‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 375 sur 828 · ARCHER · texte numérisé non relu

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A la bataille de Marignan, François I*^^ avait encore dans sa garde deux cents arbalétriers à cheval, et, en 1536, il est encore fait mention ■couramment d'arbalétriers pendant ^f les guerres d'Italie. L'armement des arbalétriers ne présente rien de particulier : il fut le même, à l aroalète près, que celui des autres gens de pied. Toutefois, au xve siècle, ils portaient de grands boucliers appelés pavois, derrière lesquels ils s'abritaient pour bander leur arme et même pour s'en servir. V. PAVOIS.

— Grand maître des arbalétriers.

Grand officier de la couronne qui, au moyen âge , commandait tous les gens de pied et partageait avec le c priMue des gens à cheval, l'autorité militaire. Cette charg èe au commencement du xvr siècle ; son dernier

étable, chef su-

cornet à pistons faisait fureur; Arban adopta cet instrument et se fil remarquer dans les concerts par sou jeu brillant, obtenant surtout des succès par ses triples cou/r. de langue. Sa vogue devint très grande, et, à côté de se succès de virtuose, il se fit une réputation de chef d'orchestre de bals. En 1857, il fut nommé professeur de la classe de saxhorn au Conservatoire, puis, en 1860, d'une classe de cornet à pistons. Arban a publié une Grande Méthode complète de cornet à pistons et de saxhorn; un grand nombre de fantaisies, de morceaux de concert pour cornet à pistons, et une quantité de morceaux de danse.

ArbASIA (César), peintre piémontais, né vers 1550 à Saluzzo, mort au début du xvir siècle. A séjourné en Espagne; il y a peint, à Malaga, des paysages et des vues de villes {cathédrale et palais du grand amiral Alvaro de Bazan). Revenu en Piémont vers 1595, il peignit à Saluzzo et à Savigliano.

ArbatAGHE, village d'Algérie, prov., arr, et à 30 kil. d Alger; 2.820 hab. Vignes.

Arbath ou NouVEAU-SALÉ. Géogr. V. Rabath.

ARBELAGE n. m. Lame de fer aplatie, servant dans la fabrication de la tûle. ii On dit très souvent aussi arbelay.

Arbelles, ville de l'anc. Assyrie, où, selon plusieurs historiens, Alexandre le Grand vainquit Darius en 331 av. J.-C le 1" octobre. D'autres disent, avec plus de raison, que cette victoire eut lieu à Gaugamèle, village distant de 110 kilom. C'est aujourd'hui Arhil ou Erbiî, ville de la Turquie d'Asie, à 90 kilom. do Mossoul; 3.760 hab.

Arbelles (bataille d'), appelée aussi bataille de Gaugaméla, bataille célèbre, livrée dans la haute Assyrie, à l'E. du Tigre, prèsd'Arbéla suivant les uns, près de Gaugaméla suivant d'autres. Alexandre le Grand y défit complètement Darius, roi de Perse, et y assura la conquête de rAsie(l"oct. 331 av. J.-C). SuivanlQuinte-Curce, quatre cent mille Perses auraient péri dans cette journée, et seulement trois cents Macédoniens ; suivant Arrien, trois cent mille PersL's et douze cents Macédoniens.

Arbelles n \taille d"). La bataille d' Arbelles a inspiré Il : ,' it-3 dès l'époque de la Renaissance, lorsque

Il , ; l'huse en honneur parmi les artistes : Jean

t'.i . ;^ . . !.. al liment, en a donné une curieuse représenta-

titulaire fut Aymard de Prie, mort en lo34. Il faut considérer le colonelgénéral des gens de pied comme le successeur du grand maître des arbalétriers, car cette dernière charge a coexisté très longtemps à côté de celle du grand maître de l'artillerie,avec laquelle on asouventétéjusqu'à la confondre.

Arbalétrier s'entend aussi de certains membres de la corporation des armuriers qui fabriquaient des arbalètes , et, suivant l'époque, aussi des arquebuses, ce qui fait que pendant

temps les marchands arque- ^ busiers garde- <£Zà^^^,.^ d^arbaléir"e''rs! Arbalétrier à cheval (xvi. siècle).

ARBALÉTRIÈRE n. f. Art milit. Y. arbalétiêre.

Arban, village de l'Assyrie, sur le Khabour, affluent gauche de l'Euphrate, au S.-O. de Massoul. La découverte de sculptures de style archaïque a fait supposer à Layard que là s'était élevée une ville antérieure à Ninive.

Arban (Francisque), aéronaute françaià, né à Lyon vers 1815, mort en 1849. En 1833, il fit à Lyon sa première ascension dans une montgolfière en papier, puis il s'occupa de pyrotechnie et aida son père à fonder une usine à gaz. Ayant repris le goût des ascensions aérostatiques, il en fit en France, en Italie, en Espagne, et périt au cours de la quarantième, dans un ballon qui s'était élevé de Barcelone, le 7 octobre 1849. Sa femme n'en continua pas moins à faire des ascensions dans diverses villes d'Espagne, puis à Lyon, où elle revint se lixer.

Arban (Jean-Baptiste), virtuose sur le cornet à pistons et chef d'orchestre, né à Lyon en 1825, mort à Paris en 1889, fut élève du Conservatoire, d'où il sortit avec un premier prix de trompette. C'était l'époque où le

tion (Lou\ rej , mais la plus significative, pour l histoire de l'art classico-moderne, est sans contredit celle de Le Brun (Louvre), une des quatre fameuses Batailles peintes par Im en l'honneur de Louis XIV. (V. Alexandre [Batailles d'].)

ArbÉTION, général des armées romaines, qui vivait au iv= siècle. Il s'éleva rapidement, grâce à ses talents militaires et à ses intrigues. En 355, Arbétion fut envoyé par Constance contre Tes Alamans révoltés, puis contre les Perses. A la mort de Constance, Julien parvint à l'empire et voulut se venger des courtisans qui avaient cherché à le perdre : Arbétion sut se faire pardonner.

Arbi, mot arabe, signifiant Arabe.

Arbib (Edouard), journaliste et romancier italien, né à Florence en 1840. Il prit part, en 1859, à la guerrre de l'Indépendance, combattit ensuite avec les Slille sous Garibaldi, devint officier et quitta l'armée après Custozza (1866). Arbib devint alors journaliste à Florence. En 1871, il se fixa à Rome, où il fonda la Liberté. Depuis lors, il devint le porte-parole de Crispi, fut élu député, se signala par sa gallophobie, et prit la direction du journal officieux l Italia. Sous son prénom de Edoardo, il a publié : Récits militaires ; l'Epouse noire; le Mari de quarante ans; le Lieutenant Eiccardo; Babagas banquier.

Arbxco, en argot, Arabe.

ARBITRABLE adj. Se dit de toute contestation qui peut être mise en arbitrage.

ARBITRAGE n. m. Juridiction conférée à de simples particuliers nommés arbitres par la volonté des parties ou par la loi, pour juger les diflérends sur lesquels il n'est pas interdit de transiger, ii Sentence rendue par les arbitres : Exécuter un arbitrage.

— Par ext. Toute décision rendue par un tiers dans un débat qui n'a aucun rapport avec les affaires litigieuses.

— Encycl. Droit privé. Hist. A Rome, l'arbitrage n'était, à l'origine, l'objet d'aucune réglementation. Les parties désignaient d'un commun accord un ou plusieurs arbitres {recepti arbitri), puis elles se promettaient réciproquement une peine en vue du cas où elles contreviendraient à la décision par lui rendue. Cette double promesse était appelée com/jrommum. Les pouvoirs de Varoiter ex compromisso étaient déterminés par la convention qui l'avait investi de sa mission.

En France, le droit du moyen âge entrava, par toutes sortes de règles- restrictives, le développement de l'arbitrage, sans doute parce que cette institution enlevait aux justices seigneuriales une partie de leurs profits. Les ordonnances de juin 1510 et de novembre 1535 consacrèrent l'arbitrage, mais le rendirent à peu près illusoire, en donnant'aux parties le droit de recours devant les juges ordinaires. L'ordonnance de 1560 remit l'arbitrage complô-

temont en vigueur ; elle introduisit l'arbitrage forcé dans lo ras do constestatious entre marchands ot pour les do- Diandos on partage et on compte do tutello. L ordonnance do 10711 a <!'i("ndu cotte règle aux sociéics do commorc(^

La Hôvolutiun favorisa l'arbitrage au delà do toute mt^surt'. I-a lui îles \o-'2\ août l"yo plaça, ^)onr ainsi dire, i'arliiu.i, I- :iii "111111. 1 ,\,' l'urganisatiou judiciaire ot le ft'ii.hi I '>ii >! ' I ' i.ni^ <ii' iiomhreux eus ; en niAnio tonips,

elle m itiii.i I l-iH .1rs arbitres publics. Mais if V

rin r[i-.u iii.- irn. \ lui so manilesta dans les de-

I -Us .1 vni.li'iiMuirf ft ibrumairo an IV. Enfin, la loi du iiiûso an IV abotii tous les arbitrages forcés, sauf ■ ■ associés.

1. arbitrage no peut s'exercer ([ue sur les droits dont on a la libre disposition: par suite, les mineurs, les interdits, les femmes mariées, les dons et legs d'aliments, les questions d'Ktat, etc., no pouvenl y Oive soumis.

L'arbitrage et les conditions dans Icsfjuelles il doit s'exercer sont réglés par les art. 1003 et suivants du Code do procédure civile. Lo jugement arbitral doit se conformer aux régies do droit; toutefois, cette obligation n"a d'etfot que si les arbitres no sont pas autorisés par lo compromis à statuer comme amiables compositeurs : on ce

i, en cllVt. les arbitres jugent en équité, ot il no peut

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2;ncnt ou font dé optation. Juge

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dormant à l'avis de l un dos arbitres.

liiiMuy i.nt. qiLnil. ;i l-'urs olï'ets, la

méni.' l'.M. ,. .| , il. -ni .1rs [nl.unaux réguliers.

Ils uv |..'uwn' . !■■■ . .■ .■■ -^ .(uai'iv. inou- été déposes on mmuic .m ^i.ili' du uil.iuiai civil, vi rovôtus d'une ordonnunco d t-uv/uu/»/- Uélivréo par le président. Ils sont toujours rendus en premier ressort, à moins que, dans ou depuis lo compromis, les parties ne se soient interdit d'appeler, ou que les jugements ne soient intervenus sur appel. Il no faut pas confondre doux classes bien trancliées d'arbitres : les arhilres Juges, dont nous venons de parler, et les arbitres rapporteurs ou donneurs d'avis, nommés dans certaines affaires par les tribunaux de commerce, et dont la mission est d'eutendro les parties et do les concilier si cela est possible, et, dans le cas contraire, do faire connaître leur opinion sur l'affaire, après examen dos livres de comptabilité et autres pièces produites.

— Bourse kt banque. L arbitrage est une opération par laquelle un spéculateur, commerçant ou banquier, cherche À tirer un béuéfico des écarts do prix existant au même moment pour une même valeur sur différents marchés. Les arbitrages revotent les formes les plus diverses : ils peuvent porter sur des marchandises, sur dos valeurs do Bourse, sur des effets de commerce, et mômo sur les monnaies et métaux précieux. Ils demandent une très grande habileté, uno grande sûreté d'informations et la notion précise des tendances à la hausse ou à la baisse dos diverses places. Co sont des jeux très délicats ; mais, en mémo temps, ils contribuent à amener le nivellement des prix, à diminuer, par conséquent, cet écart des prix qui en fait la base première.

Supposons qu'à Berlin lo papier sur Londres soit relativement bon marché, le papier sur Paris cher, alors qu'en mémo temps à Londres le papier sur Paris est bon marché : le banquier berlinois pourra acheter des effets sur Londres, les y envoyer, et acheter en retour du papier sur Paris qu'il revendra à Berlin même. En vertu de l'offre et de la demande, cette opération entraînera le relèvement du prix du papier sur Londres, et fera baisser le papier sur Paris à Berlin. D'autant mieux que les fluctuations du change sur la livre sterling, lo franc, le reicbsmark, étant peu étendues, il faut nécessairement opérer par grosses sommes pour faire un bénétîce qui ne soit pas iusigniiiant. On peut évidemment faire intervenir dans ces opérations des marchandises, au lieu de valeurs linannères.

Les arbitraizes peuvent encore prendre la forme d' « opérations à terme sur marchandises » . Le commerce international y recourt quotidiennement sur les céréales, les cafés, les cotons, les métaux, les pétroles. Londres, Hambourg, New-York, Le Havre surtout, les pratiquent sur une large échelle. V . aux mots spéculation et marchés X terme.

— Arbitrage international. Procédure pacifique employée pour lo règlement des litiges internationaux. L'entremise d'une puissance tierce peut éviter uno rupture entre deux Etats : c'est la merfm/ion, ou, si l'intervention a un caractère moins accentué, les bons offices. Le médiateur n'est qu'un conseiller plus ou moins écouté : la force obligatoire des solutions recommandées par lui vient de leur acceptation par les parties intéressées. Celles-ci peuvent faire plus : elles peuvent promettre d'avance de se soumettre au jugement d'un tiers choisi comme arbitre. A la différence de la médiation, l'arbitrage lie les parties, qui so sont engagées, d'avance, par un compromis, à exécuter la sentence.

On choisit comme arbitre, le plus souvent, lo souverain d'une puissance amie; parfois, une commission coniposéo d'arbitres désignés par les parties et d'un tiers arbitre étranger ou de plusieurs arbitres étrangers; parfois aussi, un corps constitué (la cour de cassation de France, on 1884, entre lo Nicaragua et le gouvernement français), ou enfin des jurisconsultes éminents.

Le premier acte do la procédure, c'est le compromia, c'est-a-dire l'acte par lequel les parties indiquent l'objet du différend (point do fait et point de droit) et s'engagent à-respector la sentence. On admet que la sentence arbitrale est obligatoire ; mais, comme il n'y a pas de sanction à cette obligation, l'exécution en a été parfois refusée ou différée. Là est la difficulté actuelles sont au nVIeiiuMit dt

par l'arbitrage; l'An; posé un traité pem mais le Sénat do \\ .

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traités prévoient ce moyen de dénouer les dinicultés qui pourraient s'élever au su'iet de certaines affaires spéciales. Mais il est difticilo d^admettre que l'arbitrage puisso s'étendre beaucoup plus loin, et aucun Etat no voudrait lui remettre à décider de litiges menaçant son existence ou les conditions essentielles de son existence : l'arbitrage Constitue, en effet, l'abandon éventuel des reveniiications premières devant l'arbitre: et il est des cas oiï une nation no voudrait à aucun prix admettre l'évoutualité do cet abandon

au gré de la sentence d'un tribunal arbitral quelconque.

— Econ. soc. ConaeiU d'arbitrage entre patron» et ouvriers. En Angleterre, on appelle conseils aarbitrage des comités chargés do régler à l'amiable les différends qui s'élèvent entre ouvriers ot patrons. Ces conseils do oonei liaiion sont, en général, composés do deux ouvriers et de doux patrons, aux<]ucls est adjoint un ciniiuièmo membre. arbitre désigné d'un commun accord par les deux parties en présence.

Les conseils d'arbitrago fonctionnent en Angleterre depuis 1860. Un conseil d arbitrage, réuni ik cette époque pour traneher une difficulté survenue entre un bonnetier et ses ouvriers, parvint à donner rapidemenl une solution qui évita un conflit. Depuis, dans des circonstances semblables, les conseils d'arbitrage ont obtenu les mêmes résultats heureux.

En France, l'arbitrage est l'une des phases do la procédure facultative d'apaisement que la loi du 27 décembre 1892 a inaugurée on matière do différends collectifs entre patrons et ouvriers ou employés. L'arbitrage intervient au cas d'échec do la tentative do conciliation (v. ce mot) réglée par les premiers articles do la loi. Aussitôt qu'il est constaté que l'accord ne peut s'établir, l'arbitrage est proposé par lo juge de paix. Les parties désigneni, chacune, un ou plusieurs arbitres, ou bien elles adôpteni un arbitre commun. Los arbitres doivent être citoycnv français. Leur mission est le jugement du différend. S'ils no s'entendent pas sur la solution à donner au conflit, ils peuvent choisir un nouvel arbitre pour les départager ; s'ils n'arrivent à s'entendre, ni sur la solution à donner an différend, ni pour lo choix de l'arbitre départiteur, cet arbitre est nommé par le président du tribunal eivil. La décision sur le fond, une fois acquise, est rédigée par écrii et signée par les arbitres ; elle est remise au juge de paix : la minute on est déposée au grefie de la justice de paix; il en est délivré gratuitement une expédition à chacune des parties, et une autre en est adressée au Ministère du commerce et do l'industrie. Le juge de paix notifie au maire de chacune des communes où s'est étendu le différend la demande ou le refus d'arbitrage et la décision des arbitres ; ces documents sont rendus publics par affichage.

ARBITRAIRE (lat. arbitrarius; do arbiter. arbitre) adj. Qui dépond uniquement de la volonté : Vos seules voix, toujours libres et arbitraires, donnent une place dans l'Académie française. (La Bruy.) ii Peine, amende ABhi- THAiRE, Peine, etc., qui dépend, de la seule appréciation du juge. Il Quantité arbitraire. Quantité à laquelle on est librod'altribuer une valeur quelconque. — Q\i-M\fi arbitraire s'emploie substantivement en ce sens, il est du féminin :

Une ARBITRAIRE.

— Qui est abandonné au caprice, à une appréciation non raisonnée :

Ce qui touche à rhomu'iir m- pont ôtre arbitraire.

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