V. ÉLECTROSCOPE A FLOTTEUR
ARÉOMÉTEUE n. f. Art, action de déterminer la densité, la pesanteur des liquides, au moyen de l'aréomètre.
ARÉOMÉTRIQUB adj. Qui appartient, qui a rapport à l'aréométrie, ai aréomètre : Echelles abéom étriqués.
Aréopage {du gr. areios pages; formé de Ares, et de pa{/os, colhne), colline d'Athènes, située à 10. de l'Acropole. Il Sénat et tribunal d'Athènes, qui siégeait sur cette colline : Ce fat en abaissant TArêopage que Périclès perdit Athènes. (Marmontel.) ^
— cm. Par anal. Assemblée de sages, d'hommes d'Etat, de magistrats, de savants, réunis pour examiner, juger une question. (En ce sens, s'emploie souvent d'une manière ironique ou plaisante.)
— Bncycl. L'Aréopage était lo conseil et le tribunal lo plus ancien d Athènes. Suivant la tradition, il existait dès le temps de Cécrops. Les Athéniens prétendaient uu'Arès lui-même s y était justifié du mourtrp d'un lils d.- Pos(Mdou D'après une autre Icirende, mise en scùnc pir E^-livle Oreste, meurtrier de sa mère Clvtemnestre. aurait plaidé victorieusement sa cause devant Alhéna sur l'Aréopage
Le sénat de l'Aréopage, appelé aussi conseil d'en h^ut (par opposition au conseil des Cinq-Cents, qui siégeait en bas, sur 1 agora), fut longtemps une assemblée tout anstooratif^ue, uniquement composée deupatrides. Depuis Selon, l'Aréopage se recruta parmi les archontes sortant de charge. Ce fut toujours, et avant tout, une haute cour de justice, oui connaissait des meurtres prémédités et des sacrilèges. Mais l'Aréopage exerçait, de plus, un véritable pouvoir politique, d'autant plus considérable, à lorigino quil était mal déterminé. Jusqu'aux guerres modiques lo
eonteîl d'en haut paraît avoir dirige touto la politi(|ue d'Athènes. En 461, une loi démocraliquo, proposée par Ephialtès, ami de Périclès, lui enleva presque toutes ses attributions et toute son influence. I^rs de la réaction aristocratique qui suivit l'expulsion doit Trente on 403, l'Aréopago recouvra la garde dos lois, do la religion «t des mœurs, ot la surveillance do l'éducation publique. Au IV* siècle, il intervint dans plusieurs circoostaoces solcniicMos : il punit do mort les citoyens qui avaient fui à Chéronéo (338), il fut chargé d'instruire le procès des orateurs corrompus par Harpaliis, et condamna Démosthèno (324). L'Aréopago conserva sa hauto autorité morale jusque sous l'empire romain ; et souvent on lui soumit dos causes ambiguôs. — C'est devant l'Aréopage, ou tout au moins dans un des locaux où siégeait cette assemblée, quo saint Paul prononça son fameux discours sur le dieu inconnu (53 do notre ère).
— Archéol. Sur la colline do l'Aréopage, on visite encore aujourd'hui dos ruines intéressantes. Co sont surtout des empreintes laissées sur le roc  l'endroit où lo tribunal siégeait en plein air : un escalier do 16 marches, un banc, des Mcgcs rectangulaires rangés en demi-cercle. Près de là, iiiio source, dans une profonde cavité, marque sans doute l cuiplaccment du sanctuaire des Euménidos. Sur toute la [date-lurme du rocher subsistent encore dos traces de maisons et de rues. Dôrpfold a fouillé avec succès (1895-1890) les pentes S.-O. de la colline.
~ BiBLioGR. : Dugit, Etude sur l'Aréopage athénien (Paris, 18G7) ; Lange, les Ephètes et l'Aréopage (Leipzig, I87lj ;
ARÉOMKTRIE — ARES
ARÉQUIER [ki-é) n. m. Genre do palmîor. V. arbc.
Arequipa, département du Pérou méridional (Amérique du Sud^, dont les 101.900 kilom. carr. f^ontdiviBés co deux régions distincte» : celle des plateaux des Andes ot celle du littoral entre l'océan Pacifique ei les Cordillères des Andes. I^o dép. d'Arequipa, dominé par le volcan du mémo nom, est peuplé do 160.280 hab. On y récolte surtout des produits agricoles et de bons vins. Il est traversé du S. au iN.-E. par un chemin do fer reliant Arica (sur lo littoral) à Puno (sur le lac Titicaca). Les villes principales de ce territoire, divisé ea 7 diMricUi, hont : Arequipa, Lilay, Quilca. Mollendo.
Arequipa, ville du Pérou, ch.-lieu du dép. et du district du mùDie nom, à "ïo kilom. de la côte, sur le rio Vitor, ijar 2.320 m. d'alt. ; 29.200 hab. C'est la seconde ville du Pérou el un des principaux centres littéraires do l'Amérique du Sud (elle possède une université depuis 1825). Commerce et industrie très importants. Arequipa est sur la ligne du chemin de fer de Mollendo au lac de Titicaca et à la villo de Cuzco. Cette ville, fondée en 1540 par Pizarre, est, en raison des six volcans qui l'fnUjurent, sujctto à de fréquents tremblements de terre; elle a ét4i désolée depuis 1582 par 14 grandes sccouiiscs; celle du 13 août 1868 la détruisit presque entièrement. A peu de distance de la ville, sources thermales de Tingo.— Nom d'une montagno volcanique du Pérou, appelée encore Aiisti, dominant la villo d'Arequipa; altitude 6.100 m.
ARÉQUIPITE n. f. Silico-antimoniate naturel do plomb.
et Louvre).
Caillemer, Aréopage, dans le Dict. des antiquités de Saglio ; Dorjifeld, Athen. Mittheilungen (1895).
ARÉOPAGITE u. m. Membre de l'Aréopage, à Athènes.
— Surnom de saint Denys, premier évêque d'Athènes. Il était membre de l'Aréopage, lorsque saint Paul y préclia l'évangile; il embrassa alors le christianisme, et reçut ensuite les ordres sacrés. Il fut martyrisé vers l'an 95.
ARÉOPACm- QUEadj. Qui appartient, qui a rapport à l'Aréo-
aréopagiles.
ARÉOSTYLE
{oss — du gr.
iiraios, peu serré, et5?ii/o*,coIonne n. m. Système d'entre-colonnomont, dans lequel l'intervalle qui
(Louvre).
Mars de M unie fa.
Aréostyle.
sépare les colonnes est de trois et demi à quatre diamètres.
ARÉOSYSTYLE {siss — du gr. araios, peu serré; sun, avec, et stulos, colonne) n. m. Système d'entre-colonnement qui, malgré son nom grec, est français ; il a été imaginé par Claude Perrault.
— Encycl. Dans laréosystyle, les colonnes sont accouplées deux à deux, do telle sorte que l'intervalle entre deux couples est de troisdiamètres et demi, tandis que celui qui sépare les colonnes du même couple n'est que d'un demi - diamètre. Les bâtiments dans lesquels il a été employé présentent un aspect écrasé, et semblent s'étendre en longueur. La colonnade du Louvre (Paris) en montre le plus bel exemple qui existe.
ARÉOTECTONIQUE (du gr. areios, belliqueux, et tcktonikè, art de bàtirj n. f. Partie de l'architecture militaire qui concerne l'art de fortifier, de défendre, d'attaquer les plares.
ARÉOTIQUE (du gr. araios, rare, peu dense) adj. Se disait des médicaments auxquels oo supposait la propriété de raréfier les humeurs.
AREPENNIS (niss) n. f. Ancienne mestire agraire en usage chez les Gaulois, suivant Columelle, et qui a été. croit-on, l'origine de noire mot arpent.
Aréosystyle.
ARER (lat. arare, même sens) v. a. Labourer. (Vieux.)
— En T. de mar. Se dit de l'ancre lorsque, jetée sur un mauvais fond, elle ne prend pas, ou lâche prise, et traîne alors en labourant le sable. (Vieux.)
Ares, comm. de la Gironde, arr. et à 44 kil. de Bordeaux, sur le bassin d'Arcachon ; 1.786 hab. Ch. do f. Midi.
Ares, un des douze grands dieux de l'Olympe hellénique, identifié plus tard avec le dieu Mars des Romains.
— Encycl. Myth. Ares était, chez les Grecs, le dieu de la guerre, de la violence, de la bravoure aveugle et téméraire. Il avait pour attributs la lance et l'épée, puis la torche, le chien, le vautour. Autour de lui, l'imagination populaire voyait tout un cortège allégorique de divmités malfaisantes : Agân (le Combat), Eris (la Discorde), Deimos et Phobos (la Crainte et l'Epouvante), Enyo et les £ères (divinités du meurtre et de la mort violente).
Suivant la légende, Ares était fils de Zeus el de Héra. 11 remplissait l'Olympe du bruit de ses querelles, ennemi surtout d'Héraklès et d'Athêna. Un jour, il fut enchaîné par les géants Aloades, et délivré par Hermès. Il ne vivait en bonne intelligence qu'avec Aphrodite, ce qui plus tard donna naissance à la fable de leurs amours : l'Odyssée nous conte déjà comment les deux amants furent surpris par Hephaestos (Vulcain). enfermés dans un filet et exposés ainsi à la risée des Immortels. Dans l'Iliade, Ares n'est que le dieu des combats et de la force brutale : il est souvent vaincu par Athêna, ou les protégés d'Athêna. La Grèce de l'époque classique n'en savait pas beaucoup plus sur l'histoire du dieu des batailles : par la pauvreté et la monotonie des inventions, le cycle d'Ares contraste singulièrement avec la richesse des autres cycles divins.
C'est que ce dieu n'a jamais été très populaire en Grèce. Le centre de son culte était en Thrace, a*où on l'apporta en Béotie. Ares avait im temple à Thèbes, d'autres en Laconie, à Tégée, à Hermïone, à Trézènc. Les Athéniens lui avaient consacré le rocher voisin de l'Acropole, appelé de son nom Aréopage (colline d'Ares) d après la tradition, le célèbre tribunal qui siégeait sur ce rocher avait été institué pour juger Ares, meurtrier d'un fils do Poséidon. Malgré tout, les sanctuaires du dieu de la guerre étaient assez rares en Grèce ; et il ne semble pas qu'aucune ville l'ait adopté pour son dieu protecteur.
— Archéol. Nous avons peu de renseignements sur les représentations figurées d'Ares, qui n'inspirait pas les artistes grecs. Sur les vieux vases peints, par exemple sur lo vase François, c'est un hoplite armé do toutes pièces. Le type se transforma plus tard. Mais nous connaissoos seulement deux sculpteurs célèbres qui aient tenté de représenter Ares : c est Alcamèno et Scopas. L'Arès d'Alcamène paraît avoir été un homme dans la force do l'âge, vêtu dune chlamyde, armé d'un casque et d'une lance. Tout différent était l'Arès de Scopas, dont nous avons sans doute ime reproduction ou une imitation dans l'Are* au repos de la villa Ludovisi : tm beau jeune homme rêveur, presque entièrement gu, assis près d'un bouclier, autour duquel se joue un Amour. Les représentations du dieu ne deviennent assez nombreuses que dans l'art grécoromain, depuis son assimilation avec Mars. A cette époque, on l'associe volontiers à d'autres divinités, surtout à Vénus, comme sur les fresques de Pompéi, ou dans les groupes en marbre du Louvre et de la vûla Borghèse. Par analogie avec ces groupes, on a prétendu de nos jours que la Vénus de Milo avait elle-mêm** fait partie d'un groupe do Vénus et de Mars.
ARESON
ARFAKS
AresON (Jean), prélat et poète islandais, né en 1484 mort en 1550. Evèque d'Holum, il s'opposa à main armée à l'introduction du protestantisme en Islande, lutta contre les troupes du roi de Danemark, Frédéric III, mais fut fait prisonnier et condamné à mort. II introduisit l'imprinierio en Islande. Il a composé divers poèmes, dont le plus connu a pour titre Lameiitation sur ta Passion.
ARESTEUL{/'èîs— du%-xfranç. arestuel, do arres^e?') n.m. Talon ferre d'une lance façonné en pointe, ou l'arrêt de la poignée de la lance. Le mot arestenl est très ancien et ne se trouve guère que dans les auteurs du xr siècle.
Aresthanas ou Aristhanas, nom du pâtre qui éleva Esculape.
ARÉTALOGUE (du gr. arétè, vertu, et logos, discours) n. m. Antiq. rom. Sorte de bouffon qui amusait les convives pendant le repas.
ArÉTAPHILE, fille d'^^^glator. Elle vivait à Cyrène, à l'époque des guerres entre Mithridate et les Romains. Devenue par la violence épouse de Nicocrasès, tyran de Cyrène, elle le fit assassiner par son propre frère Léandre. Maltraitée par celui-ci, elle le fit périr à son tour. Les Cyrénéeus lui ofi'rirent la royauté, qu'elle refusa.
ArÉTAS, nom commun à plusieurs rois de l'Arabie Pétrée, dont le plus connu est Arétas II, qui s'empara de la Cœlésyrie vers 84av. J.-C, prit le titre de n roi de Damas » , alla au secours d'Hvrcan contre Aristobule, et menaça Jérusalem. Un lieute'nant de Pompée arrêta ses succès; mais Arétas put garder Damas, moyennant un tribut.
ARETE (du lat arista, épi, à cause de l'analogie qui existe entre l'épi et une arête de poisson) n. f. Os mince et pointu, qui se trouve dans la chair de presque tous les poissons : Le hareng, la carpe, ont beaucoup ^'arêtes.
— Par ext.. Le squelette entier d'un poisson : Z,'abète d'une sole, d'une carpe. (Acad.)
— On distinguo dans un poisson : la grande arête (c'est la colonne vertébrale, armée de longues apophyses épineuses), et les arêtes proprement dites (ce sont les côtes, nombreuses, soudées avec les apophyses trausverses).
— Toute saillie naturelle présentant des formes anguleuses : Arête d'u?i rocher, d'une montagne, d'une ruine.
— Ligne courbe qui sépare ordinairement les versants principaux dune chaîne de montagnes, où se trouvent les pics les plus élevés.
— Anat. Elévation oblongue que la bandelette demicirculaire forme près de l'ouverture de Monro dans le cerveau.
— Archit. Angle saillant que forment deux faces droites ou courbes d'une pierre, d'une pièce de bois, etc. il Arête d'une voûte. Angle qu'elle forme avec un mur ou une autre voûte. 11 Voûte d'arête. Celle qui, formée par le concours de portions de voûte, est comme le produit de la rencontre de voûtes qui se confondraient l'une dans l'autre, il Vive arête. Angle bien marqué, il A vive arête, Se dit de même en pariant de toute pièce bien équarrie : Poutre, solive
À VIVE ARiÎTE.
— Bot. Filet sec, grêle, roide, qui termine souvent les glumes et les glumelles des plantes de la famille des graminées. Il On dit vulgairement barbe, i! Arête apicilaire. Celle qui termine le sommet de la glume ou glumeUe.
Il Arête dorsale. Celle qui prend naissance sur le dos de la glume ou glumelle, comme dans l'avoine, il Arête basilaire. Celle qui naît à la base de la glume ou glumelle, comme dans le « polypodium vaginatum ".
— Fortif. Rencontre de deux angles de glacis qui se joignent à l'angle d'un chemin couvert.
— Géom. Ligne d'intersection des deux plans qui forment un angle dièdre, ii En général, le nom d'arête s'applique, dans un prisme, dans une pyramide, dans un polyèdre quelconque, aux intersections des faces entre elles.
— Méd. vét. Maladie caractérisée par l'apparition de croûtes, aux canons postérieurs des chevaux sains. ,„,|, ,
Il Nom donné quelquefois à la queue lllfn
d'un cheval dégarnie de crins, n Cette
expression et celle de queue de rat. employée dans le même sens, sont tombées en désuétude.
— Miner. Ligne formée par la réunion de doux surfaces inclinées l'une sur l'autre, dans un cristal.
— Techn. Chacun des angles que forment les faces d'un diamant, ii Elévation angulaire qui règne tout le long d'une lame d'épée. il Carre dune lame de baïonnette.
Il Bord do l'enclume, ii Extrémité du bord d'un plat, d'une assiette, du côté du fond.
ArétÉ, planète télescopique n" 197, découverte par Pahsa, le 21 mai 1879.
ArÉTÉ, fille de Rhexénor, épouse d'Alcinoiis, roi des Phéaciens, et mère de Nausicaa. {Odyssée.)
ArÉTÉ, fille d'Aristippe do Cyrène, qui 1 "éleva avec soin et lui enseigna sa philosophie. Elle se rendit très célèbre, systématisa la doctrine de son père, et fit ellemême l'éducation de son fils, qui se nommait également Aristippe.
ArÉTÉE de Cappadoce, célèbre médecin grec, né en Cappadûce ; il paraît avoir vécu vers la fin du i" siècle de 1 ère chrétienne et au commencement du ii*. Quatre de ses traités, écrits en dialecte ionien et divisés chacun en deux livres : l" Des causes et des sif/nes des maladies aiguës ; 2'> Des causes et des signes des maladies chroîiiqiœs ; 2" De la cure des maladies aiguës; i" De la cure des jnaladies chroniques, ont été publiés par Boerhaave (1731), qui l'estimait à l'égal d'Hippocrate. Son chapitre sur la phtisie est un véritable chef-d'œuvre. Sa thérapeutique est moins espectante que celle d'Hippocrate. Comme théoricien, Arétée paraît avoir appartenu à la secte pneumatique .
ARÊTEUX (eu), EUSE adj. Qui est rempli d'arêtes.
— Fig. Embarrassant, difficultueux : Question arèteuse.
Aretho ou Arachtos, ou Aratthos, fleuve do Tanc. Epire, qui tombe dans le golfe d'Arta, au S. de l'anc. Ambracie; auj. Arta.
ArétHUSE (de Arêthuse, n. mythol.), planète télescopique n" 95. découverte par Luther le 23 novembre 1867.
Arethuse, une des Hcspérides, selon Apollodoro. — Mère d'Abas, qu'elle eut de Neptune.
A, tuiles arêtiè
réunissant sous un angle
ArÉTHUSC, nymphe qui, se baignant dans les eaux do l'Alphée, en Grèce, tut poursuivie par le dieu du fleuve jusque dans l'ilc d'Ortygie, en Sicile. Elle implora alors le secours de Diane, qui "la métamorphosa en fontaine. Les anciens, voyant le fleuve Alphée disparaître sous terre par des voies souterraines avant de se jeter dans la mer, supposaient qu'il allait rejoindre la fontaine Arêthuse. Et, comme celle-ci conservait néanmoins la limpidité et la douceur de son onde, ils supposèrent qu'Aréthuse avait la propriété de garder toute sa pureté à travers des eaux fangeuses et amères. Ce mythe poétique a enrichi notre langue d'une métaphore gracieuse pour faire entendre que certaines organisations admirablement douées peuvent traverser, sans altération, les milieux les plus corrompus.
ARÉTHUSE (de Arêthuse, nom mythol.) n. f. Genre de plantes de la famille des orchidacées, type de la tribu des aréthusées, renfermant une seule espèce, Varéthuse bulbeuse, qui croît dans l'Amérique septentrionale.
ARÉTHUSÉES n. f. pi. Tribu de la famille des orchidacées, ayant pour type le genre arêthuse. — Une arê-
THUSÉE.
— Enctcl. Les arêthiLsées sont des herbes teri*estres, acaules, à racines bulbeuses ou fibreuses, et qui sont originaires des régions tropicales des deux continents. Cette tribu contient un certain nombre de genres, tels que : decaisnêe, caladénie, pogonie, limodoron, vanille, etc.
ARÉTIE [si — de Aretius, n. d'un bot. suisse) n. f. Section du genre androsace, de la famille des primulacées.
ARETIER [ti'ê) n. m. Archit. Pièce de charpente placée à l'intersection de deux combles d'égale hauteur, et sur laquelle s'assemblent les empauons.
~ Plomb. Lame de plomb, maintenue par des pattes, qui sert à recouvrir les angles d'un comble en pavillon ou ceux d'une flèche.
ARÊTIÈRE n. f. Nom des tuiles qui recouvrent l'angle des couvertures sur l'arêtier, ii Couche de plâtre ou de mortier qu'on met en guise de tuiles, sur les angles saillants d'un toit ou arêtiers.
— Intersectiofa plane de deux berceaux ayant même plan de naissance et même montée.
— Partie triangulaire dans un pavage, à la rencontre de deux caniveaux plus ou moins aigu.
ArÉTIN (Pierre), célèbre écrivain satirique italien, né à Arezzo (d'où son nom de Arêtin)en 1492, mort à Venise en 1557. Il passa toute sa jeunesse à Pérouse, après avoir étudié à l'université de cette ville et s'être quelque temps adonné à la peinture. Venu à Rome sous le pontificat de Léon X, il se fit remarquer par son esprit satirique, mordant, qu'il mit d'abord au service de Léon X, puis à celui de Clément VII. Ces deux Médicis furent ses premiers protecteurs, mais ils ne satisfirent pas complètement son ambition, qui était très grande, et il quitta Rome en 1525, pour s'attacher au service d'un autre Médicis. Jean des Bandes-Noires. Ce condottiere étant mort en 1527, lArétin alla s'établir à Venise. Il jouissait déjà d'une très grande renommée sans avoir rien fait que ses pasquius, petits écrits satiriques en prose, ou le plus souvent en vers, qui circulaient clandestinement, et dans lesquels il exf-eUait. A Venise, il s'établit dans un palais sur les bords du Grand- Canal, et l'opulence où il eut l'adresse de vivre à une époque où les plusgrands
poètes, comme l'Arioste, étaient obligés de sa mettre aux gages d'un prince, dans une sorte de domesticité, pour ne pas mourir de faim, a donné lieu à toutes sortes de fables que les documents démentent. L'adresse de l'Arétin consista à se donner plusieurs maîtres, pour no pas en avoir un seul ; à se faire "pensionner à la fois par les Médicis, par Charles-Quint et par un certain nombre de princes italiens : le duc d'Urbin, le prince de Salerne, le marquis del Vasto, ainsi que par les lieutenants de l'empereur en Italie. L'argent qu'il sut tirer d'eux provenait beaucoup moins, quoi qu'on ait dit. de la crainte qu'il inspirait comme satirique que de son habileté à flatter et à servir ses différents protecteurs, à provoquer les largesses des uns en divulguant les libéralités des autres. Les ouvrages qu'il publia, dans les genres les plus difi"érents, à partir de 1532, eurent tous une vogue considérable, et le placèrent à la tête des littérateurs de son temps, ce qui explique d'ailleurs parfaitement le prix que les princes mirent à son amitié. Ce sont : Ragionamenti ou Dialogues (1532-1534), ouvrage licencieux, mais plein d'esprit et de verve, écrit dans une langue comparable à celle de Rabelais et de Brantôme ; son théâtre, composé de cinq comédies : Cortigiana (1534); il Marescalco (1535); l'Ippocrito (1542); il Filosofo (1546) ; la Talanta (1550), et d'une tragédie en vers, l'Horazia (1546), sur le même sujet que celle de Corneille [le combat des Horaces et des Curiaces: Dialogue des Cours (1538)]; Dialogue du Jeu {\5ib) ; des livres de dévotion : les Sept Psaumes de lapé7iitence {153A) ; la ffumanità di Cris ta {153S), sorte de Vie ae Jésus; la Genèse (1538); la Vie de sainte Catherine (1540); la Vie delà sainte Vierge (15A0) ; la Vie de saint Thomas d'Aguin (1543); sa correspondance : Lettere di M. Pietro Aretino (1537-1557), recueil très intéressant, l'Arétin ayant été en correspondance non seulement avec tous les souverains et tous les princes de son temps, mais avec les artistes les plus illustres. On y voit comment il s'y prenait pour mettre à contribution ceux qui pouvaient lui être utiles, car il fut le plus intrépide et le plus tenace quémandeur dont l'histoire littéraire ait fait 7 - 01
Arétin.
mention. On lui doit en outre un assez grand nombre ., Capitoli, de Canzones et de sonnets, imprimés à part, ou dans ses Lettres, et un essai de poème épique, la Mar/isa, dont il n'a publié que les trois premiers chants (1537). Seize sonnets, connus sous le titre de Sonetti lussuriosi, qu'il composa vers 1525 pour autant de dessins de Jules Romain, gravés par Marc-Antoine Raimondi, ne furent pas imprimés de son vivant ; c'est cependant à eux qu'il doit le plus clair de sa renommée comme écrivain immoral, à cause de la difl'usion avec laquelle furent répandus plus tard divers recueils de gravures libres que l'on appelait des II Arétins », et qui le plus souvent ne contenaient paa même ses sonnets
ArÉTIN. V. AccoLTi, Bruni, Agdido.
Aretino iSpinello). V. Spinello.
Aretius T' iH'iirti. théologien et botaniste suisse, né à l'i I ; I , mort en 1574. Il s'est surtout occupé
des pl.iii \ s. dont il a fait connaître environ
quaraiiir ; ■ . - i .>iirad Gesner a appelé de son nom, aretia, l'une de ces plantes. Comme théologien, il a publié un Examen de théologie, qui a eu de nombreuses éditions, etc.
Aretius ou Arezzo (Claude-Marie), v. Arezzo.
ARÉTOLOGIE, ARÉTOLOGIQUE, ARÉTOLOGUE.V. ARÉ- TALOGUE,etC.
Arette, comm. des Basses-Pyrénées, arr. età 18 kilom. d'Oloron, sur le Vert-d'Arette, 'affl. du Gave d'Oloron; 1.851 hab. Carrières de marbre.
AREUR (rad. arer) n. m. Laboureur. (Vieux.)
ArÉUS ou AréaS, philosophe pythagoricien, né à Alexandrie, un des maîtres d'Auguste, qui, après sa victoire sur Antoine, pardonna en sa faveur à la capitale de l'Egypte. Sénèque vante l'éloquence persuasive d'Aréus, qui sut adoucir la douleur de Livie, après la mort de son époux.
ArÉUS, fils d'Acrotatus et roi de Sparte. Il succéda à son grand-père, Cléomène II, l'an 309 avant l'ère vulgaire. Il eut à défendre ses Etars contre Pyrrhus, roi d'Epire, et soutint les Athéniens contre Antigène Gonaïas. Il fut tué aux environs de Corinthe, dans un combat livré contre ce prince.
Arevalo, ville d'Espagne, prov. d'Avila (Vieille- Castille); 3.780 hab. Un des grands marchés de grains du pays. Le peuple des Arévales habitait le territoire d'Arevaîo, dans l'antiquité. — Pop. du district : 31.370 hab.
Arezzo (lat. Areiium), ville d'Italie (Toscane), dans la vallée de Chiana; évêché; 38.950 h.
{Arétins .) Eaux minérales. Cette ville, une des trois principales cités étrusques, ofi're d'assez nombreux vestiges de l'antiquité : la cathédrale, monument gothique du xni' siècle, renfermant plusieurs œuvres d'art du plus grand prix (tableaux, vitraux , sculptures de Jean de Pise.etc); régîisc Santa-Maria délia Pieve, la plus ancienne de la ville, rebâtie en 1216, sur l'emplacement et avec les débris d'un ancien temple païen ; le palais de laFraternità, construit au xiv« siècle, voilà les édifices les plus intéressants d'Arezzo, avec le palais des grands-ducs, construit sur les dessins deVasari.
Arezzo adonné le jour à un grand nombre d'hommes célèbres : Mécène, l'ami d'Auguste ; Pétrarque ; Pierre l'Arétin ; le frère Guido, l'inventeur d'une méthode mnémonique de solfège ; le frère Guittone, poète du xiii* siècle ; le chancelier Leonardo Bruni, auteur d'une histoire de Florence; le poète Bernardo Accolti, que ses contemporains surnommèrent « l'Unique » {imico Aretino); le jurisconsulte Albergotti, l'humaniste Marsuppini, et Antonio Roselli, botaniste et médecin, qui avait pressenti, avant Harvey, la circulation du sang ; Francesco Redi, qui fut à la fois un poète distingué et l'un des plus grands médecins de l'école de Florence; le maréchal d'Ancre; Spinello Margaritone, Marchione, Nicolas Selli, Vasari, artistes de grand mérite, dont le dernier fut l'historien des peintres italiens. — he district (circondario) rf'Are::-o se confond avec la province du même nom, une des huit de la Toscane : elle compte plus de 24.300 hab., sur 3.300 kilom. carr. de superficie.
Arezzo (Scipion Burali d'), cardinal italien, né en 1511, mort en 1578. S'acquit, à Naples, une grande réputation comme avocat. En 1550, Charles-Quint l'appela à faire partie du royaume de Naples. Cinq ans plus tard, Arezzo s'enferma, sÔus le nom de frère Paul, dans un couvent de théatins. Il détourna Philippe II d'établir l'Inquisition en Italie. Après avoir rempli différentes fonctions ecclésiastiques, il devint archevêque de Naples. Il a publié les constitutions d'un synode provincial tenu à Plaisance (Vérone, 1570).
Arezzo (Thomas), cardinal italien, né à Orbitello en 1756, mort à Ferrare en 1833. En qualité de nonce du saint-siège à Pétersbourg, il négocia sans succès la réunion de l'Eghse grecque à l'Eglise romaine au temps de Paul I*'. Chargé par Napoléon de concilier les différends qui s'étaient élevés entre la France et la cour de Rome, il agit exclusivement dans l'intérêt du pape. Il fut alors arrêté et emprisonné à Florence, puis transféré en Corse, d'où il s'écnappa. Créé cardinal par Pie VII, après 1815, il devint son légat à Ferrare, et, en 1830, vicecnanceUer de l'Eglise.
Arezzo (Claude-Marie), en latin Aretius, historiographe de Charles-Quint, né à Syracuse, florissait vers la moitié du xvi" siècle. Ses travaux d'histoire et d'érudition ne l'empêchèrent point de servir dans les armées de l'empereur, son maître, et d'acquérir xme brillante renommée militaire.
Arezzo. Biogr. V. Guido, et Guittone.
Arfaks (monts), hautes montagnes de la Nouvelle- Guinée, près de la baie du Geelwinck, et dont le point
culmtuant attoiat près do 5.000 m. do haut. — On donne,
on Nouvolln-Guinéo, dans lo pays do Doroy, lo nom do arfakis aux luiltiuius rlo lu montagne, par opposition avec les uwforH. luibitants ,1^ lu <ut<\
Arfe un Arphc ill(Mirii|un dk), cisolour, origlnairo d'AlU'iii;iLMM', ilonssaii, .'Il iispa^^'iio au commoncomont du XVI-» si.-i I" I '*'. I ..■. . \ M. .NU) De Arfe, ills do Ilcaritjuo, liK lu 1 Mil l);ii.ilr ■ i-i'icur; au liou du stylo gothujuOMiiM [i.ti i>ii i'iii. il .lilupta lo stylo gréco-romain do la Ui iia.i^s.iii. .' , 11- uilKiiiaclo do Santiago, qu'il lit en 154 1, était n-gaido cunuao son nieillour ouvrage. — Son (ils. Jt;AN De Arfe y ViUafano, né à Léon on vs^o, mort A Madrid on ir.or», exécuta à son tour plusieurs tabornaclos vaniôs conuiio dos chofs-d'œuvre do délicatesse 01 do goût. Noinnu' |)ar Philippe II essayeur do la nionnaio cfo Ségovic, il ('■crivit plusieurs ouvrages techniques, notaniinciit : /"A'-vs'H/'k/- de l'ur, de l'argent et des picrrci précicti.'ir.t [Omlnfuilur de oro, otc, 1572).
Arfeuille-CHÂTAIN. comm. de la Creuse, arr. et à 31 kilom. d'Auliussuti; 1.018 hab. Châtain est aujourd'hui lo rcnlni roninninal.
Arfeuilles, comm. do l'AHior, arrond. ot à. IC kilum. do Lupalisso. sur lo lîarbenan, affl. do laBùbro ; :t.21G Iwih. Ch. do t. P.-L.-M. Cordorios, teinturorios, moulins, etc.
Arfian (Antonio db), peintre espagnol, florissait à Sévillo au milieu du xvi» siècle. Il noignit ù. la dt-trcnipo
do vastes et -■*■ — ■ *"-^" "* '■" -
turos passi"-!
sinatour iM exécuté pNii
Arfons,
prés des sut
ARFVEDSONITE n. f. Variété ferrouso d'amphibole !iornblondo, dcilii-e par Brooke au chimiste suédois Arfvedson.
Arga, riv. d'Espagne, sortie des Pyrénées, baignant Pamprluno ot confluant dans l'Aragon à Villafranca. Cours : 160 kilom.
Argail. un des hnros du Boland furieux do l'Ariosto. Frère do la tiello Angélique, il possédait cotte l'anuMiso lauco d'or qui rt-nvcrsait tous ceux qu'elle touchait.
ARGALA n. f. Nom scientifique du marabout, oiseau.
ARGALI (raotmongol dérivé de arga, crête de ninnt:igne) n. ni. Nom donné par les Mongols à. un mouton sauvage, qui habite les montag:
du S.i
01 hab.
et beaucoup do ses i)oinnn tableau d'autel ■> kilom. de Castres,
aie de
Ja Sllirnc. \ . MOUFLON.
Argamasilla de
Alba, priite villo d'Es pagne, pruv. do Ciudad Real (Manche), sur le haut Guadiana ot la ligne de che min de fer de Madrid à Cordouo ; 2.800 hab. Cervantes y fut détenu quel ques mois en prison, et y a placé certains épisodes d> son Don Quichotte. C'est là qu'il a fait naître ot mou rir son Chevalier de la Triste Figure ; que s'est faite, dans la « venta » ou hôtellerie de Quesada, la veillée des armes ;
Ar^ali.
trouvent lo Puerto-Lapiche et les fameux moulins à vent. Les gens du pays, acceptant le Don Quichotte comme de riiistoiro, montrent au voyageur les descendants du barbier, du bachelier et du gentilhomme au caban vert.
ARGAMAS5E n. f. Plate-forme en terrasse, placée audessus d'un édifice, dans les pays orientaux.
ARGAN n. m. Nom d'une espèce de sidéroxvlc.
Argand (Aimé), physicien et chimiste, né à Genève en 1755, mort en AnL,'loterre en 1803. 11 est le véritable inventeur dos lampes auxquelles le pharmacien Quiufjuct a laissé son nom. C'est on Angleterre, vers 1782, qu'il fabriqua sa première lampe à courant d'air, à chemiiiéo de verre ot à mèche tissue en forme de cylindre creux, systèmo qui supprimait la fumée en convertissant on luniiiMo la iiiainrr (|iu la produisait. Lange perfectionna linvriiTinii,.a n II, ■!■ lisant la cheminée, et obtmt ainsi uno 1-^' cl plus éclatante. Il s'associa avec l'I'itation des lampes nouvelles, dont ontOt universel. La Révolution ayant privilèges, Quinquet apporta qucli|ucs lampes d'Argand, leur donna son nom, and acheva ses jours dans l'indigence.
Arganda, ville d'Espagne (Nouvelle-Castillo), prov. do Madrid ; 3.(îû0 hab. Vignoble estimé, oliviers.
ARGANÈTE et mieux ARGANELLE (du bas lat. rtiv/rtnum, d'où l'ital. arganella) n. f. Sorte de baliste en usage au moyen âge, et qui servait à lancer des quartiers do rocho ot du fou grégeois. Los arganelles semblent être les mômes engins que les aquereaux primitifs.
ARGAMIER [ni-é — rad. argan) n. m. Arbre dont la seule espi:*ce connue {ai-gania sidercrglon) habite le Maroc ot appartient à la famille des sapotacées.
— Encycl. Les caractères du genre arqania sont les suivants : fleurs régulières et hermaphrodites, à deux calices, cinq étamines, ovaire à cinq loges, fruit en drupo. T -„ —ganiers sont des arbrisseaux épineux, à petites
Argj l'usuj^ supprimé to moditication; et fit fortune
Les ,, ^^
fouilles coriaces, alternes, à fleurs latérales, pédoncuU^^.
Le bois en est dur et résistant, et le sommet touffu. Le
fruit, l'argania, est gros comme une pomme reinette. De
l'amande ronforméo dans le noyau on extrait ... appréciée des Marocains. Cette huile peut égal employée pour la savonnerio et pour l'éclairage.
ARGANTi,v'""i)li- ni- Habit long. (Vx.)
ARGANTE n. m. Entom. Syu. de di- CKRyui:.
ArgaS. ville do nie de Cébu (Pbilippinos\ sur les bords du détroit existant outre Cébu etBohol; 23.000 hab.
ARGAS igtîss) n. m. Genre d'acariens, famille des gamasidés, renfermant des formes assez grandes, et dont certaines sont très redoutées
Argas (tr<^9 grossi).
Four leur piqûre. Citons Vargas repcxu» 8ur los pigeons ; argas persîcut, pou do désert (région dôsortiquo africaine ot asiatiquo), qui court sur lo sable ot so lixo sur los chameaux, voire sur l'homme, otc.
ARGÉ (de Argé, n. d'une nymplio) n. f. Gonro do lépidoptères rhopalocèros, famille des saiyridés. renfermant dos papillons noirs ot blancs do nos régions : argc ga-
lathva ou demi-deuil (Franco), otc.
ArgÉE, roi do Macédoino, mort vers 05-1 avant notre ère. Il succéda ù son père, Perdiccas I"', vers 689, ot régna environ trente-cinq ans.
ArgÉC (mont) [ Argxus mons], auj.
Ardjich-Dagh, montagne du S. uo l'Asio Mineure, formée par uno ramiticiition du Taurus.
ARGEE, général macudonion, qui vivait au iv* siècle avant notre ère. Il renversa» on 303, Aniynias II du trône. Ce prince so réfugia chez ics Thossaliens, à la tôle desquels il reconquit son royaume en 391, et l'hilippo, régent do Macédoine, vainquit Argéo et le mit à mort.
ARGÉES n. f. pi. Sous lo nom de argei ou argea, existaient à Romo vingt-quatre chapelles, dédiées, suivant Varron, à vingt-quatre compagnons d'Hercule, natifs (ÏArgoSt qui vinrent à Romo avec lo héros, ot, regrettant leur patrie, so suicidèrent en se précipitant dans lo Tibre. — Une ARGÉE.
— Encycl. Chaque année, on mars, avait lieu une procession autour des chapelles, et, en mai, uno autre cérémonie où vingt quatre mannequins d'osier étaient jetés dans lo Tibre. Certains savants supposent quo cette exécution on effigie remplaçait de véritables sacrifices humains. {Les mannequins eux-mêmes recevaient lo nom de argei.)
ARGEL {jel') n. m. Nom donné, en Orient, à une petite jdanto qui est souvent mélangée au séné du commerce, et ijui peut provi.quer des coliques violentes ; c'est une asclépiaila^-e 'lu i^enre solénostemme.
Argelander I Frédéric-Guillaume-Augusto), astronome ulleniaiid, né à Memel (Prusse) on 1799, mort à Bonn en 187:i. U obtint, en 1823, la direction du nouvel observatoire d'Abo, en Finlande, qui fut détruit en 1827 par un incendie. Des observations sur lo déplacement des étoiles fixes lui méritèrent de l'académie do Saint- Pétersbourg lo prix Demidov. 11 devint ensuite directeur do l'observatoire d'Helsingfors. Puis, en 1837, il accepta une chaire d'astronomie à Bonn, où, en 1845, on construisit pour lui un observatoire. On lui doit notamment do très fiolles cartes célestes; un Atlas céleste qui renferme les l'-toiles depuis la première jusqu'à la dixième grandeur ; un ouvrage sur le Mouvement du systèine solaire. Continuateur do .son maître Bessel, il a enregistré et déterminé les positions relatives de vingt-deux mille étoiles dans ses Observations de V Obsei'vatoire de Bonn (18 J6).
ArgÉLÉ, une des filles de Thespius et mère d'Hippo-
drniii.', ijuelle eut d'Hercule.
ArgelÉS-GAZOST, ch.-l. d'arrond. (Hautes-Pyrénées). ù;:l' kilnNi. lie 'farbes, sur le gave d'Azun, près du confluent ave." le -ave de Pau; 1.S82 hab. (Argelésiens.) Ch.de f. du Midi. Teintureries. Une ville d'hiver a été créée à Ari^'eles .(pron appelle aussi Argclès-de-Bigorre ou Arijelrs-Vifiizac), dans la vallée du gave d'Azun, une des plus fraîches et des mieux arrosées des Pyrénées. Près de U est le hameau de Gazost, dont les eaux sulfurées sodiques, lie 12" à 14° C. sont utilisées pour le traitement do la chlorose, de la tuberculose et des maladies des voies respiratoires. Aux environs, château du Prince Noir. — L'arr. a 5 cant.,91 comm. , 40. 2 15 h.; le can t. 23 comm. et 10. 139 hab.
ArgelÈS-SUR-MER, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orient.) ; arrond. et à 26 kilom. de Ccret, à 3 kilom. de la Méditerranée; 3.307 hab. [Argelésiens, en7ïes.) Ch.de f. Midi. Fabrique do torchons et tannerie; vins do liqueur et vins secs ; chènes-lièges, micocouliers, huile d'olive et miel. Argelès communique avec l'Espagne par le col del Pal (891 m.). Aux environs, ruines de 1 abbaye de Valbonno et tour do la Massane. La ville d'Argelôs, mentionnée dès 981, a soutenu de nombreux sièges de la part des Français (en 1641, par exemple) et des Espagnols (en 1793). — Le canton a 13 comm. et 20.548 hab.
ARGÉLIE n. f. Bot. Syn. de solénostemme.
Argeliers, comm. de l'Aude, arr. et à 22 kilom. do Narbonne, sur la Cesse, affluent de l'Aude, près du canal du Midi; 1.422 hab. Conserves de tomates.
Argellati (Philippe), savant littérateur italien, né à Bologne en 1685, mort à Milan en 1755. Il travailla avec Muratori à la magnifique collection des historiens italiens (Scriptores rei-um itaîicarum). Grâce à la protection du comte Archinto, il fonda à Milan la Société palatiiie, qui l'aida à monter une vaste imprimerie, et put ainsi mettre au jour ce volumineux recueil, en même temps qu'il donnait de remarquables éditions d'anciens écrivains italiens, et qu'il composait lui-même un grand nombre d'opuscules ot de dissertations. On lui doit aussi la Bibliotheca scriptorum mcdiolanensium (1745). — Son fils, François, érudit ot littérateur, né à Bologne en 1712, mort à. Bologne en 1754, fut associé à ses travaux, et publia, outre quelques ouvrages d'érudition, un recueil de cent nouvelles à l'imitation du Décaniéron de Bocaee.
ARGÉMON (gr. argémon ; de argos, blanc) n. m. Petit ulcère superficiel de la cornée débutant par uno phlvctôno.
Il Syn. ARGh^lA.
ARGÉMONE (gr. argétnÔnê, plante uuo l'on croyait propre à ^j-g^^, "uêrir largémon) n. f. Genre ■
de papavêracées, renfer mant un petit nombre d'herbes qni croissent on Amérique, et qui sont remarquables par leur suc laiteux, jaunùtre et caustique.
ARFE — AIKJE.NSON
y Encycl. Lo gonro aryémone présente los caractires suivants : fouilles glauques, glabres, pennioorvîécs ; calic« ù. trois sépales; fruit capsulaire s'oUvrant par lo sommet. La principale espèce est Vargémone du Mexique^ à llouri jaunes.
ARGÉMONÉBB n. f. pi. Groupe de plantoK do la famillo
di's papavf-racèes, et dont ï'argémone est le type. — Une
An'lK-MONKIÎ.
Argences, comm. du Calvados, arr. et à. 15 kilom. do Caen, sur la Muance. aOluent de la Divcs; 1.441 hab. Blondes, dentelles, etc. Marché important.
ArGENS (pr. Arjan), fl. c/itier du départ, du Var, long, do 116 kilom., so jetant dans la Méditerranée, sur la plago do Saint-liaphaél, après avoir reçu la Nartuhy.
Argens {janst — Joao-Baptisto vk Bovhr, marquis d*), littérateur français,n6âAix(Provence) en 1704, mort au château do La Garde, près Toulon, ea V77i. Une chute do cheval l'obligea do renoncer au service militaire.
Déshérité par son pèro, il cberchaune ressource dans sa plume, et se retira en Hollande, afin do pouvoir écrire librement. Ce fut là qu'il publia ses Lettres juives, chinoises ot ca/i^>listi//u€S. Frédéric 1 1 lattiraen Prusse, h; i.
son chambellan, ot 1' nomma directeur <le l'Académie. Après une intimité de vmgt-cinq ans, d'Argens, tombé on disgrâce, revint en Provence, où il termina sa vie. Outre les ouvra-
f^os déjà cités, on a do bArgeoi.
ui : Philosophie du bon
sens, Mémoires secrets de la république des lettres, Mémoires du marquis d'Argens, otc. Tous ces écrits sont inspirés par la philosophie sceptique du siècle. Ses œuvres principales ont été réunies en 1763 et forment 24 volumes.
Argensola, nom de deux poètes espagnols, deux frères, appelés par leurs compatriotes Uoraces de l'Espagne et Jumeaux d'Apollon. — L'aîné, ArgensOla (Lupercio Leonardo d'), né à Barbastro (.\ragon) vers 1565, mort à Naples en 1613, fut secrétaire de Marie d'Autriche, historiographe d'Aragon, enfin secrétaire d'Etat à Naples, sous la vice-royauté du comte de Lémos. l\ fonda dans ce pays l'académie littéraire des Oisifs. Outre des poésies diverses, il a donné trois tragédies : Isahelle, Philis et Alexandre. — Argensola (Bartolomc leonardo d'), né en 15G6, mort on 1631, chapelain de Marie do Médicis, et historiographe d'Aragon après la mort de son frère. Ses poésies ont été recueillies avec celles de Lupercio Leonar(îo (1634). Il a composé en outre une Histoire de la conquête des Moluques (1C09); et des Annales d'Aragon (1G30), continuation de celles de Zurita.
Argenson (de Voter d'), nom d'une ancienne famille de la Tourame, qui a produit plusieurs hommes distingués : Argenson (René de Voyer, comte d), diplomate, né en 1596, mort à Venise en 1651, fut chargé par Richelieu et Ma^arin de plusieurs négociations, et mourut ambassadeur à Venise. Il a composé un traité do la Sagesse chrétienne (1651). — Son fils aîné, René, né à Blois en 1623, mort en 1700, lui succéda comme ambassadeur à Venise. — Argenson (Marc-René de Voter d'), fils du précédent, né à Venise en 1652, mort à Paris en 1721, fut lieutenant général de police, et inventa, dit-on, les lettres de cachet. En 1718, il devint président du conseil des finances et garde des sceaux ; mais rinutilité de son opposition au système de Law le détermina adonner sa démission deux ans plus tard. Il était membre de l'Académie française (1718) et de l'Académie des sciences (1716). — Argenson (René-Louis, marquis d"), né en 1691, mort à Paris en 1757, fils du précédent, fut intendant du Hainaut, conseiller d'Etat et ministre des afl'aires étrangères (1744-1747). A partir de ce moment, il se voua àla culture des lettres. Il deyiut membre de l'Académie des inscriptions (1733). On a de lui, entre autres écrits : Considérations sur le gouvernement de la l'rance (1764), ouvrage qui contient des idées très hardies pour le temps; Essais ou Loisirs d'un ministre d'Etat[ll%l)y recueil intéressant d'anecdotes et de caractères ; Journal et Mémoires du marquis d'Argenson, publiés par Rathcry (1859-1865). Cet homme, d'un esprit si distingué, avait été surnommé d'Argenson la Bête, à cause de sa bonhomie un pou vulgaire et de son maintien embarrassé.— Argenson (Marc-Pierre, comte d'), frère du précédent, né en 1696, mort à Paris en 1764, fut lieutenant de police, intendant de Touraine, conseiller d'Etat et ministre de la guerre (1742- 1757). Ce fut pendant son ministère que furent li\Tées les batailles do Fontenoy et de l>a\vfeld. On lui doit la fonda^ tion de l'Ecole militaire (1751). En 1757. M** de Pompadoor lo fit exiler dans ses terres. Comme son frère, il fut 1 ami de Voltaire et des philosophes : Diderot lui dédia VEneyclopédie. Il était membre deV.Vcadêmio des insoriptions(l740). — Argenson(ANToiNE-RENÊDB VoTBR, marquis dePaulmy n'\ fils de Renë-Louis, né à Valenciennes en 1722, mort à Paris en 1787, fut ministre de la guerre (1757-1758), ambassadeur en Suisse, en Pologne et à Venise. Après sa retraite des aifaires, il s'occupa'exclusivement d'études littéraires et historiques. Sa riche bibliothèque fut acquise en 1785 par le comte d Artois. Elle appartient aujourd'hui à l'Etat ; c est
Marc-Rcuè d'Argenson.
Marc Reaé d Arge: