‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 464 sur 828 · I.: i' par l'auteur de Lucie · texte numérisé non relu

I.: i' par l'auteur de Lucie

AsçDOD (en arabe Esdoud), ville célèbre des Philistins,

I 1 ."tus de la.Vulgate. Elle est connue par le séjour de lai-, lie dans le temple de Dagon et les calamités qui fon- (liinit ensuite sur les Pliilistins. Elle devint, après la pré- «Inatiou de l'apôtre Philippe, lo siège d'un évêché, qui lu) rétabli temporairement par les croisés. Quelques restes d aii(h|uités subsistent auprès du village d'Esdoud.

ASCÉLE {ass — du gr. a priv-, ot skélos, jambe) adj. Qui

II a pniiit de jambes : Fœtus ascèle.

ASCÉLIE (ass — rad. ascèle) n. f. Etat d'un fœtus qui n'a, |Maii( a., jambes, il On dit aussi askélœ.

AsCELIN ou Anselme (Nicolas), moine dominicain env.\r [.ar Innocent IV auprès d'un chef mongol en 1247. li illa, par la Syrie et la Perse, jusqu'aux rives orientales • I . la mer Caspienne. Les fragments conservés de sa relaf; Il -itfrent peu d'intérêt.

ASCENDANCE (ass — rad. ascendant) n. f. Action do ; Il \'r. .Ir monter : Mouvement d'A^CEtiDxtiCR.

lais-'Hil'le des générations qui ont précédé une gé-

III I. Il mil a.-tuelle : Ascendance pa(emei/e. maternelle.

Anat. Direction verticale de certains vaisseaux qui jiniment naissance dans une région inférieure.

Astron. Mouvement d'un astre qui monte à l'horizon :

y. \si1;NDANCE rfe l-'éMUi.

Mathéni. Nature d'une progression dont les termes vont .-11 ..'l'uissant.

;^SCENDANT {ass — lat. ascendens, part. prés, de ascen- <^' " . monierj n. m. Astron. Point de l'écliptique situé sur Ihorizon à l'orient; mouvement d'un© planète qui iM.mio à l'horizon : Astre «fui est à TAScaNDANT. Il Astrol. 1:1' point ascendant considéré par rapport àla naissance d un individu : AuoiV Mars à Tascendant.

Par oxt. Penchant, inclination prédominante : Z'ASCiiNi>ANr e«; plus fort que nous, (Mol.)

Influence, autorité morale : L'ascendant du m'nie, (/. hi vertu. Prendre un grand ascendant sur «quelqu'un.

En T. de dr. Se dit dos parents dont on descend : prie, aieul, bisaïeul, môro, aïeule, bisalieule, «te; Les

ASCENDANTS d'un mMcur font de droit partie du i famille. V. parknté.

— Syn. Ascendant, autorité, crédit, emplr On a do Vempire sur soi et sur les autres; on dant, d'autorité, do crédit, d'influent /'empire implique donc uno action plu L'in/luence est l'action que l'on a lontn d'une personne. L'autorité < par des personnes «{u'on respecte, dant est

Influence.

(|U0 sur les autres, iiroclo ot plus forte, sur l'esiirit ou la vouno influence exercée juon honore. Vaicenilta't d'une espèce de charme, do fascination irrési^tihb^ Lo crédit est une influence auprès d'un prinrc, .] un -rand, etc.

ASCENDANT, ANTE (ass — mémo étymol. qu'à l'article précéd.) adj. Qui monte, qui va en montant : Mouvement ASCENDANT. Force ascendante.

— Fig. Qui va on progressant : La vie n'est qu'un travail ASCENDANT. (G. Sanu.)

- Anat. ot méd. Se dit des parties dont la direction est plus ou moins verticale, ii Vaisseaux ascendants. Ceux qui portent le sang en haut, des parties inférieures dans los supérieures. Il Aorte ascendante. Le tronc de l'aorte jusqu':"! Ii crosse, n Côlon ascendant. Portion lombaire droite du cùb.n Il Veine cave ascendante, La veine cave inférieure, n IJ",. c/ies ascendantes. Celles que l'on dirige de bas en haut.

— Astrol. Astre ascendant. Celui qui monte sur l'horizon au moment do la naissance d'une personne, et qui aide à dresser la carte de sa vie.

— Astron. Se ditd'un astre ou d'un mouvement qui s'élève an dessus <!<' riiuri/nii : Astj'es ascendants. (Les anciens ri'f,'ardau'iit 1 ln''misplirre boréal comme superposé à l'héniisphern austral , ils appelaient donc le premier s«/)tViei/r, et lo socund iiifcrieur, et croyaient que les astres montent ou descendent, selon qu'ils passent de riiéuiisphère inférieur dans le supérieur, ou vice versa. De là le mot ascendant pour désigner lo mouvement en vertu duquel un astre se dirige du midi vers le nord, et le mot descendant jtour indiquer lo mouvement inverse.) il Nœuds ascendants d'une planète. Points où cette planète traverse l'écliptique, en allant du midi au nord. Il Signes ascendants. Les trois pi'eniicrs et les trois derniers signes du Zodiaque, c"est-à- «iirn roux que parcourt le soleil pendant que sa hauteur au-dessus de niorizon est croissante, ii Point ascendant. Point lie l'écliptique qui est situé dans l'horizon oriental : Les astr-olof/ues prétendent que le point ascendant avait beaucoup d'influence sur la naissance des hommes et sur les événements de leur vie. (Acad.)

— Bot. Se dit de tous les organes, tiges ou autres parties, qui sont coudés à la base, puis redressés, it Tiqe ascendante, Ce:\[e qui sedresso vers le ciel après s'être dirigée horizontalement, comme dans la véronique en épis, le trèfle des prés, etc. ii Etamines ascendantes. Celles qui se portent vers la partie supérieure de la fleur, il Graine ascendante, Celle dont le hile, de niveau ou à peu près avec lo placenta, est situé un peu au-dessus du point lo plus bas de la graine, dans la loge du péricarpe, il Pétales ascendants. Ceux qui se portent vers la partie supérieure de la fleur, comme dans les espèces du genre cléome.

— Mathém. Progression ascendante. Celle dont les termes vont en crois-

Gamme ascendante.

ne ascendante. Celle

dante, Celle

qui naît d'une

suite de quintes en montant.

qui va du L'rave à 1 aigu.

— Anton. Déclinant, décurrent, descendant, pendant. ASCENSE (ass) n. m. Antiq. rom. V. accense. ASCENSEUR {ass) u. m. Appareil au moyen duquel on

élève mécaniquement des personnes ou dos fardeaux ; Les ASCENSEDES sont Ordinairement hydrauliques ou électriques.

— Encycl. Le principe de l'ascenseur hydraulique s'appuie sur ce phénomène physique, que l'eau contenue sous pression dans un réservoir résistant quelconque opère en tous sens, sur les parois de ce récipient, une pression proportionnelle à celle qui agit directement sur le liquide, ou encore proportionnelle à la hauteur à laquelle se trouve la nappe d eau qui descend jusque dans le réservoir.

Si l'on remplace une des parois rigides du récipient par un piston susceptible de se mouvoir de bas en haut et réciproquement, l'eau comprimée rencontrant un corps mobile le soulèvera à une certaine hauteur. C'est cette action qu'un ingénieur français, Edoux, a le premier utilisée en 1867, pour la construction de l'ascenseur qui porte son nom. Dans cet ascenseur, le récipient ou corps de pompe, placé verticalement dans un puits, et de forme cylindrique, a une hauteur égale à la course que doit accomplir le sommet du pistou plongeur qui se meut dans ce cylindre.

Certains ascenseurs, au lieu d'un piston plongeur rigide, en possèdent un qui est articulé, composé d'un grand nombre d'éléments tractionnés entre eux. Cela permet à ce piston de suivre un chemin présentant une certaine courbe. Tel est l'ascenseur de Combaluzior, Lepape et Roux.

L'ingénieur Edoux, encourage par lo succès qu'avait eu son ascenseur en 1867, installa au palais du Trocadéro un appareil qui fonctionne depuis l'Exposition de 1878. Le plateau est élevé à une hauteur de Sa^.SO. L'eau motrice est fournie par un réservoir placé au sommet de la tour et alimenté par une pompe à vapeur. Il faut encore citer, comme application intéressante des ascenseurs, le double sas mobile des Fontinettes, près d'Arqués, dans lo Pasde-Calais, qui remplace cinq écluses, et permet aux bateaux montants et descendants de franchir simultanément on minutes une dilférence de niveau considérable. .\

/ière^Beleique) existe égalementun ascenseur pour

les bateaux, analogue au précédent.

Lors de la construction de sa tour, en 1889, Eiff'el a fait usai;e de trois types d'ascenseurs hydrauliques pour lasèeiision des divers étages du monument do for : l'ascenseur Combaluzier, Lepape et Roux conduit du sol au premier étage; un ascenseur, dit américain, imaginé par Hotics, et consistant en un piston hydraulique actionnant des poulies mouflées, part du sol pour aboutir au second étage; enfin, l'ascenseur Edoux, avec piston plongeur, termine la série, et va du second étage au sommet.

C'est également on 18S9 que les ascenseurs électriques ont fait ïeur apparition en France et sont devenus très pratiques. Au Palais des machines, un constructeur, Chrétien . avait installé un ascenseur électrique, basé sur l'utilisation do la puissance d'une machine dynamo-électnque. C'est la mactuoo Graoïme qui Jusqu'à présent, s'est

tn.0

ASCARELLf — ASCENSION

montrée la plus aplo à donner d'cxccllems résultats.

Déjà, à l'Expunition de .Manheira. en 1880, l'aifcensour élcciriquo que venait do urÔHontcr Wemcr Siemens avait été très remarqué. Après lui, un autre constructeur, Hcurtebiso, a iraagmé divers types d'ascenseurs en combinant l'action simultanée des puissances hydrauliques et électriques.

Les ascenseurs électriques no oéces-sîteot pas. comme dans les a.scensours hydrauliques, le creusement d'un paJtl

1. Ascenseur ÉLF.cTRiQtiE Edock : A, cabine; B, moteur électrique; C, Bous-sol; D, cape de l'escalier. — 2 Ascensecr HTDao< ÉLECTRIQUE Heurtebise : À. Cabine ; B, biche receTant l'eau d'éracuation; C, cylindre; D, distributeur; B, pompes; P, dynamoi ; G, réservoir accumulateur aéro-hydraulique; U, piston de l'ascenseur; T, tuyaux de refoulement à l'accumulateur G.

qui reçoit le corps de pompe et la tige du piston. C'est un avantage qui n'est pas à. dédaigner.

U existe encore une sorte d'ascenseur particulier que son inventeur, Amiot, désigne sous le nom de monte-escalier, mais qui, jusqu'à présent, malgré sa grande simplicité, son excellent fonctionnement, et son peu de volume, n'a reçu que très peu d'applications. Il consiste en un siège permettant à une personne de s'asseoir pendant que l'appareil la hisse d'un étage à l'autre, tout en suivant exactement la courbure de l'escalier. Quand il ne fonctionne pas, ce siège s'applique contre la rampe, automatiquement, afin d'éviter tout encombrement,

ASCENSION (a.?5 — lat. ascensio; de ascendere, monter) n. f. Action de monter, de s'élever, de gravir : X'ascension du mont Blanc a été faite par Saussure.

— Se dit particuliôrem. de l'action de s'élever dans les airs au moyen d'un aérostat : La première ascension eut lieu à A nnonay, le 5 jwm I7SS.

— Fig. Progrès : Dans toute société gui vit et grandit, il y a un mouvement intérieur ^'ascension et de conquête. (Guizot.)

— Astron. Arc compris entre le point équinoxial et le point de léquateur qui se lève avec un astre.

— B.-arts. Tableau, gravure, bas-relief, représentant Jésus-Christ montant au ciel : Î'ascensign de Bubens.

— Hist. relig. Elévation miraculeuse de Jésus-Christ, lorsqu'il monta au ciel en présence de ses apôtres et de ses disciples, il Fête que l'Eglise célèbre en l'honneur de cet acte miraculeux, quarante jours après Pâques : La fête, le jeudi de ^Ascension.

— Se. physiq. et natur. Action par laquelle un fluide monte dans des canaux, des pompes, etc. : /.'ascension de la sève daTis les rameaux, de l'eau dans une pompe.

— Prov. : A l'Ascension, blanche nappe et gras mouton. C'est à l'époque de l'Ascension que les moutons sont gras, bons à manger.

— Encycl. Théol. Parmi les livres du Nouveau Testament, les £van<^iles de saint Matthieu et do saint Jean supposent bien l'élévation de Jésus à la droite de Dieu. mais sans rien déterminer sur la manière dont elle s'est opérée. Saint Marc raconte qu'après avoir entretenu ses disciples une dernière fois, Jésus s'éleva au ciel, oi!i il s'est assis à la droite de Dieu. Saint Luc ajouta quelques circonstances : il dit que Jésus mena ses disciples vers Béthanie, et que. leur ayant donné sa bénédictiou en étendant les mains, il fut élevé au ciel; sur quoi les disciples l'adorèrent, et s'en retournèrent à Jérusalem tout remplis de joie. Revenant sur le morne fait, au commencement des Actes des Apôtres, il donne d'autres détails : c'est le quarantième jour après la résurrection que l'Ascension eut lieu. Ce jour-là, Jésus, étant avec ses disciples sur la montagne des Oliviers, leur adressa ses dernières instructions, puis il fut élevé au ciel dans une nuée qui le déroba à leurs regards ; deux anges leur annoncèrent que Jésus reviendrait comme il était parti, et les disciples rentrèrent à Jérusalem.

Ces données ont reçu des interprétations différentes. D'après les partisans de l'interprétation naturelle, il faut ne retenir du fait que la substance, c'est-à-dire la disparition de Jésus, qui, évanoui seulement et non mort sur la croix, avait donné aux siens l'illusion de sa résurrection. Sa disparition doit s'exuliquer par l'hypothèse d'un brouillard, à la faveur duquel il s'esquiva aùroitemeni de l'autre côté de la montagne. Les deux personnages vêtus do blanc seraient deux disciples, mis sans doute dans le secret du maître.

Cette interprétation et la méthode générale dont elle s'inspire semblent, aux partisans de l'école mythique, forcées, étroites et inadmissibles. Adversaires, eux aussi, du surnaturel, ils préfèrent nier le fait lui-même et y voir un simple produit do l'imagination. Ils appuient leur assertion sur des conjectures qui leur paraissent vraisemblables, et aussi sur les divergences qu'à leurs veux le récit présente dans les divers livres du Nouveau 'Testament : par exemple, en ce qui re^rde le théâtre de l'événement, placé à Béthanie dans l'Evangile de saint Luc, et sur lamontagno des Oliviers dans ]os\\ctes.

La critique orthodoxe répond aux autres écoles que défigurer des témoignages liisioriques pour pouvoir les expliquer s&ns miracle, parce qu'on ne croit pas au miracle.

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