V. Hugo
Il On donne également le nom de asymptotes à des branches de courbes qui ne peuvent se rencontrer, quoiqu'elles s'approchent indéfiniment les unes des autres.
— Fig. Voie que l'on suit et qui se rapproche toujours d'un but sans 1 atteindre jamais : La paix universelle est une hyperbole dont le genre humain suit ^asymptote. (V. Hugo.)
— Adjectiv. : Ligne asymptote. Point asymptote.
— Encycl. Droite asymptote ou asymptote recti- LiGNE. On dit qu'une droite est asymptote d'une courbe,
lorsque la distance d'un point d© la courbe à la droite tond vers zéro quand le point s'éloigne à l'infini sur la courbe. Les anciens philosophes, qui étudièrent les intersections d'un cône par un plan {sections coniques), ne tardèrent pas à remarquer que ïhyperbole a deux droites asymptotes. Cette découverte est due à Platon, ou plus probablement à Ménechme, un de ses disciples, qui résolvait le problème de la duplication du cube au moyen d'une parabole et d'une hyperbole décrite entre ses asymptotes. Dioclès et Nicomède, traitant le même problème, découvrirent, le premier la cissoide, le second la conchoide, deux courbes douées chacune d'une asymptote rectiligne. La définition géométrique de ces courbes permet de déterminer immédiatement leurs asymptotes. (V. cissoïde, et conchoÏde.) Nous allons donner une méthode analytique permettant do trouver les asymptotes rectilignes d'une courbe.
— L'équation de la courbe est résolue par rapport à y. Dans ce cas, on aperçoit immédiatement s'il existe des valeurs finies de x, qui rendent y infini, c'est-à-dire si la courbe possède des asymptotes parallèles à l'axe des y.
Soit la courbe y = tg x, les deux droites x = -et x = — -
sont évidemment deux asymptotes parallèles à l'axe des y.
Dans la courbe y = x -{- 2 -\ , la droite x = 2 est évidemment une asymptote parallèle à l'axe des y.
D'autre part, on démontre aisément quo le coefficient angulaire d'une asymptote non parallèle à l'axe des y {direction asymptotique) s'obtient en prenant la limite de
-, (x et y étant les coordonnées d'un point de la courbe),
quand x devient infini. Si ce rapport a une limite m, on obtiendra l'ordonnée à l'origine de l'asymptote en prenant la limite de y — mx quand x devient infini. Ainsi, dans la courbe indiquée ci-dessus, y = x ■\- 2 est une asymptote. Si l'équation de la courbe est mise sous forme nnicursale, les théorèmes que nous venons d'énoncer permettront de trouver les asymptotes.
— L'équation de la courbe est algébrique et n'est pas résolue par rapport à y. L'équation de la courbe peut alors se mettre sous la forme :
f (^)i fi {^) désignant des polynômes en x. Divisant
par yn on obtient :
Si .T = rf est l'équation d'i rallèle à l'axe des y, l'absi
I asymptote à la courbe, pase d'un point de cette courbe
qui
gne à l'infini tend vers d, tandis que — tend
vers 0. Pai" conséquent, f {d) = 0. Les abscisses des asymptotes parallèles à l'axe des y s'obtiennent donc en résolvant l'équation fix) = 0.
Pour obtenir les asymptotes non parallèles à l'axe des y, groupons ensera'ble dans l'équation les termes de même degré ; l'équation s'écrit :
<P {x,y) représentant l'ensemble des termes du p" degré do l'équation. On démontre les théorèmes suivants :
— L'équation qui donne les coefficients angulaires c des asymptotes s'obtient en égalant à zéro l'ensemble des termes de plus haut degré, après substitution de f à x et de c à y.
Ou a donc â résoudre ç^ (l, c) = 0. Soit c une racine de l'équation, l'ordonnée à l'origine de l'asymptote correspondante est donnée par :
f'm ^* ' '^J étant la dérivée, prise par rapport à c, de ©^^^ (1 , c). L'équation ç^(l,c) = 0 est encore appelée équation aux directions asymptotiques.
On démontre qu'une courbe de degré m. ne peut avoir plus de m asymptotes rectilignes ; maïs elle possède une infinité d'asymptotes curvilignes à celles de ses branches qui s'étendent à l'infini.
L'asymptote est souvent considérée, en géométrie analytique, comme une tangente dont le point de contact est situé à l'infini.
— Disposition de la courbe par rapport à l'asymptote. Ce problème peut se ramener immédiatement à l'étude d'une branche de courbe autour de l'origine. Il suffit de remplacer
dans l'équation y par ;^ et x par-;; au point à l'infini correspondra un point à distance fi^nie; l'asymptote deviendra la tangente à la courbe en ce point; le problèm-^ pourra donc se ramener à l'élude d'une branche de courbe autour de l'origine.
On peut d'ailleurs étudier directement la disposition de la courbe par rapport à l'asymptote. Dans le cas d'une asymptote non parallèle à l'axe des y, on développera y suivant les puissances décroissantes de j: ; pour une asymptote rectiligne, on aura tin développement do la forme :
pour une parabole asymptote (nous définirons plus loin une telle courbe) :
Ces équations permettront de résoudre la question.
— Asymptotes aux courbes représentées en coordonnées polaires. Soit une courbe représentée on coordonnées polaires par l'équation :
/•(p,a,) = Ooup = /-(^).
Los directions dca asymptotes correspondent aux valeurs de oj pour lesquelles p est infini.
Soit OT la direction d'une asymptote et a l'angle de cOT.te direction avec OX. Cherchons la distance OK de l'asymptote à la droite OT. D'un point M
de la courbe, abaissons la perpendiculaire MP sur OT. Le triangle MOP donne : MP = OM sin MOP = p sin (u — a). Si ce produit a une limite d quand u tend vers o. la courbe aura une asymptote parallèle àOT située à une distance d de celle-ci. Si le produit n'a pas de limite, la courbe n'a pas d'asymptote. La valeur absolue de la limite donne la distance de l'asymptote à OT, lo signe indique de quel côté elle est placée. La limite du produit p sin (w — o) se présente sous la forme co x 0. On peut la calculer par une
méthode générale ; posons - = A (tu).
sm (w — tt)
- et que le degré de F (x) soit supérieur dep \
< = axP-\-bx^-^-\-.•^-\-l+'
tf{x) étant d'un degré
On peut écrire : p sin (u - , /• \ '
Cette fraction se présente sous forme mdéterminée quand w tend vers a. D'après la règle de Lhopital, on a :
limite de MP ou rf =
— Point asymptote. Un point est dit asymptote d'une courbe, lorsque celle-ci fait autour du point une infinité de circonvolutions en s'en rapprochant constamment.
La spirale logarithmique, p = ac"^^, a l'origine pour point asymptote.
— Cercle asymptote. Un cercle est dit asymptote d'une courbe, lorsque celle-ci fait autour du cercle une infinité de circonvolutions en s'en rapprochant constamment.
La courbe p = a^ — est asymptote au cercle p = a.
— Courbe asymptote. Deux courbes sont dites asymptotes l'une de l'autre quand une droite non parallèle à leur direction asymptotique les rencontre en deux points dont la distance tend vers zéro à mesure que la droite d'intersection s'éloigne de l'origine en restant parallèle à elle-même.
Si l'équation d'une courbe peut être mise sous la forme : ¥'x)
à celui de f{x), on pourra écrire
inférieur à celui de f{x). La courbe :
y = aj^ -^ bx^'^ + — +^ est asymptote de la courbe considérée.
— Plan asymptote. Cône asymptote. Quand une droite parallèle à une certaine direction D rencontre une surface en des points dont l'un est rejeté a l'infini, on dit quo D est une direction asymptotique de la surface.
Si, par un point de 1 espace, on mène des parallèles aux directions asymptotiques, le cône qui a pour génératrices l'ensemble de ces parallèles est appelé : cône des directions asymptotiques de la surface.
Quand une équation algébrique est mise sous forme entière, on obtient l'équation du cône des directions asymptotiques en égalant à zéro l'ensemble des termes de plus haut degré. Dans le cas d'une surface du second degré, si pour sommet de ce cône on prend le centre de la surface, on obtient le cône asymptote de la surface.
Le cône asymptote d'une surface du second degré est le lieu des droites menées par le centre de la surface et rencontrant celle-ci en deux points à l'infini.
Tout plan tangent au cône asymptote est appelé 7)/a« asymptote : c'est un plan tangent â la surface dont le point de contact est à l'infini.
ASYMPTOTIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport à l'asymptote, ii Espace asymptotique, Espace renfermé entre une courbe et son asymptote, i! Direction asymptotique, Direction parallèle à une asymptote. 'V. asymptote.
— Encycl. On appelle ligne asymptotique d'une surface une ligne tracée sur la surface et telle que le plan osculateur en chaque pomt de cette ligne est tangent à la surface.
Les lignes asymptotiques d'une surface ont pour équation différentielle :
rdx^ -\- 2sdxdy 4- tdy^ = 0 , à'z 6^z 6^z
en posant 7* = — -, * = , (=— :■
àx^ àxày dy'
Par chaque point do la surface passent deux lignes asymptotiques, réelles ou imaginaires; elles sont réelles quand la surface est en ce point à courbures opposées.
La propriété des lignes asymptotiques est une propriété projective, c'est-à-dire que, si à une surface f{x.y.z) = o nous faisons correspondre homographiquement une autre surface F (x',i/',:') = 0, les lignes asymptotiques de cette seconde surface s'obtiendront en transformant homographiquement les premières.
Dans une surface réglée, les génératrices forment évidemment un premier système de lignes asymptotiques ; sur une hyperboloïde à une nappe, les lignes asymptotiques sont évidemment les deux systèmes de génératrices rectilignes; dans l'hélicoïde, les génératrices rectilignes et les hélices forment les deux systèmes de lignes asymptotiques.
Si chaque point de la surface est défini en fonction do deux paramètres
x = /'(u.«), y = f{u.v), .- = +(«.^), on aura pour équation des lignes asymptotiques :
il+
AS'YMPTOTISME {tiss) n. m. Etat, propriété de deux lignes asymptotiques : L'asymptotisme semble être, à première vue, un paradoxe.
ASYNARTÈTE (gr. asunartêtos ; de a priv., et sunartaâ, je joins) n. m. et adj. Métr. anc. Se dit d'un vers lyrique composé de deux membres, qui peuvent être considérés chacun comme un vers particulier, et dans lequel la der* nièro syllabe du premier membre — comme la dernière du vers — est indifféremment longue ou brèvo et admet l'hiatus.
ASYNDÈTE ou ASYNDÉTON igr. asundeton ; de a priv. et iundem, joindre, réunin n. m. Sorte d'ellipse parla-
ASYNERGIE — ATAVIQUE
iipprimn dans uiio phraso cortainos particules
ur donrior plus do raj)idit6 et d'énoryii i/ii-ases suivantes offrent dcx exeinpla
emcntSf tout favori
I ' '- //'.' tic lionupartc.
i' riui^uiii, Aii^laiti, Lorrains, que ta fureur r Avançaiout, coiubattalout, frappaient, mouraient ensemblo- Voltaire.
A3YNERGIE f<ln '^T.a priv. ; suu, ,, ), Km T, d.- pLvsiuI. héfaut de tnnrs .uvaiics. (l;iiis l'état do santé.
ASYNTACTIQUE (du yr. a priv., et do sijntactique) adj. l'oiiirairo à l;i s\iii.i.\o : Composés aSYNTACTIQUES.
ASYNTHÉTIQUE (du cr. a prîv., ot de synthétif/ue) adj. Sn (In do kl hiaii'lH^ do lachimio appoléo plus ordinairo-
miMlt ntlMIK ORGANIQUE.
ASYSTASIE ( siss — du gr. asustasia, confusion ; do n [Miv. ; Sun. avec, et stasis, station) n. f. Genre d'acantlia. cos-ruollléos, comprenant des plantes herbacôos, à lotiillos opposées, de l'Asio tropicale, do l'Arabie, do l'Airi- \[un australe et de Madagascar.
ASYSTOUB [siss — du gr. a priv., et de systole) n. f. Iiciaiit, insuffisance de la systole du cœur.
Kncycl. Le mot asysto'ïie désigne un groupe do sympiMiiH's qui est sous la dépendance do l'insumsance car- 'iit |U0. n Asystolie « est un terme faux, puisqu'il veut dire (1( faut do systole, qui caractérise la mort; en réalité, il y a hi//)osifslolie (systole insuffisante). Dans l'asystolie, l'atiHiido du malade est caractéristique : il a la face bouffie, violarée, l'œil brillant, de la bouffissure des paupières, il[i ^.''laflement dos veines jugulaires; les veines sontani-
11 s de battements {pouls veineux). [V. pouls.] Le som-
ri il a disparu ; le malade respire très difficilement, il a II- 1 (odème des jambes, du tronc, et parfois de la face. Cet ( ' 1 1 est sous la dépendance de causes très variables : lé-
■ ; 'Ms des valvules, soit sigmoïdes. soit auriculo-ventricul.iM.-s; dégénérescence du muscle cardiaque; affections 'lu [ii'ricarde, dos poumons, do la plèvre, du médiastin.
I.o traitement varie suivant la cause; il est surtout hase sur l'emploi du régime lacté ot de la digitale. Lo )>!-<'tiostic varie avec l'âge et l'état du malade ; il est souv-'iit grave.
AT, modification du préfixe ad, qui a lieu, par assimilatioij de consonnes, quand le mot auquel il est adjoint iMiiiinence par t : atïewrfre, etc.
AT .-. Abréviation franc-maçonnique signifiant Atelier.
ATABAL et ATABALE n. m. Mus. Syo. de attaballe.
Atabalipa. Hist. V. Atahualpa.
ATABEK OU ATABEY (mot ar. signif. père seigneur, ou /(,;,■ <ht sriiinfur) n. m. Titre donné au sultan et au grand \ i/ir par les historiens orientaux.
AtaBEKS, nom de plusieurs princes turcs qui régnèicnr dans l'Irak, le Farsistan et autres contrées de l'Asie r.'iiirale, après la chuto des Soldjoukides. Leur domination dura de 1148 à 1202, jusqu'à la conquête de Gengis-khan. — /'n Atabek.
Encycl. Le mot atabek est d'origine turque, et si- (.'iiitio proprement le père du prince, ou bien seigneur jirnice, ou encore parent /idole. Quatre dynasties d'Atabeks M'Mt particulièrement mentionnées dans l'histoire orientale mais aucune d'elles n'a joué un rôle historique récl- Ifiiicnt important.
ATABI n. m. Forte étofl*© de soie, du genre des camelots, pure de fil et sans or.
- Encycl. Le nom de atabi est la corruption de Otabiiab, i[iii i-tail un faubourg de Bagdad, où l'on fabriquait des s'iicnes de cette espèce. Les atabis ne furent en usage '|ii aux xii" et xiii" siècles; il en est fait surtout mention 'l;iiis les écrivains arabes. Edrisi (1158) nous apprend que l's centres principaux de production de ces étoffes étaient I-^l'ilian de Perse et Alméria d'Espagne, alors tenus par ils Almoravides-
AtabyRIA, nom donné (luolqunfois à l'île de Rhodes, ou so dressait le mont Ataoyris, le plus élevé de l'île.
AtabyriS, anc. nom do la montagne la plus élevée de 1 ili» do Rhodes. Au sommet s'élevait un temple de Zeus Affthi/rios. L'origine de ce nom est inconnue.
Atacama (province d'), prov. du Chili, cap. Copiapo, I>i'U|j|ée de 71.430 bab. EUo possède 500 mines d'argent, i-'c mines de cuivre, 20 mines d'or, qui commencent à firo fortement épuisées. 11 no faut pas confondre l'Atat aina chilien avec l'ancien Atacama bolivien, cédé au Chili ru ISS3, et formant aujourd'hui la province chilienne d'An- 1 H.ii^'asta. Ce dernier, abstraction fait© de quelques valli 1 s lertiles au N., n'est qu'un vaste désert de sables mou- \,ifiis et arides, tandis quo la province d'Atacama est a-riiole et commer<;ante plus qu industrielle.
atACAMAÏTE (de Atacama. n. do lieu) n. f. Nom donné à uu tvpo de roche météoritiquo syssidère , formée de dunn.' englobée dans un réseau de ier. Ce type se retrouve dans trois chutes difl'érentes.
atagamite ou ATAKAMITE fde Atacama, n. de lieu) 11, I. Oxychloruro do cuivre hydraté. Syn. de rémolinite. - Encycl. h'atacamite, dont la formule est H'Cu-ClO', '.- poids spécifique 3,6 à 3,'ïG, et la dureté 3 à 3.5, est '\ uTi beau vert émoraude, tantôt en masses terreuses ou cnsiallines, tantôt cristallisée.
ATAGE n. m. Entom. Genre d'aptères aquatiques.
Atacini, peuple de la Gaule Narbonnaise I", entre l.s \'.il, «s Ti linéaires et les Volées Arécomiques; il halui III l. \- ils Ir l'Atax (Audo), dans le dép. de l'Aude a.i^.'i / \M< inus(hi«s).
atactomorphOSE (du gr. ataktos, qui n'est pas réglé, .1 'urphôsis, iormaXion) n. f. Etat d'immobilité aosolue do MU -Iques nymphes, qui n'en sortent que pour subir leur
■ i.iiKTO métamorphose. (Pou usité.)
ATAGHAN n. m. Sorte de poignard oriental. Syn. do
■iATAGAN :
Le chef maure au large ataghan,
Atahualpa ou Atabalipa, aornior inca du Pérou,
mort en 1533, honta eu 1517 du royaume de Quito, conquis par son p-'-re Huana-Capac, 'tandis que son frèro Huascar prenait possession du reste do l'empire. La
puorro éclata bientôt entre eux an sujet d'un si richo héritage, ot la lutro était dans toute sa violence quand Pizarre arriva au Pérou, en 1532. Atahualpa ayant, à la suito do doux batailles sanglantes, fait prisonnier son frère et ordonné la mort do tous les princes du sang dos Incas, Iluascar excepté, Pizarro l'attira porfidomeut à une entrevue ot s'empara do sa personne. L'inca donna alors l'ordre do faire mourir son frèro Huascar, et, en échange de sa liberté, offrit dos monceaux d'or aux Espagnols. Mais, quand il eut tenu sa promesse, Pizarro refusa do lo mettre on liberté, ot le fit condamnnr à mort. Pour n'être pas brûlé vif, Atahualpa reçut le baptême dos mains du dominicain Vincent de Valvordo, ot mourut étranglé dans sa prison.
AtaÏDE (Louis i>'), hommo d'Etat et capitaine portugais, né on 1519, mort à Goa on 1580. Nommé vice-roi des Indes on 15G9, au moment où toutes les puissances indiennes so liguaient pour chasser les Portugais do l'Asio, il vainquit tous ces princes, et rétablit l'ordro dans l'administration.
AtAÏR n. m. Nom donné à l'étoile la plus brillante de la constellation do l'Aigle. Atalr est une étoile de promicro grandeur, animée d'un mouvement propre. Syn. Altaîr.
ATAKAMITE n. f. Miner. V. ataoamitk.
AtaLA (nom emprunté à un roman de Chateaubriand) n. f. PlaiHic tolescopique, n" 152, docouvorto par Paul Honry, lo 2 novembre 1875.
Atala, petit roman de Chateaubriand (Paris, 1801). Ce fut le premier ouvrage do l'illustre écrivain. La scène so passe dans l'Amérique du Nord. Cbactas, fait prisonnier par une peuplade ennemie de la sienne, a été condamné ù être brftlé. Atala, fille du chef le plus puissant de la tribu ennemie, devient amoureuse du prisonnier, le délivre pendant la nuit, ot s'enfuit avec lui dans le désert. La peinture des alternatives de crainte, d'espoir, d'amour, de remords, qui tourmentent ces innocents fugitifs, a fourni de belles pages au génie poétique de Chateaubriand. Atala. élevée dans la foi chrétienne, fidèle à un vœu de virginité dans lequel sa mère s'est engagée pour elle, est une figure pleine d'intérêt, et dont l'auteur a développé los moindres traits avec un art infini. Un missionnaire, le P. Aubry, emmène Atala et Chactas dans sa cabane, et, le lendemain, les deux sauvages assistent à la messe qu'il célèbre en plein air. Le dénouement est triste. Atala, se croyant condamnée à rester vierge, s'empoisonne, ot le P. Aubry n'a quo le temps de recevoir sa confession. On assiste ensuite aux obsè(|ues de l'héroïne, puis au martyre du P. Aubry, qui est brûlé vif.
Dans cette touchante histoire, où la force de la passion est peinte avec éloquence, Chateaubriand révélait à 1 Eu rope un monde tout nouveau les grands lacs et les forêts vierges do l'Amérique du Nord, le contraste de la \ie sauvage et de la vie civilisée, donm I eut .i sim Ldiii.inune perspective lointaine i|uienaiuiii i l i
Les funérailles d'Atala, d'après
Atala (les Funérailles d'), tableau de Girodet.Ce tableau (au Louvre) est la mise en scène du célèbre épisode final de VAtala do Chateaubriand. Très admirée lors de son apparition au Salon de 1S08. cette toile a pu paraître, depuis, manquer d'émotion réelle et d'accent.
ATALANTE (de Atalante, n. myth.) n. f. Alchim. Eau mercuriale fixée par le soufre.
Atalante, héroïne légendaire qui figure dans la mythologie arcadienne et dans lo cycle thébain. La seco'nde tradition en fait une fille de Schœnée, roi de Scyros. Ayant déclaré qu'elle n'épouserait quo celui de ses prétendants qui l'aurait vaincue à la course, oUe so laissait d'abord devancer, puis les poursuivait, les atteignait et les tuait. Sur le conseil de Vénus, Hippomène, luttant de vitesse avec elle, laissa tomber l'une après l'autre trois pommes d'or ; et, tandis qu'elle s'arrêtait pour les ramasser, il atteignit le but. La légende arcadienne la fait naître à Schœnée. Exposée après sa naissance, elle fut nourrie par une ourse. Elle devint une chasseresse célèbre, ot on la retrouve dans lo récit de la chasse de Calydon. La tradition arcadienne la fait épouser par Mélaniôn, qui triompha d'elle par le même stratagème qu'Hippomène.
Atalante n. f. Planète télescopique, n" 86, découverte par Goldsciimidt, le 5 octobre 1855.
Atalante (représentations diverses d'). Le sujet d'Atalante, figurée, soit isolément, soit groupée avec Hippomène, Mélaniôn ou Méléagre, a été fréquemment traité par les artistes modernes. Il est rare dans l'antiquité. Une des plus curieuses compositions auxquelles il ait donné lieu pondant la Renaissance est la Course d'Atalante, du peintre ferrarais Francesco Cossa (1438-1480), au musée de Berlin. Hippomène y est costumé en page, et Atalante, qui ramasse los pommes d'or, en demoiselle. — En Italie, le Guide a peint la Course d'Atalante et d'Bippomène (Naplesj. En France, au xvu» siècle, Lebrun a traité le sujet d Atalante et de Méléagre dans une série de toiles qui racontent la vie do Méléagre ; la Hencontre de Méléagre et d'Atalante; la Chasse de Méléagre et d'Atalante, aujourd'hui au Louvre, et Atalante couronnée par Méléagre. — Au début du xyiii* siècle, Guillaume Coustou, premier du nom (1678-1746), avait sculpté, pour le château de Marly, deux souples statues d'Atalante et d'Hippomène.
d'IIippomènc, d'après le Guide (Naplei).
ATALANTHE n. f. Genre do plantes do la famille des composées, réuni au goure laiteron. (V. ce mot.)
Atalanti, petite villo de Grèce, près de la mer et du «anal du même nom ; 1.700 hab. Non loin de là soDt les ruines d'Oponte, capitale des Locrioos orientaux.
Atalanti (canal d'), anciennem. golfe d'Eubée : bras de mer qui sépare la Locride de l'île d'Eubée ou Négrepont.
ATALANTIE (rad. Atalante, n. myth.) n. f. Genre d'arbres ou d'arbrisseaux épineux de la famille des rutacées, tribu des aurantiées, indigènes de l'Asie équatorialo «t de l'Australie.
ATALERBIE n. f. Bot. Syn. de htdbolée.
ATAMAN (do l'allemand hauptmann, capitaine) n. m. Chef de cosatjues : Les cosaques élisaient eux-mêmes leurs chefs, nommés atamans. (Mérimée.) ii On dit plus ordinairement HETMAN.
ATAMISQUÉE (miss) n. f. Genre do capparidées, tribu des capparées. comprenant un arbuste chilien, à feuilles linéaires, comme celles d'un argousier.
Atanagi (Dionigi), littérateur italien, né à Cagli (duché d'Urbin), mort à Venise entre 1567 et 1574. Il passa vingt-cinq ans à Rome, dans l'indigence et l'obscurité, fut ensuite appelé à la cour d'Urbin pour revoir lo poème de Amadis de Bornardo Tasso, père du Tasse, et acheva ses iours à Veni.sc, occupé de revisions, do corrections ot d'éditions d'ouvrages.
Atar n. m. Nom du feu dans la religion mazdéenne. Los Parsis le nomment Alecb. Il est considéré comme le fils du grand dieu Ahura-Mazda, mais il est étroitement uni à l'Arnschaspand Ashavahïsta, le génie de la pureté, l'ennemi do la maladie, de la mort et des mauvais esprits.
ATARAXIE (gr. nfaraxia; de a priv., et taraxis, émotion) n. f. Calme d'esprit, état d'une personne imperturbable : Les stoïciens tendaient à /'atabaxie. (Acad.)
— Encycl. l^ataraxie, c'est-à-dire la négation de toute passion et de toute action, l'égoïsme philosophique, apparaît comme le dernier mot de la philosophie morale dans l'antiquité. Stoïciens, épicuriens, pyrrhoniens, partis do points si différents, aboutissent à ce même terme. Pour tous, l'homme idéal, le sage, est celui qui, aâranchi des passions et des misères qu'elles traînent à leur suite, détaché de toute crainte et de toute espérance, assiste indifférent aux pénibles efforts, aux luttes stériles et aux folies de l'humauité. L'ataraxie stoïcienne se déclare supérieure même à la douleur physique; l'ataraxie pyrrhonionne écarte ce qu'il peut y avoir de laborieux aâns la contemplation, c'est-à-dire la recherche de la vérité; l'ataraxie épicurienne s'en tient au mépris des passions, des soucis, des inquiétudes, ne demandant que l'exemption des souffrances physiques et la santé. Il tant remarquer que l'invasion dans les consciences de l'ataraxie a coïncidé avec la mort du patriotisme et de la liberté antiques.
ATARAXIQUE adj. Qui a rapport à l'ataraxie.
Atar-Gull : le l'ar. a/ar, parfum, et du pers. giil, fleur rose), roman d'Eugène Sue (I83ï). Le colon Will, pour se débarrasser d'un esclave inutile, et toucher une indemnité, accuse faussement et fait condamner à mort un vieux nègre. Le fils de ce dernier, Atar-Gull, cherche et réussit à être l'esclave favori du colon, qui voit bientôt périr les siens, et la ruine entrer dans sa maison. Une vivo émotion le rend muet. Il vient en France avec Atar-Gull, qui travaille pour lo faire vivre et qu'il considère comme son bienfaiteur : alors, Atar-Gull lui révèle qu'il est l'autour de ses malheurs. Will meurt, laissant pour héritier Atar-Gull, qui obtient pou après le prix Montyon. — De ce roman terrible, écrit avec une grande vivacité dans le récit, Anicet Bourgeois et Michel Alasson tirèrent, en 1832, un mélodrame qui eut un brillant succès.
AtATCHI, montagnes de l'Asie occidentale (gouv. d'Orenbourg). longeant le fleuve Oural et séparant sa vallée dos steppes habités par les Ivirghiz. Fer, jaspe, aimant.
Ataulphe, roi des Wisigoths, beau-frère et successeur d'Alaric. de 4U> à 415. Il épargna, dit-on. Rome à la prière de Placidie, fille du grand Théodose, sa captive depuis le sac de Rome par Alaric. Tour à tour allié ou ennenu dc l'emporour, il écrasa les usurpateurs Jovin et Sébastien, mais pour s'emparer de leurs provinces dans les Gaules . En 414, il épousa Placidie, à. Narbonne, malgré Honorias- Le rêve do ce barbare semble avoir été de se rapprocher du trône des Césars, et d'imposer aux 'Wisigoths la civilisation romaine. 11 n'en eut pas le temps, car il fut assassiné à Barcelone en 415. au moment où il allait disputer l'Espagne aux Alains et aux Vandales.
— BIbliogr. : Dahn, die Kônige der Germanen ("Wun2bourg, 1S70).
Ataun, bourg d'Espagne (prov. do Guipuzcoa), à 32 kil. de Saint-Sèbastiën, sur larivièroA/aun; 2.800 hab. Sources minérales, forges et moulins.
AtauR, un des noms de la constellation du Taureau. ATAVIQUE adj. Qui se rapporte à l'atavisme ' Théorie
ATAVIQUli.