m., et le rand a.\c ou aplatisse
grand axe et le demi -petit axe est rapport de cette longueur r" '* "'"■
ment est i^gal à — .
D'ailleurs, la terre est animée d'un mouvement d'entraî- Dcment autour du soleil, et d'un mouvement do rotation sur elle-même qui crée le mouvement "pparent des étoiles dont nous avons parlé plus haut.
— Soleil. Le so-,
leil participe au
mouvement diurne.
comme les étoiles-,
il se lève tous les
jours à l'orient et
se couche à l'occident, mais il ne
reste pas fixe sur
la sphère céleste,
c'est-à-dire par
rapport aux érni-
les : il a un mouvement propre. Il Le soleil et aes tachea. paraît décrireainsi , , , , une ellipse dont la terre occupe un des loyers dans le plan de Vécliptique; ce plan n'est pas absolument fi.xe, ce qui entraîne le^ pliénoiuène connu sous le nom de prccessîon des équinoxes, et l'axe de rotation vrai de la terre est incliné sur l'écliptique, ce qui détermine l'mf*f/alité des jours et des nuits.
— Lune. La lune ])0ssède aussi un mouvement projne ; tout en tournant autour du soleil, c'est un satellite de la terre, décrivant autour
elle-ci 1
lipse dont la terre
ipe
des
loyers, à la disla'nce moyenne de GO rayons terrestres."N ous verrons ailleurs l'explication de sa rotation sur ellemême, de ses phases, sa constitution et ses éclipses.
— Planètes. Les anciens connaissaient cinq planètes : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, représentées par les symboles :
Éclipse de soleil.
(v. astéroïde) ; elles décrivent des ellipses autour du soleil, ne s'écartent jamais beaucoup de l'écliptique, el se déplacent assez rapidement dans les constellations du zodiaque. La terre doit être considérée également comme une planète circulant autour du sole 1 entr les orbites de \ nus etde Mars 1 puis, on a d vert l'existence deux grosses pi nètes, Uranus Neptune , et d grand nombre d petites. V astl
ROÏDE.
— Comètes. Quelquefois visibles à 1 œil nu, le plus souvent, les comètes sont télescopiques.
Elles apparaissent très difiérentes des planètes : P un noyau plus lumineux ; 2° une atmosphère nébuleuse qui les environne ; 3" une queue, panache lumineux, qm les suit. Au reste, leur aspect varie très rapidement.
Enfin, parmi les phénomènes célestes, on doit citer encore les étoiles filantes, aérolithes, bolides, amas d'étoiles, et les nébuleuses, r asses de lumière diffuse ressemblant à des nuages.
— Histoire de l'astroîtomie. L'astronomie se bornait, primitivement, à l'observation du lever et du coucher des principales étoiles ; on divisa donc le ciel en constellations, et le mouvement des planètes était déterminé par les étoiles dont elles s'approchaient dans leur cours. Pour le soleil, on étudiait les variations des ombres méridiennes des gnomons et les étoiles immédiatement visibles après son coucher.
En Chine, 2.000 ans avant notre ère, un tribunal de mathématiques devait cultiver l'astronomie, établir le calendrier, et prédire les éclipses, pour fournir des bases aux cérémonies religieuses. Ptolémée, après, a transmis trois éclipses de lune observées en 719 et 720 ; les Chaldéens avaient, d'ailleurs, découvert le Saros, période de deux cent vingt-trois mois lunaires, qui ramène à très peu près la lune dans la même position. Nous avons peu de renseignements précis sur les connaissances des Egyptiens ; et cependant, elles devaient être assez étendues, puisque les philosophes grecs Tlialès, Pythagore et Platon, allèrent chez eux puiser les connaissances qu'ils devaient rapporter.
Pytliagoro onsoignait los doux monvMnonts do la torro Kur ollo-ni6mo ot autour du soloil ; il avait dos vutîs élovc'îos sur los sysiùmos planétaires, mais ollos nianquuiom do prouve, ot leur vôrit*^ fut complôtomont nn^coiinuo. Aristarquo do Samos ot Eratosthôno tenteront la iiu'suro do la distance do la torro au soloil ot dos dinicnsioiKS do la torro ; Ilipparquo, doux siùclos avant notro ôro. porfcctionna la trigonométrie sphériquo, dressa un catalogue d'ôtoilos, ot lïxa la position d'un point à la surface do 1.1 torro par los longitude ot latitude ; mais sos travaux sont disparus, ot nous no los connaissons que par VAlmngeste do Ptolôméo qui, lui-m(>mo, étudia avec grand soin lo mouvement do la lune.
Les anciens considéraient lo mouvement circulaire et uniforme comme lo plus parfait et comme devant ôtrc la base du mouvement des planètes. Ptolémro, adoptant cette idée, tenta d'expliquer toutes los irrégulaintés dos mouvements célestes ; mais le mouvement uniÉorino était insuflisant, ot il eut recours à la combinaison do tels mouvements dans la théorie des épiq/clea. Kn un mot, une pianôto eût été comme l'extrémité du rayon d'une rouo tournant réguliùromont, tandis que son contre décrirait uniformément un cercle autour do la torro. Mais Copernic retrouva dans los anciens philosophes que le véritable centre du monde devait être le soleil, et non la terre ; on rapportant tous les mouvements au soloil, il simplitia considérablement lo système de Ptoléméo en diminuant lo nombre des cercles indispensables.
La plus grave objection à faire au système de Copornii: résultait du mouvement do la lune, tout dabord autour do la terre, puis entraînée autour du soloil dans un mouvement général ; la découverte, on Hïio, par Galilée des quatre lunes ou satellites do Jupiter devait faire triompher le système de Copernic.
Mais, avant Galilée, le plus grand observateur qui ait jamais existé fut Tycho-Brahé; ses observations, si nombreuses el si précises, quand on pense qu'elles furent faites à l'œil nu, permirent à son élève Kepler de découvrir les admirables lois du mouvement elliptique des planètes autour du soleil. V. planète.
Avec Newton, la mécanique analytique intervient dans l'explication des mouvements plauétaires ; les lois de Kepler sont mathématiquement établies, et l'on peut dire avec Laplaco que los Principes de la philosophie naturelle do Newton, parus on 1087, constituent la plus haute production de l'esprit humain ; on sorte que, encore aujourd'hui, la loi élémentaire de l'attraction universelle suffit à expliquer l'immense et complexe variété dos mouvements célestes. Les principaux successeurs de Newton, ses élèves et disciples, sont Clairaut, d'Alembert, Leverrier; et il faut. aussi faire ici une place toute spéciale à deux des plus profonds analystes do l'humanité : Lagrange et Laplace.
Mais, outre lo développement théorique, l'astronomie d'observation f'îsait dos progrès considérables avec Huygous, Rœn. r, Dominique Cassini {le premier directeur de l'Observatoire de Paris), Flamsteed, Bradley, très habile observateur à qui l'on dut la connaissance de l'aberration et de la mutation ; enfin, etsurtout.W. Herschel, qui se livra à un inventaire méthodique des richesses du ciel : satellites des planètes, amas d'étoiles, nébuleuses, étoiles doubles, intensité lumineuse des étoiles qui peut permettre d'apprécier leur distance, et, enfin, translation du système solaire.
D'autre part, il faut citer les importantes recherches cosmogoniques de Laplace sur l'origine et le principe même de la constitution du système solaire ; enfin, l'astronomie s'est enrichie encore de deux nouveaux procédés : analyse spectrale ot photographie.
— BiBLioGR. On trouvera, dans les oeuvres complètes des savants que nous venons de citer, les principaux résultats théoriques relatifs à l'astronomie, qui constituent même plutôt la partie appelée mécanique céleste do cette science ; ils sont, du reste, presque tous analysés et magistralement exposés dans l'œuvre capitale de Tisserand {Traité de mécanique céleste). Pour l'astronomie proprement dite, au point do vue do son histoire et de son évolution, il faudrait tout d'abord consulter les collections do Comptes rendus de l'Académie des sciences et de l'Anmtaire au Bureau des longitudes, puis, entre autres ouvrages importants : Ara^o, Astronomie populaire; Biot, Astronomie physique ;GiOTda.no Bruno, Traité de l' Univers {\h9l) , le premier auteur qui mentionne la rotation du soleil sur lui-mC?m6 ; Delaunay, Rapport sur les progrès de l'astronomie {Paris, 1867); Galilée, Traité d'astronomie ; Halley, Astronomias cometicx synopsis ; Petit, Traité d'astronomie; Radau, les Derniers Progrès de la science ;\oge\, les Mondes scientifiques {1875), et quelques ouvrages spéciaux: Huggins, l'Analyse spectrale; P. Secchi, ^ Soleil; Lœwy et Puiseux, >l/'ks de la lune {1897), l'œuvre la plus considérable que l'on possède à ce sujet.
ASTRONOMIQUE {ass) adj . Qui appartient, nui a rapport à l'astronomie : Calculs astronomiques. Tables astrono- MiQOES. La plus belle découverte astronomiqde de l'antiquité est celle de la précession des équinoxes. (Arago.) ii Carte astronomique. Projection plane représentant les constellations. Il Jour as/ronomigue. Durée exacte et toujours la même d'une révolution apparente du soleil autour de la torro, ou mieux d'une révolution de la terre sur son axe : Le jour astronomique commence à midi, c'est-à-dire aupassage du centre du soleil dans le méridien du lieu. Il H^ure astronomique. Vingt-quatrième partie du jour as- ■ rronomiquo. il Année astronomique. Durée exacte d.e la révolution apparcnto du soleil autour de la terre.
— Môtrnl r, (,,".;-. 1 s fronomiques, Nom que certains auteurs M. n; m m lions sexagésimales, dont on fait usage pnin 1 ., : .1 li's degrés du cercle.
— n. ni. l'.iifM a.iiniH.mique, ce qui se rapporte à l'astronomio : /.r cHèhrc Halley, premier astronome du roi de la Grande-Bretagne, a déjà écrit pour soutenir tout Tas- TUONOMiQUK du Système de chronologie de Newton. {Fonten.)
ASTRONOMIQUEMENT {ass) adv. Suivant les règles de
Astronomiques {lfs) [Astronomicon], poème didactique on cinq hvres, du poète latin Manilius, qui paraît avoir vécu au commencement du règne de Tibère. Le style de l'œuvre indique une périodo do bonne latinité. Pogf^e en découvrit le manuscrit. '^
Au milieu de puériles rêveries astrologiques, on est étonné de rencontrer dans ce poème une exposition philosophique de la doctrine stoïcienne de l'.âmo du monde.
Le cinquième livre est supérieur à tous les autres; on
ASTRONOMIQUE — ASTYDAMIE
V romarqiio de poétiques descriptions et dos Apisodos, dont le plus beau, celui d Andromède, ost digne dos poètes du siècle d'Auguste.
La moilleuro édition dos Astronomiques, publiée pour la première fois par Rogiomontanus {U7i), ost colle do Loydo{looo), par J. Scaliger, avec variantes de Fr. Junius.
ASTROPE ou A8TR0PU8 {puss — du gr. astron, astre, otpou.s, pied) n. f. Syn. do waltuÂbik.
ASTROPECTINIDÉ3 (ass— du lat. astrum, astre, etpeeten, inis, pii-iiM,, II. III. pi. Famille do stollérides dont 1 espèce type, astro/irrfrn nurantiacus, se trouve dans la Méditer— ranoo vi d.iiis riMr-a,n Atlantique. — Un astkockctinidé.
ASTROPHA NO MÈTRE {asa — du gr. astron, astre ; phanos. brillant, ot métron, mesure) n. m. Nom d'un instrument destiné à calculer lo lover ot le coucher des astres. Syn.
do ASTÉRÉOMKTRE.
ASTROPHÉE {aS8 — du gr. astron, étoile, et phaô, jo brille) n. f. Bot. Section du genre passiflore.
ASTROPHORE {ass — du gr. astron, astre, et phorns, qui porto) adj. <^ui porto dos étoiles, dos ornements en forme
Mlos
ASTROPHYLLITE (n.M — du gr. astron, étoile, et phullon, feuille) n. f. Espèce minérale appartenant à la famille des micas et que do Lapparont placée dans le genre margarite. Quelques auteurs rapprochent cotto espèce des pyroxènes.
ASTROPHYTE {ass — du gr. astron, astre, et phuton, pluiito) II. ni. Bot. Section du genre échinocactus.
ASTROPOLE {ass — du gr. astron^ astre, et polos, extrémité) n. ni. Bot. Syn. do aster.
ASTROS {Paul-Thérèse-David n'), cardinal français, né à Tourvès (Var) en 1772, mort en 1851. Neveu du comte de Portails, ministre des cultes, il dut à cette parenté l'une des places de vicaire général créées lors de la réorganisation do l'Eglise de Paris, après le concordat. En 1809, l'abbé d'Astros administrait le siège de la métropole en qualité de vicairecapitulalre, et c'est àluique futadressée la bulle d'excommunication lancée alors contre Napoléon. Accusé de l'avoir divulguée, Napoléon avait annoncé son intention formelle de le faire fusiller; il fut incarcéré à Vincenncs jusqu'en 1814. Le retour des Bourbons lui valut la liberté et l'évêché de Bayonne. Au mois de mars 1830, son dévouement aux idées du ministère Polignac le fit appeler à l'archevêché de Toulouse. 11 reçut le chapeau de cardinal on 1850, un an seulement avant sa mort.
ASTROSCOPE [ass — du gr. astron, astre, et skopein, examiner) n. m. Instrument inventé, vers la fin du xvii* siècle, par Schukhard, professeur à Gœttingue, pour faciliter la recherche des astres dans le ciel, et composé de deux cônes, sur la surface desquels les étoiles et les constellations viennent se représenter.
ASTROSCOPIE {ass — rad. astroacope) n. f. Contemplation des astres.
ASTROSOPHIE {ass — du gr. astron, astre, et sophia, sagesse, science) n. f. Etude, connaissance des astres.
ASTROSTATE {ass — du gr. astron, astre, et stasis, position) n. m. Instrument dont se servaient les anciens astronomes ; il se composait d'une lunette mobile autour d'un axe qu'on dirigeait suivant la ligne des pôles. Cet axe, grâce à un mouvement d'horlogerie, effectuait une rotation sur lui-môme en 24 heures sidéralos, de sorte qu'avec la lunette on pouvait suivre constamment une étoile dans sa révolution diurne.
ASTROSTATIQUE {ass-tross ~ rad. astrostaté) n. f. Statique des astres, ou science qui a pour objet le calcul de la masse et de la distance respective des astres.
ASTROTHÈLE {ass — du gr. astron, astre, et thèlè, mamelon) n. m. Genre de lichens pyrénocarpés^ vivant dans los régions tropicales.
A.STROTHÉSIE {ass — du gr. astron, astre, et thêsis, action de placer) n. f. Ancien terme, à peu près synonyme de constellation.
ASTROTRICHE {ass — du gr. astron, astre, et thrix, ichos, cheveu) n. m. Genre d'araliacées-panacées, renfermant des arbrisseaux laineux ou garnis de poils étoiles, originaires do l'Australie.
ASTRUG (Jean), célèbre médecin, né à Sauve {Languedoc) en 1684, mort àParis en 1766.11devintpremiermédecin du roi de Pologne, médecin consultant de Louis XV et régent de la Faculté de Paris. Sa théorie médicale était conforme au système mécanique de Boërhaave. Son principal ouvrage est le Be morbis venereis {1736). On peut citer encore : Traité des tumeu7-'s et des ulcères (1759); Traité des maladies des femmes {1761-65).
ASTRUC {Zacharie), sculpteur et peintre français, né à Angers en 1835. Cet artiste, dont les œuvres ont figuré aux Salons depuis 1869, est l'auteur de la statue le Marchand de masques (aujourd'hui dans le jardin du Luxembourg), qui a été eîcposée en 1882. On doit à Astruc un certain nombre d'écrits d'un caractère humoristique.
ASTUCE {ass — lat. astutia) n. f. Ruse, finesse malicieuse qui tond à nuire : Z'astuce est une finesse pratique dans le mal, jymis en petit. (Marmontel.)
— Syn. Astuce, artifice, perfidie, ruse. V. artifice.
— Anton. Candeur, droiture, franchise, loyauté, rondeur. ASTUCIEUSEMENT (nss) adv. Avec astuce, d'une manière astucieuse : At^ir astdcieusemknt.
ASTUCIEUX, EUSE foss) adj. Qui a de l'astuce : Femme astucieuse. Louis XI était astucieux, il Qui est inspiré par l'astuce : Condui''? astucieuse.
— Anton. Candide, droit, franc, loyal, rond.
ASTUR {ass — mot lat.) n. m. Nom scientifique des rapaces du genre autour. V. ce mot.
ASTURA, restes d'une ancienne résidence de la famille des Frangipani, prov. et à 60 kilom. de Rome (Italie^. Cicéron possédait, non loin de là, une maison de campagne qu'il venait d'abandonner lorsqu'il fut assassiné.
ASTURES, anc. peuple du nord-ouest de l'Espagne, li.ihitani la partie de la Tarraconaise bornée à l'O. par les moniagnes de la Galice, et traversée par la rivière Astura. Ce peuple, le dernier de la péninsule Ibérique, lutta contre les Romains pour la cause de la liberté. Leurs vainqueurs les divisèrent en Aslures Transm^ntani, ville principal©
AsturioH
Armel des Astari^s.
A/ifurum fOviodo), et on Astures AuquJitiani, capi-
ASTURIE et GauciE, prov. romaine de l'Enpagne nord-occid-, créée probablomont par Vohpasioo, aux dépens do la prov. u'Espagno citorieuro ou do la Tarraconaiso. Cap. : Bracara Augwita (Braga). Elle fit plus tard partie du diocèse d'Espagno ot do la préfecture dos Gaalos.
ASTURIEN, ENNE {in, en*}, celui, ccUo qui habite les iturioH. —J^s A.STUnrBNS.
— Adjccirv. Qui appartient aux Asturios ou & lears habitants : Jtace asti;rienne.
— n. m. Dialecte atturien, Dialecte espairnol parlé dans los Asturies. C'est, après le basque, lo plus ancien de la péninsule.
Asturies (les), anc. division administrative du nord do lEsnagne, portant le titre do principauté, et formant aujourd'hui la province d'Oviédo. Capii. f/tjiédo.
— Hist. l^'Asturia dos ancicr
fiartie septentrionale de la pr'-i )ouro, et avait pour capitale A ville principale Lucus Asturum. !■.
lo dernier refuge do la libert*- il rienne, lors do la conquête romaiin-.
Subjugués en 25 av. J.-C. par Ari gusto, les Astures firent ensuit <i partie du royaume f" a Wisigoths.
Quand les Berbers t.t los Arabes anéantirent la domination wisigotho(7n),les Asturies conservèrent, ^râco à leur éloignement et à l'âprcté de leurs montagnes, une indépendance sur laquollo Pelage, issu du sang royal, fonda une nouvelle monarchie. A la tête do quelques compagnons d 'armes échappés comme lui à la défaite de Xérès, il vainquit les Arabes à Cavadongaen 719, et opposa une digue à l'invasion mauresque. Le gendre de Pelage, Alphonse I" le Catholique, oui lui succéda après son fils Favila, continua l'œuvre de son beau-père; pendant son règne, les Arabes se tinrent sur la défensive. Son fils, Froïla I", profita des dissensions des musulmans pour remporter sur eux des avantages, en mémoire desquels il bâtit, sur l'emplacement de l'ancienne Lucus Asturum, la ville d'Oviéao, qui devint sa capitale. .Après sa mort ("68), quelques princes se succédèrent rapidement sur le trône jusqu'en 788, date à laquelle fut élu Bermudo I", le Diacre, qui remporta une grande victoire sur les musulmans en 791, et abdiqua en faveur d'Alphonse H, le Chaste. A partir de ce prince, le royaume des Asturies porta le nom de royaume d'Oviédo, jusqu'à sa réunion à la Castille (1307) par Ferdinand, fils de Sanche le Grand. •
Depuis la réunion de toute l'Espagne sous un seul sceptre, les fils aînés des rois d'Espagne ont porté le titre do n prince des Asturios ».
Astuzie femmînili (le) [les Buses féminines], opéra bouffe, paroles de Giuseppe Palomba, musique de Cimarosa {Naples, 1794, th. des Fiorentini). Cet ouvrace fit son apparition au Théâtre-Italien de Paris, le 2i ""octobre 1802. Le poème des Astuzie femminili a été manifestement imité des Folies amoureuses, de Regnard ; quant à la musique, elle constitue l'un des plus délicieux chefs-d'œuvre qui soient sortis de la plume de Cimarosa. Dans le Astuzie. l'idée musicale n'est pas toujours aussi jeune, aussi primesautière que dans \l Matrimonio ; \es motifs ne sont pas toujours de premier jet ; en compensation, le sentiment comique y est plus complet encore, si l'on peut dire, plus accentué, plus étonnant. Quant à l'orchestre du vieux maître, quoique restreint dans ses moyens, il n' en est pas moins très plein, très sonore, très fourni, et surtout très fleuri et très élégant.
ASTY /gr. astu, ville), mot qui entre dans un grand nombre ae composés, et signifie proprement ville, ville capitale. (.4.ç/i/''û,v. de Mysie, daoslevoisinage de laquelle était un bois sacré de Diane). Ce mot s'écrivait primitivementavecun digammaéoli(|ue (F) initial. Sous cette forme, il se rattache saus difficulté au mot sancrit vastu, endroit, de la racine vas, habiter.
ASTTAGE (assyr. LUuvegu) , dernier roi de Médie (584 av. J.-C.), a régné 35 ans. — Selon Hérodote, sa fille, Mandane, épousa le roi de Perse Cambyse I*', et fut mère de Cyrus II (Cyrus le Grand), qui détrôna son grandpère. — Suivant Ctésias, Asiyage, qu'il nomme Aspadas, n'avait aucun lien de parenté avec Cyrus. — Xénophon déclare que ce fut après la mort de Cyaxarès II aae Cyrus hérita de la Médie. Le règne d'Astyage a été l'objet de nombreux commentaires ; ce que nous savons de plus positif, aujourd'hui, résulte d'une inscription de Nabonid, qui relate année par année les principaux événements qui se sont passés sons son règne. Il s'exprime ainsi dans la 6« année : • Il rassembla son armée, et Astyage marcha contre Cyrus... Quant à Astvage, son armée se révolta contre lui; elle le fit prisonnier, et le livra à Cvrus (549 av. J.-C.). Cyrus s'empara de la capitalo du pays d'Echatane, et prit l'or, l'argent et les nombreux trésors qu'elle contenait. »
Asttanax, fils d'Hector et d'Andromaque. D'après une tradition, il fut précipité du haut des murailles do Troie par Ulysse. Selon une autre version, adoptée par Racine, il suivit sa mère à la cour de Pyrrhus. Le nom de ce malheureux enfant est quelquefois appliqué au rejeton d'une dynastie vaincue et détrônée.
ASTYDAMAS, poète tragique grec, neveu d'Eschyle et élève disocrate. Suivant Suidas, il avait composé deux cents quarante tragédies, ot remporté quinze fois le prix.
ASTYDAMIE n. f. Genre de plantes de la familledes ombellifères, ne comprenant qu'une seule espèce, qni est une herbe vivace des Canaries.
AsTYDAMIE, épouse d'Acaste, roi d'Iolcos. Elle calomnia Pelée, qui avait repoussé ses avances, auprès de sa femme, Antigone. Celle-ci s'étant pendue de désespoir. Pelée renversa Acaste du trône, et nt périr Astydamie.
ÂSTTDABCIE, fille d'Amyntor, roi des Dolopes, et mère de Tlépoleme ou Ctésippe", qu'elle eut d'Hercule. Selon quelques auteurs, la mère de Tlépoleme se nommait Astj'oché et était fille de Phylas, roi d'Ephyro.
ASTYLE — ASYNDREE
ASTYLE (du gr. a priv-, et stulos, style) adj. Se dit dô plantes à fleurs dépourvues de styles. (Peu usité.)
ASTYLE, centaure qui essaya inutilement de détourner ses frères d'engager le combat contre les Lapithes, aux noces de Pirithoiis.
ASTYMÈDE, Rhodien qui, vers l'an 171 av. J.-C, joua un rôle assez important dans la guerre que les Romains rirent à Persée. Il vint à Rome plusieurs fois, en (jualité d'ambassadeur. En l'an 153, il commandala flotte rhodienne contre les Cretois.
ASTYNOME (ass — du gf. astu, ville, et iiomos, province) n. m. Genre d insectes coléoptères. Syn. de ^dilis (ou ^dilk). V. ce mot.
ASTYNOME (gr. astunomos ; de astu, ville, et norneus, gouverneur) n. m. Nom donné, dans certaines villes grecques, à des officiers de police qui étaient chargés de maintenir le bon ordre sur la voie publique, de veiller à la propreté des rues, et de faire exécuter les règlements de voirie. Les astynomes étaient à Athènes au nombre de dix :' cinq pour la ville et cinq pour le Pirée. n Nom que l'on donne actuellement au cnef de la police, à Athènes.
ASTYOCHÉ, fille de Phylas, roi d'Ephyre. Aimée d'Hercule, elle eut de lui un fils nommé Tlépolème. Suivant une autre tradition dont Pindare s'est fait l'écho, la mère de ce dernier était Astydamle, fille d'Amyntor.
ASTYPALÉE, tille de Phénix et de Périmède. Elle eut de Neptune deux fils : Ancée et Eurypyle, roi de Cos, et donna son nom à une des Cyclades.
ASTYPAUÉE, petite île de la mer Egée, entre les Cyclades et les Sporades. Auj. Astropalia ou Stampalia.
ASTYSIE (du gr. a priv. et stuô, être on érection) u. f. Impuissance de l'homme.
ASUDESTIE (de sud. et est) n. f. Période pendant laquelle les vents du S.-E. soufflent constamment, il Ou écrit aussi ASDESTtE, et AssoDESTïK. (Peu usité.)
ASUGIA, anc. nom de la constellation d'Orion.
ASULANUS. Biogr. V. Asola.
ASURAS ou ASOURAS. Dans le védisme primitif, la souveraineté est le plus souvent attribuée à une classe de dieux sur lesquels on manque de données précises et qui sont dénommés Asoaras et quelquefois, au singulier, Asoura. Ce mot semble signifier qui possède la vie, qui est propriétaire de la tne.
— Encycl. Occasionnellement, les Aditir/as et d'autres dieux sont qualifiés Asouras, lorsqu'on leur donne les fonctions souveraines. Il y a donc lieu d'admettre que les Asouras sont des dieux supérieurs, auxquels les Dévas, dieux de second ordre adorés parles hommes, rendent un culte et sacrifient. Les Asouras ont de droit la possession et la puissance que les dieux secondaires n'acquièrent que par la lutte. Mais ils ont en général un caractère jaloux et malveillant qui explique le changement opéré dans le sens du mot " Asouras " , lequel, déjà dans certains Védas, prend le sens do démons, à cause de leur répugnance à se dessaisir de leur puissance en faveur des Dévas, protecteurs attitrés des hommes, et ardents à conquérir de haute lutte sur les Asouras ces biens que réclament d'eux-mêmes leurs adorateurs terrestres. De cette idée il résulta quo Asoura fut considéré comme le négatif du mot supposé Saura. Les Sauras devinrent les dévas ou dieux, les Asouras (non-souras) leurs ennemis ou démons. Ce fait s'est produit dans la religion brahmanique.
ASVAMÉDHA n. m. Sacrifice du cheval, le plus grand du culte védique.
— Encycl. Réservé aux rois, d'abord pour avoir des enfants mâles, ensuite pour acquérir le titre de " empereur du monde entier »> (tchakravarti), Vasvamédha se célébrait par la poursuite du cheval sacré mis en liberté. Le roi devait conquérir tous les peuples qu'il traversait dans sa course. Après un an de poursuite, il était sacrifié d'un seul coup, pour lui épargner la souffrance.
ASVATTHA (açvattha) ou PiPPALA (Jicus religiosa), figuier de Bouddha-Gayâ, sous lequel Çâkya-Mouni' passa sept semaines en méditation avant de devenir Bouddha. Longtemps avant l'apparition du bouddhisme, les Indous vénéraient l'açvattha, dont la racine était consacrée à Brahma.
ASVINB. Myth. V. Açvins.
ASYCmS, pharaon d'Egypte, successeur de Mycérinus (IV« dynastie), dont Hérodote est le seul à parler.
ASYMÉTRIE (du gr. a priv., et de symétrie) n. f. Défaut de symétrie, ii Dans les corps organisés, état de certains organes qui éprouvent du désordre par accident ou par monstruosité.
AS'YMÉTRIQUB adj. Qui manque d'ordre, de symétrie.
— Coquilles asymétriques. Coquilles univalves, dont les côtes ne sont pas disposées symétriquement.
AS'YMÉTRO CARPE (du gr. asummétros, qui n'est pas symétrique, et karpos, fruit) adj. Dont les fruits sont disposés sans symétrie.
ASYMPTOTE [sin-ptoV — du gr. a priv.; sun. avec, et piptein , tomber, c'est-à-dire qui ne rencontre pas, ou qui ne coïncide pas) n. f. Ligne droite dont les différents points d'une courbe s'approchent de plus en j)lus, à mesure que le point de la courbe s'éloigne à l'infini; en d'autres termes, c'est une droite telle, que la distance d'un point d'une courbe à cette droite tend vers zéro, quand le point s'éloigne à l'infini sur la courbe.
Géométrie, algèbre, arithmétique, zone Ou l'invisible pion coupe le vague cône, Où l'asymptote cherche, où l'hyperbole fuit.