ATEUCHUS
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Siêco vitréo sur lo toit ot sur un cùto ; la partio vitriio uit, autant quo possible, ^'tro uxposéo au nord. Plus 1 alolier ost étroit ot plus lo vitrage du toit est rapprocluj du modèle, plus les effets obtenus sont beaux. La largeur la plus convenable est do 3 à 5 m. ; quant à la longueur, ello dépond des objectifs employés : une longueur de 8 à 10 m. est une bonne moyenne, 'il faut choisir avec soin lo verre qui doit servir au vitrage : un grand nombre do verres, bien quo paraissant absolument mcolores, absorbent la plus grande partio dos radiations actiniquos. En Angleterre, on donne la préférence à un verre blou pâle, coloré par dos sols do cobalt ; à défaut do vorro blanc, les verres verdâtres sont ceux qui conviennent la mieux. Un jeu do rideaux, en coton blanc ordinaire (ceux on coton bleu étant trop opaques ot ceux en mousseline trop transparents), placés suivant la largeur de l'atelior, et pouvant s'ouvrir aisément, permettra do donner tous los éclairages possibles.
Atelier (représentation, par les peintres, de ledr). L'idée de se représenter au travail dans leur atelier, ou de montrer leur atelier dans un pittoresque désordre, devait naturellement venir aux peintres. Aussi les tableaux do ce genre sont-ils fréquents et intéressants pour l'histoire do Van. Teh y Airlier d'Adrien Van Oslade.VAlelier de Mii'ris, VAlelin- dt; Craeslieke ico dernier au Louvre). Nos arti.stes li-aiirais n'ont pas moins exploité ce sujet depuis Lo
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iKvs respiratoires. i)ail!i-iii' , i lu industrie comporte son li\:;iii.
o , qui sera exposée en su 1 1 i . i m | . ^ r.iatiôre est régie par une luj li ri 1893 pour l'hygiène des tiavin!
l'ii général; parles lois du 21 avn lu 27 juillet 1880, du 8 juillet 18'."' tr l'hygiène du voisinage des auincommodes ou insalubres, v. in
•. Alelirrs irlierspu- I ii'rs sans 1 (ans les .sàAthédos secefugc aux
travail, est un i:r.
vastes travaux pu '.h.
nés, sous Périclés, il tiens destinées à ser\ .. «^ .v,.w^^, citoyens pauvres et sans travail. Vers 1454, les magistrats et les bourgeois de Reims créèrent des ressources aux nombreux affames que les malheurs publics avaient réduits au désespoir, en ouvrant à frais communs des ateliers.
Divers édits, au xvi« et au xvii" siècle, prescrivirent d'employer aux travaux publics les indigents valides. Louis XVI étendit ce modo d'assistance à tout le jyaume, en faisant ouvrir des travaux publics dans chaque province, pendant la morte saison. Turgot, dans son intendance de Limoges, avait auparavant organisé, pendant une disette, des ateliers de charité.
Un véritable atelier de terrassement fut, après la prise de la Bastille, constitué à Montmartre, oii des ouvriers sans travail, jusqu'au nombre do dix-sept mille, élevèrent des fortifications capables de mettre la ville à l'abri d'un coup de main qu'on semblait redouter de la part de la cour. Cet atelier, supprimé le 31 juillet 1789, fut remplacé par d'autres ateliers disséminés dans Paris. Chaque district eut bientôt, de même, son atelier de charité, dont l'Etat faisait los fonds. Le 19 septembre 1790, la ville de Paris obtint de la Constituante un million pour être employé à des travaux utiles. La besogne fut improductive, comme il arrive le plus souvent en pareil cas, ot les ateliers de secours de Paris furent dissous par un décret du 16 juin 1791. La journée du 10 août 1792 fut suivie 10 nouvelle crise commerciale. On employa beaucoup vriers, jusqu'à la fin d'octobre, aux terrassements du eamp sous l'aris, destiné à arrêter la marche des Prussiens. Blentùt, d'ailleurs, la guerre terrible que la République soutint contre toute l'Europe fournit de l'emploi à tous. On ouvrit encore des ateliers pendant les crises de 1810 et 1817, puis à la suite de la révolution de 1830.
Mais c'est en 1848, après la révolution de Février, quo fut faite l'application la plus largo des atelierspublics, et aussi la plus lameuse. La chute du gouvernement do Louis-Philippe ayant aggravé la crise dont on souffrait depuis doux ans déjà, le travail fut interrompu dans los ateliers privés. Le gouvernement provisoire arrêta en principe qu'il fallait secourir l'ouvrier par le travail plutôt que par l'aumône ; le 26 février, il décréta l'établissement immédiat à'ateliers nationaux, et ordonna la re-
rise de tous les travaux publics en cours d'exécution.
,es ouvriers devaient s'adresser aux maires de leur arrondissement, qui les dirigeaient sans retard sur les chantiers. Malheureusement, cette création généreuse ne tarda pas à devenir d'un fonctionnement très difficile : le chiffre des embrigadements, augmenté sans cesse par des ouvriers accourus des provinces, dépassa cent mille, sur lesquels les doubles emplois pouvaient s'élever à un dixième. Les dépenses totales atteignirent près de quinze millions.
^ Dès ses premières séances, l'Assemblée constituante
l'occupa de la question des ateliers nationaux, et, sur le rapport de Falloux, conclut à leur dissolution immédiate. Désespérés, ceux des travailleurs des ateliers nationaux qui étaient d'honnêtes gens se joignirent aux individus sans scrupule également embrigadés dans les ateliers, et répondirent à la mesure de l'Assemblée par les terribles journées de Juin, où force finit, non sans beaucoup de sang versé, par rester à la loi.
Lyon et d'autres villes eurent aussi leurs ateliers nationaux ; mais leur suppression n'entraîna aucun désordre.
— Biblioqr. : Thomas (Emile), Histoire des ateliers nationaux (Paris, 1848).
- Dr. V. manufactures (Travail des enfants dans les);
APPRENTISSAGE ; CONSEILS DE PRDd'hOMME.S : ÉTABLISSE- SEMENT.S DANGEREUX, INSALUBRES OU INCOMMODES. Il Afain-
tien de l'ordre et de la discipline dans les ateliers. V. prud'hommes [conseil de).
— Phot. L'atelier du photographe se compose d'uae
L'atelier d'Horace Vemet, d'après Horace Vernei Nai
iqu'à Meissonii Horace Vernet et Bruyas (ce demie
' et à Dantan, en passant par David, , as (ce dernier au musée de Montpellier). L'atelier d'Horace Vernet, turbulent et amusant s'il en fut, est encore le plus intéressant, par la quantité de portraits qu'il renferme. L'amateur de piston, penché sur une table, c'est Eugène Lami; Amédée de Beauplan fredonne une romance ; Horace Vernet, la palette au pouce gauche, fait des armes avec son élève Ledieu, lieutenant de la ligne. Le colonel Bro fume un cigare avec le peintre Langlois ; Montfort et Lehoux, en boxeurs, nus jusqu'à la ceinture, se chauffent sur un poêle ; enfin, un jeune artiste qui devait se faire connaître, Robert Fleury, peint une toile de chevalet sous les yeux de l'élégant doForbin.
ATÉLINE (du gr. atéleia, imperfection) n. f. Espèce minérale, résultant de l'altération de la ténorite.
ATÉUNES (même étym. qu'à l'article precéd.) n. f. pi. Nom donné par Link à la dernière classe du règne végétal. (Ce terme a disparu de la science.) — Une atéline.
ATÉUTE n. f. Oxychlorure hydraté do cuivre. V. atacamite.
AtcixA, anc. ville do Campanie, entro Capouo et Naples ; aujourd'hui Aversa. Cette ville a donné son nom aux atellanes.
ATELLABE. Entom. V. ATTELABUS.
ATELLANES {Atellanas fabulse ou Osci ludi) n. f. pi. Pièces bouffonnes ou farces populaires, ainsi appelées du nom de Atella, ville de Campanie, entre Naples et Capouo, au pays des Osques. — Ine atellane.
— Encvcl. Ce genre fut introduit à Rome au m' siècle avant notre ère, après les guerres du Samnium. Tandis que toutes les autres pièces Je théâtre étaient jouées par des esclaves ou des affranchis, les atellanes le furent toujours par de jeunes Romains masqués. Ces pièces, très libres d'allure, touchaient aux sujets les plus variés : c'était un mélange de comédie d'intrigue, de comédie de mœurs, et de satires contre les personnes. Elles mettaient en scène un certain nombre de personnages traditionnels : Maccus (le sot), Pappus (le barbon), Bucco (le gourmand), Dnssennus, Manducus, Lamia. Python, Mania, etc. Elles se jouaient d'abord après les grandes pièces (tragédies
canevas ilesacteurs imprc
dialogue, y mêlaient des chants en vers saturnins. Par là, ce genre est une des origines de la comedia deW arte. — Vers le temps de SyUa.Ies atellanes devinrent un genre littéraire, ot furent écrites en vers ïambiques ou trochaïques. Les auteurs principaux d'atellanes sont Pomponius et Nœvius, dont nous avons quelques fragments.
Personnages des atellanes.
comédies), sur un simple visaient en grande partie le
— Bibi.ioor. : Munck, Defahutin aMlani»IBres\ati, 1840); Moyer, les Aleltnnei, (Paris, 1842) ot Eludes sur le théâtre latin (Paris, 1847); Fragments dans le» Comicorum taitnorum rcliiiuim, do Ribbcck.
ATELLE n. f. On entendait par l/où d'alellu, au moyen âge et jusqu'au xviu" siècle, <lo minces lattes refendues et non sciées, qui étaient employées par les armuriers à la confection dos fourreaux d'épées et do dagues. Lo bois datcUe lo plus employé était lo hêtre; les statuts des corporations no permettaient pas aux maîtres, on France comme en Espagne, de se servir d'un autre bois.
ATÉLO ou par élision ATÉL (préf. dérivé du gr. atiflét, incomplot). En composition, indique l'absence ou lo développement incomplet d'une partie : xTiLencéphalie, développement incomplet de 1 encéphale ; ktkl/>cardie , du cœur ; KT^.iMnujt'die, de la moelle ; ATtOjoprosopie, de la face ; ATKhorachidie, du racliis.
ATÉMËLE (du gr. alémelés, négligent) n. m. Genre d'in
fermant
Atémèle (gr. 5 fois).
sectes coléoptères, famille des staphyiinidé do petits staphylins, voisins des mvrmcdonia, et nui habitent le norddo l'Europe. Citons Vatemcles paradoxus.
A TEMPO (tin — mots ital. signif.
à temps) loc. adv. Lorsque, dans le courant d'un morceau, une indication a fait connaître à l'exécutant quo lo mouvement doit être, pendant quelques mesures, soit un peu élargi, soit au contraire un peu serré, ces mots : a tempo, lui indiquent qu'il doit reprendre lo mouvement primitif et régulier.
ATENANCHE n. f. Dr. féod. Trêvo, suspension d'hostilités entre des nobles ijiii étaient en guerre, obtenue pour tàcImt il'^ 1rs réconcilier durant ce temps.
Aténolphe I" ou Aténulphe,
l'iirlaii-iir de la seconde principauté de Béoévent; mort cil 910. Il avait conquis Capoue en 887, Bénévcnt en 900, mais il ne put chasser les Sarrasins établis au Garigliano. Il eut pour successeurs ses deux fils, Aténolphe n ( mort en 940) et Landolphe, qui régnèrent conjointement !■( liri'iit iirospérer ce pays par une sage administration.
AtéPOMARE, roi gaulois légendaire, auquel on attri- Kii.. la première fondation de Lyon. Il aurait envahi l'Italie et assiégé Rome, mais aurait été défait par les Romains pendant la nuit, grâce au dévouement des filles esclaves cle Rome.
ATÉRAMNE n. m. Bot. Syn. de argtthamne.
AteRGATIS, nom grec d'une divinité des Philistins, qui avait la forme d'une femme dont la partie inférieure du corps se recourbait en queue de poisson. C'est la Derceto dont parlent Pline, Ctésias et Diodore. Elle représente le principe femelle de la génération, tandis que Dagon, le dieu-poisson, en estle principe mâle. Elle est apparentée avec la Cybèle phrygienne. Ses fêtes, célébrées en particulier à Karkemish, étaient le rendez-vous de nombreux dévots, et l'occasion de foires importantes.
ATERMOIEMENT ou ATERMOÎMENT (rad. atermoi/er) n. m. Contrat par lequel le créancier accorde un délai à son débiteur, lorsque celui-ci se déclare dans l'impossibilité de payer à l'écliéance. V. faillite, concordat.
— Par ext. Délai, remise, action de différer : Les ministres de Siyistnond avaient toujours des atermoiements à opposer aux réclamations des envoyés moscovites. (Mérimée.)
ATERMOYER (rad. terme. — Change l'y en i devant un e muet ; J'atermoie. Qu'il atermoie. Prend un i après l'y aux deux prem. pors. pi. de l'imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : A'ows atermoyions, vous atermoyiez. Que nous atermoyions, que vous atermoyiez) v. a. Reculer, prolonger le terme d'un payement : Payer ta rente et atermoykb les intérêts.
— Par ext. Retarder, ajourner, différer, renvoyer à une autre époque : Atermoyer sa réponse, son départ.
S'atermoyer, v. pr. Prendre un arrangement avec ses créanciers, obtenir des délais pour le payement.
AternO ou Pescara, fleuve côt. de l'Italie centrale, long d'environ 160 kilom., qui arrose Aquila, Popoli ot Pescara, et finit dans l'Adriatique.
Aternum, nom do plusieurs villes anciennes de l'Italie ; l'une située dans le pays des Samniles, sur les rives de l'Aternus (auj. Pescara), les autres eu Apulie et en Lucanie.
Atesh-Kédé, recueil biographique et bibliographique des principaux poètes persans, par Louthf-Ali-Beg. Cet ouvrage, dont lo titre signifie littéralement la Maison ou le Temple du feu, le Pyrée, fournit les biographies de huit cent quarante-deux poètes, tant anciens que modernes, jusquen l'an 1799. U constitue une véritable anthologie de la race persane ; car Louthf-Ali-Beg cite presque toujours, au-dessous du nom du poète dont il retrace la vie, des fragments quelquefois considérables de son œuvre.
AtessA, ville d'Italie (prov. d'Abruzze citer.), ch.-l. do cant. : 10.200 hab.
Bestiaux, fruits.
Ateste, ville d'Italie, pays des Vénètes. .\uj. Este.
ATÊTER (S") V. pr.
S'attaquer à : 7/ s atèta au président de Mestne. (Reiz.) [Vx.]
ATEUCHUS [kuss
teukhos, arme) n. m. is- "«w.
Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des copridés, renfermant do gros bousiers à corps plat, à chaperon très denté, habitant les régions chaudes de l'ancien monde, surtout dans la zone désertique et circaméditerranéeune.
ATFYH
ATHANATES
— Encvcl. Les ateuchus sont les fameux scarabées des anciens Egyptiens (v. scababée) ; ils ont l'habitude de rouler entre leurs pattes de grosses boules de crottin qu'ils enfouissent dans le sol, peut-être pour s'en nourrir, peutêtre pour y déposer leurs œufs. Mais leurs métamorphoses sont inconnues. Nombreuses espèces, ordinairement noires, parfois vert doré, comme dans Yateuchus yEgyptiorum. Cirons Yateuchus sacer, scarabée des archéologues, commun dans le midi de la France.
AtfYH ou Atfieh {YAphrodiiopolis des Grecs), ville de la moyenne Egypte {gouv. de Ghizeh), sur la rive droite du Nil; 2.750 hab."
Ath, villede Belgique (prov.de Hainaut), arr.judic.de Tournai, sur la Denore ; 9.868 hab. Commerce de toiles de lin.— -Pop. du cant. : 20.000 hab.; de l'arr. adm. : 92.000 hab.
Prise par Louis XIV en 16G7, cédée par la paix d'Aixla-Chapelle à la France, qui la rendit par la paix de Nimè^ue. Prise par Catinat en 1697, elle fut rendue aux Imj)ériaux par le traité de Ryswick ; prise par les Hollandais en 1706, rendue par eux à l'empire en 1716; reprise sous Louis XV en 1745; démantelée et restituée à Marie- Thérèse par la paix d'Aix-la-Chapelle. Après la bataille de Jemappes, elle devint française avec tout lo Hainaut; les traités de 1815 l'ont enlevée à la France. Patrie du P. Hennepin, récollet, un des explorateurs du Mississipi.
AthaBASCA, rivière importante du Dominion canadien, longue d'au moins 1.200 kilom. Elle naît dans le territoire d'AIberta, se grossit de la rivière Eau Claire, traverse le petit lac des Esclaves, et finit dans le lac qui porte son nom. — Un des neuf territoires du Nord canadien plus grand que la France {660.000 kilom. carr.), fort peu peuplé, tire son nom de cette rivière.
— BiBLiOGR. : Petitot , Géographie de l'Atkabascaw- Mackenzie ( « Bull. Soc. géogr. u, juill.-sept. 1875).
AthABASCA, grand lac du Dominion canadien, constituant la « réserve supérieure du fleuve Mackenzie », d'une superficie de plus de 7.000 kilom. carr. \\ reçoit à l'E. les eaux du lac Wollaston, au S.-O. celles du fleuve qui porte son nom, et les écoule par la rivière des Esclaves, dans le Grand lac des Esclaves. Deux postes do commerce ont été établis sur les bords de ce lac par la Compagnie de la baie d'Hudson.
ATHALAME (du gr. a priv., et thalamos, lit) adj. Nom donné par Acharius aux productions lichénoïdes dont il n'avait pu observer les fructifications. (Terme inus.)
Athalarig, roi des Ostrogoths de 526 à 534, succéda, encore enfant (il était né vers 516), à Théodoric, sous la tutelle de sa mère Amalasonte.
ATHALIE n. f. Genre d'insectes hyménoptères. V. ten-
Athalie, reine de Juda, célèbre par ses crimes et son impiété, morte en 878 av. J.-C. Fille d'Achab, roi d'Israël, et de Jézabol, elle épousa Joram, roi de Juda. Elle régna après son fils Ochosias (884). par suite, dit-on, du meurtre de quarante-deux princes de sa famille. Le seul sauvé, Joas, élevé secrètement dans le temple par le grand prêtre Joad, fut proclamé sept ans plus tard, et Athalie périt massacrée par le peuple, qui renversa les idoles de Baal, relevées par elle.
Athalie, tragédie de Racine, en cinq actes, avec chœurs. Ce fut la dernière œuvre dramatit^ue de Racine, et c'est peut-être son chef-d'œuvre. Athalie, irritée du massacre de sa famille, voulut exterminer celle de David; elle fit périr les enfants d'Ochosias, ses petits-fils, et elle usurpa la couronne. Joas, encore au berceau, échappa seul au massacre, sauvé par Josabeth, femme du grand prêtre Joad et sœur du roi Ochosias, mais d'une autre mère qu'Athalie. L'enfant royal est élevé dans le temple par les soins du grand prêtre, sous le nom d'Eliacin : Joad et Josabeth connaissent seuls le secret de sa naissance; le moment est venu où l'impiété d'Athalie, portée à son comble, doit attirer sur sa tète la vengeance inexorable du Très-Haut, et Joad, plein d'une sainte confiance, découvre le précieux rejeton de David, qu'il avait tenu caché jusqu'alors avec tant de soin. Les seuls secours sur lesquels il a compté pour le succès de son entreprise sont ceux du ciel ; Dieu est pour Joas ; il met le trouble dans les esprits d'Athalie; la reine impie succombe, et l'enfant mystérieux monte sur le trône de ses pères.
Le récit que fait Athalie d'un songe qu'elle a eu est, parmi beaucoup d'autres pages superbes, une des plus belles que ion puisse citer.
Athalie, comme Esther, avait été, sur la demande de M"* de Maintenon, composée pour les pensionnaires de Saint-Cyr; elle ne fut point jouée, mais seulement récitée par les demoiselles; et ce n'est qu'en 1702 qu'elle fut représentée pour la première fois, chez la duchesse de Bourgogne. Les courtisans lui firent un accueil très froid. Seul, parmi les contemporains, Boileau fut d'un avis favorable. " On y reviendra, disait-il à Racine; je m'y connais: Athalie est votre chei-d'œuvre. » Boileau avait raison : la tragédie reprise en 1716 fut applaudie avec transport: et, depuis cette époque, le chef-d'œuvre de Racine est resté toujours en possession de la scène.
Avant Racine, le sujet avait été déjà traité ; les jésuites de Clermont firent jouer, en 1658, par leurs élèves, une tragédie intitulée Athalia. D'autre part, il paraît que Racine s'est inspiré en plusieurs endroits du Triomphe de la Limite de R.-J. Nérée, imprimé à Leyde en I605.
Parmi les vers d'Athalie, beaucoup sont restés comme de belles maximes de grandeur et de vérité :
— La foi qui n'agit point, est-ce une foi siucère ?
— Et quel temps fut jamais si fertile en miracles 7 Cet esprit d'imprudence et d'erreur,
De la cliute des rois funeste avant-coureur.
— Un songe, me devrais-je inquiéter d'un songe?,..
— C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit
— Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage, Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
— Qu'importe qu'au hasard un sang vil soit versé ?
— Diau laissa-til jamais ees enfants au besoin? Aux petits des oiseaux il donne leur pâture, Et sa bonté s'étend sur toute la nature-
— Le bonheur des méchants comme un torrent s'écoule.
— Cieux, écoutez ma voix ; terre, prête l'oreille :
Ne dis plus, û Jacob, que ton Seigneur »ûuimeilU.
— Comment en un plomb vil l'or pur a'est-il changé ! Quelle Jérusalem nouvelle
Sort du fond du désert, brillante de clartés ?
— Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge, Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin. Comme eux vous fûtes pauvre et comme eux orphelin,
— Apprenez, roi des Juifs, et n'oubliez jamais Que les rois dans le ciel ont un juge sévère. L'innocence un vengeur, et l'orphelin un père.
La tragédie d'Athalie, animée d'un souffle puissant, riche de pensées délicates ou touchantes, écrite dans un style d'une pureté merveilleuse , restera toujours l'une des gloires les plus radieuses de la littérature française.
Athalie {les chœdbs d'j. Les beaux chœurs d'Athalie, de Racine, aux vers si harmonieux et si souples, ont été mis souvent en musique, et ont inspiré plus d'un compositeur. C'est à Jean-Baptiste Moreau, maître de musique de la chambre du roi, que Racine confia tout d'abord le soin de les écrire, ainsi qu'il avait fait précédemment pour Esther, et c'est avec la musique de Moreau qu'Athalie fut représentée à la cour, après la mort de Racine, et ensuite à la Comédie-Française. En 1785, une traduction allemande du chef-d'œuvre était représentée à Borlin, avec une musique expressément écrite par le compositeur Schultz. En 1791, Gossec composa de nouveaux chœurs pour une reprise d'Athalie, à la Comédie-Française. Aux environs de 1810, Boïeldieu, alors en Russie, écrivit aussi, sur la demande instante de Napoléon, une musique nouvelle pour les chœurs d'Athalie, à l'occasion de représentations de cet ouvrage dans lesquelles 'la célèbre tragédienne M"* Georges devait remplir le rôle d'Athalie. En 1840, à l'incitation du roi de Prusse, Mendelssohn mit à son tour en musique les chœurs d'Athalie. Ces chœurs de Mendelssohn sont extrêmement remarquables, pleins de grâceetd'ampleur tout ensemble, et d'une inspiration parfois enchanteresse. Quelques années auparavant, en 1859, la Comédie-Française faisait elle-même une nouvelle reprise d'Athalie, et avait demandé à cette occasion de nouveaux chœurs à Jules Cohen.
Athalie faisant massacrer les enfants de son flls, tal)h'au de Sigalon {1827, musée de Nantes). Ce talileau produit une impression d'horreur. Des hommes, des femmes, des enfants, sont percés de coups de poignards, renversés, foulés aux pieds, ou frappés en demandant grâce. Athalie, debout sur les degrés du palais, dirige les égorgeurs. Josabeth emporte dans ses bras Joas, qu'elle sauve du massacre. Cette scène émouvante, éclairée par les fauves lueurs d'un soleil couchant, se passe sous les sombres voûtes d'un portique.
ATHAMANTE (du roi Athamas, nui le premier, dit-on, cultiva cette plante, et du gr. anthos. fleur) n. f. Genre d'ombellifères-sésélinées. comprenant dos espèces dont la plupart croissent en Europe ou dans le nord de l'Asie. Ce sont des herbes vivaces, glabres ou couvertes d'un duvet blanchâtre.
ATHAMANTINE n. f. Substance que l'on trouve dans la racine et dans la graine presque mûre de Yathamanta oreoselinum.
— Encycl. h'athamantine s'obtient au moyen de l'alcool, qui la dissout ; ses cristaux sont insolubles dans l'eau ; elle a une odeur de graisse rance, une saveur amère et acre ; son point de fusion se trouve compris entre 60" et 80°.
Athamantis n. f. Planète télescopique, W 230, découverte par de Bail, le 3 septembre 1882.
ATHAMANTOÏDE ide athamante, et du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble à Vathamante.
Athamas, roi légendaire d'Orchomène, en Béotie. Junun lui donna d'abord pour épouse Néphélé, déesse des nuages, dont il eut deux enfants, Phryxus et Hellé. Blessée de ce qu Athamas lui préférait une simple mortelle, Ino, fille de Cadmus, Néphélé remonta au ciel en vouant au malheur son époux et ses enfants. Bientôt Ino donna le jour à Léarque et à Mélicerte, et, comme elle haïssait les enfants de Néphélé, elle résolut de les faire périr. Elle persuada à son mari de les ofl'rir en sacrifice pour mettre fin à une famine. Ce sacrifice allait s'accomplir ; mais Néphélé fit enlever Phryxus et Hellé par le bélier à la toison d'or ; le premier fut ainsi transporté en Colchide, mais Hellé se noya dans la mer, qui prit de là le nom d'Hellespont. Ensuite, Athamas devint fou et tua son propre fils, Léarque, qu'il prenait pour une bête féroce, ino, dans son désespoir, jeta Méhcerte dans une chaudière d'eau bouillante, et se précipita dans la mer entre Mégare et Corinthe. Athamas fut obligé de quitter son royaume après le meurtre de son fils. Cette légende, dont les versions difl'érentes sont assez nombreuses, a fourni le sujet de plusieurs tragédies ; elle est une synthèse souvent peu coliérente de traditions d'origines très diverses.
ATHAME n. f. Bot. Syn. de CAELo\\aTZiA.
Atha-MELIK {Djowaïni), surnommé Ala Eddin, homme d'Etat et historien persan, qui vécut au xiii« siècle et s'acquit une grande réputation. H accompagna Arghoun dans son voyage en Tartarie, et suivit également Houlagou dans son expédition contre les Ismaéliens. Il fut deux fois gouverneur de Bagdad, où il fit construire des mosquées, des canaux. Son principal ouvrage, Tarikhi Djihankuchal, ou « Histoire de la conquête du monde h , contient l'histoire des princes de Kharesmet de plusieurs gouverneurs mongols du Korassan et du Mazanderan, l'avènement au trône de Mangou-Khan, l'expédition d'Houlagou. Il a écrit en outre un livre intitulé Tesliyet el ikhouan (les Consolations des frères).
Athanagi. Biogr. V. Atanagi.
Athanagilde, roi des AVisigoths d'Espagne, régna sans doute de 554 à 556, réclama les secours de Justinien contre son compétiteur Agila, qui fut tué par ses propres soldats. Il tenta ensuite de chasser les Byzantins d'Espagne et gouverna ses sujets avec une grande douceur. II eut pour filles Galswinthe, femme de Chilpéric, roi de Soissons, et Brunehaut, femme de Sigebert, d'Austrasie.
Athanaric, un des principaux chefs wisigoths vers le milieu du v" siècle de notre ère, soutint la révolte de Procope contre l'empereur Valens, fut vaincu par lui après avoir résisté trois ans (369). Il ne prit point part à l'envahissement des provinces romaines par ses propres sujets, lors de l'invasion des Huns, et se constitua un établissomeot dans les rnootugu^i de la, Dacio. Vers 3SU,
il fut de nouveau reconnu roi par les guerriers goths, fil alliance avec Théodose, et mourut peu de temps après. ATHANAS {nass) n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, famille des carididés, sous-famille des alphéinés, voisins des alphées, et habitant nos mers.
Athanase (saint), illustre Père de l'Eglise, né probablement à Alexandrie dans les dernières années du m* siècle {298 ou 299), mort le 2 mai 373. Peu de vies ont été aussi agitées que la sienne, et ofl'rent un pareil exemple de fermeté indomptable au service d'une idée.
Il étudia, selon l'usage du temps, les poètes et les philosophes grecs, mais il s'appliqua surtout à de sérieuses et profondes méditations sur les Ecritures. Il fut ordonné diacre par saint Alexandre, patriarche d'Alexandrie, et lui servit, dit-on, de secrétaire ; il l'accompagna au concile de Nicée (325), où, malgré sa jeunesse, il se distingua dans les discussions théologiques, et contribua fortement à la condamnation d'Arius et à la définition du concile sur la consubstantialité du Verbe. Après la mort d'Alexandre, il fut élu patriarche d'Alexandrie (328). Poursuivi bientôt par les accusations calomnieuses des ariens, il dut comparaître devant un concile, à Tyr (335), et réussit à prouver la mauvaise foi de ses adversaires; mais, comme le concile menaçait toujours de le déposer, et le déposa en effet quand il fut parti, il se rendit à Constantinople, où il regagna momentanément la confiance de Constantin. Ses deux principaux ennemis, Eusèbe de Nicomédie et Eusèbe de Césarée, durent se présenter devant l'empereur. Ils apportaient d^ nouvelles plaintes : Athanase était accusé d'avoir voulu empêcher le départ du convoi de blé qu'on expédiait annuellement d'Alexandrie à Constantinople. Il fut exilé à Trêves (nov. 335), où il resta jusqu'à la mort de Constantin.
Athanase rentra en triomphe dans sa ville épiscopale à l'automne de 338. Mais les ariens suscitèrent de nouveaux troubles; favorisés par Constance, les ennemis du patriarche résolurent d'exécuter la sentence de déposition portée contre lui. Avant qu'ils eussent installé à main armée l'intrus qu'ils voulaient lui donner pour successeur, Athanase avait quitté Alexandrie pour se rendre à Rome (34ii). Les conciles de Rome (341) et de Sardique (344) prirent son parti, tandis que les Orientaux poursuivaient la guerni' contre lui. Néanmoins, avec le concours de l'empereur Constant, et après la mort de l'intrus Grégoire, il est ntabli dans son siège (346). Après la mort de Constant (35u , sa situation redevient précaire. Constance veut le faire arrêter au commencement de 356, mais il s'enfuit dans le désert de la Thébaïdo; on lui donne un nouveau successeur, et il reste caché parmi les solitaires et les moines du désert, revenant parfois à Alexandrie en secret. Après la mort de Constance (^361), l'intrus Georges ayant péri dans une émeute populaire, Athanase reprend de nouveau possession de la chaire patriarcale, mais pour quelques mois seulement. Julien l'exile (362), et il se retire encore une fois dans le désert, où il reste neuf mois. La mort de Julien lui rouvre alors le chemin d'Alexandrie. Mais, deux ans après (365), Valens, qui avait succédé à Julien, l'exilait encore. C'était la dernière de ses grandes épreuves. Il obtint, au commencement de l'année suivante, la permission de rentrer à Alexandrie, et il acheva en paix sa carrière, si tourmentée et d'ailleurs si féconde. Car faction de cet homme, qui fut un grand docteur et un grand saint, assura le triomphe de la foi qu'il avait fait proclamer à Nicée, et se fit sentir, grâce même à ses malheurs et à ses exils, dans l'Eglise entière. La postérité a été plus équitable envers Athanase que ne le furent la plupart de ses contemporains. Les historiens modernes rendent hommage non seulement à la vigueur de ses convictions, mais à la largeur de son esprit, non seulement à sa constance inébranlable, mais à la générosité do son caractère.
Tous les écrits d'Athanase se rapportent à l'unique but de toute sa vie : la défense du catholicisme contre les ariens. Trois ouvrages : YExposition de la foi ; un beau commentaire sur ce texte : « Personne ne connaît qui est le Fils que le Père, ni quel est le Père que le Fils « ; une Lettre aux évêques orthodoxes, sont particulièrement destinés à exposer le dogme de la consuDstantialité du Verbe. D'autres peuvent être considérés comme se rapportant & l'histoire de l'arianisme, en même temps qu'ils ont pour but de réfuter cette hérésie; tels sont : Y Apologie contre les ariens, où, après avoir raconté les persécutions que les hérétiques ont fait subir aux catholiques en général, et à lui en particulier, il fait l'histoire de leur parti jusqu'après le concile de Nicée, et les Discours contre les ariens, où il dévoile leurs fourberies et leurs intrigues.
Son Apologie à l'empereur Constance, destinée à le disculper devant ce prince des accusations portées contre lui, est un modèle de convenance ot d'éloquente simplicité. Les ouvrages dont nous venons de parler ne font q^u'une partie de ses œuvres, que l'on peut diviser en écrits de controverse, de théologie, d'exégèse et de morale. La meilleure édition que nous en ayons est celle de Bernard de Montfaucon (Paris, 1698), reproduite avec quelques additions dans la Patrologie grecque, de Migne, t. xxv-xxviir. Athanase, évêque de Naples en 877, mort en 900. Il détrôna son frère Sergius, duc do Naples, et se fit proclamer à sa place. Excommunié par le saint-siège, il se ligua avec les Sarrasins, et partagea leurs déprédations. Athanase (Pierre), le rhéteur, né dans l'île de Chvpre à la fin du xvi« siècle, mort à Pans en 1663. Il vint à f'aris vers 1638, retourna ensuite en Orient, chargé par la Régente de travailler à l'extinction du schisme, et s'acquitta avec zèle de sa mission. Il était de retour en France en 1654. On connaît de lui les ouvrages suivants : Opuscuhi philosophica (1639); Aristotelesprnpriam de anims: immortalitate mentem explicans...; Epistola de unione ecclesia-
Athanasia, nom d'Ilerda (Hispanie citer.), capitale ^ des Ilergètes, après sa conquête par Scipion. Auj. Lérida.
ATHANASIE (du gr. athanasia. immortalité) n. f. Geun^ de composées-sénécionidées, renfermant des arbrisseaux originaires du cap de Bonne-Espérance.
ATHANASIÉES (rad. athanasie) n. f. pi. Sous-tribu des cuinposées-anthémidées. — Utie athanasiée.
ATHANASIOÏDES (de athanasie, et du gr. eidos, forme), n. f. pi. Bot. Section du genre morysia. — Une athana-
SIOÏDE.
ATHANATES (du gr. athanatoi, immortels) d. m. pL Nom donné par les Grecs au corps d'élite de dix mille
ooldats appcl(''S immortcfs. et qui formaient la garde particulinro lins rois porsos. — l/n athanate.
ATHANOR («lu gr. a priv., ot t/ianatos, mort) n. m. Ane. chim. Snrid do fouruuati dans loijuel lo rharhoii, tombant do lui inr-ino îï niosuro qu'il so consumait, ontrotODait trùs loii^'irini.s uu IVn .ionx.
Athapescow. (it^ogr. V. Atiiabasca.
Atharrhabis. (iiSogr. anc. V. Atuhibis.
Atharva-Veda, l'un dos quatre Vi'das, ^éoéralomont consi(U'-r6 oiiuiio lo plus modorno. Co rocuoil so compose do fraf^'iiuMiis .■rii|.iimt(''s aux Iiyiinifs dnlttg-Véda et do ctiauts oxpiaiMn . , itnp; . . h mm . .t [irésorvateurs, que los brahmanes i - i :' | n . i i i -acrillcos ; il y est fait
mention dn 1 <i ' < ' iu-ahmaniquos, dont il
n'est lias paiir 'Lm ■■ [.■ . .mi ii-. \ nl.is.
Il prond dinuro lo iiotn dn liruhinana-Véda (guido du bralimauo dans la liturgie). Bien quo n'appartenant pas au vt^disnio pur, tous ces livres forment la transition entre le vtHiismo ot le brahmanisme qui lui a succédé.
AthÉAS ou AtÉAS, roi scythe, du iv» siècle av. J.-C, vaincu ot tué par Philippe do Macédoine, qu'il avait offensé.
ATHÉCIE {du gr. a priv., ot thèkê, boîte) n. f. Bot. Syn.
de FORSTEHA.
Athée, comm. d'Indre-et-Loire, arrond. et à 17 kil. de Tours; 1.849 hab. — Il existe d'autres communes du mémo nom» dans la Côte-d'Or et dans la Mayenne.
ATHÉE (du gr. a priv.« ot théos, dieu) n. Celui, celle qui ne rcri.iiiiaii |MMiit do Dieu, qui nie l'existence de Dieu : L'aph"! i.-.„ir fn /■,: ,lr.t xTnéES est : Dieun'a pas fait l'homme,
c'est l'InnDuir <jni ., fait DiCH.
- a'ij. 'v»iii lu- . rnit pas à l'existence de Dieu : Philosophe ATHÊK. Il Qui lend implicitement ou explicitement à la négation de Dieu : Proposition athée, ii Qui ne tient pas compte de l'existence de Dieu : On a dit que l'Etat (Hait ATHUE !... Non, l'Etat n'est pas athée !... lEtat est laïque. (Guizot.)
— Par ext. Qui ne croit pas à quelque chose, à quelqu'un, en général assimilé à Dieu par métaphore : La/ortune est une divinité qui ne connut jamais (/athées. {S. Dubay.)
La mère est ici-bas le seul Dieu sans athée.
Lbqouvé.
— Anton. Déiste, théiste.
Athée foudroyé (l), drame espagnol, versifié par un auteur inconnu, et joué de tradition dans les couvents sous le titre de el Ateista fulminado. C'est l'origine du Don Juan de Zamora, de Molière, Byron, Mozart, etc. Le sujet primitif est pris dans une légende tirée des chroniques de l'Andalousto.
ATHÉISBSE (iss) Q. m. Opinion des athées, de ceux qui nient l'existence de Dieu.
— Par ext. Action do ne tenir nul compte de certaines institutions, do certaines règles : Athéisme politique.
— Encycl. Diverses espèces d'athéisme. — Pris au sens le plus large, le mot athée signifie être sans Dieu. II peut donc avoir tout d'abord une signification pratique : mérite ce nom quiconque vit comme si Dieu n'existait pas. On a parfois prétondu que cet athéisme pratique était aussi naturel et primitif. Pour démontrer que ridée de Dieu est factice et due au développement de la civilisation, on a soutenu que les peuples les plus rapprochés du point de départ de l'humanité ne la possèdent pas. Mais cette assertion est aujourd'hui controuvée; il n'y a point de groupe humain, si primitif ou si dégradé qu'on le suppose, qui n'ait une notion de divinité. L'athéisme proprement dit est une affirmation de principe; il est spéculatif.
Dans un sens général, le mot athéisme peut s'appliquer à toute doctrine philosophique qui regarde comme une action la conception d'un Dieu personnel, créateur et maître tout-puissant du monde. Ainsi compris, il constitue un genre renfermant un certain nombre d espèces : Vatomisme, le positivisme, los diverses formes du paTithéisme. Dans un sens plus restreint, il s'applique exclusivement aux doctrines qui voient dans la matière le principe unique de tous les êtres. Pour qui l'entend de cette dernière façon, il se sépare tout à la fois, et du positivisjne, qui fait profession de tenir pour vaino, comme portant sur l'inaccessible, toute recherche des causes premières, et de s'enfermera cet égard dans une indifférence systématique; et du panthéisme, qui, dans ses spéculations sur l'origine des choses, substitue à l'abstraction matière d'autres abstractions, telles que la substance (Spinoza), l'idée (Regel), la volonté (Schopenhauer).
— Anton. Déisme, théisme, polythéisme.
— BiBLioGR. : Leibniz, Confcssio naturel contra atheïstas ; W. Hamilton, Erar/meiifs, trad. Peisse; Mansel, the Limits of relif/ious thouqht; Keiiuavier, Essais de critique générale (Essai I) ; Flint, Antitheism.
ATHÉISTE (iss) adj. Qui a lo caractère do l'athéismo : La néf/ation athéiste jï'a rien de définitif. (Proudh.)
ATHÉISTIQUE (iss) adj. Qui a rapport à l'athéisme : La philosophie entière du dernier siècle est tout à fait athéi- STIQUE. (J. de Maistro.)
Athelstan, roi anglo-saxon, né en 895, mort en 940, p--tii-fils d'Alfred le Grand, monta sur le trône en 025. Il Il ii'iit ses tributaires les principaux chefs danois, ravagea h'^ «'ùies d'Ecosse on 933, et en vainquit ensuite le roi. !>i formais tranquille, il favorisa le clergé, fonda ou rebâtii idiisicurs monastères, et rendit de sages lois. Tous les ^nii\,M-ains de l'Occident recherchaient son alliance. Il .i\:ni pour beaux-frères Othon l'% Charles le Simple et Un- lies, duc de France, père de Hugues Capet.
ATHELXIE (gr. athelxis, mémo sens) n. f. Méd. Succion.
ATHÉNA n. f. Sorte do flûte qui était en usage chez les anciens Grecs. On assure quo c est le Thébain^Nicophèle qui so servit le premier de cet instrument, dans les hymnes à Minerve. — Il y avait une espèce de trompette qu'on appelait athéna.
A.THÉNA ou AthÈNÊ (appelée aussi Athènaia ou Athènaié\, une des grandes divinités grecques, assimilée plus tard à la Minerve des Romains.
— Myth. Suivant la légende la plus répandue, Athéna sort tout armée de la tête de Zeus; suivant d'autres traditions, elle naît en Libye ou en Egypte, elle est fille de Ppseidon, etc. Elle joue un grandrôle dans les récits
mythologiques, lutte contre los Titans, est en rivalité avec Poséidon, protège boaucoup do héros : Héraltlès, Perséo, Belléronhon, Ulysse, otc. Personnillcation du ciol lumineux, iiôosse toujours viorgo, elle a los attributions les phis variées. Divinité agricole, elle dote l'Attiquo do l'olivier et du llguior. Divinité guerrière, elle représente la bravoure réfléchie; dans los poèmes homôriqt
poon ilte sur los héros les plus vaillants : Achille, Diomède, Dii
las, Ulysse, otc. Divinité do la .Sagesse ot de l'Iutoltigonce, ofle préside aux arts, aux iovontions utiles, aux assemblées, À 1 éloquence, aux progrès do la civilisation. Do là SOS innombrables surnoms. I^es uns so rapportent aux circonstances de sa naissance ou aux traits do sa physionomie : Tritofjeneia (néo près du Triton), Coryphor sia (née sur une hauteur), Pallas ou Parthénos (la vierge), Glaukôpia (aux veux brillants), etc. D'autres épithètes rappellent ses attributions diverses: A rem (la guerrière), Sthénias {la, forte), Hipoia (protectrice dos chevaux), Promakhos (le rempart do la cité), Polias ou Poliouchos (gardienne de la ville), Niképhora q\i Nikê (la victorieuse), Alalcomène (la protectrice), Ergané (la travailleuse), Pronoia (la prévoyante), Af/oraia ou Boulaia (déesse de l'agora ou du sénat), otc. Enfin, d'autres surnoms rappellent des détails do son culte : Agraulos, Alœa, Apaturia, Chalciœkos, Itonia, Pandrosos, Phratria, Skiras, etc. Les principaux attributs d'Athéna sont : le casque, l'égide, laiance, loiivior, la chouette, lo serjient, la Victoire ailée. La multitude do ses surnoms et de ses attributs atteste
ATHANOR — ATHExNEE
cri* a//icj« (Bonn, 1866); Boroouilli, f/efter die A/inerven Statuen (Bàlo, 1867) ; Scliroibor, die Athéna Parthenoê de» Phidiat (Leipzig, 1883) ; Max. Collignon, I/istoire de la .Sculpture grecque (Pans, 1892).
AtheNAUM, école fondée à Rome par l'empereur Adrien, vors 13& ap. J.-C., dans lo but «lo favoriser les études littéraires ot scionlillqucs (ingeruLX artet, arts libéraux). Sous Théodoso II, par exemple, on y comptait trois orateurs, dix grammairiens, cinq dialecticiens, an philosopbo ot doux jurisconsultes. L'Athenxum semble avoir gardé jusqu'au v* siècle un rang considérable parmi les établissomonts destinés à l'iustriiction.
AttienaBUm (tfte Athenxum, journal of engli»h and foreiqn iiterature, science, the fine arts, mwiie and the drama], recueil anglais, fondé on 1828. Son premier litre fat celui-ci : the Athenxum of Ijundun, Ixterary and eriticat journal {« t'Athenteum do Londres, journal do littératuro et de critique •). ■ Nous voulons, disait lo programme placé en tète du premier numéro, uuo l'^iMen^um devienne lo rcportoire d!e ce qu'il y aura de meilleur dans les œuvres les plus distinguées de nos philosophes, do nos historiens, de nos orateurs, de nos poètes. Nous nous cfl'orcerons do mettre en lumière co qu'il y aura de véritablement excellent dans ces grandes manifestations do l'intelligence humaine. ■ Ce programme est appliqué non seulement â. la littérature anglaise ot américaino, mais aussi à. la littérature européenne tout entière. A raison de leur importance, les
>'ATHÉNjk (Mil
sa popularité. Athéna a été adorée dans tous les pays grecs, surtout en Arcadic, en Messénie, à Rhodes, à Pèrgame, etc. Sous le nom d'Athéna Itonia, elle était la divinité fédérale des Thessaliens et des Béotiens, Enfin, elle était par excellence la déesse des Athéniens. Presque tous les monuments de l'Acropole lui étaient dédiés; et l'on célébrait en son honneur de nombreuses fêtes, arrhéphories ou errhéphories, skirophories, panathénées, surtout les grandes panathénées, dont le cortège se déroule encore sur la frise du Parthénon.
— Archéol. Les artistes de l'époque archaïque avaient imaginé deux types difi'érents d'Athéna. Tantôt on la représentait assise sur un trône, coiffée du polos, avec les mains reposant sur les genoux ot, sur la poitrine, l'égide et le masque de Gorgone : tel est le type de nombreuses terres cuites et d'une vieille statue de l'Acropolod'Athènes. Tantôt on représentait la déesse debout, le bas du corps enfermé dans uno gaine, ou les jambes dégagées, lance en main, dans l'attitude de la marche : à ce type so rattachaient sans doute le xoanon d'Athéna Polias à l'Erechthoion, los statues saintes qu'on désignait sous le nom de palladion, et Y Athéna Promachos de Phidias; on peut s'en taire une idéo par l'Athéna du musée de Dresde, par lAtliéna du fronton d'Egine. ou des amphores panatnénaiques. — Phidias créa deux autres types: lAthéna l^emnia, représentée sans armes, dans l'éclat sévère de sa beauté vierge; et l'Athéna Parthénos, figurée debout, la tunique ouverte sur le côté ot maintenue par uno ceinture, la tète coiffée d'un casque orné d'un sphinx et de deux griffons, la poitrine protégée par l'égide garnie de serpents et d'un masque de Gorgone, la main gauche tenant une lance et reposant sur le bouclier, la main droite tenant une Victoire ailée. La plupart des Athénas hellénistiques et des Minerves romaines sont des répliques plus ou moins libres de cette Athéna Parthénos, qui passait pour un des chefs-d'œuvre de la plastique grecque. Atht^na figure encore dans de nombreuses scènes: Naissance d'.Xthéna et Lutte contre Poséidon (fronton du Parthénon); .Xthéna et ffêraklès {métopes d'Olympie) ; Lutte contre tes Géants (frise de Pergame), etc.
— BiBLiOGR. : O. Jahn, De antiquissimis Minervx simula-
littératures de Franco et d'Allemagne occupent une très largo place dans ces appréciations. Les tables de matières contiennent, à elles seules, les éléments d'un vaste et complet répertoire biographique et bibliographique.
AthÉNAGORAS, philosophe grec converti an christianisme, né à Athènes (il' siècle). U est connu par une Apologie pour les chrétien*:, adressée à Marc-Aurèle et à son fils Commode, ot par mie Résurrection des morts. La meilleure édition do ces écrits est celle des bénédictins (1742). Martin Fumée a publié, comme traduit d'Athénagoras, un roman dont il est l'autem*, et intitulé : Du vrai et parfait amour, contenant les amours de Théagène et Charictée, de Phérécidc et de Mèlangénie (Paris, 1599 et 1612).
AthenaÏS, impératrice grecque, femme de Théodose II, plus connue sous lo nom do Ecdoxie. V. ce nom.
Athènaïs, tragi-comédie de Mairet (1636). Cette pièce, totalement oubliée, renferme le trait suivant : Théodose, empereur d'Orient, visitant la Grèce avec sa sœur Pulchéric, s'arrête à. Athènes et y devient épcrdument amoureux d'une jeune Grecque, AVhénaïs, à laquelle il offre sa main et sa couronne. Une pomme qu'il lui a donnée, et qu'il retrouve entre les mains d'un personnage qu'il croit alors son rival, lui fait dire comiquement :
Moa sort est comparable au sort du premier honune : Sou malheur et le mien sont sortis d'une pomme.
ATHÈNE(du gr. Athènè, Minerve, à qui le hibou était consacré) n. f. Nom scientifique des chouettes du genre chevêche.
AthÈNÊ. Myth. V. Athéna.
AthÉNÉ. Biogr. V. Athénée.
athénée (du gr. athénaion, temple de Minerve) n. m. A l'époque de la Révolution on donna ce nom à plusieurs établissements d'instruction, qui prirent plus tard le nom de « lycées » . il Certaines sociétés oii des savants, des gens de lettres, firent des lectures, des cours publics, mais non officiels, prirent aussi le nom de athénée, w En Belgique, on donne ce nom à des établissements dinstruciion "pudique analogues à nos lycées.
ATHENEE — ATHÈNES
ATHÉNÉE n. f. Bot. Syn. de sparganophore.
Athénée, écrivain militaire et matliématicien grec, vivait vers 200 av. J.-C. On lui attribue un traité Sur les machines de guerre^ adressé à Marcellus, le vaintxueur de Syracuse.
Athénée, médecin grec, né en Cilicie, vivait, à ce qu'on croit, dans le i*' siècle de l'ère chrétienne. Il pratiqua la médecine à Rome, et fut le chef de la secte des pneumatiques.
Athénée, Rrammairion et rhéteur grec, né à Naucratis, dans la basse Egypte (fin du n" siècle et commencement du ni= siècle apr. J.-C). Il enseigna longtemps à Alexandrie, et plus tard à Rome. Il publia, après 228, le seul ouvrage qui nous reste de lui : Deipnosoplustes (c'est-à-dire Banquet aes sophistes ou des savants), en 15 livres {nous ne possédons des deux premiers qu'un abrégé). C'est un recueil de tout ce qu'il avait glané de plus curieux dans ses lectures et dans ses longues études. Cette compilation est une sorte de répertoire universel de l'antiquité, d'une prodigieuse variété. Voici, en deux mots, quel est le plan du livre. Athénée raconte à son ami Timocrate tout ce qui s'est dit à la table du riche et savant Larentius, qui reunissait chez lui les esprits les plus distingués de son temps, médecins, rhéteurs, artistes, philosophes. On y trouve des citations de quinze cents ouvrages perdus.
Les principales éditions d'Athénée sont celles deSchweighœuser {Strasbourg, 1801-1807); Dindorf (Leipzig, 18271; Meineke (Leipzig, 1S53-186G), et la trad. française do Lefèvre de 'Villebrune (1789-1791).
Athénée, philosophe péripatéticien, né à Séleucie, contemporain do Strabon, qui nous parle de lui. Athénée vint à Rome, fut compromis dans une conspiration contre l'empereur Auguste, arrêté, puis relâché.
Athénée (théâtre de l'). La salle de l'Atliénée, située rue Scribe, fut aménagée par le banquier BischofîshL___ pour permettre au fondateur des concerts populaires, Pasdoloup, d'y donner do grandes séances de musique symphonique et d oratorio (186G).
Cette combinaison n'ayant que médiocrement réussi, on transforma la salle de l'Athénée en théâtre de l'Athénée, mais l'entreprise ne réussit pas davantage; c'est alors que le directeur des Fantaisies-Parisiennes transporta son petit théâtre lyrique dans la salle de l'Athénée. V. Fantaisies-Parisiennes.
A la suite de divers incidents, l'Athénée dut fermer ses portes pour quelques mois en 1874. Il les rouvrit pour devenir scène de comédie, sous le titre de théâtre Scribe. En 1876, il prit le titre ie Athénée-Comique, et se consacra exclusivement à la comédie bouffe, au vaudeville et à la revue. En 1883, il dut donner sa dernière représentation, la démolition de l'immeuble ayant été décidée.
Le petit théâtre de la rue Boudreau, appelé d'abord la Comédie-Parisienne, s'est rouvert, le 27 octobre 1896, sous le nom de Athénée-Comique. On y joue le vaudeville et l'opérette.
ATHÉNÉES (du gr. Athènê. Minerve) n. f. pi. Fêtes que les Athéniens célébraient en l'honneur de Minerve, n Plus ordinairem. panathénées. V. ce mot.
Athènes (en grec mod. Athinas), une des villes les plus célèbres du monde, qui fut dans l'antiquité le centre principal de la civilisation hellénique, et qui est aujourd'hui la capitale du royaume de Grèce ; 114.355 hab. (Athéniens.) Siège du gouvernement et des administrations du royaume ; universités, écoles militaires, écc d'archéologie entretenues par la France, l'Anglete: l'Allemagne et l'Amérique ; musées. Son transit commercial se fait par le port du Pirée. 'V. ce mot.
— Histoire. Atliènes est située à l'E. du golfe .Saronique ou golfe d'Egine, à environ 8 kilom. de la baie de Phalèro et du Pirée, au milieu de la plus grande plaine de l'Attioue, qu'arrosent le Céphise et rilissos, et que bordent à 10. la mer et le mont Skaramanga (.Egalées), au N. le mont Ozéa(Parnès), au N.-E. le Pentéli (Brilessos ou Pentélique), au S. -E. le Trello- ■Vouno (^Hymette). Au milieu do la
F laine s'élèvent les rochers de Acropole, du Lycabette et du Tourko-'Vouno.La ville moderne se développe de plus en plus au N. de l'Acropole, et assez loin dans la plaine. Au contraire, les principaux quartiers de la ville ancienne étaient situés le long des pentes de l'Acropole, principalement au S. et à l'O., prèL „„„, „„.
le sommet et les flancs des collines rocheuses dé "rÀ'réol page, des Muses, du Pnyx, des Nymphes, et dans la direction de la route d'Eleusis.
Suivant la tradition, le pays fut d'abord habité par des Pélasges, qui s'établirent sur l'Acropole. Puis vinrent des colons étrangers : Cécrops et ses compagnons, qui arrivaient, dit-on, d'Egypte, et qui donnèrent à la ville fondée suri Acropole le nom de Cécropia; des Phéniciens, qui occupèrent, à l'O. de la citadelle, le quartier de Mélitc; des Ioniens, chassés du Péloponèse par la conquête dorienne. Les légendes attiques connaissaient une série de rois, qui auraient alors gouverné le pays : Cécrops, Erechthée, Pandion, Egée. L'Attique était jusque-là divisée en douze Etats rivaux, souvent en guerre l'un contre l'autre. Thésée les réconcilia et fonda l'unité politique du pays, qui désormais eut pour centre religieux le temple o'Athéna, situé sur l'Acropole, et pour capitale l'ancienne Cécropia, devenue Athènes, la « ville d'Athéna » ; la fi-te des panathénées conserva le souvenir de ce mémorable événement.
Athènes eut des rois jusqu'à la mort de Codros, tué en défendant la région contre une invasion de Dorions (1066 av. J.-C). A ce moment, elle abolit la royauté; elle eut pour chefs des archontes perpétuels jusqu'en 752, des archontes décennaux de 752 à 683, un collège d'archontes annuels à partir de 683. Le régime était tout aristocratique; tel était encore le caractère de la constitution de Dracon (821), dont la sévérité est restée légendaire, et qui plaçait tous les pouvoirs entre les mains des nobles ou eupatrides. La constitution de Selon (594) partagea les citoyens en ouatre classes d'après la fortune, fixa les attributions de l'aréopage, du sénat et de l'assemblée, institua les tribunaux populaires, et prépara ainsi l'avènement de
la démocratie. Pisistrate profita des dissensions pour s'emparer du pouvoir (563-527), qu'il put léguer à ses fils (527-510). La chute et l'expulsion d'Hippias, en 5io, fut le point de départ d'une nouvelle évolution politique. En 508, par une série de réformes, par l'institution des stratèges et des dix tribus, Clisthène fonda la démocratie, qui se développa rapidement avec Aristide, Ephialte et Périclès. En même temps, les guerres médiques plaçaient Athènes au premier rang des Etats grecs. Elle avait joué le rôle prépondérant dans les luttes pour l'indépendance, à Marathon (490), Salamine 480), Platée et Mycale (479). Elle profita des circonstances pour assurer son hégémonie. Sous la direction d'habiles hommes d'Etat comme Thémistocle, Aristide, Cimon, Périclès, elle devint la première puissance maritime, et groupa autour d elle une vaste confédération, qu'elle transforma peu à peu en une sorte d'empire colonial. Elle domina longtemps dans tout l'Archipel, sur les cfites de Thrace et de Macédoine, sur toute la cote occidentale d'Asie Mineure. En même temps, elle produisait,
Macédoniens (318-307). Athènes n'a plus d'histoire : elle suit simplement le sort des autres villes soumises aux successeurs d'Alexandre. En 146, elle est incorporée dans la province romaine d'Achaïe. Elle s'unit un instant à Mithridate (88), ce qui lui vaut d'être prise et saccagée par Sylla (86). Elle garde pourtant son prestige ; divers empereurs, comme naguère les princes macédoniens, lui témoignent une réelle déférence ; elle retrouve un regain de prospérité sous Hadrien, devient le centre de l'assemblée panhellénique. Les jeunes Romains accourent en foule dans ses écoles, où Marc-Aurèle fonde des chaires officielles (176 apr. J.-C). Dès le m' siècle de notre ère, commencent les invasions de barbares : Athènes est menacée par lesGoths vers 253, prise par lesGoths et les Hérules en 268, visitée par Alaric en 396. Aux iv" et v" siècles, elle est un des centres de résistance du paganisme ; mais Justinien ferma ses écoles en 529, et les temples furent transformés en églises. Athènes était le siège d'un évêché depuis Dioclétien , d'un archevêché depuis 857. Elle est à peine men-
— Chemins de Fen ^Tramway a, apr ^^^^^^^^^^
dans tous les genres, une extraordinaire pléiade d écrivains et d'artistes de premier ordre, qui ont conquis une gloire impérissable au " siècle de Périclès « .
Cette merveilleuse prospérité avait excité la jalousie de Sparte et d'autres cités. La guerre du Péloponèse (431-404) détruisit l'empire maritime d'Athènes, qui ellemême fut prise, et dut consentir à livrer ses vaisseaux, à démanteler ses murs, à subir la domination des Trente tyrans. En 403, Thrasybule délivra sa patrie et restaura la démocratie. En 393, Conon releva les fortifications du Pirée et les Longs Murs. Pourtant Athènes ne joua qu'un rôle secondaire dans la guerre de Corinthe et dans les luttes entre Thèbes et Sparte. En 378, elle était redevenue le centre d'une confédération maritime. Elle commençait à reprendre quelque autorité en Grèce, quand la guerre sociale (357-355) vint de nouveau briser sa puissance. Elle se releva quelque temps grâce à l'énergie de Démosthène ; elle combattit Philippe de Macédoine, mais fut complètement vaincue à Chéronée (338). Sous l'habile administration de Lycurgue (338-325), elle conservait du moins sa prospérité matérielle. A la mort d'Alexandre, elle tenta de reconquérir sa pleine indépendance ; mais elle fut vaincue encore dans la guerre Lamiaquo (323-322).
Dès lors, le rôle politique d'A'thènes est terminé. Une garnison macédonienne s'installe à Munychie, et Démétrios de Phalère gouverne le pays pour le compte des
tionnee au moyen âge. Apres la prise de Constantinoplo par les croisés en 1204, elle devint la capitale d'un duché franc, qui appartint successivement aux maisons de La Roche et do Bricnne, aux Catalans, aux rois de Sicile, aux Acciajuoli. CV. ddcs d'Athènes.) Mahomet II conquit la ville en 1456. et changea en mosquées les édifices antiques et les églises. En 1687, le Vénitien Morosini s'empara d'Athènes, que les Turcs reprirent l'année suivante. La malheureuse cité fut saccagée en 1821 pendant la guerre d'indépendance. En 1834, elle devint la capitale du royaume de Grèce; depuis, elle a grandi rapidement. L'Athènes moderne, qui se composait en 1834 d'à peine 300 maisons, comptait déjà 48.000 habitants en 1870, 68.000 en 1879; elle en compte aujourd'hui près de 120.000. Elle s'est métamorphosée depuis vingt ans, et enrichie de nouveaux quartiers. C'est maintenant une dos plus belles villes d'Orient, même des plus régulières depuis l'incendui du bazar, en 1884. Elle est percée de larges rues et do boulevards. Elle olTre toutes les ressources d'une vraie capitale : bibliothèques, musées, théâtres, hôtels, cercles, cafés, restaurants, commerce en tout genre, plusieurs gares (trois pour la ligne du Pirée; une pour la ligne du Péloponèse ; une poufla ligne de Kephisia et du Laurion*, tramway à vapeur pour le Pirée et Phalère, tramways ordinaires pour la ville et les environs, etc. Outre ses ruines et ses vieilles églises byzantines (petite Métropole,
!\ iifiiiikaria, Panhngîa du f/vntul Monastih'e, flag'ios Tîieo- >/■>•--. s, Ole), oilo reuiermo Ijoatuoiiu do belltis iiiuisons «n 111,11 liro ot domonumoiits neufs : Palais-Royal, Minisières, i iiiviTsitô, Acadômio, Musùo imlinnal, otc.
Arr/,r..l-Nilr. Co <|iii f.itl ■!' A (liriics uno villo à part, r,o sMiK -.,. .:i.liiur.ilil.'sniiiirs. Ï'.W-- ■ -iK silucos pour la plupart .Ml M.h-u'. .1rs i|ii;iiii'>i s nriit .,-i,iii, la rôijioii do l'Aoro- |M,h-, La nh' pniiiiiivn ih- il.|>as .ait pas ios murs do la . iiadidlo. IVu à pi'u la villo s'ôtoiidit tout autour de I \. lopolo, qui resta soulonicnt locontro religieux.
l/tMicointo antique a 6té plusieurs fois dùtruite ot relui <> ; elle a été beaucoup agrandie vers l'E. au ii" siècle de ii.tro ùro. Au temps do son étendue la plus considérable, I ruo oncointo, dont on retrouve les traces on beaucoup il iiidroits (prùs du Dipylon, sur le Pnyx, otc). avait un i|i vi-loppomont d'environ G Uilom. Elle était percée d'une <lHU/aino do portes, dont quolquos-unos datent do rép0(|uo iniiiaino. Los principales do ces portos étaient : au N.O., 11' Dipylon, d'où partait le JJromos qui conduisait à l'Agora ; i. If prés do lu, la porto Sucrée, d'où partait la voie 1 i;i<'usis; au N., la porto d'Acknrnos; ù. l'L., les portes de /'noiicia ot do Diochari's; au S., la porto Itonianne; à TO., la jMH-to do Mélite ot la porto du Pirée.
X.j. cité était divisée on quartiers ou dûmes urbains : au s, A'f/rfa///e«aion, entre l'Acropole et rilissos ^région do l.intnx ou Marais; théâtre de Dionysos; Asclopioion ; porrniuo d'Eunièno; Odéon d'Hérodo Atticus; Olympieion; I'\iliion; Lonaion); à ro., iVt'^Ve (Aréopage; sanctuaire il<'s Krinnyes; double enceinte du Pnyx; Thoseiou; temple d Aros); au N.-O., Céramique ou quartier dos potiers (pwthjiios et marché de l'Agora; tomplo d'Apollon Patrons; HonloutÔrion ; Prytanéo ot Tholos; Motroon; portimm 'lAitale; gymnase d'Hadrîon); au N., Kolbjtos; au N.-K., lh'uneia\ entîn, Scambonides, dont on no connaît pas la |iMsition exacte. — A ces arrondissements urbains sajoutairnt do grands faubourgs : à 10., Koilè {entre les Longs Murs, et prés du Pnyx); au N.-O., le Céramique extérieur (N/rropole; voie Sacrée; route do l'Académie); à l'E., les taiihourgs où étaient les gymnases du Lycée et du Cyno- .saitio; au S.-E., A(j7-se, où était le stade.
l'hacuno des époques de l'histoire d'Athènes y avait
laissé quelques monuments. Du temps des Pélasges
ilaïaiont les murs primitifs, les escaliers, les grottes do
i Arropole. Pisistrate et ses fils avaient développé la
villi' au N., commencé rOlympieion, construit ou restauré
Ir [cmple d'Athéna sur l'Acropole, les portiques de l'Agora,
1'^ liuuleutérion, le Tholos, le tomplo d'Apollon, le Lycée.
!'• l'ythion, les murs do l'Académie. Au commencement
<\n V" siècle, on avait élargi l'enceinte du Pnyx et taillé
dans le roc les gradins du théâtre de Dionysos. Puis, il
a\ ait fallu rebâtir Athènes, brûlée ou saccagée par les
l' lises. De co temps datent les murailles conservées do
1 Aiopoleet les Longs Murs, qui reliaient la ville au
l'iiiN- et à Phalère. Cmion commença la reconstruction
lu Parthénon, restaura le Theseion, acheva ou refit les
monuments de l'Agora, entre autres le Pœcile, qui fut
il'ioré de fresques par Poiygnote. Périclès éleva sur
UN nouveau plan le Parthénon, bâtit les Propylées et
1 o.li-'oo. A la lin du v" siècle appartiennent le temple do la
Vi-tuire Aptère et l'Erechthcion ; au iv", l'achèvement
du stade et du théâtre de Dionysos, l'agrandissement du
l.v>ée et du Cynosarge, beaucoup de monuments du
r. ramique et de la rue du Trépied; à l'époque hellénis-
iii|iic, le gymnase de Ptoléméo Philadelpho, le Dioge-
mion, le portique d'Eumôno et le porti(iue d'Attale; au
I" sii-cle avant notre ère, la Tour des Vonts, bâtie par io
ion Andronicos, le temple do Rome et d'Auguste sur
•ropolo, le portique d'Athéna Archegetis; au n* siècle
notre ère, la porto d'Hadrien, le temple de Zeus
'aiihellenios, lOlympieion, le gymnase d'Hadrien, des
i[iK'ducs, rOdéon d'Hérodo Atticus, la restauration du
laiie, le monument de Philopappos. Sous les empereurs
irrs, on construisit dos églises. Les Francs transfor-
KTfut les temples et les gymnases en forteresses et en
hatnaux. Malgré tout, les édifices antiques so consor-
I r.>nt assez Dion jusqu'au xvii' siècle : eu 1656, un
n tiidie mutila les Propylées ; en 1687, uno bombe véni-
I iiiie éventra le Parthénon. Aux xvu" et xviii* siècles,
■s voyageurs européens se contentèrent de visiter ot
<■ décrire les ruines. L'exploration méthodique et les
irsiires do préservation datent de notre siècle. Presqi
la recherche et à l'étude dos antiquités d'Àthèi rivalisent le Service grec des antiquités, la Société archéologique d'Athènes, l'Ecole française (fondée en 18-1G\ et les Ecoles fondées plus récemment par l'Allemagne, l'Augleterro, la Russie, les Etats-Unis.
Voici l'Indication sommaire des principaux monuments antiques dont on visite aujourd'hui les ruines à Athènes : les monuments de l'Acropole (v. ce mot); au S., théâtre do Dionysos, monument de Thrasyllos, Asklepieion, porti.jue d'Eumène, Odéon d'Hérode Atticus; à l'O. , ruuips «le l'Aréopage (escaliers, terrasse, rues, maisons, porii'iues, etc.), ruines du Pnyx (double enceinte, rues et maisons, grottes), monument de Philopappos; au N.-O. ' I au N., Theseion, nécropole du Céramique, Dipylon et I rio Sacrée, portiques de rAgora(porte d'Athéna Arche- L fis, Marché Neuf), portiques des Géants, portique d Anale, Tour des Vents, Diogeneion, gymnase d'Hadrien; â l'E., monument de Lysicrate, arc d'Hadrien, a<iueducs, Olympieion, stade. — Ajoutons qu'Athènes possède deux aclniirables musées de sculpture, très bien organisés, et uniques au monde : le Musée de l'Acropole, où l'on conserve tous les bas-reliefs ou statues trouvés sur l'Acropole; et le Musée national, où ont été réunies les principales œuvres plastiques découvertes sur tous les points do la (Vrèco, et où l'on suit toute l'histoire de la sculpture hollénii)ue.
— Beblioi-.k. : Loake, the Topography of Athens (Paris, 1S21); Forohhammor, Topographie^von Aihen{K\c\, 1841); de T.aljorde, Athènes aux w» ^ xvi» e^xvii'siécfes (Paris, 1855); I leion, Athènes décrite et dessinée (Paris. 1802); Dyer,
\'ir,ent Athens (Londres, 1873); "Wachsmuth, die StaUt \'hrn im AUherthujn (Leipzig, 1814-1890); E. Curtius et Kaupert, Atlas von Athen (Berlin, 1878); E. Curtius, die Sf.tdtgeschichte von Athen (Berlin, 1891). V. Acropole.
— A cause du rôle brillant qu'Athènes ajoué dans l'antiquité, le nom de cette ville s'emploie quelquefois pour désigner toute cité où fleurissent les lettres, lesarts, l'esprit, etc., et particulièrement Paris.
— Allcs. LiTT. ; Nous sommes tous d'Athéne en ce point, "Vers do La Fontaine.
Dans le Pouvoir des fables, lo poète, après avoir fait un amusant tableau do la frivolité athénionno, ajoute :
Nou» sommes tous d'Anikne en ce point, et fflOl-m<^ino, Au inomont quo jo fuli cotto moraaté, m Peau dâw; m'ûtait cont6.
J'y prendrais un ploialr oxtrAmc.
On cite 00 vers pour caractériser la légèreté do coux qui, en littérature, en politiquo, dans les beaux-arts, Dégligt-nt lo sérieux pour s'attacher à des bagatelles qui leur plaisent.
Athènes (pANiiuYRiQUK d"), ouvrage célèbre dTsocrato. L'auteur y oxliorto les Grecs à s'unir coniro les Perses, et réclame pour Athènes la direction do cotto guerre nationale : d'où un pompeux élogo d'Athènos, do sos vertus guerrières, do sa gloire artistique ot littéraire, de ses services passés ot de sa prospérité présente. Lo Panégyrique, qui fut lu aux jeux Olympiques de l'année 384 av. J.-C., est un des plus anciens ouvrages d'Isocrato, qui, suivant Plutarquc, mit douze ans à lo composer. Au point de vue du stylo, c'est uno do ses œuvres les plus parfaites.
Athènes (Ecolk française d). V. écolk.
Athènes (l'Ecole d"), fresque do Raphaël. V. école.
Athènes (duché d"). La fondation du duché d'Athènes fut une conséquence do la prise do Constantinoplo par les croisés. Atiièues ayant été prise par Boniface do Montforrat (r-*05l, elle fut donnée en fief â un seigneur franccomtois, Otlion de La Roche. Les ducs d'Athènes portèrent tout d'abord le titre do mèyaskyr (du gr. [itya; xyp, grand seigneur). A Othon do La Roche succéda Gui do La Roche (1225). Son règne est marqué par sa lutte contre Guillaume de Villehardouin, qui lo vainquit. Le litige fut soumis à l'arbitrage de saint Louis qui, en 1260, donna raison â Gui do La Roche, et érigea sa seigneurie on duché. A Gui succéda (1266) son fils aîné, Jean de La Roche, qui eut pour successeur (1280) son frère Guillaunu'. Le gouvernement de co dernier marque l'époque d'éclat et de prospérité du duché d'Athènos. Au commencement du xiv siècle, les Catalans substituèrent leur domination à celle des li'rançais dans l'Attiquo. Le pays ne connut pas sous sos maîtres nouveaux la même prospérité. En 1456, .se place le siège d'Athènes par les Turcs ; en 1458, l'Attiquo tombait à son tour sous la domination du Croissant.
On visite encore au monastère do Daphné, sur la route d'Eleusis, les tombeaux des ducs français d'Athènes.
Athénien, ENNE [in,èn% celui, celle qui habite Athènes. — Les Athéniens.
— Par ext. Nom quo Ton donne quelquefois à ceux qui so font remarquer par leur esprit léger et frivole : Les Athéniens de Paris.
— Adjectiv. Qui appartient à Athènes ou à ses habitants : Mœurs, lois athéniennes.
ATHÉNIENNE [èn'l n. f. Meuble en usage à la tin du xviu' siècle et qui était une espèce de table de nuit, de vide-poches. L'athénienne, d'après Boiste, est un meuble servant do cassolette, de console, de vase à fleurs. C'est, on somme, un vase quelconque, reposant sur trois ou quatre pieds. Ce mot est cité par Beaumarchais dans la Mère coupable (III, v).
AthÉNION, peintre grec, né à Maronée, en Thrace (iv* siècle av.
J.-C). Il fut élève de Glaucion, â Corinthe. Pline cite de lui quelques œuvres dont il fait l'éloge.
AthÉNION, l'un des chefs des esclaves siciliens révoltés contre les Romains (104 av. J.-C), né en Cilicie, tué dans uno bataille que lui livra le consul Aquilius(looav. J.-C).
AthÉNION, graveur sur pierre Ailnimenue.
de l'époque d'.\uguste, auteur du
célèbre camée-onyx du musée de Naples, où l'on voit Jupiter foudroyant les Géants.
AthÉNIS, sculpteur grec do l'école de Chio, frère et collaborateur du sculpteur Boupalos. Tous deux, suivant une légende , s'attirèrent l'inimitié du poète Hipponax, qui, par ses vers satiriques, les obligea à se pendre. Les œuvres qu'ils exécutèrent à Chio et dans les lies environnantes étaient recherchées des connaisseurs de l'antiquité.
AthénODORE de Cleitor, en Arcadie, statuaire grec, élève de Polyclète (^environ 3(io av. J.-C).
AthÉNODORE, né à Tarse, vivait au i" siècle avant notre ère, est connu pour avoir essayé, dans ia bibliothèque do Pergame, de faire disparaître des écrits des stoïciens, dont il était gardien, les passages contraires à sa propre doctrine. Il vint à Rome et vécut auprès de Caton d'U tique, qui l'avait en haute estime. Il fit pour Cicéron un résumé do la doctrine de Posidonius.
Athénodore de Rhodes, statuaire grec, travailla avec Agosaudro et Polydore au célèbre groupe de Laocoon [V' siècle av. J.-C). V. Agésandre.
Athénodore de Tarse, philosophe stoïcien, enseigna à Apollonic. où il compta Octave (depuis Auguste) au nombre do sos disciples. Il le suivit à Rome, ot devint un de ses conseillers. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-deux ans, à Tarse, sa patrie. Il ne reste de ses nombreux écrits que de courts fragments.
ÂTHÉNOPOLIS, petite ville de l'ancienno Gaule, port sur la Méditerranée, fondée par les Massiliens. C'est peutêtre Agay (dép. du Var, à 2 Kilom. do Fréjus).
Athens, ville des Etats-Unis (Géorgie), ch.-l. du comté do Clarke; 8.6^0 hab. Célèbre collège de Franklin, appelé Cl Université de Géorgie ». Hauts fourneaux, fabriques do machines, filatures.— Bourg de l'Etat de New- York, sur l'Hudson ; 3.000 hab. — Autre dans l'Etat d'Ohio, ch.-l. d'un canton du même nom; 5.000 hab. — Autre en Pensylvanio (comté de Bradtord); 8.000 hab. — Autre dans le Tennessee, ch.-l. du comté de Mac-Minn ; 3.000 hab.
ATHÉRIASTITE [ass)u. f. Silicate alumineux; variété de wernérite.
ATHÉRICÈRES (du gr. athêr, éros, pointe, et kéra», corne) n, m. pi. Famille d'iusëctes diptères. Syu. de muscidës. —
l'n ATHÉRICÈRE.
Athérin
ATTTftNES — ATHÉTftSE
ATHÉRINE du gr. athâr, éron, ar^toj n. f. Genre <lo poissons acantlioptèros, famille des mugilidés, roofcrmaoi des petites formes do noE) ^H >|k.
mors, dont ^^■^i^^^BflL^"^^^N..
cortai ne 8 sont très estimées comme comestibles. Citons :
Vatherina
presbyter, vulg^aircment j^r^ïre (côtes do rOcéao); Vatherina neptetos (Méditerranée).
ATHERHAL, ALE, AUX (du gr. a priv-, et do thermalj adj. So dit des eaux minérales froides.
ATHERMANE ou ATHERMIQUE (du gr. a priv., ot thermfis, chaleur; a-lj. .So du d'un rorns ([ui no se laisse pas traverser par h-s radiations caloritiquos.
athermanÉitÉ n. f. Carac'ère des corps athermanes: /.ATHi KM vM.in; H'>:3t pas en raison de l'opacité.
ATHERMASIE Mu gr. a priv., et tfiermasia, échauffemriiti 11. f. M'd. Absence de chaleur.
ATHERMOSYSTALTIQUE (siss — du gr. d priv. ; thermos, chaleur, et suslellein, contracter) adj. .So dit des muscles striis, moins contractés par la chaleur que les muscles
ATHÉROMASIE n. f. Etat morbide caractérisé i)arla dégéti.-nsccu'.e athéromatouso des artères. "V. atuébomb.
ATHÉROMATEUX, EUSE adj. Qui a la nature ou l'apparence do l'athérome : Dégénérescence atuéromateusk.
— n. Qui est atteint d'athéromo : C'n atubromatecx. Une athkkumatkusk.
ATHÉROME 'du gr. athêra, bouillie) n. m. Tumeur enkystôo. roiiipho do matière sébacée ; /,'athékome affecte sp'-ctalemf.nt le cuir chevelu. II Athérome artériel. Dégénérescence do la tunique interne des artères : /.'atuébomb artériel se rencontre surtout chez les vieillards.
— Encycl. Athérome artériel. Pathol. La lésion athéromatouso est caractérisée par l'apparition do plaques claires ou jaunâtres ayant les dimensions d'une lentille sur la tunique interne du vaisseau. A ce niveau il y aprolifération cellulaire, puis dégénérescence graisseuse, de telle sorte quo l'on trouve uno pustule athéromateuse qui peut soitso rompre, soit s'Infiltrer de sels calcaires. Quand les foyers athéromateux existent en grand nombre sur le vaisseau, lis forment toute une suite de plaques calcaires qui finissent par se fusionner et donnent à l'artère une rigidité cartilagineuse ou ossiforme; c'est l'ossification de» artères. La tunique interne ayant disparu, le sang se trouve au contact de la tunique moyenne, qui, altérée, privée de ses libres élastiques et musculaires, cède sous l'impulsion sanguine : d'où formation d'un anévrisme.
L'irrégularité de la surface interne du vaisseau facilite la coagulation du sang et amène la thrombose.
L'athérome paraît débuter par des lésions des vaisseaux nourriciers des artères ou vasa-vasorum. L'athérome est sous la dépendance de l'alcoolisme, du saturnisme, de la syphilis, de l'arthritisme, du diabète, do la vieillesse.
Elle siège, par ordre de fréquence, sur l'aorte, la splénique, les coronaires, les carotides et les vertébrales.
Chezl'athéromateux, on peut constater au palper la dureté (artère en tuyau de pipe), la flexuoslté, l'irrégularité des artères superficielles, comme la temporale, la radiale. Le pouls est brusque, ou faible et irrégulier. L'auscultation permet souvent de constater le renforcement du deuxième bruit cardiaque de la base, qui prend un timbre éclatant (bruit de tôle). Les phénomènes consécutifs varient ensuite selon l'organe atteint. Il peut y avoir du purpura, do la gangrène dos membres, des troubles intellectuels, perte de la mémoire.
L'athérome amène presque toujours des complications cardiaques, cérébrales ou rénales.
— Athérome du cuir chevelu. V. loupe.
ATHÉROPOGON (du gr. athêr, éros, épi, et pàgôn, barbe)
n. m. Genre de plantes de la famille des graminées, réuiu aujuurd'imi au genre eutriane.
ATHÉROSPERME (oss — dugr. athêr, éros, épi, et sperma, graine) n. m. Genre de plantes de la famille des mouimiacées, type de la tribu des athérospennées, renfermant des arbres aromatiques, originaires de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Nouvelle-Calédonie et du Chili.
ATHÉROSPERMÉES [oss) n. f. pi. Tribu de la famille des mouimiacées, ayant pour type le genre athérosperme. —
Une ATHÉROSPEBMÉE.
Atherstone, ville d'Angleterre (comté de Warwîck), sur le canal de Coventry ; 4.650 hab. Foire aux fromages, célèbre dans toute l'Angleterre. Aux environs, champ de bataille do Bosworth.
Atherstone (Edwin), écrivain anglais, né à Nottingham en 1786, mort dans cette ville en 1872. Il a écrit, notamment : les Derniers Jours d'Herculanum (1821), le Songe d'une nuit d'été (1824\ la Chute de Ninive (1828-1847), avec de belles illustrations de Martin. En 1830, Atherstone donna, dans les principales villes d'.\ngleterre, une série de lectures qui eurent im grand succès. Depuis, outre des pièces et des romans anonymes, il fit paraître : l'Inscription maritime (1848). épopée en prose; un poème de 20.000 vers, Israël en Egypte (1861), et im romau historique, les Bois de la mer en Angleterre.
Atherton, ville d'Angleterre (comté de Lancastre) ; 15.800 hab. Clouterie, forges aux environs; défaite de Fairfax par l'armée royale (1643).
ATHÉRURE OU
ATHERURA (du gr.
athêr, éros. pointe, et oura, queue) n. m.
Genre de mammifères rongeurs, famille des hyslricidés, renfermant dos porcs-
épics des régions indo-chinoises. L'espèce type du genre est X'atherura fasciculata du Siam.
ATHÉTÈSE du çr. a priv., et Mt?/o*.adopté^n.f.Gramm. Rejet dune leçon Tausse ou d'un passage apocryphe.
Atbérure.
ATHÉTOSE — ATIBAIA
ATHÉTOSEMu gr. athétos, sans position fixe) n.f. Phénomène morbide consistant en mouvements involontaires, lents et exagérés, analogues aux mouvements choréiques, ordinairement limités à la main et au pied.
— Encycl. Uathétose peut être double, ou unilatérale : elle s'appelle alors hémiathétose.
V \j hémiathétose est considérée non comme une entité morbide, mais comme un symptôme d'une lésion cérébrale préexistante, soit une lésion en foyer, soit une lésion diffuse.
Chez un individu hémiplégique, l'athétose se montre quelques mois après l'attaque, quand les mouvements volontaires réapparaissent. Elle siège, du côté paralysé, presque toujours en même temps aux doigts et aux orteils. Elle peut atteindre le poignet, le cou-de-pied, et, d'une manière exceptionnelle, la tête et le cou. Ces mouvements involontaires semblent dirigés vers un but déterminé. Rien de saisissant comme cette agitation incessante, présentant toujours les mêmes phases, s'exécutant malgré la volonté du malade, et qui peut persister même pendant le sommeil. Avec le temps, les membres se déforment par le relâchement des articulations. Quand la face est atteinte, les contractions musculaires sont faibles et rappellent plutôt les tics nerveux.
L'hémiathétose s'accompagne presque toujours d'une hémianesthésie du même côté. Quant aux autres symptômes plus ou moins variés : contracture, rigidité, atrophie, ils sont sous la dépendance de l'hémiplégie.
Dans l'athétose, l'état général est bon; les membres affectés présentent à peine quelques troubles vaso-moteurs ou nutritifs. La durée est illimitée. Le pronostic dépend de la lésion cérébrale qui en est cause ; c'est toujours, dans les cas contrôlés, une lésion en foyer : hémorragie, ramollissement, tumeurs de nature diverse, atrophie du cerveau. L'athétose primitive est exceptionnelle.
2° h'athétose double ne s'observe guère que chez les enfants idiots ou épileptiques. Elle est primitive. Les deux mains, les doux pieds, les deux côtés de la face sont atteints de mouvements plus faibles tiue dans l'athétose unilatérale, et souvent intermittents. Pendant le repos, les mouvements s'arrêtent. Les lésions sont inconnues.
Athies, comm. de l'Aisne, arrond. et à 5 kilom. de Laon, sur le ruisseau des Barentons, affluent do la Souche; 1.130 hab. Le 9 mars ISU, combat sanglant, livré par le duc de Raguse aux envahisseurs de la France, qui, en se retirant, incendièrent le bourg.
ATHIES(lat.^//em), comm.de la Somme, arr. et àllkil. dePéronno,surrOmignon, affluent de la Somme; 1.132 hab. Cette localité fut prise par les Bourguignons en 1406; les Espagnols s'en emparèrent en 1468 et en 1676.
Athis, ch.-l. de cant. de l'Orne, arrond. et à 30 kilom. de Domfront : 3.051 hab. Filatures de coton, fabriques de tissus. — Le canton a 16 comm. et 12.688 hab.
Athjs-MONS, comm. de Seine-et-Oise, arr- et à 14 kil. de Corbeil : 2.027 hab. Ch. de f. Orléans. Situés sur une colline, près du confluent de l'Orge et de la Seine, ces deux villages, Athis et MoNs, existaient déjà à l'époque des incursions des Normands. De 1718 à 1738, le duc de Roquelaure s'y retira ; M"* de Scudéry y composa, chez Conrart, quelques-uns de ses romans.
ATHLÈTE {gr. athlètes ; de athlos, combat) n. m. Ltitteur qui figurait dans les jeux et les exercices gymnastique dos anciens : Les athlètes, ordinairement ^ combattaient nus.
— Par exl. Homme robuste, d'une forte constitution, d'une santé vigoureuse : Le corps d'un athlète et l'âme d'un sage, voila ce gu'il faut pour être heureux. (Volt.)
— Fig. Celui qui lutte, qui combat pour la défense d'un principe, d'une opinion, d'une cause: Athletk de la foi.
Victor Hugo fut l athlète des romantiques.
— Encycl. Antiq. On distinguait en Grèce plusieurs catégories d'aM/é/es, suivant la nature des exercices: coureurs, lutteurs, lanceurs de disque ou de javelot, pugilistes, pancratiastes. Pour plusieurs de ces exercices, on divisait les <
Lutte d'athlètes {pierre gravée, Florence)
rents en trois groupes, d'après l'âgerenfants (de 12 à lôans), adolescents (de 16 à 20 ans), hommes faits. Pour prendre part aux concours des jeux publics, il fallait être Grec de naissance et de condition libre.
Jusqu'à la fin du v* siècle, il n'y eut pas d'athlètes de profession ; depuis lors, la participation aux jeux publics devint un métier, souvent très lucratif. Les athlètes ne paraissaient dans l'arène qu'après un long entraînement. Ds combattaient le corps nu, frotté d'huile. Les vainqueurs recevaient, à l'origine, des objets précieux, parfois une somme d'argent. Plus tard, ce furent de simples couronnes : couronne d'olivier à Olympie, de pin à Tlstlime, d'acho à Némée, de laurier à Delphes. L'athlète vainqueur obtenait des faveurs extraordinaires. Il rentrait en triomphe dans sa patrie, avait droit à une foule de privilèges, exemption d'impôts, préséance dans les jeux, nourriture au prytanée, etc. On lui élevait des statues, dont on peut se faire une idée par le Discobole de Myron, le Diadumène de Polyclète, VApoxyomène de Lysippe, etc. Les poètes chantaient ses victoires. Presque tout ce qui reste de Pindare est consacré à la gloire des athlètes.
A Rome, les athlètes grecs ne paraissent qu'au temps de Svlla. Dès lors, ils y figurent dans la plupart des fêtes. Ils lurent à la mode sous Néron.
ATHLÉTIQUE adj. Qui appartient, qui convient, qui est propre à lathlète : Force athlktiqde.
— Tempérament athlétique, Celui dans lequel prédomino le systènit^ musculaire.
— n. f. Partie de la gvmnastique des anciens qui avait rapport aux atlilètes : i"' athlétique lacèdémonienne .
ATHLÉTIQUEMENT adv. En athlète, d'une manière athlétique.
ATHLÉTISME [tiss) n. m. Profession d'athlète; ensemble des exercices corporels auxquels se livrent les athlètes. (Néol.)
ATHLIPTE (du gr. a priv., et thlipsis, compression) adj. Méd. Non tendu à l'excès, en parlant du pouls.
Athlone, ville d'Irlande (prov. de Connaught), comté de Roscommon, sur le Shannon ; 6.740 hab. Sources ferrugineuses renommées ; fabriques de papier et de toiles de coton. — La baronnie du même nom compte 16.600 hab.
ATHLOTHÈTE (gr. athlothétês; do afhlon, prix du combat, et tithêmi, je place) n. m. Nom donné, chez les Grecs, à ceux qui instituaient des jeux, ou des prix dans ces jeux. A Athènes, en nommait athlothétês ou agonothétes dix magistrats, un par tribu, qui avaient pour attributions de présider pendant quatre ans aux luttes et concours des Panathénées, de veiller à ce que l'ordre et la décence y régnassent, d'y faire respecter la religion, déjuger les difi'érends qui s'élevaient entre les concurrents, et de décerner les prix.
Athmone ou Athmonie, nom d'un dème de l'Attique, qui appartenait à la tribu cécropide.
AthmONÉEN, ENNE (m, en), celui, celle qui habitait Athmone. — Les Athmonéens.
— Adjectiv. Qui appartient à ce dème : Lutteur atmonèen. Athni, ville de l'Inde mérid. (présidence de Bombay);
11.200 hab. Son commerce progresse beaucoup; lieu de pèlerinage fréquenté. Limite linguistique du mahrati et du canara.
Athol, ville des États-Unis (Massachusetts, comté de Worcester). sur le Miller, affl. duConnecticut ; 6.300 hab.
AT HOME {atl-ôm'), locution anglaise signifiant à la maison et qui s'emploie substantivement : Le at home, Le cliez soi, l'intérieur.
AthOR (de Athor, n. mythol.) n. f. Planète télescopique, n" 161, découverte par Watson, le 19 avril 1876.
Athor. Myth. égypt. V. Athyr.
ATHORACIQUE (du gr. a priv., et thorax, acis, poitrine, thorax) adj. Qui n'a point de thorax.
ATHORYBIE (du gr. a priv., et ihorubein, troubler) n. f. Genre d'hydroïdes du sous-ordre des physophoridos, type de la famille des athorifbiadés. Syn. anthophise.
— Encycl. Les espèces de ce genre sont pourvues, au lieu de vésicules natatoires, d'une couronne de boucliers, entre lesquels se trouvent des tentacules. Boutons urticants sur les filaments préhensiles des polypes nourriciers. Citons Vathorybie rosacée de la Méditerranée.
Monastère du mont Alhos.
Athos (mont), montagne et promontoire de la Turquie d'Europe, située à l'extrémité sud-orientale de la presqu'île de Salonique, entre les golfes de Monte-Santo et de Contessa. Alt. 1.935 m. Il y existe une vingtaine de monastères, peuplés de moines grecs de l'ordre de Saint- Basile; de là vient le nom grec du mont Athos {Hagion Oros ou Montagne sainte). Ces monastères, fondés pour la plupart par des princes byzantins, sont demeurés les mêmes depuis des siècles; de là sont sortis plusieurs manuscrits précieux, qui ont contribué au développement de nos connaissances sur l'antiquité (les fables de Babrius, etc.).
— Bistoire. Dès l'antiquité, le mont Athos a son histoire ; lorsque Xerxès, envahissant la Grèce, y fut arrivé avec sa flotte, pour éviter les dangers que ses vaisseaux auraient courus en doublant le cap, il fit séparer le mont Athos de la terre ferme par un canal dont on a reconnu la trace. Dinocrate voulut plus tard, au temps d'Alexandre, y sculpter une figure gigantesque du conquérant, qui aurait, dans une de ses mains, tenu une ville, et de l'autre, laissé couler un fleuve. A l'époque byzantine, les ambitieux mécontents de la cour, les favoris en disgrâce, vinrent attendre dans les monastères du mont Athos la mort ou un retour de la faveur de leur maître. Respectés par la conquôte musulmane, ces monastères furent occupés à plusieurs reprises par les Turcs, qui en déchirèrent les manuscrits pour fabriquer des cartouches, et en dégradèrent les marbres, ainsi que la plupart des fresques qui décoraient les églises. Ces monastères, placés en vue de la mer, sur les côtes E. et O., sont aujourd'hui un lieu d'excursion très réputé ; quelques-uns d'entre eux méritent vraiment d'être visités, surtout ceux de Lavra et de Zographou.
— BiBLioGR. : Langlois, le Mont Athos et ses monastères (Paris, 1869); Miller, le Mont Athos^ Vatopédi et l'île de Thasos (Paris, 1889).
, , . Aihnus
ATHOUS {to-uss — du gr. athoos, inno- (gr. d'une moitié). cent)n.m.Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des élatéridés, renfermant des taupins très allongés et de coloration assez terne. Leurs nombreuses espèces sont répandues sur tout le globe. Citons Vathous longicollis (France).
ATHREPSIE fdu gr. a priv., et threpsis, action de nourrir) n. f. Nutrition ou assimilation insuffisante.
— Encycl. Le mot athrepsie a été créé par le profes-
seur Parrot, pour désigner une maladie de la premiCro enfance résultant d'une assimilation insuffisante, ce qui amène une dénutrition lente et progressive.
L'athrepsie débute par la fréquence, la liquidité et le changement de coloration des selles, qui, de jaune d'or, deviennent verdâtres avec grumeaux blancs. La diarrhée s'établit, persiste; il s'y joint des vomissements, le petit malade maigrit énormément et arrive à ne plus pouvoir digérer aucun aliment. Quand la maladie persiste, les garde-robes prennent une odeur repoussante; la maigreur s'accroît rapidement, l'enfant devient méconnaissable et les complications apparaissent. Ces complications sont des érythèmes, papuleux, huileux, dupemphîgus des fesses, des bourses, des cuisses et des jambes, des ulcérations des talons, des malléoles ou des bords des pieds. Presque toujours le muguet apparaît et il envahit la langue, les joues, le palais. La respiration est pénible et profonde, entrecoupée de cris plaintifs d'un caractère tout spécial. A l'auscultation, on ne trouve rien d'anormal dans les poumons. Les bruits du cœur sont atfaiblis ; le pouls, filiforme; la température abaissée, sauf dans q^uelques exceptions. Enfin, l'agonie arrive, rapide, au milieu d'un état comateux ; quelquefois, elle s'accompagne de convulsions ; la voix s'affaiblit, les mouvements respiratoires sont de plus en plus rares, et le malade s'éteint.
Uanatomie pathologique présente des lésions variées, outre celles des complications que nous avons signalées, le tube digestif est congestionné, enflammé et parfois ulcéré; il y a dégénérescence graisseuse des viscères: foie, reins, rate, ^c. Elle frappe les enfants nés dans de mauvaises conditions, de parents souffreteux ou malades, ceux qui sont nourris avec du lait altéré ou fraudé, ceux dont 1 alimentation est mauvaise ou faite trop prématurément avec des substances autres que le lait. Les enfants Ïii ont une malformation congénitale y sont prédisposés. 'usage d'un biberon malpropre, un simple coryza, qui empêchent l'alimentation, peuvent amener l'athrepsie.
Le traitement préventif comprend l'observation de tous les détails de 1 hygiène infantile : allaitement naturel par la mère ou une nourrice choisie; tétées à intervalles réguliers de deux heures pendant le jour, de trois ou quatre heures pendant la nuit. Quand l'enfant est élevé au biberon, lavage de l'appareil avec une solution de bicarbonate de soude, puis avec de l'eau bouillie. Avant cinq ou six mois, le lait doit être le seul aliment. Le sevrage se fera à douze ou quinze mois.
Si les moyens prophylactiques sont insuffisants, on em-
Eloiera le sirop de grande consoude ou de coing additionné, 3 sous-nitrate de bismuth, l'eau de chaux, l'acide lactique, les boissons légèrement alcoolisées. Pour lutter contre le refroidissement, on enveloppe les enfants d'ouate, on applique des cataplasmes, ou on utilise les bains alcoolisés et légèrement sinapisés. Depuis peu on emploie avec succès la diète hydrique, c'est-à-dire que l'on donne à l'enfant malade des eaux minérales comme boisson pendant quelques heures, parfois pendant une journée sans aucun aliment.
ATHREPSIQUE adj. Qui se rapporte à l'athrepsie : Dé-
biliie ATHREPSIQUE.
— n. Qui est atteint d'athrepsie ; Un, une athrepsique. AthRIBIS ou Atharrhabis. ville de l'anc. Egypte,
sur le bras du Nil nommé autref. Athribitique (bouche actuelle de Damiette). Sous le gouvernement des empereurs romains, cette ville, siège d'un évéché, eut une grande importance. Ses ruines se voient encore près du village ■lAtrib ou Trieb.
ATHRICHIE {ki — du gr. a priv., et thrix, trikhos, cheveu) n. f. Genre de composées inuloïdées, comprenant des herbes ou des sous-arbrisseaux, et qui croissent à Madagascar, dans l'Afrique australe et en Australie.
ATHROÏSME {iss — du gr. athroisma, amas, collection) n. m. Rhét. Figure de rhétorique, plus souvent appelé© accumulation, ou encore synatroïsme.
— Bot. Genre de composées inuloïdées, comprenant des herbes de Java et de Martaban.
ATHRONIE n. f. Bot. Syn. de acmelle.
ATHRUPHYLLE (du gr. afhroos, serré, etphullon, feuille) n. m. Bot. Syn. de mvrsine.
Athy, ville d'Irlande (prov. de Leinster, comté de Kildaro), sur le fleuve côtier Barrow ; 4.200 hab. Commer-i' de grains ; navigation active. Prise par les Irlandais en 1308, puis reprise et brûlée par Bruce en 1315.
ATHTMALE (du gr. a priv., et de tithymale, c'est-à-dire faux tithymale) n. m. Bot. Section du genre euphorbe.
ATHYMIE (du gr. a priv., et îhumos, courage) n. f. Méd. Dépression morale, tristesse.
Athyr, divinité égyptienne dans laquelle les Grcs crurent ceconnaître leur Vénus Aphrodite, n On disait aussi Athor.
ATHYRE (du gr. athuros, sans porte) n. m. Bot. Syn. du genre gesse.
ATHYRÉE (du gr. a priv., et thuréos, écusson) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamollicornes, famille des géotrupidés, renfermant des scarabées roussâtres, propres aux régions désertiques de l'ancien monde.
ATHYTE fgr. athntos ; de a prîv., et thuein, sacrifier) adj. Qui est privé de sacrifices. Il Indigne d'être offert en sacrifice. (Se disait du sacrifice dans lequel on n'avait pas suivi les cérémonies prescrites. — On appliquait aussi ce mot aux entrailles des victimes, lorsque l'examen en était défavorable.)
— n. m. Sacrifice sans victime, tel qu'en offraient les pauvres. ^^"y'"'
Atia (gens), nom d'une famille plébéienne de Rome. A cette famille appartenait Atia, mère d'Auguste. — La gens Atia est probablement distincte de la gens Attia ou ^Accin. dont faisaient partie le poète Attius, P. Attius Varus, partisan de Pompée, et Q. Attius Varus, lieutenant de César.
Atibaia, ville du Brésil mérid. (état de Sâo Paulo), sur V Atibaia. sons-affluent du Parana, parle Piracicabaet le Tiété; 10. 000 hab. Plantations de café, élève de bétail.
e (gr. nat).
Atiça oti DÎPANKARA Çnî Jnâna f.Mi tliibôtain,
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iiii 1 Iu1m>i, ;ii'r»-s la |>'i ' ■ mi-.i. i.' I m, iharnia, naquit .■,, '.^.n, ;ni licn-alr, >kni . I,, i.iiimII. m. ,i, ■ ir ( laiir. Pr^tro J ui, \iliai-anrl.lm,l()xr, il \ un an 1 Inli.i n, 1 >i io, ot travailla 'I ' .111 .1 la riMbrrno ilii ItoinliMiisitH' corrompu. Il mourut I 111^ un monastère près do Lhasa. Los bouddhistes I i 11 II \r vûnùroulcommo uno incurnatioD du Bouddha