami) n. et adj. Qui atme les araignées : Pellisson était un véritable arachnophile.
ARACHNOSPERME {kno-sper — du gr. arakhnê, araignée, et siicrma. semence) n. m. Bot. Syn. de iiypoch.vbris.
ARACHNOTHÊRE {kno — du ÇT. arakhnê, araignée, et théraô.ic chasse) n. m. Genre d'oiseaux de l'ordre Ses passereaux ténuirostres, famille des méliphagidés, qui habitent l'archipel des Indes et ae vivent que d'araignées.
Aradc (gr. 3 fois).
ARACHOSIE — ARAGON
ArACHOSIE, nom d'une proviDce do l'anc. empire de Perse, entre la Draugiane à 1*0. et l'Inde à l'E. ; elle est comprise aujourd'hui dans le Beloutchistan et le Kaboul. Sa capitale était Arachotos. Nom des habitants : Aracho-
ARACION {si — du gr. arakion, sorte de pois chiche à deux fruits) n. m. Bot. Syn. de crèpide.
ARACK, ARAC ou ARAK (mot malais qui signif. liqueur spiritueusc) n. m. Nom de diverses liqueurs iermcntées en usage en Asie, en Afrique, en Amérique et dans l'Océanio : Les Juifs s'enb^raient d'eau-de-vie et d'ARA.cK. (Gér. de Nerval.)
— On écrit aussi, suivant les pays, araka, abaki, arach, ARiKi, ARKi, ARZA, et, par abrév-, rach.
— Encycl. Dans l'Indoustan, on appelle arach ou rark le suc de canne aromatisé et la liqueur alcoolique obtenue par la distillation du riz fermenté, et à laquelle on ajoute des fruits et de lecorce de palmier arec. Ce nom est donné, dans différents pays, à des liqueurs fermentées obtenues avec des fruits, de la sève, des grains, etc.
ARACOUCHINI n. m. Nom donné, à Cayenne, à une espèce diciquier qui fournit une résine employée en pharmacie.
AraD, nom d'un comitat et d'une ville de la Hongrie mérid. Le comitat. couvert par les ramifications des Karpathes dans sa partie orientale, compte 343.600 hab., sur 6.443 kilom. carr. — Quant à la ville d'Arad ou 0-Arad, elle est divisée en deux parties par le Maros : I'O-Arad (ou Vieil-Arad) SUT la. rive droite, 42.000 hab., et Uj-Arad (ou Neuf-\rad) sur la rive gauche, 5.550 hab. Autrefois très forte, Arad fut célèbre dans les guerres avec les Turcs; elle fut prise par les Hongrois, puis par les Russes en 1849. Commerce actif en tabac, peaux, laines, vins et miel ; sa farine, dite royale, est fort recherchée. Grâce à sa situation, Arad est l'objet d'un transit important entre la Hongrie et la Transylvanie. (Pop. du dishuct d a Arad : 32.650 nab. ; du district d'Uj- Arad : 33.500 hab.) — Nom d'une ville de l'anc. Palestine, tribu de Juda.
arad n. m. Nom employé dans le calendrier persau.
Syn- de erd. V. ce mot.
ARADE ou ARADUS {duss) n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, famille des acanthiadés, renfermant des punaises terrestres, dont la plupart des espèces connues habitent l'Europe : aradus corcicalis (France), etc.
Aradien, ENNE {in, en'), celui, celle qui appartenait à un peuple établi par Assar-Haddon en det^à de l'Euphrate. — Les Aradiens. il Ils se nommaient aussi Ba-
— Habitant, habitante à'Arad (Hongrie).
Aradus {VArvad ou Arvndite des Hébreux), île et ville de l'anc. Piiéuicie, unie par un pont au continent, en face d'Antaradus (la Tortose des croisés), qui lui servait de port. Cette ville, très florissante sous les Séleucides, fut ruinée par les Arabes sous Mohaviah, lieutenant d'Omar. Auj. Mouad. — Ane. nom de la plus petite des iles Bahreiu (golfe Persique); auj. Arak.
AR^OCÊRE (du gr. arajos, mince, et kf'ras, antenne) n. m. Genre d'insectes coléoptères rynchophores, famille des anthribidés, renfermant quelques espèces des régions chaudes du globe, dont l'une paraît avoir été importée en France avec les cafés {arxocerus coffeœ),
ARiGOXÊNE (du gr. amios, rare, et xénos, étranger) n. m. Mélange de vanadium, d'arséniate de plomb et de zinc, découvert à Dahn (Palatinat rhénan). .
ARAF (de l'arabe er/')n. m. D'après l'eschatologie musulmane, Lieu placé entre le paradis et l'enfer : il tient du purgatoire et des limbes du catholicisme, il PI. Lfes araf.
ARAFA ou AarAFAT (Mont de la Reconnaissance), colline des environs de La Mecque, sur laquelle, selon la tradition musulmane, Adam et Eve se seraient rencontrés après une longue séparation. Les pèlerins de La Mecque doivent aller la visiter.
ARAGALE n. m. Bot. V. ASTRAGALE.
ARAGNE {gn mil.) n. f. Forme archaïque du mot araignée.
Arago (Dominique-i^rançois), l'un des plus illustres savants du xix" siècle, né en 1786 à Estagel (Pyrén.-Or'"), mort à Paris en 1853. A l'âge de dix-sept ans, il fut admis, après un examen des plus brillants, à l'Ecole polytechnique, où il fut le premier élève qui donna un vote négatif pour le consulat à vie. Au sortir de cette école, il fut attaché, en qualité de secrétaire, au Bureau des longitudes ; en 1806, il fut recommandé, par le célèbre Monge,àl empereur, qui l'adjoignit à Biot, chargé d'achever la mesure de l'arc du méridien terrestre. Au mois d'août 1807, les plus importantes opérations étant terminées jusqu'aux Baléares, Biot repartit pour Paris, laissant à son associé le soin d'acliever les travaux qui restaient à faire, lorsque la guerre éclata entre la France et l'Espagne.
Ce ne fut qu'après une série d'aventures et d'infortunes qu'Arago put regagner la France. A son retour, l'Académie des sciences, contrairement à ses règlements, le reçut à l'âge de vingt-trois ans, et l'empereur le nomma professeur d'analyse et de géodésie à l'Ecole polytechnique, fonctions qu'il exerça pendant vingt ans, tout en continuant des études fécondes pour la science. Arago, devenu directeur de l'Observatoire, y fit des cours d'astronomie, restés célèbres par leur admirable clarté. Cette puissance de
François An
vulgarisation scientifique, que personne n'a possédée à un plus haut degré, est, après ses découvertes, un de ses plus beaux titres de gloire.
En 1830, Arago remplaça Fourier comme secrétaire perpétuel de l'Académie pour les sciences mathématiques. Sa réputation s'était répandue dans toute l'Europe savante. Décoré de tous les ordres, il n'en portait aucun, autant par simplicité que par dédain démocratique. Après 1830, il entra à la Chambre comme député des Pyrénées- Orientales, et siégea à l'extrême gauche. Lorsque le trône de Juillet s'écroula, en février 1848, Arago fut porté par l'acclamation populaire au gouvernement provisoire et chargé de diriger les ministères de la marine et de laguerre. Député à la Constituante, il fit partie de la Commission executive, qui se démit en juin, et siégea à la Législative. En 1852, il crut devoir ne pas prêter serment au gouvernement nouveau. Il mourut l'année suivante.
L'optique, dont la connaissance sert de base à toutes les observations astronomiques, fut l'étude de prédilection d'Arago. Il adopta et propagea la Théorie des ondulations. Il construisit un photomètre pouvant mesurer les intensités lumineuses des astres, et avec lequel il put faire vérifier ce principe de Fresnel, que : la lumière polarisée réfractée est complémentaire de la lumière réfléchie. Arago et Biot mesurèrent l'indice de réfraction de l'air et de plusieurs autres gaz. (V. réfraction.) Les résultats obtenus par Fresnei sur la polarisation furent pour la plupart vérifiés par Arago, à laide de son ingénieux polariscope, qui lui m découvrir que la lumière renvoyée par l'atmosphère, quand le temps est serein, est fortement polarisée. Ara^o découvrit les phénomènes fondamentaux de la. polarisation chromatique, dont Fresnel a donné la théorie complète. — On lui doit l'explication la plus généralement admise de la scintillation des étoiles, tirée du principe des interférences, découvert par Young. — H détermina avec une plus grande exactitude le diamètre des planètes, en détruisant l'effet de l'irradiation. — Ses expériences d'électromagnétisme donnèrent naissance au magnétisme de rotation. — Enfin, de concert avec Dulong, il soumit à une complète vérification la loi, dite de Mariotte, sur la compression des gaz. V. Mariotte {loi de).
Une statue, due au sculpteur Oliva, lui a été élevée derrière l'Observatoire de Paris ; une autre, par Ant. Mercié, lui a été érigée à Perpignan.
Arago (Jean), général au service du Mexique, frère du précédent, né à Estao:el {Pyrén.-Or'") en 1788, mort à Mexico en 1836. Il était, en 1815, caissier de la Monnaie de Perpignan, lorsqu'une dénonciation calomnieuse le fit révoquer. Il s'embarqua, en 1817, pour les Etats-Unis, où il entra en relation avec Mina, qui achevait les préparatifs de son expédition au Mexique, il accepta la proposition de se joindre à lui, et eut un commandement dans sa petite armée. Après la mort de son chef, il resta au Mexique pour défendre la cause de l'indépendance contre les Espagnols. Après la proclamation de l'indépendance, il reçut, en récompense de ses services, le grade de « général » , et resta attaché à l'armée mexicaine. En 1836, bien que malade, Arago voulut suivre l'expédition du Texas; mais il dut bientôt revenir à Mexico, où il mourut. Cet homme intègre, qui avait gouverné les provinces où sont les plus riches mines du Mexique, ne laissa pas à sa mort la somme nécessaire aux frais de sa sépulture.
Arago (Jacques), littérateur français, frère des deux précédents, né à Estagel en 1799, mort au Brésil en 1855. Romancier, auteur dramatique et voyageur, il fit partie, en 1817, de l'expédition du vaisseau ^l'Uranie, qui exécutait un voyage de circumnavigation. De retour en France, il fut journaliste, directeur du théâtre de Rouen (1835) et auteur dramatique. En 1837, il fut frappé d'une cécité complète, ce qui ne tarit en aucune manière la source de ses calembours et de ses bons mots. Il a fait représenter diverses pièces de théâtre, le Noviciat diplomatique {Wi'ik); le Cadet de Gascogne {\SZ6), etc. Ses autres ouvrages sont : Promenades autour du monde (1822) : Voyage autour du monde (1838-1840); Souvenirs d'un Aveugle, etc.
Arago (£'ïi>'n»e-Vincent), littérateur et homme politique, frère des précédents, né à Estagel (Pyrén.-Or'") en 1802, mort à Paris en 1892. Il s'occupa un instant de chimie, puis s'adonna à la littérature, et fit représenter une centaine de pièces écrites, soit seul, soit le plus souvent en collaboration. Ses vaudevilles ou ses comédies ont eu un vif succès : l'Anneau de Gygès (1825); l'Amour et la Guerre (1825); lAvocnt, mélodrame (1827); la Fleun5/e(l827); les Malheurs d'un joli gaj-con [ISZA) ; les Pages de Dassompierreinsb) ; le Cabaret de Lûstucru{lSZS) ; le Démon de la Nuit (1836); les Mémoires du Diable (1842); Brelan de troupiers (1843); une J/wasion de Grisettes (1844), etc.; enfin, une comédie en cinq actes et en vers, représentée au Théâtre-Français en 1847, les A7nstocratifs.
Etienne Arago fut an^ si directeur du Vaudr ville de 1830 à 184i', ^ écrivit dans divers jour ;
naux politiques et lii téraires, et contribua a la fondation de lafl*^/"or me. Comme homme politique, il prit une part
très active à toutes les Etienne Ara-^o.
luttes du parti républicain depuis la Restauration. Compromis dans la journée du 13 juin 1849, il se réfugia à Bruxelles, et fut condamné par contumace à la déportation.
Pendant son exil, il publia des volumes de vers : Spa, son origine, S07i histoire, poème en sept chants ; le Deux- Décembre, poème en cinq chants; la \oix de l'exil, recueil do vers- De retour en France, après l'amnistie Je 1S59, il s'occupa de travaux littéraires, coilal.'ii m ^ v^ A sous le nom de « Jules Ferney », publia un ri. /■ '/'•.'; et
1rs Bleus (1862), puis fut chargé de r*'; : i i i . n- des théâtres à l'Avenir national. Nommé iii.i ■ ■]■• I ' n ;s ;i]'rès le 4 septembre 1870, il s'occupa activement des travaux de défense ; mais il donna sa démission et fut nommé député à l'Assemblée nationale dans les Pyrénées-Orientales, le 8 févrierl87l;il démissionna le 19. Ence moment, il se trou-
7 — uî
vait en Italie, chargé d'une mission par le gouvernement. De retour à Paris, il y reprit ses travaux littéraires et publia l'Hôtel de ville de Paris au 4 septembre et pendant le siège (1874); archiviste de l'Ecole des beaux-arts en 1878, il fut nommé, l'année suivante, conservateur du musée du Luxembourg, transféré, sous son administration, du palais dans rOraugerie transformée (1886). Le dernier des écrits de E. Arago a pour titre : les Tuileries et le Carrousel (1878).
Arago (François-Victor-£'mmanwe;), homme politique, fils de l'illustre astronome, né à Paris en 1812, mortà Pans en 1896. Il publia d'abord quelques poésies et collabora à des pièces de théâtre sous le nom de " Emmanuel. » Devenu avocat, il se signala dans la défense des causes démocratiques, fut nommé, en 1848, commissaire de la République pour le département du Rhône, et représenta les Pyrénées- Orientales à la Constituante et à l'Assemblée législative, où il siégea à la Montagne. Ministre plénipotentiaire à Berlin en 1848, il avait donné sa démission à la nouvelle de l'élection de Louis-Napoléon à la présidence de la République. Il protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre, mais ne quitta point la France.
Sous l'Empire, il continua sa profession d'avocat à Paris et prit la parole dans de nombreux procès politiques, notamment dans le procès de Bérézowski (1867) et dans l'affaire de la souscription Baudin (1869). Elu député de la VHP circonscription de Paris en novembre 1869, il fit une vive opposition au ministère OUivier et vota contre la déclaration jde guerre de 1870. A la chute de l'Empire, il devint, comme député de Paris, membre du gouvernement de la Défense nationale (4 sept. 1870). Il remplaça Crémieux comme ministre de la justice. Le 31 octobre, à l'Hôtel do Ville, fait prisonnier par les envahisseurs, il se fit remarquer par la fermeté de son attitude. Après l'armistice, il se rendit à Bordeaux avec Jules Simon, Garnier-Pagès et Pelletan, pour faire exécuter les décrets du gouvernement relativement aux élections, succéda, comme ministre de l'intérieur, à Gambetta, et conserva ces fonctions jusqu'au 19 février 1871. Dans l'intervalle, le 8 février, Emmanuel Arago avait été élu député à l'Assemblée nationale dans les Pyrénées-Orientales, où il fut nommé, en 1876, sénateur, et constamment réélu depuis. De 1880 à 1894, il remplit les fonctions d'ambassadeur en Suisse.
Arago (Alfredl, frère du précédent, peintre d'histoire, né à Paris en 1816. mort dans cette ville en 1892. Il étudia la peinture sous Paul Delaroche et ex'posa, de 1841 à 1852 : Charles-Quint au couvent de Saint-Just {i9-\\): la Convalescence de Louis A'/(1846); Pétrarque au tombeau de Virgile {IS AI); Bramante introduisant Raphaël dans la chapelle Sixtine (1842) ; Moines attendant U7ie audience du pape {lSi6); l'Aveugle (19, AS); DolmendePoulguen{ï2bO], etc. Attaché, en 1852, comme inspecteur général des beauxarts, au ministère d'Etat. Alfred Arago fit partie du comité d'organisation de l'Exposition universelle de 1855.
ARAG0A (de l'astronome Arago, auquel ce genre a été dédié) n. f. Genre de scrofulariacées-véronicées, renfermant des arbrisseaux à rameaux opposés, et à feuilles charnues, originaires de l'Afrique australe.
Aragon., rivière d'Espagne, affluent g. de l'Ebre, sorti dans les Pyrénées du col de Canfranc. Cours : 160 kilom.
Aragon (canal d'), ou Canal impérial, canal d'Espagne latéral à l'Ebre, long d'environ 950 kilom. Il fut commencé par Charles-Quint en 1529 fde là son nom do u Canal impérial "), et ne fut terminé qu'à la fin du xvm' siècle.
Aragon (Tullia d'), femme poète, née à Naples vers 1510, morte en 1567. Elle ne fut pas moins célèbre par sa beauté que par ses talents poétiques. Outre des Bimcs (1547), elle a laissé un poème chevaleresque, il Moschino, dont le sujet est emprunté à un roman espagnol.
Aragon, nom d'un royaume indépendant, puis d'une division politique de l'Espagne : capit. Saragosse. De ce pays sont formées actuellement les provinces de Saragosse, Hue-sca et Teruel. V. la carte ^'Espagne.
— Histoire. L'Aragon, habité dans les temps les plus reculés par les Celtibères, fut compris par les Romains dans la Tarraconaise, à la fin du v' siècle; les Visigoths y établirent leur domination, qui fut remplacée parcelle (les Maures en 714. Enlevé à ces envahisseurs par. les rois de Navarre, l'Aragon devint un royaume séparé, que Sanche le Grand donna à Ramire, son quatrième fils. Ce prince fut la souche de la dynastie d'Aragon, qui compte vingt rois, divisés en trois branches, et qui se confondit avec la maison royale de Castille, dans la personne de Ferdinand le Catho'lique.
L'Aragon ne fut plus, dès lors, qu'une province de la grande monarchie espagnole. Néanmoins, les Aragonais conservèrent longtemps leurs privilèges ou fu eros, auxquels ils étaient fort attaches, avec l'obstination que constate le proverbe ; » Donnez un clou à l'Aragonais, il l'enfoncera avec sa tête mieux qu'avec un marteau. » Sous le règne de leurs princes nationaux fut étabhe la constitution célèbre d'Aragon, limitant l'autorité royale par celle des barons, des comtes et d'un magistrat spécial, appelé " justicier u. On connaît la fameuse formule dont se servait le justi- Armes de VAragon. cier en déférant la couronne au
nouveau roi : « Nous qui. séparément, sommes autant que toi, et qui, réunis, pouvons davantage, nous te faisons roi, à condition que tu garderas nos privilèges ; sinon, non. n
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Jaymc II iJUi
Alphonae IV, lo Dùbon-
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Pierre IV 1336
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Martin . 1308
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Branche de Cwlillt.
Ferdinand I*' I4i2
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Jean H Ua8
Ferdinand lo Catholique. . 1470
Suiiche-Raunre tûGii
Piorr» 1" 1004
AlpIioiiBO l". le Ualaillcur. 1 lui
Ramirc II, le Moiiio . ... 1134
Branche barcelonaise.
Raymond Bârongcr 1137
Alphonse II 1162
Piei-ro II 1106
Jaymo ou Jacques I•^ . . . 1213
Pierre III 1276
Alphonse III, le MagniOquo U8B
— BiBLioGR. : Ziirita, Analeft de la corona de Aragon (Saragosso. Itîl0-16:il); Bofamll, Colleccion de documentas ineditos del archiva f/eneral de la corona de Aragon (Barcelone, :8.17-18G7) ; Schmidt. Geschichte Aragoniens im Mittelalter (Lolpzijj;, 1828).
Aragon fJoanno i>'), illustre Italienne du xvi« siècle, néo ù NapU^s vurs 1500. morte en 1-77. (illf nntiimllo do Ferdinand d'Kspagno.
Epouse d'.'Vscanio Co- ^ '"'' ''.\'~
lonna, prince do Taglia- > '*
cozzo, elle prit une part des plus actives dans les longues querelles que les Colonna eurent avec le pape Paul IV. Les auteurs coiitcnipnrains vantent ses grâces, sei vertus , son niàlo courage et son inU'lIiûeiu-e des questions politiques.
Les vers composés ù sa louange ont été recueillis et publiés on 1558 à Venise, sous le titre de Tiempo alla divina signora A ragona . Ceti o sorte de guirlande est un témoignage de la considération dont jouissait, auprès des lettrés, la fomme qui avait su inspirer tant de
Sensées délicates et ingénieuses à des poètes disséminés ans toutes les parties do l'Italie. — Son portrait, par Raphaël, est au musée du Louvre.
AragonA, ville do Sicile, à 10 kilom. de Girgenti, sur une colline ; 12.620 hab. Aux environs est le volcan vaseux de Maccaluha.
Aragonais, aise, celui, celle qui habite l'Aragon, qui est né dans l'Aragon. — Les Aragonais.
— Adjectiv. Qui concerne l'Aragon ou ses habitants : Princesse aragonaise.
— n. m. Dialecte espagnol, encore parlé par les paysans de l'Aragon, fortement mêlé d'expressions originaires de Catalogne et de France. A cause de ses éléments étrangers, Varagonais s'éloigna du castillan et forma longtemps une langue à part. Jusque sous Charles-Quint, il eut ses écrivains spéciaux; mais, à partir de cette époque, le dialecte devint patois, et lit place pour la littérature au castillan.
ARAGONITE n. f. .Substance minérale carbonatée, découverte dans l'AragoH en 1775.
— Encycl. Miller. Uaragonite, dont la formule es* CaCO», le poids spécilique 2,93 à 2,94, et la dureté 3,5 à 4, est un carbonate do chaux. Elle cristallise dans le système du prisme droit à base rectangle, tandis que le spath d'Islande, malgré l'identité de composition chimique, appartient au système du rhomboèdre. On trouve quelquefois l'aragonite en cristaux réguliers à base rhombe, mais le plus ordinairement en prismes diversement modîliés, groupés, et disposés quelquefois en arborisation coralloïde, enfin en masses fibreuses compactes, ou d'aspect terreux. Ce minéral est assez dur et présente une cassure brillante. On trouve cette variété de carbonate de chaux plus particulièrement dans les gîtes des minerais de fer et dans les tufs calcaires résultant des dépôts formés par les eaux salines ; les concrétions calcaires de Vichy et de Carlsbad sont dans ce cas.
— Chim. On obtient chimiquement la variété prismatique du carbonate de calcium en versant une dissolution chaude d'un sel de calcium dans une dissolution chaude de carbonate d'ammonium. La poudre dense qui se précipite présente au microscope la forme prismatique de l'aragonite, tandis qu'à froid, cette même opération aurait donné des rhomboèdres.
Aragouary, fl. côticr de l'Amérique du Sud. arrosani ie territoire contesté entre la France et le Brésil.
Araguay nu Araguaya, riv. du Brésil, affl. g. d'J Tocantins. liuiiiroph.' des provinces de Goyaz, de Matto- Grosso et de Para. Cours : 2.200 kilom. environ, dont 1.200 sont navigables. Se bifurquant vers le 13" iat. S., il forme Tilo Bananal, longue de plus de 470 kilom. 11 existe de riches mines d'or dans le pays des sources de V Araguaya.
ARAGUS [[luss) n. m. Bot. Syn. de astragale.
ARAIGNE [gn mil.) u. f. Entom. Forme archaïque de araignée.
— Techn. Syn. de araignée (filet).
ARAIGNÉE {gn mil. — Iat. aranea ; du gr. nrackné,
s; a revêtu successivement dans notre langue > suivantes ; aragne, araigne, aragnée. iraigne, atgnêe, airignée, et enfin araignée) n. f. Arachnide caractérisé par un abdomen renflé (inarticulé à l'âge adulte), dont la base est réunie au céphalothorax par un pédicule grêle et qui fabrique, à l'aide de glandes et do nheres. dos toiles très minces, au moyen desquelles il prend dos insectes dont il fait sa nourriture : £"ARAiGNÊii femelle est beaucoup plus grosse que le mâle.
— Pâlies d'araignée. Doigts longs, maigres et effiles. Il So dit aussi d une écriture maigre et alloui^ce.
— Toile d'araignée. Le filet que tisse l'araignée : Les TOILES d'araignée sont destinées à prendre, comme dans des filets, les moue/tes dont l'animal se nourrit. i\ Elliptiq • Oter les araignéics d'une chambre. Balager les araignées!
— Avoir une araignée dans le plafond. Se dit d'un hommo dont les facultés mentales sont un peu dérans^ées. (Pop )
— Art milit. Mine qui ne se pousse pas directement, mais se compose de rameaux divergents, terminés par autant de fourneauxdaslinés àprendrefeu simultanément.
même
le
ragn.
Araignée (technol.).
— Astron. Cercle do l'astrolabe, porcé à jour ot portant tics bras qui indiquent la position dos étoiles.
— Chass. Petit fllot quo l'on tond d'un arbre ù. l'autre au moyen do piquets, ot qui s'abat aussitôt qu'un oiseau lo touche : ZaraignÀr est employée avec succès pour prendre les grives et les merles. 11 Co filet s'appelle aussi araigni^
— Crust. Araignée de mer. Nom vulg. du genre maia.
— Ichtyol. Araignée de mer, Nom vulgaire do la vive.
— Mar. Paite-d oie à. un grand nombre do branches en menu filin, qu'on installe quelquefois sur l'avant des huoes. pour empêcher les huniers do se frotter ou do s'engager contre leur rebord on cotte partie ou au-dessous. 11 Araignée de hamac, Késeau do petites lignes placées à chaque bout du hamac, et qui lui donno, quand il est suspendu, la forme propre à recevoir un homme couché.
— Mécan. liainures on croix, creusées dans un coussinet pour régulariser le graissage. ,
— Méd. vétér. Nom vulgaire d'une maladie des mamelles, consistant dans une inflammation de la poau.
— Min. Branches ou rayons de galeries, conduits de mine ot chemins sous terre, sortant d'un puits commun, et qui, par une ouverture, s'avancent sous lo terrain des ouvrages où l'on veut diriger les mines.
— Pnys. Araignée de Franklin. V. carillon électrique.
— Techn. Crochet de fer à plusieurs branches, pour retirer les sceaux d'un puits.
— Topogr. Intersection de (it^iix versants d'une chaîne de
'> ' l'H*. Nom argotique du ' vélocipède quia imméiiifriiiriit précédé la bicyclciie. Cette machine, appelée aussi wranrf Ai (bicycle), comportait deux roues ; colle d'avant, à la fois directrice et motrice, beaucoup plus grande que celle d'arrière. Ce sont les longs rayons de cette première rouo qui avaient valu à l'instrument le surnom de araignée.
— ■ Encycl. Pris dans son sens le plus général, le mot araignée s'ap])liquc assez souvent à tous les animaux qui forment, sous le nom do aranéides, un ordre de la classe des arachnides. Enfin, dans un sens encore plus restreint, il a été appliqué à un seul genre de cette famille, dont lo type le plus connu est offert par laraignéo domestique {tegeneria parietina). V. abanéides. et tegénairk.
— Soie des araignées. Les araignées possèdent dans 1 abdomen de grosses glandes sécrétant un liquide gommeux qui s'étire et se durcit à
l'air en devenant la soie.
C'est à l'aide de cette soie que l'araignée tisse sa toile, qu'elle fabrique les cocons qui entourent ses œufs, qu'elle se soutient dans l'air quand elle se laisse tomber ; et les fils de la vierge ne sont autre chose que les fils de certaines araignées du genre thomise, entraînés par le vent. On a cherché à tirer parti de la soie des araignées. On en fit autrefois des DOS, des gants, pour des personnages royaux.
Ces fils sont 90 fois plus minces que ceux des vers à soie, et les physiciens ont profité de cette ténuité pour établir des réticules dans les instruments d'optique.
L'emploi de la toile d'araignée n'est pas sans danger parce que, n'étant pas aseptisée, elle peut infecter les plates.^ Comme fébrifuge, cette matière n'est plus usitée.
— \enin des araignées. Les araignées possèdent dans le premier article des chélicères des glandes qui sécrètent un venin. Lo canal excréteur débouche près de l'extrémité du crochet. Lo venin permet à l'araignée d'immobihser sa proie ; ce venin, dont l'effet est foudrovant pour les msectes, n'est pas appréciable pour l'homme sous notre climat.
ARAIGNEUX {eu), EUSE [gn mil.) adj. Qui ressemble à une toile d araignée : La semence du saule est enveloppée dune bourre araigneuse. (B. de St-P.)
ARAIN {riti) n. m. Taffetas rayé ou à carreaux, fabriqué principalement dans les Indes.
ARAINE (do airain, parce que ces trompettes étaient faites de cuivre) n. f. Grande trompette de guerre à tige droite : Les araines furent en usage au moyen âge. 11 Grelot ou sonnette que l'on fixait aux costumes dans les premières années du xiv« siècle. (II est fait mention dans les comptes do Charles VI, en 1401, de grosses sonnettes, nommées araines, fixées sur une écharpe entre les boutons.)
ARAIRE du
lai. n rare, labourer) n. m. Charrue simple, sans avanttrain et sans roues, dans laquelle la puissance motrice est immédiatement appliquée au régulateur ; La forme de /'araire varie beaucoup suivant les pays.
march.int sur ta trace, et mènent les
Araignée (réd. de 2 tiers).
Tes flis tiennent Va
r Ane. coût. Nom générique sous lequel on comprenaii tous les instruments aratoires.
Aeiaja (Kraneois), compositeur de musique, né à Naples en 1700, mort en cette ville en mo. Le succès de plusieurs opéras qu'il avait fait jouer en Italie lo fit appeler on 17;>.") ù .Saint-Pétersbourg- comme directeur d'une troupe lyrique italienne, pour laquelle il écrivit une dizaine d'ouvrages. Sa renommée fut très grande en Russie, et c'est ù lui quéclmt l'honneur de composer le premier opéra on langue russe, Céphale et Procris, représenté en 1755 avec un très grand succès. Araja occupe une place considérable dans l'histoire de l'opéra russe. Après avoir amassé une fortune considérable, il revint finir ses jours dans sa patrie.
Arakan, une des trois grandes divisions de la Bir-