‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 473 sur 828 · V. SPOROTRICHE · texte numérisé non relu

V. SPOROTRICHE

ASPRE {ass — du gr. aspros, blanc) n. m. Nom grec d'une petite monnaie d'argent usitée naguère en Turquie et en Barbarie, où son nom était àqtchC (atché), et dont la valeur était égale au lOo* de la piastre, qui no vaut plus aujourd'hui que 22 centimes.

AsPRE ou AsPER (Constantin-Ghilain-Charles Van IlooBROucK, baron d'), général autrichien, d'origine belge, né â Gand en 1754, mort en 1S09, s*, signala pendant les i-ampagnes de 1796, 1798, 1799 et Ifii 0 en Italie, fut élevé au grade de général après la bataille d'EssUng, et mourut d'une blessure reçue â Wagrani. — Aspre (Constant, baron d'), feld-maréchal autrichien, fils du précédent, né à Bruxelles en 1789, mort à Padoue en 1850, servit en Italie, contribua au gain de la bataille de Novare (18-*9), et prit d'assaut Livourne.

ASPREDO {ass — du lat. aspredo, rudesse) n. m. Genre de poissons physostomes, famille des siluridés, voisin de?» liyposiomes, et dont les espèces habitent les eaux douces do l'Amérique du Sud.

ASPRELLE ou ASPRÈLE {ass) n. f. Bot. Syn. de prèle.

AsPREMONT (d"), vicomte d'Orthez. V. Orthez.

Aspremont, chanson de geste du xii' siècle, appartenant au cycle carolmgien. L'auteur, qui était Français, est inconnu. Ce poème, très populaire au moyen âge, et auquel Puici, Boiardo et l'Arioste font de très fréquentes allusions, a pour sujet une fabuleuse expédition de Charlemagne dans la Calabre. contre le roi païen Agolant, qui la insolemment fait défier. Charlemagne franchit les Alpes, traverse toute l'Italie, passe par Rome et livre à Agolant une suite do combats furieux où se distinguent .Naimes de Bavière, Girard de Fraite, Beuve d'Ansthone et autres paladins. Quant au grand empereur lui-même, il appelle en combat singulier Heaumont, fils d' Agolant, et va succomber, lorsque son neveu Roland, venant à son secours, transperce Heaumont de son bâton ferré, n'étant pas encore armé chevalier et n'ayant pas le droit de porter lalanco-Charlcmagae rentre triomphalement ou France,

et Roland reçoit les dépouilles de celui qu'il a tué : son cheval. Vaillantif, et son épée, la fameuse Durandal.

Il existe du poème d' Aspremont de nombreuses versions françaises, anglo-normandes et surtout italiennes, toutes manuscrites. F. Guessart et L. Gautier ont commencé, sans l'achever, l'impression de la meilleure version française (1855).

ASPRENAS (Lucius), neveu de Varus, qui servit sous ses ordres au commencement du i" siècle de notre ère. Après la mort de Varus, il parvint à contenir les peuples en deçà du Rhin ; mais on l'accusa de s'être enrichi en s'emparant des bagages laissés par les légions de Varus, qui avaifiit et'- exterminées.

ASPRES-SUR-BUËCH, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), arrnna. .i a 'U kilom. de Gap. sur le Buèch, affluent de la iJui-aiicc. -.'^0 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Sources thermales chlururées sodiques. — Le cant. a 9 comm. et 3.523 hab.

ASPRIÈRES, ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 29 kil. de Villefranche, près du Lot; 1.088 hab. Mines de zinc et de plomb. — Le cant. a U comm. et 11.099 hab.

ASPROMONTE, massif granitique d'Italie {Calabre ultérieure), à 25 kilom. de Reggio. Alt. 1.947 m. au Monte Aho. Le 29 août 1862, après l'insuccès de l'expédition contre Rome qu'il avait essayé d'organiser en Sicile, Garibaldi s'y retrancha, à la tête d'une poignée d'hommes. Il y fut attaqué par le colonel Pallavicini, commandant un corps de bersagheri. Après une escarmouche de courte durée, Garibaldi, ..blessé à la jambe, fut fait prisonnier avec tous les siens.

ASPRO-POTAMO {rivière Blanche), fleuve de la Grèce, sp jetant dans la mer Ionienne, après un cours d'environ 225 kilom. C'est YAchéloùs des anciens.

AsPUIX, ville d'Angleterre (comté de Lancastre); 9.000 hab. Charbonnages et usines sidérurgiques.

ASPULL (Georges), pianiste anglais, né à Manchester en 1813, mort àLeannington en 1832. Dès l'enfance, il émerveilla les maîtres par le brillant et le fini de son jcit. Kossini dit un iour de lui qu'il était la créature la plus exti'aordinaire ae l'Europe. Cet artiste, qui promettait d'être célèbre, mourut à dix-huit ans.

ASQUE {ass — du gr. askos, outre) n. m. Cellule mère dans laquelle se forment les spores de certains champignons que cette disposition de l'appareil reproducteur a fait appeler « ascomycètcs ». Syn. de thèqde.

ASQUINI (Basile), littérateur italien, né à Udinc en ir.82, mort en 1745. Entré dans la congrégation des barnabites, il professa les belles-lettres â Lodi et à Bologne. On cite de lui une biographie des Hommes illustres du Frioul {\emse, 1735).

ASQUINI (Fabien, comte), agronome italien, né à Udino en 1726, mort en 1818. Il introduisit dans son pays natal la culture du mûrier, l'éducation des vers à soie, et l'usage de la pomme de terre. En récompense de ses services, il obtint une exemption perpétuelle d'impôts. On lui doit des travaux intéressants sur la culture de la vigne et autres quosiious agronomiques.

ASRAPAS ou DakimiS fen t\nhét3L\n, Mkhah-hgro-ma) n. f. pi. Suivantes de la terrible déesse Dourgâ, buveuses de sang, les Asrapas, au Thibet, sont l'objet d'un culte pro- ]Mtiatoire très suivi. Elles personnifient les forces destruclives de la nature. Le bouddhisme tantrique en fait les éi'ouses des dieux et de certains Bouddhas et Bodhisattvas. — Une Asrapa (ou Dakimi).

ASSA n. f. Bot. Syn. 1" de têtracère, 2° de tamarin.

ASSAB, ville maritime italienne de la côte occidentale de la mer Rouge, établie sur la baie du même nom, dans le pays d'Afar ou Danàkil, à 60 kil. environ du détroit do lîab-el-Mandeb ; 5.000 hab. C'est, au point de vue du mouillage, le meilleur port du littoral de l'Erythrée, et Assab est en même temps le chef-lieu d'une des divisions de la colonie italienne. Cette ville est assez bien placée — moins bien qu'Obock toutefois — pour des relations continues avec le Choa ; elle est en relations maritimes avec Aden, avec les ports de la mer Rouge, Suez et les ports d'Europe.

Assab a été la première possession italienne sur le littoral de la mer Rouge (1882). L'Italie profita ensuite de l'établissement de la France à Obock pour occuper Massaouah (5 févr. 1885) et fonder la colonie de l'Erythrée.

— BiBLioGR. : Sapeto.A^sflô e i s uoi cri tici {Gènes, 1879); Licata, Assab e i Danachili (Milan, 1885).

AsSABA, ville de l'Afrique occid., protectorat anglais du Nigrr, capitale de la célèbre Compagnie anglaise du Niger, sur le Niger; environ 10.000 hab.

ASSABLEBSENT n. m. Action d'assabler ; résultat de cette action, ii On dit mieux ensablement.

ASSABLER v. a. Techn. Remplir de sable, combler avec du satde : Assahler un port, il On dit mieux ensabler.

— Pécli. Tendre sur un fond de sable: AssABLKRde5/t7e/s. S'âSSAhler, v. pr. S'échouer sur le sable. ASSA-DOUX (lat. assa dulcis) n. m. Nom ancien du benjoin.

ASSAF, nom donné par les légendes musulmanes à un jiersonnage qu'elles considèrent comme le premier vizir de Salomon, ou sultan Souieiman, et dont elles font le type du ministre accompli.

ASSA FŒTIDA ou ASA FŒTIDA (du persan asa, résine, et du lat. fcetida, fétide) n. f. Gomme-résine attribuée â l'Iusicurs ombellifères, et en particulier à la ferala as.'ia jo'iida. qui croît dans la Perse et dans IHindoustan : Lts Romains employaient Tassa kœtida commt assaisonnemi-nt. (Cette gomme-résine a une teinte rougeâtre et une odeur alliacée très fétide, une saveur acre et amèrc.)

— Encycl. L'assa fœtida est employée comme médicament, qu'on administre à l'intérieur contre l'inappétence et les perversions du goût, pour combattre les accidents variés de l'hystérie, contre la danse de Saint-Guy, la nymphomanie, la paralysie lombatre, l'épilepsie, le t'étanos. etc. A l'extérieur, c'est un bon topique pour les ulcères et les engorgements indolents.

ASSAGIR v. a. Rendre sage : Il 7ious fault abestir pour nous ASSAGIR. (Montaigne.)

— V. n. Devenir sage ; Vieillir n'est pas assagir ni quitterles vices, ynais seulement les changer en pires, (Charrons

S'assagir, v. p. Devenir sage.

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