ARBRE
entre les bois taillis, c'est-i-dlre coupés, ntilléi périodiquomont, ot les hautes futaies, c'est-à-dire les bois réservés â la quatrième coupe d'un bois taillis. L'usufruitier a lo droit d'exploiter les bois taillis ot do jouir des baliveaux, ou arbres do la première coupe périodique. Mais il est tenu d oUserver 1 ordre dos coupes et leur ijuotité, c'està-dire leur nombre et leur étendue, conformément à laménagement éubli par les anciens propriéiairi!». Quant aux arbres do haute futaie fqu'on n'abat guère ouo tous les (juarante ans), l'usufruitier ne peut, sauf lo cas où la hauio futaio était en coupe réglée au moment do l'ouverture do 1 usufruit, son servir que pour l'cnireticn du fonds. Enrtn, I peut jouir des arbres fruitiers détruit» par accident, mais il est tenu do les remplaiicr.
La loi du 20 août 1S81, modifiant les articles 670 et suivants du C. CIV., déclare mitoyens : i» les arbres d'uno haie mitoyenne ; 2» les arbres plantés sur la ligne séparaiivo do deux héritages. S'ils tombent d'une f^on quelconque, ils sont partagés par moitié entre les deux voisins ; de même pour leurs fruits. Chaque propriétaire gardo d ailleurs le droit imprescriptible d exiger 1 arrachage des arbres mitoyens. ^
Le propriétaire <i'un fonds ne peut avoir des arbres qu'à une certaine distance du fonds voisin. Cotte distance est hxée par les règlements particuliers et usages existants. C est seulement à leur défaut que le Code intervient.
La distance légale n'est pas la même pour tous les arbres : elle est de 2 m. pour ceux dont la hauteur dépasse 2m., etdeo»,.iO pour les autres. Cette disposition s applique à tous les arbres indistinctement. Une seule exception a été faite pour les arbres en espalier.
Exceptions. Le voisin peut exiger que les arbres irrégu lèrement plantés soient arrachés ou étêtés, c'est-à-dire réduits à la hauteur légale, sauf dans trois cas : !• s'il y a titre, c'est-à-dire convention, donation, etc ■ 2" s'il v a destination du père de famille, c'est-à-dire un certain "arrangement nu un propriétaire de deux héritages fait chez lui et d où résulterait l'établissement d'une servitude si ces héritages appartenaient à des propriétaires différents- 3° s il y a proscription trentenaire.
C'est devant le juge de paix de la situation des plantations litigieuses que les réclamations doivent être portées pourvu toutefois que la propriété et les titres qui rétablis^ sent ne soient pas contestes.
Le Code pénal l'art. 445, 446 et 4481 punit l'abatage ou U mutilation des arbres d'autrui d'un emprisonnement de six jours à SIX mois pour chaque arbre abattu; si les arbres étaient plantés sur la voie publique, le minimum de la peine est de vingt jours. Enfin, d'après l'article 456, le déplacement ou la suppression des arbres servant de limite entre les héritages est puni d'un mois do prison au moins, d un an au plus, avec amende minimum de 50 fr.
Les plantations le long des routes sont régies par la loi du 9 ventôse an XIII et le décret du 16 décembre 1811 titre MIL Elles sont établies soit par ordre de l'administration, soit volontairement par les propriétaires riverains sur leurs propriétés respectives, à 1 m. au moins du bord extérieur des fossés. Le choix des arbres est réservé à ladministration des ponts ot chaussées, qui surveille les opérations. Le remplacement des arbres morts ou manquants doit avoir lieu dans les trois derniers mois do l'année.
Les arbres plantés sur le sol même de la route, ou sur les propriétés riveraines, ne peuvent être coupés qu'avec 1 autorisation du ministre des travaux publics, dans le seul cas de dépérissement et à charge de remplacement immédiat. Les contraventions sont punies d'une amende égale au triple de la valeur de l'arbre.
Elagage. L'élagage des arbres des routes ne peut avoir heu qu en vertu d'un arrêté du préfet, et par les soins des ingénieurs des ponts et chaussées.
— Hist. Arbres symboliques. L'usage des arbres svmboliques remonte à la plus haute antiquité. Selon Pline les arbres auraient été les premiers temples, et Lucien dit que les anciens attribuaient à chaque divinité un arbre sacre qui lui fut propre : c'est ainsi que le chêne appartient à Jupiter, lo laurier et le palmier à Apollon 1 olivier à Minerve et à Pallas, le myrte et le tilleul à Vénus, le pin à Cybèle, le peuplier à Hercule, le cvprès à Pluton, la vigne' à Bacchus, le cèdre aux Euménides, etc. Devant l'arbre auquel s'adressait le culte étaient placés des autels ou des tables d'offrandes. Des forêts entières étaient consacrées à certaines divinités. On sait aussi combien les Gaulois avaient en vénération lo chêne et la plante parasite qui s'y attacha, le gui.
De tout temps on a, en France, planté des arbres de ïïiai en signe de réjouissance publique. V. mai.
C'est dans les arbres do mai que quelques auteurs ont vu l'origine des ai^bres de la Liberté de l'époque révolutionnaire. D'autres auteurs constatent que, dès les premiers jours de l'année 1790, l'on se mita planter dans les campagnes des arbres, imitation sans douto des arbres do mai, au pied desquels les paysans brillaient, quand ils le pouvaient, les titres seigneuriaux.
L'arbre de la Liberté était orné de fleurs et de rubans à la nation (c'est-à-dire ti'icolores). En mai 1792, on en comptait plus de soixante mille en France. Paris en avait déjà alors uo grand nombre.
L'arbre de laLiberté, comme la cocarde, fit le tour du monde : les soldats français les arboraient partout en même temps que le drapeau national ; et même il en fut dressé en certains pays où ne pénétrèrent point les armes de la Ré-
Fublique (en Pologne, par exemple), et qui avaient subi influence des idées françaises. Les colonies suivirent l'exemple de la métropole.
Le 3 pluviôse de l'an II (22 janvier 1794\ la Convention rendit un décret pour réglementer l'usage des arbres de la Liberté.
Les arbres de la Liberté étaient entretenus avec suiti
ARBRESIGNY
ARC
Arbre de la Liberté.
témoignage de la concorde entre
par les populations locales. On se rassemblait sous leur ramure pour prêter le serment civique et pour d autres actes importants. Dans les solennités, ils servaient de statiuxs, pour parler le langage du temps, autrement dit de « reposoirs » . Ils avaient, en un mot, la même importance (i^ue l'autel do la patrie; c'étaient des monuments publics, dont les lois protégeaient la conservation.
On planta aussi des arbj'cs de la Fraternité; citons celui qui fut érigé, place du Carrousel, le 28 janvier 1793, devant l'assemblée de la commune et des autorités de Paris; et celui qu'on érigea sur la frontière française du canton de Genève les citoyens des deux pay
Sous l'Empire, dans diverses communes, on vit 1 arbre de la Liberté devenir l'arbre Napoléon. La Restauration lit rechercher avec soin les arbres de la Liberté qui subsistaient, et donna des ordres pour (Qu'ils fussent arrachés.
A la révolution de Juillet, on vit reparaître les arbres de la Liberté. Mais c'est surtout après Février 1848 qu'ils se multiplièrent dans toute la France. Léon Faucher, ministre de l'intérieur en 1S49, ordonna de les arracher. Il y eut quelques troubles ; mais enlîn la mesure fut exécutée.
On caoisissait, pour faire les arbres de la Liberté, des chênes, à cause de la beauté de l'arbre et de l'ancienne tradition gauloise, ou des peupliers, à cause du nom populus (peuple). . . , I 7 ,
— BiDLiOGE. : Histoire patriotique des arbres de la Liberté, par Grégoire, membre de la Convention nationale, nouv. édit. (Pans. 1833).
— Arbi-es célèbres. Certains arbres, à cause de leur antiquité et par les souvenirs qu'ils rappellent, ont conquis pour ainsi dire une existence historique.
L'arbre de Pope, prés de Binfield (un hêtre), est entouré d'un respect universel en Angletci-re. Dès l'âge de douze ans. Pope composa l'Ode à la solitude, sous l'ombre de ce hêtre où il aimait à se reposer.
Le cèdre dit du Jardin des Plantes, Un des plus beaux et des plus anciens cèdres de France. Bernard de Jussieu l'aurait apporté, dans son chapeau, d'une contrée lointaine, et, dans la traversée, se serait privé de sa ration d'eau pour l'en arroser. Suivant une autre version, cet illustre naturaliste l'importa tout simplement d'Angleterre, en 1734. Les cùdres du Liban, dont les rares exemplaires qui subsistent passent pour être contemporains de Salomon, s'élèvent au lieu dit El-Herzé, sur un étroit plateau du mont Liban, non loin de Tripoli de Syrie et de Djebaïl. Le châtaignier de l'Etna était certainement le végétal le plus volumineux qui soit sur le globe avant qu'il ne fut séparé en trois fûts par la vieillesse et les intempéries. Il est appelé le châtaignier des cent chevaux (castagno de cento cavalli), depuis que la reine Jeanne d'Aragon, surprise sur l'Etna par un orage effroyable, trouva un abri sous cet arbre avec cent personnes de sa suite.
Les châtaigniers de JRobinson, situés dans les campagiies voisines de Sceaux et surtout de Châtenay, près Paris; les plus gras sont au village de Bobinson -, ils doivent leur célébrité aux cabinets de société construits à une certaine hauteur au milieu de leurs branches.
Le chêne du roi Etienne, dans la prov. de Southampton, ainsi nommé par la tradition, qui voulait que ce prince eut tué un cerf gigantesque près de ce chêne.
Le chêne de la Cuve, Chêne situé dans la forêt de Brotonne, dans un lieu dit Val-aux-Louoetie7's, comm. de Guerbaville (Seine-Infér.).
Le chêne de Rollon ou chêne à Leu, dans la forêt de Roumare, près de Rouen, ayant été creusé par un incendie et menaçant ruine, fut rétabli en 1895. Ce pansement absorba un cube de maçonnerie de 6"", 17, et l'arbre a repris sa vigueur.
Le chêne de Guernica, Un des arbres historiques les plus célèbres d'Espagne. L'assemblée générale du gouvernement de la province de Biscaye se réunissait tous les deux ans sous ce chêne pour voter. En 1476, Ferdinand et Isabelle jurèrent sous son feuillage le maintien des lois biscayennes : los fuej'os. L'arbre antique est mort en 1811, mais il a été remplacé par un robuste rejeton qui verdit encore.
Le chêne de Vincennes, au pied duquel, au dire de Joinville, saint Louis, entouré de sa suite, donnait audience à tous ceux qui avaient à lui parler. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir.
Le chêne d'Allouville, près d'Yvctot (Scinc-Inf.). Il a près de 10 m. de circonférence. A son sommet, un petit clocher recouvre une chambre d'anachorète : le bas du tronc a été converti en chapelle, en 1696. Pendant la Révolution, les habitants s'opposèrent à sa destruction.
Le dragonnier d'Orotava, situé dans l'ile de Ténériffe, d'une circonférence de 15 m., a été découronné en 1S68 par un terrible ouragan.
Le laurier de Virgile, planté, prétend-on, par Pétrarque, sur le tombeau du poète de Mantoue. Il périt pondant les guerres du commencement de ce siècle. Il a été remplace par un nouveau laurier que Casimir Delavigno voulut planter lui-même, et qui subsiste encore.
Le laurier d'Isola Bella, Arbre magnifique qui se trouve dans une des îles Borromoes (lac Majeur). Trois jours avant la bataille de Marengo, Bonaparte a dîné sous son feuillage. Dans l'intervalle du premier au deuxième service, il écrivit sur l'écorcc du laurier, contre lequel il était appuyé, le motital^gn battag lia (hataûlc).
Le mari'oiuùfr du 20 mars, qu'on voit à Paris, dans le jardin des Tuileries, et ainsi nommé parce que presque tous les ans, à cette date, alors que les autres marronniers du jardin ne donnent encore aucun signe de végétation, il a déjà des feuilles.
Le tilleul de Moral, près de Fribourg, en Suisse, planté, dit-on, le jour do la bataille do Morat, et sous lequel, pendant le xvi« siècle, se tenait une cour de justice.
Les oliviers de Gethsémanî. «ont les descendants existent encore dans le jardin des Oliviers, où le Christ se retira avec ses disciples le soir de la trahison.
L'oranger de Versailles, connu sous le nom de Grand. Bourbon ou de François 7", acquis à la vente des biens du connétable de Bourfeon, en 1523, à cause de sa beauté.
Le platane de Bujukdéré, appelé aussi platane de Godefroy de Bouillon, célèbre dans tout l'Orient, et situé dans une délicieuse vallée, à 12 kilom. de Constantinople. D'après la légende, latente de Godefroy de Bouillon avait été dressée sous son ombrage.
Le pommier de Newton, Pommier sous lequel, d'après la tradition, Newton était couché lorsque, en voyant tomber une pomme, il conçut la première idée de la gravitation universelle.
Le saule de Sainte-Hélène. A Hut's Gâte, plongeant du regard dans la belle vallée du Géranion, Napoléon avait dit un jour : <> Si je dois mourir sur ce rocher, que l'ou m'enterre au-dessous de ces saules, près du ruisseau. » Ses compagnons obtinrent la réalisation de ce désir, et la cérémonie funèbre eut lieu le 8 mai 1821.
Le saule d'Alfred de Musset, Saule pleureur planté, au cimetière du Pere-Lachaise, sur la tombe du poète, en réalisation du désir formulé dans ces vers :
Mes chei's amis, quand j Plantiez un saule au cimetifire ; J'aime son feuillage éploré ;
— Iconogr. Arbre de la science du bien et du mal. C est l'arbre du jardin d'Eden qui portait le fruit défendu. La Genèse ne fournit aucune indication précise à son sujet. L'art byzantin avait coutume de représenter ainsi la chute de nos 'premiers parents A 1 in t t r\ 11 it i nus près d'nn grand
irbre semblabl un figuier et cou vert de feuilles un serpent enter tillé autour de cet arbre, avec la tête tournée du côte d'Eve. D'une main, Evecueilledu fruit et, de l'autre, elle en offre à Adam, qui accepte. " L'I talie adopta tantôt le figuier, comme avait fait la Grèce, tantôt l'oranger. Le diable qui a séduit Eve n'est pas tou jours figuré de la même façon : le plus souvent, c'est un serpent réel en roulé autour de l'ar bre ; quelquefois ce serpent a un visage de ieune fille d'autres l'ois, il a deux têtes, lune de jeune fille l'autre de jeune homme : la première regarde Adam, la seconde est tournée vers Eve. n Arbre de ne, Autre arbre du paradis terrestre, dont les fruits avaient la vertu de conserver la vie à l'homme s'il avait gardé son innocence, il L'arbre de la croix, La croix où Jésus-Christ fut attaclié.
— Arbre de Jessc, Arl.ro i:ciir;il'ii:biiii' '!'' ..l'-Mis-riirist. Il a été très souvem rr].rrs,i;ir \-iti- la l'iiNimc ot la sculpture , depuis le xii'= siècle jusqu'au xvr. Le patriarche Jessé est
figuré co
:hé
terre et endormi.
Tantôt de sa poitrine, tantôt de sa bouche ou de son cerveau, s'élance un tronc vigoureux qui se ramifie de plus en plus à mesure qu'il s'élève, et chaque ramification porte à l'extrémité un des ancêtres du Sauveur.
Enfin, la branche la plus haute se termine par une fleur épanouie, qui sert de trône à la Vierge, qiielquefois seule, d'autres fois tenant l'Enfant Jésus entre ses bras. L'arbre est souvent plus compliqué. On voit entre chaque branche un propiiète avec un phylactère portant la prophétie dont il est l auteur, et qui se rapporte toujours à la venue du Christ : il resarde le sommet de l'arbre et montre du doigt celui sur lequel l'Esprit-Saint doit se reposer. En Orient, on ne se contente même pas d'intercaler ainsi les prophètes au milieu des arbres : on y place aussi le devin Balaam et les anciens Saces de la Grèce.
Ùarbre de Jrs.sr a étt- représenté, entre autres, dans ■|l;llll■(■•^ (.-t. dans une verrière de :r\\r. :i Paris. Tout le tympan ■ la r.nlii-dralc de Beauvais est ■c de Jl.s.w, sculpté au XVI" siècle [ution. Ou trouve des arbres de Jes::^!.- &ou!|>tt^ plaque sur des constructions civiles.
Arbresigny, comm. de la Ilaute-Savoïc, arr. et à 26 kilom. do Saint-Julien; 987 hab.
ArBRESLE (L') flat. Ai'borclla], ch.-lieu de canton (Rhône), arr. et à 25 kilom. de Lyc Brévenne, sous-affluc
une verrie l'église di du portail rempli par
au confluent ( l de la Sauàc par l'Azergues et
la Turdine; 3.577 hab. {Dreshis.) Ch. de fer P.-L.-M Aux environs, carrières de pierre de taille et de pierre a chaux hydraulique. — Le canton a 17 comm. et 18.484 hali. ARBRET ((»■(') n. m. Cbass. V. arbrot.
ARBRETER V. n. Préparer des arbrcts, des gluaux. ARBREUX («(), EUSE adj. Planté d'arbres, couvert d'arbres : Pays arbbeux. Terres akbreuses.
ARBRIER [é) n. m. Fût de l'arbalète, sur lequel est montrl'arc et où repose la flèche, et qui porte tout le mécanisme de détente. Dans les arbriers des arbalètes se bandant autrement qu'avec la main, il existe des anneanv des tourillons donnant point d'appui aux leviers ou an . crochets servant à tendre l'arc. V. arbalète.
ARBRISSEAU {so — dimin. de arbre) n. m.'Végétal lignéequi ne s'élève qu'à une faible hauteur , et dont la tige r-i ramifiée dès la base : L'aubépine, le tilas, le myrie, sont il' arbrisseaux. Il Sous-arbrisseau, Végétal ligneux, qui ticji en quelque sorte le milieu entre l'arbuste et la tige lier bacée ; La rue officinale, la vigne vierge, etc., sont ./■ sous-arbrisseauœ.
— Fig. Etre faible au physique ou au moral. ARBRISSEL, comm. d'IUe-et-'Vilaine, arr. et à 26 kilom. de ^'itré ; 351 hab. On disait naguère Arbressec. Patrie de Robert d'Arbkissel.
ArbriSSEL (Robert d'). Biogr. V. Robert. ArbROATH, ville d'Ecosse, comté de Forfar ou Anfus, port de mer; 22.800 hab. A 18 kilom. en mer, rocher et phare de Bell-Rock.
ARBROT tbro) ou ARBRET(4r^) [rad. arbrel n. m. Branche d'arbre appointée par le bas, pouvant être plantée dans le sol, ot dont chacun des menus rameaux est muni d un morceau de sureau, appelé dé. dans la moelle duquel on enfonce un ou plusieurs gluaux : On attire les oislaui a /arbrot arec des appelants et des moquettes, et enp,pantttf,ouant.
ARBUE (ni bù) n. f. Argile employée dans l'industrie
roui latiliter la fusion des minerais calcaires; c'est ce
pie Ion nomme un fondant. Syn. de erboe (ou herbce).
Arbos t urg de l'ile de i?ardaigne (prov. de Cagliari);
4 lai I \floitation de mines de plomb argentifère.
ARBUSCULAIRE (buss) adj. Qui est ramifié comme un
I 1 1 i u arbrisseau.
ARBUSCULE (buss— dn lat. arbuscula) n. m. Petit arbre.
ARBUSTE buss — lat. arbustum, même sens) n. m. Vé-
tal ligneu\, à tige ramifiée dès sa base, mais qui s'élève
I PU et dépasse rarement un mètre : Le rosier, le chèvre-
feuille, les bruyères, sont des arbustes.
ARBUSTIF, IVE {buss) adj. Qui appartient à l'arbuste, lui se compose d'arbustes : Plantations arbustives.
— 1 ir/ne arbustive. Nom donné aux vignes que l'on 1 lante au pied des arbres isolés, dans la seule intention lui 11 oltir la feuille pour la nourriture des bestiaux.
ArBUTHNOT (.lean), médecin et littérateur, né à \rl uti 11 t Lcosse) en 1658, mort à Londres en 1735. U de\ int 1 un des médecins de la reine Anne. Il fut plus lettre que médecin. Nous citerons parmi ses ouvrages : lArt de mentir en politique, et le Procès sans fin on Histoire de John Bull, critique amère des mœurs et des hommes de son temps, qui fut traduite en français par l'abbé Velly (1753). C est de cet ouvrage très estimé que date le sobriquet de John Bull appliqué au peuple anglais.
ARBUTINE (du lat. arbutus. arbousier) n. f. Substance que l'on extrait de l'infusion aqueuse des feuilles d'arbousier, de busserole. L'arbutine C"H"0' forme des aieuilles groupées en faisceaux, incolores et amères. Elle est soluble dans l'eau, dans l'alcool et l'éther.
Traitée par les acides minéraux étendus, elle se dédouble en glucose et hydroquinone.
ARC (lat. arcus: de arcere, éloigner, repousser) n. m. Arme qui se compose d'une verge de bois ou de méiol. tenue courbée au moyen d'une corde tendue avec eft'oii, et qui sort à lancer des flèches : Bander, tendre un ak> Tirer de Taec.
— Anat. Arc du côlon, Partie moyenne on transversal^" du côlon. Il On l'appelle généralement côlon transrei'se.
— Archit. et génie civ. Courbe que décrit une voûm en pierre taillée, en moellons ou en briques, il Arc plein cintre ou Arc roman. Celui qui comprend exactement un demi-cercle, c'est-à-dire dont la hauteur est précisément égale à la moitié de la largeur, ou au rayon. H Arc surhaussé, ou exhaussé, ou surmonté. Celui dont la hauteur est plus grande que celle du plein cintre. » Arc surbaissé ou en anse de panier. Celui dont la hauteur est moindre que celle du plein cintre, il Arc déprimé. Nom que l'on donne à l'arc surbaissé lorsqu'il est déprimé au point ''!•• former une bgne horizontale droite comme un linteau i r recourbée aux deux bouts. Il Arc outrepassé ou en ftr ■• cheval. Arc dont la circonférence se prolonge au-dessous du diamètre. (On le nomme encore arc byzantin, parco qu'on en attri'bue l'invention aux Byzantins, ou moresque, parce qu'il était surtout en usage dans l'architecture moresque, arabe.) Il Arc en ogive, arc aigu, arc gothique, on simplement Ogive, Arc formé par doux segments (!'■ courbes qui se' coupent en faisant un angle à la parti supérieure de la construction, il Arc Tudor. Arc ogivj! fortement déprimé. III a pris naissance en Angleterre, son, le règne de Henri VII, de la famille des Tudors.) ii .1 ' ' équilàtéral ou en tiers-point. Quand il est élevé sur im trianele c-riuilatéral et formé par deux courbes ayant clia-
cune'lriii ■ ,1 11 naissance de l'arc de cercle qui lui
est o]'i ' r tona d'arc en ogive.) w Arc aigu ou
en luhi , ',.11 I I st élevé sur un triangle dontl'angle
Il II i|uc les deux autres. Il .4î'c lancéolé. iiLii, il \.i rn se rétrécissant aii-dessou>
ur , ]1 fst très usité dans l'archiii'--
, ': ''idc, ou Arc en talon. Arc ii' -■
jni de quaire centres, deux en dehor-. 'I deux en dedans, ot qui estaliernativement convexe et cim cave. Il Arc en doucine, Qui est formé de la même manicrr. mais en sons inverse, n Arc infléchi ou à contre-courbur: , Arc qui présente l'aspect do deux talons tangents à leur sommet, u Arc ellipsoïdal ou elliptique. Arc formé par la moitié d'une ellipse, n Arc trilobé. Celui qui est formé par la réunion de trois lobes plus ou moins resserrés ou épanouis. (Comme le nombre des lobes est variable, on dit
supcnii.i i Quand, I II 1 desoniili.s
ture iinriii
aussi qnintilob'^ pobjloht^, otc.) Il Arc en tU^charge ou de difc/iartje, Arc pralii|uù ou ploin mur au-dossus dos vidos, dos lintoaux dos i)oncs, dos balos do l'onfltros, pour roportor la charge do la niaçonm^rio supcriouro sur dos points d'appui solides. Il Aix renwrsi', Arc «jtabli dans les tondatlons d'un odiiii-o, la convoxito appuyant sur lo sol, atin do contrc-bout<«r dos points d'appui isolés on roportant leurs cirons sur une idus grande surlaco do lorrain. Il Arc amjulnifc ou ùrisé, Arc formé do doux parties droites, inclinées comme los côtés obliques d'un triangle isocôlo. (On lo nomme aussi arc en fronton ot arc en .■*„ \ T — K-:../, «.. -uolquofois tronqué. Il Arc aplati,
'•inrminôs par un carré abaissé
>Mi los eûtes sont égaux au tiers ' "U en segment de cercle. Arc
'lis .In s;i naissance, il Arc en laip it' iMiiM dans certainos tran-
M I II. , lortiliocs, dont les paiiii m li-s murs, ont
Arc .mi îsdeelio;
nitre.) Lare bri Arc & quatm '•(• de la corde •]■■ \ .
do cotte cent'- i
i son lus, chéos
rois oxtériouros, ; fortement pnmon voussoirs M'iii 1 :
dos et l'oxii'a !■■ ■■■!■■ !■ ■ ..Ml ■ . ' '1 1 i-ii|it' -s. Il Arc
flamboyant "n , \i i, i . ilinitn--, tan-
tôt droite, taiit-i irii\.'i -..■r^ rt .i^iii 1:, |i.iriH- siip.Tiouro se termine par doux talons renvfrst'S ot adossés, il Arc zigzagm^ Arc dont l'extrados ost découpé on zigzags, il Arc vampantf Arc dont les naissanceii sont à. dos hauteurs
lintra-
résuUor d'un dépôt do granulations graisseuses, et qui se doveloppo toujours égalomont sur los doux veux.
— Pnys. Arc animal. Se dit, dans les oxperionco» sur lo galvanisme, do la suite dos parties d'un animal comprises entre les doux pôles do la pile, et Arc excitateur, do CL'Iiii formé par los métaux, il Arc de clôture, Conductoiir fermant un circuit électrique entre doux points, ii Arc vollnique, Lumièro éclatante taillissant entre doux morceaux do charbon reliés aux doux pôles d'un générateur électrique.
— S<:ulpt. Arcs en arceaux, Ornements composés do litots contournés on façon de tréllos.
— Tochn. Ressort au moyen duquel on communique à certains outils un mouvomont do rotation alternatif : Dans beaucoup d'ateliers de tourneurs, /'abc remplace la perche. L'kuc des armuriers, des couteliers, etc., se nomme ordinairement archet ou arçon, il Grand râteau do charbonnier.
Il Arc de carrosse. Arc formé par doux pièces do fer cjui joignent lo bout do la floche ù. l'essiou dos roues do lavant-train.
— Par anal. L'arc des sourcils, La courbe formée par les sourcils.
— En arc, loc. adv. En forme d'arc.
— Prov. : Avoir plusieurs cordes, plus d'une corde à son arc. Exercer plusieurs métiers à la fois ; avoir plusieurs moyens do réussir, do gagner de l'argent, ii Détendre, débander l'arc, Donner quelque rolàche à l'esprit.
ARC
sur une éminenco qui termine la promeoado dos Champ»- Klyséos, au milieu d'une place circulaire où rayonucat
douzo avoauoK. .Son érection fui décrétée par Napoléon après la bataille d'Aubterliu. lo 12 février 1800. Construit d après le plan do ï'urcUiiecU) Cbalghn, l'éditlce fut inauguré le 2'J juillet 1830. Sa hauteur est do 49-, 55, sa largeur U'".82, et son épaisseur 22", lo. Sa face principale ost percée d'un grand arc en renfoncement, haut do 2^,42 et largo do M-,02 : l'archivolto qui lo décore porto console  sa clef ot repose sur uno imposte qui pourtourno lo monument. L'entablement, d'un grand stylo, est composé do modillons ot enrichi dornomenls courants; l'attiquo comprend douze pila-stres ornés d'épécs et do palmctles eniroméléos do boucliers sur lesquels sont gravé» los noms dos principales victoires do l'Empire. lies décorations superbes ornent le monumonr ; entre autres, les flgurcsdo la Henommiie par Pradicr, le Départ do Rade,
10 Triomphe do Cortot, la iU-sistance et la Paix d'Etcx, etc.
11 porte inscrits les noms do 386 gZ-néraux ayant âguré dans les guerres de la République et de l'Empire.
— L'Arc de triomphe du Carrousel fut élevé en 1806 sur la place de ce nom, à Paris, d'après les plans de Pcrcier et Eontaino. D'une grande richesse d'ornementaiion, il rappelle l'arc do Soptimc-Sévérc, à Rome. Des statues en marbre représentent les corps d'armée qui so irouvaionl à Austcrlitz : les dix bas-roliefs des façades ont pour sujets des batailles ou dos traités de l'Empire.
inégales. ^On l'emploie très fréquemment dans les arcsboutants, les frontons, les murs en talus, et surtout dans les voûtes d'escalier.)
— Arc de triomphe ou Arc triomphal. Monument formant un grand portique cintré et orné do bas-reliefs, d'inscriptions, pour consacrer le souvenir d'un fait mémorable, la gloire d'un vainaueur, etc. V. Encycl.
— Art milit. Arc à jalet, Ancienne arbalète propre à lancer des balles.
— Astron. Nom donné à des portions do circonférence do la sphère apparente du ciel ; Arc d'égnafeur, de mrridien, etc. ii Arc de progression ou de direction, et Ajx de rétrogradation, Ceux qu'une planète semble décrire, lo premier par son mouvement direct, le second par son mouvement rétrograde, ii Arc d'émcrsion, ou de vision. Quantité dont le soleil doit être aliaissé au-dessous do l'horizon, pour qu'un astre soit visible à l'œil nu. Cette quantité varie pour chaque planète, et quelquefois pour uno même planète, ii A7'c enty'e les centres. Arc qui, dans les éclipses solaires, est tiré du centre de la terre au soleil perpendiculairement à l'écliplique, et celui qui, dans les éclipses lunaires, est tiré du centre do l'ombro de la terre sur l'orbite de la lune, ii Arc de station première. Arc de station seconde. Arcs qui déterminent lo mouvement d'une planète dans le premier ou dans lo second doniicerclo de son épicycle. il .4ï'c. Syn. de anglk horaiui:. V. ce mot.
— Géom. Portion limitée d'une courbe quelconque. La droite qui joint les extrémités d'un arc s'api't'lle sa corde; on dit que la corde sous-tend l'arc ou que l'arc est sous' tendu par la corde. La distance du point do l'arc qui est le plus éloigné de la corde, à la corde, s'appelle la flèrhe de l'arc. Dans le cas d'un arc de circonférence, la flèche joint le milieu de l'arc au milieu de la corde, ii Arcs semblables. Deux arcs do circonférences mii ont le même nombre do degrés, il Arcs concentriques, Deux arcs de circonférences qui ont lo môme centre.
— Mar. V. Encycl.
— Mécan. Arc conducteur. Arc employé dans los cylindres oscillants, pour conduire le tiroir.
— Mèd. Arc sénile. Altération de la cornée qui paraît
!i Tendre trop l'arc, Montrer une trop trran'Te rigueur dans l'exercice do son autorité, surtout on parlant iTun professeur, d'un pèro de famille, il Tendez trop l'arc, la flèche dévie, On manque le but que ion vout attriinlre lorsque l'on se sert de moyens excessifs, il Débander l'arc ne guérit pas la plaie, Renoncer à faire du mal ne répare pas celui qu'on a fait.
— Encycl. Archit. L'origine des arcs de triomphe remonte à la coutume qu'avaient les Romains d'en dresser sur lo passage do leurs triomphateurs. Les premiers monuments do ce genre paraissent avoir été élevés par Stortinius, Scipion l'Africain et Fabius Maximus : il ne nous en reste aucun débris. Les cinq arcs de triomphe existant encore à Rome sont : l'arc de Drusus, construit en l'honneur de Claudius Drusus, l'an 9 avant notre ère, après ses victoires sur les Germains ; l'arc de Titus, élevé pour rappeler la conquête do la Judée ; rfl?*c de Septime-Sévère ; l'arc de Gallien, bâti en l'honneur de ce prince, aux frais d'un simple particulier ; l'arc de Conxtantin, le plus grand do tous et lo plus magnifiquement décoré, élové après la victoire do cet empereur sûr lo tyran Maxence.
Rome ne fut pas seule à ériger des arcs de triomphe ; on en rencontre dans toutes les parties de l'empire : à Ancône, à Bénèvont, élevés à la mémoire do Trajan. En (îaulc on trouve : les arcs do Saint-Remi ('près d',\rlcs^ et do Carpentras, tous doux consacrés à Marc-Aurèle, et l'arc d'Orange.
Les peuples modernes ont emprunté aux Romains l'usage d'élever des arcs de triomphe. On peut citer ceux qui furent élevés à Naples à Alphonse d'Aragon, et ceux que la ville de Paris édifia à la gloire de Louis XIV et auxquels on a donné depuis les noms de " Porte Saint- Denis et de " Porte Saint-Martin '. Sous Napoléon I''. les arrs du Carmu^rl et de VEtoile furent dédiés à la grande armée v. plus ha< . L'arc de Marseille, destiné à perpétuer le souvenir de la prise du Troca<iéro, fut consacré par la monarchie de Juillet aux gloires de la République et de l'Empire.
— L'Arc de triomphe de r£^of7e est le monument le plus considérable qu'on ait construit en co genre; il s'élève
— Armes. L'arc représente l'arme de jet la plus ancienne, à l'exception du javelot, sans doute. Les nommes de lùiT'^ de la pierre s'en servaient déjà. Dans raniiquité, lare est très employé comme arme de guerre, surtout chez les peuples orientaux, car les Romains, les Grecs, même les Gaulois, se servaient plutôt de javoHnes, ou même do la fronde. On voit toutefois des arcs hgurés sur les monuments de l'antiquité classique, et les bas-reliefs d'Eçine nous montrent des archers armés de l'arc à deux courbes. Mais, dans la
moyenàgelarc | ^rc ^gvptien-s. Ar turquois. Cet i. Arc frança
arc turquois
est construit à contre-courbes et fait généralement de matières très solides et élastiques, qui donnent à son ressort une extraordinaire raideur ; quand il est détendu, on n'y peut plus fixer la corde qu'avec de grands eflorts. et même en employant uno machine. Il est fait généralement do corne, formé de pièces de rapport étroitement ajustées et collées ensemble à contre-fil.
Le vrai type de l'arc occidental est le grand arc droit, dont on seser^'ait à la chasse comme à la guerre. Son bois était presque toujours emprunté à Tif. parfois aussi à l'érable, au noisetier, ani frêne, à l'aubépine. Dans les pays tropicaux, les sauvages se servent encore d'arcs de ces modèles, mais ils en prennent lo bois, la plupart da
ARC
temps à des essences à longue fibre, comme les palmiers, les bambous. C'est au xv« siècle que l'arc devient, en France, une arme de guerre d'un usage courant; lare, alors est une longue verge de la hauteur d'un homme, de section demi-ronde, et dont les extrémités s'effilent. Sa corde est faite de chanvre, parfois de boyaux. Ceux dont on se servait pour la chasse étaient beaucoup plus grands, dépassant 2 mètres. L'arc du xiv^ siècle envoyait la flèche à 220 métros au moins; son usîige disparaît, dans nos armées, avec le xv" .siècle; il n'en est plus fait mention à partir de lOU. Mais il persista beaucoup plus longtemps en Auglctorre, et même, en Ï627, on voit des archers anglais prendre part au combat de l'île de Ré. L'arc demeura d'ailleurs d'un usage traditionnel, national, en Angleterre, en Flandre, et ~"dans le nord de la France. L'ciui dans lequel les archers portaient leur arc et les cordes de rechange s'appelait l'archais.
— Mar. Contre-arc. Déformation que subit la quille d'un navire par suite de son manque de rigidité et des efforts auxquels elle est soumise.
Il Arc de grand cercie (navigation par 1"). Sur la spbère , ! arc do grand cercle est le plus court chemin entre deux points; c'est aussi la route que le navire s'efforce de suivre sur la surface des mers quand les circonstances le permettent. Cette route s'appelle " orthodromique », par opposition avec celle appelée « loxodromique 11, qui consiste à tracer une ligne droite entre les deux points dont on s'occupe et à faire une route fixe, au même cap, coupant sous un angle constant les divers méridiens. Sur les cartes marines, les routes loxodromiques sont représentées par des lit^nes droites, les orthoâromiques par des courbes. Il existe un système de cartes à projection centrale ou gnomonique, dans lesquelles les méridiens sont des droites parallèles, et les parallèles de latitude des hyperboles, chaque point de la surface de la tehro étant projeté suivant son rayon sur un plan tangent à l'équateur. Sur des cartes de cette espèce , l'arc de grand cercle allant d'un
point à un autre est figuré par une ligne droite, et, en mesurant la latitude de ses points d'intersection avec les méridiens, on peut tracer la route cherchée sur la carte marine.
— Math. Géom. Les propriétés des arcs ne sont que des cas particuliers des propriétés générales des courbes auxquelles ils appartiennent.
— Arc de cercle. On démontre en géométrie les principes suivants : Bans un viême cercle, ou dans des cercles égaux, les arcs égaux sont sous-teridus par des cordes égales; et réciproquement : si les arcs sont inégaux, les cordes sont inégales. La perpendiculaire menée du centre d'une circonférence sur une corde divise la corde et les arcs sous-tendus en deux parties égales. — Dans un même cercle, ou dans des cercles égaux, le rapport des arcs est égal à celui des angles au centre qui leur correspoyident.
C'est en vertu de cette dernière relation qu'on a pu substituer la mesure des arcs à celle des angles.
— Mesure des arcs de cercle. La circonférence avant
— Longueur de l'arc. Soit un arc de longueur A. comprenant n degrés, et appartenant à une circonférence dont le ravon est R. On a évidemment, 2 ic R étant la longueur de ia\-irconférencc ;
d'où A =
i^Rn
cU'. Si l'on conçoit
J. C, courbe quelconque; AMB. arc de la courbe; AB, corde de l'arc AMB; DE. flèche de l'arc — 2 AB, CD, arcs concentriques (centre O) — 3. AB, quadrant; AD et DB, arcs complémentaires; AD et DC, arcs suppiém«ntaires. — '». AMB, arc delà circonf.5rence; OAB, corde sous-tendant l'arc A MB ; DE, fîècbe de l'arc — 5. A B. CD, arcs semblables.
en 60", on évalue un arc donné par son rapport avec la circonférence, ou, ce qui est la même chose, parle nombre de degrés, minutes, secondes, etc.... compris entre ses deux extrémités. L'arc de 90" porte le nom de quadrant. Deux arcs sont complémentaires ou supplémentaires lorsque leur somme est égale à 00" ou à 180".
\r s de tiiomplie.
pomt mobile partant d'un point origine de la circonférence et tournant sur cette circonférence constamment dans le même sens, on est conduit à admettre des arcs de toutes les grandeurs possibles, depuis ce>o jusqu'à Yinfini positif; si le mobile tourne en sens contraire du sens choisi, on dira qu'il décrit des arcs négatifs, et on sera amené à concevoir des arcs négatifs variant depuis zéi-o jusqu'à Vinfini négatif. . , . .
Ces considérations ont une importance capitale en trt~ gonométrie. "V. TBiGONOMÉTRit:.
— Calcul différentiel et intégral. En prenant comme définition de l'arc la limite vers laquelle converge le périmètre d'un polygone inscrit dans l'arc, quand le nombre de ses côtés devient infini, chacun d'eux étant infiniment petit, ou peut évaluer la longueurd'un arc par une intégrale définie.
L'arc de la courbe plane y = f{x] compris entre le point de coordonnées .r„, 7/,,, et le point x, y est défini eu longueur par I V I i" \dx) ^^'y ^^ ^3. différentielle ds est
donnée par t^s' = rfx' -f rfy' ; en coordonnées polaires on trouve comme différentielle de l'arc d'une courbe plane :
;■ étant le rayon vecteur, 9 l'angle polaire.
Le nombre des courbes dont les arcs peuvent s'évaluer on termes finis est très restreint.
— Trigonométrie. Arc sinus, arc cosinus, arc tangente, etc. Ce sont les fonctions inverses du sinus, cosinus, tangente, etc.; si 7/ = cos x, on a inversement a; = arc cos y.
— Phys. Arc voltaïque. Si l'on approche jusqu'au contact les extrémités des conducteurs interpolaires d'une pile électrique, on obtient une étincelle; si, après les avoir amenés au contact, on les éloiene graduellement, on voit se produire entre eux. lorsquel'espace qui les sépare n'est pas trop considérable, un jet lumineux qui remplit constamment cet espace. Cette bande lumineuse a reçu le nom d'arc voltaïque. L'arc voltaïque a été observé ot étudié pour la première fois par Davy, en 1813; il se servait, comme électrodes, de deux cônes de charbon de bois ; Foucault les a remplacés par des baguettes de charbon de cornue.
L'étude des phénomènes qui se produisent entre les deux surfaces polaires que réunit lare voltaïque fournit plusieurs résultats assez remarquables : 1° Quand ces surfaces sont formées par des baguettes de charbon, la baguette fixée au pôle positif se «Touse à son extrémité
d'une manière continue; il y a transport de particules dii charbon du pôle positif vers le pôle négatif; il faut par suite avoir soin de rapprocher de temps en temps i c/ trémité des baguettes; on peut pour cela se servir d'un régulateur. (V. éclairage élkctrique.) 2° L'éclat et la longueur de l'arc dépendent de la nature des substances employées. 3» L'arc est d'autant plus long que la substance des éleetrodes est moins tenace ou plus friable; le charhoii, à cause de sa friabilité, donne l'arc le plus long.4'>Si les èlceirodes sont de substances différentes, la longueur de 1 are dépend du sens du courant. 5" Le transport de,'particules s'effectue aussi de l'électrode négative à l'élertrode positive; mais il est bien moins abondant dans ce senque dans le sens opposé, ô"» Toutes choses égales, d'ail leurs, lare est d'autant plus long que l'air ambiant estplu^ raréfié. De tous ces faits, on a conclu que l'arc voltaïque est produit par le passage continu du courant à travers les particules matérielles qui sont transportées d'un électrode à l'autre et qui forment une sorte de eondueteur intermédiaire.
— Luwi.-re f/e lare voltaïque. Vnrc r.<n<ni/i>f répand une lumière très \ i\.-, s.iisil.lement proportionnelle à I iMh-MMic 'iii courant. Ce sont les ' \tr. iNii.s (]i-s cliarbons, et surtout !■■ ]M>lr |M,.iiir. qui donnent la plus LT.ni.l.' .|ii:Liiiiie de lumière. La lulÉii'i'e .le 1 arr voltaïque étant riche en rayons violets, se rapproche plus de la lumière solaire que de celle du gaz ou des lampes. Le speetro do l'arc voltaïque est plus étendu que le sp.Tire solaire du côté des radia- Arc voltaTque. hniis li-s plus réfrangibles. Les pho-
l'iLiJi'iios recourent â l'arc voltaïque pour éclairer les uliiei^ qu'ils veulent reproduire avec une grande vivacité de tons, en l'absence du soleil.
— Température de l'arc voltaïque. La température de l'are ne peut être mesurée avec exactitude; mais ou sait ■ pie 'T-tte température est de beaucoup la plus élevée que
uehions produire : le platine y fond facilement. i: I évalue la température du charbon positif à 3.900" ,
I 'In ni négatif à 3.150°; celle de l'arc à 4.800", quelles 4110 soient la longueur de l'arc et l'intensité du courant.
— Force électro-motrice. La l'ésistance de l'arc voltaïque diminue avec Yintensité du courant.
L'arc est le siège d'une force électro-motrice qui, d'après Kdlund, est indépendante de l'intensité du courant lorsque celui-ci dépasse une certaine limite; elle est due à une polarisation des électrodes.
— • Allcs. mythol. : L'Arc d'Ulysse. Ulysse, après viiiL'i ans d'absence, rentre dans Ithaque, sous les haillons d'un mendiant. Nul ne le reconnaît. Assis au coin du foyer, conmie un misérable, il voit les prétendants de Péncii>|Mse livrer à la joie dans les festins et insulter à S:>u s^uvi nir. Cependant Pénélope, forcée enfin de faire iiri > 1 mx parmi ces prétendants, déclare qu'elle est prête ,1 ■ i u ser celui qui parviendra à tendre l'arc immense il l l\-- Tous l'essayent inutilement. Alors l'étranger saisit l'ai' au mdieu des rires moqueurs, le tend d'une main vigun rcuse, puis dirige ses traits contre chacun des princr-, qu'il immole tous successivement, aidé de son fils Télénia i[ue. — Dans l'application, l'arc d'Ulysse est en quelque sorte un talent, une force intellectuelle ou morale, qui est l'apanage d'une organisation privilégiée, d'un homme supérieur, dont personne ne peut recueillir l'héritage.
Arc (Jeanne d'), et non pas i>arc, dite la Pucellc d'Orléans, naquit en 1412 à Doniremy de Grcux, dans le bailliage de Chaumont et la prévôté d'Andelot, sur les confins de la Champagne et de la Lorraine. D'ardentes discussions se sont élevées, et durent encore, pour savoir si Jeanne était lorraine ou franco-champenoise ; cette dernière origine semble la plus probable. Fille de modestes laboureurs, qui avaient une aisance relative (son père Jacquis d'Arc, natif de Ceffonds, fut doyen de Domremy), Jeanne mena dans son enfance une vie assez humble, n'ayant appris ni à lire ni à écrire, à une époque où pourtant l'instruction élémentaire n'était point absolument rare. Ignorante, dira son dernier confesseur, au point de savoir à peine son Pater, Jeanne gardait parfois les troupeaux de son père, mais plus souvent aidait aux soins du ménage sa mère Isabelle Romée, originaire de Vouthon, filant et cousant aussi bien que femme du monde. La piété, dont sa mère avait jeté les germes dans son âme, s'y développa et prit dans sa vie une place prépondérante ; si bien qu'elle n'hésitait pas à fuir les jeux de ses compagnes, à laisser même un moment ses occupations, pour prier dans les sanctuaires, notamment dans celui do Notre-Dame de Bclmont ou Bermont, pèlerinage assez fréquenté. L'on a même pu dire avec vraisemblance, sinon avec certitude, qu'elle se fit affilier au tiers ordre de la pénitence de Saint-François d'Assise, qui comptait en France de nombreux adeptes. Avec l'amour de Dieu, celui de la patrie remplissait le cœur de la jeune fille : âme ardente, cœur sensible, elle ressentait avec vivacité la
II grande pitié qui était au royaume de France »; elle ne pouvait voir couler le sang français sans que les cheveux lui dressassent à la tête, et le seul Bourguignon qui fût à Domremy, elle eût voulu lui voir couper la tête, si c'eût été la volonté de Dieu. Sans être un théâtre habituel do la guerre, la vallée qu'elle habitait n'était pas à l'ab.-'i des incursions des hommes d'armes ; une fois, avec su famille, elle dut fuir jusqu'à Neufchâteau. D'ailleurs, Domremy, sis sur une route assez fréquentée par le commerce, recevait l'écho douloureux des désastres qui s'abattaient sur la patrie française. Une légende qui courait le pays disait que la royauté, perdue par une femme, serait sauvée par une vierge ; la femme de ruine, c'était Isabeau de Bavière ; la vierge libératrice fut Jeanne d'Arc. Des voix, qu'elle dit être celles de l'archange saint Michel et des saintes Catherine et Marguerite, se manifestèrent à elle dans sa treizième année (été de 1424\ lui recommandant d'abord d'être bonne et pieuse, puis la pressant do marcher au secours du daupnin. Après des angoisses et des hésitations qui durèrent jusqu'en 1428, Jeanne finit par céder à ce qu'elle regardait comme l'ordre impérieux du ciel. Conduite par son cousin Durand Lassart ou Laxart au capitaine de Vaucouleurs, le sire de Baudricourt, deux fois repousséo par ce dernier, elle no céda point; décla-
it, qu'il lui fallait aller trouver le daupliin, -. miand i-llo lovi-ult usiM* SCS jambes jusqu'aux f<()noiix i . clli- niussil .()iivaini'i-o doux hommes d'arnirs, .lc;in -i-- Mri/. et irtraii'l do l'oulaut;^, qui s'oirrironi a I .*'■. .,i,,|, , i,,.r, ot i hoiiiirs gt'Ns du lieu, qui se euti-. i.i.r |,Min lui utfrir (-ijiil|ii-iii(>iit. llaudricourC céda, lui ilMuna I t^k-o, la niil d uni! lettre d'introduction pour lo daupliin ot auloi lo départ lo 2S lovnor 1429. A Cliiuon, où était Cliar-