ATROCE — ATTA
los rarhonalos nn solutioDS tris conrcnlràos. Nommons, l'artni ces sels, lo lulfale d'alropine (C"II"AzO';'SO«, i|U on oljtinnt pur on m(;iangcant 1 partie d'acido salfuriqoe, 10 d'alcool 4 40" et 10 d'atropine dans de l'éthor pur et Bec.
^^■"'atropino du commerce renferme toujours un isomère, v hyotcyamine, en proportions variables. L'acide azotique fumant, à 50°, dans lequel on verso eoutto à goutte do
atropine, lui enlève une molécule d'eau et laisse une base C"H"AzO', qu'on appelle a/)oa(ropinc. L'atropine est inactivo, par rapport à la lumiùr© polarisée, et Ladenburg la considère comme résultant d'un mélange, eo proportions éfçalos, d'hyoscyamino droite et gauche.
— Pliysiol. et toxicol. A dose médicinale, c'est-à-dire inférieure à 5 milligr., ïalropine diminue et trouble la sensibilité et la motilité (céphalalgie, vertige); ralentit la sécrétion sudonpare, salivaire, muqueuse, d'où sécheresse do la peau, de la bouche, rauciié de la voii; augmente la pression sanguine et, partant, la diurèse. Le signe le plus manifeste do son action paralysante par ingestion ou instillation dans l'œil est la dilatation de la pupille, avec suspension de l'accommodation.
A dose toxique, c'est-à-dire au-dessus de 5 centigr., elle produit une dilatation extrême de la pupille, des hallucinations, du délire; la sécheresse excessive de la bouche empêche le malade de parler et de prendre des aliments; a peau est sèche et d'une rougeur comparable à celle de la scarlatine. Puis la respiration devient haletante, le pouls lent et irrégulier. Ensuite, on voit survenir des vomissements, des tremblements, des spasmes cloniques. Eniin, le malade perd la sensibilité, le mouvement, la conscience, et meurt dans le coma.
Pour combattre l'empoisonnement par l'atropine, évacuer le poison au moyen d'un vomitif ou du lavage de 1 estomac ; faire prendre du tanin pour ralentir l'absorption du poison ; stimuler le malade par lo tbé, le café, l'alcool, l'etfier, les injections de caféine, los frictions: pratiquer au besoin la respiration artiticielle. On a encore conseillé comme antidotes la morphine, la pilocarpine, le chloral.
— Thérap. L'atropine s'emploie comme calmant antispasmodique dans l'épilepsie, la chorée, l'incontinence d'urine, la spermatorrhée spasmodique, les vomissements nerveux, la toux de la coqueluche, la gastralgie, les coliques de plomb. Elle est utilisée aussi contre les sueurs profuses des phtisiques et des rhumatisants. Elle se prend en granules de 0»ii'is',5 ou de 0'""'-ir',\ à ladosede 1 ki-^^p pour les adultes, de o^'U'if.z à 0"'"ie',5 pour les enfants.
Le sulfate d'atropine en solution aqueuse à 1 pour 200 d'eau est utilisé de préférence â l'atropine dans les maladies des yeux, surtout en instillations, pour dilater les pupilles : il facilite les examens ophtalmoscopiques, empêche les adhérences de l'iris en cas d'iritis aiguë. La solution au millième peut être employée avec précaution, en injections sous-cutanées, contre les névralgies, et particulièrement la sciatique.
ATROPINISATION {si — rad. atropine) a. f. Introduction d'atropine dans l'œil, en vue de produire la dilatation de la pupille.
ATROPIQUE (rad. atrope) adj. Qualification donnée à un acide extrait de la belladone : Acide atropique.
— Encycl. L'acide atropique C'H'O' est le produit de la déshydratation de l'acide tropique. C'est un acide non saturé qui peut fixer deux
atomes de chlore, de brome, une molécule d'acide chlorhydrique. V. atropink.
ATROPISME (piss) n. m. Ensemble des symptômes amenés par l'emploi à dose exagérée de latropiue ou de la belladone.
ATROPOS (poss — de A tropos, n. myth.) n. m. Nom d'un lépidoptère du genre acftérontia.
(V. ce mot.) Il Genre de reptiles. Syn. de bothrops.ii Genre d'insectes. V. psoque.
Atropos (poss)n. f. Planète
télcscopique. n" 273, découverte par Palisa, le 8 mars 1888.
Atropos (poss — du gr. «
priv., et trépein. changer, parce qu'elle était inflexible), l'une des trois Parques, celle qui était chargée de couper le fil qui mesurait la durée de la vie de chaque homme. Ses attributs étaient le cadran solaire, la balance et les ciseaux, ou bien encore une sphère et un rouleau ou livre, dans lequel elle lit les destins inévitables. Elle était représentée généralement comme très âgée, avec un vêtement noir et lugubre, analogue à la sévérité de ses fonctions.
ATROSINE (du lat. ater, noir) n. f. Matière noire soluble dans les acides et précipitable par l'ammoniaque, extraite de la racine de belladone, et qui serait la matière colorante de la baie de belladone.
ATR'yPE ou ATRYPA (du gr.a priv., et <r«pa<î, je perce) n. f. Genre de nioluscoides brachiopodes, type de la famille des atrypidés, dont les nombreuses espèces sont fossiles, du silurien au trias.
ATR'ïPIDÉS(rad.a(r!/pa) n. m.
pi. Famille de molluscoïdes brachiopodes, ordre des testicardines, renfermant des formes fossiles du silurien au trias, répanis dans les genres atrypa, cœlaspira^ zyyospira, ~ Un atrypii>ë.
AtsCHINSK, ville de la Russie d'Asie (gouv. d'Iéniséisk), Airvi,» sur le Tchoulym, affluent do l'Ob ; Atrype. 5.200 hab. 'Ville fondéeen 16*2, ch.-l. d'un cercle peuplé de 81.500 hab.
AtsoUDA, ville maritime du Japon (île de Nippon, prov. d'Ovari), sur le fleuve côtier Tokaïdo, au fond de la baie d'Ovari : 17.000 hab. C'est le port de Nagoya. Fameux sanctuaire Sbintô.
Atta ITiUis Quintus), poète comique romain, vivait au temps de Svlla, et mourut en 77 av. J.-C. C'est un des auteurs de la Comœdia togala (à sujets romains).
Atropos-
ATTABALLE