ASSAMENTA — ASSCHE-LEZ-BRUXELLES
ASSAMENTA Ijniri — du lat. assare, chanter sans accompa^'iH-iiU'ni;n. m. pi. Vers dédiés à divers dieux que les prctr<.^s salienschantaient en dansant, il On ditaussi axamenta.
ASSAON, pèro do Niobé, suivant Parthénius. Sa fille, mariée à Philottus, ayant disputé avec Latone sur la beauté de leurs enlants respectifs, ia déesse, pour se ven- Qer, tit périr Philottus à la chasse. Assaon voulut alors épouser sa fille, et, sur le refus de celle-ci, se tua. Quant à Niobé, elle se donna la mort en se précipitant du haut d'un rocher.
AsSAPH ou ASAPH, lévite et chantre hébreu, contemporain de David, dont il chantait les psaumes. Il en a composé lui-même quelques-uns. Comme son nom signifie " réunir », <i assembler », des commentateurs ont conjerturé qu'il avait réuni en un seul corps les chants sacrés.
ASSARASI n. m. Monnaie d'or emplovée anciennem. au\ In.i'S uncntâles, et valant environ 38" fr. 98 c.
AsSARHADDON (nom hébr.; Âssai'dinos en gr., Assurah iddtii on as.syr.), roi d'Assyrie, 4" fils et successeur de Sennachérib. V. Assyrie.
ASSARINO (Lucas), historien et romancier, né à Sévillc, d'une famille italienne, mort à Turin en 16'î2. Ses romans de Stratonice et de VArmelinda ont été traduits en français. On a encore de lui un grand nombre d'ouvrages sur divers sujets ; notamment, Délie gaen'e e successi d'Ilalia, dalV anno I4i3 al i630.
ASSARMENTER (rad. sarment) v. a. Enlever les sarments d'une vigne, après la taille.
ASSAROTTI (Octave-Jean-Baptiste), fondateur de l'institution des sourds-muets, à Gênes, né dans cette ville en 1753, mort en 1829. Il entra chez les piaristes, et professa la théologie dans sa congrégation. S'inspirant des succès obtenus en France par l'aboé de L'Epée, il ouvrit une école où cinq ou six sourds-muets apprirent à lire et à écrire. En 1805, Napoléon gratifia son modeste établissement d'une dotation annuelle de 6.000 francs. Assarotti a rédigé et fait imprimer les ouvrages nécessaires à ses
ASSAS (Louis, chevalier d'), né au Vigan en 1733, mort à l'atfairo de Clostercamp en 1~60 Entré jeune au service, le chevalier d'Assas, qui appartenait à une lamiUe de petite noblesse, mais datant du XII" siècle, parvint au grade de capitaine dans les chasseurs du régiment d'Auvergne.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1760, il entre, dit-on, seul dans un bois voisin pour le fouiller, dans la crainte d'une surprise.
Mais, tout à coup, il est environné de soldats ennemis, qui le menacent do mort s il jette un cri. N'écoutant que son dévouement patriotique, il se sacritio au salut de l'armée en poussant le cri fameux qui avertit les Français du danger : « A moi, Auvergne, ce sont les ennemis! » Et il tombe mort à l'instant, criblé do coups de ba'ionnette.
Cette tradition populaire, née un certain nombre d'années après révénemont, acceptée sans critique pendant longtemps, à tel point que Le Vigan a élevé, en 1830. une statue à son glorieux enfant, et que lune des rues de Paris a pris lo nom de « d'Assas ", a été, depuis, très discutée et contestée. Les uns ont tenu l'événement pour entièrement faux; d'autres en ont attribué l'honneur au sergent Dubois. Selon Jules Loiseleur, le feu fut engagé par le régiment de Normandie, non par lo régiment d'Auvergne, auquel d'Assas et Dubois appartenaient. Un simple caporal, Charpentier, dit « Richelieu », découvrit le premier les Anglo-Hanovriens, et s'empressa de prévenir son colonel, Rochambeau. Mais il ne poussa pas le moindre cri, et eut la chance de sortir sain et sauf de la bagarre. Si Voltaire, et après lui tous les historiens, ont exagéré le rôle du chevalier d'Assas, celui-ci n'en a pas moins combattu courageusement. Sa compagnie venait d'être divisée en deux moitiés qui avaient reçu l'ordre de tirer alternativement. La nuit était profonde. D'Assas se trompe et dirige le feu sur la moitié de la compagnie que commandait son lieutenant. L'autre proteste, et le chevalier d'Assas, déconcerté, s'élance en avant pour reconnaître les lieux. Il se heurte bientôt contre les baïonnettes ennemies, appelle ses compagnons d'armes à son secours, et tombe percé de coups. Le trait attribué au chevalier d'Assas et lo cri qu'il poussa sont aujourd'hui, et surtout ont été, dans la langue littéraire, l'objet d'assez fréquentes applications.
— BiBLiooB. : Loiseleur, la Légende du chevalier d'Assas {" Rev. quest hist. », 1872).
ASSAS-BACHi (s<m) n. m. Anciennem. officier supérieur des laiiiss.iur^, chargé de la haute police et des exécutions
àCuiiMaiituinpI,..
ASSASSIN (de lital. assassiito, tiré de l'arabe hashshashi, plur. d.' haschisch, mangeurs de haschisch. fV. assassins]} n. m. Celui qui attente, avec préméditation ou guet-apens, â la vie d'un être humain : Suppriiiions la peine de mort, mais que messieiws les assassins commencent . (A. Karr.)
— Parexagér. Médecin qui, par ignorance, tue ses malades :
Ton oncle, dis-tu, l'assassin, M'a guéri d'une maladie :
: qu'il ne fut jamais mon médecin,
rst que je suis encore en vie.
BOILEAU
— Fig. Petite mouche noire que les femmes se mettaient )us lui perciez le cœur-