‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 51 sur 828 · V. ABOLITION · texte numérisé non relu

V. ABOLITION

ABSOLUTISME (rad. absolu) n. m. Système de gouvernement où l'autorité du monarque n'est limitée paraucuno institution de contrôle ni de répression.

— Encycl. Polit. V. gouvernement.

ABSOLUTISTE adj. Qui appartient, qui a rapport ù l'absolutisme; qui en professe les principes: Parfî absolutiste. Tendances absolutistes.

— Par ext. Qui a des principes absolus dont il ne veut rien céder : Tout grand talent est absolutiste. (Balz.)

— n. Partisan de l'absolutisme; partisan d'un roi, d'un gouvernement absolu : Les absolutistes n'ont jamais compris le sens des révolutions.

ABSOLUTOIRE adj. Qui porte absolution : Bref absolutoire. Sentence absolutoire.

ABSOLVO ou ABSOLVO TE (mots lat. qui signifirnt J'absous, Je t'absous) n. m. Mots qui font partie de la fmmule d'absolution que prononce le prêtre, et qui se dismi quelquefois pour l'absolution môme : Accorder, refu^ un ou des absolvo, un ou des t

ABSORBANT, ANTE adj. Qui a la propriété d'absorhir, qui pompe, qui attire : Les miasmes pénètrent dans l':c"nomie par la voie des vaisseaux absorbants.

— Fig. Qui occupe fortement l'attention, l'esprit, etr. : Le travail absorbant de la pensée échauffe la tête, i, *.in\ attire à soi ; qui saisit, captive : La politique est U7ie passion absorbante et dominatrice. (G. Sand.) n Dominateur; nui rapporte tout à soi, qui veut que tout lui soit soumis : Napoléon I"' avait une personnalité absorbante.

— Méd. Se dit des substances propres à absorber los gaz et les sécrétions soit externes, soit internes.

— Physiol. Se dit des vaisseaux lymphatiques et d<s vaisseaux chylifères dont l'ensemble constitue ce que 1 oii a appelé le système absorbant, ii S'applique à la propricd' même d'absorber ; Pouvoir absorbant rfe l'estomac.

— Physiq. Pouvoir absorbant d'un corps, Faculté que pus sède ce corps d'absorber les rayons calorifiques, il Se dit. aussi des radiations lumineuses et de toute autre radiation.

— n. m. Toute substance qui a la propriété d'absorber: L'amadou, la ouate so7ït des absorbants.

— Electric. Dans les diverses applications de l'électricité dynamique, on désigne sous le nom d'absorbant un corps qui est capable de détruire ot de supprimer lentement une charge électrique, quelle que soit sa puissance.

— n. ra. pi. Physiol. Se dit pour Vaisseaux absorbants.

— Encycl. Méd. On distingue deux sortes d'absorbants : les absorbants externes et les absorbants internes.

Les absorbants exte7'ties sont employés dans le traitement des brûlures, des excoriations, des gourmes, des dartres, etc. Les absorbants les plus utilisés actuellement sont: la charpie phéniquée, l'ouate hydrophilo, l'ouate de tourbe. L'amadou est un absorbant utilisé pour arrêter les petites hémorragies. Enfin, les poudres de riz, dolyco-

Fode, d'amidon, rendent les plus grands services contre érysipèle, l'intertrigo, les rougeurs, et la plupart des maladies rebelles de Ta peau.

Les absorbants inte7mes, utiles contre la gastrite chronique, les éructations, les renvois, les vomissements, comptent principalement : la craie préparée, le charbon de bois, la magnésie, le sous-nitrate de bismuth.

ABSORBATION {si) n. f. OU ABSORBEMENT n. m. Etat d'un esprit absorbé : Dans son absorbement, Archimède 7ie se douta pas de la 2)rise de Syi'acuse.

ABSORBER (lat. absorbere, même sens) v. a. Faire pénétrer en soi, pomper, s'imbiber de : Le Rhin, à la fin de son cours, se perd da7ts des sables qui /'absorbent. Il User de, consommer, boire : Les Anglais absorbent beaucoup de thé.

— Par anal. Affaiblir, neutraliser, faire disparaître : Le noir absorbe la lumîè7-e. il Consumer, détruire, dissiper complètement: Le jeu absorbe les plus grandes fortunes.

— Fig. Attirer à soi, s'emparer de : i'ayance absorbe l'âme tout entiè7-e. Il Occuper fortement : La politique absorbe.

— Terme d'art. On dit qu'une couleur de fond est ab-

aorbéc, lorsqu'elle so trouve rocouvorlo par uno socondo couche do pointure qui n'altùro pas la coloration do la premi<"^ro. mais st* Imrno à la moditlor on acconluant ou on (liMiiiiN:iiii rinirnsitcS do la tointo.

S'ai).^('i-iii-i\ ■ ;i l'^tro absorbé, pompé : Les boissons s'adsouii "/ dans l'économie artiïiialc.

— Kl: N (Il I. In I , x.lusivomont à, so plonger, so pordro, s'abinior : Saintr VVim'.v*.' s'absorbait dans la mthùtation.

— Syn. Absorber, engloutir. Absorber, c'est avalor,

Sompor succossivoment ot pou à pou. Enytoutir, c'est faire isparattrn tout d'un coup.

ABSORPTIF, IVE adj. So dit, on chimio, dos substances qui ont. la lai ulh' iral)sorbor.

ABSORPTIOMËTRE (psi — do absorption et mùtre) n. m. AppaiTil puur uiosuror 1 absorption dos gaz par les liquides, dans 1rs analyses chimiquos.

ABSORPTION (psi) n. f. Action parlaquollo un fluido pénètre dans un corps : /.'absorption esl la source de In nutritifui. iCuvier.) Il Action do boire, do manger: /-'au- .SOHiTioN d>'s alcools est nuisible

— Fif,'. Action do s'omparor do.

// s.'tablit d'Etat à État un . \ niti.>y.) Il Annulation, destrtiri :l Ml. do s'emparer de : Cr ', r'i-J /'absorption dcs forces un iL.-Napol.) Il Conteniplali.-ii. |.r.

fonde : Une absorption rm '

— Encycl. Chim. On ai>|n' time ot successive d'une vai inorganique. Ainsi, l'oxyj;

beaucoup d'autres gaz sont absorbés par les métaux, par le charbon, par la picrro ponce, par l'éponge do platine, etc. Cette absorption peut ôtro uno vôritanle combinaison chimique, ou, comme pour le charbon ot la pierre douce, une condensation dos gaz produite par l'adhés; dos molécules gazeuse:

propriété dont jouit In utiliser pour désinfcfii

' uno chose :

AUSORPTmN.

on d'attirer <is craindre.

le chlore, l'hydrogène

rbants. La gaz l'a fait nt les lieux ' dans l'air lides ; plus est con-

dont r

ost absorbée par un ijrriii l un

l'air est chargé d'humidito, plu;

sidérablo. La construction dos hygromètres est fondée

sur les modifications de forme qui résultent, pour certains

corps, de l'absorption do la vapeur d'eau.

*'<'tte condensation du gaz dans los porcs du solide est ar, umpagnée d'un dégagement do chaleur, sans qu'il y ait nécessairement combmaison : do là los incondios spontanés qui se produisent dans les amas de charbons entassés immédiatement au sortir do la moule. L'hydrogène absorbé par la mousse do platine l'échauffé assez pour rougir la mousse et s'enflammer (briquet à hydrogène).

Les liquides possèdent, comme les solides, la faculté d'absorber les gaz. Lo poids do gaz absorbé par un volume donné de liquide est proportionnel à la pression ; le coefficient do proportionnalité s'appelle le coefficient de soliibilité du gaz dans le liquide ; if est pour un môme liquide variable avec les différents gaz ot diminue quand la température s'élève. Les gaz los plus absorbâmes sont les plus liquéfiables. L'absorption est accompagnée d'une élévaiiun de température.

I.!)rsque plusieurs gaz sont simultanément en contact a\ II" un liquide, chacun est absorbé comme s'il était seul. (■ < si même là un moyen do reconnaître un mélange gaziiiv d'une combinaison; dans lo premier cas, les gaz (.ousiiiuants ne sont pas en mémo proportion dans la pariio libre et dans la partie absorbée ; dans le deuxième, criii' proportion est la mémo.

L argent fondu absorbe l'oxygèno on forto proportion sans absorber l'azote; quand l'argent se solidifie, l'oxygène, (Ml so dégageant, soulève à la surface dos monticules. Ce phi'-Tinmène est connu sous lo nom de rochage.

- Industr. Absorption des gaz et des fumées. U absorption d-s {j^az délétères et des fumées engendrées par diverses iiiiliistries chimiques offre de très sérieuses difficultés. Dans la fabrication du sulfate de soude, on retient l'acide cldorhydrique, qui est un résidu de la réaction, en faisant barboter les gaz au sortir do la cheminée dans des bonbniuH's pleines d'eau : l'acide chlorhydrique s'y dissout. 1, nlisorption est mieux réalisée on faisant passer les gaz il lis des tours de condensation. Ce sont de hautes tours I instruites en briques ou poteries, et bourrées de gros Ir.u;nients de coke. Le gaz monte, pendant que de leau tombe en pluie et humecte lo coke. L'absorption des matières pulvérulentes est encore plus difficile. Il résulte d'expériences de Schlœsing qu'il est avantageux, pour obtenir l'absorption des gaz ainsi que des matières pulvérulentes, d'élever la température.

— Phvsiol. On appelle absorption, en physiologie, l'actinii moléculaire en vertu do laquelle tout tissu vivani s'aj'proprie les matériaux mis en contact avec lui. A pari le imIo capital que jouent les épithéliums au début du iilu-iiumène, on peut, d'une façon générale, considérer

I arti> physiologique de l'absorption comme analogue aux plhMiomônes de diffusion. — Il résulte de co fait que la iiriiilation du liquide sanguin no fait que hâter l'absorjuion et n'est qu'accessoire. En effet, en privant une ^M'cn-juille de sa circulation et en plongeant uno de ses p.iiii's dans une solution do stryclmme, on voit le poison diiriisor dans tout le corps do l'animal, atteindre sa nincllo et le faire périr dans les convulsions du tétanos. Quand la circulation n'est pas interceptée, les phénomènes

II taniques se produisent avec beaucoup plus do rapidité. ~- l/absorption se fait par los veines et par les vaisseaux lymphatiques. C'est Aselli, médecin italn'n, ijuî, en 1622, observa que los lymphatiques du niésrni-:i i' i'. il dos organes absorbants. C'est par los ch \ 1 1 i ■ . ' i , -me sont absorbées les matières grassr^ I ■ m ,i iMidcs passent par les veines, et les glycoscs soni . mpui iis soit par los cnylifères, soit par les vaisseaux sanguins.

L'absorption, très faible dans l'estomac, so fait surtout dans l'intestin, grâce aux villosités qui jouent lo rôle d'organes absorbants. Plusieurs théories ont été émiscsrelativement à l'absorption digestive : l" théorie des anciens qui considéraient les orifices des glandes de Galeati ou de Lieberkiihn comme des bouches absorbantes ; 2" théorie physique, d'après laquelle Dutrochet comparait l'absorption au phénomène do l'endosmose (v. co mot) ; 3" théorie mécanique, faisant jouer aux anses intestinales lo rôle de pompes foulantes exerçant dos pressions capables de fairo féuétrer les gouttelettes alimentaires à travers les parois intestinales ; 4" théorie des leucocytes, par laquelle les

f globules blancs, travorNant les bouchon épilhélialos, alaiout s'omparor dos substances alimentaires ; &<> enfin, la dernière théorie, la seule admise actuollomont, considère l'absorption comme un fait de nutrition des cellules épithé- Ualcs. En effet, les aliments, modifiés par los sucs digestifs, pénètrent dans les ccdiules épithélialos ot los nourrissent ; mais l'excès d'aliment ost transmis par osmoso aux cellules sous-jacontcs, puis do proche on proche dans tout lo tissu ot jusqu'aux vaisseaux. Quand Vépithélium tombe, il n'y a plus d'absorption. Dans los végétaux, c'est aux ra-

res ramilica- ^-

tiens ou radi- KU^.ovyix^m lur les fcuUlea.

colles, c ost-

à-diro par les collulos qui présentent les conditions los plus favorables à l'endosmose. Pourtant, les fouilles absorbent 1 "w -.II.- pour la rcs|iiralion do la plante, l'acide carbo- II I ,h' |M.iir sa nul ri (ion, et peuvent mémo absorber l'eau. I II i.Hii'au tVuilli', dont, uno partie plonge dans l'eau, so 1. L'ns'.ivc frais dans toute son étendue. La propriété d'absorption appartient à tous los tissus végétaux.

— Physin. Absorption de chaleur. V. chaleur. H Absorption des radiations. V. radiation, actinomï^trik. Il Spectre d'nhsorpfi"}), lOnsemblo dos raies et bandes obscures produiii-s ilans tiu spectre par l'absorption des radiations dans

ABSORPTIVITÉ n. f. Faculté d'absorption que possèdent certains corps.

ABSOUDRE v. a. (du lat. absolvere, môme sons. — J'al/snus, tu absous, il absout, nous absolvons, vous absolvez, ils absolvent. J'absolvais, nous absolvions. Point de passk DÉFINI. J'absoudrai, 7wus absoudrons. J'absoudrais, nous absoudrions. Absous, absolvons, absolvez. Que j'absolve, que nous absolvions. Point d'imparfait du subj. Absolvant; absous, absoute). Dans son sens primitif, ce mot signifie Délier, affranchir. Dr. crim. Renvoyer quelqu'un d'une accusation, non parce qu'il est innocent, mais parce que la loi no permet pas do lui appliquer une peino : La prescription permet (^absoudre un coupable.

— Théol. Remettre les péchés au pénitent qui so confesse; lui en donner l'absolution : Le ministre qui vous ABSOUT témérairement ne vous délie pas. (Mass.) Il Donner l'absouto après une cérémonie funèbre :

On baptise, ou absout, et le temple se vidc-

Page 1