‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 373 sur 828 · ARAGON - ARAM · texte numérisé non relu

ARAGON - ARAM

manis anglaise, «ur lo golfe du Beugalo; «72.000 hab.: siiporf. 37.800 kilom. carr. L'Arakan fut jadis un royaume indépendant, souvent ravagé par les Mongols, conquis par les Birmans en 1782, «par le» Anglais en 1S26. Grand commerce avec l'Europe. — Un des districts do l'Arakan, lo Nonl-Arakan, compte 15.000 hab. iArakanit.) « I.,a villo tVArakan, sur l'Arakan, tributaire du golfe du Bengale, est lo chef-lieu actuel du Nord-Arakau, et fut jaiîis la capitale do tout l'Arakan.

— HiiiLioGB. : Phayro, IJMitnj of Burma FLondres, 1883).

Arakan Ihvumvr.i. d'), groupe d'Iles du golfo du Bengale, sur la c6te du pnyt d' Arakan.

ARAKAN n. et a-lj. rn. Langue appelée aussi bukhengoarma, et parlée dans l'empire Birman, au S. du royaume d'Ava 6t au .S.-O du Bengale.

— Encycl. Uarakan possède une IttuSraturo qui, quoique moderne, ne laisse pas quo d'avoir son intérêt. Il existe dans cette langue des traductions du pâli, des ouvrages d'histoire, de géographie, de piété, des poésies et quelques livres modernes, publiés par les soins dos missionnaires.

ArAKTCHEIEV, s'écrivant aussi ARACKTSCBEIEV (Alexis-.Andréievitch), général russe, né en 1769, mort en 1831. Il gagna la faveur du césarévitch Paul qui, devenu empereur, le combla d'honneurs et de présents. Gouverneur de Saint-Pétersbourg, il fut chargé de la police et devint tout-puissant; mais, quelque temps après, il fut disgracié. Après l'assassinat du tsar Paul, Araktchciov, nommé ministre de la guerre, fit d'importantes réformes dans l'organisation de l'armée. A la mort d'Alexandre, Araktcheiev conserva quelque temps ses fonctions, puis se retira à Naples.

A.RAL (lac ou mer), grand lac ou plutAt mer intérieure de r.\sie occidentale, situé au milieu des steppes du pavs des Kirghiz et du TurkesUn, à 250 kil. E. do ta mer Caspienne ; sup. : 67.769 kilom. carr., y compris les Iles, nombreuses surtout dans la partie mérid. Les plus grandes profondeurs n'e.\cèdent pas 70 m. Elevé de 49 m. audessus du niveau de la mer, le lac d'Aral domine de 74 m. le niveau de la Caspienne ; il reçoit les eaux et les alluvions de deux grands fleuves, le Syr-Dariaet l'Amou-Daria. Cesalluvionsetl'évaporation contribuent au dessèchement progressif de la mer d'Aral, dont la partie septentrionale gèle parfois en hiver. On a pensé que, dans les temps anciens, l'Aral faisait partie de la Caspienne. La différence de niveau de ces deux mers, l'élévation (175 m.) des terres qui les séparent, l'énorme dépression de ce vaste plateau dont le point le plus bas est Astrakan, snr la côte N. de la mer Caspienne, font regarder cette opinion comme improbable. V. carte rf'AsiE.

— lîiBLioGR. : Rosier, die Araiseefrage (Vienne, 1873); Wood, Ihc Shores of the Aral-Lake (Londres, 1876).

Araldi f.ilessandro), peintre italien, no à Parme, mort vers 1528. Elève de Giovanni Bellini, il fit plusieurs tableaux pour les églises de sa ville natale, notamment l'Annonciation, qu'on voit de lui au musée de Parme.

ARALIA n. m. ou ARALŒ n. f. Genre tj-pe de la famille des araliacées, renfermant des planies herbacées vivaces ou ligneuses, qui croissent en général dans les régions chaudes et tempérées de VAsie et de l'Amérique.

ARAUACÉES ou ARALIÉES n. f. pi.

Famille de plantes dicotylédones polypétales , ayant pour type le genre arnlia. — Une ara-

LIACÊE (ou ARA-

liee).

— Encycl. Les araliacées sont des plantes ligneuses ou herbacées, à feuilles entières ou très découpées, dont le pétiole est dilate ou membraneux à la base. Leurs fleurs, petites et peu apparentes, sont groupées en ombelles simples ou composées. Les araliacées ont de grandes affinités avec les ombellil'cres. Plusieurs espèces laissent suinter un suc résineux, et leurs racines ont généralement une saveur douce et aromatique.

Les araliacées comprennent un assez grand nombre de genres, dont peu d'espèces croissent en France,

ARALO-CASPIEM (in) [bassin] ou ARAI,0-CASPn:NNE {in) (dépression], dénomination désignant la région hydrographique du lac d'Aral et de la "mer Caspienne, qui couvre 3 millions de kilom. carr.

Aram, nom donne par la Bible à la Syrie et & la Mésopotamie, peuplées parles descendants do Aram, cinquième fils do Sem.

L'Ecriture mentionne, dans l'Aram, plusieurs régions distinctes, dont les principales sont : Aram-Bktb-RÔhob, district situé au pied do l'Anti-Liban, près des sources du .loiirdain, capit. Beth-Bohob ; — Abam-Damesi^ck (Aram ou Syrie de Damas), région située entre le Liban et l'Anti- Liban ; — Aram-M.\acha, au S. d'Aram-Dameseck, entre ce district ot le territoire Israélite : — .\r.\m-Nahabim( Aram ou Syrie des deux fleuves), contrée située entre le Tigre et l'Éuphrate, c'est-à-dire la Mésopotamie; — Aram-Soba. à rO.de l'Euphrate : — Abilène, contrée située au N. de l'Iturée, de la Trachonitide et de Damas, au versant oriental do l'Anti-Liban ; — Ari'Had, région située dans le voisinage du territoire d'Emath, avec une capitale de son nom : — .\uran. district situé à l'E. de la mer de Galilée, en deçà de Gauloniiis et au S. de Damas ; — Exiath, contrée et ville de même nom. vers Damas, dans le voisinage du Liban; — GESst;Ri. à l'E. du Jourdain, entre le mont Hémon, Maaclia, Basan et les limites septentrionales du territoire Israélite.

Aram, cinquième fils de Scm. Ses descendants, les Araméens, peuplèrent la Syrie et la Mésopotamie.

Aram, prince légendaire d'Arménie, de la dynastie des Haïciens. Selon la légende, il s'empara de la'Médie. d'une partie de l'Assyrie et de la Cappadoco. C'est du mot sémitique Aram que s'est formé le nom de Arménie.

upe de la âeur.

ARAMAÏSME — ARARAT

ARAMAÏSME (ma-issm'

rad. Aram) n. m. Tour, ex- «rBssion nartu-ulière a'û dialecte araméen : Les noms prol, et les pU^ anciens des histoires hébraïques offrent beaucoup d'ABAMAÏSMES. (Renan.)

Aramayona, comm. de l'Espagne sept. (prov. basque d'Alava), sur le rio de Aramayona. affluent du fleuve coti^r Deva; 2.145 hab. Eaux chlorurées sodiques sulfureuses froides, près du centre principal de cette commune, appelé îbarra.

ARAMBAGE n. f. Action d'aramber.

ARAMBER V. a. Jeter les grappins sur un bâtiment, afin de pouvoir l'aborder : Aramber une chaloupe, (\ieux.)

ARAMBOSSA n. m. Titre du chef des pandours.

ARAME n. m. Palais des rois perses, mot qui correspond à celui do « sérail » chez les Turcs.

AraMECH, nom arabe do l'étoile Arcturus, située dans la constellation du Bouvier. V. AKCruRns.

AramÉEN, ENNE (mé-in, en'), celui, celle qui habitait l'Aram. — Les Araméens. . v i,-

— Adiecfiv. Qui appartenait à I Aram ou à ses habitants : iîace araméenne.

— n. m. Groupe de langues jiarlées dans 1 Aram : L arabe ressemble plus à /'aramèen gu'à l'hébreu.

— Encycl. Langues araméennes. On désigne sous ce nom un rameau de la branche sémitique, flui se divise en deux dialectes : le chaldaique (dialecte oriental), et le si/riaque (dialecte occidental). Grammaticalement, laraméen s'éloigne de l'hébreu et de larabe en ce qu il a fort mal conservé les anciennes voyelles sémitiques, l^es formes des noms et des conjugaisons sont aussi beaucoup moins nombreuses. L'article, au heu de se placer à la tête du mot, comme en hébreu et en arabe, s'accole à la hn sous la forme d'un atef, qui est en mémo temps la lettre caractéristique du féminin. Le duel est très rarement employé ; le pronom personnel de la deuxième personne a une forme masculine et une forme féminine. Le lexique aramcen est également plus pauvre que le lexique hébreu ; et, dans la Bible, là où l'hébreu emploie quatre ou cinq synonymes, le traducteur chaldéen ou syriaque est obligé de repeter autant de fois ie même mot.

ARAMER (rad. rame) v. a. Mettre du drap sur des rames solides, cadres en bois munis de petits crochets auxquels on accroche par la lisière le drap encore humide pour l'allonger en tous sens par l'étirage.

AramichAUX ou Aramichos, peuplade indienne de la famille des Caraïbes, qui habite une partie de la Guyane française. — Un Aramichau (ou Aramicho).

Aramits, ch-1. de cant. des Basses-Pyrénées, arr. et à 14 kilom. d'Oloron, s-iir le Vcrt-d'Arette, dans la vallée de Barétous ; 980 hab. — Le canton a 6 comm. et 5.276 hab.

ARAMON n. m. Nom d'un cépage répandu dans le midi de la France, principalement dans l'Hérault et le Gard.

— Encycl. L'aramon donne des vins agréables en coteau, et des vins communs en plaine. On le conduit à taille courte sur souche basse. Il serait préférable, dit-on, de substituer le cordon horizontal à la souche basse.

— Caractères. Dès que ce cépage vient à bourgeonner, ses feuilles, couvertes d'un duvet blanc, affectent une teinte rosée sur le revers; les sarments sont vigoureux, gros, allongés: la grappe, d'un bel aspect, est grosse, longue, fournie, tandis que le pédoncule est long et grêle : les grains sont très gros, en forme de sphère, légèrement allongée ; la peau en est mince et transparente, noir rougeàtre. La chair du fruit est molle, juteuse, d'une saveur presque nulle, quoique bien sucrée.

AraMON, ch.-l. de cant. du Gard, arrond. et à 30 kilom. de Nimes, sur le Rhône ; 2.627 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Huiles estimées. — Le canton a 10 comm. et 10.719 hab.

AramON (Gabriel de Luitz, baron d'), né à Nîmes suivant les uns, ou en Gascogne suivant les autres, vers la fin du XV* siècle, mort après 1553. Ambassadeur de France à Constantinople de 1546 à 1553, il ramena Soliman II dans les intérêts de la France, et fit conclure avec la Porte une alliance contre Charles-Quint. D'Aramon suivit Soliman en Perse et fit, en Palestine et en Egypte, des voyages dont son secrétaire a rédigé une curieuse relation.

— BiBLioGB. : Schefer, le Voyage de M. dWramon (Paris, 1887).

ARAMUS { mnss) n. m. Nom scientifique du genre courliri. V. couRl.mi.

Aran, petite riv. de France (Basses-Pyrénées), affl. gauche de l'Adour; 36 kilom. de cours.

Aran (val d'), vallée d'Espagne (Catalogne), sur la frontière de Franco, où la Garonne prend sa source. C'est un parallélogramme de 550 kilom. carr. traversé par la Garonne jusqu'au Pont-de-Roi, et peuplé de 8.000 hab. {.\rnnais.) BososT en est le bourg le plus important (1.000 hab. i. Le val d'Aran constitue, sous le nom de Viella, un des bourgs du pays, un partido dépendant de la prov. de Lérida.

— BIBLIOGR. : Gourdon, A travers l'Aran (Paris, 1884). ARANÇADA ou ARANZADA n. f. Mesure agraire, usitée

en Espagne, é(iuivalant à un peu moins de 38 ares.

Aranoa de Duero, petite ville d'Espagne (Vieille- Castille), prov. do Burgos, sur le Duero ; 5.720 hab. Une rivière du nom de Aranda est sous-affluent de l'Ebre par le Jalon. — Pop. du district : 33.900 hab.

Aranda (Emmanuel d'), voyageur, né à Bruges entre 1602 et 1616, mort après 1675. Il fut pris par des corsaires et emmené à Alger, où il resta doux ans captif. A son retour on Flandre, il composa, sur les misères qu'enduraient les esclaves en Algérie, un ouvrage qui eut une grande vogue et fut traduit en français en 1657.

Aranda (don Pedro Pablo Abaraca Y Bolea, comte d'), diplomate et ministre espagnol, né à Saragosse en 1718, mort en 1799. Il fut ambassadeur en Pologne auprès d'Auguste III, puis capitaine général de la province de Valence, et enfin président du conseil de CastiUe (1765). Imbu des idées de la philosophie française, il eut la plus grande part à l'expulsion des jésuites (1767), à la restriction des pouvoirs de l'inquisition, ainsi qu'à des modifications importantes dans le gouvernement et dans l'administration. Bien que soutenu par Charles III, il fut se en 1773, et reçut l'ambassade de France comme

une sorte de dètlommagement. Pendant son long séjour à Paris, il se concilia~des sympathies et prit part à la conclusion du traité de Paris, qui reconnaissait Tindépendance des Etats-Unis (1783). Rappelé à Madrid en 1784, il redevint ministre en 1792, désapprouva la guerre contre la France, et fut remplacé par Godoï.

Aranda (don José Jimenez), peintre espagnol, né à SéviUe en 1837. Talent anecdotique et spirituel, il excelle dans les tableaux de mœurs. Le type de ses jolies petites toiles, piquantes et soignées, est le Jour de l'audience. .4randa est titulaire d'une médaille d'or de l'Exposition universelle de 1889 (Paris).

ARANÉA n. m. Cadran solaire décrit sur un plan, et qui devait son nom (araignée) à la multitude de lignes qui y étaient tracées.

ARANÉEN, ENNE {in. en — du lat. nranea, araignée) adj. Entom. Qui ressemble à une araignée, n On dit aussi

ARANÉ, ÉE.

— Méd. Se dit du pouls lorsqu'il est presque imperceptible : Pouls ARANEEN.

ARANÉEUX (eu), EUSE (lat. araneosus ; de aranea, araignée) adj. Qui imite l'araignée ou sa toile.

ARANÉIDE (du lat. aranea, araignée, et du gr. eidos, ressemblance) adj. Qui a du rapport avec l'araignée.

— Par ext. Se dit pour exprimer la ténuité, l'extrême finesse d'une chose.

ARANÉIDES (même étymol. qu'à l'article précéd.) n. m. pi. Ordre d'arachnides renfermant les araignées et qui se caractérisent par leurs chélicères crochues munies de glandes venimeuses, leurs mâchoires à pulpes pluriarticulés. leur céphalothorax ne formant qu'une masse, leur abdomen sans trace de segmentation et portant, à son extrémité, de quatre à six hlières. — Un aranêide.

— Encycl. Tous les aranéides sontcarnassiers ; beaucoup tissent des toiles, d'autres mènent une vie vagabonde et sortent le jour, mais la plupart sont nocturnes. Répandus sur tout le globe, ces animaux ont des représentants fossiles dans les terrains tertiaires. Les aranéides se divisent en deux sous-ordres : tétrapneumoneSf et dipneumones.

ARANÉIFORME (du lat. aranea. araignée, et de forme] adj. Qni a la forme d'une araignée.

ARANÉO'IDE adj. Entom. 'V. aranêide.

ARANÉOLE (du lat. araneoln, dim. de aranea, araignée) n. f. Nom donné sur nos côtes à la petite vive quand elle est jeune. Y. vive.

ARANÉOLOGIE (du lat. aranea, araignée, et du gr, /of/o-s, discours) n. f. Branche de la science entomologique, qui traite des araignées. Il On dit aussi aranéogbaphie.

ARANÉOLOGIQUEadj. Qui appartient, qui a rapport à l'aranéologie.

ARANÉOLOGUE n. m. Celui qui s'occupe particulièrement de l'aranéologie. Il On dit aussi aranéographe.

ArANGA, ville d'Espagne nord-occidentale (Galice), prov. de laCorogne; 4.700 hab.

ARANI (mot sanscrit) n. m. Ustensile servant à allumer

le feu à l'époque védique et dont l'usage rituel s'est c serve pour l'allumage solennel du feu sacré. Il se composait d'une planchette de bois percée d'un petit trou et d un bâton affilé par le bout, de manière à pouvoir pénétrer dans le trou. On imprimait, au moyen d'une lanière de cuir enroulée autour de son extrémité supérieure, un mouvement de rotation rapide, qui faisait jaillir l'étincelle.

ARANI (mot hindou! n. m. Espèce de taffetas des Indes, du genre des armoisins, qui était à raies ou à carreaux. Aranjuez, ville d'Espagne (prov. de Madrid), au confluent du Jarama et du Tage ; 9.000 hab. Cette ville, ou s'embranche la ligne de Cuença sur le chemin de fer de Madrid en Andalousie, possède un château, ancienne résidence d'été de la cour d'Espagne, construit par Philippe II, héritier des projets de son père Charles-Quint, et successivement agrandi et embelli par Ferdinand 'VI, Charles III et Charles IV.

Histoire. Le 7 mai 1745, un traité d'alliance entre la

France d'une part, et d'autre part l'Espagne, Naples et Gènes, fut signé à .aranjuez. Le 12 avril 1772, un autre traité d'alliance y fut conclu entre la France et l'Espagne contre l'Angleterre. Le 13 mars 1808, à la suite d'une insurrection provoquée par la conduite équivoque du prince de la Paix, Charles IV y abdiqua en faveur du prince des Asturies, son fils, qui fut proclamé roi d'Espagne sous le nom de " Ferdinand VII ».

ARANTELLE (du latin arenea. araignée, et lela, toile) n. f. Nom donné autrefois à la toile d'araignée, il Sorte de tissu que Ion fabriquait jadis avec du lin, et dont la finesse et la légèreté le faisaient comparer à une toile d'araignée ou à de ï'arantelle.

— Véner. Au pi. Filandres qui s'entre-croisent comme une toile d'araignée sur les pieds du cerf.

Arantia ou ARflETHYREA, nom primitif de Phlionle, ville du Péloponèse. Elle s'appelait ainsi du nom de son fondateur Aras, et du nom de sa fille Arxthyrea.

Arany (Jean), poète hongrois, né en 1817 à Nagy- Szalonta (comté de Bihar), moît à Budapest en 1882. C'est le plus grand et le plus célèbre poète de la Hongrie. Issu dune famille pauvre, de petite noblesse, il se fit d'abord comédien ambulant, puis renonça à ce métier et revint dans sa ville natale, où il obtint une place de professeur. Poussé par le désir de lire les maîtres dans leur langue originale, il apprit l'allemand, le français, l'anglais. Ses poèmes la Constitution perdue (1843) et Toldi- (1847) firent de lui le poète favori de la nation hongroise, l'émule de Petœrt, dont il n'en resta pas moins l'ami. A la révolution de 1848, le ministre Szemery confia au poète un emploi dans ses bureaux ; Arany ne fut pas obligé d'émigrer après la défaite de Kossuth, et sa fortune ne fit même que croître depuis cette époque. En 1861, il devint professeur de httérature hongroise au gymnase de Nagy-Kœres ; en 1859, il est élu membre de l'Académie de Hongrie, qui devait plus tard le choisir comme secrétaire général après la mort de Szalay; en 1860, il vient à Pesth, rédige le journal littéraire la Couronne (Roszorù), et est nommé directeur de la Société Kisfaludy ; c'est là qu'il mourut, ayant encore ajouté à tous ses titres celui de « directeur de l'Académie des sciences » . Outre la Constitution perdue et la trilogie du

Jean Arany-

en Schlacht, dont

héros Toldi, la plus populaire de ses œuvres, achevée en 1879, Arany a laissé un grand nombre de poésies, disséminées dans diverses revues littéraires, et les poèmes suivants : la Conquête de Murany (Pesth, 1848) ; Catherine (1850) ; les Tziganes dit grand Ida, poème comique (1852) ; Baud-Halàla, légende des Huns (1854); Poésies, édition générale (1867); des Etudes sur les anciens poêles hongrois, des traductions. — .Son fils Ladislas, poète hongrois, né en 1844 à Nagy-Szalonta, avait, dès 1862, pu"Dlié un volume de contes populaires hongrois. Il fit paraître ensuite un poème, Elfrida, et, de 1870 à 1872, il publia, en collaboration avec Paul Gyulai, un recueil de poésies populaires. Son œuvre capitale est le poème patriotique intitulé la Bataille des Huns (1872), qui lui fut inspiré par le célèbre tableau de Kaumach, die Hi il est comme la contre-partie : car le poète y montre la lutt séculaire entre l'élément allemand et l'élément magyar en Hongrie : il célèbre l'héroïsme des Magyars, et il exhorte ses compatriotes à combattre à outrance l'influence allemande. Bien quejes poésies de Ladislas, parmi lestnielles il faut encore citer un poème satirique, le Héros des Songes, n'aient ni l'ampleur, ni la force de celles de son père, on doit cependant les ranger parmi les meilleures productions de la littérature contemporaine hongroise.

Aranyos, rivière de Transylvanie, affl. de rive dr. du Maros; 160 kilom. do cours. Elle roule des paillettes d'or; de là son nom, dérivé du mot hongrois arany (or).

Aranzi, Aranzio ou Arantius (Jules-César), anatomiste, né à Bologne en 1530, mort dans cette ville en 1589. Il a fait connaître la structure du fœtus et du placenta, décrit les ventricules du cerveau, ainsi que les masses fibreuses qui surmontent les valvules de l'aorte et de l'artère pulmonaires, et qui ont retenu son nom. Il était élève d'André Vésale. Ses ouvrages, peu nombreux, sont d'un haut intérêt pour l'histoire des progrès de la science anatomique. il Canal veineu.v d'Arantius. Se trouve chez le fœtus, à la face inférieure du foie (il fait communiquer la veine ombilicale avec la veine cave inférieure), il Tubercules ou Nodules d'Arantius, Petits noyaux fibreux, situésàla partie moyenne du bord libre des valvules sigmoides de l'aorte. Il Ventricule d'Arantius, Extrémité inférieure du calamus scriptorius qui alfecto la forme d'un infundibulum. (A ce niveau, le canal central de la moelle se continue avec lo quatrième ventricule.)

Araouan, point d'eau très important du Sahara occidental, à 260 kilom. N. de Tombouctou, sur la route que suivent les caravanes du Maroc pour le Soudan. Caillié, en 1826, le D' Lenz. en 1880, ont visité ce marche du Sahara, qui n'a rien d'une oasis.

ARAPABACA n. m. Nom brésilien du brinvilliers spigelia

anthdinin.

ARAPAIMA (nom brésilien) n. m. Genre de poissons phvsostomes abdominaux, de la famille des ostéoglossidés.

— Enoycl. Les arapaimas sont les plus grands de tous les poissons osseux d'eau douce, car on en trouve qui peuvent atteindre près de 5 m. de long et peser 200 kilogr. On n'en connaît qu'une seule espèce, \arapaima géant.

qui vit dans les grands cours d'eau du nord du Brésil et des Guvanes. Labo'uche de ce poisson est énorme, garnie de délits. Il n'y a pas de barbillons. Le dos est large, aplati, et la nageoire dorsale est située tout à fait en arrière, près delà caudale. On en pêche de grandes quantités, pour exporter sa chair qui est très estimée. On le tue avec des flèches, ou bien on le prend à l'hameçon.

ARAPÈDE n. m. Nom donné aux patelles, sur les côtes de Provence.

Arapiles, village d'Espagne (prov. de Salamanquei , 650 hab. Marmont v fut battu par Wellington, le 22 juillet 1812, à la suite d'une imprudence qui lui fit mal^é Un livrer bataille. Sa défaite commença la ruine des affairefrançaises en Espagne et laissa toute la CastiUe ouveric aux entreprises de 'Wellington.

AraQUIL, bourg de l'Espagne septcntr. (prov. basipi.de Navarre), dans le val de l'Araquil, sous-affluent d. lEbre par l'.irga ; 3.000 hab.

AraraquaRA, ville du Brésil (prov. de Sâo-Paulo ' : 5.000 hab. (11.000 avec le municipe).

AraraT, montacrne d'.^rménio, la plus haute du plateau arménien; ait." 5.211 m. au Grand-Ararat, 3.960 m. au Petit-Ararat. C'est une masse volcanique au sommet couvert de neiges perpétuelles, et où des treniblemeni-. de terre manifestent parfois encore (en 1840 par exempl ■ l'instabilité du sol.

La première ascension connue est celle de Parrot, en 1829 ; depuis celle d'Abich, en 1844, plusieurs autres ont eu lieu. La Bible rapporte que l'arche de Noé s'arrêta sur les montagnes, ou une des montagnes d'.\rarat. Les

chrétiens Indigènes voient cotto montagne dans collo qui

Sorte oncoro aujourd'lmi lo nom do " Arural ». Los Turcs onnont pour tln^âtro ù cot évônomont uno montagne voisine d'Amasiali (Anatolio).

--■ liiHi,. : Loclorcq, Voyage au rnont Ararat (Paris, 1892). Ararat, villo do l'Australie sud-oriontalo (Victoria), aux sources du flouvo Ilopkins; 3.150 hab. — Pop. du district du mCmo nom, agricole, pastoral, minier : 4.025 hab. ARARATHIEN (ti-in) n. m. Ancion dialecte arménien.

— .-V'ijf'ctiv. : /-'■ (/m/(r^.■ ARARATIMKN.

ARARlBA on ARAROBA (noms brésiliens) n. m. Noms

do phiM.-urs arbrc-s iiiilViH-iits.

~ K.NCYLi,. L'arari/m rabra est un arbre du Brésil oriental dont l'écorco, rougo on dedans, est utilisée pour toindro la laine. L'araribade Marcgraff ost un bois blanchfltre égalcmont employé on teinture et qui provient, d'aprùs Kicdol, d'une espèce do ptcrocarpus.

ARARIBINE n. f. Substance cristalUsable extraite de i'écort'o d'arai'iba rubra. P'après Kioth, cette substance aurait les propriétés d'un alcaloïde et no serait pas azotée.

Araruama, lagune saléo du Brésil (littoral do l'Ëtat do Uiû-Jaiu'iro), près du cap Frio.

Aras, fomlateur de la villo homérique de Aratttia, dans loPélupuiM-se. — Saiillo, Aa^TiiYUbîA.fut la méro du hérus Pillions, un dos Arironautes, on l'honneur duquel la vieille cité prit le nom ^ii'P/diontc.

Aras ou AraKS, n<Miv.' di- rArméuio, lo pins grand affl.dr. du Kuur, arrusi- um- pniihMi do la région caucasienne de l'enipiro ru ■>;>(■ ; iuviumi soo kilom. de cours. C'est VAra.Tc/t dos ain ims, «i ['.-nt-ôtro le Gohon do l'Ecriture, qui sortait du janiiu d'Kden.

ARASEMENT n. m. Constr. Action d'arasor, de mettre de niveau les assises d'une construction, il Résultat de cotte action, de ce travail, ii Dernière assise d'un mur, arrivé à la hauteur qu'on veut lui donner.

— Menuis. Extrémité d'uno traverse, à la naissance du tenon.

— Peint. Mesure d'ai-asemejit, Mesure de l'intérieur d'un cadre, d'une bordure.

ARASER (rad, ras) v. a. Constr. Mettre à un niveau déterminé les diverses assises d'une construction ou d'un mur.

^ Menuis. Scier à une certaine épaisseur lo bas des planches où l'on veut mettre des eraboîtures, et conserver assez de bois pour faire les tenons.

S'araser, v. pr. Etre arasé, mis de niveau.

ARASES n. f. pi. Pierres de bas apparoil qui servent à araser, c'est-à-dire à achever la mise à niveau d'une construction ou d'un mur. il On dit aussi pierres d'arasé.

ARASSADE n. f. Nom vulgaire des salamandres.

ArasSUAHY, ville du Brésil oriental (prov. de Minas- Goraes), au confluent du rio Arassuahij avec le fleuve cèrier Jequitinlionha; 7.000 hab. Fondée au wiii*^ siècle. — Le THULiicipe possède des gisements do diamants.

ARATOIRE (lat. aratorius ; de arator, laboureur) adj. Qui appartient au labourage, à l'agriculture ; Instruments ARAToiRKs. Travaitjc aratoires. V. agricolture.

ArATOS, poète et astronome grec, né à Soles ou à Tarse en Cilicie, florissait vers le milieu du m" siècle av. J.-C. Il vécut à la cour d'Alexandrie, auprès de Ptolémée Philadelphe, puis fut appelé en Macédoine par Antigène Gonatas, qui le prit en grande amitié. Son poème didactique intitulé tes Phénomènes présente le tableau des notions qu'on possédait de son temps sur la terre, les corps célestes, les pronostics ou signesprécurseursdeschangementsde temps, etc.

Aratos ou AratuS, chef de la ligue Achéenne, né à Sicyon,' \ris ,>;: av. .I.-C, mort en 213. A vingt ans, il affranrliH -..t p.,i n,- ,i,> la tyrannie do Nicoclôs, et l'agrégea à l:i Ii:jiii a. hiriine, d.ont il s'efl'orça de faire le point d'appui lit- I iii'l'pcii'lauce hellénique contrôle patronage despoiiquo do la Macédoine. Elu stratège de la ligue en 250 av. J.-C, et seize fois réélu pendant le cours de sa longue carrière, il entraîna la confédération dans la voie qu'u s'était tracée. Il poursuivit sans relâche l'extinction des tyrannios dans les villes du Péloponèse, agrégea à la ligue Mégalopolis, Maminée, Argos, Trézène, Corinthe, Epidaure, etc., combattit les Etoliens, puis se servit d'eux contre les Macédoniens, et étendit l'influence de la confédération sur presque toute la Grèce. Mais, en 224, les Etoliens s'étant ligués avec Sparte contre les Achéens, Aratos appela à son aide le roi de Macédoine, Antigène Doson. qu il Ht nommer généralissime de la ligue. Aratos prépara ainsi la ruiue de l'indépendance hellénique, conséquenco de la victoire dos Macédoniens à Sellasio, en 223. Il mourut empoisonné par Philippe III, successeur d'Autigono. 11 avait écrit une Histoire de la ligue Achéenne, que Polybecite avec éloge et que Plutarquoa pu consulter.

ARATRIFORME (du lat. aratï'utn, tri, charrue, et de forme) adj. Qui a la forme d'uno charrue.

ARAUCAN n. m. Idiome des habitants do l'Araucanie appartenant à la famille des langues agglutinantes.

Araucana (i/), poème épique, en trente-sept chants, d'Alonzo de Ercilla. Ce poème a pour sujet l'expédition de Philippe II contre les Araucans (peuple du Chili), qui résistèrent aux Espagnols avec le plus d'opiniàtroié. Ercilla, qui prit part à cette expédition, iiii|'.\.i ]. I Msirs que la guerre lui laissait à en chanir, , , , ns.

C'est sur lo théàîre de ses exploits qu i; , i i miinr-

tahser le peuple brave et intelligent 'lu u . nini^nMit .

Ercilla étant mort sans avoir pu aciiovor son muvre, Santisteban y Osorio la compléta par trente-trois chants.

La critique a varié sur le mérite de cotto œuvre : les uns en parlent comme d'un objet ennuveux et prosaïque; un éorivain anglais place Ercilla sur la même ligne qu'Homèro et lAriosto pour le talent et la narration, et Cervantos protondait que VAj'aucana pouvait être comparée aux luoillours poèmes épiques de l'Italie.

L'A}-aucana a été traduite en français et abrégée par Gilibert do Merihiac (Paris, 1824).

Araucanie, pays du Chili moyen, complètement occupé par cot Etat, qui en avaitcommencé l'assimilation en 1S73. Il ost situe outre les Andes et le grand Océan, et divisé, dopuis 18S7, on quatre provinces : Aradco (ch.-l. Lébu), CADTiN(ch.-!. 7*eïm/ro),MALLECO (ch.-l. .4n)7o/),Bioiïio(ch,-l. Ao5i4nffe/es).ï,'Araucanio est peuplée de 341.000 hab. environ, sur lesquels près de 50.000 sont dos Araucaniens. Un

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