‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 456 sur 828 · ARTHUR — ARTICLE · texte numérisé non relu

ARTHUR — ARTICLE

protectionniste. Arthur, pendant son passage au pouvoir, fit preuve de capacité et d'honuéteté. Le 4 mars 1885. Arthur fut remplacé, comme président, par Grever Cieveland, candidat du parti démocratique.

— BiBLiOGR. : Stoddard, Lifes of Hayes, Garfield and Arthur (New-York, 1889).

Arthur, Arthusius ou Artus (Gothard), compilateur et traducteur allemand, né à Dantzii; vers 1570. Son principal ouvrao'C est une Histoire des Indes orientales, compilée de divers auteurs.

ARTIAUSER (5[— rad. art) v. a. Soumettre atix règles de l'art, modilier par l'art : Artialisee lanature.

ArtibONITE, fleuve d'Haïti, le plus considérable de l'île. Cours : 220 kilom.

ARTICHAUT (de l'ital. articiocco, qui, par l'intermédiaire de l'espa^n. alcachofa, vient de l'arabe al-kharchouf) n. m. Plante alimentaire, de la famille des composées, tribu des carduées: ^'artichaut cuit est un aliment aqréable, peu nourrissant, mais facile à digérer. (Richard.) il Feuilles, fond, cul, foin d'artichaut. Différentes parties de cette plante qui servent d'aliments.

— Artichaut de Jérusalem, Variété de courge cultivée pour la cuisine, ii Artichaut des Indes, La patate, il Artichaut d'hiver, he topinambour. Il Artichaut des toits, La joubarbe, il Artichaut sauvage. V. carline.

— Pyrotechn. Sorte de fusée volante dont la cartouche est percée de huit trous, quatre à la partie inférieure et quatre sur les côtés, ces derniers opposés : les jets qui s'échappent par les trous inférieurs font monter la pièce, tandis que les autres la ion\, cournoyer.

— Techn. Pièce de serrurerie, hérissée de pointes, et qui sert à garantir une clôture pour empêcher qu'elle ne soit escaladée. On donne aussi le nom de artichauts à certains jets d'eau de forme particulière. Le jet, au lieu de sortir perpendiculairement de la conduite, s'élance à travers xm grand nombre de petites tubulures disposées comme les pointes d'un artichaut; il constitue ainsi une infinité de petites gerbes divergentes.

— Pkov. : Faire d'une rose un artichaut, D'une chose jolie, d'agrément et de plaisir, faire une chose pratique, de profit, sans grâce. Cette locution viendrait de l'aventure d'un barbouilleur chargé de peindre une rose pour enseigne sur la porte d'un cabaret. Il mit tant de vert-de-gris dans ses mélanges, que tes teintes rouges furent absorbées, et que la rose, en séchant, devint un artichaut.

— Allus. hist. ; L'Italie est un artichaut qu'il faut manger feuille par feuille, Phrase attribuée faussement à Victor Emmanuel, et qui serait une allusion à l'ancienne constitution politique et territoriale de la Péninsule, composée d'une foule de petits Etats qui devaient être contiuis les uns après les autres pour former le royaume d'Italie.

— Enctcl. Bot. On donne le nom de artichaut à une espèce du genre cynare [cynara scolymus)^ dont on mange le réceptacle (fond d'artichaut), et la partie charnue des écailles (feuilles d'artichaut) L artichaut est une herbe vi-

à l'extrémité des rameaux,

à réceptacle concave, charnu, très épais (vulgairement cul d'artichaut); à involucre formé de bractées charnues à la base, à fleurons d'un bleu violet. Il fleurit de juillet à septembre.

L'artichaut est connu et cultivé depuis les temps les plus anciens ; on en connaît plusieurs variétés.

L'artichaut croît à peu près partout, mais il préfère une terre fraîche, substantielle, plutôt forte que légère. On le multiplie par la séparation des œilletons ou rejetons, qui s'opère ordinairement au printemps. On plante ces œilletons à la distance de l mètre environ en tous sens; on arrose pendant les chaleurs, et on bine pour détruire les mauvaises herbes. Aux approches de l'iiiver, on butte les touffes pour les préserver des gelées. Une plantation d'artichauts peut durer plusieurs années ; mais, dès la fin de la deuxième, les produits commencent à décroître sensiblement. Les procédés de culture varient, suivant les localités, notamment dans le midi de la France, où la production acquiert un grand développement.

L'artichaut est un aliment sain, recherché, de saveur agréable et de facile digestion ; on recueille les têtesavaut l'épanouissement, et l'on mange le réceptacle ainsi que la partie charnue des bractées composant l'involucre.

— Art culin. "L'artichaut se mange le plus ordinairement bouilli et chaud avec une sauce d huile et de vinaigre, ou en sauce blanche. Mais on le mange aussi refroidi, ou mr'me cru, à la poivrade. De plus, il se prête à quelques combinaisons plus raffinées, dont voici les principales :

— Artichauts à la barigoule. Après avoir paré les artichauts, les blanchir à l'eau froide pendant vingt minutes, les couper en deux, ôter le foin ; mettre ensuite dans une casserole 125 gr. de lard haché très fin, autant d'huile d'olive ou de beurre frais, avec sel, poivre, champignons, persil et échalotes finement hachés. Passer ce mélange deux ou trois minutes sur le feu, le laisser refroidir et le verser dans l'intérieur de chaque artichaut, dont on a rapproché et ficelé les moitiés. Mettre alors dans une casserole quelques bardes de lard, une feuille de laurier, un peu de thym, un demi-verre de bouillon, et ensuite les arti-

chauts, qu'on fait cuire doucement avec petit feu dessous et bon feu dessus, de manière à rissoler les feuilles. Servir sur une sauce faite du fond de la cuisson liée de farine.

— Artichauts frits. Après avoir paré les artichauts, les couper par tranches du sommet à la base, ôter le foin et les petites feuilles du cœur, laver à grande eau, laisser é;'outter, puis les placer dans une terrine avec sel, poivre, huile d'olive, un filet de vinaigre, pour les faire sauter dans cet assaisonnement. On les jette ensuite dans une pâte à frire, puis on les dresse sur un plat, avec garniture de persil frit par-dessus.

— Artichauts à la provençale ou à la lyonnaise. Les artichauts étant parés, les faire cuire un quart d'heure dans l'eau, ôter le foin, puis les mettre dans une tourtière avec huile, gousses d'ail, sel et poivre; remettre à cuire sur la cendre chaude avec bon feu dessus. Quand les artichauts sont cuits, enlever les gousses d'ail et servir à sec avec un jus de citron,

ARTICHAUTIÈRE D. f. Terrain planté en artichauts, il Ustensile dans lequel on fait cuire les artichauts.

ARTICLE (lat. articulas ; diminut. de artus, articulation) n. m. Jointure mobile de deux os, dans le corps de l'homme ou de l'animal ; Les doigts sont divisés en plusieurs articles. (Vieux.) Il On dit mieux articulation.

— Bot. En botanique, on désigne sous le nom de article chacun des compartiments renfermant un nombre plus ou moins considérable de noyaux, par opposition à la structure cellulaire, dans laquelle il existe un noyau entre deux cloisons consécutives. La structure articulée comporte bien des degrés, suivant le nombre de noyaux renfermés dans chaque article, et est un intermédiaire entre la structure cellulaire et la structure continue. On observe des articles chez certaines algues, \escladophores, par exemple-

— Zool. Chacune des divisions des antennes, des palpes ou des tarses, chez les animaux articulés: fJîi insecte pentamére est celui dont les tarses sont formés de cinq articles. (On désigne aussi sous le nom de article chacun des scf/ments, mérides ou zoonites, qui forment le corps des arthropodes.)

ARTICLE (même étym. que le précédent.) n. m. Parii'* formant une division ou une subdivision, le plus souvent marquée d'un chïfl're, dans un code, un contrat, un traité, un catalogue, etc., et ayant un rapport d'ensemble avec ce qui précède et ce qui suit : Les articles du Code.

— Fam. et par plaisanter. Renvoyer une femme à l'artich' SiS du Code civil. Lui rappeler l'obéissance qu'elle doit à son mari, il Renvoyer un maria l'article SiS, hxiï rappeler malignement que l'enfant conçu pendant le mariage a pour père le mari.

— Partie formant un tout distinct et n'ayant, le plus souvent, aucun rapport avec ce qui précède ou ce qui suit, dans un journal, un ouvrage de littérature, etc. : Les articles d'un dictionnaire, d un journal. l\ Dans les journaux. Articles de fond. Ceux qui traitent certaines questions importantes d'une manière approfondie, ii Article premier- Paris ou Premier-Paris, Article ordinairement placé en t(''te d'un journal, et qui résume les nouvelles les plus importantes et les questions à l'ordre du jour.

— Sujet, point : Combien on est serisible sur ^article delà vatii té! {P. -L. Cour.)

— Article de foi. Point de croyance, en matière religieuse : Tout ce qui est dans le symbole des apôtres est article DE FOI.

— C'est un article à part. Se dit d'une chose qu'il ne faut pas confondre avec d'autres, qu'on veut traiter à pan.

Il C'est un autre article. Ceci est bien différent, c'est une autre question, une autre affaire : Lui pardonner, soit; jnais le recevoir, c'est un autre article. Il N'être pas à son article. N'être pas à son aise, soit sous le rapport de l'esprit, soit sous le rapport du corps, ii Etre fort sur l'article. bans un sens populaire et trivial. Etre très porté aux plaisirs de l'amour. Il A l'article de la ?nort. Au moment de mourir, do quitter la vie.

— Admin. Articles d'argent. V. argent.

— Comm. Se dit des objets que l'on vend dans les boutiques ou magasins : Articles de mercerie. Articles de voyage. Article-Paris ou Article de Paris, Les objets de modes et les produits industriels qui se fabriquent plus spécialement à Paris, et dont les principau,x sont : la bimbeloterie, les fabrications de peignes, parapluies, ombrelles, nécessaires, maroquinerie, plumes, tabletterie, ouvrages eu cheveux, etc. : /.'article-Paris est partout en faveur.

— Faire l'article. Faire valoir une marchandise en la vantant beaucoup, n Par ext. et fam.. Présenter quelqu'un ou quelque chose sous un jour favorable, en faire l'éloge-. dans un but intéressé : On voit qu'il ne demande qu'àmarier sa fille : il fait l'article.

— Dr. S'emploie dans le sens de articulation : Le demandeur a fait interroger son adversaire sur faits et articles, c'est-à-dire sur les articulations faites do part ou d'autre.

— Hist. Articles organiques, Nom donné aux dispositions annexées au concordat de 1801 pour en régler l'exécution. V. concordat.

— Encycl. Histoire. — Articles organiques. Le culte catholique ayant été rétabli en France par le concordat passe entre Pie VII et le premier consul Bonaparte (26 messidor an IX [15 juill. 1801]), quand ce dernier publia le concordat (18 germinal an X [18 avr. 1802]), il y joignit 77 articles dits «organiques», qui, inspirés par son système de centralisation générale, tendaient à faire de l'Eglise catholique, en France, une branche de l'administration. Ils ne réoflaient pas seulement la police extérieure du culte, droit que Bonaparte s'était réservé dans le concordat, mais encore les rapports des évéques avec le saint-siège, entre eux, avec leur clergé, avec le gouvernement, et les conditions d'admission aux ordres sacrés. L'Eglise ne reconnut pas les articles organiques : à ses yeux, ils changeaient absolument l'esprit et la portée du concordat, ce que no pouvait avoir le droit de faire, disait-elle, l'une des parties contractantes contre la volonté de l'autre. Pie VII protesta le 24 mai 1803, et le cardinal Caprara renouvela cette protestation, au nom du pape, le 18 août de la même année. Ces articles n'en furent pas moins appliqués pendant le règne de Napoléon, dans la mesure du possible et sauf quelques modifications introduites par un décret du 28 février 1810. Dans le concordat du H juin 1817, conclu entre Pie VII et Louis XVIII, les articles organiques furent déclarés abrogés « en ce qu'ils ont de contraire à la doctrine et aiLX lois de l'Eglise ». L'opposition des Chambres empêcha ce concordat d'être mis en exécution. Un certain nombre

de ces articles sont tombés en désuétude : par exemple, l'article 24 qui impose dans les séminaires l'enseignement des quatre propositions de 1682, l'article 26 qui défend aux évêques de faire aucune ordination avant que le nombre des ordinands ait été communiqué au gouvernement et agréé par lui, etc. D'autres sont restés en pleine vigueur : ainsi 1 article 54, qui défend aux prêtres de bénir un mariage avant que les formalités du mariage civil aient été remplies ; l'article concernant les appels comme d'abus, etc. D'autres, plus ou moins abandonnés dans la pratique, sont évoqués parfois dans les circulaires ministérielles ou les discussions parlementaires; par exemple, la défense de tenir des conciles provinciaux ou même des synodes diocésains sans l'assentiment du gouvernement.

— Théologie catholique. Des articles de foi. Les théologiens entendent par article de foi catholique toute doctrine explicitement contenue dans les s\'mboles, les définitions ou l'enseignement commim de l'Eglise, c'est-à-dire authentiquement proposée comme appartenant à la Révélation. On ne peut contester un article de foi sans tomber dans l'infidélité ou l'hérésie et s'exclure ainsi d© l'Eglise. La théologie catholique distingue les ai^ticles de foi des propositions purement certaines, et plus encore des opinions théologiques. Les premières sont des points de doctrine qui tiennent de très près à la foi, mais qui ne sont pas donnés par l'Eglise comme y appartenant, bien qu'ils soient communément admis et qu on ne puisse les contester sans s'exposer à l'erreur et mériter la qualification de " téméraire ». Les opinions théologiques sont une façon d'interpréter tel ou tel enseignement traditionni.-l qui n'est pas universellement admis, mais qui a plus on moins cours dans les écoles théologiques. Une opinio,. théologique peut devenir une doctrine certaine, si elle fiiiii par être reconnue généralement comme se déduisant '!■ la Révélation; et une proposition certaine peut devenir un article de foi, quand elle prend place dans l'enseignemeiiî officiel de l'Eglise, ce qui arrive ordinairement par vou- (lo définition expresse émanant du pape, soit seul, soit a la tête d'un concile œcuménique.

■ — Théologie protestante. Les Eglises de la Réforme our employé ce mot. au xvr siècle, pour désigrner certainrconfessions de foi (par ex. les trente-neuf articles de l'Egii^t anglicane). Les dogmatistes protestants du xvii' siècli'ont compris sous ce nom l'ensemble des vérités révélées unies entre elles par un lien organique. Ils distinguent d'ordinaire les articles purs ou " mystères proprement dits qui ne s'appuient que sur le témoignage de la Bible, et lo-> articles inixtes qui. bien que renfermés dans l'Ecriture, peuvent être reconnus par la lumière naturelle. Us dis tinguent aussi souvent les articles foîidamentaux, dont les uns, primaires, sont indispensables au salut, les autrtv. secondaires, peuvent être ignorés, mais non contestés sa n> danger; et les articles 7ion fondamentaux, qui ne sont pa indispensables au salut et sur lesquels des diverireuerpeuvent se produire, à condition quelles n'ébrankin pnKi: par contre-coup un article fondamental. Ces disim. iimu. sont abandonnées par la plupart des théologiens ] rni--,tants modernes, et, même pour ceux qui les couberveui. elles ont perdu beaucoup de leur rigueur, la notion l-- Varticle de foi étant en contradiction avec le principe du libre examen, qui est à la base du protestantisme.

ARTICLE (du lat. articulus, dimînut. de artus, tiré du gr. ar/A/'on, jointure, articulation) n. m. Mot qui se plare ordinairement devant les noms communs pour indiquer qu'ils sont employés dans un sens déterminé : Z,'articli: s'accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il si. rapporte.

— Article simple, Celui qui est exprimé sous l'une de ses formes primitives : le, la, les. ti Article élidé, Celui dont la voyelle finale e ou a est remplacée par l'apostrophe, « e qui a lieu généralement quand le mot qui suit comment e par une voyelle ou un h muet, comme dans l'âîne, l'homm". pour la âme, le homme, il Article contracté. Celui dont une des formes primitives se combine avec une des prépositions a ou de, comme du pour de le, au pour à le, des pour de les, AUX pour à les.

— Encycl. Gramm. I. — Emploi de l'article. On supprime l'article quand le substantif est pris dans un sens vague, indéterminé : Pauvreté 7i'est pas\icB; une table de MARBRE. On le sujiprime aussi devant les substantifs mis en apostrophe : Répondez, puissants de la terre.

Devant le complément d'un adverbe de quantité ou d'un collectif partitif, on ne met point l'article : Parmi les courtisans, je découvre beaucoup d'intrigants, et peu d'amis. (Louis XIV.) Mais on fait usage de l'article si le complément est pris dans un sens déterminé, c'est-à-dire s'il est suivi d'un nom ou dune proposition comme compléments : Beaucoup des erreurs qu on a signalées dans ce lirrc étaient inévitables, ii Avec les collectifs la plupart, bien d''. on emploie toujours l'article, bien que ces collectifs soient partitifs : De bien des gens, il n'y a que le nom qui vai/ic quelque chose. (La Bruy.)

Dans le sens partitif, on emploie ordinairement du, de la, des, devant le substantif : Il a montré du courage. Il Mais, si le substantif est précédé d'un adjectif, on emploie généralement DE : Il a montré de beaux sentiments, il Si l'adjectif et le substantif forment ou sont considérés comme formant une locution indivisible, on doit mettre l'article : Nous avons mangé des petits pois.

On supprime ordinairement l'article devant le complément direct d'un verbe négatif, lorsque ce complémem est pris dans le sens partitif : Je ne vous ferai pas de rkpROCHES. Il Cependant, lorsqu'un adjectif placé après le complément vient donner à ce mot un sens particulier, et encore lorsque la négation existe plutôt dans la forme que dans la pensée, lorsqu'elle est mise en opposition avec une affirmation, ou lorsqu'elle tombe moins sur le mot pris dans le sens partitif que sur d'autres mots, l'article de\nent nécessaire : Je ne vous ferai pas des reproches FRivoLiiS.

Bien que les substantifs rue, place, quai, boulevard, numéro, soient employés dans un sens déterminé quand ou indique la demeure" d'une personne, l'usage veut que, pour abréger, l'article ne soit pas exprimé : Mon frère demeu/r RUE Saint-Honoré, numéro vingt-sept.

Quand les noms propres de pays sont employés commr complément d'un nom commun, tel que histoii'e, carte, roiiaume, empire, etc., on met ordinairement l'article s'ils sont masculins, et on le supprime s'ils sont féminins : L'empire du Brésil, l'histoire de France. Mais ce princip-souffre beaucoup d'exceptions, que l'usage seul peut faire connaître.

— II. lît^ptUifions de l'article. L'articio so répète ordinairement (lovant chacun dos substantifs dont on veut dotor- Biinor lo sens : h: maintien DES lois et DES mœurs peut seul uffcrmir la IrniujniUiti} intérieure de l'Etat. (Montcsq/i Il Mais on no rôpôto pas l'articlo si ces substantifs forment une oxprossion dont l'indivisibilité ost en quoique sorte consacréo : Lks tenants et abodtissants. Ecole DKS i*ONTS KT CHAUssiÏKS. Il on cst oncoro ainsi lorsque les substantifs sont prôsontos comme synonymes : Les JOUES ou CÔTÉS DE LA TÈTE du cotiUor soîit Couverts d'un duvet noir. (BufT.)

— III. JiéptUition ou non-répétition de l'article devant les adjectifs. On répète l'article devant les adjectifs joints au mômo substantif et marquant dos qualités ou dos idées qui no peuvent pas exister ensemble dans la môme personne ou la môme cbose : Les vents soufflent plus violeni' ment dans les paifs temi'Érés et dans les méridionaux

?ue dans tes pays froids. \\ Il ost permis de ne pas réiiétor article lorsque trois, quatre ou cinq adjectifs so trouvent à la suite les uns des autres; la répétition de l'articlo produirait un effet contraire à l'harmonie, ou nuirait à la rapidité de la pensée, sans donner plus de clarté ù l'expression : Cli'-opâire parlait avec facilité les langues

•GRECQUE, ROMAINE, HÉBRAÏQUE, ARABE, ÉTHIOPIENNE, et

celles des Syriens et des Part/tes. Mais, alors, les adjectifs restent au singulier, malgré la forme plurielle de la phrase.

La répétition de l'article n'est pas nécessaire devant lo second adjectif, lorsque lo substantif est suivi des qualificatifs et précédé du mot tous, toutes: Tous les Â'oè'ts anciens et nouveau.T. (Lo sens ost : Tous les noëls, tant anciens que nouveaux.) On pourrait cependant dire aussi : 2'ous les noëls anciens et les nouveaux.

Il on ost do même quand, le substantif exprimant une idée d'universalité, le sens pormot do sous-enicndre tous, toutes devant les, ou de remplacer le, la, parTOUT, toute : Les bienfaits sont le lien de la concorde publique et particulière. (Boss.)

On peut aussi se dispenser de répéter l'article lorsque les deux adjectifs marquant des qualités opposées sont joints par ou : L'Egypte se vantait de régler par son fleuve la bonne ou Mxx:vÀ.isE destinée des vainqueurs. (Rollin.) (Il ■convient do faire observer que, dans les trois exceptions qui viennent d'être mentionnées, la non-répétition de l'article est souvent facultative. C'est lo goût qui sort alors ■de guide.)

Lorsque les adjectifs marquant des qualités opposées suivent lo substantif, il est souvent utile, pour la clarté ou pour l'harmonie et le goût, de répéter le substantif ■devant le second adjectif:

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