ATTALE
Altacco.
— B(BLiOGR. .-Ribbeck, Comicornmromanorum frcupnenla Leipzig, 1873); ^eakirch, Ue fabula tot/afa (Leipzig, 1S:Î3).
ATTABALLE n. m. Sorte de tambour, en usage chez les Maures.
ATTABLER v. a. Faire asseoir à table, pour boire ou manger : C'est un bo7i moyen pour retenir les gens, gue de
£es ATTABLIÎR.
S'attabler, v. pr. S'asseoir et rester autour d'une table, pour boire, pour manger, ou pour jouer.
— Stn. S'attabler, se mettre à table. Se mettre à table exprime simplement l'action habituelle de prendre place pour manger. S'attabler éveille l'idée d'un acte qui sort des usages ordmaires d'une personne; cette expression a plutôt un sens défavorable.
ATTACCA (mot ital. qui sigiiif. attaque'] on se sert po ' " précédent sans aucune interruption. On dit aussi quelquefois ATTACCA
SUBITO, c'est-àdire attaquez de suite.
ATTACCO (mot ital. qui signifie chose attachée, ajoutée) n. m. En T de mus., Petite partie de la fugue, étrangère au motif principal, et 3ui lui sert unitiuement d'entrée : Z'attacco est le contrairf e Tandami^nto.
ATTACÉ n. m. Entom. Syn. de attacus.
ATTACHANT, ANTE {rad. attacher) adj. Qui est de nature à intéresser, à tixer l'attention : Lecture attachant!-:.
ATTACHE n. f. Tout ce qui sert à lier à attacher, à retenir : Une attachk de soulier, de harnais. L'kitkcu?. d'un chien.
— Fig. Tout ce qui captive, engage, assujettit le cceur ou l'esprit : Le cœur tient toujours, par de secrètes attaches, aux impressions des premières années. (Ed. Texier.)
ATTACHE (rad. attacher) n. f. Action de retenir par un lien quelconque un animal, un objet, etc. : Le garçon reçoit un pourboire pour Rattache d'un cheval.
— Fig. Consentement, agrément. CVieux.) il Aimr l'attache de quelqu'un. Avoir son consentement, son agrément.
— Chien d'attache, Chien de garde qu'on attache pondant le jour et qu'on lâche la nuit, n Etre comme un chivn à l'attache, comme un chien d'attache. Etre dans un état habituel de grande gêne, d'extrême assujettissement.
— Bas d'attache, Grand bas de soie qui s'attachait au haut-de-chausse, et dont on ne se sert plus qu'au théâtre, notamment dans les travestis.
— Droit d'attache. Droit d'attacher ou de fixer à la rive opposée, à travers un cours d'eau, l'extrémité d'une digue ou tout autre barrage.
— Fig. Port d'attache d'un navire, d'un officier de marine. Port où il est immatriculé ; son point de départ ou d'arrivée.
— Lettres d'attache ou siraplem. Attaches, Lettres que le roi donnait, pour rendre les bulles du pape exécutoires dans le royaume. Il Toute cédule annexée, attachée à un acte authentique, pour en autoriser ou en attester l'exécution. Il Ordonnaoce que rendait un gouverneur de province, pour faire mettre à exécution les ordres du roi qui lui étaient adressés. Il Lettres qu'expédiaient le connétable, le grand amiral, le colonel général, ou le mestre de camp général d'une armée, en vertu des brevets ou commissions accordés par le roi, aux officiers qui devaient servir sous eux. (Ces lettres étaient ainsi nommées parce qu'on les attachait aux pièces.)
— Anat. Endroit où vient se fixer un muscle, un ligament -.Les muscles ont chacun rfeux attachics. (Se dit, dans le langage ordinaire, de la manière dont un membre se lie au reste du corps : Des attaches fines, délicates.) ii Attaches ou Impressions musculaires, Marque que Jaisscnt les mollusques dans les coquilles, aux points d'insertiun des muscles.
— Archéol. On entendait sous ce nom, au moyen âge et encore au xvi' siècle, les petites pièces d'orfèvrerie servant à relier diverses parties du costume, comme des agrafes et des fermails de manteaux, ou des fermoirs de ceinture.
— Hortic. Ornement do parterre uni, lié, attaché, pour ainsi dire, à un autre.
— Techn. Grosse pièce do charpente qui sert d'axe au moulin à vent, ii Fil de fer qui attache les morceaux de la faïence cassée. Il Petit morceau de peau qui sert à attacher la matrice au bois de la pièce de dessus du moule, dans les fonderies de caractères, ii Pièces de bois qui servent à retenir le drome, dans une forge, il Lien d'osier pour consolider ensemble le bord et le corps d'une pièce de vannerie, il Petits morceaux do plomb fixant les verbes de fer dans les panneaux des vitres, ii Assemblage de diamants mis en œuvre, et composé de plusieurs pièces qui s'accrochent l'une à l'autre.
— Syn. Attache, attachement. Attache s'emploie au prop. et au fig. ; attachement, au fig. seulement. De plus, attachement indique un sentiment, une affection, tandis fjuo attache s'applique indistinctement à toute nature de lien qui captive ou astreint : on a de l'attachement pour quelqu'un , on a de l'attache aux richesses, au pouvoir, au péché. Quand Racine, dans Athalie, écrit que Joad et josabeth ont -de l'attache pour Joas, il ne veut pas diro seulement qu'ils ont de l'affection pour le jeune prince, mais qu'ils tiennent à lui pour les raisons que l'on sait.
ATTACHE-BOSSETTE n. f. En T. de mar., Morceau do fer conique, creusé à ses deux bouts, et destiné à conserver la tète du clou dans l'éperon, il PI. Des attache-
ATTACHEMENT (rad. attacher) n. m. Sentiment d'affection, de sympathie, de dévouement, pour une personne, un animal ou une chose -.Plus l'homme augmente ses attachements, 2W»s il multiplie ses peines. {J. -S. Konss.) PelUsson eut de /'attachement pour une araignée.
— Forte et constante application : Attachement a l'étude. Attachement à ses devoirs.
— Ane. art milit. Attachement des mineurs. Action de mettre les mineurs après le corps du mur.
— Archit. et constr. Relevé des dépenses journalières d'un entrepreneur de travaux donnés par adjudication, fait par l'ingénieur ou l'architecte chargé de la surveillance. (Ces relevés servent de base à l'examen des demandes d'acomptes faites par l'entrepreneur, dans le cours des travaux.) Il Relevé journalier des matériaux employés dans une construction, et qui, devant être cachés au regard par leur situation, ne pourraient être estimés et vérifiés plus tard. Il TVauauxpaï'û/facAemenf, Travaux dont les dépenses (effectives sont payées sur des états de journées et fournitures dressés par les ingénieurs ou les architectes. (On les nomme aussi travaux en régie.)
— Syn. Attachement, attache. V. attache.
— Syn. Affection, amour, etc. V. affection.
ATTACHER (du bas lat. tasca ; d'une racine german. flic, signif. ce qui fixe) v. a. Lier, fixer au moyen dune attaclie ou par un procédé quelconque ; servir de lien, d'attache : 071 attache la vigne aux échalas. On attache avec If cabriolet les mains des malfaiteurs qu'on arrête, il Attirer, retenir.
— Fig. Unir d'une façon forte et durable, par un attrait, par une force morale quelconque : Etre attaché aux intérêts de quelqu'un.
L'amour qui nous attache aux beautés éternelles.
Molière.
Il Adjoindre, mettre au service ou à l'usage do : Attacher un domestique à sa maison. Attacher des animaux a une exploitation. Il Appliquer, adonner : Attacher son esprit à la lecture, w Associer, allier : Périclès, Auguste, Léon X et Louis XIV ont attaché leur nom à leur sircle. Peste soit qui premier trouva l'invention De s'affliger l'esprit de cette vision, Et d'attacher l'honneur de l'homme le plus sage Aux choses que peut faire une femme volagie.
Il Attribuer, accorder : Attacher de l'importance «... : Profits ATTACHÉS rt une place.
— Attacher les yeux, les regards sur. Fixer, regarder, attentivement quelqu'un ou quelque chose.
— Allus. littéb. : Attacher le grelot, Allusion à la fable de La Fontaine : Conseil tetiu par les Bats. Ceux-ci, décimés par le terrible Rodilardus, se réunissent pour aviser à un moyen de salut, et tombent d'accord qu il faut lui attacher un grelot aiU cou pour être avertis de son approche:
La difiicuUé fut d'attacher le grelot.
L'un dit ; .. Je n'y vas point, je ne suis pas si sot » ; L'autre : ■■ Je ne saurais. • Si bien que sans rien faire On se quitta...
Dans l'application, Attacher le grelot signifie Se risquer le premier dans une entreprise difficile et hasardeuse.
— Allus. littér. : Se plaint de sa grandeur qui l'attache au rivage, Vers de Boileau dans son épitre au roi, intitulée le Passage du Bhin :
Le poète a, naïvement, célébré en vers épiques un fait militaire qui méritait à peine d'être mentionné, et a prêté au roi un sentiment singulier chez un chef valeureux. Aussi, dans l'application, ce vers célèbre se cite toujours ironiquement et en parlant de quelqu'un qui craint de compromettre sa dignité par de sots scrupules.
— Prov. ; Attacher un clou à la roue de la Fortune, La fixer, être en train de s'enrichir.
Attaché, ée part. pass. du v. Attacher.
— Absol. Préoccupé, absorbé dans une occupation :
... Il avait à ses pieds maint volume.
Attaché selon s
La Fontaine.
Il Intéressé, qui regarde à la dépense : On manque quelquefois sa fortune pour être trop attaché, comme on se rui/ie en faisant trop de dépense. (Girard.) [Vieux.]
— Allus. littée. ; C'est Vénus tout entière à sa proie attachée, Vers de Racine [Phèdre). V. proie.
— Syn. Attaché, avare, intéressé, h'attaché, l'in/éri:s.''é et l'avare sont tous trois âpres au gain ; mais l'attache et l'intéressé ne sont pas forcément avares, c'est-à-dire absolument hostiles à toute dépense.
— Syn. Attaché, adhérent, annexé. V. adhérent.
— Sùbstantiv. Personne unie à une autre par des liens d'affection : Il y a tantât quarante-cinq ans que je me compte parmi vos attachés. (Volt.)
— n. m. Attaché d'ambassade. V. agent diplomatique, et ambassade. Il A/^rtcAé7ni7i/aiVe, Oflicier que le ministre de la guerre détache près des ambassades et légations avec la mission officielle d'étudier la situation militaire du pavs de sa résidence, de suivre les manœuvres, etc.
— Encycl. Les attachés militaires sont nommés par le ministre de la guerre, avec l'agrément du ministre des affaires étrangères; souvent, on demande aussi l'agrément du souverain du pays où doit résider l'attaché militaire. Ils jouissent des mêmes privilèges que les autres membres du personnel officiel de la mission. (V. agent diplomatique.) La Russie, l'Allemagne, l'Autriche, donnent parfois le titre de « plénipotentiaires militaires » à leurs attachés militaires, indépendants des chefs des postes diplomatiques. En France , les attachés militaires sont placés sous l'autorité du chef du poste, mais ont un rôle propre et une certaine indépendance. L'attaché militaire Irauçais prend rang, quel que soit son grade, immédiatement après le secrétaire qui serait appelé, en cas d'absence, à remplacer le chef du poste; mais, dans plusieurs cérémonies, il figure à part, à la suite de la mission diploinatiijue. Quand il y a deux attachés militaires, le second est sôus les ordres directs du premier. Les attachés militaires français correspondent avec le ministre de la guerre, sous le couvert duchef du poste; ils remettent à celui-ci leurs rapports, sous pli ouvert, pour qu'il les fasse parvenir, par l'entremise du ministre des affaires étrangères, au ministre de la guerre. Ce qui est dit de l'attaché militaire s'applique naturellement aussi à l'attaché naval, nommé par le ministre de la marine. Les attachés militaires sont choisis le plus souvent parmi les officiers brevetés d'état-major, et dans toutes les armes: le premier (ou unique) attaché militaire est d'ordinaire capitaine ou commandant, plus rarement lieutenant-colonel ou colonel; le second, lieutenant ou capitaine^
S'attacher, v. pr. Etre fixé; adhérer fortement; se cramponner : La poix s'attache aux doigts. Le lierre s'attache à l'ormeau.
— Fixer près de soi, prendre à son service : S'attacher un nombreux personnel.
— Etre la conséquence on l'accompagnement de : La vogue s'attache à ce qui est nouveau.
— Rechercher, suivre ou poursuivre avec obstination : L'envie s'attache au mérite. (La Bruy.)
La chèvre s'attache au cytis»>, L'agneau broute le serpolet.
Lamartine.
S'appliquer, se livrer avec ardeur : S'attacher à
l'étude, d'un
Se dévouer, se consacrer : S'attacher à la fortune
ministre.
Fig^. Se lier d'amour, d'amitié avec quelqu'un, etc. ; prt-ndre uu goût très vif pour quelque chose : Les jeunes f/ens s'attachent rt ce qu'ils veulent acquérir, et les vieillards s'attachent à ce qu'ils craignent de perdre. (St-Evrem.)
— Je meurs où. le m'attache. Devise de la constance.
— Les objets s attachent dans ce tableau. Ils paraissent se toucher, tenir ensemble, quoique l'artiste ait eu l'intention de les montrer séparés par un espace.
— EnT.demanèg.,Se dit d'un cheval oui se pousse du côté d'où lui vient le coup d'éperon : Ce cheval s'attache.
— Loc. POÉT. : S'attacher au char de quelqu'un, Se livrer tout entier à ses intérêts, se rendre son esclave.
— Syn. Attacher, lier. On attache une chose à une autre; on lie ensemble les parties dont on veut faire un tout. Il Au fig-, ou lie pour empêcher d'agir ; on attache pour mettre dans un état d'indépendance.
— Syn. Attacher, affermir, arrêter, etc. V. affermir.
— Anton. Détacher.
ATTACHEUR, EUSE n. Celui, celle qui attache les cordes des niL'iurs. :; Omiirre qui, dans la fabrication de la dentelle aj^jM-lO..- 'ipijlirution de Bruxelles, coud sur du tulle les divers Iragments dont l'ensemble doit former la pièce de dentelle.
ATTACIDÉS (de affacus, et du gr. eidos, aspect) n.m.pl. Famille de lépidoptères nocturnes, ayant pour type la genre attacus. Syn. saturniadés. — Un attacidé.
ATTACOLITE (du gr. attakos, crabe, et Uthos, pierre. — L'orthogr. étymol. serait attacolithe) n. f. Phosphate hydraté d'alumine et de chaux. Variété deberlinite.
ATTACUS (Â:HSs)n. m. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, famille des saturniadés, renfermant de grands et
beaux papillons des régions tropicales du globe, dont les ailes talquées portent des sortes de fenêtres vitrées. (La plupart des espèces nombreuses du genre attacus fournissent une soie solide.) [V. sericigènesI, Citons Vattacus bauhinise, Vattacus cynthia. beau bombyx indigène de l'Asie orientale, aujourd'hui acclimaté en France, avec le vernis du Japon ou allante, sur lequel vit sa chenille (ver à soie de l'allante), et Vattacus Atlas, gigantesque papillon de la région indochinoise.
AttafS (Les), comm. d'Algérie, dép. d'Alger, arr. de Miliana ; 3.121 hab. Ruines romaines.
ATTAGAS {qass — mot gr. qui signif. francolin, oiseau du genre perdrix) n. m. Nom donné par plusieurs auteurs anciens aux lagopèdes et francohns.
ATTAGÈNE (du gr. attagén, fraucoliu) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des dermestidés, renfermant de petites formes ovales, brunes ou
Ërisàtres, variées de blanc, etc.
es nombreuses espèces d'attagènes, réparties sur tout le globe, vivent de débris animaux : peaux, os, plumes, etc. L'attagène des pelleteries (attagenus pellio) est très commun dans nos maisons, où ilfait souvent des dér gâts dans les fourrures.
AtTAHWAHPISKAT, fleuve du Dominion canadien, tributaire de la baie James (baied'Hudson); cours 650 kilom.(?)
Attaignant. Biogr. V. L'Attaignant.
Attaignant (Pierre), imprimeur de Paris, mort en 15j(î. Un des premiers à se servir des caractères mobiles, gravés d'une seule pièce, pour imprimer la musique, il a publié des recueils de chansons et de morceaux.
AttalA, nom d'un comté des Etats-Unis (Etat du Mississipi) ; 13.000 hab. Ch.-l. Kosciusko.
AttalE, lieutenant do Philippe de Macédoine et oncle do Cléopàtre, que Philippe épousa après avoir répudié Olympias. En 336, il fut chargé du commandement de l'avant-garde contre les Perses. A la mort de PhiHppe, il voulut soutenir contre Alexandre les droits de son petit neveu ; mais il fut abandonné et tué par ses soldats.
Attale ï"', roi do Porp:amo, régna <lo 241 ù 197 av.
I ' M fT.Mt'Iit s."^ Ktats aux dopons dos rois do Syrio, ot
■ I I iiiiiMc ili-s Koiimins on los secourant dans leur
, uitn- l'Iiilipiii- 111, roi do Macôdoino. Il fonda
I II.- 'il' lN'i>:;uMc. Do son règno dalo lo célèbro
aiiu!'. — Attale n, surnommé ï'hiladelp/ie,
lut, succt'da ù. son tVtTo EumùnoII, ot rogna
iv. J.-C. Il vainquit Pruslas, roi do Bithynie,
l'iii dos Homaiiis, fonda les villes d'Attalie Pt
.. /■' //.i*/r7/./tN',ct protL^î^^oaies arts. — Attale III, /Vk"-
,"■■■::■!, ,r, noveu et successour du préct-dont, rogna do US
A 11! av. J.-C. Il n('';<liL,'ca los an'airos do sou royaume
I ■ so livrer à sos guùts d'agriculteur ot do jardinier. Il
iih' iriit presque fou ; (lar un tost.amont dont l'authonticitô ' I ilouteuso, il léguait tous sos biens aux Romains, qui . I iii|':irôront do ses Etats, et en firent la province d'Asie. HiBLiottR. : Manso, //t'/jtTrfi>A?MfcH (Breslau, 1815); W p^'i'iior ; De mita attalica littej'arum artiiungite fautrici- [i'>-\»-\\hug\ie, 183C).
Attale, un dos généraux d'Alexandre le Grand. Il ' lî lils d'Androméne, ot il avait épousé Atalante, sœur '1 I •' rdiccas. Il était du mémo âgo qu'Alexandre. Il s'était 1' 1111,'uô aux batailles d'Issus ot do Gaugamèlc.
Attale, philosophe stoïcien, qui vivait ù. Rome an fiiiiiis do Tibère. Sénôque, qui avait suivi sos leçons, fan lie lui un grand éloge.
Attale le Martyr, né à Pergame. Il vint prêclicr lo ' lu i^ti.inisme à Lyon, où il fut peut-être martyrisé sous M.nv-Aurùle, on ill.
Attale (Flavius), sénateur romain, préfet de Rome SMiis llonorius. Lorsque Alaric s'empara de cette ville rfj m;), il revêtit Attale de la dignité impériale, mais l'on
'I 1 lia bientôt après. En 416, ce fantôme d'empereur
1 a au pouvoir d' llonorius, qui l'envoya mourir àLipari,
.il'ii , lui avoir fait couper la main.
ATTALE ou ATTALUS (luss) n. ni. Genre d'inscctos colioph-i-es malacodormos, famille des malachidés, renfermant de petites formes répandues surtout dans la région circaméditorranéenne, au nombre de plus de trente es-
Féces. Citons Vattalus lobaius (Franco) ; aUalus pallidtis (Espagne et Algérie).
ATTALÉE n. f. Genre de palmiers, comprenant de grands et beaux arbres, qui croissent dans l'Amérique méridionale et particulièrement au Brésil. Les graines des attalées sont comestibles, à la façon do nos amandes.
ATTALÉES (de Attale, n. pr.) n. f. pi. Jeux que l'on célébrait à Pergamo en l'honnour d'Attale. a»* , , ., r ■ ^
Attale (gr. 7 fois).
Attalide, nom donné par les Athéniens à Tune de leurs tribus en l'honneur d'Attale, roi do Pergame.
ATTALIQUE (de Attale. n. pr.) adj. Qui rappelle Attale II, roi do Pergame, fameux par ses richesses : Luxe
ATTALIQUE.
~ Tapis ou Etoffes attaliques {attalica aulxa ou peripetasmata). Tissus do laine ou de soie brodés, d'or parfois, dont l'invention était attribuée à Attale. Ils servaient en général à couvrir les meubles ; mais on en faisait de très rîns, qui étaient employés pour les vêtements.
ATTAQUABLE adj. Qui peut être attaqué : Ville atta-
QUABLK. Testament ATTAyUAULE.
— Anton. Inattaquable.
ATTAQUANT, ANTE adj. Qui attaque ou qui a l'habitude d'attaquer : Les pampldétaires sont gens volontiers attaquants.
— u. m. Celui qui attaque : Repousser ies attaquants. ATTAQUE n. f. Action d'attaquer, d'engager le combat.
Il Assaut donné pour s'emparer d'une forteresse, duno ville, d'un camp : Attaque a main armée. Soutenir, repousser une attaque, il Fausse attaque, Attaque simulée sur un point, pour y appeler l'attention de l'ennemi et en favoriser une réelle sur un autre point.
— Par anal. Agression, incrimination : Les attaquer de la critique, de la calomnie.
— Par ext. Atteinte : Les attaques du temps. Les attaques de l'hiver, de la douleur, des passions.
— Pop. Homme d'attaque. Homme énergique, horamo d'action, ii Etre d'attaque. Etre vigoureux (ou rigoureux en parlant des choses) : Coupeau marchait de l'air esbrouffeur d'un citoijc/t qui est d'attaque. (E. Zola.)
Fait vraiiuent un froid d'attaque.
J. RicuEPiN {Chanson des Gueux).
— Chien d'attaque. Chien destiné à faire lever lo gros gibior, à le lancer.
— D'attaque, loc.adv. Vigoureusement :I'aZ/er d'attaque.
— AjTt milit. Travaux qu'on fait pour s'approcher d'une place assiégée : Lier tes attaqttes par des trarichêcs. (y. SIÈGE. ASSAUT.) il Employé ainsi au pluriel, attaques désigne souvent les travaux d'approche ou approches, que 1 on exécute dans un siège régulier (v. ce mot) pour s'emparer d'une place forte. L'ensemble de ces travaux est en effo*. réparti en un certain nombre d'attaques, visant différenls points de la ville assiégée.
,. — I^scrim. Se dit d'un ou plusieurs mouvements que l on fait pour ébranler son adversaire, afin de le frapper pendant son désordre.
— Manég. Cou\}s d'éperon, dont l'application varie suivant la manière d être du clioval : Les attaques appliquées au dtanhragme assouplissent lécherai.
— Mus. Action do commencer une partie, un morceau. \i Chef d'attaque. Choriste chargé de faire les attaques.
— Pathol. Accès subit d'une afloction périodique, ou d un mal sujet à des retours plus ou moins fréquents : Attaque de goutte, de paralysie, d'aponlexie. il Attatiue de nerfs. Spasme nerveux, particulier aux tempéraments délicats ou très irritables, et souvent accompagné de mouvoments convulsifs, do larmes ot de cris.
-- Télégr. Appel d'un poste télégraphique ou téléphonique, o r 1 r
— Véner. Action de dêntunlor los chiens courants, aliu de les lancer sur la pisie .1.- la bote do chasse.
— Syn. Attaque, agression. V. agression.
— Anton. Oéiense, défonsive, résistance, riposte.
Attaque du Moulin (l). drame lyrique on quatre actes, livret de Louis Gallet d'après la nouvelle d'Emile Zola, musique d'Alfred Uruneau (Opéra-Comique, 23 nov. 1893). Dans la nouvelle d'Emile Zola, l'action so pa.sso en 187Ù; dans l'opéra, vers 171)2. Lo meunier Merlier célèbro les fiançailles do sa fille Françoise avec un bravo ouvrier, Dominique Penquer. La fête est inlorrompuo par la guerre. Lo moulin a subi un assaut do l'ennemi, et Dominique n'a pas hésité à faire le coup do feu. Lo moulin envahi par les soldats étrangers, lo chef déclare que Dominique sera fusillé. Mais Françoise procure à son I liancé la possibilité do s'échapper : Dominique égorge la sentinelle, et s'enfuit. Merlier est rendu responsable du crime ; il a tout deviné, et II so dévoue pour lo bonheur do sa fille. Mais on entend au loin lo son du clairon. Ce sont les Français, conduits par Dominique, qui viennent. L'officier ennemi donne l'ordre du départ; mais, auparavant, il fait fusiller Merlier derrière son moulin.
Lo musicien a trouvé quelques inspirations heureuses. Signalons, au premier acte, los stances farouches sur la guerre, qui sont d'un grand effet; au second, un joli duo des amoureux ; au troisième, une sorte do lied touchant placé dans la bouche du factionnaire, et, au quatrième, unqua tuor.
ATTAQUER (ital. attaccare, de la mémo racine que attacher) v. a. Assaillir, diriger une attaque à main armée contre, commencer la guerre, la lutte contre : Attaquer une armée, une place, un vaisseau. Dans la guerre des montagnes, celui qui attaque a du désavantage. (Napol. I".) ii Commencer, entreprendre : Attaquer un sujet, il Entamer, commencer à manger : Attaquer un paie, il Ronger, altérer, détériorer : Los acides attaquent les métaux, n Commencer à, sévir, en parlant de l'atteinte, do l'action des maladies ; L'asthme, le catarrhe attaquent les vieillards.
— Fig. Chercher à détruire : Nuire aux progrès des sciences, c'est attaquer la liberté dans sa source. {J. Sim.)
Il Critiquer, incriminer, dire du mal de : Attaquer un ouvrage. \\ Arguer d'erreur, de fausseté : Attaquer un contrat, un jugement.
— Provoquer sur certain sujet, adresser la parole pour exciter à parier : La reine m'attaqua la première. (M™* de i^év.) n Atlaquerquelffu'un rfe. Faire avec quelqu'un assaut de II Attaquer quelqu un de parole. Le tancer, l'apostropher, l'injurier. (Ces trois sens ont vieilli.)
— Chercher à gagner, à séduire, à amener à ses fins : Attaquer quelqu un par le sentiment, par l'intérêt.
— Attaquer quelqu un dans ses derniers retranchements. Ne rien épargner pour triompher de lui et, au fig., Le frapper dans ce qu'il a de plus cher.
— Attaquer quelqu'un en justice. Intenter une action judiciaire à quelqu'un.
— Chass. Attaquer un animal. Le mettre sur pied à l'aide dos chiens et le lancer.
— Equit. Attaquer un cheval. Le piquer vigoureusement avec les éperons.
— Mar. S'approcher de, se diriger sur : Attaquer une lie, un cap, une côte.
— Mus. Emettre, en parlant d'un son : Attaquer une note avec vigueur, il Bien attaquer la corde, La faire vibrer avec force et justesse.
— Télégr. et téléph. Appeler par l'appareil un poste télégraphique ou téléphonique.
— Allcs.littÉR. : Attaquer Chapelain! ah! c'est un si bon honune ! Vers ironique de Boileau, sat. ix :
Il a tnrt, dira l'un ; pourquoi faut-il qu'il nomme? AxTAyUER Chapelain ! ak ! c'est un si bon homme!- Il est %'rai, s'il m'eût cru, qu'il n'eût poiat fait de vers. On cite ce vers, lorsque l'on veut ridiculiser quelqu'un tout on ayant l'air d'en faire l'éloge. V. Chapelain.
— Loc. PROV. : Attaquer le taureau par les cornes, Affronter résolument une difficulté, l'entreprendre par re qu'elle olfre de plus redoutable.
— pROV. : Bien attaqué, bien défendu, La défense a bien répondu à l'attaque.
S'attaquer, v. pr. Etre attaqué, atteint, affecté : Organes, facultés qui s'attaquent.
— S'assaillir mutuellement, se jeter l'un sur l'autre : Ze chien et le chat s'attaquent dès qu'ils se voient.
— Syn. Attaquer, assaillir. V. assaillir.
— Syn. Attaqu"*- quelqu'un, S'attaquera quelqu'un. Attaquer quelqu'uti, c'est se livrer contre celte personne à. une agression qui peut être un acte isolé, de courte durée. S'attaquer à quelqu'un, c'est s'attacher ù. lui dans une poursuite qui peut durer longtemps.
— Anton. Défendre, protéger, repousser, résister, riposter, soutenir.
Attaques (Les), comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 37 kilum. do Boulogne, sur le canal do Calais à Saint- Omer ; 1.66(3 hab.
ATTAQUEUR n. m. Celui qui fait ou dirige une attaque. (Vieux.)
ATTAR(Forid Ed-Din Mohammed-ben-Ibrahira-el-Attar Ennichabouri), un des plus célèbres poètes religieux des Persans, né en 1119. au village de lierken, près Nichabour. Il faisait le commerce des épices lorsqu'il s'adonna à la vie contemplative. Après un pèlerinage à La Mecque, il écrivit un livre intitulé Tezkirât el aouUga (ou Faits mémorables des amis de Dieu). Attar est l'auteur d'un
frand nombre de poèmes religieux et mystiques, dont eaucoup ont été perdus. Ce qui reste peut encore être évalué à cent mille vers. Attar périt lors do l'invasion do la Perse par les Mongols, sous Gengis-Khan. Ses œuvres les plus connues sont : Mantiq-et-taïr (le Langage des oiseaux), poème mystique; Djanaher ezzât (les Essences do la substance) ; linlbul namè (le Livre du rossignol,! ; Uchtur namé (lo Livre du chameau) ; Lissan el ghaib l'ia Langue mystérieuse ; et surtout son Pend namè (Livre des bons conseils), traduit ot publié avec le te.xte original par Silvostre de Sacy.
Attar ou Athar (Khodjah), régent du royaume
d'Orniuz, mort en 1513. Chargé de gouverner le royaume
pendant la minorité de :>eif-Kddyn IV, il sut repousser
les tentatives dos Portugais pour s'emparor du pays.
attarder (rad. tard) v. a. Mettre on retard : Attarder
quelaunn.
Attardé, ee part. pass. du v. .attarder.
— Fig. Arriéré dans la voie du progrès ; cbants, — penseurs. i>
B&tOQs vers la raison les &mes
ardéea.