ASCLÉPIADE
— n. m. pi. Médecins, membres d'une corporation d"asclépiades. — Un asclépiade.
— Enctcl. Les principales asclépiades étalent celles de Rhodes, de Cos et de Cnide. C'étaient à la fois des écoles médicales et des confréries religieuses. A celle do Cos appartenait Hippocrate.
Les médecins asclépiades ne sont plus guère mentionnés après la fin du v* siècle av. J.-C, ou, du moins, le mot ne désigne plus dès lorsque la profession médicale. La médecine est désormais sécularisée et ouverte à tous. Cependant, les traditions de la médecine religieuse se conservaient dans les sanctuaires d'Asclépios, dans les Asclepieia, où les prêtres dirigeaient de véritables cliniques.
ASCLÉPIADINE {ass) n. f. Substance particulière découverte dans la racine de l'asclépiade. il On ditaussiASCLÉPiNK.
ASCLÉPIEN, ENNE {ass, in, en' — de Asklêpios, nom gr. d'Esculape) adj. Chant asclepien, ode asclépienne. Qui se chantait en l'honneur d'Esculape.
ASCLÉPIES(fl5s, dugT..*l5i-^.7)io«,Esculape)n. f. pi. Fêtes célébrées en l'honneur d'Esculape, surtout à Épidaure et à Lampsaque : elles étaient accompagnées de Jeux et de représentations théâtrales.
ASCLÉPINE {'las) n. f. Chim. Syn. de asclêpiadine.
ASCLÉPIODORE, peintre athénien, contemporain et ami d'Apelle (lin du iv" siècle av. J.-C). Plutarque fait de ce peintre un émule do Nicias et d'Euphranor. D se distingua par le style élevé de ses compositions, et il écrivit sur son art.
ASGLÉPIODOTE, philosophe grec, né à Alexandrie. disciple de Proclus(vers l'an 450 de l'ère chrétienne). Il cultivait la médecine en même temps que la philosophie, et il fit, dit-on, des cures très curieuses avec l'ellébore blanc. On ajoutait qu'il accomplissait des miracles. Il fut l'un des premiers à classer les couleurs, et fit un grand nombre d'observations sur les plantes et les animaux. Il avait écrit sur le Timée de Platon un commentaire qui s'est perdu.
ASCLÉPIODOTE, philosophe Stoïcien, disciple de Posidonios. Ou lui attribue un ouvrage de tactique militaire.
AsCLÉPIODOTE, poète grec, qui paraît avoir vécu an I" siècle de l'ère chrétienne. U est fauteur d'une petite épigramme, gravée sur la base de la statue de Memnon, dans les ruines de Thèbes, et qui a été depuis insérée dans le supplément de V Anthologie grecque.
ASCLÉPION {ass) n. m. Substance obtenue en chauffant, puis en traitant par l'éther, le suc laiteux de Vasclepias syriaca (asclépiade de Syrie). L'asclépion se présente sous la forme de masses blanches, semblables à des chouxfleurs. Il est sans odeur ni saveur, insoluble dans l'eau et l'alcool, très soluble dans l'éther. II fond à 104».
ASCLÉPION ou ASCLÉPEION (ou, comme en gr., AS- CLEPIEION [du gr. Askiépios, Esculape] ) n. m. Nom donné aux temples consacrés à Esculape, auxauels étaient annexés de véritables hôpitaux où on soignait les malades, qui y laissaient souvent des ex-voto relatant leur maladie et le modo de traitement.
Les malades s'y rendaient en foule, passaient la nuit sous des portiques où ils croyaient recevoir la visite du dieu ; le lendemain, ils exécutaient les ordonnances sons la direction dos prêtres.
Deux .45c/e7)ieta nous sont aujourd'hui assez bien connus: ceux d Athènes et d'Epidaore.
Asclvi.ios (Napk-s).
ASCLÉPIOS — ASEB
ASCLÉPÏOS ioss) on ESCULAPE, dieu de la médecine, chez les Grecs. , , i a a
— E>XYCL. Myth. Suivant la légende la plus répandue, il était fils d'Apollon et de Coronis. Dans les poèmes homériques, il n'est encore qu'un héros : il a appris du centaure Chiron l'art de la médecine; il est loudroye par Zeus, qu'inquiètent sesguérisons. Peu à peu, Asclépios fut considéré comme un dieu, et devint l'une des divinités les plus populaires. Ses attributs étaient le serpent, le coq, le bâton, lu coupe. Son culte fut d'abord localisé en Thessalie, d'où il se répandit dans tout le monde grec. Ses principaux sanctuaires {Asclepieia ) étaient ceux de Tricca, de Cos, de Pergame, d'Epidaure et d'Athènes; les deux derniers ont été fouillés, et l'on y a trouvé beaucoup do curieux ex-voto, des tables de miracles, etc. Le culte d' Asclépios {pour les latins: .-£'«ciilapius, Esculape)fut adopté à Rome au m^siècie av. J.-C.
à la suite d'une peste. Plus tard, on le confondit souvent avec Sérapis.
— Arch. Sur les monuments archaïques, Asclépios est représenté jeune et imberbe.
A partir du iv« siècle, c'est un homme barbu, à la physionomie bienveillante, vêtu d'un long manteau qui laisse à découvert l'épaule droite et la poitrine; ii s'appuie sur un bâton, et est accompagné d'un serpent ( iyi><des monnaies de Pergamr..
Il figure sur un grand nombre de bas-reliefs : tantôt s'approchant d'un malade ; tautni debout, en face de suppliants, tantôt couché devant une table où les suppliants apportent des offrandes. Très souvent, il est entouré de sa famille : sa femme Hépioné, sa fille Hygie (la Santé), ses fils Podalire et Machaon, Telesphoros [génie de la convalescence), etc.
— BiBUOGR. : Von Sallet, Asclépios und Hyuieia (Berlin, 1878); P. Girard, VAsclepieion d'Athènes {V^3.ns, 1882); Defrasse et Lechat, Restauration et Description des principaux monuments du sanctuaire d'Asclépios (Paris, 1895).
Asclépios, nom de deux médecins gérées, l'un du II* siècle av. J.-C, l'autre du vi= ou vii* siècle ap. J.-C, qui commenta Hippocrale.
ASCLÉPIUS de Tralles, philosophe grec, disciple d'Ammonius, vivait vers la fin du v* siècle de notre ère à Alexandrie. I! a laissé des commentaires sur divers traités d'Aristote, dont quelques extraits seulement ont été imprimés. ASCLÈRE(ass— dugr. a priv.,ets/fieVos. dur) n. m.Genre d'insectes coléoptères bétéromères. famille dos œdêméridés, renfermant des formes allongées, élégantes, le plus souvent bleues et rouges, propres aux régions tempérées. Quatre espèces européennes: a sciera sangui- 7iicùllis, asclera cxrulea (France) ; etc. ASCOBOLE {ass — du gr. askos, outre, et io/o5, jet, action de jeter) n. m. Genre de champignons discomycètes, très voisins des pézizes, et qui se développent sur les excréments des ruminants.
ASCOBOLÉES {ass) n. f. pi. Tribu de champignons discomycètes, à périthè- ^sclère {t. 2 fuisj. oes gélatineux, d'abord clos, puis ou- °
verts, comprenant, comme espèces principales, les ascoboles et les ascophanes. — Une ascobolée.
ASCOCOGCUS {ass, cuss — de asgiie. et du gr. koklco^. graine) n. m. Nom donné à des microcoques qui se déveluiqicnt tkms les infusions de viandes en putréfaction.
ASCODROUGITES, ASCODROUPITES TES u. 111 pi. Hist. eccles. V. ascites.
ASCOLI {Asculum), ville d'Italie, cli.-l. distr. de son nom, sur le fl. côtier lo Tr Evêclié, tribunal civil ; fabrique de draps, faïence, verrerie, papiers, cire, etc. ; commerce actif. Restes d'autiquités rappelant V Asculum Picenum des Romains, capitale des Piceolins, détruite pendant la guerre Sociale, puis reconstruite. — Patrie du pape Nicolas IV.
Le baptistère d'Ascoli a été construit au xii« siècle. La ville a souffert d'un violent tremblement de terre en ISTS. — Pop. du district d'Ascoli : 100.240 hab.
ASCOLI (Francesco Stabili, dit Cecco d'j, poète et savant italien, né à Ascoli en 1257, mort à Florence en 1327. 11 professa l'astrologie à l'université de Bologne, mais il fut chassé par l'Inquisition (1324). En 1327, il était astrologue de Charles de Calabro, lorsqu'il fut condamné au bûcher comme hérétique et exécuté. Il s'était attiré la colère de l'Inquisition par un poème italien en cinq livres, l'Acerba (1326), œuvre encyclopédique où il traitait, d'une manière peu conforme à la foi, de la cosmographie, de la morale, de l'histoire naturelle, de la religion. Il fut ennemi de Dante et de Guido Cavalcanti. ASCOLI (David d'), écrivain juif du xvr siècle. Lorsque le pape Paul IV eut décrété que les juifs, pour être distingués des chrétiens, porteraient des vêtements de couleur jaune ou orange, David d'Ascoli publia une très vive nrotestation : Apologia Hebrxorum (Strasbourg, 1559), qui lui valut un long emprisonnement.
AscoLI (Trojano Marcelli, duc d'), homme d'Etat napolitain, mort en 1823. Gouverneur de la Basilicate et de la Pouille lors de l'invasion des Français en 1799, il suivit la famille royale en Sicile et fut nommé, après la Restauration, surintendant général de la police et de la justice criminelle. En 1806, après l'avènement de Joseph Bonaparte, il suivit en Sicile Ferdinand IV. qui le chargea de missions diplomatiques, et ne revint à Naples qu'en 1815.
ASCODRUPI-
; -.'3.225 hab.
Ascoli (Graziadio IsaYa), philologiie italien d'origine juive, né à Goritz en 1829. Tout en faisant du commerce, il s'adonna avec passion à la linguistique. Après dix ans de recherches, il publia ses Etudes orientales et linguistiques (Milan, 1854-1855), OÙ il se révélait comme un maître. Ses savants travaux lui valurent d'être nommé professeur de philologie à l'académie de Milan (18G0), et sénateur (1880). Ses principaux ouvrages sont : Etudes critiques de linguistique (1861-1877); Phonoloqie comparée du sanscrit, du grec et du latin (1870), etc. Par la publication de ses Saggi ladini {Essais sur la langue des Jiltt'tes)y et par la fondation de VArchij^io glottologico ilaliano, il a ouvert la voie aux recherches érudites sur les dialectes et patois de l'Italie.
Ascoli dl Satriano (lat. Asculum Apulum), ville d'Italie (Apulic), prov. de Foggia; 8.000 hab. Bataille indécise entre Pyrrhus et les Romains (279 av. J.-C).
Ascoli-PICENO (province d'), une des quatre provinces des Marches italiennes, couvrant une superficie do 2.063 kilom. carr., peuplée de 216.200 hab.
— BiBLioGB. : Guido délia provincia d' Ascoli- Piceno (Ascoli, 1889).
ASCOLIES {ass — du gr. askos. outre) n. f. pi. Divertissement, appelé aussi ascoliasme, qui faisait partie des dyonisiaques champêtres, chez les anciens Grecs. Lorsqu'on avait sacrifié un bouc, de sa peau on faisait une outre qu'on emplissait d'air et qu'on frottait d'huile extérieurement. Chacun sautait à son tour sur cette outre, et celui qui parvenait à s'y maintenir remportait le prix.
ASCOMYCÈTES
(ass — du gr. asku
outr
et
nukés
champignon )n. m.
pi. Ordre de la classe des champignons. — Un Asco-
MYCÈTE.
— Enctcl. Le
thalle des ascomtj-
Jeu des ascolies (<
Naples).
et t. helvelle crispée (discuuiycètesj ; f, aspergille rampant (périsporiacéest ; d. ergot de seigle (pyréDomycètes) ; €, parmélie du tilleul (lichens).
cètes est constitué par des filaments cloisonnés en cellules, ramifiés et souvent anastomosés. Tantôt les filaments sont libres, et le thalle est homogène; tantôt ils sont diversement groupés, et le thalle comprend deux parties : le mycélium et le stroma. Le thalle des ascomycètes se développe souvent sur les matières organiques en voie de décomposition : tel est le cas des pénicilles, des stérigmatocystes , des levures , des aspergilles, etc. ; parfois aussi, il vit dans la terre humide (pézize, morille, etc.), à l'in lérieur de la(i^uelle il forme quelquelois son appareil spori fère , comme on l'observe pour la truffe.
L'appareil sporifèro qu'on voit se développer chez les ascomycètes a pour élément essentiel Vasque, cellule mère produisant dans son iutérieur un certain nombre (ordinairement huit) de spores libres. Les asques sont généralement localisés sur le thalle et situés dans ses appareils spéciaux nommés « périthèces ». L'hyniénium du périthèce comprend non seulement des asques, mais encore des cellules stériles appelées paraphijses.
Outre les asques, qui ne manquent jamais, un certain nombre d'ascomycèles produisent, dans d'autres conditions de milieu, plusieurs sortes de spores différentes, insérées sur des filaments et adaptées à une propagation rapide dans des circonstances favorables. Ces spores exogènes portent le nom de conidies.
L'ofdre des ascomycètes se divise en quatre familles, fondées sur la structure de l'appareil ascosporé mûr. Ces familles sont : les discomycètes, [es périsporiacées, les pyrénomycètes, les lichens.
ASCOMYS {ass, miss) n. m. Syn de hamster. V. ce mot.
AscONDO (François), bénédictin, architecte espagnol, né à Surrora (Biscaye) en 1705, mort à Valladolid en 1781. Il construisit un nombre considérable de couvents en Castille, ainsi que les églises de Hornija, de Villardefradès, les couvents de Santa-Maria del Duero, le monastère de Fromesta, celui de Saint-Pierre des Duègnes, etc.
ASCONIDÉS {ass — du gr. askos, outre) n. m. pi. Famille déponijes calcaires à parois percées de canaux siin-
ASCONZUS Pedianus (Quintus), grammairien latin, né à Padoue. Il tint à Rome une école d'éloquence sous Tibère et mourut sous Néron, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, après avoir perdu la vue depuis de longues années. Tite-Live et Quintilien, qui avaient suivi ses leçons, parlent de lui avec éloge. Asconius était l'auteur d'une Vie de Virgile et d'uneYie de Salluste, aujourd'hui perdues. Il avait été l'ami du premier. Commentateur de Cicéron, ses remarques sur les discours Pro Pisone, Pro Scauro, Pro Milone, Pro Cornelio, Pro toya candida, découvertes en 1416 par Poggio, ont été éditées en 1875 par Kîessling et Schaell. On possède également de lui des fragments de scolies sur Cicéron qui ont été découvertes par le cardinal Angelo Mai à Bobbio et que Orelli reproduit dans son édition de Cicéron. Il paraît, au contraire, qu'il n'est pas l'auteur des remarques, surtout grammaticales, sur les Verrines qui lui ont été longtemps attribuées.
ASGOPHANE {ass — du gr. askos, outre, et phainein, paraître) n. m. Genre de champignons discomycètes. placé entre les groupes des ascobolêes et des pêzizées, et qui se développent sur les fumiers.
ASCOPHITES {ass) n. m. pi. Sectaires du W s., qui sn rattachent aux archontiques. (V . ce mol.) — Un ascophite.
ASCOPHORE OU ASCOPHORA (du gr. askos, outre, etphoros, qui porte) adj. Qui porte un utricule, un godet.
— n. m. Genre de champignons microscopiques , famille des mucorinées. L'espèce type croît sur la vieille colle de larine, dans les cavités du pain, etc.
ASCOPHYCÉES {ass — du gr.
askos, outre, et phukos , algue) n. f. pi. Syn. de fucacées. (Terme peu usité") — Une ascophycée.
ASCOPHYTES n. m. pi. Hist.
rel. V. ASCOPHITES.
ASCOSPORE {as-scoss — du gr.
askos, outre, et spora, semence) n. f. Nom donné par certains auteurs aux spores des ascomycètes, naissant par formation libre ou par division dans les asques.
—Genre de champignons appartenant à la famille des périsporiacées, tribu des périsporiées.
ASCOSPORÉES {as-coss) n. f. pi. Ordre de lichens. — Ui>'-
ASOIPORÉK.
ASCOT 'sko) n. m. Sorte de serge commune. "V. anascot
AsCOT, village d'Angleterre, près de Windsor (Berkshire), où se trouve le champ de courses favori de la hauio aristocratie et de la royauté depuis Georges IV. Son él'.ugnement de Londres le met à l'abri de la foule immeut-e et des gens suspects qui fréquentent Epsom.
AsCOUGH (sir George), vice-amiral anglais, né àSouih- Kelsey, mort en 1673. En 1651, il soumit à l'autorité <iii parlement les colonies anglaises des Antilles et de l'Ann rique, livra plusieurs combats aux amiraux hollandais Yau Tromp, Ruyter, et fut fait prisonnier en 1666.
ASCQ, comm. du Nord, arrond. et à 8 kilom. de Lille, sur la Marcq, affl. de la Deule ; 2.450 hab. [Ascquois.)
ASGRA n. f. Bot. Syn. de banare.
ASCRA, petite ville de l'anc. Béotie. Patrie d'Hésiode.
ASCRÉEN, ENNE(«M, in, en'), celui, celle qui est d'Accra. — Les Ascbéens.
— Adjectiv. Qui appartient à Ascra ou à ses habitanîs.
— Surnom d'Hésiode ; Opposer TAscréen au Staginlr. ASCURUM ou ASGURUS, ville de l'Afrique anc, .sm-
les confins de la Maurétanie césarienne et de la Tingitau- Peut-être la petite ville actuelle d'Aschkure, entre Bun ■ et Constantine.
ASCUS, géant qui, de concert avec Lycurgue, lia Bachus et le précipita dans un fleuve. Mercure, selon 1rs uns, Jupiter, selon d'autres, vainquit le géant, l'écori ha et fit de sa peau une outre (en gr. askos).
ASCYRE (gr. askuron, millepertuis) n. m. Section du genre inilleitertuis ou Injpcncutii.
ASDRUBAL ou Hasdrubal, nom de plusieurs gérji' raux cartbaginois célèbres, dont les plus connus sont les suivants : Asdrubal, fils de Magon, fut onze fois l'uu des suffètcs ou magistrats suprêmes de la république, commença la conquête de la Sardaigne, vers 489 av. J.-C, et reçut une blessure mortelle dans un combat. Son fils fit avec éclat la guerre aux Maures et aux Numides. — AsDKOiîAL, fils d'Hannon, fut envoyé en Sicile vers 255 av. J.-C, attaqua le proconsul Métellus dans Panorme, perdit une grande bataille, et, accusé d'incapacité, fut mis à mort à son retour à Carthage. — Asurubal le Chauve, fut envoyé vers 215 av. J.-C pour soutenir la révolte des Sardes contre les Romains, combattit avec une grande valeur, mais fut vaincu et fait prisonnier par Manlius. L'Ile entière tomba au pouvoir des Romains. — Asdrubal,, surnommé le Beau, gendre d'Amilcar Barca, beau-frère d'Annibal, suivit Amilcar dans ses expéditions, et lui succéda dans son commandement en Esjïagne , l'an 230 av. J.-C. I! conquit une partie de la péninsule, fonda Carthage la Neuve (Carthagène), et fut assassiné au milieu de ses succès par un esclave gaulois (223 av. J.-C). — Asdbdbal Barca, fils d'Amilcar et frère du grand Annibal, commanda les troupes carthaginoises en Espagne, où il remporta une grande victoire sur les deux Scipions, l'an 213 av,. J.-C Ayant reçu l'ordre d'aller rejoindre son frère en Italie, il franchit les Alpes avec une armée de soixante mille hommes, mais les consuls Claudius Nero et Livius Salinator marchèrent à sa rencontre et le vainquirent complètement près du Métaure (207 av. J.-C). Il fut tué et sa tète fut jetée dans le camp d'Annibal, qui s'écria amèrement à cette vue : Je reconnais là la fortune de Carthage ! — Asdrdbal, général carthaginois, fils do Giscon, prit le commandement de l'a.Tjée d'Espagne après le départ d'Asdrubal Barca pour l'Italie (207 av. J.-C), combattit Scipion en Afrique et fit échouer ses projets sur Utique (204), grâce à l'appui que lai prêta Syphax, roi des Numides, â qui il avait donné sa fille Sophonisbe. Mais l'année suivante, le général romain vainquit Asdrubal et Syphax, à la bataille des grandes Plaines. — Asdrubal, surnommé Hxdus, fut envoyé à Rome après la bataille de Zama (2ûl av. J.-C), pour obtenir la ratification du traité conclu entre Scipion et Carthage. <■ Quels dieux, lui dit-on dans le sénat, rendez-vous garants de la sincérité de vos serments ? — Les mêmes, répondit-il, qui ont si sévèrement puni nos parjures.» Cette réponse basse, mais habile, lui fit obtenir la paix. — Asdrubal, général carthaginois, défendit Carthage contre Scipion Emilien. Quand la ville fut prise, il se retrancha dans le temple d'Esculape avec sa femme, ses enfants et une poignée de soldats. Mais peu après il en sortit furtivement et alla se jeter aux genoux de Scipion. Sa femme, indignée, le couvrit d'imprécations, mit le feu au temple et se précipita dans les flammes avec ses enfants (146 av. J.-C). Asdrubal se tua lui-même peu de temps après. — Asdrubal, petitfils de Massinissa, roi des Numides, fut associé au précédent pour commander les troupes qui défendaient Carthage contre les Romains. Il brûla la flotte ennemie, mais fut ensuite accusé de trahison et massacré (147 av. J.-C).
ASE (gr. asê. dégoût) n. f. Gêne épigastrique, accompagnée d'une anxiété générale.
ASEB n. m. Alchim. Syn. de asfor.
AsÉCA, anc. villo do la Palostino (tribu do Juda\ entre Jérusalem et P^Iouflu^ropolis. Josué y pciursiiivit les cinq rois chanancciis. Itavul tua (loliaih ciilrc Asrca et Soclio.
A secrète offense secrète vengeance, dramo do CaldiToii. C'est uim tra^'èdm «Innicsiiqu.' qm roule sur la veuycaïu-t) d'un rpnux contre un liommo qu'il croit à. tort l'amant de sa feninio. Lo mari fait périr secrôtomnnt l'amant, met ensuifi' lo feu à sa propre maison, et profite du désordre pour tuer sa femme. Lo crime est révélé à Sébastien, roi do Portugal, qui applaudit à la conduite do l'époux. Ce dramo, farouche et terrible, à côté do passions
Eortéos au paroxysme et de métaphores absurdes, ron- ?rme dos passages pathétiques et intéressants.
ASEDI ThOUSI. Hist. pers. V. Asadi Tuonsi.
ASEGA, nom d'un chef des Rustrings (tribu do la Frise), et :iuteur supposé d'un recueil de lois publié on 1805 à Beiiin par \\ oarda.
ASÉITÉ (du lat. a, par, et se, soi) n. f. Existence par soi-uiêmo. Mot dont se servent les théologiens pour exprimer l'indépendance do l'Etre suprême, qui existe a se, c'est-à-dire de lui-mÔme : Z'asèité est un attribut exclusif de (a Divinittf. Les matérialistes accordent Tasêité à la tnnlith'e. Il On écrit aussi ASSÈlTK.
ASELLE (du lat. asellus, petit û.ne) n. m. Genre de crustarés isopodes ouisopodes, famille des aseliidi's, renfermant de petits clo]>ortos plats, qui fréquentent dans les eaux douces de l'iH-misphère boréal.
Citons l'asrllits m/uuticus (France); \ asellus cavtificus i\Hniti dos grottes, grands fonds du lac do Genève), etc.
AsELLI (Gaspard), médecin italien, ué à Crémone vers 1581, mort à Milan en 1626.11 s'est Tmmortalisé par la découverte des vaisseaux cbylifèrcs, qu'il observa en 1622, en disséquant un chien tué pendant le travail ae la dit^estion. Cette grande découverte fut publiée un an après la mort de son autour, par les soins de ses amis, dans cet ouvrage : De lactièus, sire larteis venis, quarto vasorum meseiif<'ricorum génère^ 7iovo invento (Milan, K527).
ASELLIDÉS n. m. pi. Famille de AseiU- i-r. n.it ). crustacés isopodes cuisopodes, ren-
feiiiiant des formes aquatiques réparties dans les genres muiina, jaera, asellus, limrioria. — Un asellidé.
ASELLINE n. f. L'aselline, C"H"Az', est une des bases retirées par A. Gautier et L. Mourgues de l'huile de foie de morue. Elle se présente sous forme de flocons blancs, amorphes, inodores à froid. Elle est très peu soluble dans
bée <
le dans l'éther et surtout dans 1 alcool
nnté suffisante, elle peut provoquer la mort.
Asellus (Ciaudius), soldat romain, connu par un trait que rapporte Appien. Pendant la deuxième guerre punique, lors du siège de Capoue (212 av. J.-C), Asellus, provoqué en combat singulier par un Campanien, Taurait poursuivi jusque dans les murs et aurait traversé la ville entière au galop, sans éprouver aucun mal.
ASÉM ou ASÉMON (du gr. asémos, qui ne porte point de marque! n. m. Alliage d'origine égyptienne, de composition variable, imitant plus ou moins les métaux précieux. Son nom semble venir de ce fait que les objets fabriqués avec cet alliage ne portaient point de marque.
— Encycl. h'asèm, qui figure dans les recettes des alchimistes, est un alliage complexe dont la composition n'est pas constante. Il a été décrit dans les Orif/ines de l'alchimie, de Berthelot. A l'origine, ce fut un alliage d'or et d'argent; plus tard, l'or disparut de la formule de composition, l'argent lui-même n'y figure pas toujours. Les papyrus de I^eyde donnent une trentaine de formules H'asèm se rapportant à douze alliages différents : étain et argent, élain et mercure, etc.
ASEMUM {zé-moni — du gr. asémos,
3 ni ne porte aucun signe) n. m. Genre "insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, renfermant des capricornes de taille moyenne, dont l'espèce type des montagnes de Asemiim
l'Europe s'est répandue avec les pins, (gr- de moitié), où vit sa larve, dans la forêt de Fontainebleau. C'est ïasemnm striatum, dont la variété agreste est du Tyrol et des Alpes.
AsÊNES, nom d'un peuple de l'Inde; cap. Bucéphalie. — Un AsENii.
ASEPSIE (du gr. a priv.,et5(?psz5, infection) n. f. Absence de tout germe microbien : Asepsie d'une plaie. li Méthode a;\ ant pour objet d'éviter l'introduction des germes microbiens dans l'organisme : La chirurgie contemporaine se porte vtrs Tasepsie, de préférence à /'antisepsie, h On écrit
aussi ASEPTIE.
— Encycl. La méthode aseptique, en médecine et en chirurgie, consiste non à lutter contre une infection existante, mais à écarter touto cause d'infection. L'asepsie peut se substituer à Wmtisepsie toutes les fois au'il s'agit d'un sujet ou d'une région indemne d'infection antérieure ; elle a sur l'antisepsie l'avantage de ne pas exiger l'emploi de substances toxiques.
L'usage de l'eau, récemment filtrée sur la porcelaine dégourdie (tiltrc Pasteur), ou mieux bouillie, tant pour 1 alimentai ion que pour les soins de propreté de la peau, de la buiiclic, etc. ; l'ingestion d'aliments, de boissons stérilisés par une température suffisamment élevée (au moins 100») et maintenue assez longtemps à cette température fau niuius un quart d'heure), la stérilisation de l'air par la iumii-re du ^oleil, et au besoin par des pulvérisations d'eau pour abattre les poussiôree, telles sont les pratiques d'asepsie conseillées par l'hygiène pour les gens bien portants.
Lasepsio médicale et chirurgicale exige la désinfection ou la stérilisation iv. désinfection, STÊRiLis.vrioN) de tous les objets conuiminés qui peuvent apporter des germes d'infection dans l'organisme, soit par les voies naturelles, soit par des plaies, soit encore par les parois dos locaux, les objets mobiliers, la literie, le linge, les vêtements.
les instruments et objets do pansement, les mains. L'asepsie est d'autant plus facile à réaliser que les objets sont moinn nombreux et d'une forme moins compliquée. Dans une salle d'opération, la lumière doit ôtro abondante, les murs doivent être do couleur claire, de surface Ipsso et sans anfractuosités, pour pouvoir <^lro lavés, ainsi que le sol et tous les ustensiles. Une abondante pulvérisation d'eau est utile avant toute opération pour abattre les poussières.
L'ébullition à l'eau pure ou additionnée do substances antiseptiques pour les objets qui peuvent la supporter, l'étuve à chaleur sèche pour les autres, sont les moyens prdinay-oment employés pour aseptiser les instruments, les objets do pansement ot les blouses ou tabliers rovôtus par le chirurgien ot ses aides. La propreté du champ opératoire et des mains exige dos soins minutieux.
Los brosses on crin, qui jouent un rôle important dans Je savonnage de la peau au malade, ainsi que des mains du chirurgien et des aides, exigent des soins spéciaux, recommandablos, d'ailleurs, mômo pour l'hygiène courante. Il faut, avant de s'en servir et après s'en être servi, les faire bouillir dans une solution do carbonate de soudo à 1/nii), et, dans l'intervalle, les con.sorver immergées dans de 1 eau bouillie.
On doit procéder de môme pour les sondes urétrales, oui causent souvent, faute de soins de la part des malades, l'infection de la vessie.
En somme, l'asepsie est la propreté irréprochable, non pour l'œil nu, mais pour l'œil armé du microscope.
ASEPTIQUE (rad. asepsie) adi. Exempt de tout germe septiqiio, plus généralement de tout microorganisme : I'iuisi:nK'nt ASEPTIQUE. Il Qui se rapporte à l'asepsie : Mè-
t/l'u/c ASEPTIQUE.
ASEPTISER v. a. Rendre aseptique.
ASEPTOL (du gr. a priv., et sêpsis, infection) n. m. Nom, en pharmacologie, de l'acide sozolique ou sulfobenzidique, solide, cristallin, donnant par déliquescence un liquide sirupeux, rougeàtre, succédané de l'acide phéninue, moins toxique. A l'intérieur, en limonade à 6 p. lOO ; à l'extérieur, en solution de 1 à 10 p. 100.
AsER, fils de Jacob, chef d'une des douze tribus d'Israël. ASER, nom d'une des douze tribus des Hébreux, dans la Galilée, entre la Phénicie au N., la Méditerranée à 10., la tribu de Zabulon au S., et celle de Nephtali à l'E. Il Nom d'une ville de la tribu de Manassé.
ASÉROÉ (du gr.as(?ros, dégoûtant) n. m. Genre de champignons, voisin du genre phallus.
AsES, dieux Scandinaves, qui prennent chez les peuples teutoniques les noms de Ansfs, uses.
— Encycl. Les Ases représentent les forces de la nature et leur antagonisme. Toujours en lutte avec les Géants de la Gelée, les Ases finiront par succomber, mais pour renaître plus forts. Du reste, ces Géants semblent avoir précédé les dieux. Du chaos sortirent d'abord l'mîV, le père des Géants, et la vache Audhumbla. (V. ce mot.) De Bôr et d'une fille des Géants naquirent les trois Ases : Odhin (l'Air), Vili (laLumière) et Ve (leFeu) .Ceux-ci attaquentles Géants, tuent Ymir, et, avec son corps, forment le ciel, la mer et la terre. Ils créent ensuite Askr et Embla [ v. ce mot) , puis se bâtissent la cité de Asgard (v. ce mot), où viennent habiter Freyja (le Ciel serein), épouse d'Odhin, TAdr (le Tonnerre), Baldr (le Printemps), Heimdallr (le Matin); les déesses : Sif (la Moisson), Nanna (la Fleur), Locki, qui, partisan tantôt des Ases et tantôt des Géants, semble symboliser l'instabilité des saisons. Pendant les loisirs que leur laissent les Géants, les Ases s'amusent à guerroyer entre eux, donnent la chasse au sanglier Sœlirimnir, immortel comme eux, et font d'interminables festins dans lesquels coulent à tlots la bière et l'hydromel, et où figurent les pommes diddhun, qui leur assurent la jeunesse. Mais les Ases connaissent 1 avenir ; ils savent que les Géants, alliés au feu dévorant Surir et à Locki, prendront l'Asgrad, et les extermineront après un combat acharné. Un jour viendra ensuite où le " Fort d'en Haut » rétablira un monde plus beau ; où les Ases renaitront pour exterminer à jamais les génies du mal. Dans leur lutte contre les Géants, les Ases ont été aidés par les braves que les Valkiires, les « Vierges des combats ", avaient choisis sur la terre et fait entrer dans la Valhal. C'est là qu'en attendant le jour fatal, ils ont vécu de la vie des dieux; ils renaîtront avec eux. — Telle la théogonie Scandinave ressort des deux recueils islandais qui portent le nom de Edda, et d'un fragment d'un poème épique appelé Voluspa (ou Rén-lation de la Vala).
ASEXUÉ {sè~ksu-é), ÉE [du gr. a priv., et de sexe] adj. Hist. nat. Privé, dépourvu de se.xe : Fleur asexuée. Syn. ÊSEXUÉ, ÉE. Il On dit aussi asexe, et asexdel, elle.
ASFAR (Benou-), mot arabe signifiant les fils, les peuples roux, et appliqué spécialement aux descendants dEsati, surnommé £'aom (en hébreu, roKçe) qui ne sont autres que les Edomites ou Iduméens. Asfar signifie proprement jaune, et, par extension, roux et blond. Aussi les Arabes désignent-ils quelquefois sous le nom de Benou- Àsfar les peuples d'origine germanique, et même les Romains et les Grecs, les Européens en général.
ASFELD. ch.-Iieu de cant. (Ardonnes), sur l'.Aisne, arr. et -X 23 kilom. de Rothel ; 950 hab. {Asfelkois, oises.) A Ecry (ainsi s'appelait autref. cette commune), furent défaits le"s Normands, en 883. — Le canton a 19 comm. et 7.195 hab. ASFELD (BiD.u, d'), famille originaire du duché de Brt-mo, dont le chef, Pierre Bid.vl, premierbaron d*Asfeld, avait été ministre de Christine de Suède auprès de Louis XIV, ot qui eut quatre fils : Asfeld (.'Mexis Bidal, baron d'), né vers 1648, mort en 16S9. (Il servit avec distinction sous le duc de Luxembourg et le maréchal de Créqui ; il s'illustra par la défense de Bonn, d'où, assiégé pendant deux mois par l'électeur de Bavière et le duc de Lorraine, il sortit avec les honneurs de la gunrre ; il fut tué à Aix-la-Chapelle); — Asfeld (Benoît Bioal, baron d'), frère du précédent, né en 1652, mort en 1715. (Il seconda son frère dans la défense de Bonn, et prit ensuite uno part brillante aux campagnes de Flandre, d'Italie et du Rhin); — Asfeld (Jacques-Vincent Bidal d'). théologien, frère des précédents, né en 1664, mort à Paris en 1745. (Il était abbé de Vieuville, fut môlô aux querelles du jansénisme, et mis à la Bastille en 172i. Il a écrit, notamment : Avant-propos ni/j régies pour l'intelligence des saintes Ecritures [ 1706]);— Asfeld (Claude-François Bidal, chevalier, puis marquis D), frère des précédents, maréchal do France, né
ASÉCA — ASHBURTON
on 1667» mort en 1 743. ai succéda au mar/rchal de Berwick dans lo commandement do I armée, en 1734. Continuateur do Vauban, Il s'illustra surtout par l'attaque ot la défense des places. Il so distiniçua particulièrement à la bataille d'Almanza [[707], àlapriso do Fribourg-en-Hrifigau [1713], ot do Philipsbourg[l734]).
ASFOR n. m. Nom donné à l'alun par les philosophes hermétiques. Syn. aseb.
Asgard flittéralem. la cour ou ville det Anes fie mot gard. vn danois, sif^'niflant enceinte]). Cité mythique, construito par les dieux, ot qui était leur résidcnco babitaollo.
Asgill (Jean), pnblicisto ot sectaire anglais, mort en 1738, Il est connu par la publication d'un ouvrage : Ike Poasibilitg of amiding Death{nO(i), brûlé comme blasphématoire, et dans lequel il soutenaitquoceuxquj croient fermoment en Jésas-Chri.st ne meurent point sur la terre. Il fut jolé en prison pour dettes, et y languit plus do trente ans.
ASGILL (sir Charles), général anglais, mort en 1823. Il fut envoyé en Amérique pour servir sous les ordres do Cornwallis. Fait prisonnier ot désigné par lo sort pour être mis à mort, il fut sauvé par l'intercession du gouvernement français. Asgill accourut aussitôt à Versailles, pour remercier ses bienfaiteurs. Cet épisode a fourni lo su|pt de plusieurs romans. Nommé lieutenant général en 18O0, après avoir fait les campagnes contre la France, sir Asgill devint gouverneur d'une parti© do l'Irlande.
ASH (Edouard), médecin et physicien anglais, mort en 1829. Il démontra qu'il y a production d'électricité chaque fois que l'on met en contact des métaux inégalement oxvdablfs, fVtte découverte servit de base à. la coastructiôa delapibMJe Volta.
AshavÉRUS (russ), un des noms populaires dn Juif
AsHBOURNE nnr'M. homme politique anglais. V. Gib- SON .Thomas MiL:^iin-j.
ASHBORNE ou AsHBOURN, ville d'Angleterre Tcomté do Derby), sur une branche de la Dove, affluent du Humber, par le Trent ; 5.380 hab. Manufactures de coton et de dentelles ; foire aux bestiaux importante. Défaite do Charles 1*^ par les Parlementaires (1644). — A Maylield, près de Ashborne, ermitage où Moore a écrit Lalta~Hookh.
ASHBURNHAM (John, comte d'), pair d'Angleterre, né en 1797, mort en 1878. Lord Ashburnham s'est surtout fait connaître comme bibliophile. Ce fut lui qui acquit du trop fameux Libri les manuscrits qu'il avait dérobés aux bibliothèques publiques d'Italie et de France, et ceux que lui offrit le libraire Barrois, dont l'origine n'était pas moins suspecte. Après sa mort, Léopold Delisle proposa, au nom du gouvernement français, à l'héritier de lord Ashburnham, la somme de 700.000 francs, soit le double de la somme payée à Libri et à Barrois en 1847 et en 1849; dans sa réponse, le noble lord anglais fit observer à L. Delisle « qu'il n'avait pas calculé les intérêts accumulés depuis 1847 et 1849, de l'argent employé à. l'acquisition des collections Libri et Barrois » . L'alTaire ne fat pas poussée plus loin. Ajoutons, cependant, pour être complet, que lord Ashburnham ayant défié en quelque sorte L. Delisle do prouver que les feuillets du Pentateuque possédés par lui provenaient du célèbre Pentateuque de la bibliothèque de Lyon, les preuves fournies furent si accablantes, que, le 27 avril 1880, le comte remettait entre les mains de Léon Say, alors ambassadeur de France à Londres, les fragments du précieux manuscrit.
— BiBL. : L. Delisle, les Manuscrits du comte d'Ashbumkam (Bibl. de l'éc. des Chartes [1883], t. XLIV, p. 202-224).
Ashburnham (Thomas), général anglais, né en 1807, mort en 1872. Aide de camp de la reine pour sa belle conduite â Sutlej, il devint major général en 1854. Il fui chargé du commandement des forces expéditionnaires en Chine, en 1857, et du commandement supérieur de l'armée de l'Inde après cette expédition.
Ashburnham (Bertram, comte d'), vicomte de Saint- Asaph, homme politique anglais, né en 1840, à Ashburnham. D succéda à son père en 1878, comme cinquième comte d'Ashburnham. Il organisa et présida le premier meeting tenu en Angleterre en faveur du home rule pour l'Irlande, et, en 1886, il fut élu président de la Société britannique du hojne rule {British home rule Association). Lord Bertram Ashburnham est propriétaire de la célèbre collection de manuscrits et de livres rares formée par son père, et dont la plus grande partie a été vendue en 1SS6 et en 1897.
AshbuRTON, ville d'Angleterre (comté de Devon); 2.900 hab. Patrie du célèbre Marlborougb. Mines de cuivre et d'étain, ardoisières et carrières de marbre.
AshbuRTON, comté de la Nouvelle-Zélande, île da Sud (prov. de Canterbury) ; 9.500 hab. Ch.-lieu As/iburton, sur le fleuve côtier Ashburton; 3.700 hab.
AshburTON (Alexandre Baring, lord), banquier et homme politique anglais, né en 1774, mort en 1848. Second fils de sir Francis Bai'ing, il devint, en 1810, à la mort de son père, chef de la maison de banque Baring frères, et entra, deux ans après, à la Chambre des communes. Jusqu'en 1820, il vota avec le parti whig; puis il passa aux tories. En 1S34, sir Robert Peel le nomma président du Bureau du commerce, et le fil élever à la pairie, sous lo titre de « lord Ashburton « . Lors de la discussion do l'acto qui. on 1844, modifia le réijime de la Banque d'Angleterre, lord Ashburton se sépara cie sir Robert Peel, et, en 1S46, il vota également contre le rappel de la législation sur les céréales. En 1S47, à propos du débat que souleva la crise commerciale, lord Ashburton publia un pamphlet intitulé : Commercial and financial Crises considered, destiné à démontrer qu'en temps de crise lacic do 1S44 ne pouvait qu'aggraver les soufifrances du commerce et do l'industrie. Co fut à la suite d'un entretien entre lord Ashburton et le gouverneur de la Banque que le chef du cabinet et le chancelier de l'Echiquier autorisèrent pour la première fois, en 1847, la suspension du fameux fianAr J.c^.
Ashburton [^Villiam Bingham Baring, baron), homme d'Etat anglais, fils du précédent, né enl799, mort en 1864. Il fit longtemps partie de la Chambre des communes, et devint, sous le ministère de Robert Peel, dont il adopta les idées libre-échangistes, membre du Conseil privé. A la mort de son père.^il entra à la Chambre haute (1848V II s© qualifiait de « conservateur bbéral ■. En 1861, Ù fut prési-
ASHBURY — ASIE
dent de la Société rovale de géographie de Londres. Son titre de ■• pair » et ses droits passèrent à sonlfrere cadet, Francis Baring, ancien membre du parlement, no en 1800, qui épousa, en 1833, une lillo de Maret, duc de Bassano, ministre de Napoléon 1*'.
ASHBURY fJoseph), comédien anglais, né à Londres en 1638, mort à Dublin en 1720. Il avait été capitaine, et devint le plus grand acteur de son temps. Il donna des leçons à la reine Anne.
ASHBY fsir John), amiral anglais, né en 1642, commandait l'escadre bleue à la sanglante bataille de la Hougue (1692), et fut accusé devant le parlement, par le ministre Nottingham, d'avoir, par sa négligence, laissé échapper à la destruction une partie de la flotte française. U fui déchargé de l'accusation, mais il quitta le service.
ASHBT (Turner), général américain, né à Rose-Hill (Virginie) vers 1824, tué près de Harrison-Burg (Virginie) le 6 juin 1862. Il était commerçant lorsque, en lS61,il leva un régiment de cavalerie, et devint bientôt un excellent officier. Lors de l'invasion de la vallée de la Shenandoah par Jackson, il couvrit avec sa cavalerie les mouvements de l'armée confédérée. Promu brigadier général en mai 1862, il fut mortellement atteint dans un engagement.
ASHBY-DE-LA-ZOUCH, ville d'Angleterre (comte de Leicester) ; 8.500 hab. Ruines du château où fut enfermée Marie Stuart.
ASHBY-DE-LA-ZOUCH, canal d'Angleterre, qui fait communiquer le canal de Coventry (comté de Warwick), au S. de Nuneaton. avec le canal de Leicester à Longborough ; 59 kilom. de développement.
ASHE (Thomas), poète anglais, né à Stockport en 1836. Il suivit la carrière ecclésiastique, et devint professeur dans divers collèges. Outre des traductions, on lui doit des recueils de vers : Poèmes (1859) ; Peintures (1861) ; un drame grec, Histoire d'Hypsipyle (1866) ; un roman d'Edith, etc. Ses poésies diverses ont été réunies sous le titre de Chants intermittents. Ses vers sont généralement empreints de mélancolie.
ASHFIELD, ville de l'Australie (Nouvelle -Galles du Sud), près de Sydney; 7.500 hab.
ASHFIELD ( Edmund) , peintre anglais , élève de Michael Wright, acquit une assez grande réputation vers 1680. Horace Walpole nous apprend que cet artiste fut également habile comme peintre à l'huile et au pastel. On cite de lui les portraits de lord Olfulston et de lady Herbert. Sen élève Lutterel, peintre et graveur à la manière noire, perfectionna ce genre de gravure, dans lequel s'exercèrent après lui un si grand nombre de ses compatriotes.
ASHFORD, ville d'Angleterre (comté de Kent), sur le fleuve eut. la Stour; 10.730 hab. Marché à bétail, lainage.
ASHIK, poète persan, né en 1518, mort en 1571. Il occupa des postes importants, et employa ses loisirs à composer des poésies. Son principal ouvrage est intitulé : le Livre des Poètes. Il a écrit en langue turque un poème sur le siège de Szigeth, où Soliman II fut tué.
ASHIKAGA, nom d'une grande famille qui a fourni au Japon, entre 1335 et 1573, une dynastie de Shiogouns (v. ce mot) ou « maires du palais » héréditaires. Le règne des Ashikagas correspond à une des périodes les plus troublées de l'histoire japonaise. Takaotjdzi, le premier des shiogouns ashikagas, parvint, à l'aide de trahisons, de guerres et d'intrigues, à supplanter les Hojos, régents héréditaires de Kioto, et à usurper leurs fonctions. Une véritable anarchie s'en suivit, et, de 1332 à 1392, il y eut même au Japon jusqu'à deux empires. Cependant, au milieu de ce désordre , deux successeurs! de Takaoudzi se distinguèrent comme protecteurs des arts, qu'ils firent fleurir. L'un, Yoshimitsoc (1367-1393), bâtit le Kinkakoudji (Palais d'or) existant encore à Kioto ; un autre, Yoshi- MASSA (1490), présida à la renaissance des arts : peinture, sculpture, architecture, musique, théâtre, etc. Il fit construire le Ginkakoudji (Palais d'argent).
C'est sous les derniers Ashikagas que les Portugais débarquèrent en 1542 au Japon, et en 1543, un seigneur de la province de Bungo envoya une ambassade en Portugal.
ASHIKOU (en sanscr. Aksobliya), le second des cinq grands Bouddhas ou Nioraïs du bouddhisme japonais, personnifie la vertu de convertir de Daï Nîli Nioraï, la foi naissante et l'esprit de Bodhi, c'est-à-dire le premier pas dans la voie du salut, l'aspiration à la science suprême.
Il gouverne la région de l'Est et forme une irinité mystique avec son émanation céleste :
le Bodhisattva Kongô-Satta, et son émanation humaine : lo Bouddha Kanaka-Mouni , second prédécesseur de Çàkya- Mouni sur la terre. V. bouddhisme.
ASHINAGA. V. AsiNAGA.
Ashland, ville des Etats- Uiii^ I Wi-.. uiiMii), sur le lac Supérieur; 11.165 hab. Ch.-lieu d'un <.omic peuplé de :J0.00ù hab.
AsHLEY tJamcs-Nyc), écrivain américain, né en 1816 à Providence '(Ncw-Oersey), mort en issi a New-York. Il cullabora à plusieurs journaux, et rendit do grands ^ervicci à la scicuco électrique appliquée.
ASHLEY-COOPER. 3iogr. 'V. SUAFTESBUKY.
ASHMOLE (Elias), savant antiquaire anglais, né à Lichfield en itiiT, mort à Londres en 1692. Après avoir servi dans l'armée royale, il s'adonna aux sciences et publia des compilations sur l'alchimie, ainsi qu'une Histoire de l'ordre de la Jarret ii-re (Londres, 1672), qui lui valut, sous Charles lï, la place do liéraut d'armes de Windsor. Il avait recueilh un grand nombre d'objets curieux et d'antiquités, dont il fit don à l'université d'Oxford, et dont la collection fut appelée Ashmolean Muséum.
Aihiku
ASHMUN (Jehudi). abolitionniste américain, né à Champlain (Etat de New-York) en 1794, mort à New-Haven en 1828. C'est lui, qui le premier, conçut le projet d'établir sur la côte d'Afrique une colonie de nègres afi'ranchis. Chargé do l'exécution, il débarqua en 1822 au cap de Mensurado, et parvint à organiser la colonie de Libéria. Cet homme héroïque et dévoué mourut des suites des souffrances qu'il avait endurées.
AsHRAF-SCHAH, roi de Perse, de la dynastie des Afghans, au commencement du xvm" siècle. Son règne fut troublé par des révoltes qui éclatèrent dans toutes les provinces de l'empire. Pressentant la prise d'Ispahan, il nt étrangler toutes ses femmes, pour empêcher qu'elles ne tombassent vivantes entre les mains de ses ennemis. Il fut tué dans un combat.
ASHTABULA, ville des Etats-Unis (Ohio), sur l'Ashtabula, près de son embouchure dans le lac Erié; 10.250 hab. Commerce actif.
AsHTON in Mackerfleld, ville d'Angleterre (Lancastre) ; 13.380 hab. Houilles et cotonnades.
AsHTON under Lyne, ville d'Angleterre (comté de Lancastre}, sur la Tame ; 67.300 hab. avec Stalyhridge (Chester). Houillères, forges et laminoirs, filatures de coton.
Asi ou AaSI (El-), fleuve de la Turquie d'Asie, plus connu sous le nom de Oronte.
ASIA, nom latin de la province, puis du diocèse d'Asie. V. Asie {Province et Diocèse d').
AsiA, ville de l'anc. Asie Mineure (Lydie), au pied du mont Tmolus. — Ville anc. de l'Asie (Susiane), sur le Tigre.
AsiA, planète télescopique, n" 67, découverte parPogson, le 17 avril 1861.
ASIAGO, ville de la Vénétie ; 6.200 hab. Fabrique de chapeaux de paille, dite paille d'Italie. Ch-1. du distr. des Sc-tte Communi (prov. de Vicence), peuplé de 25.100 hab.
ASIALIE (du gr. a priv., et sialon, salive) n. f. Défaut de :,alivo.
ASIALORBHÉE (du gr couler) n. f. Diminution <
ASIANO-MACÊDONIQUE adj. Qui appartient à l'Asie et à la Macétloim;-. i^s.' <iit particulièrement du mélange de tous les dialectes d»/ la Grèce après la mort d'Alexandre.)
ASIARCAT [ca) n. m. Fonction d'asiarque.
ASIARQUE (du gr. Asia, Asie, et arkhos, chef) n. m. Dans la province romaine d'Asie, grand prêtre qui présidait au culte de Rome et d'Auguste. Il avait fini par avoir la surveillance des prêtres de tous les cultes. ISasiargue était nommé chaque année par une assemblée de citoyens notables. Comme les édiles à Rome, il devait faire célébrer des jeux à ses frais : aussi l'appelait-on souvent m«nerarius. Les dépenses occasionnées par ces réjouissances publiques atteignaient quelquefois des chifi'res énormes ; aussi peu de citoyens étaient-ils en état de remplir dignement les fonctions d'asiarque. Certains auteurs croient que ces deux fonctions appartenaient à deux magistrats différents.
ASIAS {zi-hss) n. m. Espèce de cithare, inventée, dit-on, par Terpandre, et en usage chez les Lesbiens de l'Asie.
ASIATICO-EUROPÉEN, ENNE {in, en) adj. Qui appartient à l'Asie et à l'Europe : Population asiatico-edbo-
PÈENNE.
AsiATICUS, esclave de Vitcllius et l'un des agents de ses plaisirs. Afl'ranchi, puis nommé chevalier par son maître, il fut mis à mort après la chute de "Vitellius (69 apr. J.-C).
ASIATIQUE adi. Qui est propre, particulier à l'Asie ou à ses habitants : Mollesse asiatique, ii Luxe asiatique, Luxe excessif, exagéré comme celui qui distinguait les anciennes monarchies de l'Orient, li Style asiatique, Stvle emphatique, ampoulé, tel que devint le grec dans les colonies de l'Asie. A l'époque de Cicéron, on opposait l'éloquence asiatique, trop riche et trop colorée, à la simplicité un peu sèche de l'éloquence néo-attique, Hortensnts était le principal représentant de l'école asiatique.
— SuDstantiv. Habitant de l'Asie : Un Asiatique. Les Asiatiques sont généralement efféminés.
— n*. f. Erpét. Espèce de couleuvre d'Asie, qui a environ 33 centim. de longueur : ^'asiatique est inoffensive.
— Encycl. Sociétés asiatiques. Depuis lon^emps, les savants se sont groupés dans difl"érentspays,atin de réunir leurs etiforts et d'étudier à fond les langues, l'histoire, la littérature et les religions des difl'érents peuples de l'Orient . La première société de ce genre fut fondée par les Hollandais à Batavia, en 1781; elle publia des séries de travaux intéressants : Ver/ianrfe/mgfen (1780-1845); Tijdschrift voor Nederlandsch Indie (1842); Tijdschrift voor Indische Taal, Land' en Volkenlcunde (1853). En 1784, l'illustre William Jones institua la Société asiatique du Bengale {Asiatic Society o/ Bengal), et elle publia jusqu'en 1833 Asiatic Besearches ; depuis 1832, elle publie un journal; à Bombay, à Madras, Malacca et Ceylan, des sociétés analogues furent fondées. En Europe, la Société Asiatique de Paris fut fondée en 1822. Depuis 1823 elle publie un journal dont la collection offre une suite non interrompue d'études précieuses. Presque en même temps, Colebrooke instituait à Londres la Boyal Asiatic Society of Great Britain and Ireland, qui compte diverses sociétés affiliées, North China branckù. Shangaï, et Straits branch à Singapore. La Société asiatique a d'abord publié des Transactions, puis un journal. En 1844, une réunion d'orientalistes fonda à Dresde la Société orientale allemande [Deutsche Murgenlandische Gesellschaft). Depuis 1846, elle publie une " Revue » à laquelle on a joint, à partir de 1S47, des rapports ou mémoires annuels. L'Italie possède la Società asiatica italiana. Déjà, en 1842, la Société orientale américaine {American Oriental Society) s'était formée à Boston, et avait commencé la publication du Journal of tke American Oriental Society. En outre, il existe encore, quelques sociétés spéciales, telles que la Société syro- égyptienne {Syro Egyptian Society), qui a pris naissance à Londres en 1850; la Société littéraire de Jérusalem {Literary Society of Jérusalem) , Englisk Palestine exploration Fund
(18721, etc.
Asiatique («n lat. Asiaticus), surnom donné à L. Cor^
nelius Scipio, frère du premier Africain, à la suite do ses victoires « asiatiques " sur Antiochus.
ASIDE ou ASIDA n. f. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, type de la sous-famille îles asidinés, renfermant des formes de taille moyenne et de couleur grise ou noire, habitant les régions sablonneuses de l'Europe moyenne et de la région désertique de l'hémisphère boréal. On connaît près de cent espèces d'asides. h'nsida grisca se trouve aux environs de Paris.
ASIDÈRE3 (du gr. a priv., et sidêros, fer) n. f. pi. Nom donné par Daubrée à l'une des trois grandes divisions des météorites. On range dans ce groupe les types dépourvus de fer métallique. Les principaux minéraux qui entrent dans ®^ ^ '^' la composition des asidères sont le péridot et l'augite. —
Une ASIDERE.
Asie ou AsiA, fille de l'Océan et de Téthys, femme de Japet, mère d'Atlas, Prométhée et Epiméthée. Elle donna son nom à l'une des parties du monde.
Asie, une des cinq parties du monde. Elle est située à lE. de l'Europe, et comprise tout entière dans l'hémisphère boréal.
Limitée au N. par l'océan Glacial arctique, à l'E. par l'océan Pacifique et la mer de Chine, qui la séparent de l'Amérique et de lOcéanie, au S. par l'océan Indien, à ro. par la mer Rouge et le canal de Suez, qui la séparent de l'Afrique, par la Méditerranée, la mer Noire, le Caucase, la mer Caspienne, le fleuve et les monts Ourals, qui la séparent de l'Europe, l'Asie est un continent massif, dont les plus grandes dimensions mesurent, de l'O. à l'E. (du cap Baba, en Asie Mineure, au cap Est), 10.500 kilom., du N. au S. {du cap. Tchéliouskine au cap Bourou, dans la presqu'île de Malacca), 8.500 kilom., et dont la superficie est d'environ 43 à 45 millions de kilom. carr. C'est la plus grande des parties du monde. Au reste, l'Europe, à laquelle elle est rattachée si largement, peut être considérée comme une péninsule de l'Asie, et on réunit parfois ces deux parties du monde en une seule : VEw'asie.
— GÉOLOGIE. La géologie de l'Asie n'est pas encore très bien connue dans ses détails. Voici, cependant, ce qu'il est possible de dire de la répartition des différentes couches de terrain sur ce vaste continent, en commençant par les couches les plus anciennes.
Groupe primitif. Dans les Indes, la série gneissique forme le plateau qui s'étend de Ceylan jusqu'à l'Assam, en passant par les provinces de Madras et du Bengale.
Le système huronien se trouve en Chine, où cette série, formée de grès et de conglomérats sans fossiles, atteint 4.000 mètres d'épaisseur.
Silurien. Les formations coralligènes siluriennes sont très étendues en Sibérie, en Chine, dans l'Himalaya.
Dévonien. L'étage hercynien, passage entre le silurien et le dévonien, se rencontre dans l'Oural du sud. La mer dévonienne s'est étendue jusqu'en Asie, car on retrouve les fossiles des Ardennes jusqu'en Chine.
Carbonifère. En Arménie, en Perse, on observe le calcaire à fusuiines, qui se continue à travers l'Asie jusqu'en Chine et au Japon. En Chine, le houiller atteint une puissance considérable; on le retrouve dans toutes les provinces du Nord (Petchili, Chansi, etc.) et dans le sud de l'Empire, dans le Setchouen. Dans l'Hiudoustan, des couches continentales forment l'étage dit « de Gondwana ■-, avec plantes et vertébrés, qui correspond au carbonifère, au permien et à la base des terrains secondaires.
La mer du permien inférieur a laissé des traces en Arménie, où les calcaires de Djoulfa ont fourni un remarquable mélange de formes carbonifères et permienicavec ammonites. Dans le Turkestan et en Perse, on retrouve encore les mêmes formations.
Le trias existe en Arménie, dans la Sibérie orientalr. a l'embouchure de l'Olének, au Japon, dans l'Himala) i, dans les Indes. Le trias moyen ou muschelkalk se pn sente dans les Indes, et le trias supérieur près de Workhoïansk, sur la laua {Sibérie nord-orientale) et au Japon.
On a constaté la présence des terrains jurassiques dans les Indes. Ce sont des assises qu'il faut rapporter au rhétien ou à l'hettangien, et qui contiennent des dépôts de grès et de combustible; on reconnaît aussi le batuonifii, le callovien, l'oxfordien et les étages supérieurs. Au T-mkin, on trouve des gisements de houille rhétiens. et il no serait pas impossible d'attribuer au même étage certam-'S couches existant en Chine.
L'Asie occidentale présente des dépôts crétacés fjui nnt des rapports avec ceux de l'Europe et ceux de l'Atriqîi'' ; ils recouvrent une partie de l'Asie Mineure, le Cauc;iM\ la Syrie, la Palestine. Les calcaires à hippurites séi^ n dent depuis l'Arabie jusqu'au N. des bouches de l'Indu-^, à travers la Perse, l'Afghanistan et le Béloutcliistan. <>h retrouve le crétacé au Thibet. dans le Touran, le Turkestan. Le crétacé, depuis le cénomanien jusqu'au s» ionien, apparaît dans le sud de l'Asie et dans l'Asie oriintale, depuis les Indes jusqu'à la région de l'Amour. Dans les Indes, il offre des intercalations do roches érupiivcs noires, analogues à des basaltes. Le crétacé existe éijalement au N.-O. de Pondichéry, dans l'Assam et au l'i*..! sud de l'Himalaya, en Birmanie, à Timor et à Bornéo.
Les terrains tertiaires sont très importants : c'est ain^i que Véoccne occupe une grande partie de l'Asie ; le )/ 'cène existe dans l'ouest et manque dans le nord. Aux Indes, on trouve dans le groupe de Gaj une formation gypseuse miocène et des dépôts marins. On a beaucuii)) étudié les dépôts d'eau douce des monts Siwalik; ce b >iit des grès et argiles contenant les restes de curieux mammifères, tels que le sivathérium, le brahmatkérium. Ces dépôts d'eau douce se montrent dans l'Himalaya, au Thibet, en Chine, au Japon, à Java.
Pléistocène. Le loess est très bien développé en Cliino, où il atteint quelquefois une épaisseur de 600 nurns; c'est une argile très fine, soulevée par le moindre vrui : aussi considère-t-on ces dépôts comme de formatu'U éolienne, c'est-à-dire formés par des poussières accumulées par le vent : on les trouve dans les steppes, dans lo désert de Gobi.
On a découvert en Sibérie, dans le sol glacé, de nombreux restes de mammouth et do rhinocéros à narines cloisonnées. Les glaciers n'ont pas couvert les plaines de la Sibérie, mais il y en avait dans le Caucase, le Thiançhan, l'Himalaya et peut-être le Liban.
ASIE
Ainois,!,. lianpkok. - a. Ambassadeur bin.,n„. - 10. Jap,,,/aue ? G.W-ionnr TV P r''t ' rP'lTl " 5 '.oK,-.' rhinnis ,Io P.'kin. G. Lcllrc^ annamitf - 7 Kemm,
Nous (itérons (miIîm un -Irpoi tcrroux roug:efl.tro, la latérite. j'iM\- n.iiii '\r r.tliii .111.111 (lus roclios vûlcani<|uus, qui existi' '{.Ml II . Iiiii ., • I 'i<<[ii la l'ormaiiuii rouionto Âcotio
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mer d'Aral (pays des Turkmonos *ot dos ïvirghiz), s'ctend sur loulo la Sibérie occidentale ot s'avance, on se rétrécissant lo long do l'océan Glacial, dans la Sibérie orientale; ollo constitue, avec les deltas et les régions maritimes dos bassins des fleuves, les soûles parties basses du reliof asiatique. Le reste entier du continent est occupé par dos systèmes montagneux : chaînes, massifs et surtout plateaux.
Lo nœud du système orograpliique de l'Asie est la masse compacte que forment lo plateau du Thibet et ses contreforts ■ lo Kouon-Lun au N., le Kara-Koroum à l'O., l'Himalaya au S. De cet énorme amoncollomont de hautes terres — lo plus considérable du monde — se détachent ; vers le S.-E. les plateaux étroits qui séparent, jus^iu'au golfe du Bengale et 'a mer do Chine, les fleuves indochinois (type : la rèffle annamite) ; — ù l'E., le plateau du Yunnan et les hauteurs chinoises du Pe-Chan ot du Nan- Chan ; — au N.-E., colles de l'In-Chan ot la chaîne des Kinghan ; — au N.-O., au delà du plateau do Pamir, la série dos systèmes fort élevés, le plus souvent à chaînes parallèles, l'Alaï, le Thian-Chan, l'Altaï, les Saïansk, qui se recourbent on domi-cerclo vers le N.-E. et se continuent par les hauteurs sibériennes des Yablonovoï, dos Stanovoï et du Kamtchatka ; — à l'O., au delà de l'Hindou-Kouch, le plateau de l'Iran, le massif arménien, le Taurus et le plateau d'Asie Mineure; — au S.-O., enfin, les monts Soliman.
Se rattachant à peine au système médian, s'élèvent, au delà des dépressions de la p"laine sibérienne, de la Géorgie, de la Mésopotamie et de l'Hindoustan, le système de chaînes et de plateaux qui constituent l'Oural, — la chaîne du Caucase. — le plateau arabique, que bordent les montagnes de l'Hedjaz, de l'Yémcn, de l'Hadramaout et du bjebel-Akdar. — le plateau du Dekkau. que bordent à l'O. les monts Vindhya et les Ghàtes occidentales, au S. les Nilghirri et le massif de Travancore, prolongé, au delà du golte de Manaar, par le massif de Ceylan. — L'archipel japonais est très montagneux.
— Climat. Exception faite de l'Inde, de l'Indo-Chine et des deltas chinois, le climat de l'Asie, d'une façon générale, est continental, c'est-à-dire extrême. La raison en est dans la massivité de ce continent et dans l'importance do son relief : les souffles marins sont arrêtés à une courte distance du littoral. Aussi les étés sont-ils très chauds, les hivers très froids : à Erivan, on a noté + 4-1" et — 33" (écart : 77»}» à léniséisk : -f 32" et — 50" {écart : 82"). A Ceylan, au contraire, exposé de toutes parts à l'influence marine, l'écart annuel ne dépasse guère 2".
Le régime des vents, partant celui des pluies, est, également, pour les mômes causes, d'une grande régularité dans tout lo continent. En été, le suréchaufl'emenlde l'énorme massif central amène la formation en ce point d'une zone de basses pressions, vers laquelle affluent de tontes parts les conçues moins chaudes, partant plus lourdes, de l'atmosphère. La Sibérie reçoit alors des vents polaires du N. et du N.-E., froids et secs ; l'Asie occidentale, des vents sahariens de l'O. et du S.-O., chauds et secs ; l'Inde, rindo-Chine et le littoral chinois, des vents océani-
aues du S., du S.-E. et de l'E., chauds et humides. Seules, onc, ces dernières régions reçoivent, en été, des pluies; mais les vents, la mousson d'été, qui amènent ces pluies, sont tôt arrêtés par la barrière de l'Himalaya. En hiver, le phénomène contraire se produit : formation, sur le centre du continent, d'une zone de très hautes pressions, d'où s'échappent, dans tous les sens, des vents froids et secs. Un second caractère général du climat de l'Asie est donc la sécheresse ; il explique la présence d'une ligne ininterrompue de déserts et de steppes : Arabie, Iran, Turkestan, Gobi, Mongolie.
— Hydrographie. En Asie, où le relief est bien accusé et les diff'érences climatériques bien tranchées, la répartition des fleuves est, plus encore qu'ailleurs, dans une relation étroite avec l'orographie et le climat.
Des pentes E. et S. du massif central, bien arrosées
Ear la mousson d'été, descendent de grands fleuves ; vers i Chine : le Peï-Ho; ïe Hoang-Ho, ou fleuve Jaune; le Yang-tsé-Kiang, ou fleuve Bleu ; le Si-Kianq, ou fleuve de Canton; — vers l'Indo-Chine ; le Song-hoï , ou fleuve Rouge ; \q Mékong ; \a.SalouenGtVIraouaady ; — vers l'Hindoustan : le Brahmapoutre, le Gange et VIndus. Ces fleuves, bien que coupés de rapides dans la partie montagneuse de leur cours, sont les grandes voies de pénétration vers lo contre du continent asiatitjue, et leurs riches alluvions ont fait de leurs deltas les régions les plus fécondes et les plus peuplées du monde. Les péninsules indo-chinoise et indienne ont, déplus, un réseau fluvial qui leur est propre (le Ménam, la Iserbudda, le Godaveri/, la Krichna), et qui ajoute encore à leur fécondité.
Le versant N. est moins bien arrosé. Il envoie, cependant, vers la plaine sibérienne, des fleuves qui joueraient un grand rôle agricole et commercial, si un long hiver ne venait, chaque année, en les gelant, les supprimer en quelque sorte : ce sont la Lena, Ylcnisséi, grossi, par le al de VAngara. .les eaux du lac Daikal; Vtihi, qui reçoit.
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r. dans son ensemble, issez riches en découdes.
lo profil des côies
' la farade du Pae est le plus sinueux. Entre los deux péninsules svmétri(|L- du Kamtchatka et do Malacca, les golfes du feiam et du Tonkin, les mers de Chine, du Japon et d'Okhotsk, surtout
la petilo méditorranéo à double fond do la mor Jaune et du golfe do Potchili, séparent los ba-stions, au rivage très découpé, do rindo-Chiue, de la Chine antérieure, du Chan- Toung, de la Corée et do l'île, si proche du contment qu'on ne peut l'étudier à part, do Sakhaiine ; formant ces golfes ot ces mers du côté du Pacifique, les iles de la Sondo ot les Philippines {qu'il serait naturel do rattacher à l'Asicj, Ilaïnan, Formoso, les Liou-Kiouou, l'archipel japonais ïKiou-Siou, Sikok, Hondo, Yéso), les Kouriles, sont desmorceaux dé tachés de la côte et ajoutant encnro à sa complexité. Seule, en Asie, la côte de l'Asie Mineure, avec les golfes d'Aloxandrctte, d'Adalia, do Ko, do Mendélia, de Smvrne, d'Edremid. la mor de Marmara, les caps Khélidonia, Aspro, Baba, Indjé, les îles do Chypre, de Rhodes, les Sporades, Samos, Chio, Mételin, ont des découpures plus riches encore et qui rappellent la côte voisine de Grèce.
Les côtes de l'océan Indien et de l'océan Glacial ofll'ront avec celles du Pacifique et de la Méditerranée un grand contraste : sur l'océan Indien, ce sont doux énormes péninsules, l'Arabie et l'Inde, aux côtes presque rectilignos ; les Laquedives, les Maldives, les Nicobar, les Andaman, poussière d'îles, et Ceylan ne suffisent pas à remédier à la pauvreté d'articulations du littoral de la mer Rouge et dos golfes Persique, d'Oman et du Bengale. Sur le littoral sibérien, seuls le golfe de l'Obi et la péninsule Taïmyr (cap ïchéliouskine) rompent à peine l'uniformité d'une côte basse, dont les glaces de l'hiver remplissent, durant de longs mois, les rares anfractuosités.
— Flore. L'Asie comprend six régions florales, qui peuvent elles-mêmes se diviser en flores naturelles.
Ces régions sont : l'Asie septentrionale, l'Asie centrale, l'extrême Orient, l'Inde et l'Indo-Chine, le sud-ouest de l'Asie et l'Arabie méridionale.
1" Flore de l'Asie septentrionale. La flore de cette région présente des caractères communs avec celles de l'Amérique et de l'Europe septentrionales. On y reconnaît trois flores distinctes. D'abord, la flore arctique. Les plantes arctiques sont remarquables par le grand développement de leurs organes souterrains. On les trouve en Sibérie au delà du cercle polaire. Cette flore rappelle la flore polaire, avec ses mousses, ses lichens et ses arbres rabougris (mélèze rampant, larix siberica; pin combra, pmu5 pwniiVa). — La flore sibérienne existe en Sibérie (saut le bassin de l'Amour et le littoral de la mer d'Okhotsk), en Russie dans les bassins de la Petchora et de la Dvina. Là ce sont d'immenses forêts de sapin {abies siberica), de pins {pinus cembra, abies obovata)^ de mélèzes {larix siberica), etc. Cette flore ressemble à la flore forestière do l'Europe centrale; mais, cependant, on y trouve des genres qui n'existent pas en Europe, d'autres qui ne croissent en P'.urope que sur les montagnes, ou qui ne se retrouvent que sur les montagnes de l'Asie. — La flore mandchoue occupe le bassin de l'Amour et le littoral de la mer d'Okhotsk, la côte S.-E. du Kamtchatka, l'île Sakhalin et la Mandchourie chinoise. On y rencontre des bouleaux (betula daurica), un fusain {evonymus Maackii), un noisetier [corylus keterophylla), un chêne {quercus mongolien), puis un pin [pinus matidshurica), enfin le panax ginseng.
2" Flore de l'Asie centrale. C'est une région florale qui ne touche à la mer par aucun point. On y trouve des plantes salines généralement endémiques appartenant aux familles des chénopodiacées, des zygophyllées, des salsolacées, la nitraria shoberi, etc.
Cette flore est assez homogène, mais peut cependant être divisée de la façon suivante : La flore ai'alo-caspiemw, dont les plantes caractéristiques sont le saxaoul [hatoxylon anunodendron), des anabasis, le borszowia aralo-caspica, Vheracleum sibiricum. Dans les steppes, ce sont des plantes appartenant aux genres astragalus, oxytropus, allium, tulipia, ferula, et on ne rencontre comme arbuste nue le peuplier de l'Euphrate {populus euphratica) ; — La //o7*e du Thian-Chan, comprenant la chaîne du Thian-Chan, de la Dzoungarie, du Turkestan oriental et du Pamir; — La flore mongole {Mongolie orientale, l'Ordos, l'Alachan et le bassin supérieur du fleuve Jaune), offrant comme plantes caractéristiques une salsolacée endémique {agriopkyllum gobicum)yUn& crucifère ligneuse (pugonium), et qui est remarquable par l'absence d arbres et d'arbustes:— La flore thibétaine, qui difl'ère suivant les régions. Ainsi le plateau thibétaln est très pauvre en végétation ; on y voit des cypéracées {kobresta) et des composées (saussurea, anaphalis), lesquelles sont caractéristiques. Les hautes montagnes (du Nan-Chan, de l'Himalaya, etc.) ont une flore alpine asiatique ; dans les régions moyennes , on trouve le myricaria prostrata et l'acantholimon.
A la flore de l'Asie centrale on rattache celle de la région du Loess, intermédiaire entre celle des steppes et ics hauts plateaux de l'Asie centrale et les vallées cultivées de la Chine et de l'Indo-Chine.
3" Flore de l'extrême Orient. Celle-ci occupe la Chine (sauf le Kouang-Toung et la région N.-O.), la Corée, le Japon, et les îles Liou-Kiou. On y reconnaît deux régions florales : celle du Japon et celle de la Chine. La flore japonaise compte environ deux mille sept cents espèces do plantes vasculaires et une quarantaine de u.. ;ii% ru.!, iniques, répartis dans les familles des ru^a ■ ,i accos, ombcUifèrcs, sapindacées, renoneiil,. ;, , li.i- »:ors, rubia^ées, composées, labiées, or. Li .. . , li..,i . . ^, ..i;ii. I . . ( Mi jMiit la considérer comme un melan;^'^e d'un .ivec les genres arctiques alpins et Tés gcn- I I , i>s qui y sont immigrés et qui continuent .1 iiiiiii.; il' i.i uro. — Lu flore de Chine otfro deux reliions : i.uiiin.ilr ei ruccidcutalc. On v trouve do nombreuses (Miiiiri<> -iis pins, le ginoko elle podocarpe, tous deux à Iruillr , lai' ^ ; des lauriers, le camphrier, dos camélias, larl'ie a. Llie ^•amcllia thea)^ lu rhubarbe {rheum oaliftutain). On cultive l'indigotier, la canne «i sucre, lo riz, le froment, lo mûrier, l'oranger, le thé.
A" Flores tropicales de l'ïnde et de l'Jndo-Chine. Ces flores, qu'on désigne quelquefois sous le nom de « indoucéauicnnos «, so divisent en cinq régions (Dckkan, sudliuest de l'Indo, né palo -birmane, siamo-annamitc, presqu'île Malaise).
Les palmiers sont remarquables par leur nombre, il y en a près de trois cents espèces : corypha uml/raculifera qui atteint une hauteur de 22 m.), liurassus flattelliformis, lo cocotier, le palmier à bétel [areca catechu).
Los bambous, les bananiers, les zingibéracées (gingembre), les orchidées, sont nombreux. Une graminéo [imperata cylindrica)., dans les savanes, atteint 1 m. do haut. Les fougères arborescentes, dont la plus rcmar-
ASIE
fjuablo est l'alsophilc, vivent dans les parties humides do 1 Himalaya ot dans les massifs montagneux de Java.
H faut encore citer un platane \àUingia exceUa)^ qui atteint SO m. do haut; les mangliers, les palétuviers, aes lauriers, des acacias, le teck itectona grandi»), le ploso ibutea frondosa), puis des conifères et des cycadécs. Les népenthes, remarquables par leurs ascidies, les raffîesta, sont abondants dans les Iles do la Sonde,
5" Flore du 9ud-oucst de l'Asie (comi»renant l'Asie antérieure et l'Arabio septentrionale), appartenant à la flore du sud do l'Europe cl du nord de l'Afrique, c'est-à-diro à la flore méditerranéenne. La flore do l'Asie antérieure (Asie Mineure. Kourdisian, Iran, Afghanistan, Pendjab. déserts de l'Inde, Mésopotamie, pourtour du golfe Persique) offre en réalité la flore des steppes où dominent les composées, les légumineuses, les crucifères, les labiées, les caryophyllées, etc. Dans les montagnes du Liban, du Taurus, de l'Anatolie, on trouve le platane oriental, lo figuier (ficus carica), ot sur le littoral do la mer Rouge apparaît lo dattier (phœnix dactylifera).
La flore de l'.'irabie septentrionale est saharienne ; l'acacia arabica, les artemisia sont caractéristiques.
6" Flore de l'Arabie méridionale. Celle-ci fait partie do la flore tropicale de l'Afrique ; elle est subdivisée en deux flores, dont l'une (du Hadramaout) est analogue à celle da Soudan et du Sahara méridional, et l'autre (de l'Yémeo) ressemble à celle de r.\frique orientale,
7" Plantes cultivées. Nous citerons les plantes cultivées les plus importantes : le riz, le sorgho, le millet, lo mais, le blé, l'avoine, le sarrasin, le caféier et le thé, le ricin, la
Fatate douce, l'igname, le dattier, le cocotier, le manguier, oranger, l'abricotier, le pêcher, le pommier, le bananier, la canne à sucre, la vigne, des légumineuses, le bétel, le canoelier, le cotonnier, le lin, le chanvre, la ramie, le mûrier, l'indigotier, la réglisse, la rhubarbe, le quinquina, etc.
— Fadne. La variété des climats do l'Asie détermine des faunes spéciales suivant les régions. C'est ainsi que Ion a admis sept régions zoolo^iques principales qui sont : la région sibérienne, la région mandchourienne, la région méditerranéenne, la région indienne, la région ceylanaise, la région indo-chinoise, la région malaise.
1" La région sibérienne s'étend do l'océan Glacial arctique au plateau central de l'Asie, des monts Ourals au Kamtchatka, à la rive gauche de l'Amour et au désert de (îobi. Sur les côtes de 1 extrême nord vivent, sur tous les rivages de l'océan Glacial arctique, ours blancs, phoques, morses, renards polaires. Un grand nombre de phoques vivent dans les lacs Baïkal, Lob-Nor, Koukou-Nor, Balkliach et d'Aral, prouvant que tous ces lacs ou mers étaient encore en communication avec l'océan Glacial vers la fin de l'époque tertiaire. En Sibérie vivent le loup et le renard, l'ours brun, le lynx, l'once, lo glouton, le castor, puis des ruminants, renne, élan, chevreuil, cerf et l'antilope saïga. Dans ces pays glacés, le lièvre et l'hermine sont d'un blanc de neige, le sanglier et l'écureuil prennent un pelage gris. Vers l'est et vers le sud, outre les espèces qu'on peut rencontrer en Europe, il existo des animaux caractéristiques de l'Asie, tels que lo tigre à long poil, un serpent voisin des crotales (katys)^ un saurien voisin des agames {phrynocephalus). Les coléoptères carabiques abondent.
2" La région mandchourienne comprend les hauts plateaux de Mongolie et du Thibet. On y trouve des singes des genres macaque et rhinopithèque, ces derniers couverts d'une épaisse fourrure. Les carnivores sont variés (ailuropus, panda, tigre, panthère, chat de Diard, lynx, chat sauvage, blaireau, martre, belette, civette). 'Les rongeurs sont représentés par de nombreuses espèces (écureuils volants, marmottes, lagomys, etc.^. On rencontre des insectivores des genres taupe, desman, etc.; des ruminants fort remarquables, le j'ak, une antilope de grande taille (budaroas), les antilopes à formes légères, un mouflon {avis naghor), des cerfs et le chevrotain portemusc. Les mammifères domestiques sont le yak, le ooeuf, le zébu, le buffle arni, assez rarement le cheval et l'àne, le chien, le chat, la chèvre, le porc et le mouton. Parmi les oiseaux, les gallinacés, surtout les faisans, sont nombreux en espèces et souvent ornés do belles couleurs (lophophore). Une salamandre, qui peut atteindre 1 m. de long [sieboldia Davidiana), vit dans les lacs Koukou- Nor, du "Thibet et du Yunnan ; on trouve des grenouilles et des serpents venimeux {bothrops). Un crabe du genre telpheuse vit dans les eaux douces; il existe moins de coléoptères carabiques que dans la région sibérienne, mais plus de lamellicornes; parmi les papillons, il y a des espèces identiques à celles d'Europe et quelques types particuliers (armandie, satyres).
S* La région méditerranéenne s'étend à l'O. du plateau central asiatique jusqu'à la mer Caspienne et au désert de Syrie et se continue en Arabie. C est là que vivent le chameau et le cheval tarpan, le cheval de Prjevalski, l'hémionc, l'onagre, des gazelles, l'antilope saïga, le lion et le tigre qui pénètre jusqu'au pied du Caucase.
4" La région indienne (nord de l'Hindoustan) est celle où vivent abondamment les tigres et les lions, des singes macaques et semnopithèqucs, des chauves-souris frugivores du genre roussette, des civettes. On y trouve un genre do chien sauvage (cuon), des petits chevrotaîus tra- ^ulcs, des cerfs, l'antilope nilgaut, l'antilope à quatre cornes, le zébu, et enfin rélépliaiii des Indes. Les oiseaux caractéristiques sont le paon, le coq sauvage, des perruches, des soui-mangas. des Iroguns. Les crocodiles sont nombreux, et dans Te Gange vivent les gavials. Les reptiles abondent, et plusieurs serpents sont très dangereux (crotales, cobras). Les insectes sont magnifiques : ce sont des papillons lois que des orniïhoptèrcs, morphos. ontuphules, piérides, puis do brillants cétonides, do grands scarabéidos du genre chalcosomc, des lougicornos, des buprestes aux couleurs mêtiilhtiues, etc.
5" La région ccylanaisc est curieuse. Sa fauno montre que lo sud de la péninsule cisgangêtique et Ceylan ont formé, à l'époque tertiaire, un coniineni distinct do l'Asie ; on y trouve dos lémuriens du genre loris, des singes semnopithèqucs. des rats épineux, des insectivores grmpeiirs [tupaiu), des oiseaux du groupe des calaos, dc'nombreux reptiles, entre autres les serpents do la famille des uropoliidés.
G" La réijion indo-chinoise comprend la péninsule transgangétique. à l'exclusion de la prcsqu'ilc do Malacca, et le sud do la Chine, les monts Himalaya jusqu'au Népal. Sont caractéristiques de cono région : im tapir Hapirus malayanus), plusieurs espèces do rhinocéros, un dauphin
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d'eau douce du ^enre orcelle. On y voit des gibbons, des lémuriens du genre nvcticèbe , des galeopitheques, le petit chevrotain kanchil, des pangolins, puis des chèvres, des bouquetins, des mouflons. Sur les côtes se montre un mammifère Sirénien, le dugong. Les argus et les éperonniers, du groupe des faisans, habitent les forêts. Les crocodiles et les serpents sont nombreux, et, parmi ces derniers, les najas, callophis, hydrophis, sont des plus dangereux. Beaucoup de poissons de ces régions peuvent vivre hors de l'eau (anabas, trichogaster , ophiocéphale , amphipneuste). La faune entomologique est très riche.
70 La faune de la région malaise (presqu'île de Malacca, Philippines, îles de la Sonde) est étudiée à l'article Malaisie. .
Ethnogr. L'Asie paraît avoir été habitée à une
époque aussi ancienne que l'Europe et l'Amérique; certains auteurs pensent même qu'il faudrait placer dans cette partie du globe le berceau de l'humanité. Tout récemment, le baron de Baye a rencontré en pleine Sibérie, auprès du fleuve lénissèi, des objets en pierre, travaillés par l'homme, et qui gisaient dans des couches renfermant des débris de renne et de mammouth. Il est fort possible que ces animaux aient vécu dans cette région à une époque plus récente que chez nous ; mais il est absolument démontré à l'heure actuelle que les populations primitives de l'Asie ont passé par les mêmes phases industrielles que celles de rEuro>pe. A maintes reprises, on a recueilli au pied de l'Himalaya, dans l'Inde, en Syrie, en Palestine, en Galilée, au Sinaï, d'innombrables instruments de pierre auxquels l'homme a donné une forme voulue en enlevant simplement quelques éclats à des fragments de roche. Et, chose curieuse, les vieilles armes et les vieux outils asiatiques rappellent entièrement les types des instruments dont se servaient nos ancêtres à l'époque quaternaire.
En Asie, comme en Europe, à l'époque de la pierre taillée succéda celle de la pierre polie. A ce moment, l'Orient fabriqua encore les mêmes instruments que l'Occident; néanmoins, on a reocontré en Indo-Chine des haches polies et des gouges de formes spéciales.
L'usage des instruments de pierre a duré plus ou moins longtemps, selon les régions. Les Chinois se servaient de flèches armées de pointes en pierre 2.700 ans av. J.-C. Les Aïnos du nord du Japon n'ont guère commencé à employer les métaux qu'au vu* ou au vni* siècle de notre ère, et encore tiraient-ils de la Chine tous leurs objets métalliques. Au siècle dernier, les Tchouktchis et les Kamtchadals fabriquaient leurs couteaux et leurs armes avec de la pierre, et leurs poinçons avec des fragments d"os. Mais, aujourd'hui, les Sibériens, comme les Indo-Chinois, ne se rendent plus compte de l'usage auquel leurs ancêtres destinaient leurs objets en roche; ils n'y voient, comme certains de nos paysans, que des pierres de tonnerre tombées du ciel pendant les temps d'orage.
Les découvertes faites dans l'Inde, en Indo-Chine, au Japon, en Sibérie, ont démontré que le premier métal employé par les Asiatiques a été le bronze; c'est là un nouveau point de contact entre l'Asie et l'Europe préhistoriques.
Nous n'avons encore aucun renseignement sur les caractères physiques de l'homme quaternaire asiatique. Nous connaissons, en revanche, les races qui vivaient dans le sud de rindo-Chine, à l'époque de la pierre polie : les unes avaient le crâne allongé, les autres le crâne court. Déjà, l'Asie renfermait divers groupes ethniques, et, depuis, le nombre de ses races a toujours été en augmentant.
Tandis que certaines populations asiatiques ne progressaient que lentement, d'autres marchaient rapidement dans la voie du progrès. Il est môme probable que quelques-uns de ces groupes, qui avaient dépassé leurs contemporains d'Europe, ont introduit chez nous leur civilisation. ("V. Aryas.) a une époque où l'Occident était encore plongé dans la barbarie, de puissants Etats florissaient en Assyrie, en Babylonie, en Palestine, en Phénicie, en Médie et en Perse ; dans toutes ces coutrées s'élevaient des monuments dont les ruines excitent l'admiration par leurs proportions comme par leur architecture. L'Inde, envahie de bonne heure par les Aryas, a eu sa civilisation spéciale, qu'elle devait importer plus tard jusqu'en Indo- Chine et même dans quelques îles de l'archipel Malais. A l'extrême Orient, l'empire chinois ne le cédait en rien aux Etats do l'Asie occidentale.
Les peuples asiatiques de l'ouest, constamment en lutte les uns contre les autres, virent un nouvel élément ethnique entrer en jeu. Les Scythes d'Asie des anciens {les Mongols) se mirent en marche vers l'Occident et s'emparèrent non seulement de l'Asie, mais d'une grande partie de l'Europe, bouleversant les nations et mélangeant les races. Attila, avec ses Huns, Tchingiz-Khan et Tamerlan, avec leurs Mongols, étaient sortis des steppes asiatiques.
L'empire des Mongols est tombé à son tour, comme étaient tombés l'empire chaldéen, le royaume Israélite, les empires des Mèdes et des Perses ; mais toutes ces nations ont laissé des traces de leur sang dans la population moderne.
Un autre groupe ethnique a joué anciennement un rôle important dans le sud de l'Asie : c'est le groupe nègre, représenté par des tribus de petite taille, qu'on désigne actuellement sous le nom de Négritos. Ces petits noirs semblent s'être étendus jadis depuis la Susiane jusqu'à l'oxlrémité orientale du continent. Aujourd'hui, on ne les rencontre plus à l'état de groupes, peu considérables d'ailleurs que, dans les îles Andainan et la péninsule de Malacca; à l'état de débris ou de métis, ils se retrouvent dans une partie de l'Indû-Chinc et tout le long de l'Himalaya.
Ainsi, en laissant de côté l'élément européen, les 850 millions d'individus qui vivent en Asie appartiennent aux trois grands troues de l'iiumaniti-. Les Nkgritos, qui représentent \'- i min- nm ,k|' , rni]i|,iT[iTii.'i]i ii.-:^ Smium,.',, !< -,
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Ils ont dû former un grand ensemble qui a dominé sur tout le sud de l'Asie. Vaincus partout, ils se sont réfugiés dans les endroits les plus inaccessibles, ou quelques tribus ont réussi à sauvegarder leur indépendance.
Le ti'onc jaune est, de beaucoup, le plus largement représenté en Asie. Les Mongols (Kalkhas, Bouriates, Kal- 7nonks) et les Todnuooses (Toungouses proprement dits, AlfTfidchoKx, Ohi/iaks) sont les deux familles qui ont conservé le mieux le type primitif. Beaucoup de Coréens, une grande partie des KamtsckadalSf offrent les mêmes caractères pnysiques, qu'on retrouve encore chez les Thibétams et chez certains nomades du nord et du centre {Samoyèdes, Yakoutes, Turcomans, Kirghiz); mais, dans le centre, le type mongolique se montre plus ou moins altéré chez beaucoup d'individus. Les Chinois du nord sont assez purs ; ceux du sud offrent des caractères atténués. Les Birmans, les Siamois, les Laotiens, les Cambodgiens, les Annamites, appartiennent au tronc jaune, quoique, par certains traits, ils se distinguent très nettement des Mongols véritables. Dans le nord de l'Hindoustan, on trouve des tribus qui offrent parfois les caractères bien accusés des jaunes. Les Japonais et les Malais, tout en se rattachant au même groupe, présentent bien des traces de croisement. Quant aux Turcs modernes ou Osmanlis, ils sont tellement métissés qu'on les a rangés longtemps parmi les blancs.
En somme, c'est dans le nord que les races mongoliques ont conservé le type le plus pur. Elles sont caractérisées par un teint jaunâtre ou vert olive, des cheveux noirs, longs, gros et raides, une barbe peu fournie, une tête large et courte (brachycéphale), une face large avec des pommettes très saillantes, des yeux bridés, un nez peu proéminent et des lèvres un peu fortes ; souvent, il existe un certain prognathisme. Chez les Chinois du sud, la tête s'allonge au point de devenir dolichocéphale. Les Indo-Chinois ont la peau brune, et leurs yeux n'offrent que peu ou point d'obliquité. Les Japonais présentent souvent, surtout dans les classes élevées, une coloration claire, et leurs yeux sont bien fendus.
Parmi les jaunes d'Asie, il en est, comme les Chinois, les Indo-Chinois, les Thibétains, qui vivent à l'état sédentaire et se livrent à l'agriculture. Ceux de la Sibérie et du centre sont pour la plupart nomades et vivent pendant une partie de l'année sous des tentes tantôt en feutre, tantôt en écorce de bouleau. Ces nomades tirent presque toutes leurs ressources de leurs troupeaux lorsque, à l'exemple des Turcomans et des Ouzbegs, ils ne demandent pas au brigandage une bonne part de leur revenu.
C'est dans l'ouest et dans l'Hindoustan qu'habitent presque tous les blancs d'Asie. Les populations du Caucase sont souvent d'une telle beauté qu'on a voulu voir en elles le prototype des races blanches. Les Persans, les Afghans, une partie des Béloutchis, sont généralement regardés comme les représentants à peu près purs des anciens Iraniens. Dans l'Inde, les castes élevées paraissent descendre des Aryens d'autrefois, et même dans les castes inférieures, chez lesquelles la peau devient foncée, les traits conservent souvent une grande finesse. Chez les Persans, les Afghans, les Béloutchis et les Hindous, la tête est allongée (dolichocéphale) ; mais certaines tribus montagnardes de l'Hindou-Kouch ont le crâne raccourci (brachycéphale), tout en offrant les caractères des populations" blanches. (V. Aryas.) L'élément sémitique est répandu dans toute l'Arabie (v. Arabes), en Syrie et dans beaucoup de provinces de la Turquie d'Asie. Les Arméniens et les Kurdes paraissent mêlés de Sémites et d'Iraniens.
On a signalé des blancs dans l'extrême Orient. Dans les montagnes du sud de la Chine, vivent les Miao-Tsé, débris d'une population autrefois puissante, qui otfreut un faciès bien différent de celui des Mongols. La plupart des Aïnos de Yéso et des Kouriles ne sont pas des jaunes, et ce serait à eux que les Japonais devraient l'élévation do leur type. Enfin, à l'extrémité N.-E. de l'ancien monde, on rencontrerait, chez les Tchouktchis, des traces évidentes d'un élément blanc. Il semble donc qu'à une époque reculée le tronc blanc ait été représenté, à l'E. du continent asiatique, par toute une série de populations.
Comme les jaunes, les blancs d'Asie sont en partie sédentaires (Persans, Hindous, etc.), en partie nomades (Afghans, Kurdes, Arabes, etc.). Les sédentaires se sont élevés jadis à un remarquable degré de civilisation et, aujourd'hui encore, s'entourent d'un luxe inouï.
Il est bien difficile de donner, en quelques lignes, une idée de l'état social, des mœurs, de la religion de populations aussi disparates que celles qui vivent en Asie ; ces questions' seront traitées à propos de chacune d'elles. Toutes les formes de gouvernement se rencontrent dans cette vaste région, depuis le despotisme le plus absolu de la Perse et de la Turquie, jusqu'à la liberté la plus complète chez les Arabes du désert. — Au point de vue linguistique, on peut dire, d'une façon générale, que les Chinois, les Annamites, les Siamois, les Cambodgiens et les Thibétains parlent des langues monosyllabiques; que les langues aggluti native s sont parlées par les Mongols proprement dits, par les Tongouses, les Bouriates, les Samoyèdes, les Yalcoutes, les Kalmouks, les Turcomans et les Coréens ; par les Japonais et les Turcs: par les Druvidiens, qui correspondent au type nègre, pur ou métissé. Presque tous les blancs parlent des langues à flexion.
La monogamie, la polygamie et la polyandrie se rencontrent en Asie. De même, toutes les religions s'y retrouvent. Le brahmanisme et le bouddhisme sont, toutefois, les religions les plus répandues, car la première compte environ 150 millions d'adeptes, et la seconde 500 millions à peu près. Mais le catholicisme, le judaïsme et l'islamisme sont professés par les populations de l'ouest principalement, tandis qu'un grand nombre de peuplades ^iliri icnnes sont chamanistes, et possèdent leurs sorciers, iii * all'ublent de la façon la plus bizarre.
Ukssodrces naturelles. Les minéraux précieux ou iiiil. ^ abondent en Asie ; d'une façon générale, leurs gisements sont peu exploités.
L'or se trouve en Sibérie (les mines de l'Oural, de l'Altaï, de la Transbaïkalie, fournissent le cinquième de la production totale du monde), en Corée, en Chine et dans l'Iran (paillettes roulées), dans l'Inde (Ghâtes 0.) ; l'argent dans le Ferghana, la Corée, le Japon, le Chan-Toung, l'Iran ; les pierres précieuses dans le Badakchan russe et la Birmanie : le diamant dans le bassin de la Krichna. Des métaux utiles, le fer est le plus abondant : Oural, Ferghana, Hindou-Kouch, Inde, Birmanie, Cambodge, Tonkin, Chan-Si, Chan-Toung, Yunnau, Japon. Puis vien-