‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 393 sur 828 · I. Architrave du Louvre. — 2. Arch · texte numérisé non relu

I. Architrave du Louvre. — 2. Arch

est interrompue dans l'espace d'un entrepilastre, n Mar. Maîtresse poutre sur laquelle reposent certaines parties du bâtiment, ii Teclin. Partie unie, en contre-bas d'une corniche, et terminée par une moulure quelconque.

— Enctcl. La dénomination do l'architrave vient de ce qu'elle représente la maîtresse poutre qui, dans les constructions primitives en bois, était couchée horizontalemont sur les colonnes ou piliers, pour les relier les uns aux autres. Dans les monuments les plus anciens, l'architrave est presque toujours formée de longues pierres qui régnent de l'axe d'une colonne à l'axe de la colonne voisine. Dans les monuments modernes, on la compose souvent, par raison d'économie, de claveaux cunéiformes appareillés avec soin, et qui se soutiennent par leur coupe.

ARCHITRAVE, ÉE adj. Corniche architravée. Corniche qui so lie directement à l'architrave, la frise étant supprimée.

ARCHITRÉSORIER {ri-é — de archi, et trésorier) n. m. Tans I .-tiiruMi i-Tiipire d'Allemagne, Varchi trésorier ou f/rand tn'snrirr >lr I Empire était \' électeur palatin; sa. châ-vs^ consistait ù jeter de l'argent au peuple, lors du couronnement de 1 empereur.

— Archtrésorier de l'Empire, Un des six grands dignitaires de l'Empire français, créés en 1804. Lebrun fut le Seul titulaire de cette dignité sans emploi effectif.

ARCHITRIGLIN (lat. architricliniis ; du gr. archos, chef. ot tn/chnos, salle à manger) n. m. Celui qui, chez l'es anciens, présidait à la bonne ordonnance d'un festin, n Kam. Celui qui organise un repas.

ARCHTTROQUE n. f. Nom sous lequel on désigne la couronne ciliée primitive de l'embryon des métazoarres, et dont on suppose dérivés les bandes ciliées, les tentacules ou branchies, des échinodermes, des bryozoaires^ des brachiopodes, des lamellibranches, etc.

ARCHIVAIRE n. m. Syn. inusité do arciiivihtk. ARCHIVER v. a. Rocuoillir, classer dos archives. (Pou

ARCHIVES (du lat. archivum; tiré du gr. archcion, môme sens^ n. f. pi. Collection do documents manuscrits ou imprimés concernant l'histoire d'un Etat, d'un département, d'une ville, d'une administration, d'une communauté, d'une famille : Dépôt des archives, tes Grecs conservaient leurs ARCHIVES dans les temples.

— Lieu où les archives sont déposées, il Par aoal. : Les bibliothèques sont les archives du savoir.

— Hist. Nom sous lequel on a désigné le trésor dos reliques d'une église, i! Dans le bas -empire. Archives so disait des divers bureaux de l'administration impériale.

— Rem. Autrefois, ce mot était masculin et pouvait s'employer au singulier : Les curieux font de leur mémoire un ARCHIVE et registre fort mal plaisant, et de fort mauvaise ordce. (Amyot.)

— Encycl. Hist. et admin. Tous los peuples do l'ancien monde, Egyptiens, Hébreux, Cbaldéens, Assyriens, Perses, etc., ont eu des archives. Layard et Smith ont retrouvé les débris des archives des rois assyriens sous les ruines du palais d'Assurbanipal. En Grèce, chaque villo renfermait sos archives avec son trésor sacré dans los temples de ses dieux. A Rome également, les archives étaient réparties dans los temples. Los empereurs romains les établirent dans leurs palais.

Sous nos premiers rois, les archives do la couronne, faisant partie do la maison du souverain, voyageaient avec lui, comme le trésor de sa chapelle et les ministres ouxmfimes. En 1194, Philippe-Auguste, surpris dans une marche, à Fréteval, par Richard, roi d'Angleterre, perdit avec ses bagages le sceau royal et ses archives. On songea alors à fonder un établissement où les documents restèrent déposés dans des coffres de bois, d'où l'expression venue jusqu'à nous do « layettes u. En 1246, le précieux dépôt fut, par ordre de saint Louis, transféré à la sainte Chapelle, où il demeura jusqu'à la Révolution.

Chaque établissement civil ou ecclésiastique s'occupait, de son côté, de recueillir et de mettre en ordre les documents qui l'intéressaient. Evêchés, chapitres et monastères, avaient depuis longtemps leurs archives particulières, qu'ils conservaient et continuaient avec le plus grand soin. En 1782, l'ordre fut donné dans les diverses provinces de dresser une liste générale des archives ou dépots de titres; cet état en porta le nombre au chiffre de 1.22j.

L'Assemblée constituante créa, sous le nom d'archives nationales, un dépôt où seraient centralisés tous les titres de l'ancien régime, tant historiques qu'administratifs, existant à Paris. La Convention décida que les titres do même nature placés aux chefs-lieux des départements ot districts seraient soumis à un même régime. (Loi du 12 sept. 1790, décrets du 12 brum. an II et du 7 mess, an II ; arrêté des consuls du 8 prair. an VIII.)

En 1808, les archives nationales furent, sous le nom do archives centrales de VEmpire français, établies dans l'ancien hôtel de Soubise, où elles sont encore aujourd'hui.

Les archives nationales, qui s'augmentent chaque jour des documents dont les administrations n'ont plus besoin pour les affaires courantes, renferment plusieurs millions de titres, répartis dans environ trois cent mille cartons, liasses, registres et portefeuilles.

Les archives nationales ressortissent au ministère de l'instruction publique. Aux termes du décret du 25 février 1897, tout le service est confié à un garde général, ayant le titre de directeur, et ayant sous ses ordres 3 chefs de section, 3 sous-chefs de section, 1 secrétaire et l secrétaire adjoint, 20 archivistes, 3 commis. Le directeur, nommé par le président de la République, doit résider dans le local des archives. A la tête de chaque section, il y a un chef qui règle les travaux, sous l'autorité du directeur, et en surveille l'exécution. Les chefs de section sont nommés par le ministre.

Le décret précité du 25 février 1897 a classé les archives en trois sections : l" archives législatives et administrations modernes ; 2" archives des juridictions et administrations de l'ancien régime ; 3» trésor des chartes, collections de la section historique, titres domaniaux et fonds ecclésiastiques antérieurs à 1790.

Uno salle, dite salle du public, est ouverte au palais des archives chaque jour, dimanches et fêtes exceptés, de 10 heures à 5 heures, pour les communications ae documents sans déplacement. Nul papier ne sort des archives que par autorisation ou ordre du ministre.

Les ministères de la guerre, de la marine, des colonies, des affaires étrangères, et la préfecture de police, possèdent des archives spéciales renfermant des documents du plus haut intérêt.

Les archives départementales doivent leur naissance à une loi du 5 brumaire an V (26 oct. 1796). Elles sont distinguées en archives antérieures à 1790, et en archives postérieures à cette date. D'après le décret du 4 février 1850, les préfets nomment aux emplois d'archivistes départementaux; mais il leur est recommandé de choisir do préférence des archivistes-paléographes.

Les archives municipales, dont Ta circulaire ministérielle du 25 août 1857 a prescrit l'inventaire et déterminé la classification, forment entre les mains du maire un dépôt qu'il doit remettre intégralement à son successeur.

Les archives des établissements de bienfaisance présentent en général un grand intérêt historique. Une circulaire du 10 juin 1854 a prescrit des mesures pour le classement et l'inventaire sommaire des documents qui, dans ses archives, sont antérieurs à 1790.

Les archives des cours et tribunaux sont placées sous la direction du greffier.

— Syn, Archives, annales, chroniques, etc. V. annales.

— BiBLioGR. : Ch.-V. Lan-iois et H. Stein, les Archives de l'histoire de France (Paris, 1891).

Archives parlementaires. Recueil de tous les débats dont les assemblées politiques françaises ont été le théâtre depuis 1787 jusqu'en 1860. Les premiers volumes donnent les célèbres caliiers de 1789 et à ce titre sont d'un secours précieux aux historiens et aux politiques, bien que la publication soit peu satisfaisante au point de vuo de la critique des textes.

ARCHIVIOLE n. f. Mus. Instrument qui ressemble à la basse de viole, mais dont le manche, plus large, reçoit une plus grande quantité de cordes. Le nombre de celles-ci variait do douze à seize. Cet instrument fut en usage eu

Italie du XVI* au xviii* siècle. Il disparut devant lo violoncolio ot la contrebasse.

ARCHIVISTE (yits) n. m. Celui qui est préposé à U garde des archives.

— Notaire archiviste. Notaire chargé particulièrement d'écrire los bulles dos uapos.

— Kncvcl. Le titre a'arehiciâte, en Franco, est réservé : 1* aux archivistes de» archive» nationale»» choisis parmi les élèves do l'EcoIo dos chartes muais du dipl/iroo d'arehiviste-pali-ographe , cl le» archivistes départementaux ayant au moins trois ans d'exercice (décret du 22 déc. 1855) ; 2'* aux archivistes départementaux nommés par los préfets parmi les élèves diplômés do l'Ecole des chartes ou munis d'un cenirlcat d'aptitude (décret du 4 févr. 1850, loi du 10 août 1871) délivré par la commission supérieure des archives; 3' aux archivistes de bureaux d'état-major créés par la loi du 8 mai 1880.

— Archivistes militaires. Do tout temps, il a existé, dans les places de guerre un peu importantes, un officier ou sous-officier qualifié de secrétaire archiviste et chargé do la conservation des archives. Lorsque la loi du 20 mars 1880 eut réorganisé lo service d'état^major, un décret du 8 mai suivant détermina lo nombre, les attributions et lo recrutement d'archiviste» des bureaux d'état-major, destinés â remplacer les archivistes do la loi du 13 mars 1875; et, depuis lors, ils constituèrent une sorte de corps spécial, dont la loi du 24 juin 1890 a définitivement fixé la composition.

Les archivistes, répartis hiérarchiquement en cinq classes, se recrutent en principe, au concours, parmi les sousofficiers de toutes armes et de tous les services. Toutefois des capitaines et des lieutenants peuvent y entrer directement, toujours après concours, les premiers comme archivistes principaux de deuxième classe, les autres comme simples archivistes de première classe. Le quart des vacances leur est réservé dans chacune de ces catégories.

Le rôle des archivistes n'est pas seulement de conserver des archives, mais de contribuer au service des bureaux d'état major, afin de décharger le plus possible les oflicicrs qui y sont attachés, du travail matériel d'écritures.

Les archivistes ont rang d'officier, mais sans assimilation. Leur uniforme est assez peu connu : képi en drap bleu foncé, tunique-dolman semblable, avec, en grande tenue, un collet de velours noir orné de broderies d'or, indiquant le rang hiérarchique. Seul le pantalon garance à bande bleu foncé rappelle celui de l'ancien corps d'état-major.

ARCHIVOLTE (du lat. arcus, arc, et volutus, roulé) n. f. Bandeau formé de moulures, plus ou moins ornementées, qui règne sur la tète des voussoirs d'une arcade, dont elle suit le contour d'une imposte à l'autre : Les moulures de» ARCSivoLTES imitent celles des architraves. (Quatrem.)

— Encycl. D'après Vignole, l'archivolte toscane n*a qu'une seule bande ; le dorique en admet deux ; l'ionique et le corinthien en comprennent trois. L'archivolte antique est parfois décorée d'une agrafe ou console. L'archivolte retournée est celle dont le bandeau, au lieu de se terminer à l'imposte, se continue par un autre oandeau; l'archivolte rustique, celle dont les moulures sont interrompues

Far une clef et des bossages. Dans architecture du moyen âge, la forme des archivoltes subit les mêmes modifications que celle des autres arcs. Au xii* siècle, les rangs de claveaux arrivent jusqu'à trois; la décoration présente des dents de scie, des billettes, des pointes de diamant, des rosaces, des besants, et, dans les contrées où subsistent encore les traditions de l'art antique, des oves, des rinceaux, des denticules. L'intrados de l'arc intérieur, toujoursiisse jusqu'au xni" siècle, à partir de cette époque, se couvre de moulures très accentuées, et les profils s'évident de plus en plus à mesure qu'on approche du XV" siècle. Les archivoltes des portails des églises offrent des complications particulières, à raison de l'épaisseur des murs des façades : elles présentent plusieurs rangs do claveaux.

ARCHON {kon — du gr. arkhôn, chef) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des dynastidés, renfermant des scarabées africains dont on connaît deux espèces. Citons Varchon centaurus (Guinée).

ARCHONTAT {kon-ta) n. m. Dignité d'archonte, u Temps pendant lequel l'archonte était en charge.

ARCHONTE (kon — du çr. arkhôn, chef) n. m. Nom donné aux principaux magistrats dans beaucoup de cîtés grecques, notamment à Athènes.

— Dans le bas-empire. Titre donné à plusieurs grands officiers de la cour de Constantinople. Le plus élevé en dignité s'appelait le grand archonte.

— Hist. ecclés. Archonte des antimenses. Officier ecclésiastique chargé, dans l'Eglise grecque, de faire approcher de la sainte table ceux qui devaient communier, u Archonte des églises. Ecclésiastique qui avait l'intendance générale des églises, tl Archontede l'Evangile, Ecclésiastique chargé spécialement de la garde du livre des Evangiles, n Archonte des eontaces. Officier ecclésiastique chargé de garder les livres d'église, n .\rchonte des lumières. Ecclésiastique qui avait soin de ceux qui devaient se présenter au baptême.

— Encycl. A Athènes, ïarchontat fut d'abord une transformation de la royauté. Après le dévouement de Codrus, les Athéniens, prétendant que nul n'était digne de succéder à un tel prince, changèrent la royauté en une magistrature à vie. En 752, l'arcnontat no fut plus donné

Sue pour dix ans. Enfin, en 683, il devint annnel et fut ivisé en neuf archontes, dont les trois premiers so partageaient les anciennes prérogatives de la royauté. L'archonte éponyme donnait son nom à l'année; il était lo

Srotecteur légal des veuves et des orphelins, lo gardien es droits des familles. L'archonte roi était chargé des fonctions religieuses et jugeait les crimes d'impiété et d'homicide. L'archonte polèmarque commandait l'armée et jugeait les différends entre les citoyens et les étrangers. Les six derniers, nommés archontes thesmothètes, connaissaient des causes nombreuses qui n'étaient pas du ressort de leurs collègues. Chacun des neuf archontes avait le droit de publier des édits. Tous étaient primitivement

Archivolte.

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