‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 465 sur 828 · ASCENSION — ASCHÉRES-LE-MARCHÉ · texte numérisé non relu

ASCENSION — ASCHÉRES-LE-MARCHÉ

c'est mettre le parti pris à la base de son m erpretat on. EUo ajoute quo^la conjecture est un jeu de 1 imagmation oui ne prouve rien, ni pour m contre un fait historique; hl en était autrement, il n'y a pas d événement si certain sacré ou profane, sur la réalité duquel il ne fut faciie de répandre des doutes. Enfin, dit-elle, les divers récits de l'Ascension se complètent. Us ne se contredisent nas Par exemple, le bourg de Bétlianie étant situé sur la nente sud-est du mont des Oliviers, on peut également Sire que l'événement eut lieu sta- cette montagne, comme les icles, ou vers Bétbanie, comme l'Evangile do saint Luc. Quant au silence de saint Matthieu et de saint Jean, birauss rcxpUquait en supposant l'idée de l'Ascension postérieure à leurs Evangiles, quoique antérieure à ceux de saint Marc et de saint Luc. La critique orthodoxe j^uge cette conjecture fausse, aujourd'hui que tout le monde regarde l'Evano-ile de saint Jean comme composé après les trois autres Elle considère donc l'Ascension comme un tau réel c'est-à-dire comme l'apparition dernière où Jésus prit conùo de ses disciples pour entrer dans sa gloire éternelle, ce dont son élévation dans les nuées fut le signe.

- Astron. L'ascension droite d'un astre est l arc éijnalorial compris entre le point éguinoxial du printemps hioinl vernal) et le cercle de déclinaison on méridien de i aslre. angle ijui se mesure d'occident en orient depuis Ojusqu a SbW. Cet angle se désigne par le signe M {ascensio recta) ; associée à la déclinaison, l'ascension constitue un des systèmes de coordonnées célestes. (V. astronomie.) Tous les points, situés sur un même demi-cercle de déclinaison termine aux deux pôles, ont

même ascension ^^.,-Il:^--^^ R

droite.Deuxinstruments suffisent pour déterminer une ascension droite quelconque : la lunette méridienne, qui sert à déterminer le moment pré- g' cis du passage d'un astre au méridien de l'observateur, et l'horloge sidérale, qui donne l'heure exacte de chaque passage, et qui marque 0"O"'O'' quandle pointéquino.xial passe au méridien de l'observateur. Si donc elle marque s^g-^',?: cu„aison au moment du pas- ^„,te de l'astre M. - RR', aie de la sphère sage d'un astre ob- otUaue. — ^a', ascension obUque do M. serve, cela veut

dire que l'astre suit le point équinoxial à une distance de 5ii9"4',77; cette distance est facile à convertir en degrés, puisque la rotation de la sphère céleste s'effectue à raison de 15» par heure, 15' par minute de temps, 15" par seconde de temps. On peut dire encore que l'ascension droite d'un astre est égale a l'heure sidérale de son passage au méridien. Les ascensions droites sont modifiées par la précession des équinoxes.

— L'ascension oblique d'un astre se présente dans le cas d'une sphère oblique, c'est-à-dire dont l'axe n'est pas perpendiculaire à l'équateur ; c'est l'arc déquatour compris entre le point équinoxial et le point de l'équateur qui se lève, c'est-à-dire se présente à l'horizon, en même temps que cet astre. Cette ascension varie avec la latitude du lieu d'observation. La différence entre les deux ascensions, droite et oblique, d'un même astre se nomme diff'érence ascensionnelle,

— Liturg. La fêle do lAsoeusion est une des quatre

PP'. lignes des pôles. — EE', équateur. — ti'jécliptique. ~ Y- équinoxe de prin. .emps (point vernal).— PMP', cercle de dé-

grandes fêtes qui sont chômées par 1 Eglise de France, le jour de la semaine où elles tombent.

— Anton. Chute, déclin, décours, descente.

Ascension (repeésentations diverses de l'). L'une des plus anciennes représentations que l'on connaisse do l'Ascension figurait sur une colonne qui existait autrefois dans l'église de Saint-Paul-hors-les-Murs, à Rome, et qui servait à supporter le cierge pascal. Une des peintures murales du xii= siècle récemment découvertes dans la petite éL'liso d'Anzy-le-Duc, représente le même sujet. Les autres représentations de l'Ascension qui figurent sur les

monuments du moyen âge se rapprochent plus ou moins de celle-ci. ^ j ■ ,.

Serons d'Agincourt a reproduit celle qui a été ciselée sur l'un des panneaux de bronze de l'église Saint-Paulliors-les-Murs. La peinture que Bufl'almaco a exécutée sur le même sujet, au XIV' siècle, et dont il a décoré le Campo- Santo de Pise, est digne d'attention. Parmi les plus remarqùaljles Ascensions, nous rappellerons celles du Pérugin, au musée de Lyon; de Garofalo, au palais Chigii à Rome ; de Raphaël, gravée par Ant. Procaccini ; du Tintoret, à l'église de la Rédemption, à Venise ; de Sandro Botticelli, gravée par Baccio Baldini ; de Rubons, gravée par C. Galle ; d'Andréa Orcagna, à la National Uallcry ; de P. Véronèse, à l'Ermitage ; du Paggi, chef-d'œuvre de ce maître, à l'église Saint-François-de-Paule, à Gênes; de Luca délia Robbia, bas-relief en terre vernissée, dans la cathédrale de Florence; d'un émailleur limousin du XVI' siècle, au musée de Cluny (n« 1060), etc., etc.

Ascension (île de l'), île anglaise de l'océan Atlantique austral, à 1.330 kilom. de Sainte-Hélène, découverte en 1501 par le Portugais Jean de Nova, le jour de l'.Ascension. Sur une superficie de 82 kilom. carr., demeurés à peu près incultes, habitent environ 3uu à 4oo personnes. Station de charbon, sanatorium.

— BiBLiOGR. : Mistress Gill, Six months' résidence on Ihc island of Ascewsion (Londres, 1878.)

ASCENSIONNEL, ELLE (ass — rad.

tend à monter ou à faire monter : For

-. Fig. Progressif : La Bourse suit u SIONNEL et descensionnel.

— Astron. Différence ascensionnelle. V. ascension.

— i>\iys. Force ascensionnelle d'un aérostat. V. AÉROSTAT

— Anton. Descensionnel.

ASCENSIONNISTE ou ASCENSIONISTE {ass, tliss) n. Se dit de toute personne qui monte au sommet d'une montagne, ou qui fait une ascension en ballon.

ASCENSOIR (ass) n. m. Pièce de bois ou de fer servant à diriger à droite ou à gauche l'essieu de l'avant-train d'une voiture à quatre roues.

ASCEN5UM {ass-sin-som' — part. pass. du v. lat. ascendere, monter). Ne s'emploie que dans cette locution: Distiller per ascensum, c'est-à-dire en plaçant le feu sous l'appareil pour faire monter les vapeurs. (Se dit par oppoition à 'distiller per descensum.)

ASCÈTE {ass — du gr. askêtês, qui s'exerce) n. Nom que l'un donnait, avant l'institution des monastères, à ceux qui, pour se livrer exclusivement à la piété, menaient, sans avoir prononcé de vœux, une vie d'oraison et de mortification : l^s ASCÈTES erraient en silence sur le Sinaï^ comme les ombres du peuple de Dieu. (Chateaubr.)

— Par anal. Celui, celle qui se consacre entièrement aux exercices de la vie spirituelle ; /.'Imitation de Jésus- Christ est le lirre des ascètes. (Michon.)

— Encvcl. V. ascétisme.

ASCÉTIQUE {ass) adj. Qui appartient, qui a rapport aux ascètes ou à l'ascétisme : Fie ascétique. /.'Imitation de Jésus-Christ e*( mu livre ascétique. (Chateaubr.)

— Substantiv. Celui, celle qui a embrassé la vie ascétique : Les extases des ascétiques.

— n. m. Traité ascétique: ZesAscÉTiQtJEsrfe sa»!/ 5as//e.

— n. f. La doctrine de la vie ascétique : /.'ascétique a des hauteurs qui ne sont pas abordables aux esprits vulqaires. Il Dans le langage des théologiens protestants. Traité de la pratique des vertus.

ASCÉTISME {ass, tiss) n. m. Doctrine, pratiques des ascè tes ; état de ceux qui se vouent aux exercices de la haute piété : Toute âme chrétienne fait de la spiritualité dans le sens rigoureux du mot ; très peu d'âmes s'élèvent à /'ascétisme. (Michon.)

— Morale philosophique fondée sur le mépris du corps et des sensations corporelles, et tendant à assurer, par les souffrances physiques, le triomphe de l'âme sur les lusliiicts et les passions : Les pythagoriciens, les stoïciens, /. r,/,n./in-s. sont les vrais fondateurs de I'ascêtisue phi-

., <l<tns lequel tomba l'école d'Alexandrie. I 1-1.. L'ascétisme, c'est-à-dire la pratique régu- Jiur.j dr itiurtifications corporelles, en vue de la perfection murale, répond sans doute à un mystérieux besoin de l'âme humaine, car il se rencontre dans la plupart des religions, et il a été aussi en honneur dans certaines sectes philosophiques. Le brahmanisme et le mahométisme ont ledrs ascètes, qui font consister la perfection dans les privations et les pénitences, parfois extravagantes, qu'ils s'imposent. Avant la venue de Jésus-Christ, les esséniens, les thérapeutes, Jean-Baptiste, avaient pratiqué la vie ascétique. Les stoïciens s'étaient donné le nom de o ascètes u , se comparant aux athlètes qui, par un régime et des exercices particuliers, entretenaient leur vigueur pour la lutte. Saint Paul, et après lui les docteurs chrétiens, adoptèrent cette comparaison de l'atlUète ; ils l'appliquèrent aux exercices du chrétien, à sa lutte contre lui-même et les ennemis de son salut. Il y eut, dès les premiers temps du christianisme, des ascètes proprement dits, c'est-à-dire des chrétiens vivant dans le céhbat et pratiquant diverses mortifications, sans mener la vie commune, ni se retirer tout à fait du monde. Ils occupaient dans l'Eglise, sous le nom de « confesseurs «, « vierges » et veuves, une situation intermédiaire entre le clergé et les simples fidèles.

Certains ascètes, surtout en Orient, tombèrent dans des exagérations, comme Origéne, qui voulut réaliser matérieliement sur sa personne le conseil moral de l'évangile sur les eunuques volontaires ; d'autres se livrèrent à des pratiques extraordinaires, comme saint Siméon le Stylite, qui resta vingt et un ans au sommet d'une colonne. On sait qu'une des formes que revêtit l'ascétisme, surtout depuis la persécution de Dèce, fut la vie au désert. Les solitaires parurent principalement en Egypte ; les plus célèbres furent saint Paul et saint Antoine. Un disciple de celui-ci, saint Pacôme, réunit les ascètes et leur fit embrasser la vie commune. Dès lors, l'ascétisme se trouva régularisé, en quelque sorte, dans la vie cénobitique.

Ce qui distingue 1 ascétisme chrétien, c'est que, s'il conseille la mortification et la virginité, ce n'est pas qu'il regarde comme un mal la vie matérielle et les rapports qui en naissent, ainsi que le firent autrefois certains ascètes pliilosophes; que. de plus, il introduit un principe d'humilité dans ses exercices, en enseignant qu'ils ne sont pas obligatoires, et qu^on ne peut pas condamner

ceux qui ne les suivent pas ; qu'enfin, pour ses adeptes, les privations corporelles et les autres pratiques ne sont pas la perfection, mais un chemin qui y mène. Au lieu d'en faire un but, comme les ascètes brahmanes et mahométans, ils y voient seulement un moyen d'assurer, en | domptant la concupiscence, la souveraineté de l'âme, particulièrement l'empire de la volonté, et d'arriver ainsi aux ditïérentes vertus qu'imposent les devoirs envers Dieu, le prochain et soi-même.

ASCH, ville de l'Autriche-Hongrie (Bohême), entre le Fichtelgebirge et l'Erzgebirge, près de l'Elster, affl. .le la Saale : 15.550 hab. Soieries et lainages. — Pop. du district d'Asch : 34.260 hab.

AsCH (Pieter "Van), peintre hollandais, né à Delft en 1003, mort en 1C7S, auteur de petits paysages boisés. Ses tableaux sont devenus aujourd'hui assez rares (musée Van der Hoop, à Amsterdam; musées de Rotterdam, Darmstadt, Copenhague).

AsCH (Georg Thomas, baron von), médecin russe, né à Pétersbourg en 1729, mort à GSttingue en 1807. EU \i i Haller, il fut médecin des armées russes pendant i;/ ^ m i de Turquie, rédacteur de la Pharmacopée russe « ii i : puis professeur à l'université de Gdttingue, qu'il eiin. im collections de tous genres.

ASCHAFFENBOURG, ville de Bavière (cercle de Bass.-- Krancouie) sur le Mein et sur YAschaff, qui lui donne sun nom ; 13.630 hab. Séminaire théologique catholique, gym- | nase, haute écolç académique. Fabrication de savons, de draps, ouvrages en paille, tabac ; construction de bateaux, distilleries, tanneries. Navigation active, commerce de bois. — Pop. du district : 31.500 hab.

Les édifices les plus remarquables sont : le château, ancienne résidence d'été des archevêques électeurs de Mayence; la cathédrale {stiftskirche), monument du x« s'iècle (tombeau en bronze de l'archevêque Albert, par P. Vischer, 15251 ; le Pompeianum, villa construite par le roi de Bavière, de 1845 à 1849, sur le bord du Mein.

— Histoire. Aschaffenbourg fut dans l'origine une station romaine, dont le castellum devint un château de chasse au temps des maires du palais. Des maisons privées se groupèrent peu â peu autour de ce château, et, dès le vni' siècle, Aschaffenbourg était une ville. Après avoir appartenu aux ducs de Bavière, elle fut possédée par les archevêques de Mayence, qui, en 1122, en firent leur résidence d'été. En 1447, il s'y tint une diète de l'empire; en 1631, Gustave- Adolphe y établit son quartier général. Prise en 1634 par les Espagnols, en 1646 par les Français, en 1647 par les Impériaux, elle revint enfin à ses anciens possesseurs. De 1806 à 1813, elle fit partie du grand-duché de Francfort; depuis 1814, elle appartient à la Bavière.

— BiBLioGR. : Behien et Merkel, Geschichte und Beschreibung von Aschaffenbiirg und deni Spessart (1842).

AsCHAM (Roger), philologue anglais, né près de Northallerton (Yorkshii'ej en 1515, mort en 1568.11 fut professeur à l'université de Cambridge et précepteur de la reine Eli-sabeth pour les langues anciennes. Son principal ouvrage a pour titre : le Maître d'école ou Moyen simple d'apprenare la langue latine aux enfants (Londres, 1570).

ASCHAN.«:US (Martin), littérateur suédois, mort en 1641 à Fredstada. Il était aumônier militaire sous Gustave- Adolphe. 11 a donné des traductions qui ont contribué :i former la langue suédoise.

AsCHARI, célèbre docteur musulman, chef d'une secte, les ascbai-iens, qui professent que Dieu, après avoir établi de grandes lois générales, n'intervient jamais directement dans la marche des choses et des événements. Aschari mourut vers 940, à Bagdad.

ASCHARIENS (ska. in) u. m. pi. Hist. relig. V. Aschari.

— Un ASCHARIEN.

ASCRARISME {ska-riss) n. m. Doctrine d'Aschari.

AschbACH (Joseph), historien allemand, né à Hoechst (Palatioat) en 1801, mort en 1882, occupa successivement une chaire d'histoire à Francfort, puis à Bonn, enfin à Vienne. Il a écrit : Histoire des Ôinnuades en Espagne (1827); Histoire de l'Espagne au temps des Almoravides et des .ilmohades (1883-37); etc.

ASCHDJI ou ACHDJI(mot turc qui signif. cuisinier) n.m. Nom porté par un des sous-officiers de la Orta, ou compagnie clés janissaires. Il L'asc/id/i-tdcAi était le grand maître des cuisines du sultan.

ASCHE (allem. ascA, cendre) n. f. Carbonate double do cliaux et de magnésie; variété terreuse de dolomie,

AsCHEBERG (Rutger, comte d'), feld-maréchal suédois, né en Courlande en 1621, mort à Goeteborg eu 1693. Il se distingua dans toutes les guerres de son temps, joua un rôle brillant et décisif dans les victoires de Landerona et de Lund (1676-1677), et fut créé, par Charles XI feldmaréchal. comte et sénateur.

ASCHÉE ou ASCHE n. f. Un des noms donnés au ver dont se servent les pêcheurs pour amorcer leur ligne.

ASCHÉMIE {ské), nom d'abord donné à l'étoile du Petit Cluen, roiuiue aujourd'hui sous le nom de Procyon.

ASCHENBRENNER (Chrétien-Henri), musicien et compositeur allemand, né au Vieux-Stettin en 1654, mort en 1732. On a de lui un grand nombre de sonates, d'airs, de préludes, etc., dont un recueil a été pubhé à Leipzig en 1673.

ASCHER (Joseph), pianiste et compositeur anglais, né à Londres en 1829, mort dans la même ville en 1869. On lui doit un grand nombre de compositions musicales publiées à Pans, des transcriptions et des variations sur des morceaux d'opéra.

AsCHÉRA ou ASHÈRA {ass-ché — nom hébreu), déesse des anciens Sémites, ayant pour emblèmes deux arbres verts ou deux troncs d'arbres coniques servant de gnomon et portant un phallus, symbole de la fécondité.

— Encycl. En divers passages, la Bible reproche au.v Juifs comme une abomination le culte idolâtre rendu par eux à ces emblèmes, dont le sens était, dans l'origine, purement astronomique. Le thyrse de Bacchus et notre arbre de mai sont des vestiges des pieux sacrés d'Aschéra.

AsCHÉRA (de Aschéra, n. hébreul, planète télescopique, n" 214, découverte par Palisa le 26 février 1880.

ASCHÈRE (ske) n. m. Un des noms de l'étoile Sirius.

AscHÈRES-LE-MARCHÉ, comm. du Loiret, arrond. de Pithiviers; 1.266 hab. {Aschérois.)

ASCHERSLEBEN, ville de Prusse (prov. de Saxe, n'-

geii.i) a.' MagjL'bQurg); 22.805 hab. Fabrication do ttaiicllos <-r luinages, brasseries, tanneries et poteries, mines dr li^rniif, srls de potasse. Mentionnée comme ville dès 117:., AsctiiM-slobon appartint succossiveraent à la maison d Aiilialt (jusqu'en 1315), au chapitre de I-Ialberstadt, au Uraiidobourg (depuis 1048), au royaume do "Wostphalic ( iHii«), à la Prusse (1813). — Pop. du cercle d'Ascha-akbeii : w.i:m hab.

ASCHISTODACTYLŒ {êlciss — du gr. a priv.; skislos, <livisi', l'i Uaktulm. doigt) n. f. Monstruosité qui consiste on co .[110 li's doigts et les orteils no sont pas divisés.

ASCHOD Ml ii' plusi<<iirs pnii.'.'s .hjh. ui.'ns .le la

ASCHERSLEBEN — ASCLÉPION

NMlil : ASChod !■■', 'hl /.- ^'z, </,-/, .|in n-i,:i Vi'i-s S'.lil ; ■ ■ ASChod lï, viirriMiriiii.- Fr,!,,!},, ,

pctit-rils liu pn-oédi'iit, roi de '.'! i ;i ',>■.' i , t|ui lui su.ft'-s contre les Arabes; — Aschod III, >>tirl.r.iloiit, roi do 021 à 928; — Aschod IV, n,jh,,rn iMist-ricordieux), roide 952 à 977. (Il laissa :>uu Irùu ù Kars une dynastie iiidépendaato.) ASGIA (a

mot lat. qui sipnif. hoche)x\. f. Instrumonl Il ui^'uic sur un certain nomhrr de tombeaux antiques,

i|m iiiui ;i la fois de la harh.\ il.- \a [.lmIii-, do l'ermi- ■Mc l,.i rnniiule fuuérairo si, h .ismf </< '/u-nvil. qui acni|..r[i.- parfois cet hiérn£']\ |iIm-, h ,i pas encore été l'l:i|ii'' rime manière satisfais;iiiir 11 u y a pas moins

fil Ml. i]ii.iirf i.pinions sur la matière. lia plus rt^pan-

!'■ ' I . 1 11. iii- I n Renier, d'après laquelle ces mots

Mai.iii . iiT ir:i.lints:i7 a dédié sous fascia ; en dautro^ riiicN, il a ittilh- un tombeau si neuf, qu'il est pour aiusi ;■■ iiif.iri" Nuus la hache du tailleur de pierre. AsCIANO, ville d'Italie centrale (T(

I hab. Sou

s mil

raie

prov.

ASCIDIACÉS (rts.s — rad. ascidie) u. m. pi. Tribu do tnni-

:■ I Syn. de TÊTHVODÉS. (V. CC mot.) — Un ASCIDIACK.

ASGIDIADÉS (ass) n. m. pi. Famille de téthyodés, ren- ■ I niant des ascidies toujours solitaires et en général de r.iiiiie taille. Genres principaux : ascidia, molgula, cyntkia, "Ih-nia, chevreulius, etc. — Un ascidiadé.

ASCIDIE {ass — du gr. askidion, petite outre) n. f. Déveip|n-ment particulier de la feuille dont l'extrémité prend t li-rme d'un vase muni parfois d'une sorte de couvercle,

I loin l'ouvorturo peut être située en haut ou en bas.

Encycl. Les ascidies sont des organes en forme de

II lii'ts ou d'ampoules, munis ou non d'un couvercle au i\iau de lorince qui conduit dans leur cavité. Cette r inanination a été plus

artii.'ulièrement attri- 11' r aux organes que i>ii<Mit certaines feuilles <■ ni-penthp:^, àa cephalo-

•l'um- do -

fil- iiorteun large limbe i|iii ■>e continue par la iii'-Mire médiane, la- ^\\ir\\.- ^.• prolonge et se icnniiii' p,ii- une sorte do

rnriiri, il'M;^'-né SOUS lo

I,.s i-ords de l'ascidie

tniiiient une sorte de

liiiiiiTplet circulaire, sur

I<'|ii<-1 -i'jn'ifre un couvercle circulaire et légèrement con-

V'-vr \n t-pud de ces ascidies, perle et s'amasse peu à peu

un li.piil ■ aiide et sucré, qui peut être rêabsorbé plus tard

pai" 1,1 liinllc, et dont les insectes paraissent friands.

ASCIDIE i^a.çs — même étymol. qu'à l'article précéd.) Il, I Im ni ■ li^ tuniciers asciaiacés {ou téthyodés), famille il'- ' ' / /. V. renfermant des formes solitaires, à man- !■ IN I aiula;ineux, dont les nombreuses espèces sont ré- I ! 1 uti-s daus les mers du globe : ascidia 'illata (Méditerranée), etc. (Pour I L'-néralités, v. tkthyodés). D'une 1.1 "Il générale, on désigne sous le nom vil' ascidie ■> tous les ascidiacés.

ASCIDIE, ÉE adj. Bot. Syn. de asci-

ASCIDirORME [ass — du gr. askidion, I • ;ii> outre, et forme) adj. Se dit des it iilli-s dont l'extrémité a la forme d'un

ASCIDIGÈRE {ass — de ascidie, et du

lai. >i>'ren', porter) adj. Qui porte des

ASCIDIOCARPES {^ss - du gr. aski- ascidie.

thnn. uiriculo, et karpos^ fruit) n. m. pi. 'iiiMipt^ de cryptogames des genres juccia et blasia, dutit, le inin s'ouvre au sommet. — Un ascidiocabpe.

ASCIENS {ass, m — du gr. a priv., et skia, ombre) n. iH il. Dénomination introduite par le géographe hollandais 1 ; 1 lard Varen pour désigner les peuples de la zone torride 'i' ayant deux fois par an le soleil à leur zénith, ne \ ■ :- m point, ces jours-là, d'ombre à midi. — Un ascikn.

ASGION {ass — du gr. askion, utricule) n. m. Bot. Syn.

dr ,oKANTHKE.

ASCITE {ass — du gr. askos, outre) n. f. Pathol. et art

■■ ':' i\ Hydropisie abdominale, déterminée pai* un épau-

iMit de sérosité daus la cavité péritouéale. Elle doit

'lu au gonflement qu'elle détermine.

V'ijectiv. Qui a les caractères de l'ascite : Bydropisie

IvNCTCL. Méd. Chez l'homme, Vascite est une des for-

i -^ i<s plus communes des hydropisies. (V. ce mot.) L'as-

II pout 6tro primitive, on secondaire. U3.ns le premier

■Ile survient sous l'influence du froid, ou sans cause

route ; dans le second, elle résulte de lésions du foie,

1 rate, de l'estomac, du cœur, de la veine porte et

> ritoiue (péritonite simple ou tuberculeuse), etc.

, ,11 ite est presque toujours précédée d'un tvmpanisme

ilfioiuinal bien marqué, puis le liquide apparaît. U peut

In- on quantité variable. La matite est absolue dans

uns les points occupés par le liquide; on constate faci-

lement son déplacement. En appliquant la main sur un des côtés du veutro et eu frappant légèrement l'autre côté, la première perçoit la sensation produite par le choc du liquide déplacé, la fluctuation. Lorsque 1 asciio est devenue considérable, elle gène les mouvements et ta respiration ; elle peut empêcher la circulation, en retour, de toute la partie inférieure du corps, d'où enflure des membres intériours et (juelquefois du tronc et des lombes.

L'ascito peut guérir sans intervention ; le plus souvent, on est obligé d'évacuer lo liquide au moyen d'une paraconièso. V. ce mot.

Dans l'ascito secondaire, il faut traiter la lésion organique; on peut utiliser les purgatifs drastiques, les sudoriliques et les diurétiques. Le traitement est quelquefois cJiirurgical. V, i>éritonitk.

- Art. vét. Ascite du chien. On nomme ainsi l'hydropisie abdominale chez cet animal. Le premier phénomène qui mil. |U0 la présence de cette maladie e.st l'augmentation <lii volume du ventre. Kn mémo temps, l'animal a perdu

I appétit, la gaieté; il se meut lentement, recherche le?, ijoissons avec avidité, urino rarement, et les membres postérieurs s'infiltrent do sérosité. Au fur et à mesure que le ventre se développe, s'élargit et tombe de plus en plus, la <orde iln flanc est plus prononcée, et le ' I .'ii\ il ■ I M- i^L h M 1m iii. .Mip plus profond; le plus sou-

*■ 1- I I 'I I I ■ à l'exploration. Ènfln, la

I" I. 1, I, I - ;, |. ,; . , I Mi rultation, la succussion et

II i" I 'I I ■ I il i M iLjrialent une série de phénomènes morbides dune taraude valeur diagnostique.

\j'ascite est essentielle ou sijmptomatique : la première seule est guérissable, la seconde étant causée par des tumeurs ou des maladies du foie ou du cœur incurables.

On voit quelquefois Vascite disparaître à la suite d'une excrétion abondante d'urine et d'une diarrhée muqueuse. Le pronostic est grave, la résorption du liquide épanché est toujours difficile à obtenir. La quantité de sérosité est variable, elle est en moyenne de 2 à 3 litres chez le chien. Ce liquide est clair, transparent, incolore, légèrement citrin. Le traitement consiste à faire résorber l'épanchement à l'aide des purgatifs et des diurétiques : parmi les premiers, nous citerons le sirop de nerprun, le sulfate do soude, l'huile de ricin et l'aloès; parmi les seconds, la poudre diurétique, l'azotate de potasse, la scille et ses diverses préparations. Enfin, si l'épanchement péritonéal persiste malgré le traitement ci-dessus, il faut recourir, pour évacuer le liquide, à la ponction de l'abdomen.

Ascite du cheval. Chez cet animal, comme chez les autres grands animaux domestiques, il n'y a pas d'rt.scj7e essentielle : l'hydropisie abdominale est toujours la cause de tumeurs ou de lésions internes graves, incurables, et est par conséquent toujours mortelle.

Ascite du lapin. Le gros ventre du lajiin est aussi toujours la conséquence d'une maladie du foie, la tuberculose roccirfjfiHne, ou celle de la présence de ténias de l'espèce t.etua pectinata; le liquide péritonéal est toujours peu abondant, et le volume du ventre, qui a fait nommer vulgairement la maladie gros ventre, est dû surtout au volume du foie ou des intestins.

ASGITES {ass — du gr. askos, outre) n. m. pi. Nom donné à des hérétiques du ii' siècle, qui rejetaient les sacrements parce que, disaient-ils, des oojets matériels, comme de 1 eau, du pain et de l'huile, ne peuvent avoir des effets immatériels comme sont les grâces divines. On leur avait donne le nom de « ascites », parce qu'ils dansaient autour d'une outre ea disant : « Nous sommes ces vases remplis de vin nouveau dont a parlé Jésus-Christ » . — Un ASCITE. Il On dit aussi ascodrougites, ascodroupites (ou

ASCITIQUE {(iss) adj. Qui appartient à l'ascite: Affection ASCiTiQCE. II Qui est atteint d'une ascite : Malade ascitique.

— n. Personne affectée d'ascite : Opérer un, une ascitique.

ASCLEPI (Giuseppo), jésuite, physicien italien, né à Macerata en 1700, mort à Rome en 1776. Il s'adonna à l'enseignement, et inventa une méthode pour peser les parties constitutives de l'air. Ses principaux ouvrages sont : Epitome vet/etadonis plantariim ; Tentamen novas de odoribus (heon.v.

ASCLÉPIADACÉES OU ASCLÉPIADÉES (oss) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales et hypogynes, ayant pour type le genre asclépiade.— Une asclépia-

DACÉE (ou ASCLÉPIADÉE).

— Encycl. Autrefois rangées parmi les apocynées, les asclépiadacées en diffèrent essentiellement par fa disposition de leurs étamines. Ce sont des plantes à tige herbacée ou ligneuse, à feuilles simples, pétiolées. entières et sans stipules opposées. Les fleurs sont hermaphrodites et régulières. Elles sont pourvues de cinq étamines dont les anthères renferment un pollen, non point granuleux, comme dans la plupart des végétaux, mais réuni en masses appelées poilinies. Les asclépiadacées vivent généralement dans les régions tropicales des deux continents. Elles renlermeut un suc acre et laiteux. Les genres principaux sont ; ascli'^jiade. pcriploque, scammonêe, etc.

AsciXPIADE, poète lyrique grec, contemporain de Sapho, vivait vers l'an 600 av. J.-C. II inventa une sorte de vers appelé choriambique ou asclépiade.

Asclépiade, philosophe grec du v siècle av. J.-C. appartenant à l'école néo-platonicienne, vécut en Egypte, composa des hymnes et des traités sur la religion etlnistoire de ce pays.

Asclépiade, philosophe grec, né à Phlionte, florissait vers 330 av. J.-C. Il s'établit à Athènes et se lia d'amitié avec Ménédème. Pauvres tous deux, ils allaient la nuit moudre du blé chez un boulanger, pour pouvoir se livrer à l'étude. Asclépiade quitta 1 école platonicienne pour celle d'Elée, puis pour la secte érétriaque, fondée par Ménédème.

Asclépiade de Samos, poète grec, vivait à Alexandrie vers 2S0 av. J.-C. U fut le maître de Théocriie. On trouve dans VAntholoi/ie qrecque un grand nombre d'épigrammes qui lui sont attribuées.

Asclépiade, célèbre médecin grec, né à Pruse (Bithymc' en 121. mort l'an 96 av. J.-C. Il exerça la médecine on Grèce, puis à Rome, où il fonda une école fameuse. Adversaire de la méthode hipçocratique et de l'espectation. il prescrivait des remèdes taciles et agréables. II reste quelques fragments de ses écrits, pubfiés par Gumpert

sous ce litre : Asclepiadis Bithynir fragmeiita CWeimar, 179Hy. En philosophie, il était épicurien.

Asclépiade de Myrlée, grammairien grec, né od Bithynie, cnsctgria à Rome et en Espagne, dans lo ï" 8i6- •^■le av. J.-C. Il a laissé plusieurs ouvrages; entre autres, des f'ommeiitaireë Hur les poêles grecH, et une histoire de liilhynie.

Asclépiade, surnommé Pharmacion, vivait & la fin du v .siècle rJo notre ère. Il composa dix livres sur la pliarmacio, que Galïcn tenait en hauto estime.

ASCLÉPIADE (aw — du nom du poète Asclépiade) o.m. et adj. Se dît d'un vers lyrique, grec ou latin : Horace a employé lis asclépiadk» seuls dans trois de ses odes. (Beauzéo.)

— Encycl. Le vers asclépiade se compose de douze syllabes, que l'on peut scander de deux manières : M^.cx-nan atavit-rditr re-gibu-i.

Dans le premier cas. on et un ïambe; dans lo st une syllabe longue, pui nièro qu'on lo scande, ce vers est ce que l'on appelle lo petit asclépiade. Si lo vers est composé d'un spondée, trois choriambes et un ïambe, comme celui-ci:

Nullam,'yar/',sacra-vite

on l'appelle grand asclépiade. V. STROPHE.

vi$-fditf-refjiifut.

un spondée, deux rhoriambes nd, un spondée, un dactyle et eux dactyles. De quelque ma-

Aftch^piade : a, âeur; b, graine.

ASCLEPIADE ( n. f. Genre de plai type de la famille des asclépiadacées. Toutes les espèces qu'on rencontre sont originaires do l'Amérique. Il On dit

aussi ASCLEPIAS.

— Encycl. Le genre asclépiade présente les caractères suivants :

corolle gamopétale à cinq divisions ; anthères terminées par une menibrane ; masses poUiniques pendantes, comprimées; fruits capsulaires renflés.

Plusieurs espèces possèdent des propriétés vénéneuses. L'asclépiade de Syrie (ou herbe à la ouate) est cultivée en vue des poils soveux dont ses graines sont munies et qui servent à faire de la ouate.

ASCLÉPIADES {as.<s) n. f. pi. Familles ou corporations de médecins grecs qui prétendaient descendre d'Asclépios, et qui eurent longtemps le monopole de l'art médical. — Une

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