PÈRE
ARTS POKTI^'UES
Art poétique d'Horace. Nom donné improprement, mais de très bonne heure, dès le temps de yuintilien, à l'Epitre aux Pisons, qui est la 3* du second livre des Epitres, et qu'Horace écrivit à la fin de sa vie. Dans cet ouvrage, adressé à L. Calpurnius Piso et à ses deux fils, le poète a exposé ses idées sur l'art d'écrire, et en particulier sur le théâtre. Il n'a pas voulu faire œuvre didactique, comme Aristote dans sa Rhétorique et sa Poétique, ou comme ceux des modernes qui ont composé un Art poétique. C'est une causerie familière et spirituelle, où l'on peut toutefois retrouver, à la rigueur, une sorte do plan : d'abord des conseils généraux sur l'art d'écrire ; puis les règles particulières aux divers genres, surtout au théâtre; enfin, des conseils moraux. Horace fait beaucoup d'emprunts aux Grecs, principalement à Aristote. Mais, à ce qu'il emprunte, il ajoute bien des choses. Aux théories abstraites il substitue des exemples et des con- , seils précis. Il combat souvent les partisans outrés de-^ vieux poètes latins, pour lesquels, d'ailleurs, il est parfois injuste. A tout cela il joint ses propres réflexions, et il avait beaucoup réfléchi sur son art. S'il est convaincu c^no rien ne supplée à l'inspiration, il croit pourtant à 1 utilité des règles fondées sur l'expérience. On peut trouver étroite sa conception do la poésie, qui semble tout
ramener à l'imitation de la Grèce ; mais on ne peut qu'admirer son respect de l'art, et reconnaître la justesse ue ses remarques sur la décadence du théâtre latin.
Arte de trobar {l'Art d'inventer ou la Gaye sciencr], traité du marquis de Villcua, auteur espagnol très estime de son temps [w" siècle). Ce traité était une sorte d'art poétique, adressé au marquis de Santillane, destiné à allumer dans la Castille, sa province natale, quelque étincelle du feu poétique qui enflammait les troubadours du Midi. Ce qui en reste est conservé dans les Origines de la langue espagnole de Mayans y Siscar, et se réduit à quelques fragments,
Art poétique, poème latin en trois chants, de Vida (Rome, 152"), Cet ouvrage est écrit avec autant de méthode et de jugement que d'élégance et de goût. Dans le premier chant, l'auteur traite de l'éducation du poète, de la manière de lui former le goût et l'oreille; il indique les auteurs qu'il doit lire; après quoi, il crayonne en peu de mots l'origine et l'histoire de la poésie. Dans le second, il parle de l'invention des choses et de leur disposition, .surtout dans l'épopée, qu'il semble avoir eue particulièrement en vue dans son ouvrage, qui n'est proprement que la pratique de Virgile réduite en art ou en principes. Dans le troisième, il traite de lelocution poétique et de l'harmonie imitative.
Art poétique français (l'), pour l'instruction des jeunes étudiants, et encore peu avancés en la poésie française, petit traité de Thomas Sibilet, ouvrage rare et précieux, dont la première édition est de 1548. Cet Art poétique est divisé en deux livres, le premier sur les principes généraux de la poésie française; le second, plus curieux, sur chaque genre de poésie alors à la mode : l'épigramme. le sonnet, le rondeau, la ballade, le chant royal, l'épîtrc et l'élégie, l'églogue, la moralité, la farce, le coq-à-l'âne, l'énigme, le lai et le virelai. Marot est le poète qui lui fournit le plus grand nombre de modèles.
Art poétique (l') [Ar/e/joeî/ca], poème en trois livres, de Girolamo Muzio, qui parut en 1551, vingt-quatre ans après celui de Vida. Cet ouvrage, peu connu en France, est un de ceux qui font le plus d'honneur à la littérature didactique italienne. Vida s'était renfermé dans le domaine de la poésie latine; Horace et Boileau, embrassant l'art d'un point de vue plus général et plus élevé, ont écrit des poétiques qui conviennent à tons les temps et â toutes les nations: Muzio, dans son œuvre, a tracé plus spécialement les règles de la poésie italienne.
Art poétique, poème didactique de J. Vauquelin, sieur de La Fresnaye (1604). Boileau l'a quelquefois imité, sans le citer. Vauquelin de La Fresnaye, écrivain instruit et laborieux, doué d'un goût sain et d'une verve tempérée, prit à tâche de suivre Horace pas à pas. Son poème se divise en trois livres, où régnent le respect des auteurs classiques et la crainte des novateurs trop hardis. Précurseur de Malherbe, l'auteur peut être placé parmi les restaurateurs de la langue française.
Art poétique, poème didactique de Boileau (1674). Quoique Boileau y ait beaucoup imité Horace, on peut dire qu'il reste en beaucoup de points original, et qu'en général il a surpassé son modèle. Horace, qui ne s'était proposé que d'écrire aux Pisons une épître élégante et spirituelle, tend moins à instruire qu'à plaire ; Boileau, au contraire, a réellement prétendu faire un Art poétique. On sent qu'il a médité son plan, qu'il a soigné son style, qu'il a voulu donner à la fois le précepte et l'exemple ; et il a réussi, car Y Art poétique n'est pas seulement son chef-d'œuvre, c'est aussi un des chefs-d'œuvre de notre langue. Dans son premier chant, il se place au point de vue le plus général, et il expose les règles communes à tous les genres de littérature ; parmi ces règles, celle qu'il recommande avant tout, c'est de ne jamais s'écarter du bon sens et de respecter toujours les lois de la grammaire :
Aimez donc la raison; que toujours vos écrits Etnprunteut d'elle seule et leur luàtre et leur prix.
Dans le deuxième et le troisième chant, appliquant les préceptes généraux aux diverses compositions poétiques, il décrit tour à tour l'idylle ou églogue, l'élégie, l'ode, le sonnet, l'épigramme, le rondeau, la ballade, le madrigal, la satire, le vaudeville, la tragédie, la comédie et l'épopée. Dans le quatrième chant, il dit quelles doivent être les mœurs de l'écrivain, et son langage est tout à la fois celui d'un poète et d'un homme de bien.
On a quelquefois reproché à Boileau d'avoir fait consister toute la poésie dans la forme et dans l'arrangement matériel des mots; il serait plus juste de dire qu'à ses yeux la forme seule pouvait être réduite à des règles. Qu'on relise les six premiers vers de l'Art poétique, et l'on sera convaincu que Boileau sentait parfaitement la nécessité du génie et de l'inspiration, mais qu'en même temps il reconnaissait l'impossibilité de communiquer ce feu sacré à celui qui ne l'a pas reçu de la nature.
Il y a, dans l'Art poétique, un grand nombre do vers devenus proverbes, pour la plupart analysés dans le dictionnaire à leur ordre alphabétique. Voici les principaux :
— La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.
— Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'astragales.
— Passer du grave au doux, du plaisant au bévc-re.
— Enfin, Malherbe vint !...
— Ce que l'on conçoit bien, s'énonce clairement.
— Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin. Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
— Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage; Polissez-le sans cesse, et le repolissez.
— Faites-vous des amis prompts h vous censurer. ~ Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
— Chez elle, un beau désordre est un effet de l'iirt.
— Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
— Le latin dans les mots brave l'honnêteté. Mais le lecteur français veut être respecté.
— Le Français, né malin, forma le vaudeville.
— Il n'est pas de serpent, ni de monstre odieux. Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux.
— Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
— Oh ! le plaisant projet d'un poète ignorant, (Jui de tant de héros va choisir Childebrand ! Il n'est point de degré du médiocre au pire.
— Soyez plutôt maçon, si c'est votre talent.
Monnaie d*Artaban IV.
Art ou Arth, bourg de la Suisse (canton do Schwilz), sur le lac de Zug; 2.ù40 bab. Belle église du xvi* siècle.
Arta, ville de Grèce, ch.-l. de la nomarchîe ài'Arta, sur le fleuve Arta, non loin du golfe du mrme nom ; 9.100 hab. Siège d'un évêché grec ; consulat français ; commerce actif, vins, chanvres et bétail. — La population do la nomarchîe à.' Arta (ou Epire) est de 32.900 hab.
— Histoire. Cette ville, l'ancienne Ambracie, fondée au WV siècle av. J.-C, par une colonie de Corinthiens, no garde que peu de souvenirs antérieurs à l'époque byzantine. Designée au moyen âge sous le nom de Arta, ou eu core de Acarnanie, et devenue le chef-lieu de la province de ce nom, elle jouit d'une véritable prospérité. Vers le milieu du xii' siècle, l'évêché de Naupacte fut transféré à Arta, où Michel Ducas avait déjà fait bâtir la cathédrale de l'Annonciade, la Parêgoritza actuelle (1071). Le despote Nicéphore fit construire* en 1357, le château qui existe ei.core. En 1449, les Turcs s'emparèrent de cette ville. Arta prit part, en 1821, à la guerre de l'Indépendance hellénique, comme l'ancienne Ambracie avait participé aux guerres médiques. Cédée à la Grèce par le traité de Berlin (1878), elle lui ht efl'ectivemeni; retour en 1881.
Arta, fleuve de la Turquie d'Europe, sorti de la chaînf! du Pinde; il baigne la nomarchie du même nom, qu'il sépare de la Turquie, arrose Arta et se jette dans le goHV' de son nom, après un cours de 100 kilom. environ, u C'e^t VArétho ou Aracthps des anciens.
Arta (golfe d"), le golfe Ambracique des anciens, formé par la mer Ionienne, à l'entrée duquel, sur la côte S-, se livra la bataille d'Aclium, en 31 av. J.-C.
Arta, ville d'Espagne, dans l'île Majorque (Baléares); 6.00Û hab. Aux environs, carrières de pierres meulières.
ARTABA ou ARTABE n. m. Mesure de capacité usitée en Egypte, en Perse et chez les anciens Araoes. h'artaba correspondait à 50 ou 55 de nos litres. Postérieurement, on trouve en Perse un artaba pour les matières sèches, qui vaut environ 65 1. 757, ou, comme mesure de poids, 66 kilogr.
ArtaBAN, en persan Ardevan, nom commun à plusieurs rois parthes de la dynastie des Arsacides : Artaban I", fils de Tiridate, roi des Parthes (217 av. J.-C.i, qui triompha d'Antiochos III, roi de Syrie, et lui imposa son alliance; — Artaban H, fils de Mithridate (125 av. J.-C), lequel pér
en combattant con- /Sîû^ïR'^C^ x^APrif^X
tre les Scythes : - /^^^^tA /C.''^^^ N Artaban III (an 18 de J.-C), qui détrôna Vononès avec le secours des Germains. (Il se brouilla ensuite avec l'empereur Tibère, et eut à se défendre contre
Tiridate, que Tibère lui opposait) ; — Artaban IV, Ii' dernier des Arsacides (214-220). [Les Romains, sous la conduite de Caracalla, envahirent ses Etats ; il s'en vengea par une guerre sanglante , et obligea l'empereur Macrin à lui demander la iiaix. Il fut détrôné par les Perses, poussés à la révolte par Ardeshir Babegan, et avec lui finit la dynastie des Arsacides (226 ap. J.-C.}. Artaban, commandant des gardes du corps de Xerxès (465 av. J.-C), assassina ce prince, se débarrassa de l'un de ses trois fils, et s'empara du trône; mais il fut tué par Artaxerce, autre fils de Xerxès, qu'il avait tenté d'assas.siner.
Artaban, héros d'un des romans de La Calprenède, Cb'opàtre, dans lequel se trouvent quelques caractères finement dessinés. Celui (i'Artaban a fait une espèce de fortune, car il a passé en proverbe. C'est de là qu'on a dit ; fier comme Artaban.
Artabaze, général de Xerxès, prit part à l'expédition de Xerxès contre la Grèce (480 av. J .-C.) et sauva par une savante retraite les quarante mille hommes qui avaient pris part à la bataille de Platée.
Artabaze, général de Darius, se conduisit vaillamment à la bataille d'Arbelles. Alexandre le nomma satrape de la Bactriane, en 330 av. J.-C
Artabaze ou ArtAVASD, nom de plusieurs rois d'Arménie. Le plus connu, fils de Tlgrane (50 av. J.-C.\ trompa Antoine et causa en partie ses désastres dans l'expédition contre les Parthes. Dans la suite, le triumvir l'emmena en Egypte, où Cléopâtre le fit mourir l'an 30.
ARTABOTRYS {triss — du gr. artaô, je suspends, et botrus, grappe) n. f. Genre d'anonacées, renfermant des arbustes souvent sarmenteux, des régions chaudes de l'Asie et de l'Afrique. Une espèce, Vartabotrys intermedia, fournit une huile odorante, employée à Java comme parfum.
Artabri ou Arotre-
BATES, ancien peuple d'Espagne , tribu des Callaic'i, s'étendant sur la côte occîdcntalede THispaniejusqu'au cap Finistère. — Cn Arta- BRUS [uss) ou Arotkebate.
ArtachÉES , ingénieur qui dirigea les travaux ordonnés par Xerxès, lors de l'invasion de la Grèce en 480 av. J.-C, notamment le percement de la presqu'île du
ArtagnaN (famille d'). Les d'Artagnan, ou mieux d'Artaignan, sont une branche de la maison gasconne de Monicsquiou-Fezenzac. En 1608, Françoise de Montesquieu, fille de Jean de Montesquieu, seigneur d'Artaignan, épousa Bertrand de Baatz, seigneur de Castelmoron ou Castelmore. De cette union naquirent deux fils : l*" Paul DE Baatz, qui fut gouverneur de N'avarrenx, mort cn 1712;
Artabotrys.
: ' inu-hs m: Baatz, no en 1011 ou liUî, mort en 1073. i|ui j I I . ainsi que son Irôro, lo nom niutornol do d'Arlnf/inin IHiic so distiueuor do son pùro, appelé commuoément te . ,,:<![, ■ de Castelmorc. C'est co Charles de Baatii, maréchal
;imp, tué à Maastricht en 1073, qui ligure au premier
I I.Hi dans le roman dos Trois Muusauctnircs. D'Artj^'nan, . - a|iitaine hardi, souvent charge do bocrètcs missions M 1 1 Iniiiatiques, brave, ambitieux, galaut, (luerelleur, do- ■. .111 tenter l'imagination do Dumas. V. MoN-ricsguiou.
Artagnan (Mémoires de W. d'), conlemml riuaulili! rfe i'/<i^\r\ pnrlicidiércs et secrètes qui se sont nassres sous le rr,inr df Louis te Grutid (Cologuo, 1701). Lo roman des /Vi.(,ï Mousquetaires^ <VA\iix. Dumas, adonné une certaine nuieriété à ces Mémoires. A en croire Quérard et ses .S»l„ rcherics littéraires démitées, les Trois Mousquetaires ne ■^er.ueiit presque qu'un honteux plagiat. Los Mémoires de V ,r irlagnan, d'une lecture fatigante, ont sans doute un r. ( propre, mais Dumas a transformé les quel(|ues I I I - (^u'il emprunte aux Mémoires au point de les avoir siens.
Afémoires ont été composés par Courtilz do Sandras.
■ peuvent donc ^tro tonus commo une œuvre histo-
mais ils offrent des détails voridi(jnes d'une certaine
r lance sur les faits d'armes des dorniùres années
I I "lus Xin et des premières du régno do Louis XIV,
' ' iiissi sur les petites intrigues do la cour; voilà surtout
r j 111 les rond intéressants.
— HiBL. : A. Le Breton, [In romanrier oublié, Galien Court/h d''. Sandras («Revuo des Doux-Mondes ■', ISfévr. 1897). Artaki, ville de la ïuronio d'Asie (prov. do Khodavrii.iikiar); 0.500 hab. C'est 1 antique Artace, avant-port de <'v/ii|ue.Viynoblos, oliviers, etc. — Pop. du canl.d' Artaki: i.i.iiiii liab.
Artamène ou te Grand Crjrus , roman do M"" de Scu- '!' 1 \ il'aris, 1050), qui parut d'abord sous le nom de son lu 11-, comme ses précédents ouvrages. Sous des noms I in|'i'iintés à l'histoire ancienne do la Perse, on y reconluii sait des individualités réelles, vivantes, et c'est ce qui ( Il laisait le charme pour les lecteurs de l'époque.
1. histoire de Cyrus se déroule, doligurée par une foule I iih idents imaginaires. Sur cette histoire, déjà quelque I III laliuleuse, 1 autour a gretfé un roman où s'enlremêii iii des aventures incroyables, des épisodes étrangers au Mii't principal, des dissertations alambiquées d'où le na- Jiurl semble avoir été soigneusement exclu. A rMniène n'en lu' |ias moins accueilli avec enthousiasme, non seulement s habitués de l'hôtel do Rambouillet, mais encore "ur et à la ville. On n'était point alors blasé sur ce do littérature, et les habitudes sédentaires ren- I attrayante la lecture do ces longs romans, qui réli l.is.saient les vertus et les vices, les qualités et les iilirulesde la société de l'époque. Dans le septième voiiiiiii\ nous avons sous les yeux tous les beaux esprits, toutes les muses de co Parnasse ou de cette cour d'amour présidée par une nouvelle Clémence Isaure ; on salue tour à tour la digne Cléonire (M»« de Rambouillet), l'adorable Philonide (Julie d'Angennes, fille de la marquise), le généreux Mégabate (M. de Montausier, époux de Julie d'Angennes), l'agréable Cléarque CVoiture), le sage Théodamas (Conrart au silence prudent), l'admirable Aristée (Chapelain). Le peintre n'a pas oublié de se produire sous le nom de Sapho, qui lui resta dans le cénacle.
ArtamOV (Piotre), pseudonyme du comte do Lafite de Pellepore. 'V. Lafite de Pellepore.
ARTAMUS {muss) n. m. Genre de passereaux dentirostres, intermédiaire entre les langrayens et les pies-griéches, comprenant ime vingtaine d espèces de l'Afrique tropicale et de la région indo-malaise.
ARTANITE ou ARTHANITE (du gr. artos, pain) n. m.
Ancien nom du cyclamen, ii Onguent dans lequel entrait lo
suc de cette plante. (On dit aussi onguent d'abtanite.)
ARTANITINE ou ARTHANITINE n. f. Syn. de CYCLA-
MINE. V. 00 mot.
Artannes, comm. de l'Indre-et-Loire, arrond. et à 15 kilom. de Tours, sur l'Indre; 1.070 hab.
ARTANTRE (du gr. arttts. brillant, et anihos, fleur) n. f. Section du gQïiTo piper, famille des jupéracées. Une espèce est le malico, à feuilles amères, aromatiques et stimulantes {arlanthe etongata ou piper angustifolium).
— Encycl. Les artanthes sont des arbustes ou plantes ligneuses. On emploie les feuilles contre les hémorra-
f les. Cette plante jouit encore 'une grande réputation contre les écoulements blennorragiques. Elle agit à la manière du cubèbe. V. matico.
ArtaPRERNE, fils d Hystaspe et frère de Darius P', gouverna Sardes l'an 506 av.
J.-C, et dénonça la conspiration d'Histiée, qu'il lit mettre à mort. — Son fils, Artapherne, après le rappel de 5lardonius, partagea avec Datis le Mède le commandemont des troupes envoyées contre la Grèce, et fut va'incu Artanthe eloogata.
à Marathon, l'an 490 av. J.-C.
(Il prit aussi part à l'expédition do Xerxès en l'an 480.)
Artapberne, lieutenant d'Artaxerce, roi des Perses. Envoyé, en 125 av. J.-C, auprès des Spartiates qui étaient en guerre avec les Athéniens, il tomba entre les mains de ceux-ci, fut conduit à Athènes, mais renvoyé, l'année suivante, dans son pays.
Artahia > i.iiii lîattista), architecte et sculpteur
suisse, il i ;. l.iiuunoen 1600. — Il est moins conim
que son , .1 iii ., 1 1 , ,11,- en 1097 et mort à Cologne en 170'.i. Celui-ci \o\ai;.'a .1 Kume, en Hollande, en Angleterre, en Allemagne, où il se fixa près de l'électeur de Cologne. Ses imitations de l'antique étaient fort estimées de son temps ; comme son père, il était un habile stucateur.
Artaria (Mathias), peintre allemand, né à Manheim en isii, élève do l'académie de Dusseldorf. II vovagea beaucoup dans le Tyrol, eu Espagne, d'où il rapportades
paysages et des tableaux do genre. II aime à mMer à ses compositions des scènes htstorirjues et dos traits do mœurs locales. Ses principaux tableaux sont : Jlngaijement entre tes Français et les Ti/roliens; Marché à Valence; les GitauQs ; Episodes de ta guerre de Trente ans.
ARTARINE n. f. Alcaloïde contenu dans l'écorco do rantlionjton senegalense. On lui attribue la formule C"H"AzO'.
Artas, comm. do l'Isère, arrond. et à 28 kilom. de Vienne : 1.025 hab.
Artaud, archevêque do Reims depuis 932, mort en 90i. Pondant qu'en 930 il couronnait à Laon Louis d'Outremer, le comte do Vcrmandois, qui convoitait pour son fils Hu- {jues le siège do Roims, s'emparait do cette ville, et v taisait sacrer son fils. Mais Louis d'Outremer reconquît Reims et y replaça Artaud, qui gouverna paisiblement son diocèse jusqu à l'époque de sa mort, et devint grand chancelier du roi do France.
Artaud (Jean-Baptiste), auteur dramatique et littérateur, no à Montpellier en 1732, mort à Paris en 1796. Il est l'auteur d'un pamphlet : la Petite Poste dévalisée {nai j ; du Centenaire de Molière, comédie (Théâtre-Français, 1773) ; de quatre comédies non représentées {l'Echangeraisonnaille. l'Heureuse Entrevue, Sophie, te J'roc), et do Méînoires historiques sur Taconnet.
Artaud (Antoine-François-Marie), peintre et archéo- IriL'i». iraiii.ais, né à Avignon en 1767, mort à Orange en ur du musée de Lyon, membre libre de ■scriptions, il a écrit notamment : Voyagt
1 Ai-a dans et d,
lies de Home (1810) ; tes Mosaïques de Lyon 'es dému'fi'mrnts méridionaux de ta " calions (Paris, 1818); l'Arc d'Orange.
■ France, avec expli-
Artaud de Montor (Alexis-François), diplomate et littérateur, né à Paris en 1772, mort en 1849. Il occupa des postes diplomatiques à Rome et à Florence. On a de lui : une traduction de la Divine Comédie; Considérations sur l'état de la peinture en Italie (1808); Histoire de Pie VII (1830), couronnée par l'Académie; Machiavel (1833) ; Histoire de l'Italie, dans I'» Univers pittoresque », etc.
Artaud (Nicolas-Louls-Mariei, littérateur et helléniste, no à Paris en 1794, mort dans cette ville en 1861. Il fut inspecteur général pour l'enseignement secondaire, membre du conseil supérieur de l'instruction publique et vice-recteur de l'Académie de Paris. Il a publié des traductions d'auteurs grecs et latins (Sophocle, Euripide, Aristophane, César), et un Essai littéraire sur le génie poétique au xix' siècle; des Etudes sur ta littérature depuis Homère jusqu'à l'école romantique (1863). — Son fils. Locis-Chari.es-Marie-Emmanuel, dit Artaud-Haussmann, parce qu'il avait ajouté à son nom celui de sa mère (sœur du baron Haussmann), né à Paris en 1842, mort à Nyons en 1890, quitta l'administration après l'Empire. D'une nature exaltée et porté au mysticisme, il se livra à diverses excentricités. Enfermé comme fou, il parvint à s'échapper et se rendit en Suisse, où il mourut. On lui doit une traduction du Tournoi poétique de ta Wartburq (1865), poème allemand auquel il a joint une étude sur la poésie chevaleresque allemande pendant le moyen âge.
A.RTAXATE, bourg de r.4rménie russe, sur les bords de l'Araxe, et sur l'emplacement de l'ancienne Artaxate, qui fut la capitale de la grande Arménie. Cette ville, pillée â diverses reprises par les Romains et les Persans, ne s'est jamais relevée.
Artaxerce, tragédie de Lemierre, en cinq actes fThéàtre-Français, 1766). Dans cette pièce, Lemierre s'est inspiré de Métastase, qui a aussi donné au théâtre un opéra intitulé Artaxerce. On trouve dans cette tragédie quelques belles situations, à côté de grandes invraisemblances ; le style est dur, incorrect et monotone.
ArtaxerxËS ou ArtaKHSHATHRA, nom de trois rois perses. (On a donné de ce mot plusieurs étymologies. La plus vraisemblable est celle qui le fait dériver de arta. grand, honoré, et xerxès ou khshathra, roi. D'après Hérodote, Artaxerxès signifiait • le grand guerrier » .) — Ar- TAXERXÈs I"ou Artakhshathra, Surnommé Zonsriie-.l/ai'n, fils de Xerxès, Achéménide, monta sur le trône l'an 465 av. J.-C; il fut célèbre par sa bonté et sa générosité, dont il donna des marques constantes pendant son long règne; il permit aux Juifs qui étaient restés à Babylone depuis l'édit do Cyrus de retourner à Jérusalem pour rétablir leur religion, et mourut l'an 425 av. J.-C, après avoir régné quarante ans. — Artaxerxès II, surnommé Mnémon, à cause de sa prodigieuse mémoire, fils aîné de Darius Nothus, avait été désigné par son père pour lui succéder, bien que né à une époque où Darius n'était pas roi. En montant sur le trône, l'an 405 av. J.-C, il quitta son nom do Il Arsace » pour prendre celui de « Artaxerxès » . On accusa son jeune frère, Cyrus, d'avoir conspiré contre lui, et il allait être mis à mort lorsque sa mère Parysatis obtint sa grâce et lui fit conserver son commandement dans les provinces où il avait été nommé par son père. Quelque temps après, Cyrus réunit des troupes indigènes et des mercenaires grecs (parmi lesquels se trouvait Xénophon) et marcha contre Artaxerxès qui le vainquit à Cunaxa, où Cyrus fut tué (401 av. J.-C.). Les dernières années de la vie d'.\rtaxerxès furent affligées par les discordes qui s'élevèrent entre ses enfants, lesquels so disputaient sa succession de son vivant ; il mourut à l'âge do 94 ans, après un règne de quarante-trois ans. l'an 361 av. J.-C.
— Artaxerxès HI, (ils d' Artaxerxès II, prit le nom de < Artaxerxès • au lieu de celui de ■ Ochus ■ , qui lui fut toujours donné par les Grecs; il succéda à son père l'an 361 av. J.-C, s'attira d'abord la haine de son peuple par lo meurtre de ses deux frères qui pouvaient lui disputer le trône, et se rendit bientôt odieux dans tout l'empiro par ses cruautés. Pendant qu'il faisait la guerre en Egypte, il tua le bœuf Apis. Bagoas, son conseiller, pour venger le meurtre du dieu, empoisonna Artaxerxès, qui mourut ainsi après un règne de vingt-trois ans, l'an 338 av. J.-C.
— .Vrta.xerxès, te Sassanide. V. Ardéshir. Arteaga (lo Père Hortensio Police Paravicino y), littérateur espagnol, né à Madrid en 1580, mort dans cette ville en 1633. Il entra dans l'ordre des trinitaires, et devint prédicateur do Philippe III. La finesse de son esprit était passée en proverbe. Comme poète, il appartient à l'école de Gengora. Ses poésies ont été publiées : Oliras de D. Felice de A rteaga (Lisbonne, 1645 ; Madrid, 1650). Ses sermons forment plusieurs recueils. |
ARTAKI — ARTEMIS
Arteaga y AlfARO (Matias), peintre et graveur espagnol, né a Séville dans la première moitié du xvii' siècle, mort dans la mAmo ville on 1704. Il fut un de» fondateurs do l'académie do .Séville. Il peignit do petit» tableaux religieux, mais il est surtout renommé comme graveur. Ses estampes reproduisent des œuvres do Valdés Léal, dont il était l'élève, do Murillo, Horrora ei Alon?.o Cano.
Arteaga (Etienne .jésuite et littérateur espaçai, jusienicnt renommé au .\vm' siècle comme historien musical, né .\Iailrid, mort â Paris en 1799. Il so retira en Italie après la suppression, en Espagne, do la compagnie de Jésus. On a de lui : Traité sur le beau idial; Hétolulion du llu!àtremusicalen/latic{\'ùa\se, I785i; dcspoésics grecques et latines.
Arteaga (José Maria), général mexicain, n* â Aguascalicntcs en 1833, mort à Uruaparn en 1865. Il combattit bravement contre les troupes françaises qui avaient envahi lo Mexique. Fait prisonnier au combat de Santa-Ana-Amatlan. il fut fusillé, d'après le décret de Maximilien qui condamnait à mort tout Mexicain pris les armes â la main.
ArtÉDI ou ARTBDin8(Picrre). naturaliste et médecin suédois, né à Anund en 1705, mort ù Leyde en 1735. Il fut l'ami de Linné, et suivit avec lui les leçons de Boerhaave à Leyde. Artédi se noya accidentellement. Héritier dos manuscrits d'Artédi, Linné publia son Histoire des poissons (Ichthyologiai (Leyde, 1738 . Linné lui a consacré un fenre d'ombellifères , l'artedia squammata, en mémoire un travail reman|uablo que Artédi avait fait sur la famille des ombcllifères.
ARTÉDIE (de Artédi, natural. suéd.) n. f. Genre d'ombellifères, tribu des daucinées, comprenant une seule espèce, qui croît en Asie occidentale. Le port et les caractères de cette plante sont à peu près semblables à ceux
de la carotte.
ArteIJO, comm. de l'Espagne nord-occid. (Galice, district de laCorogne); 7.770 hab. Eaux minérales.
ARTEL n f. Association russe, sorte de société coopérative composée d'artisans ou d'ouvTiers. H v a des artels de consommation, et des artels de production. Il y a des artels jusque dans l'armée, pour rachat de denrées et de certains articles d'équipement. Les membres de ces corporations se nomment artelstchik.
— BiBLioGB. : Louguininc, les Artels et le Mouvement coopératif en Russie (Paris, 1886).
ARTELLC n. f. Outil de bois concave dont se servent les plombiers pour former la soudure en petites baguettes.
Artemare, comm. de l'Ain, arrond. et à 12 kilom. de Belley, sur le Séran, affluent du Rhône; 1.085 hab. Ch. de f. P.-L.-M.
ArtÈME (^saint), général romain, qui commandait en Egypte sous le règne de Constance. Il fut chargé d'arrêter saint Athanase, qu'il laissa plus ou moins volontairement s'échapper. Les païens d'Alexandrie l'accusèrent d'avoir brisé leurs idoles, et l'empereur Julien le lit décapiter en 362. L'Eglise l'honore le 20 octobre.
ARTÉMIA (du gr. artémia, conservation parfaite) n. f. Genre de branchiopodes, renfermant de petits crustacés. dont l'espèce type [artemia satina; vit dans les marais salants de divers points de l'Europe.
ARTÉMIDE (do Artémis, surnom de Diane) n. f. Genre de mollusques lamellibranches siphonieus, de la famille des vénéridés.
ArtÉMIDORE, roi grec de Bactriane, connu par des monnaies découvertes en 1854 et dont les légendes, en grec et en bactrien, donnent au roi, dans cette dernière langue, le titre de Apadihatasa Artemidorasa (Artémidore le "t'ictorieux).
Artémidore le Géographe, né à Ephèse, vivait vers 104 av. J.-C. Il écrivit un Périple ou Description de la terre estimé dans l'antiquité, et dont il reste des fragments insérésdans les Geogr. minores de la collection Didot.
Artémidore de Cnide, grammairien du dernier siècle av. J.-C. Instruit du complot de Brutus, Artémidore aurait écrit à César, son ami, pour l'en informer; mais le dictateur n'eut pas le temps d'ouvrir la lettre, et il la tenait encore à la main lorsque ses meurtriers se précipitèrent sur lui. Aucun des ouvrages d'Artémidoro ne nous est parvenu.
Artémidore d'Ephèse, naturaliste grec, né à Ephèse, dans le il* siècle de notre ère. On a de lui un traité de l'Interprétation des songes, qui contient des faits intéressants relatifs aux mœurs et aux coutumes des anciens. On en a une traduction française de Dumoulin \Rouen, 1664). Pour quelques-uns. ce personnage no serait autre que Artémidore le Géographe.
Artémis {miss'}, une des grandes divinités grecques, identifiée plus tard avec la Diane des Romains.
— Encycl. My th. En réalité, les Grecs ont confondu, sous le nom de Artémis, plusieurs divinités très différentes. — L'Artémis hellénique proprement dite est ime déesse lunaire, comme Hécate ou Séléné. Elle est fille de Zeus et de Lêto. Elle est sœur d'.VpolIon, dont elle est, pour ainsi dire, l'équivalent féminin. Elle naît ù Délos, comme Apollon, et est souvent associée à ses exploits, aux lottes contre Tityos et les géants, contre les Niobides ou les -\Ioïdes. Comme Apollon, elle préside au chant sous le nom de Hijmniea, et est escortée par les Muses, les Charités ou les Nymphes. Elle est, par excellence, la déesse des femmes, surtout des vierges. Elle se plaît aii.x champs, dans les bois et près dos sources; elle aime la chasse, et poursuit les bêtes fauves dans les fourrés. Ses attributs favoris sont l'arc, les flèches, le carquois, ou encore la torche et le croissant: parmi les animaux, le chien, le cerf ou la biche, la chèvre, le taureau, la tortue. Avec leur Artémis nationale, déesse de la lune, des bois, des vierges, do la chasse et du chant, les Grecs ont confondu peu à peu d'autres divinités, la plupart étrangères et d'origine orientale, dont les noms sont devenus souvent des surnoms de l'Artémis hellénique : la déesse thrace Bendis; VAnaitis des Perses, des Cappadociens et des Lydiens, prototype de l'Artémis dite persique; la Dictynna Cretoise, patronne des pécheurs et des marins ; l'Artémis de
ARTEMISA — ARTÈRE
Tauride, déesse sanguinaire qui exigeait des victimes humaines, mais qui s'adoucit un peu pour devenir en Aitique YArtémis Bi^auroniaiGnim.VÂrtémis d'EpkèseA\\\xi\Xé tout asiatique, mère et nourrice, symbole de la fécondité.
— Arcliéol. Dans l'étude du type figuré de Artémis, il laut distinguer avec soin les différentes déesses qui se cachaient sous le même nom ou des noms voisins. Par exemple, V Artemis persigue était représentée avec des ailes, tenant d'une mam une pantbère, de l'autre un lion (bas-reliefs archaïques et peintures de vases) ; VArtémis d'Epftèse, avec d'innombrables mamelles, le corps serré dans une gaine à 2ones sculptées, la tête coiffée du modius (statue du musée de Naples). Très différente est l'Artémis proprement hellénique, dont le type s'est modifié de siècle en siècle, mais toujours dans le môme sens. Grâce aux récentes découvertes de Délos, on peut en reconstituer l'histoire presque complète, au moms pour la période archaïque. C'est d'abord une statue raide, dont les membres sont collés au corps, où manquent la vie et le mouvement : imitation d'un xoanon de Dois. Dune œuvre à l'autre, on voit les formes se préciser, les membres se dégager, la figure s'animer, jusqu'au moment où se fixe le type archaïque, souvent reproduit plus tard : une femme debout, jeune et grave, vêtue d'une longue robe dont elle relève un pan, les cheveux tombant sur le dos, avec quelques mècnes ramenées sur les épaules (statues les plus récentes de Délos; statue du musée de Naples). Avec les sculpteurs de l'école argienne, apparaît une Artémis plus alerte, à tunique courte, avec ! arc ei le carquois. Les artistes du iv* siècle, surtout Scopas et Praxitèle, renou-
refait cependant la musique, qui est restée en manuscrit. Le cardinal Consalvi, ami du compositeur, donne les plus grands éloges à la seconde Artémise, dans ses mémoires publiés par Crétin eau-Joly.
ARTÉMISIA n. f. Bot. V. armoise.
ARTÉMISIES (du gr. Artémis) n. f. pi. Fêtes célébrées à Ephèse en l'honneur de Diane, li Nom du sixième jour du mois, consacré à Artémis.
ARTÉMISIOÏDE (du gr. artémisia, armoise, et eidos, ressemblance) adj. Bot. Section du genre pigueria.
ARTÉMISION (2/-on — de Aï'^%ïjs. n. mythol.)n. m. Mois de l'équinoxe du printemps, chez les Ioniens et les Doriens.
ARTEMISIUM PROMONTORIUM OU ArTÉMISION (cap), cap au N. de lEubée, où so trouvait un temple dArtémis. C'est près de ce promontoire qu'une tempête dispersa la flotte de Xerxès {480 av. J.-C).
ARTÉMON (du gr. artémôn ; formé de artaô, j'élève) n. m. Mécan. anc. Moufle d'un polyspaste, machine à élever des fardeaux.
ArtÉMON, peintre grec, d'époque incertaine. Pline cite de lui une Danaé, un portrait de la reine Stratonice, un groujie d'Hrraclès et Déjanire, et diverses peintures qu'on voyait à Rome dans les portiques d'Octavie.
ArtÉMON ou ArtÉMAS, sectaire du iii^ siècle. Il
> ANTIQUES ET MODERNES D'âJITÉUIS (Diane).
vellent le tj'pe d" Artémis, comme tant d'autres; et leurs inventions ont été copiées ou imitées pendant toute la période alexandrine et gréco-romaine. Dès lors, on représente surtout l'Artémis chasseresse : tantôt en marche, chaussée de sandales, vêtue d'une tunique courte, serrée à la taille, un carquois sur le dos, les cheveux relevés par un bandeau, et suivie d'un chien ou d'une biche [Diane à la biche, a.\i Louvre); tantôt au repos, jouant avec son chien (terres cuites); tantôt achevant sa toilette de chasse, et agrafant sa chlamydo sur l'épaule (Diane de Gabies, au Louvre). — Parmi les principales statues modernes de Diane, nous citerons celles de J. Goujon, Houdon, Lévôque, Falguière.
ArtemisA, village do l'île de Cuba (Antilles espagn., prov. do Pinar del Rio); 9.225 hab.
Artémise I", reine d'Halicarnasse, accompagna Xerxès dans son expédition contre la Grèce, et conibattit vaillamment à Salamine. De retour à Halicarnasse, elle étendit les bornes de ses Etats par quelques conquêtes. Elle aurait, suivant \me tradition ancienne, fait crever les yeux à un jeune homme qui dédaignait son amour, puis se serait jetée, comme Sapho, dans la mer, du haut du rocher de Leucade.
Artémise U, reine d'Halicarnasse et femme de Mausole, célèbre par sa fidélité à la mémoire de son mari. Quand il mourut (353 av. J.-C), elle lui éleva un magnifique tombeau qui passait pour une des sept merveilles du monde, et dont on a retrouvé des restes considérables. D'où le nom de inausolée. donné depuis aux riches monuments funéraires. V. mausolée.
Artémise (de Artémise, n. pr.), planète télescopique, u" 105, découverte par AVatson en 1868.
Artémise (Ar/eïm-sm), opéra italien, musique de Cimarosa CVenise, 1801). C'est un chef-d'œuvre. Cimarosa en a
niait non la conception miraculeuse, mais la divinité de Jésus-Christ, et prétendait que sa doctrine avait été celle des apôtres jusqu'au temps de Victor, treizième évéque de Rome. Cette hérésie fut condamnée au concile d'Antioche, en 216.
ARTÉMONIEN, ENNE (m. en' — de Artémon, n. p^.^ n. Partisan de l'hérésiarque Artémon. il On dit aussi artémon ite.
— adj. Qui appartient à Artémon, ou à ses sectateurs. Artenay, ch.-I. de cant. du Loiret, arrond. et à 20 kil.
N. d'Orléans; 1.053 hab. Ch. de f. Orléans. Dans la guerre de 1870-71, deux combats furent livrés près d'Artenay (10 oct. et 3 déc. 1870), à la suite de chacun desquels le'k troupes allemandes s'emparèrent d'Orléans. — Le cant. a U comm. ot 6.586 hab.
ArtÉPHIUS, alchimiste et philosophe hermétique. Il vivait vers 1130 et était Juif ou Arabe. Il a laissé beaucoup d'écrits. Son Traité de la pierre philosopkale a été traduit en français par Pierre Arnauld (Pans, 1612), et plusieurs fois réimprimé.
ARTÈRE (gr. artêria; de aèr, air, et têrein, conserver [dans l'opinion où étaient les anciens que les artères renfermaient de l'air]) n. f. Anat. Nom donné aux vaisseaux destinés à porter le sang, soit du ventricule droit du cœur aux poumons, soit du ventricule gauche à toutes les autres parties du corps : Le battement des artères. La iio~ blesse est dans les sentiments de l'âme, et non pas dayts le sang des artères. (G. Sand.)
— Par compar. Se dit des grandes voies de communication qui sillonnent un pays, une province, une ville ; Paris est sillonné en tons sens par d'immenses artî^res.
— Fig. : Il est des temps où la société politïgue sent aussi battre plus vivement ses artères.
— Encycl. Anat. Des artères en général. Les vaisseaux qui émanent du cœur et atteignent les points les plus
éloignés du centre de la circulation (y. ce mot) sont lesartères. Le système artériel comprend deux troncs artériels ramifiés : le premier est formé par l'artère pulmonaire (v. pulmonaire), qui part du ventricule droit ; le second est constitué par Ïau7-le (v. ce mot), qui naît du ventricule gauche et qui envoie des divisions dans tous les organes. Du tronc artériel initial se détachent des branches, qui se subdivisent à leur tour. Les artères s'anastomosent de diverses manières, et, à leur extrémité, se continuent avec les chpillaircs (v. ce mot), qui sont intermédiaires entre elles et les veines.
La direction des artères est le plus souvent rectiligne, sauf pour celles qui se rendent à un organe plus ou moins mobile; elles sont alors flexueuses.
Dans les tissus érectiles , leurs extrémités sont en spirale (artères hélicines). Les artères se placent généralement dans les interstices qui sépareilt les muscles, loin de la superficie ; au voisinage des articulations, elles se portent du côté do la flexion, où elles trouvent un abri sûr contre toute élongation violente. Parmi les mus- ^^^ ^^ ^ ^ ,.„„„««„... .
clés qui recouvrent une 4 "sou&-'clavière'eauchêV5rr^ .
artère, il en est un qui f,. numérale; 7. Radiale; 8- Cubitaksouvent permet de dé- (a. arcade palmaire superEt^ielIe; a', ar terminer la direction de cade palmaire profonde); 9. Aorte des- TartArfi «iniKs iappntft cendante; 10. Iliaque primitive; IMlia- 1 artère sous-jacente (,„ein,erne; is.Iliaque externe; 13- F^ C est le muscle satellite Morale; IV Poplitée; 15. Tibiale aotéde l'artère. Sauf pour neare; 16- Tibiale postérieure; 17. Pèles gros troncs (^artère ronière. V. circulation. carotide, fémorale, po-
plitée, etc.), chaque artère est accompagnée de deux veines satellites.
Trois tuniques successives constituent la paroi des artères. La tunique externe ou adventice est de nature celluleuse : elle adhère aux organes voisins par des fibres lâches et molles, bien distinctes du tissu qui la compose. La tuniqut- moyenne ou tunigue propre de l'artère est ca-
Artères : 1 . Crosse de l'aorte ; 2. Tronc brachiûcéphalique droit; 3. Carotide primitive droite ; 3'. Carotide primitive
Artères : 1. Les trois tuniques d'une artère disséquée- — 2. Coupe transversale d'une petite artère revenue sur elle-même (a. tunique externe ; h, tunique moyenne; c, tunique interne plissée). — 3. Artère hélicine.
ractérisée par la présence de fibres élastiques et du tissu musculaire (fibres lisses). La proportion- de ces éléments varie en sens inverse : les fibres élastiques dominent dans l'aorte et les gros troncs, les fibres musculaires dans les petites artères. La tunigue interne, endartère, tunique dr Bichat, comprend une couche de fibres élastiques tapissée sur la face interne, qui répond au sang, par un endothelium formé d'une seule assise de cellules polygonales.
Les artères sont munies de vaisseaux appelés vasa vasorum (vaisseaiLX des vaisseaux), qui, chez 1 homme, pénètrent seulement dans la tunique externe. Ces vaisseaux ne proviennent jamais de l'artère qu'ils nourrissent, mais toujours des artérioles environnantes. Les nerfs des artères {nervi molles) comprennent des fibres à myéline, et des fibres de Remak ; ils forment des plexus, d'o'ù partent des fibres terminales dont on ignore le mode de terminaison.
— Physiol. Les artères jouent un rôle important dan = la circulation, grâce à leur élasticité et à leur contra. tilité. Le sang reçoit l'impulsion du cœur; il passe ^Iti ventricule gauche dans l'aorte, celle-ci se laisse distendra, grâce à son élasticité, par chaque ondée due à la sysiolr ventriculaire. Par sa contractilité, elle réagit sur U^ saiir qu'elle contient et le chasse plus loin, tout mouvement ^l' retour étant empêché par la présence des valvules silmoides aortiques. L'élasticité artérielle cède devant hi systole cardiaque, emmagasinant, comme un véritable ressort, une partie de la force d'impulsion cardiaque, partie qu'elle restitue ensuite. Elle transforme ainsi un mouvement intermittent d'impulsion en un mouvement continu. ("V. circulation.) L'impulsion, appelée ^îoh^s, peut être sentie par le doigt lorsque l'artère est superficielle et ajipuyée sur un os (pouls radial, temporal, maxillaire, fémoral', etc.). C'est la contractilité des petites artères et de> artérioles qui, amenant la modification de leur calibre, nous permet d'expliquer les variations des circulations locales : le relâchement des parois artérielles amène de la rougeur et de l'hyperhémie par afflux sanguin, tandis que la contraction donne une anémie locale, avec sa pâleui caractéristique.
— Embryog. Il est généralement admis que le système vasculaire du fœtus se développe aux dépens du Veuilles moyen, ou mésoderme, intermédiaire aux deux feuillets du blastoderme. Plusieurs auteurs aujourd'hui (Mathias Duval, Uskow) le rattachent au feuillet interne du blastoderme ou endoderme. Au début, le cœur de l'embr^'on a la forme d'un tube que deux étranglements partagent en troirenflements. Le renflement supérieur ou antérieur porii le nom de bulbe aortique. De ce bulbe naît d'abord un troi^ artériel court qui donne deux branches : une droite et une gauche, formant un arc à concavité dirigée en arrière. Elles se fusionnent en un seul tronc aortique et forment I& premier arc aortique. Le vaisseau résultant de cette fusion
.■ 1 Vfivrie primitive. En arriôro ou axi-dossus du premier Il aortiquo, il s'en forme touto une série, cinq paires iliiiairoment, que nous numéroterons do haut on bas. N \c(KTK.) Les premier et deuxième arcs aoriiquess'atro-
1 ' ' ; 1<' troisKMiic fournit les caruiidos primitives, in-
'1 i\i<iii. La lirari'hi' «In.ii.- -lu quatriùmo arc '■ !■■'!'■ ' i.i' liH--r."'],iia!i.jii(\ (aiiiliN ijuo la branche
■ ' '''II' i.t ' i'"^M> lie ra..i-(c. Le .iii'iuiùmoarcasa
■ Imnr ,|iii ■■ lUKiphie, tanilis que sa hrancho gauche I iMH' les artères pulmonaires et ce vaissi^au qui va dos .urirrs pulmonaires à la crosso do l'aorto ot qui porsislo jM inlaiit touto la vie fœtale: c'est le canal artériel. — Anat. compar. Pour los fie., v. aorte. i hi-z les mammifères, point do diirorences ossontiolles: la iu-ésenco do quelques organes nouveaux comporte i i \isionce d'une nouvelle artère; c'est ainsi qiio la queue jti.uit l'artère caudale, prolongation do la sacrée moyenne. r^ous voyons éf^alemont les carotides naître toutes deux d'un tronc unique [aorte cervicale) chez plusieurs mammifères (chovaL mouton, dromadaire) ; chez d'autres, l'artàre hiimérale traverse le condylo intorno do l'humérus (sajou, makis), et los artères hypogastriques naissent directement do l'aorte (cheval, chien, etc.), et plusieurs artères, comme la carotide interne chez quelques ruminants ot l'externe chez le chat, forment des plexus remarquables. L'artère pulmonaire ost très dilatée à son origine chez certains animaux aquatiques dits «amphibies », et le canal artériel persiste quelque temps après la naissance chez quelques autres (phoque, marsouin, etc.).
Chez les oiseaux, los artères thoracigues sont plus dôvoloppées.
Ciiez los reptiles, la circulation n'a déjà plus co degré de perfectionnement qui n'appartient qu'aux animaux su-
Sénours ; l'artère pulmonaire naît de l'unique ventricule u cœur, et forme avec les crosses aortiques le conus arteriosus, puis se divise en doux troncs qui distribuent leurs branches aux deux poumons. Dans l'ordre des batraciens, il nous faut signaler des particularités curieuses. Chez le têtard, des arcs aortiques partent les ai'tères branchiales qui répondent aux arcs branchiaux, et communi(|Upnt avec les veines branchiales ou artères épibranchiales chargées de ramener le sang artérialisé. Avec la métamorphose, ces artères ont disparu, et les artères pulmonaires se sont développées.
Chez les poissons, de Vaorte ascendante ou artère branchiale prennent naissance plusieurs crosses aortiques, constituant quatre à cinq artères branchiales logées dans les gouttières osseuses des arcs branchiaux : les canaux récurrents qui ramènent le sang artérialisé sont les artères épibranchiales, d'où naît Vaorte dorsale. Les branches émanées de Vaorte sont analogues à celles de l'homme : avant de former les branchiales propres, Vaorte ascendante fournit Vartère céphaligue, qui s'anastomose avec sa congénère, sous le nom de cercle artériel ou céphalique.
Chez les insectes, toute trace de circulation régulière dans dos vaisseaux clos a disparu : c'est une circulation lacunaire ou vasculaire obscure; le vaisseau dorsal des insectes seul paraît un organe distinct, destiné à remplacer le cœur.
Chez les crustacés, au contraire, l'appareil circulatoire reparaît. Le sang est ramené par les vaisseaux récurrents de la branchie au cœur, qui est artérieL Dans les décapodes, trois aortes fournissent un système artériel compfet, une artère ophtalmique ou céphalique, les artères antennaires, hépatiques, abdominales, stei^ales, abdominales inférieures, etc. Ce système est plus simplifié chez les squilles : le sang, ramené des branchies par les vaisseaux brajichio-cardiaques, s'ouvre dans une chambre voisine du cœur, le sinus péricardique.
Le système circulatoire manque quelquefois chez les vers, mais peut, dans cet embranchement, être très compliqué. Les mollusijues acéphales ont une circulation vasculaire assez distincte, composée do canaux de deux ordres, veineux et artériels. Ùaorte forme deux bi'anches impaires fournissant les artères céphalique ou cérébrale (malgré l'absence dune tête proprement dite), abdominale postérieure, gastrique, pédieuse, tentaculaires, et les branches du manteau. Dans les gastropodes, on observe une circulation déjà, moins parfaite; dans les céphalopodes, à la partie postérieure de la tête, près du pharynx, existe une vaste lacune artérielle; enfin, dans les moUuscoïdes tuniciers, la circulation est vasculaire et lacunaire. Chez les zoophytes , elle est complètement lacunaire, ot tout vestige do vaisseaux a disparu.
— Méd. Maladies des artères. Elles sont nombreuses, et se rapportent à. la médecine comme à la chirurgie. Les prmcipales affections qui peuvent frapper les artères sont : 1<* les anévrismes (v. ce mot); 2" les plaies et blessures; 3" l'inflammation ou artérite; 4" les dilatations, rétrécissements et oblitérations; 5" les dégénérescences calcaires, athéromateuses ot stéatomateuses ; 6" les ulcérations et ruptures des artères ; 7"» les entozoaires qui s'y développent.
— Plaies pénétrantes des artères. L némorragie est le symptôme le plus constant de ces traumatismes. Elle peut s'arrêter spontanément quand la lésion est petite, ou quand, la section étant complète, la rétraction de l'artère suspend l'écoulement. U se forme un caillot sanguin, la tunique externe bourgeonne, et le tout obstrue la circulation, qui so rétablit par les collatérales. Les plaies des artères se reconnaissent à l'hémorragie, qui se fait àjets saccadés, et à la couleur rouge du sang.
. Les secours à donner, dans ce cas, consistent dans l'emploi do la compression, soit au siège même de Thémorragie, soit entre le cœur et la plaie, sur le traiçt de l'artère, dans la torsion, la forcipressure. (V. ce mot.) On a recours, à la dernière extrémité, au nerchlorure de fer, à la cautérisation. Dans les cas rebelles, le chirurgien pratique la ligature de Tartèro au-dessus du point blessé, du côté du cœur. L'hémorragie peut se reproduire par le bout inférieur des artères collatérales anastomosées ; il faut alors opérer une nouvelle ligature sur cette extrémité. Les artères collatérales sont ordinairement suffisantes pour assurer le rétablissement de la circulation; dans le cas contraire, il se produit de la gangrène, qui nécessite parfois dos amputations.
— Inflammation des artères. V. .\rtf.rite.
— Dilatation des artères. On la confond souvent avec l'anévrisme vrai ; d'ailleurs, elle en diffère peu, ot réclame le même traitement.
— Rétrécissement et oblitération des artères. Accident dû à des causes fort diverses, dont la plus commime est l'artérite. La circulation collatérale suffit souvent pour réta-
ARTKRKVRISME — ARTÉSIEN
blir le passage du sang dans l'arlôro oblitérée ; sinon, la gangrène est inévitable.
— Concrétions et dépôts calcaires des artères. Ces concrétions ot ces dépôts sont sous la dépendance d'une maladie générale, Vathérome. V. co mot.
— Los dépôts athéromatcux et stéatomateux roconnaissont les mêmes causes. Los ulcérations des artères Qi leurs ruptures sont le résultat do ces dégénérescences ; do là dos hémorragies internes, toujours mortelles.
— Entozoaires des artères. Ces helminthes du genre crinon, ordinairement logés dans l'épaisseur des concrétions fibrinouses q^ui tapissent los dilatations artérielles, constituent ainsi des espèces d'anévrismesvermineux(|ui no .se rompent jamais et no donnent lieu à aucun accident.
ARTÉRÉVRI3ME [vriss — du gr. artèria, artère, et curunô, jclargisj n. m. Dilatation contre nature d'une artère.
ARTÉRIALISATION (sï) n. f. Transformation du sang veineux en sang artériel, par son contact avec l'air dans son passage à travers los poumons.
ARTÉRIALISER v. a. ChaiiLTor en sang artériel.
ARTÉRIALITÉ uu ARTÉRIOSITÉ n. f. Qualité du sang ariiTjrl.
ARTÉRIAQUE (rad. artère) n. et adj. Se disait des remèdes (ju'on croyait propres à guérir les maladies do la trat:hé« : L-n ARTÉRiAgDE. Baume ARTÉRtAQUK.
ARTÉRIEGTASIE (du gr. artûria, artère, et ektasis, exiciish.in u. 1. dilatation morbide des artères.
ARTÉRIEGTOPIE (du gr. artèria, artère, et ektopos, écarte) n. 1'. Dêplacoment d'une artère.
ARTÉRIEL, ELLE adj. Qui appartient, qui a rapport aux artères : Sang artériel.
~ Encycl. Canal artériel. Le canal artériel est un conduit sanguin qui, chez le fœtus, fait communiquer l'artère pulmonaire avec l'aorte. U établit ainsi une communication qui permet à la totalité du sang du ventricule droit de passer dans l'aorte descendante, le poumon étant peu ou point perméable. Après la naissance, ce canal s'oblitère et se change en un cordon fibreux : le ligament artériel.
Sang artériel. Synonymes de sang rouge, oxygéné, hématose ; le sang artériel est contenu dans la portion aortiquc du système artériel, dans les veines pulmonaires (appelées quelquefois, à cause de cela, veines artérieuses).
Système artériel. Chez les animaux à sang rouge et noir, c'est l'ensemble des artères chargées do distribuer le liquide sanguin aux diverses parties du corps. V. artère.
ARTÉRIEUX (eu), BUSE adj. Qui tient de l'artôro. il Veine ortérieuse, I.,a veine pulmonaire.
ARTÉRIODÈME (du gr. artèria, artère, ot dénia, lien) n. m. Pince qui sert à ITer les artères.
ARTÉRIOLE n. f. Petite artère. Les fonctions des artérioh's sont importantes en physiologie, car c'est leur contrai-iilité i|iii tient sous sa dépendance la modification dos cin-ulatinnslncales.
ARTÉRIOLOGIE (du gr. artèria, artère, et logos, di^ cMii-v II. t. Partie d'un ouvrage d'anatomie qui traite des
aririM^. Svil. 'le ARTERIOGRAPHIE.
ARTÉRIOPATHIE (du gr. artèria, artère, et pathos, affection) n. f. Maladie des artères.
ARTÉRIO-PHLÉBOTOMIE (du gr. artèria, artère, et phlébotomia, saignée) n. f. Saignée capillaire par les mouchetures, les scarifications, etc.
ARTÉRIOPLANIB (du gr. artèria, artère, et plané, course vagabonde) n. f. Déplacement ou allongement des artères.
ARTÉRIORRAGIE (du gr. artèria, artère, et rhégnumi, je romps. — L'orthogr. étymol. serait artêriorrhagiej n. f. Hémorragie par une artère.
ARTÉRIOSCLÉROSE (oss-clê — du gr. artèria, artère, et sklèros, dur) n. f. Durcissement des artères.
— Encycl. L'artère est atteinte d'endopériartérite ; l'inflammation se localise surtout sur la tunique externe, et elle transforme le vaisseau en un tube fibreux dont le calibre est moindre qu'à l'état sain ; les artères accessibles au toucher, comme la radiale, la temporale, donnent la sensation d'un tuyau de pipe. Ces lésions peuvent être associées à celles de l'athérome. (V. ce mot.) h'artériosclérose se localise surtout sur les artérioles viscérales ; elle détermine dans les viscères des altérations de deux sortes : l<> une inflammation périartérielle, qui forme des foyers au centre desquels se trouve toujours une artère malade; 20 des foyers de sclérose très éloignés du vaisseau malade. îl peut y avoir coexistence de ces deux sortes d'altération. Les altérations viscérales se révèlent par des symptômes propres à chaque organe. Dans l'ensemble on trouve des vertiges, des étourdissements, des attaques successives d'hémiplégie, d'aphasie, une diminution do l'intelligence, des palpitations, des phénomènes d'angine de poitrine, des symptômes d'altérations rénales, eicT La diathèse arthritique constitue une prédisposition à l'artériosclérose.
ARTÉRIOSITÉ n. f. Pathol. V. ARTÉRIALITÉ.
ARTÉRIOSO-VEINEUX {eu), EUSE adj. Qui a rapport aux artères et aux veines : Anévrisme artÈrioso-veineux.