V. BLASON, CASQUES, COURONNES, DIGNITÉS
Les armoiries les plus anciennes ont été relevées sur les sceaux ; elles sont les plus simples et se rapportent tout d abord aux premières partitions de 1 ecu Dans cet ordre d 1(1 Ls « sont h s armou K s illemandcs qui ont ( ohm r\o
la simplicité primitive. L'ensemble des armoiries ne comprend pas seulement l'écu, mais aussi ses soutiens, ses cimiers et ses lambrequins, qui peuvent, en certains cas, devenir les parties principales de l'ensemble.
On distingue sept espèces principales d'armoiries : 1" les ar7noiries de domaine ou de souveraineté, qui sont celles des pays, terres ou fiefs que possèdent les souverains, les princes et les seigneurs. (Tels étaient les lis dans l'ancienne France) ; 2*" les armoiries de -prétention, qui sont celles des domaines sur lesquels un prince ou un seigneur croit avoir des droits, bien que ces domaines soient sous la domination d'un autre prince. (C'est ainsi que les rois d'Angleterre joignaient à leurs armoiries celles des rois de France) ; 3" les armoiries de concession, qui se composent de la totalité, ou seulement d'une partie de celles d'un souverain, qui, en autorisant à les porter, a voulu récompenser de grands services. (Telles étaient les armoiries de Jeanne d'Arc); 4» les armoiries de patronage , qm contiennent des pièces ajoutées à des armes pour indiquer une protection particulière accordée par le prince au olason duquel elles ont été empruntées. (Telles sont les armoiries de Paris, qui portent en chef celles des rois de France! ; 5° les armoiries de famille, qui, comme leur nom l'indique, ont pour objet de distinguer les familles entre elles. (On les dit légitimes, vraies, pleines ou pures, quand elles ne sont accompagnées d'aucun signe accessoire : c'est ainsi que les aînés les portent. Les armes des cadets et des bâtards sont, au contraire, ôn's^es, c'est-à-dire modifiées. Les armoiries des familles peuvent encore être substituées, de succession ou d'alliance : les armes substituées sont celles que l'on prend avec un nom étranger, en vertu d'un acte ; les armoiries de succession sont celles que les héritiers prennent, en vertu de clauses testamentaires, en devenant propriétaires des terres du testateur; enfin, les armoiries d'alliance indiquent une famille, les alliances qu'elle a contractées par mariage. Les armes symboliques ou commétnoratives rappellent la mémoire d'une action honorable. Enfin, les armoiries parlantes, ou armes qxù chantent, rappellent, par certaines pièces, le nom de leur propriétaire); 6" les armoiries de dignité, qui sont destinées à faire connaître les dignités dont leur propriétaire est revêtu. (EUes se composent presque toujours d'ornements extérieurs, ajoutés aux armes de la famille) ; 7"* les armoiries de connnunauté. qui sont destinées à distinguer les ordres ou chapitres nobles, les corporations, les sociétés savantes, etc.
Pour les armoiries des villes, comme pour celles des pays, on les trouvera au corps du dictionnaire, au nom de chacun de ces pays ou de ces villes. V, blason, et Écu.
— Dr. Chacun est libre de s'attribuer telles armoiries qu'il lui plaît, à condition que lesdites armoiries n'appartiennent à personne. Dans le cas contraire, une action en usurpation de propriété pourrait être intentée. Le droit aux armoiries se prouve par titres authentiques ou par possession d'état certaine. Il n'entraîne le payement d'aucun impôt.
— Stn. Armes. V. armes.
— BiBLiOGR. : Armoriai général de la France, par L.-P, d'Hozier, grand généalogiste do B'rance (Paris, 1738-1768). [Il existe à Ja Bibliothèque nationale, section des Manuscrits, le manuscrit officiel du Grand Armoriai de d'Hozier (Charles), comprenant 34 volumes texte et 35 volumes d'armoiries. Il a été commencé en 1696. Il contient les armoiries des hommes, des sociétés, des villes] ; la Vraie et Parfaite Science des armoiries ou l'Indice armoriai, ouvrage apprenant et expliquant sommairement les mots et figures dont on se sert au blason des armoiries et l'origine d'icelles, par Louvan Gellot ; le César armoriai, recueil des armes et blasons de toutes les illustres... maisons de France, par César de Grandpré (Paris, 1645). — Pour les autres ouvrages traitant du olason, v. blason. Le Grand Armoriai de Charles d'Hozier a pour complément l'Indicateur du Grand Armoriai de France (publié en 1854 par Louis Paris). Armoriai général, par J.-B. Riestap, contenant la description des armoiries des familles nobles ou patriciennes de l'Europe, et précédé d'un dictionnaire des termes du blason, paru à Gouda (Hollande) en 1861. La nouvelle édition date de 1888.
ARMOISE !contract. du lat. et du ^r. urtemisia; de Artemis, nom gr. de Diane, qui présidait aux accouchements et secourait les femmes malades) n. f. Genre da la famille des composées -artémisiées , renfermant un assez grand nombre d'espèces, dont plusieurs sont remarquables par leurs propriétés économiques ou médicinales.
— Comm. Sorte d'étoffe de soie, dont les Indes et l'Italie eurent anciennement la spécialité, et que l'on fabrique à Lyon. Il On l'appelle aussi armoisin.
' — Encycl. Les principales espèces sont : l'armoise communt, appelée vulgairement herbe de Saint-Jean (c'est une herbe vivace, à tige dressée, rougeâtre, striée, rameuse au sommet, et haute de G à 12 décimètres. Elle croit dans les lieux incultes, parmi les décombres, le long des haies, sur le bord des chemins. Elle fleurit de juillet à octobre). Aromatique et amère, elle est employée en médecine comme tonique, excitante et emménagogue.
L'armoise des champs se reconnaît à ses feuilles d'abord pubescentes et blanchâtres, puis glabres et d'un vert gai, composées de segments très étroits et linéaires.
\j'annoise absinthe, désignée ordinairement sous le nom de absinthe, de grande absinthe , de armoise ajnère, croît d'une manière spontanée dans les lieux incultes, pierreux , de la plupart des contrées de la France. Ses feuilles, soumises à la distillation, fournissent une lii]ueur particulière, connue de tout le monde sous le nom de absinthe.
Y. absinthe.
L'annoise de Judée donne, par ses ...„„„, ..,
capitules et ses pédoncules, le médicament connu sous le nom de semen-contra de Barbarie, lequel forme la base de plusieurs préparations vermifuges. V. SEMEN-CONTRA.
Armoises (Jeanne dks), aventurière qui, grâce à ime ressemblance singulière, put se faire passer pour Jeanne d'Arc pendant plusieurs années, de 1436 à 1441. Les frères de Jeanne d'Arc la reconnurent pour leur sœur. Elle profita de cette situation pour faire des dupes, obtenir la protection de hauts personnages, tels que la duchesse de Luxembourg, Ulrich de Wurtemberg, et prit parti dans une guerre que se firent deux compétiteurs à l'archevêché de Trêves. Ensuite, elle épousa un noble lorrain, Robert des Armoises. Alors elle envoya son prétendu frère, Jean du Lys, à Orléans, et même vers le roi de France. Mais cette vie régulière ne pouvait lui convenir longtemps ; elle s'enfuit en Italie avec un clerc, et s'enrôla au service du pape Eugène IV. Puis elle revint en France reprendre son rôle de Jeanne d'Arc ; elle fut reçue en cette qualité à Orléans et à Bourges, et prit part à une expédition armée dans le Poitou. Sommée par le Parlement et l'Université à comparaître, elle parvint à s'échapper ; mais, devant le roi de France, elle dut avouer sa supercherie. Elle ne fut pas inquiétée, et continua à guerroyer. Son mari étant mort, elle épousa un personnag^e obscur d'Anjou, et, après être restée trois mois, on ne sait pour quelles raisons, dans les prisons de Saumur, elle fut condamnée au bannissement, dont le roi René lui fit grâce en 1457. Depuis, on perd sa trace.
ARMOISEUR, EUSE n. Qui fabrique l'étoffe appelée ar-
ARMOISIN (de Tital marques qui étaient soierie) n. m. Taffetas
;ause des armoiries ou la toile d'enveloppe de cetio
. ince et terne, en usage du x\'i*
au xviii* siècle. Il se fabriquait en Italie, et on l'imitait à Lyon. Sa trame comportait de trois à six fils : /."akmoisin était le seul taffetas que les femmes du peuple se permissent de porter au xvi' siècle. — Le demi-armoisin était plus failde et beaucoup moins cher que l'armoisin vrai, n Armoisin des Indes, TaJfetas de qualité inférieure à celle du demi-arnioisin. (Au xviii* siècle, il était peu estimé, parce que ses couleurs étaient fausses, et qu'il n'avait pomt de lustre; Vui'îHoisin Damavar était de même catégorie, mais décoré de fleurs.)
ARMON n. m. Nom de chacune des deux pièces sy triques entre lesquelles se trouve placé le gros bout du timon d'un carrosse, d'une voiture. L'intervalle compris en-
se fait l'assemblage du timon, se nomme f«*/arrf.
Ce sont les armons qui, dans l'avant-train de la voiture, supportent tout l'effort de.traction.
— Levier des armons. Levier destiné à soutenir les armons, ijuand il n'y a pas de tirage.
ArmONVILLE (Jean-Baptiste), conventionnel, né à Reims en 1756, mort dans cette ville en 1808. Il était car-
Armons,
dour .lo laino lorsqu'il l'ii :ii h. Mnntagnoaupn-s.ln
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