ARBITRAIRE - ARBOGAST
résultats dos combats simulés que ces corps se livrent outre eux. C'est aux arbitres d'apprécier Iom effets que lo tir des fusils et d«H canons produirait dan» la réalité, et de décider en conHéquence quoi cht celui di;» doux partis qui doit rcculor devant l'auiro. Ils y arrivent en tenant compte des effectifs «-n présence, do la •U>^,>,-^\\\^,n !• >» troupes, do la nature du terrain qu elles mut, de toutes les conditionn qui pouvencacité do leur tir. Les arbitre."* doivent cher l'exi-cuiion do mouvementM qui, l . réel, seraient inexécutabie-i, parce quiN an., r.'-rai'.-nr la destruction do la troupe qui voudrait les lonicr : comme par exempir, do marcher a 'lécouvcrl et eu formaiiou compacte, sous des feux ix bonne portée.
Les arbitres prononcent aussi sur le résultat des charge'< de cavalerie. C e^t encore à eux qu'il appartient de faire respecter la destruction, simulée par un paru, des pouin. routes ou points do pas!>agc quelconques, que l'autre paru voudrait utiliser, en fixant le temps qui, dans la réalité, serait nécessaire pour exécuter les réparations indispensables. Lnfio, les arbitres peuvent prononcer la misenors do combat, pour tout ou partie do la journée, d'une troupe qu'ils jugeraient avoir éprouvé des portes trop considérables, ou (jui, entourée par dos forces supérieures, n'aurait pu que déposer les armes.
Les arbitres sont choisis généralement parmi les oftlcicrs .supérieurs d'état-major, et initiés d'avance au plan des opérations de chaque parti, afin do pouvoir so trouver partout oii leur présence est nécessaire. Ils n'ont point de conseils à donner aux chefs des troupes, dont ils n'ont ni à prévenir ni à redresser les fautes, lis no doivent empêcher que les invraisemblances. Leurs décisions sont sans appel et immédiatement exécutoires.
Un insigne spécial — généralement un brassard — les fait reconnaître, et ils sont accompagnés d'un cavalier
Sortaut un fanion — blanc bordé de rouge — qui permet e les apercevoir de loin et de réclamer au besoin leur intervention. L'institution des arbitres existe dans toutes les armées eun près partout de
— Dr. V. ARBITRAGE.
— Philos. Lo libre arbitre est une des questions les plus obsrures de la métaphysique et de la morale. Platon et Socratc l'appelaient le pouvoir de vouloir bien faire, et ajoutaient que ce pouvoir nous est souvent enlevé par nos passions; mais le libre arbitre comprend aussi le pouvoir de vouloir mal faire, et n'est en réalité que le pouvoir do vouloir. Reste à savoir ce qui détermine notre volonté, et si nous sommes libres do vouloir. Descartes, confondant la raison avec le libre arbitre, disait que si nous connaissions toujours ce qui est vrai et ce qui est bon. nous n'aurions dans aucun cas l'embarras do délibérer avant d'accomplir un acte. Les déterministes considèrent, au contraire, les actes de la volonté comme déterminés par d'autres causes que la volonté elle-même : les désirs, les passions, les diverses modifications des organes, les circonstances extérieures, eic.
Une autre difficulté consiste à concilier lo libre arbitre avec la prescience divine. Kn effet, si Dieu a réglé d'avance tous les actes et toutes les volontés de chaque individu, comment celui-ci serait-il libre de faire, ou de ne pas faire. ce que Dieu a décidé qu'il ferait? La prédestination, telle que l'ont professée non seulement saint Augustin et, dans un camp opposé, Calvin, mais les plus orthodoxes parmi les docteurs de l'Eglise, est en opposition logique avec le libre arbitre ; Bossuet pense que la prescience divine et la liberté humaine sont deux vérités certaines, qu'il faut admettre simultanément, quand même on n'apercevrait pas le lien qui les unit.
Cotte objection de la prédestination et de la prescience divine, capitale pour les théologiens, ne touche que médiocrement la philosophie moderne; mais celle-ci, de son côté, est encore loin d'avoir résolu d'une façon satisfaisante la question du libre arbitre. V. déterminisme, fatalisme, et VOLONTÉ.
Arbitre (traité du Libre), par Bossuet. I-a question du libre arbitre ne pouvait être résolue par Bossuet que dune façon affirmative. Pour lui. la liberté de l'homme est prouvée : 1" par l'évidence du sentiment et de l'expérience : je suis libre de mouvoir mon bras à droite ou à gauche, selon mon bon plaisir; 2* par l'évidence du raisonnement : la moralité existe, il y a des actions bonnes et des actions mauvaises; or, sans liberté, pas de moralité, donc la liberté existe; 3* par l'évidence de la révélation, c'est-à-dire parce que Dieu nous l'a clairement révélée dans les Ecritures. Bossuet a cherché aussi à concilier la liberté humaine avec la prescience divine. A cette question : Si nous sommes libres, nos actions ne peuvent être prévues ; si Dieu prévoit nos actions, nous ne sommes pbis libres, Bossuet répond : • Toutes choses dépendent de Dieu ; il ordonne premièrement, et tout vient après, et les créatures libres ne sont pas exceptées de cette loi. le libre n'étant pas en elles une exception de la commune dépendance, mais une différente manière d'être rapportées à Dieu. Leur liberté est créée, et elles dépendent de Dieu, même comme libres; d'où il s'en suit qu'elles en dépendent en même temps dans l'exercice de leur liberté. »
ARBITRER v. a. Décider, régler, estimer, en qualité do d'arbitre ou juge.
— Fig. : La coHscience peiii arbitrer un fait moral; elle ne peut juger d'un fait intellectuel. (Chateaubr.)
S'arbitrer, v. pr. Etre arbitré : Ces domtnages peuvent s'arbitreb.
Arblay (Francisca Bcrnet, mistress d'), femme de lettres anelaise, née daus la seconde moitié du xvm' siècle. Fille du compositeur Charles Burney. elle épousa, en 1796, un officier français avec qui elle séjourna à Paris de 1802 à 1S12. Ses principaux romans sont les suivants : Evelina ou l'Entrée d'une jeune orpheline dans le monde; Camille; la Femme eirante; le Voisin de campagne, etc. La plupart de ces productions ont été traduites en français. M"" d'.\rblav a en outre rédigé les mémoires de son père, d'après les manuscrits qu'il avait laissés.
ArbOGA, ville de Suède (gouv. de Vestmanland). sur lo fleuve Arboga, affluent du lac Maelar; 74.650 hab. Sources minérales. for<rcs et fonderies en fer. — Kivière de Suéde, passant par la ville d'Arboga, et faisant communiquer le lac Ma'lar avec le lac Hielmar.
Arbogast. ijénéral «barbare •. ncnt-être né en Gaule et d'origine franque, mort en 394. Il était im des princi-