A II AU AT
ARBALETE
tlorido nos indigènes parattarairombra.5niSlochristiaiiisma. Uno loi.prumui^'uiSo on 1801 par lo guuvoruonionl cliiUca, tond ù dutor do lorros los Arauciinjons qui n'on possèdont pas, 011 los t'aisaul adoptor par los famillos propriétaires.
1)0 riiistoiro do l'Araucaiiiu antoriouro à la conuuèto ospagnolo, on sait soiiloinoni (|uo lus Incas on tenteront vaiiicmont la conquôtc. C'ost, après l'apparition dos Kuropiions dans lo nouvoau mondo) uno dos histoiros los plus sanglantos rjui aiont jamais ôtô ôcritos. Los historiens osjiat^nols ont oux-mAnios rendu justice au |jeupio indomptable de l'Araucanie, et lo seul poète épii|UO de l'Kspa^'ue, lOrcilla, lui a dû son inspiration. Lorsque le Cliili so souleva, en 1810, contre sa métropole, los Araucunions, oxcitiis par Bouavidès, prirent parti pour les troupes royales, et commirent d'iiorriblos dévastations. Leurs rapports avec lo fe'uuvornement chilien ont 6t6 onsuito semblables à ceux dos Indiens des Pampas avec celui do Buenos-Ayrcs. C'étaient des périodes de pillago et d'incendio, auxijuelles succédaient, après un châtiment donné par les Européens, des périodes do paix. En 1801. Antoine Tounens, ancien avoué à Périgucux, régna sur los Araucaniens, sous le nom do > Orélie 1" ». (V. Tounens.) Battu en 1802 et expulsé du pays, il y revint en 1870, mais fut délinitivomont vaincu en 1871. C'est à la suite do cotto seconde tontative d'indépendanco qu'a été commencée par lo Chili l'assimilation de l'Araucanie, aujourd'hui complètement terminée. V. CuiLi.
— Bmi.ioan. : Domeyko, Amncania i/ su» habitanirs iSantiafe'o, 1810); Smith, WecAraHcaniuns (New-1'ork, I8D.-,/. rancanie, pays do Chili), nom f du terrain
ARAUCANIEN (bl par lequel on design riquoduSiid. Cet étage est caracti''risé par l'aïirhilhi'rium.
ARAUCANIEN, ENNE (in celui, cejhabito r.\ nie. — Zev
CANIENS. 11 Un dit aussi ARAUCANS.
— .\djectiv.(Jui appartient à r.Vraucanie.
ARAUCAWEid.
! la ba:
de I
la tribu dos cariées , renfermant des arbres élevés, pyrami- ■z^daux , résineux, habitant les ré- Araucarie.
gions tropicales ou subtropicales do l'Amérique australe et des îles de rOcéanie, oi> ils forment de vastes forfts.
ARAUCARIÉES n. f. pi. Groupe de conifères, ayant ])our type le |.-i>nro araucarie. — Une araccariée.
ARAUCARITES n. m. pi. Bois fossiles dont la structure essentielle est celle des conifères du genre araucarie. —
Un ARAUCARITE.
Arauco, ville et port du Chili, sur la baie et à l'entrée de la fertile vallée du même nom ; 3.400 hab. Mines de houille. Ch.-l. d'un dép. de la prov. d' Arauco (27.000 hab.).
Arauco (province d'), division administrative du Chili, remaniée en 1889, comprise entre la sierra de Nahuelhuta à l'E., et l'océan Pacifique à l'O. Superf. 11.000 kilom. carr. ; 90.500 hab. Ch.-l. Lébu. — Un département de la république .Argentine porte le même nom.
ARAUJIE i'du pnrtuir. Ar<iiijn. n. d'homme) n. f. Genre
iillf
il.',
du lir
nt des sûus-arbris-
Araujo-porto-ALEGRE i.Manoél, baron d'), poète et architecte brésilien, né eu' 1800 à Rio-Pardo (prov. de San-Pedro). Il compléta ses études en France et en Italie. De retour au Brésil, il devint professeur à l'Académie des arts et à l'Ecole militaire, et exerçaune influence prépondérante en contribuant à l'établissement de toutes les institutions artistiques et scientitiques fondées au Brésil, depuis 1837. Si le Brésil possède aujourd'hui un théâtre national, c'est à lui qu'on en est redevable. On lui doit des drames d'un souffle puissant, un fort beau poème sur Christophe Colomb {Colombo), et des poésies dont uno partie a paru sous lo titre de Brasilianas. Comme architecte. Araujo-Porto-AIegre s'est distingué par la construction de la Banque du Brésil et de plusieurs églises de la capitale. En 1859, il fut nommé consul général du Brésil eu Prusse, d'où il passa à Lisbonne ; et il revut, en 1870, le titre de « baron » .
Araules, comm. de la Ilaute-Ï.oire, arr. et à 9 kilom. d'Yssingeaux ; 2.011 hab.
Aravalu fMONTs), chaîne do montagnes do l'Inde nord-occidentale (Hadjpoutaua), orientée duS.-O. au N.-E. sur une longueur de plus de 450 kilom. : ait. moyenne : 1.000 m. Gisements dor et d'argent, marbres.
ARA VAQUE n. m. Un des dialectes de la langue caraïbe, parlé dans la Guyane anglaise et la Guyane hollandaise, sur les rives du "lierbice et du Surinam.
Ara VIS (chaîne des), chaîne du massif des Bornes, qui limite une partie des départements de la Savoie et do la Haute-Savoie, culminant au mont Charvin (2.414 m.) et traversée par lo col des Aravis (1.498 m.).
Arawaks, tribu indienne do la sierra Novada de Santa- Marta (Colombie). — D'autres Arawaks habitent les bords do l'Essoquibo et du Surinam (Guyanos). — - Un Arawak.
AraxES, riv. de l'anc. Perso, p.Tssant non loin de Persépolis, et se jetant dans le Médus, affluent du golfo Porsique. — Uiv. d'.\rménie, affluent du Kour.
ARAZZI (l.Es) [Tenlures d'Arras], tapisseries exécutées d'après les cartons de Raphaël et consers^ées au Vatican.
Arb (L), comm. du dép. d'.\lcer, arr. et à 30 kiloni. d'Alger, à la jonction des routes do Kondouk et d'Anmale, ch.-l. d'uno circonscription cantonale : 8.033 hab. Vignes, orangeries, tabac ; min^s do zinc et do plomb argt>otifère.
Do tout temps, un marché arabe très important s'est tenu en cot endroit, lo mercredi ou quatrième jour (arbâ) de cliaquo semaine. Lo carnp installé autrefois dans cette localité, pour la sûreté dos communications et des opéralions militaires, a fait place au village actuel, créé au pied de l'Atlas, en janvier U 19, et constitué on commune eu 1850.
ArbaCE ou ArbacËS, personnage légendaire qui, l.'oiiviriiiiir de la .Médio pour Sar<lana]ialD, se serait uni A llib'.is. gouverneur de Baliylone, pour renverser lo m«iiar.|iie .issyriin, et aurait eu la Médicavec lo titre de.roi . .
ARBACIE n. f. Genre de l'embranchement des échinoihrnns. de l'ordre des échinoldes (oursins) réguliers, sous-ordre des écliinides, famille des arbaciidés^ caractérisé par une face aplatie, un test épais modérément large et recouvert de longs piquants. Los tubercules sont égaux ot impcriores, et les ambulacrcs élargis vers le péristome. Larbucia ,T<iuiiuhcrciitula se trouve dans la Méditerranée et I Adriatique. .Syn. arbacia.
ARBACnoÉS (rad. arhacie) n. m. pi. Famille d'oorsins réguliers du sous-ordre des écliinides, caractérisés par des ambulacres étroits, par uno plaf|no dorso-cenlralo que remplacent quatre plaques triangulaires, disposées en croix, des tubercules interambulacraires sans ombilic, ot des radiales pleines. Genres principaux : arbacia, pudocidaris. CTlophurm. — Un ARllACllDÉ.
ARBAÏN ou ARBAÏNAT (no — do l'arabe arbatn, quarante) n. ni. Se dit des quarante traditions pour J'enscigoemenr desouelles Mahomet promet une place émioeote dans v,M paradis.
ARBA-KANPHOTH n. m. Vêlement symbolique chez les juifs. Tout juif, dès qu'il a atteint l'âge do treize ans, doit porter Varha-kunnliolU (en hébreu, let quatre ailes), petit manteau ou taleà, formé d'un morceau carré de soie ou do drap, avec une ouverture au milieu, par laquelle on passe la tète, do façon qu'une partie tombe sur la poitrine ot le reste sur les épaules. Mais l'usage en est presque tombé en désuétude. Les dévots so bornent aujourd'hui au grand taled dont ils so couvrent la tête à lasynagogucpendant la lecture de la loi, ce qui rappelle que Moïse, en descendant du Sinaï avec les tables de la loi, dut se couvrir la tète.
ArbÂL ou R'BÂL, village d'Algérie, départ., arr. et à 28 kilum. d'Oran. Ferme modèle. Située au pied .N. du Tessala. cette localité est pleine des ruines romaines de Hr,ii.r, station du chemin do fer d'Alger à Cran.
ARBALESTÉE (lésa), ARBALÉTÉE ou arbalestréb ;/. ïM iiu vieux fr. arbaleste] n. f. Portée d'une arbalète.
ARBALESTRES (lèss) a. f. pi. Cordelettes servant â
uiii.T les uu-tK-rs de fabricants de gaze, de soie, etc.
ARBALESTRILLE (fc.!s, et « mil— dm-x fr. ar6o/e»/re) n.m.
" ARBALÈTE n. 1". Instrument dont on faisait usage eu mer
Arbalestrille : CD, llèche; AB, marteau coulissant sur la fifche. (La flèche CD graduée dooDe. suivant la position du marteau, la valeur de l'angle aCB.} — Pour une ëtoile. observation directe. Pour le soleil, observation de l'ombre purtée par l'extrémitâ A du marteau
Oi=
autrefois, pour prendre la hauteur du soleil et des astres. U a aussi porté les noms de radiomètre, rayon astronomi' que, bâton de Jacob, et verge d'or.
ARBALÈTE (lat. arcubalista; de arcus, arc, et balista.h^liste; onaditaussinr6a/es/re,etar&a/«s/e)u.f. Balist. Anne de jet dont on se servait avant l'invention des armes à feu, et qui était composée d'un arc d'acier monté sur uu fût et se bandant avec un ressort : En France, il y avait dans toutes les communes une milice bourgeoise, constamment exercée au tir de Tarbalètl:. i^D'Haulpoul.)
— Blas. L'arbalète est tîgurée en pal et la corde détendue.
— Chass. Nom d'un piège usité pour prendre les animaux nuisibles et principalement les petits rongeurs, les loirs par exemple. Il so compose d'un arc de bois ou d'acier, qui est disposé de manière à se détendre aussitôt
auc l'animal touche l'appât. On se sert aussi quelquefois e l'arbalète pour la chasse de certains oiseaux: dans ce cas, on dit mieux, en parlant de ce piège, un trébuchet.
— Manuf. Corde qui sert à atiaclier les poignées du battant d'un métier à tisser la soie.
— Mar. Sorte de grappin ou de porte-amarre.
— Techn. Instrument composé d'une poignée d'acier, e m p 1 o V é par certains ou- »
vriers en métaux
pour rendre =^=
moins iatigant le i. ArbaUte; 2. Lime.
travail à la lime.
— Cheval en arbalète. Cheval attelé seul devant les deux chevaux du timon d'une voiture.
— n. f. pi. Courroies qui servent à faire baisser les lisses d'un métier de tisserand.
— EscYCL. Archéol. L'arbalète est une modincation de l'arc : elle permet un tir plus précis et surtout plus puissant ; c'est de son principe que dérivent la plupart des iKilistos et autres machines de l'antiquité et du moyen âge. L'arbalète so compose essentiellement de deux pieces : l'arc et la pièce de bois qui lo supporte, l'arbrier. Suivant les époques, l'arc est fait de bois, de corno, ou dun assomblaffo de lames de corne et de bois alternées, ou d'acier. Cet arc a toujotirs une crande force ; sa corde était tondue au moyen d'une mac^iîne, car, ]çour le bander, la force do la main n'était pas toujours sufiisante. L'arbrier est creusé, dans le sens de la longueur, d'une rainure où l'on touchait le trait (flèche, vireton, carreau, etc.). Au milieu de l'arbrier, tourne sur pivot une pièce en os ou en acier, retenue par un ressort et en rapport avec une détente : c'est la noix, qui retient dans une de ses encoches la corde de l'arc bandé. Un petit ressort maintenait en outre lo trait dans la gouttière, afin que l'arbalétrier no lo laissât point tomber quand il visait do haut en bas. D'uno façon générale, l'arbalète fat l'arme do jet là plus redoutable au moyen âge^ ot son usage se
ARBALÉTIÉRE — ARBITRAGE
prolongea pendant plus de soixante ans après 1 invention des armes à feu. Ses effets étaient terribles; un bon arbalétrier tuait son homme à plus de deux cents pas, et les traits perçaient les chemises de mailles et faussaient les armures de plates. Aussi l'Eglise essaya-t-elle d'intervenir plusieurs fois pour faire bannir ces armes des champs de bataille. (V. arbalétrier.) Suivant la façon dont on les bande, suivant aussi la nature du projectile qu'elles envoient, les arbalètes se classent en huit catégories régulières. Il y a, en outre des arbalètes portatives, de grandes arbalètes de siège, qui sont de véritables machines de guerre, comme les arbalètes danoises. (V. balistique.) l'' Arbalète à main. La plus simple do toutes,
elle se bande avec la main ; sa force de projection est assez faible. {Elle est surtout en usage au xiir siècle) ; 2" Arbalète à cric. La force de son arc est beaucoup jjIus grande; on la bande avec un crochet manié à deux mains, tandis que l'arbalète est maintenue sur le sol par un étrier fixé à l'extrémité de l'arbrier et où passe le pied de l'homme. (Ce modèle, en usage pendant tout le xiv* siècle, est encore employé jusqu'au miheu du xv*); 3" Arbalète à pied'de-chèvre, Celle dans laquelle le croc prend la forme d'un fort levier à deux branches ; aussi l'arc est-il beaucoup plus puissant, et la portée du trait très grande. (On en nt usage de 1420 environ à 1530) ; 4» Arbalète à mouffle. Dans celle-ci, le crochet est actionné par un système à manivelle, et donne une très grande force de tension. {La portée de cette arbalète est encore plus grande que celle de la précédente) ; 5" Arbalète à tour, dite aussi de passe ou de passot. Elle est très grande, souvent montée sur un véritable affût ; c'est une machine de siège, dont l'arc a quelquefois jusqu'à 10 m. de long. {Elle se bande avec une mouffle ou même avec un treuil); G" Arbalète jumelle. C'est une moditicalion de la précédente, inventée au XV* siècle, et dont l'arbrier, à deux rainures, porte deux traits qui partent ensemble; 7-* Arbalète à craneqnin ou a cric. Dans celle-ci, l'arc est tendu au moyen d'un petit cric, ou cranequin, ayant une grande force, et qui prend son point d'appui sur les tourillons de l'arbrier. {Ce système, pratique et peu encombrant, convenait à merveille aux cavaliers ; aussi les arbalétriers à cheval se nommèrent-ils, aux xv* et xvi" siècles, des cranequiniers); Z'^Arbatète à jalet. C'est une arme de chasse, dont la corde s'épanouit en son milieu en une sorte de poche où se place une boule de terre dure, le galet {on jalet). En usage dès le XV* siècle, elle est encore employée de nos jours dans les jeux; au xvii» siècle, on en munit l'arbrier d'un canon évidé pour le passage de la corde, et cette forme a été conservée de nos jours. {Le musée d'artillerie de Paris possède l'arbalète à jalet de Catherine de Médicis.)
ARBALÉTIÉRE u. f. Autrefois, Emplacement qu'occupaient les soldats sur une galère, pour combattre l'ennemi.
— Ouverture étroite, en forme de croix ordinairement, pratiquée dans les maçonneriesdes châteaux du moyen âge, et qui permettait aux défenseurs de se servir de l'arbalète.
ARBALÉTILLE [Il mil.) n. f. Petite arbalète.
ARBALÈTRE n. f. ou ARBALÉTRIER {tri-è) n. m. Nom vulgaire donné, dans le Midi, au martinet noir.
ARBALÉTRER (du vx fr. arbalestre, arbalète. — Change Vé fermé en è ouvert devant une syllabe muette, excepté au fut. et au condit. prés., où il conserve l'accent aigu) V. a. Poser sur l'arbalétrier : Arbalétrer itne charpente.
ARBALÉTRIER {tri-f^ — du vx fr. arbalestrc] n. m. Soldat armé d'une arbalète : Philippe- Auguste créa des compagnies ^'arbalétriers. Il Celui qui s'exerce à tirer de l'arbalète pour son plaisir : Il y a encore dans plusieurs villes de France des compagnies (^'arbalétriers.
— En T. de cousti*. Nom douné à des pièces de bois po-
Arbalctriers (construction).
sées obliquement sur le comble d'un bâtiment; elles servent à soutenir la toiture.
— Encycl. Les armées de l'antiquité classique ont souvent compté des a^'halétriers dans leurs rangs. Les Romains, comme lesCartliaginois, les employèrent. Les plus estimés étaient ceux do^Palmyre, dont des compagnies entières furent longtemps à là solde de Zénobie. Il y en eut également dans les armées du bas-empire, et, pen-
dant tout notre moyen âge, ils représentent une fraction inaportante des nena de pied. On sait qu'à la bataille de Crécy, un corps""entier d'arbalétriers génois fut, par sa mollesse et ses mauvaises manœuvres, la cause du désordre qui précéda la défaite. Les arbalétriers, qu'ils servissent à pied ou à cheval, ne représentaient pas, à beaucoup près, un élément d'aussi bon usage que les archers, parce que leur arme était d'un maniement plus difficile et plus lent. Toutefois, dans la guerre de siège, ils étaient extrêmement redoutables, et, pendant la première moitié du xvie siècle, ils rendirent de grands services derrière les remparts. Les arbalétriers ont été, à de certaines époques, réunis en miUce, qu'elles fussent composées de gens do pied ou de sergents à cheval. C'est de ces formations que dérivèrent ces" confréries d'arbalétriers qui durèrent dans les villes bien longtemps après que l arbalète eut disparu comme arme de guerre. Ces associations se sont maintenues bien plus longtemps encore dans le nord de la France et dans les Flandres. V. arc, et