‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 455 sur 828 · ARTHUR · texte numérisé non relu

ARTHUR

nophores « qui leur a été donné, à symétrie bilatérale, à corps composé d'anneaux ou zoonitos, portant des organes locomoteurs articulés pouvant se transformer en organes respiratoires ou en organes préhenseurs. Ce qui les caractérise surtout, c'est l'absence de cils vibratiles ; leur développement comprend dos mues et des métamorphoses.

La chitine, qui forme sur tout lo corps de l'animal un revêtement continu comme une sorte do vernis, a une épaisseur variable suivant les points où on l'examine. (V. CHITINE. 1 Chez beaucoup do crustacés, elle se charge do sels calcaires. Les appendices des arthropodes sont également recouverts de chitine, dont la rigidité s'interrompt de distance en distance ; aussi sont-ils formés de pièces ajoutées bout à bout et articulées les unes par rapport aux autres. La carapace chitineuse protège les organes internes du corps et sert do point d'attache à l'appareil musculaire. — Typiquement, chacun des anneaux du corps porte une paire d'appendices : c'est ce qu'on observe chez un certain nombre d'espèces inférieures ; mais, chez les individus élevés en organisation, les appendices les plus voisins do la Ijourlie s'adaptent do façon à servir à la prélieii^i,,ii ,1 ,, la iiijNtication dos aliments.

Enp'' ! ' r^ des arthropodes présente trois répions ,li II , rir. le thorax et Vabdoitten. La tête forme la n -i n ,ii i ii..iir,> : elle est courte et ramassée, renferme le cm m i p .ii,i ,|,.s organes des sens et les pièces buccale^ I . i, , i i, ,.s céphaliques sont les antennes et les ,jr a .. aicurs. Le (/iorax est constitué par un noml.ro u. ., ï.uhI.Io d'anneaux. Les membres qu'il perte sont essouiiflleiuent locomoteurs. Dans certains groupes, tels que les crustacés, les arachnides, la tête et lo thorax ne forment qu'une m.isso qiù om.ne le céphalothorax. Chez les myria|,.,.l, ,i 1 i 1,-,,. r -iiiri il.'sanneaux.

«uant à l'nid..,,,- ! , i^ments plus

ou moins modiiK . , ;- i , , a i . , a ^nnt parfois

atrophiés, ou i -„iilmi,i , i,„,|.| m ài a,ut(insectes,

arachnides). Quaml ils existent, ils loiicouri'nt, en général, à la locomotion. — Le tystème musculaire, plus ou moins développé suivant les espèces, est constitué par des fibres musculaires striées.

Lo système nerveiux se compose presque partout d'un cerveau, d'un collier œsophagien, d'un ganglion sousœsophagien et d'une chaîne ganglionnaire ventrale, située au-dessous ihi ml,,. iH.ji^stif.

,^.'"/'' ' .irapi-an'l la bouclie, entourée de Pj^ces 1 liacMjx. l'œsophage, un estomac

plus ou iii,i, iiii intestin mtn-en à l'extré-

mité .lu,,,.. ,.,,,i,,„i, .l.l,.,iK.her les mbes do Malpighi (insectes,, et eulin un inteslin terminal.

Le sang des arthropodes est incolore, et Vappareil circulatoire se compose, en général, d'un vaisseau dorsal, situé

au-dessus du tube digestif, tantôt simple, tantôt divisé en chambres munies d'orilices, ot duquel partent parfois «les raniillcations. Chez les types le» plus élevés on organisation, on constat© l'existence d'un cœur. Mais lo système vasculaire présente toujours des lacunes.

La respiration s'offectuo, soit à l'aide do branchies (branchiatos), soit au moyen do tubes internes, arborescents ot remplis li'air qu'on appelle des trachées (trachéales).

On trouve, chez les arthropodes, des yeux simples ou ocelles et des yeux composés, et des organes auditifs. Quant au,7o(i^otau tact, cessons sont presque cxclusivcinoiit localisés sur les antennes et sur les palpes. — Pour de plus amples détails sur l'organisation, v. les articles concernant les diverses classes d'arthropodes.

L'embranchement des arthropodes est divisé en cinq classes, qui sont : 1" les crustacés, subdivisés en doux sims classes : les entomostracés (apus, cypris, balanus, etc.), . ( li's malacostvacés (asellus, écrevissc, crabe, etc.). À la .lasse. les crustacés est adjoint lo groupe desoiGANTOSTRA- , is linnilc.»); 2» les AitAciiMiiHs (scorpion, araignée, etc.),

■'" ■ I' ■ 1 ^. M -11,1-. UN 1,1 1. 11., Il) comme groupe satol-

' Il II a II a I ipate) ; 4° les MYRiAPonKs

I I II a I II I I ,t, enfin. S"» les inskctks

IM'iiii'' l.liii.a liii.alalia aii, ail.., punaise, hanneton).

ARTHROPOGON (du gr. arthron, article, et pili/dn, barbe) n. m. Geiin^ de graminées, tribu des andropogànées, comlireiiant des herbes qui croissent au Brésil.

ARTHROPYOSE (du gr. arthron, articulation, et puon, jinsi 11. r. SM|,|,uration, abcès des articulations.

ARTHROSE ,gr. arthrosis, même sens) n. f. Syn. de

ARTHROSIE (rad. arthrose) n. f. Douleur articulaire

liass:iKi-r...

ARTHROSIPHON (du gr. arthron, articulation, ot siphàn, siphon) n. m. Genre d'algues de la famille des oscillaires, dont lo thalle filiforme est environné d'une gaine formée do petits entonnoirs emboîtés les uns dans les autres. Plusieurs espèces croissent en Europe.

ARTHROSTACHYE [sla-kl — du gr. arthron, article, et sliikhiis, |.|,i, n. f. Bot. Syn. de avena.

ARTHROSTÈME (sté — du gr. arthron, article, et stèma, étauiine) n. f. Genre de mélastomacées, comprenant des espèces qui habitent l'Amérique méridionale, et dont plusieurs sont cultivées dans nos serres comme plantes d'ornement.

ARTHROSTIGME {tross — du gr. arthron, article, et siii/iiin, siii^nwitc) n. m. Bot. Section du genre pétrophile, de kl laiinll,. .1rs protéacées.

ARTHROSTRACÉS (tross — du gr. arthron, articulation, nt II xir.it., IN, ..,,|iiille)n. m. pi. Groupe de crustacés. .Syn.de iiiKi.iriiiHAi.Mi s. (V. ce mot.) — Un arthkostkacé.

ARTHROSTYLE (tross — du gr. arthron, articulation, et stiihs. |„,tu s( ylo) n. m. Genre de plantes de la famille des , y[,.'ra,-a,as, .jui croît à la Nouvelle-Hollande.

ARTHROSTYLIDE (tross — rad. arthrostyle) n. f. Genre ,1.. . \ |,, ra, .-.s, . uniprenant des herbes à chaumes grêles, iMiujis ,1.. -aiii.s et dépourvus de feuilles. Les deux espèces .■.iiiiiin's aiiiissent en Australie et à Maurice.

ARTHROTAXIS [ksiss] n. m. Bot. Genre de conifères, tribu des abiétinées, comprenant de petits arbres toujours verts, à port de lycopodes, à feuilles imbriquées et à inflorescences terminales et sessiles, qu'on trouve à Van liiémen (.\ustralio).

ARTHROTOMIE fdu gr. arthron, articulation, et tomi'. '"• isi.in il. i. Opération chirurgicale, dans laquelle on uuvr., uiH' articulation.

— E>-cYCL. Chir. Avant la méthode des pansements antiseptiques, toute articulation de quelque importance était un lieu redoutable dont on n'approchait le couteau qu'avec les plus vives appréhensions. Aujourd'hui, cette opération so pratique couramment dans les arthrites purulentes d'origine diverse : elle sert à enlever les corps étrangers ou arthropbytes. Enfin, elle est le premier temps des opérations qui ont pour but d'enlever ou de modifier les parties constitutives dos articulations atteintes de lésions diverses. Les procédés à employer varient avec chaque articulation. Cette opération se pratique sur le malade anesthésié en réunissant l'asepsie et I antisepsie. Les résultats en sont excellents, et elle permet souvent d'éviter l'ankvlose et les amputations. V. résectio.n, arturectomie, aeïuroxêsis. ARTHROXÉSIS {ziss — du gr. arthron, articulation, et xein, fondre) n. f. Opération chirurgicale qui consiste à abraser par le curetage les fongosités articulaires de certaines tumeurs blanches.

ARTHROZOAIRE (du gr. arthron, articulation, et jdon, aniiii.il M. m. .s\ n. ,1c arthropode.

Arthur ,,ii Artus, roi légendaire du pays de Galles, dont rcMsi..!!. .■ |,r,il,l.iiiaiique est communément fixée au VI' .siécli- .1.. l'cre rlu-ftienne. Suivant la version commune, il était fils d'Igerne, femme de Gorloès, duc de Cornouaillcs ; mais Uter à Tête de Dragon, chef des Bretons, serait son véritable père. Arthur lui succéda en 51C, et commença dès lors la lutte contre les Sa.\ons envahisseurs, les écrasant en de nombreuses rencontres, ave,leurs alliés les Scots et les Pietés ; il rétablit le culte chrétien, détruit par eux, épousa Genièvre (de la famille des ducs de Cornouailles), et conquit successivement l'Ecosse, l'Irlande, les Orcades, le Gothland, la Norvètze, le Danemark, l'Islande, etc. Il institua ensuite l'ordre des f'hajatiers de la Table ronde, et gouverna son royaume en paix jusqu'en 542, époque de sa mort, arrivée dans lile d'.\valon oii il s'était retiré après avoir été blessé dans un combat contre son neveu Medraud. A ces données fort incertaines (aucun chroniqueur antérieur au ix" siècle no parle d'Arthur) la poésie a aiouto une multitude do fictions ; elle a fait d'Arthur le héros du cycle breton do la Table ronde, et. en dehors do ce cycle, le héros do gestes galloises, allemandes, etc. Une tradition du moyeli âge voulait, d'autre part, que le roi .\rthur ne fût pas mort ; neuf fées le gardaient dans l'île sainte d'Avalon, d'où il doit revenir venger ses deu.x Bretagnes.

— RiBLioGR. : San Marte, Artussarje (Quedlirabourfr, ISIS) : Kliys : Studieson the Arthurian Léijend (Oxford, isoî).

Arthur (Cycle d"\ série de poèmes chevaleresques appelée aussi Cycle breton et Cycle de la Table ronde, qai

a pour contre lo fabuleux Arthur ou Artus, roi légendaire do la Grando-Brolagno. Cette série, qui succéda au cycle do Charlomagnc, et qui forme une collection énormo ù laquelle collaborèrent dos poètes de pays bien divers. était terminée vers lîliO. Elle a deux source» principales : Vl/istoria requm flritanniie, de Gaufrci de Monmoulh, où sont racontées, en proso latine, tontes les fables que rapportaient sur Arthur, ainsi que sur Merlin, d'anciennes traditions celtiques, ot lo lloman de Brut, do Robert ■Wace, où sont célébrés, en vers de huit syllabes, le» exploits d'Arthur et des chevalier» do la Table ronde, ses compagnons. De ces sources a découlé, au xii» ot au xiii' siècle, une quantité prodigicaso do poèmes, quo l'on peut diviser en deux groupes. Le premier, composé de» poèmes proiirement dits . do la Table ronde . , renfcnncra tous ceux qui sont surtout inspirés par l'amour chevaleresque ot l'héroïsme guerrier : les principaux sont : Merlin, Lancelot, Jvain, Erec et Enide, le ChevaHer au lion, Tristan de Lèonnois; lo second a uno tendance toute religieuse, toute mystique : .son objet est la recherche du Sainl-Graal, et lo lioman de Percerai, de notre vieux trouvère Chrosiicn do Troyes, en est la plus ancienne et la plus parfaite expression. Le Graal est le vase d'émeraude qui servit à Jésus ot à ses disciples pour célébrer la Cène, que les anges ont emporté dans le ciel et qu'ils rendront aux hommes le jour où ils trouveront une famille assez pure pour en *trc la dépositaire. Il faut dire, toutefois, que ce furent les continuateurs de Chrosiien de Troyes qui donnèrent à la . Quête du Graal » cette tournure mystique en y mêlant le légende de Merlin. La femme, qui ne joue qu un rôle très efface dans lo cycle carolingien, a, au contraire, dans lo cycle d'Arthur, un rôle prééminent. C'est à ce cycle qu'appartiennent les gracieuses créations de la fée Viviane, de la fée Morgane, de la belle et fière Genièvre, d'Iseult la Blonde, l'amoureuse de Tristan, de Blanche-Fleur, do Grisolidis et de bien d'autres types féminins dont vécut la poésie du moyen âge.

ArtbuR I", duc do Bretagne, fils posthume de Geoffroi Plantagenet et do Constance de Bretagne, héritière du duché de ce nom, né à Nantes en 1187, mort en 1203. Il fut proclamé duc en 1136. Son oncle Richard Cœur de Lion, en partant pour la Terre sainte, l'avait reconnu comme son héritier au trône d'Angleterre ; mais, d'après un testament qu'on croit supposé, il désigna en mourant son frère Jean sans Terre comme son successeur (1199). Jean se hâta de s'emparer de l'Angleterre et de la Normandie, et de se faire couronner à Rouen. La duchesse Constance, mère et tutrice d'Arthur, en appela au roi de France Philippe-Auguste. Cependant, Jean se reconnut l'homme-lige du roi de France, à qui il céda le comté d'Evreux, et maria à Louis de France sa nièce Blanche de Castille (1200). Arthur paraissait sacrifié lorsque les Lusignan, vassaux de Jean et gravement insultés par lui, en appelèrent à Philippe, suzerain de leur suzerain. Arthur était vassal de Philippe pour la Bretagne, l'Anjou, etc. ; de son côté, Jean, comme duc de Normandie, avait le roi de France pour suzerain : Philippe enjoignit donc à Jean sans Terre do venir en France pour y être jugé. Jean, n'ayant pas comparu, fut déclaré coupable do félonie, et ses possessions furent adjugées à Philippe- Auguste « par droit de commise . : aussitôt, le roi de France s'empara de la Normandie et de l'Anjou, et envoya Arthur occuper le Poitou. Jean accourut de Rouen, s'empara de la personne d'Arthur et l'assassina, sans doute de sa propre main (1203). On voit que, contrairement à une opinion gé néralement reçue, le crime suivit la confiscation, et n'en fut pas la cause.

Arthur II, duc de Bretagne, fils de Jean n et de Béatrix d'Angleterre, né en 1262, mort en 1312. Sous son règne, on voit le tiers état figurer pour la première fois à l'assemblée générale de Ploërmel (1309).

Arthur m, duc de Bretagne et de Touraine, comte de Richemont, d'Etampes, de Dreux, de Montfort, etc., né en 1393, mort en 1486. Il était fils de Jean V, et succéda à son neveu Pierre, peu do temps avant de mourir. Il avait figuré avec éclat dans toutes les guerres du temps. A la bataille d'Azincourt, il fut l'etrouvé sous un monceau do morts, criblé de blessures. Il partagea quelque temps la captivité du duc d'Orléans à Londres, obtint, en 1424. la dignité de . connétable de France •, lutta contre la puissance des favoris de Charles ^'11, fut mêlé à toutes les affaires importantes du règne, et contribua à arracher aux Anglais uno partie de la Guyenne et toute la Normandie. Devenu duc de Bretagne, il conserva sa charge de connétable, voulant, disait-il, honorer dans sa vieillesse une fonction qui avait honoré sa vie.

— BiBLiOGR. : Cosneau, le Connétable de Ricliemonl (Paris, 1S86).

Arthur, prince de Galles, fils aîné do Henri VII et frère de Henri VIII, né à Winchester en 1486, mort en 1502, gouverna l'Angleterre en qualité de régent, tandis que son père faisait la guerre à Louis XII, roi de France (1501). Il épousa alors Catherine d'Aragon, fille de Ferdinand et d'Isabelle, et mourut quelques'mois après.

Arthur (Timotby Shay\ romancier américain, né en 1809 près de Newbiirgh (État de New- York), mon à Philadelphie en 1885. Il a peint avec charme et bonhomie les mœurs et la physionomie des Américains du Nord. Parmi ses nombreux" écrits, nous citerons : Lumières et Ombres de la vie réelle; Contes pour le riche et le pauvre; Contes de la vie conjuyale ; le Bon Temps gui vient.

Arthur Chester Alan), vingt et unième président des Etats-Unis d'Amérique, né à Albanv (comté do Franklin) en 1830,mort à New-York en lsS6.Fils d'un clergyman irlandais, il devint princiiial de collège, pnis se fit recevoir avocat. La seconde fois qu'il prit la parole, il défendit une négresse arrêtée pour être montée en omnibus et, à dater de ce jour, on renonça à l'absurde coutume interdisant aux noirs l'accès des voitures publiques. Pendant la guerre de sécession, Arthur fut nommé chef du département de la Guerre de l'Etat do New-Y'ork. A l'avènementdu président Hayes, il fut révoqué sans motif plausible des fonctions administratives qui lui avaient été dévolues, ce qui oxcita un vif mécontentement dans la population. Lors de l'élection présidentielle de 1S80, Arthur finit par se joindre aux partisans de Garfiold, qui fut élu président, et il fut, lui-même, nommé vice-président. Après l'assassinat do Garfield par Guiteau, il devint de plein droit, le 9 septembre ISSI. président de la Répiibliqiic ; sous son gouvernement, la politique économique des États-Unis, de libre-échangiste, devint

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