‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 482 sur 828 · ASSEMBLAGE · texte numérisé non relu

ASSEMBLAGE

ASSEMBLER (du lat. o.d, à, et simnl, ensemble) v. a. Mettre, j.jindro ensemble plusieurs choses qui étaient éparscs : Assembler des livres. Assembler des matériaux.

— Lier, tenir réunis.

Voyez si vous romprez ces tlards li^s ensemble ; Je vous expliquerai le nœud qui les asseiuhle.

La Fontaine.

— Par ext. Réunir, convoquer des personnes : Assembler drs t7-(iii/ics. Il Mille causes assemblent à Paris des hoinmes de foutes les nutionnlités.

— Par anal. Accumuler, réunir : Il n'est pas 7iaturel qu'un homme assemble tant de qualités. (Vauven.)

— Danse. Mettre un pied, ordinairement le droit, devant l'autre, à la troisième position, le talon droit touchant d équerre lo milieu du pied gaucho.

— Manèg. Assembler un cAcïy//, Le mettre parfaitement O'aplomb sur ses membres, la tête en belle position.

— Mar. Assembler deux toiles à voiles, Les réunir par un seul rang de points.

— Techn. Joindre, emboîter, enchâsser les différentes pièces d'un ouvrage de charpentorie, de menuiserie, etc. : Assembler les pièces d'une machine, les panneaux d'une porte. Il Coudre ensemble les parties d'un vêtement : AssEMBLicR un habit. Assembler une robe, ii Chez les brocheurs et les relieurs, Réunir les feuilles d'un volume d'après l'ordre des signatures.

S'assemb/e;*, v. pr. Etre assemblé, accumulé : Lahaiue, le im-pris, contre moi tout s'assanhlc.

— Se réunir : Les députés du tiers s'assemblèrent dans la salle du Jeu de Paume.

— PR"V. : Qui se ressemble s'assemble, Ceux qui ont les ni.'mes pm. hauts, les in.ni.'N hal-itudes, se recherchent nuituolli-nieiii.. {\i- sr- (in n-m-i-c ([u'en mauvaise part.)

— SvN. Assembler, rassembler. On assemble ce qui n'avait jamais f\r ass.nilile. On rasseinble des choses séparées et qui avairiii en- iléjà réunies.

— Syn. Assembler, joindre, unir. Assembler, Mettre des objets les uns pre^ il- i i' ; ■ ,' ^7^, . Mi-ltro des objets en contact les uns ;r - /'>iii\ De plusieurs objets n'en faire qu'nin i . tu.- . hns,-.

— Anton. Désassenihltr, ilisp- i s^r. scinder, séparer. A.SSEMBLEUR. EUSE u. Ouvrier, ouvrière qui travaille

à rassiiuM,!-.' I.s feuilles d'imprimerie, il Ouvrière en dcnieil.^ .|iii .-.( .Iiargée do l'assemblage.

— Puet., au masc. ; Assembleur de nuées, de nuages, Jupiter.

ASSEN, petit ville de Hollande, ch.-l. de la province do Drpiithp -^.ir lo Horn-Diep, au N.-E. d'Amsterdam; 3.1:*!' il'' I Mt ïM'iti-rales. Cette ville, qui communique avc' 1/ 'I |,ar un canal, est entourée do jardins

ou.iiji ,:,,. ,,,, 'raientautrefois des tourbières, et dont un grami ii-iiiiiin^ sont encore en exploitation. Ce sont les Tourbieres-Hautos (nom qu'elles doivent à leur position plus élevée et à leur nature relativement sèche), constituant laprinejpale richesse de la province de Drenthe, que la culture n'a jn.int encore vivifiée. Aux environs, tombelles 'hunrhrihlri, déjà signalées par Tacite.

ASSENÈDE, ville de Belgique, ch.-l. de cant. (Flandre oriontaie), arr. adni. d'Eccloo, arr. jud. de Gand ; 4.795 hali. Fabriqnes d'étolfes de laine; brasseries, teintureries. — Pop. du canton : 17.eoo hab.

ASSÉNEMENT n. m. Dr. coût. Ce mot signifiait, dans les coutumes d'AuvergiK et du Bourbonnais, la r^ainmisc et l'exploit de saisie du ceigneur, lorsqu'il voulait être payé du cens qui lui était dû sur un héritage.

ASSENER (lat. assignare, marquer, désigner: c'est une ancienne forme du v. assigner, employé^originairement dans son sens étymologique. — L'c muet du radical se change en è ouvert devant uno syllabe muette : J'assène. J'assènerai, etc.) v. a. Porter, appliquer, en parlant d'un coup : Assener un coup de poing.

— Assener les filets, Les développer sur le rivage pour recueillir la poche.

ASSENS, ville de Danemark, sur la côte occid. do l'ile do Fionie; 4.000 hab. Port sur lo Petit-Belt; commerce do blé, distillerie.

ASSENTEMENT frad. assentir] n. m. Odeur qui frappe lo nez du chien de chasse, et qui le fait se rabattre sur les voies de la bête, ii On dit aussi assentiment.

ASSENTIMENT . rad. assentii') n. m. Consentement voloiiTairc, a' r|iii.s, cillent, approbation, adhésion : /donner, accord, r. rr/'iisn- .snu assentiment à un acte, à un traité. /.'assentiment du peuple ne saurait légitimer ce qui est illégitime, l). Const.i

— Cliass. Syn. de assentemknt.

— Syn. Assentiment, consentement. 'L'as.^e7ïti}nc7it se donne â une chose laite, établie. Lo consentement est un concours que l'on donne à quelque chose qui, sans cola, aurait été inconiplei,.

— Anton. Désaveu, dissentiment, protestation, récusation, refus, résistance.

ASSENTIR liai, assentii-e, consentir) v. n. Donner son assentmient, son approbation. (Vieux).

— Chass. Ueconnaître la voie. (Se dit de la sensation

)uvc par l'action des émanations l'odorat) : Assentir du cerf, du chevreuil.

du g.-

que le cl: bier

ASSEOIR (lat. assiderc ; do sedes, siège. — J'assieds, ta assieds, il assied, nous asseyons, vous asseyez, ils asseyent. J'as.^ryais, nous asseyions. J'assis, nous assiynes. J'assiéj'ai. nous assiérons. J'assiérais, nous assiérions. Assieds, asseyons, asseyez. Que j'asseye, que nous asseyions. Que j'assisse, que nous assissions. Asseyant. Assis, ise. Ou bien encore : J'assois, tu assois, il assoit, nous assoyons, vous a-fsoyez, ils assoient. J'assoyais, nous assoyions. J'assoirai, nous assoirotis. Tassoii'ais, nous assoirions. Assois, assoyoïts, a.^soyez. Que j'as.'soie, que nous assoyions. Assoyant. Assis, ise) v. a. Poser une personne ou un animal de façon que lo haut du corps soit sensiblement vertical et soutenu par le bas du tronc, les cuisses en position horizontale ou oblique. — S'emploie souvent en ce sens avec le verbe faire : Asseoir ou Faire asseoir un enfant sur sa chaise, un chien sur son derrière.

— Paranal.au prop. et au fig. Poser, placer, établir d.ins une puMijon stable, sur un fondement solide : As.siiom As /u)u/rnirNfs d'un édifice. Asseoir un camp. Asseoir un prmrr sur Ir trône. AssEoiR un gouvernement. Asseoir le

— B.-arts. Asseoir une figure, J..a mettre d'aplomb, en équihbre, lui donner une position naturelle.

— Eaux et for. Asseoir une vente, Désig-ncr les bois qui doivent être coupés, et ceux qu'il faut conserver.

— Fin. Etabhr, fixer, régler, en parlant de la base do l'impôt : AssEOiR-ri/n/KJ/ sur le fonds, sur le revenu.

— Manèg. Asseoir un choval. L'asseoir sur ses hanches. Le dresser à exécuter les difi'érents airs de manège, en tenant la croupe plus basse que les épaules.

— Teclui. Chez les doreurs. Asseoir l'or. Le poser sur une première matière qui lui sert de fond ou de soutien, pour lui donner du relief et de l'éclat.

Assis, ise part. pass. Blas. Se dit des animaux représentés assis sur leur derrière : C'n lion,

— Mar. Un navire est bien assis sur l'eau quand il est bien ilans les lignes d'eau, l'avant légèrement relevé.

— Substantiv. Voter par assis et levé. Se dit lorsque, dans une assemblée délibérante, on juge du nombre des votes pour ou contre d'après celui des votants qui se lèvent ou qui restent assis.

S'asseoiPf v. pr. Placer le haut de son corps verticalement, en le faisant reposer par la base, et mettre les cuisses dans une position horizontale ou oblique: Un sot n'entre, ni ne sort, ni ne s'assied, 7ii ne se lève comme un homme d'e.<!prit. (La Bruy.)

— Fig. S'établir, se fixer d'une façon permanente : Les chagrins mo7itent sur le trÔ7ie et vo7H s assicoir à côté du souverain. (Mass.) il Etre bâti, fondé, étnbli : Le chitean féodal s'ASSiiYAiT le plus souvent sur un n cie7me société a été détruite peu.lniit /./

nouvelle s'est assise 50U5 VEmim-r. MiLi

— S'asseoir sur le trÔ7ie, Devenir rm << Il S'asseoir à une table, à îin banquet, Y e

— Pop. Allez vous asseoi}', Laissez-moi vous-on, vous m'ennuyez.

— Mar. Quand un navire fait côte vo par suite d'un échouago. Il s'assied sur le carrément sans donner de la bande d'un li

— pROV. : S'asseoir entre deux chaises le cul par terre, Clioisir. entre deux difl'érents partis ou cniie deux choses, égaicmont avantageux, un moyen terme ridicule.

— Anton. Se dresser, se lever, se relever. ASSER, huitième fils de Jacob. V. Azer.

ASSER (lat. asser, solive) n. m. Espèce de bélier a tête de fer, dont les anciens faisaient usage dans les cum bats navals, w Asser falcat us. Longue perche munie dnin tète de fer aiguë et recourbée, dont les anciens se ser vaient dans les sièges pour blesser les assiégeants et h s précipiter du haut des remparts.

Asser, docteur juif, né à Babvlone l'an 353 de notrr ère. mort en 427. Président de l'académie de Sera, sur 1 l'àiphrate, il forma un nombre considérable d'élèves, ci réunit en un corps d'ouvrage les doctrines, les lois et hs traditions juives. C'est lo Talimid de BabyloJie, que les Juifs mettent au-dessus de celui de Jérusalem, il a éie imprimé à Amsterdam (1744).

Asser, moine du pays de Galles, évéque de Sherborne, mort en 910. Il vécut dans l'intimité d'Alfred le Grand, et on lui attribue une Vie d'Alfred plusieurs luis réimprimée.

ASSÉRAC, comm. de la Loirc-Infér., arr. et à 31 kiloni. de 8aiut-i\azaire; 1.780 hab. Marais salants.

ASSEREAU rô] n. m. Dans l'exploitation des mines, Acndent de terrain occasionnant une faille dans une coui lic ardoisière. (S'emploie surtout au pluriel.)

ASSERETO (Giovacchino), peintre italien, né à Gém ■> en. 1600, mort en 1649, élève d'Ansaldo, peignit d'abord pour les églises de Gênes et dos environs. En 1639, il alla à Rome et ne s'adonna guère dès lors qu'à la fresque.

ASSERMENTABLE adj. Qui peut, qui doit être assermenté.

ASSERMENTÉ, ÉEadj. Qui a prêté serment pour l'cxer cicc d'une fonction publique : Les gardes cha77xpét7-es, méx'i particuliers, sont assermentés. Il Qui a prêté serment devant un tribunal, avant d'y déposer son témoignage, d y exprimer un avis, etc. : Témoin, expert assermenté.

— Prêtre, curé, évéque a.ssermenté. Prêtre, curé, évêqno qui, en 1790, avait prêté serment à la constitutioTi > i\ itc du clergé : /.es 7j;'(.'/rcs assermentés étaient aus.-ii ih-^njnrs sous le nom de « p}-étres constitution7iels. « il Subsuiiii;\ . Personne ne se souciait de recevoir un révolutionnaire, un

ASSERMENTÉ. ( Balz.)

— Anton. Inassermenté ou insermenté, réfractaire.

ASSERMENTER v. a. Faire prêter serment : Assermkn- TER un fonctionnaire, un témoin.

ASSERTIF, IVE adj. Qui tient de l'assertion, qui en a le caractère : Proposition assertive.

— Jugement assertif. Philos. V. assertouie.

.■. Lanjn, cl la

i itMiie, régucr.

ti-aniiuillc, allez-

lontaire

ment ou

loiid, s

1 repose

ASSERTION {si — lut. asttcrtio) n. f. Afllrmalion, propusiiiun cju'on avance et qu'on sontient comme vraie: C.timhattre des asskiitions. Nos ptthlicistcs sont plua féconds en ASSURTIONS qu'abondants en preuves. (Mirab.)

ASSERTIVEMENT adv. D'une mauiôro assortivc, afflrniuii\f.

ASSERTOIRE mi ASSERTORIQUE (du lat. assererc, supin iisscrtum, iit'ùvmcv) adj. Nuni dunnôparKant au jugement dans lequel rat'llrniatiun uu la négation est considcSrée comme vraie, mais sans ([u'il s'y joigne l'idée do nécessité. Il On dit aussi asskrtiv.

— Encycl. Envisa^^és an point do vue do la modalité, c'est-à-dire de la valeur que l'esprit attache au rapport qui unit le sujet et l'attribut, les jugements, d'après Kant, se divisriit en /irohlrniafli/iifs. iisficrtoriqucs et apodictiours. l'ail-- ]■■ jir.'iu.iii | .i ■ iM-" lu.i i iqiio, lo rapport entre

le sii|i I . I : 1 1 1 1 .1. I . I 1 1 , ! - possible ; dans lo ju-

goi ,1 II . iMiii. ( . ; III, le jugement apodic-

li(pi'-, < ni ,11. '.'MMi i j. lis : « L homme est doué

de raison ", je fais un jii-cnii-iit assortoire, et, si je dis : « Tout cercle a un centre » , un jugement apodictique.

Ilogel a uno autre classitication. Dans le jugement qualitatif, l'attribut exprime ce qu'il y a do plus immédiat et de plus extérieur dans les choses, ce qui est l'objet (\o la simjile perception sensible (ex. : Cette rose est roufje) ; dans !o jugement réfléchi, l'attribut exprime uno détermination rétléi'bio par laquelle on va au delà do l'existence immédiate du sujet, sans cependant atteindre à sa notion lex. : Cette plante est saluhre). Dans le jugement catéf/orique, l'attribut exprime la détermination du genre auquel api)ai(iriii |r nji^r 'rx. : L'or est un métal). Dana \o jugement //s w i i > , il. ut exprime uno détermination

qui dit ce qtir m i i .tre, c'est-à-dire une détermination do sa iMinmi Il j.iii y déploie une activité qui on fait la forme essoiiiirll.- .ic la connaissance philosopbiquo fex. ; Cftte action est hniinc. Cette maison est bien [ou mal] odtie). Le jugement assertoiro devient apodictique lorsque le sujet s'accompagne d'une particularité qui motive, implique nécessairement la convenance de l'attribut (ex. : L'action qui est faite de telle manière est juste. La maison gui remplit de telles conditions est bien bâtie).

ASSERVIR irad. .trrvir) v. a. Réduire à l'esclavage, ou

A un rv.it île ilipiiidanco absolue ; Jl faut tromper les

hOi>n„rs p..nr h -. \ss|.;kV1R. (M"" dO Staol.)

— Par e\t. Assujettir, soumotlre ; dompter, gagner :

S'nsserv/r, v ir. Abdiquer sa liberté, se mettre dans la

dép'ii ; (Il ,1 1, iiiir :.Ve 7mus ASSKRVissoNS /)om( au.r

eu/"" ■ / ' , ^ '/« To/jinion. (Augor.)

Faisant triompher Rome, il se l'est asservie.

~- Syn. Asservir, assujettir, soumettre, subjuguer. Soumettre marf^ue une domination vaguo sur un être inférieur ou plus faible. Assujettir indique plus de dépendance. Subjuguer annonce l'emploi de la force, de la contrainte. Asservir exprime une tyrannie, une oppression violente.

— Antos- Affranchir, délivrer, émanciper, libérer.

ASSERVISSABLE adj. Qui peut élro asservi : Un peuple ignorant est toujours asservissable.

ASSERVISSANT, ANTE adj. Qui asservit, qui tient sous le joug de la dépendance ; Un joug, un emploi asservissant. Des rè(/les asservissantes.

ASSERVISSEMENT ii, m. A.n'iii d'asservir; état do ce

qui est as.srrvi . J'r/nr .\fi ii'i/rir .hni.s /ASSERVISSEMENT. La

aerrilit'lr n.nsistr, ,/nn i/nw^ ,"■ '/^r twiince à l'autorité, mais dans /ASSEUvisscMb-Nr a une auCunlé dépourvue de droits. (Lameuu.)

— Par ext. Assujettissement, dépendance : Z' asservissement trop exagéré aux coutumes et aux usages reçus dénote d'habitude un esprit faible. (Duclos.)

— Anton. Affranchissement, délivrance, émancipation, libération.

ASSERVISSEUR u. m. Celui ijui asservit : Les hommes d'Etat ne devraient Jamais être des asservisseurs de consciences.

ASSESSEUR (lat. assessor; deassidere, s'asseoir auprès) n. m. Magistrat adjoint à un juge principal, pour l'aider dans ses fonctions et le remplacer au besoin : Un juije et

ses ASSESSEURS.

— A la Bourse de Paris, Nom sous lequel, pendant quelques aiiiH'. -,, ,ui .i .Irsi-né des auxiliaires auxquels les

agents do cIuiul.' inrui, sous leur responsabilité, une

partie de leur^ m|m i .iihui>. Lu petit parquet ou marché des assesseurs poudant, la bouri^e a été supprimé lo 3 novembre 1862.

-;- Par ext. Toute personne qui en seconde une autre, qui la supplée : Colbert, le digne assesseur du grand roi. (Villem.)

— Encycl. Dr. Chez les Romains, on donnait le nom de assesseurs à des jurisconsultes qui formaient souvent un conseil {auditorium) et avaient pour mis.sion d'éclairer les magistrats dans les décisions que ceux-ci avaient à rendre. D'abord choisis librement, ils furent plus tard institués comme de véritables fonctionnaires, et, lorsque les anciennes formes do procédure disparurent, ilstinircnl par prendre la place des juges.

En France, on désignait autrefois sous co nom soit un juge qui suppléait le chef de la juridiction ou qui venait après lui, soit dos officiers de justice adjoints qui aidaient les juges do leurs lumières. En 1586, un édit institua des lieutenants particuliers, qui prirent le nom de « assesseurs criminels» et qui avaient les prorogatives du lieutenant criminel. Auprès des juges d'épée se trouvaient dos assesseurs, qui leur servaient de conseils dans la maréchaussée, les bailliages et les sénéchaussées, et jouissaient dos mêmes privilèges. Les écheviiis des villes se faisaient également assister d'assesseurs pour exercer leur juridiction, analogue à celle de nos tribunaux de commerce.

Aujourd'hui, toutes les juridictions do notre organisation judiciaire, sauf les justices de paix, où il n'y aqVunjugo, se composent d'un président et de magistrats assesseurs qui l'assistent. Ces assesseurs sont des juges dans les tribunaux, et des conseillers dans les cours.

Il y a des assesseurs dans les bureaux des réunions

publiques. La loi du 30 juin 1881 exige que le bureau soit composé d'un président ot do doux assesseurH.

On donne aussi lo oom do « assesseurs >> aux personnes qui aident lo président d'une assemblée électorale à recueillir ot à compter les votos d'un scrutin.

Lo décret du 28 décembre 1885, qui a réorganisé renseignement supérieur en France, a institué auprès du doyen de cha(|ue faculté UD assesseur élu par l'assemblée générale de la faculté.

Au Muséum d'histoire naturelle, il y a également un assesseur auprès du directeur.

— BiuLiOGu. : Uoll, De assessoribus magistratuum Homanorum (Leipzig, 1872).

ASSES80RAL ou ASSESSORIAL, ALE. AUX adj. Qui

a rajiport à l'assesseur, à l'assossorat : /''onctions A8SBS-

SOUIALES.

ASSES80RAT OU ASSESSORIAT (n-rt) n. m. Charge, fuiHiiuiis dassesseur.

ASSETTE II. f. Marteau de couvreur. V. asskau.

ASSEUREMENT (rad. asseurer, pour assurer; prononcez assurément) n. m. Dr. fêod. Ce mot a deux sens distincts, ot qu'il faut se garder de confondre l'un avec l'autre : 1» L'asseurcment représente, à l'époque capétienne, ce quo représentait la recommandation à l'époque antérieure. La subordination, voloniairo ou forcée, du faible au fort, a été l'un des éléments principaux qui formèrent la société du nutyii .""ipe. A côté du vassolago, qui établissait des ''1' M ii-.' ' I pr.'cis, tout hommo libre conservait le droit 1 II I I ' nruiroment sa foi à un seigneur puissant, 1' I i> i I |ii rait ainsi la protection, sans devenir son v.r -jl ] iiui . rla. Le seigneur devait le protéger, lui, ses serviicurs et ses enfants; lo protégé, en retour, s'engageait à ne jamais agir contre son seigneur, et lui payait une faible redevance en nature. Les rois de France firent un grand usage de cette coutume, par laquelle ils s'attachèrent un grand nombre de sujets dans toutes les parties du royaume, passant ainsi au travers dos liens qui rattachaient ces derniers aux grands vassaux.

2" Par dérivation, en a appelé asseurement la protection que, depuis saint Louis, les rois do France garantirent à tout seigneur qui, provoqué à une guerre privée, remettait la décision du litige entre les mains du roi. La durée de i'assourement s'étendait jusqu'au jour où le débat était tranché devant la cour du roi, qui avait à sa disposition des moyens puissants pour faire respecter sa sentence.

ASSEZ {sé~ du lat. ad, à, et satis, suffisamment) adv. Suffisamment, autant qu'il en faut : Assez d'argent, de force. U7isot7i'apas ASSEZ d'éto^e pour être 6oH.(LaKochef.) Un homme est assez beau quand il a l'àme belle.

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